• "Vert de rage, Barbe Bleue était cramoisi". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA DOULEUR TE FAIT VIVRE EN APNÉE 
    ET TE NÉCROSE L’ÂME

    ***
    (La pente naturelle de ce petit candidat
    - amateur des extrêmes -
    finit par le desservir...)
    Sarkozy sur la mauvaise pente
    The New York Times 

       (...) Les temps sont durs en France, mais Sarkozy aurait tout de même pu faire une campagne d'un niveau plus élevé. Il a certaines réussites à son actif tant sur le plan intérieur (la réforme des retraites) (tiens, donc...) que sur le plan international (la Libye) (avec l'aide des USA...) , tandis que son principal adversaire, M. Hollande, n'a que des idées imprécises (précisez) et des propositions économiques utopiques (ah, ce pragmatisme US qui plonge le monde dans la crise, via les hedge fond, par exemple...).
       Mais Sarkozy a choisi la facilité (comme d'hab'). Lors d'un meeting qui a fait salle comble, il s'en est pris aux traités commerciaux de l'UE - qui auraient livré le marché français à une compétition "sauvage" - et il a réclamé un retour au protectionnisme des marchés publics, via un "Buy European Act" qui augmenterait pourtant les coûts et ne manquerait pas de susciter des tensions internationales. 
       Il a également menacé (brr, que j'ai peur) de sortir la France de l'espace Schengen si les autres pays ne prenaient pas des mesures pour empêcher l'immigration illégale en Europe. Quelques jours plus tôt, il s'en était pris à l'immigration légale, promettant de durcir la législation sur le regroupement familial (et comment, tronche de c...?).
       Toujours plus opportuniste, cet homme qui se targuait déjà d'avoir interdit la burqa et les prières de rue, promet désormais de protéger les consommateurs français d'une ingestion accidentelle de viande halal (en les faisant dégobiller illico?) et réclame un étiquetage plus strict sur les conditions d'abattage des animaux. Une proposition de Marine Le Pen que M. Sarkozy avait qualifiée de ridicule. Avant de la faire sienne. (...)
    ***
    "Ahaha... Je te voooiiisss...
    - Idiot, va! Depuis que t'as
    reçu cette panoplie ringarde d'espion,
    t'es d'un ch..., si tu savais!"

    Tout voir, tout entendre : 
    les espions en rêvaient, 
    les USA l'ont presque fait
    Martin Untersinger 

       (...) A Bluffdale, une bourgade de l'Utah de la banlieue de Salt Lake City, l'agence s'est lancée début 2011 dans la construction d'un complexe – top secret –, d'une ampleur totalement inédite, destiné à stocker et à analyser des quantités phénoménales de données. Les chiffres donnent le tournis :
       / un coût de deux milliards de dollars ;
       / une surface d'un million de m2, soit cinq fois la taille du Capitole à Washington ;
       / 10 000 ouvriers habilités « top secret » ;
       / une consommation électrique de 65 mégawatts (soit un quart de la puissance électrique consommée par Google) ;
      / plusieurs milliers de m2 de serveurs, parqués sous deux gigantesques hangars.
       A compter de sa mise en service, programmée en septembre 2013, ce centre va être abreuvé des données recueillies par les satellites, les antennes à l'étranger et les postes d'écoute secrets de la NSA dispatchés sur tout le territoire américain.
       L'objectif ? Etre capable de traiter des « yottabits » de données. Soit environ 1 000 milliards de fois plus que les disques durs de grande taille disponibles dans le commerce aujourd'hui. Bamford écrit :
       « Etant donné la taille des bâtiments et le fait qu'un terrabit de données peut désormais être stocké sur un disque grand comme le petit doigt, la quantité d'informations qui pourront être stockées à Bluffdale est réellement prodigieuse. Tout comme la croissance exponentielle de la quantité de données qui sont récoltées par la NSA et les autres agences. »
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    "Alors, mes poupoules, toujours à cancaner, hein?
    - Fachiste!"

    Pourquoi l'extrême droite 
    aime tant les bêtes?  
    Marco Bertolini 
    (Amsterdam) 

       (...) En 1992, l’année du Sommet de Rio, Luc Ferry, le philosophe libéral, qui n’est pas encore ministre, publie Le Nouvel Ordre écologique, ouvrage très médiatisé et couronné du prix Médicis. Il s’attarde longuement sur la "législation écologiste" mise en œuvre en Allemagne dès 1933, en faisant de ces lois allemandes un corpus précurseur, non seulement de la défense des animaux, mais surtout une des racines de "l’écologie profonde" et des idées du philosophe allemand Hans Jonas.
       A partir du livre de Ferry se développera un véritable mythe de la paternité nazie de la protection animale. Or, s’il est indéniable que l’écologie profonde hérite d’idées romantiques et conservatrices sur l’homme en tant que partie de la nature, la thèse d'Hitler père du bien-être animal ne résiste pas à l’examen de l’histoire.
       L’historienne française Élisabeth Hardouin-Fugier, dans un texte publié aux éditions Tahin Party, relativise la portée de cette législation nazie : promulguée le 24 novembre 1933, la loi sur la protection animale précise "qu’il est interdit de tourmenter inutilement un animal ou de le maltraiter brutalement".
       Pourtant, les nazis n’hésiteront pas à exterminer les chats, chiens et autres animaux de compagnie des Juifs, perpétrant en marge de la Shoah, un massacre systématique d’animaux domestiques dont peu d’historiens ont rendu compte.
       Alors que Ferry présente cette loi comme émanant d’Adolf Hitler "qui en faisait une affaire personnelle", l’historienne rappelle qu’en réalité, les nazis ont simplement repris à leur compte un travail législatif antérieur, effectué par l’ensemble des sociétés de protection animale sous la coordination du juriste Fritz Korn. Hitler, à son habitude, a signé la loi après en avoir lu un bref résumé...
       L’historienne replace cette législation dans son contexte historique : elle faisait partie d’un "torrent législatif" visant à contrôler tous les aspects de la société. Le cabinet d'Hitler fournit à lui seul pour les onze mois de pouvoir 2839 pages de textes législatifs ! La propagande de Goebels se charge ensuite de présenter ces travaux comme "une preuve du haut degré de civilisation de l’Allemagne nazie", selon le mot de Heinrich Himmler, lui-même ancien éleveur de poulets en batteries
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    "Ma tuture?
    Ben elle est construite par les nains
    de Disney et jamais, je le jure,
    elle ne sera exportée...
    "

    Le Gros mensonge d'Eric Besson : 
    « Les Dacia fabriquées au Maroc 
    resteront au Maghreb »

       (...) En février dernier, Eric Besson inaugurait avec Carlos Ghosn une usine Renault géante au Maroc. Il affirmait à cette occasion que les véhicules produits seraient réservés Maghreb et ne rentreraient en France que de façon marginale. Un bien vilain mensonge ! (...)
       (...) Un peu plus d'un mois après les propos d'Eric Besson, ministre de l'industrie, qui certifiait que la production de la nouvelle usine marocaine de Renault ne concernerait la France, que de façon marginale, on apprend par le site Boursier.com, que les consommateurs français pourront se rendre dans les concessions Dacia ou Renault/Dacia, pour passer commande d'une Dacia Lodgy entièrement fabriqué à Tanger.
       Cette information n'est que la confirmation de ce qu'écrivait la presse spécialisée en janvier : « (...) En tête de production, le monospace Lodgy de Dacia pour une commercialisation en France au printemps. Avec un prix aux alentours de 12 000 euros, le Lodgy est presque deux fois moins cher qu’un Scenic (plus de 20 000 euros), mais ne cible pas la même clientèle argue le constructeur. Pour réduire ses coûts, Dacia mutualise les composants (en valeur) avec ses autres modèles à hauteur de 70% et réutilise des composants déjà rentabilisés (près de 800 000 véhicules produits sur la plate-forme Logan en 2011). Mais surtout, les usines marocaines ont un avantage salarial sur les sites roumains, avec des salaires nets deux fois moins élevés (...) » Rappelons que le Renault Scénic est fabriqué à Douai  (...)

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    Luc Desle
    « "Étrange: La Chartreuse de Parme était toujours soûle". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit?"."Atteint par la crise, ce tennisman ravaudait désormais les filets de pêche". Benoît Barvin in "Pensées pensées". »

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