• UN HUMOUR DE BON ALOI




    "Tu as vu comme mon épilation a bien marché?"

       L'humour érotique, surtout celui des années soixante, tourne souvent autour de la sensualité. Celle-ci est toujours le fait de la Femme, éternelle tentatrice, blonde jusqu'au bout des seins, un peu nunuche, mais très libre de son corps. C'est évidemment aux Etats-Unis et dans Playboy notamment, que cette vision - aujourd'hui peu politiquement correcte - est développée et que sont construites toutes les "blagounettes". Les hommes sont des éternels enfants, langue pendante, à l'image du loup de Tex Avery et leur compagne, de magnifiques odalisques à la chair appétissante. L'illustration que j'ai mise en début d'article est signée Sokol.

       Erich Sokol  (1933/2003) "était probablement l'artiste le plus doué qui a jamais travaillé pour le magazine Playboy. Il possédait un œil aiguisé pour tous les éléments de son dessin - il veillait à construire une bonne composition, des silhouettes au trait délié et sensuel, ajoutant une harmonie de couleurs franches, le tout avec une organisation intéressante et un sens précis de la lumière et de l'obscurité.".

       Voici ce que dit un excellent site  que je vous conseille, (http://www.animationarchive.org/ ), de ce dessinateur sexy, site qui recense les nombreux illustrateurs de presse qui ont sévi, des années cinquante jusqu'à nos jours. Le petit texte introductif n'a pas tort en parlant d'un dessin fignolé, d'une esthétique précise, et surtout d'une couleur soignée, avec un réel sens esthétique. 

       Sokol n'a pas l'humour gras. Il préfère œuvrer dans l'humour décalé, avec des femmes, certes offertes, mais un rien coquines, prêtes dirait-on à se rebeller si jamais les grosses mains du futur compagnon osent se poser sur elles sans leur consentement. Cet humour érotique, de bon aloi, cherche avant tout à éveiller un discret sourire, tout en se régalant des formes toujours somptueuses des modèles féminins. 

       Et, comme la plupart du temps dans Playboy, l'homme n'est aucunement mis en valeur. Il ressemble plutôt à Tantale qui, face à une soif de sensualité, doit se contenter de regarder  et d'entendre le bruit de la source qui pourrait le désaltérer.
       
       D'autres dessins d'Erich Sokol viendront, de temps à autres, caresser les mirettes des amateurs de rondeurs lascives. Promis...

       En France, un autre dessinateur a également travaillé dans le même esprit, mais pas tout à fait avec la même qualité de dessin... L'ayant découvert très tôt, j'ai cependant gardé pour lui les yeux de Chimène car son esprit gaulois me plaît assez. C'est la raison pour laquelle je joins à ce texte un dessin de Lassalvy, dont je parlerai dans un prochain papier.





       Pour ceux que ça intéresse, un second lien vers un site qui s'intéresse lui-aussi, aux illustrateurs. Un site où on peut faire son marché... (http://illustrationart.blogspot.com/)

    Benoît Barvin


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