• "Ses bonnes manières il les avait récupérées, à peine usagées, dans une poubelle". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE N'EST PAS
    L'ESCLAVE DE LUI-MÊME)

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    "Findus! Tu commences à mes les briser
    à faire ton intéressant! Allez, relève-toi!"


    Comment Findus tente de se dépêtrer 
    de "l'affaire" en soignant sa réputation 
    sur le web
    Marina Torre

       (...) Findus veut nettoyer le web. Las de l'association entre des termes qu'il juge péjoratif et le nom de la marque, le groupe d'origine suédoise a mandaté une agence de "e-reputation" en France. "Nous, on se projette dans un ou deux ans, quand pour une requête sur la marque, le web sera encore tapissé d'affaires Findus", explique Fabrice Ivara directeur associé de l'agence ReputationSquad, mandatée par Findus. Dans sa ligne de mire? Les titres accolant "affaire" et "Findus", et l'association avec des termes tels que "tromperie" ou "escroquerie".

       Très remonté, Findus vise aussi certaines infographies représentant un "système" avec les différents intermédiaires intervenus dans le circuit de la viande. Car dans cette histoire, le groupe de distribution se pose en victime et rappelle que c'est lui qui a alerté les autorités sanitaires en Grande-Bretagne de la présence de viande de cheval dans certains de ses plats. Aussi sa société a-t-elle entrepris de faire le tour des rédactions web pour leur demander de modifier des titres! Certaines d'entre elles auraient même répondu positivement. En revanche, contre les détournements de visuels qui pullulent sur la toile, là, Fabrice Ivara ne fera rien. "Nous ne voulons pas jouer le rôle de censeurs sur les blagues", se défend le communicant. Pas d'action prévue non plus contre les journaux papiers ou les télévisions, car, à ses yeux, leur effet serait moins durable. (...)

       (...) "Ces mots reflètent la façon dont l'opinion publique s'approprie un événement. Pour la marque cela reflète sa notoriété", juge Pierre-Louis Desprez, directeur général de Kaosconsulting, spécialisé dans la communication de crise. "C'est la preuve de la vitalité de la marque Findus", pointe-t-il. De fait, en France, le terme consacré quand le scandale de la viande de cheval a éclaté, c'est bien "affaire Findus" et non pas "affaire Picard" ou "Burger King". Pourtant, ces autres marques, ont, elles aussi été éclaboussées. Et aujourd'hui, un autre nom de marque est désormais davantage associé au scandale.

       "Spanghero chasse Findus", observe ainsi Rodolphe Bonnasse, directeur général de CA communication, cabinet de conseil qui s'adresse notamment aux distributeurs. Ce dernier "constate d'ailleurs un glissement qui s'est opéré en 15 jours : on voit que la marque Findus - qui était celle de la révélation - a disparu et a été remplacée par la marque Spanghero" désignée comme coupable de "tromperie" par l'un des ministres en charge de ce dossier, Benoît Hamon, chargé de la Consommation.

       Et cette association entre un nom de marque et le mot "crise" ou "scandale", le communicant l'explique par le "besoin de cristalliser un événement sur un nom, de trouver un catalyseur qui permettra de trouver le chemin le plus court entre un sujet et son expression". C'est ainsi que les noms d'entreprise ou de marque impliqués dans des catastrophes ou des accidents se retrouvent rapidement et plus ou moins durablement liés avec ces même événements : ce fut le cas pour Total avec le naufrage de l'Erika, de BP avec la marée noire dans le golfe du Mexique. Et dans certains cas, la marque parvient plus ou moins bien à se détacher de la fameuse "affaire" car son nom est remplacé par un autre. (...)

    Lire l'article sur:


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    (Le déguisement de ce cheval pour échapper à un méchant
    groupe alimentaire n'était pas mal du tout)

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    "J'entends vos critiques... Sissi..."

    Valentin Chibrit

    Obama, 
    ce « Républicain modéré »
    Christelle Gérand

       (...) « Si j’avais mené la même politique dans les années 1980, on me qualifierait de Républicain modéré », admettait Obama lui-même lors d’une interview avec Noticias Univision en décembre dernier. Et pourtant, son discours sur l’Etat de l’Union du 12 février sonnait « progressiste ». « Non pas parce que le président ou le Parti Démocrate a changé, mais parce que le Parti Républicain est bien plus à droite que la norme », analysait Kenneth Baer, son ancien directeur de communication. Au lendemain du discours, la presse saluait pourtant le ton combatif du président réélu, et se prenait à espérer qu’Obama, débarrassé des considérations électorales, était prêt à affronter le Parti Républicain sur les questions de fiscalité, d’armement et d’immigration.

       Son début de deuxième mandat ne se distingue pourtant pas des quatre premières années qu’il a passées à la Maison Blanche. Obama vient ainsi de valider la quasi-intégralité des exemptions fiscales de l’ère Bush. Il est même allé jusqu’à proposer de réduire les dépenses domestiques de 24 milliards de dollars dans son budget 2013. Les fonds pour l’énergie propre et ceux destinés au traitement de l’eau potable, l’assistance aux régions côtières (qui en auraient pourtant bien eu besoin après les dégâts causés par l’ouragan Sandy), sont coupés à la machette. Les fonds alloués à la Sécurité Sociale et à Medicare vont également être réduits, mais le président passe pour le « sauveur » de ces programmes, face aux demandes encore plus drastiques des Républicains.

       La nomination de John Brennan à la tête de la CIA ne laisse pas présager de changement de cap en matière de Défense non plus. L’ancien chef du contre-terrorisme du président est également connu pour avoir soutenu la torture sous Bush, et pour être un partisan des attaques ciblées de drones. La différence notable de ce début de second mandat concerne plutôt la détermination d’Obama pour réguler la vente d’armes. Il y a deux ans, alors qu’un homme avait ouvert le feu sur la députée de l’Arizona Gabrielle Giffords un mois seulement avant le discours sur l’Etat de l’Union, Obama n’en avait pas touché un mot. 

       Cette année, deux mois après la fusillade de Newton qui a coûté la vie à 28 personnes, il s’est prononcé pour une interdiction des armes automatiques, qui permettent ce genre de carnage. Le président ne propose pas d’interdire la vente d’armes, ou de retirer les armes déjà en circulation, comme le craignaient certains fervents partisans du Second Amendement. Sa prise de position anti-armes automatique a été très remarquée, mais la majorité des Américains, dont les membres de la NRA, sont favorables à cette réglementation qui pour beaucoup de progressistes manque d’ambition. (...)

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    Luc Desle
    « "L'histoire des 3 petits torchons et du Grand Méchant mou reste encore à écrire". Jacques Damboise in "Un peu de rien... pour rien"."Ce chocolat à l'huile de vidange, Balbot le Robot en raffolait". Jacques Damboise in "Pensées de rien". »

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