• "Résigne ton sourire à porter quelques voiles". Benoît Barvin in "Pensées à cloche-pied"


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    Aujourd'hui, nous renouons avec la musique, nostalgie oblige. 
    "Summertime" d'Ella Fitzgerald et Louis Armstrong est un passage obligé quand le blues tranquille, quotidien, vient nous embrumer. Chanson qui est un croisement parfait entre le chant lancinant des esclaves dans les champs de coton et la mélancolie brésilienne des années soixante.

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    Summertime

    Summertime, and the livin' is easy
    Fish are jumpin' and the cotton is high
    Oh, your daddy's rich and your ma is good-lookin'
    So hush little baby, Don't you cry

    One of these mornings you're gonna rise up singing
    And you'll spread your wings and you'll take to the sky
    But 'til that morning, there ain't nothin' can harm you
    With Daddy and Mammy standin' by

    Summertime, and the livin' is easy
    Fish are jumpin' and the cotton is high
    Oh, your daddy's rich and your ma is good-lookin'
    So hush little baby, Don't you cry

    One of these mornings you're gonna rise up singing
    And you'll spread your wings and you'll take to the sky
    But 'til that morning, there ain't nothin can harm you
    With Daddy and Mammy standin' by


    Traduction: 
    Summertime (feat. Louis Armstrong) (C'est L'été)

    (Ella Fitzgerald)
    C'est l'été et la vie est facile
    Les poissons bondissent et le coton est haut
    Oh ton papa est riche et ta maman est belle
    Alors chut, petit bébé, ne pleure pas

    (Louis Armstrong)
    Un de ces jours
    Tu te lèveras en chantant
    Puis tu déploieras tes ailes
    Et tu te réfugieras dans le ciel
    Mais d'ici là
    Il n'est rien qui puisse te faire du mal
    Avec papa et maman à tes côtés

    (Ella Fitzgerald et Louis Armstrong) (1)
    C'est l'été et la vie est facile
    Les poissons bondissent et le coton est haut
    Oh ton papa est riche et ta maman est belle
    Alors chut, petit bébé, ne pleure pas

    (1) Ella Fitzgerald reprend comme au début, mais Louis Armstrong
    reprend plus ou moins en écho ses paroles

    Réalisée par : touille




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    MILES DAVIS


    On ne peut pas ne pas commencer par le grand Miles avec ses solos de trompette-vampire qui, dans une litanie de sons plaintifs décrivent à merveille le temps qui coule, goutte à goutte, nous rendant exsangue de nos rêves.




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    NINA SIMONE


    Ah ce "museau" de Nina! Cette présence! Cette voix comme harassée dans un corps de matrone... Cette force sans cesse abîmée et sans cesse refondue, refondée pour arpenter le monde des sons, dans une voix qui se brise sans cesse. Frissons garantis à l'écoute et notre regard dans le vague de souvenirs à la fois douloureux et tendres.





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    CITYOFSUN88


    Pas simplement une voix, tranquille, mais un frais minois, l'apparition d'une jeunesse qui perpétue les Grands Classiques, qui leur rend hommage, qui est le lien entre ces générations de pauvres humains abandonnant peu à peu les oripeaux de la Gloire, de l'Argent fou - et Roi -, du Plaisir même. La saturation des sons semble même "soufflée" par  ces "Anciens" qui se penchent avec tendresse sur cette révérence fragile. 
    "Quelque chose" d'impalpable que l'on se doit d'écouter en respirant à peine, dans ce temps si bref qui se nomme la "Grâce". 




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    Jacques Damboise
    « "Atteint de la maladie d'Alzheimer, cet historien des conflits armés avait désormais toujours le sourire aux lèvres". Benoît Barvin in "Pensées à l'envers"Etrange: "Les Misérables avaient gagné le gros lot". Benoît Barvin in "Pensées tourneboulées" »

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