• DORMEZ, NOUS LE VOULONS, DORMEZ

       Quelques pensées d'Alphonse Allais (1854/1905) journaliste et humoriste Français. Tiens, moi qui croyais que le second état était inclus dans le premier... 
       Reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il a fait partie du mouvement Fumiste, dirigea la revue "Le Chat Noir" et est également scientifique, qualité moins connue. Livre indispensable sur lui: François Caradec, Alphonse Allais, Fayard, Paris, 1997.
       Il nous laisse de nombreux contes et des traits d'esprits, dont voici un échantillon.

    «Il vaut mieux être cocu que veuf : il y a moins de formalités !»

    «Et Jean tua Madeleine. Ce fut à peu près vers cette époque que Madeleine perdit l'habitude de tromper Jean.» 

    «Ventre affamé n'a point d'oreilles, mais il a un sacré nez !» 

    «Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps.»

    «La mort est un manque de savoir-vivre.» 

    «Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.» 

    «On est prié de ne pas claquer l'apôtre»


    Pour ceux que cela intéresserait, voici l'adresse du blog qui parle de l'auteur.






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  • Voici quelques pensées de Pierre Dac - 1893/1975 - qui, étonnamment, résonnent agréablement à mes oreilles quand j'entends certains discours politiques et que je vois les emplâtres qui les articulent...

    - L'imbécile prétentieux est celui qui se croit plus intelligent que ceux qui sont aussi bêtes que lui.
    - Ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux.

    - Ce n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.

    Et je ne résiste pas au plaisir de citer la lettre pour devenir Président de la République, évidemment:

    Lettre à adresser à M. le préfet de police pour solliciter
    une place de Président de la République

            Monsieur le Préfet,

    Ayant appris d'une manière fortuite, quoique fort honorable, qu'il y aurait prochainement une place vacante à la Présidence de la République, j'ai l'honneur, par la présente, de solliciter de votre haute bienveillance, l'octroi de cette place que je me sens capable de remplir à votre entière satisfaction et au mieux des intérêts de votre maison.

        Je tiens à votre disposition un "curriculum vitae" détaillé ainsi que les certificats des maisons qui m'ont employé, d'où je suis parti de mon plein gré et libre de tout engagement.

        Je vous signale, à toutes fins utiles, que je possède un habit, une jaquette, un complet croisé et que je porte avec une certaine désinvolture le chapeau claque, le bicorne et la chéchia.

        Je vous serais fort obligé de bien vouloir me fixer un prochain rendez-vous afin que nous puissions débattre des conditions.

        En l'attente d'une prompte réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, ainsi que votre dame, l'assurance de ma parfaite considération sans préjudice de mes salutations distinguées et de mes civilités empressées.

        (signature et adresse)

      Je recommande évidemment l'Os à Moelle chez Omnibus, (première mouture de 1938 à 1940, deuxième mouture de 1964 à 1966) où l'homme de bon goût trouvera ses petits - et ses petites. - en tout bien tout honneur, bien entendu. 
    Les feuilletons radiophoniques - Malheur aux barbus, par exemple - en association avec l'excellentissime Francis Blanche, sont aussi à compulser. Ainsi que ses chansons et monologues et ses romans loufoques, toujours parus chez Omnibus.

    Terminons par une des pensées les plus connues:
      
    En politique, parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.

    Ce sera tout pour aujourd'hui...
    Benoît Barvin

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  • PETITE JOIE GRANDS EFFETS



    Mots associés:
    Branlée, capitulation, débâcle, débandade, déculottée, déroute revers, déconfiture, échec.
    Echec d'une politique et d'une "pose".
    Déconfiture d'un parti composé d'arrogants imbéciles.
    Revers d'un président vulgaire et grossier.
    Déroute d'une "pensée" idéologique.
    Déculottée d'une bande d'histrions pyromanes.
    Débandade d'un discours à talonnettes.
    Débâcle au milieu du gué. Pas la peine d'aller plus loin, les gars. On vous a débusqués. Les "Charlots", sortez de ces corps putrides!
    Capitulation d'une génération Fouquet's.
    Branlée qu'on espère historique. Et à jamais. Ou à toujours. Si seulement.
    Bref, rien que du bonheur simple. 

    Benoît Barvin


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  • ET UN MC GINNIS, UN!




       Pour passer un bon week-end, rien de tel qu'une illustration de McGinnis. Peintre et illustrateur américain, né en 1926, McGinnis a illustré plus de 1200 couvertures de livres  pour les maisons d'éditions Dell Publishing, Fawcett Publication, Gold Medal Books et Crest Book, notamment. Il a également "sévi" comme affichiste  pour le cinéma ("Opération Tonnerre", "Casino Royal", "On ne vit que deux fois", entre autres)... 
       Bref, c'est un talent éclectique mais toujours préoccupé de donner une vision élégante, notamment des femmes. Celles-ci sont sexy, bien sûr, mais pas vulgairement. Elles se laissent contempler, admirer, mais ont souvent une attitude hautaine afin, peut-être, de décourager les hommages masculins. 
      Cette "jeune femme assise" nous regarde dédaigneusement, semblant attendre quelque chose. Mais quoi exactement? Une kyrielle d'adorateurs qui viendraient, tels les Rois Mages, poser à ses pieds les clés de leurs rutilantes automobiles, de leurs richissimes demeures ou de leurs coffres emplis de diamants et d'émeraudes?
       A moins que cette belle hétaïre ne soit étendue là, sur son fauteuil en rotin, que pour la caresse du soleil , un soleil qui , amoureusement, lui dore la peau...

    Benoît Barvin


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  •   Qui nous donnera ce peu de lumière pour comprendre, un tant soit peu, le monde? 

    Les lueurs vagues dispensées par le Net, les lectures, les rencontres, les évènements vécus - ou subis - ne suffisent pas. Les années s'écoulent, trop rapides - toujours - et cependant l'ombre progresse. Dans cette caverne où se reflètent nos idées, nos désirs, nos espoirs, nos peurs et nos haines, l'humidité fait frissonner l'âme et, dans les remugles, se croisent d'autres porteurs et porteuses de lumière qui nous croisent. En nous accordant, parfois, un regard, en nous lançant un salut ou un crachat.

    Et nous poursuivons ce chemin sans but, le fanal tendu devant nous, qui n'éclaire que nos doutes.

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  • http://www.dailymotion.com/video/x61ckm_naomi-klein-la-strategie-du-choc_news






    Cette vidéo de présentation du nouveau livre de Naomie Klein est terrifiante. Elle montre comment les fameux "maîtres du monde" s'y prennent pour décerveler les foules qu'ils dominent.

    L'habillage démocratique "liberté, égalité, fraternité", n'est là que comme subterfuge à un travail en coulisses - mais aussi, aujourd'hui, face aux impénétrants que nous sommes tous devenus, via la presse écrite et télévisuelle -, un travail de sape constant. Depuis le début du vingtième siècle, ce sont les Etats-Unis qui jouent les sapeurs et, en dépit de l'émergence des nouveaux empires, cette "occupation militante" ne semble pas prête d'être abandonnée.

    "Si un peuple a les seuls gouvernements qu'il mérite, quand mériterons-nous de n'en avoir pas?" disait Jean-Paul Toulet (1867-1920)
    . Hélas, ce n'est pas demain la veille, comme dit l'autre. A voir, sur le blog de "canard plus", l'édifiant parcours de notre résident actuel et ses accointances avec des gens sympathiques, oeuvrant pour le bonheur du monde...

    "Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent" écrivait Georges Orwell.

    "Mensonges", "meurtres", mais également "trahisons" - l'essence naturelle de toute carrière politique -, mêlées à "ambition", "ego démesuré","cynisme", "corruption", le dictionnaire des termes psychologiques négatifs est rempli à ras bord de ces qualificatifs sympathiques...

    PS:

    Pour plus de renseignements sur l'immense bonhomme qu'était Orwell, reportez-vous à l'article de wikipédia:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Orwell


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  • Une petite vidéo sympa - et éclairante - récupérée sur le site suivant:
    http://charlydupuis.com/films/

    Il y a là de nombreuses petites vidéos agréables en ces temps de délitement intellectuel et de fiente de l'esprit.

    En voici la présentation par les auteurs:

    Auteur(s):
    Benjamin Choisnard, Charly Dupuis, Pierre Gouëset
    Date:
    06/2008
    Durée:
    3'45

    Après l'hystérie du "lundi" au travail, Ben & Charly versent dans la folie douce en s'attaquant à l'argent. Ils ont fumé la moquette, en ont fait un tapis volant, un ovni déjanté légèrement décalé à l'ouest de l'air du temps. Un plaidoyer pour le troc et la cueillette, marxiste, ou libertaire ou autogestionnaire, va savoir, tendance poétique… L'internet continue de s'inventer ici, et ça dure 3'45

    Cette vidéo est apparue également sur le blog suivant (A l'évidence, sous-titré élégamment: dans la brume d'une humeur...). Blog très bien fait et que je vous conseille:

    http://bhrumeur.blog.lemonde.fr/




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  • Article tiré du blog RESISTANCE 2012 (posté par ffdl)

    http://resistance2012.canalblog.com/

    dimanche 22 juin 2008

    Sarkozy est inefficace

    La question de l'inefficacité du Président a été clairement posée en cette 59ème semaine depuis son élection.

    En mai 2007, les «signes extérieurs» d'une Présidence moderne et efficace, organisée comme le directoire d'une entreprise en conquête, étaient là : un gouvernement restreint et ouvert, un Président présent et actif, une ligne d'action claire résumée en deux slogans : «travailler plus pour gagner plus» et «ensemble tout est possible».

    En quelques semaines, un traité «simplifié» débloquait le fonctionnement de l'Union Européenne, le paquet fiscal devait redonner du pouvoir d'achat au plus grand nombre ; une nouvelle loi automatisait l'emprisonnement des récidivistes; Fadela Amara lançait son plan «anti-glandouille» pour la banlieue, skyblog à l'appui.

    Cinquante neuf semaines plus tard, l'électeur sarkozyste peut hésiter sur le diagnostic : Nicolas Sarkozy est-il vraiment efficace ?

    Nicolas Sarkozy s'est planté sur l'Europe
    Nicolas Sarkozy jubilait de l'adoption au forceps du Traité «Simplifié» (262 pages et 3000 pages d'annexes !) par les gouvernements de l'Union. Un an plus tard, la ratification nécessaire du document échoue sur une plage irlandaise. «La France qui a dit non en 2005 peut comprendre que nos amis tchèques ont besoin de temps pour discuter et ce temps, il faut le leur donner : personne ne doit se sentir acculé» a déclaré sagement Sarkozy. Un traité illisible, un débat escamoté, une Commission inexistante.
    Présidence Française pour l'Europe ? Des charters en commun !

    Sarkozy a échoué avec Kadhafi
    Sarkozy fait peu de cas des symboles nationaux. Ces derniers jours, il a invité le dictateur syrien aux cérémonies du 14 juillet. Il aurait pu méditer son échec libyen : payer le Colonel Kadhafi d'une centrale nucléaire, de quelques autres contrats commerciaux, et d'un accueil sous les ors de la République en décembre n'a pas suffit. Kadhafi se fiche de l'Union pour la Méditerranée de Nicolas Sarkozy. Il l'a refusé sans complexe et en public. A quoi sert donc cette real-politique française ?

    Le gouvernement se trompe de croissance
    Nicolas Sarkozy a laissé une dent sur la croissance. La polémique ne date pas d'hier. Cela fait plus de 10 mois, depuis août dernier, que les économistes en tous genres préviennent que la croissance française ne sera pas supérieure à 2%: crise financière, faiblesse du pouvoir d'achat, choc pétrolier, inflation record, immobilier en berne, les obstacles sont nombreux. Rien n'y fait. L'équipe au pouvoir se bouche les oreilles. A chaque annonce d'une prévision défavorable, Christine Lagarde se dévoue pour contester. Cette semaine, l'INSEE a prédit une croissance de 1,6% pour 2008. Dommage.

    Les défiscalisations en tous genres plombent les comptes sociaux
    On a appris mercredi que le déficit de la Sécurité Sociale atteindrait 8,9 milliards d'euros en 2008. Les réformes des retraites depuis 2003 n'ont rien changé. Pourquoi ? Parce qu'on retire chaque année un peu plus de financements aux régimes sociaux. Les exonérations de cotisations sociales des heures supplémentaires coutent quelques 5 milliards d'euros aux comlptes publics. Belle gestion !

    Fadela Amara rame seule
    Cette semaine, on reconnaîtra à Fadela Amara, comme à ses collègues, la sincérité de leur action. La secrétaire d'Etat à la Ville était parvenue à convaincre ses collègues, Président à l'appui, de lui confier un milliards d'euros pour les banlieues. Mais il s'agit que de redéploiement de fonds pour la moitié, et d'un effet de communication pour l'autre (500 millions de crédits débloqués pour le Grenelle de l'environnement). Le 20 juin, François Fillon a annoncé le "désenclavement" de 215 quartiers. On retiendra beaucoup d'objectifs, et peu d'actions nouvelles immédiates : quelques "délégués de sécurité," des policiers à la retraites reconvertis, et vingt millions d'euros pour des bus supplémentaires en Ile-de-France.

    La même semaine, Rachida Dati luttait au Sénat contre un amendement socialiste prévoyant le droit de vote des immigrés aux élections locales... Et Brice Hortefeux se félicitait de l'efficacité de ses rafles - pardon, de ses éloignements- +80% d'expulsions à fin mai par rapport à la même période de 2007. Beaux messages d'intégration !

    Jean-Louis Borloo rate sa vignette écologique
    L'affaire du bonus/malus écologique est aussi exemplaire. Il n'a pas fallu attendre 6 mois pour constater que le dispositif coûtait très cher. Eric Woerth, ministre du budget et gardien du temple des comptes, a tiré la sonnette d'alarme. Jean-Louis Borloo, ministre du Développement Durable, s'est planté dans ses prévisions. Le dispositif devait être équilibré. Il coûte déjà 200 millions d'euros au bout de 6 mois d'exercice ! Le ministre essaie de faire durer sa mesure : il y aura des "ajustements;

    Les Français commencent-ils à comprendre ?
    Sans doute, puisque la popularité présidentielle stagne dans les sondages. Les Français interrogés jugent toujours le gouvernement inefficace contre la hausse des prix ou la lutte contre le chômage. Mais est-ce suffisant ? Les manifestations ne rassemblent plus grand monde, le Parti Socialiste est inaudible dans ses débats de congressiste; François Bayrou réfléchit aux élections européennes de 2009.

    Confronté à l'échec de sa politique, Sarkozy consolide son pouvoir personnel: mardi 17 juin, le Président Sarkozy a confirmé la suppression de 54 000 postes dans les armées, le renforcement des moyens d'espionnage, mais surtout le rattachement des moyens de renseignement intérieur et extérieur à ... la Présidence.

    Personne, ou presque, n'a réagi.

    Pourquoi l'espionnage du pays a-t-il besoin de dépendre de l'Elysée ?

    Je ne suis pas paranoïaque.
    Juste vigilant.

    Et vous ?




    PETIT COMMENTAIRE
    :

    A mon tour, je me permets d'intervenir. Cet article est un bon résumé des "erreurs" de notre résident actuel de l'Elysée. Erreurs qui, au bout du compte, n'en sont pas.
    Il y a un véritable désir, semble-t-il, de nuire à tout prix au pays dans lequel notre nain royal a été élevé. Ses amitiés de parvenu sont tout, sauf anodines. Un pays en coupe réglée - le petit homme est bien un enfant légitime de la grande autruche chef de gang qui l'a précédé; un désir infantile de casser ses jouets; de marquer bestialement son territoire ;de mentir à tout bout de champ - plus le mensonge est énorme et plus son sourire s'agrandit, vous avez remarqué; une presse aux ordres, avalant des couleuvres et ayant du mal à marcher, because "le cul entre deux chaises", hein?
    Bref, un état de catastrophe ambiante qui éloigne de plus en plus l'idée même de "lendemains qui chantent". Et c'est un "vieux" qui le dit - ayant déjà subi Giscard, Miterrand, Chirac, on pourrait me croire vacciné -, cela n'est pas près de s'arrêter. Quand on a arasé l'espérance, on peut tout se permettre...
    Mais, allez, en lisant les nombreux blogs et sites anti-sarkosystes, je me dis que cela finira par redonner du tonus aux Français pour qu'il balayent, enfin, ce gnome dangereux.

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  • Trouvé sur RESISTANCE 2012 ce Nouveau chant des partisans. Je vous donne l'adresse du site: http://resistance2012.canalblog.com/

    Fabeleh a bien décrit l'état dans lesquel doivent se trouver nombre de citoyens français, entre anéantissement, sauve- qui-peut et résistance. Rappelons-nous d'un certain

    Spartacus

    Naissance : Thrace - Décès : Italie


    Chef des esclaves révoltés contre Rome, ce prince thrace leva une armée rebelle qui fut vaincue par Crassus en 71 avant Jésus-Christ.

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    Voici le texte d'Appien, tiré de son ouvrage "Histoire des Guerres civiles", concernant Spartacus.

    "A cette même époque, parmi les gladiateurs entretenus à Capoue par les Romains et destinés aux jeux du cirque, se trouvait un Thrace, nommé Spartacus, qui avait autrefois servi dans l'armée, et avait été fait prisonnier et vendu. Il persuada 70 de ses camarades de braver la mort pour recouvrer la liberté, plutôt que de se voir réduit à servir de spectacle dans les arènes des Romains ; et, forçant ensemble la garde chargée de veiller sur eux, ils s'échappèrent. Spartacus et sa bande s'armèrent avec les armes de tout genre dont ils dépouillèrent quelques voyageurs, et se retirèrent sur le mont Vésuve. Là, plusieurs esclaves fugitifs et quelques hommes libres des campagnes vinrent se joindre à lui. La justice rigoureuse qu'il mit dans la distribution et dans le partage du butin lui attira rapidement beaucoup de monde.

    ... Les Romains ne pensaient pas que ce dût être une guerre dans toutes les formes. Ils croyaient qu'il suffirait contre ces brigands d'entrer en campagne. Varinius Glaber et Publius Valerius furent successivement vaincus. Après ces succès, le nombre des adhérents de Spartacus s'accrut encore davantage, et déjà il était à la tête d'une armée de 70 000 hommes. Alors, il se mit à fabriquer des armes et à prendre des dispositions militaires dans toutes les règles.

    Rome, de son côté, fit marcher les consuls avec deux légions... Spartacus les attaqua tour à tour, les vainquit l'un après l'autre et ils furent obligés tous les deux de reculer en désordre. Spartacus immola... 300 prisonniers romains; et son armée se montant à 120.000 fantassins, il prit rapidement la route de Rome, après avoir brûlé tous les bagages dont il n'avait pas besoin, fait passer au fil de l'épée tous les prisonniers et tuer toutes les bêtes. de somme, pour ne pas ralentir sa marche. Beaucoup d'autres esclaves prirent son parti, et vinrent grossir son armée, mais il ne voulut plus admettre personne. Les consuls retournèrent à la charge contre lui dans le pays des Picènes... il furent vaincus encore une fois.. Malgré ce succès, Spartacus renonça à son projet initial de marcher sur Rome, parce qu'il sentit qu'il n'était pas assez habile dans le métier des armes, et que ses troupes n'étaient pas convenablement armées, car nulle cité ne le secondait. Toutes ses forces consistaient en esclaves fugitifs et en aventuriers...

    Il y avait déjà trois ans que durait cette guerre, dont on s'était moqué d'abord ; dont on ne parlait qu'avec mépris comme d'une guerre de gladiateurs ; mais quand il fut question de confier le commandement à d'autres chefs, nul ne se mit sur les rangs, sauf Crassus... Il marcha contre Spartacus à la tête de six nouvelles légions. A son arrivée au camp, il fit décimer les deux légions qui avaient fait la campagne précédente, pour les punir de s'être si souvent laissé vaincre...

    Spartacus fut enfin blessé à la cuisse par une flèche. Le reste de son armée, en désordre, fut mis en pièces. Le nombre des morts du côté des gladiateurs fut incalculable. Il y périt environ 1.000 Romains. Il fut impossible de retrouver le corps de Spartacus. Les nombreux fuyards cherchèrent asile dans les montagnes. Crassus les y poursuivit. Ils se partagèrent en quatre bandes, luttant alternativement jusqu'à extermination complète, à l'exception de 6.000 d'entre eux, qui, faits prisonniers, furent mis en croix le long de la route de Capoue à Rome."


    Ce texte provient du site Insecula: http://www.insecula.com/contact/A006109.html

    Serions-nous, tous et toutes, des Spartacus en puissance? Espérons-le car, face à ce mépris du peuple dont nous gratifie notre actuel résident elyséen, seule une résistance de tous les jours peut nous sauver.
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    Mais revenons, donc, à ce CHANT DES PARTISANS écrit par Fabeleh. Ses paroles résonnent très agréablement aux oreilles de ceux et celles qui ne veulent pas se coucher. Enfin, pas encore... Sussurez-le lorsque, face à vous, s'étale le contentement obscène d'un adorateur du dieu Euro. Cela vous requinquera et éloignera, bien vite, ce contempteur indécent de la solidarité humaine.

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    Le Chant des Partisans Version 2007



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  • Trouvé sur le blog LE FRANC-TIREUR, cette vidéo de "La Chanson du Dimanche" qui, elle, peut être vue - avec d'autres - sur un autre site - mis en lien également plus bas.

    (Le Franc-Tireur: http://www.blogg.org/blog-54664.html)

    Deux jeunes d'aujourd'hui qui, avec humour et dérision, parlent de ce fameux pouvoir d'achat dont le résident actuel avait fait son slogan de campagne. Les 20 millions de gens qui ont voté pour lui y ont cru. Ils sont maintenant cuits à point. Sauf celles et ceux qui ont une bouche en cul de poule et se la jouent mondaine. Brigade, certes, peu nombreuse mais amplement méritante, si l'on en croit le paquet fiscal - ça a des relents nauséabonds, ce fameux paquet, non?.
    Bref, pour l'heure, avec la Sainte Trilogie au pouvoir - de l'Europe aussi, d'ailleurs, et du Monde, peut-être même de l'Univers - ne reste plus que se gausser.
    20 ans qu'est mort Desproges. Mais d'autres se lèvent, de leur lit les fainéants, pour entonner la chanson du futur, vrai cette fois, soulèvement. En attendant... bonne écoute, amis glandeurs et Zut à qui de droit.






    Si j'avais le pouvoir d'achat
    Aaaaaaah
    J'achèterais plein d'objets sans fil
    Aaaaaaah
    J'achèterais un écran plat
    Aaaaaaah
    La vie serait plus facile

    Je t'achèterais un stylo
    Je t'achèterais un cahier
    Peut-être même que je pourrais payer
    L'université

    Donnez, donnez-moi, le pouvoir d'achat
    Donnez, donnez-moi, le super marché
    Le super pouvoir de pouvoir marcher
    Tout en achetant du lait UHT

    Donnez, donnez-moi, le pouvoir d'achat...
    Donnez, donnez-moi, le pouvoir d'achat...

    Si j'avais le pouvoir d'achat
    Aaaaaaah
    J'achèterais des boites en plastique
    Aaaaaaah
    J'achèterais une tente Quechua
    Aaaaaaah
    Aujourd'hui on ne sait jamais

    Je t'offrirais le TER
    Je t'emmènerais jusqu'à Beauvais
    Peut-être même que je pourrais payer
    L'hospice de mémé

    Si j'avais le pouvoir d'achat, je devrais payer plus d'impôts
    Mais en fait je paierais moins d'impôts, car c'est très bien fait les impôts
    Si j'avais le pouvoir d'achat, j'prendrais un camembert président
    Celui qui sent des pieds, le président y sent des pieds
    J'irais chez le coiffeur, oh non pas le coiffeur
    Je m'abonnerais à la piscine puis j'irais chez le podologue
    Faire enlever mes verrues, je roulerais des heures en vélib
    J'achèterais un barbecue, j'achèterais un rottweiler
    Pour protéger mon barbecue

    Puis je placerais 1000 euros à l'excellent taux de 4% (à intérêt simple), ce qui me fera, au bout de dix ans, la coquette somme de 400 euros. 400 euros, c'est très important, je pourrai m'acheter une brosse à dent, du jus d'ananas, et un téléphone pour pouvoir raquer encore un peu plus...



    Vous voulez en savoir plus? Aider ces petits jeunes? (car vous êtes certainement un Capitaliste honteux et vous désirez vous acheter une conscience... Hein, c'est ça?). Alors allez voir le site "La Chanson du Dimanche" (http://www.myspace.com/lachansondudimanche)

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