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    Pensées pour nous-mêmes:

    (ASSURE-TOI DE LA SOLIDITÉ

    DE LA BRANCHE SUR LAQUELLE

    TU ES ASSIS)

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    Penser à garder la tête sur les épaules... / Illustration. / By David Plunkert.

    https://www.pinterest.fr/pin/542472717601824245/

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    Résultat de recherche d'images pour "guy moquet humour"

    LETTRE OUVERTE D’ODETTE NILES

    À DANIEL RIOLO

    Mardi, 21 Mai, 2019
     
    Monsieur, 
     
       À bientot 96 ans, j'écoute encore la radio, c'est un compagnon fidèle de mes journées. Ces jours-ci, je l’écoute d’autant plus qu’elle me permet de suivre les émissions de mon candidat, le candidat du Parti communiste, mon cher Ian Brossat.
     
       Je vous écoutais donc ce matin, je ne connaissais pas vos opinions, j’ignorais jusqu’à votre nom. Et je vous ai entendu parler de la résistance. En vous entendant rire, ce matin, j’ai eu un haut le cœur. Comment avons-nous pu en arriver à cela aujourd’hui, comment certains peuvent ils parler d'un temps qu'ils n'ont pas vécu avec autant de mépris ou de raccourcis ? 
     
       Il y a quelques mois encore, je me rendais dans les écoles pour que vive la mémoire de la résistance, pour que les générations qui nous survivront ne puissent jamais oublier l’histoire. En vous écoutant tout à l'heure, je me suis dit combien j’aurais aimé pouvoir vous rencontrer, vous rencontrer enfant, vous rencontrer dans votre école pour partager avec vous ce que fut la réalité. J’aurais aimé pouvoir vous parler de ces femmes et de ces hommes communistes que j'ai rencontrés, que j’ai aimés, qui ont donné leur jeunesse ou pour certains, versé leur sang pour notre pays.
     
       J’aurais aimé pouvoir vous dire ce qu’était leur vie, leur joie, leur espoir. Parmi eux, il y avait un être qui me fut cher : Guy Môquet. Le connaissez-vous seulement ? Mes jambes me manquent aujourd’hui pour aller d’école en école, il ne me reste plus que l’écrit et mes souvenirs encore clairs de cette période de ma jeunesse. Jusqu’à mon dernier souffle, j’aurais à cœur de me battre pour que notre mémoire vive et qu’elle ne soit ni trahie ni salie. C’est l’inculture qui conduit à l’ignorance, l’ignorance qui conduit à l’oubli. Le négationnisme commence toujours ainsi : par un rire, par une moquerie. On explique alors qu’il ne s’agit que d’un détail de l’histoire. 
     
       Je ne peux plus me déplacer mais je peux encore témoigner et donc vous rencontrer : si vous l'acceptiez, je vous invite à venir chez moi afin que nous puissions échanger et parler et que je puisse vous dire les yeux dans les yeux ce que furent ma vie et mes engagements. Guy Moquet, à 17 ans, a su écrire, "vous qui restez soyez dignes de nous les 27 qui allons mourrir", je serai toujours digne et je vous enjoins de respecter cette dignité de ce jeune qui nous laisse un message porteur pour l'avenir et non un message de peur face à la mort.
     
       Auriez vous eu cette dignité à 17 ans ? L'histoire avant d'être écrite, doit être vécue ! Je vous prie de croire en l’expression de mes salutations distinguées. 
     
    Odette Nilès, 
     
    Ancienne internée du camp de Choisel à Chateaubriant Officier de la Légion d'honneur

    https://www.humanite.fr/lettre-ouverte-dodette-niles-daniel-riolo-672550?fbclid=IwAR0-v5Zp-QMzNXEtZzJBBAoCi7dTaYkf9y0HT5UGrahDzRCiop0gpqw-44A

    (Daniel Riolo est un clown et révisionniste italien...)

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSE MOINS FORT

    TU FAIS TROP DE BRUIT!)

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    https://www.pinterest.fr/pin/322359285824407475/

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    https://www.pinterest.fr/pin/499758889898723528/

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    https://www.pinterest.fr/pin/790452172069055396/

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    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE, C'EST AVANT TOUT

    TENTER DE NE PAS MOURIR

    TROP VITE)

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     (Brandon brûlait littéralement d'amour)

     https://www.pinterest.fr/pin/652459064740944862/

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     http://agri71.fr/articles/23-04-2018/10423/La-reforme-des-retraites-est

    -lancee-les-anciens-exploitants-plaident-pour-plus-de-justice-et-d-equite/

    « On ne tient pas éternellement une société avec BFM,

    de la flicaille et du Lexomil ! » F. Lordon

       Que les choses soient claires…

       Au-delà de la légitimité des revendications des gilets jaunes, peut-on en conscience accepter un pouvoir (Macron et son gouvernement…) ?

       Un pouvoir qui :
       • donne les ordres de réprimer sauvagement les citoyens qui protestent pacifiquement : des morts, combien d’éborgnés, de mains arrachées, de personnes blessées, de citoyens gazés, de privés de liberté, d’embastillés… ? Une tâche rouge sang est désormais sur le front de Macron – serviteur des grands patrons-  qui doit être arrêté et jugé pour que le pays retrouve un minimum de sérénité !
       • ment effrontément… Il ment pour discréditer le mouvement ; il ment pour couvrir des voyous au sein de l’Elysée et dans le gouvernement ; il ment sur la situation économique, sociale, politique et écologique.
       • protège les grands fraudeurs du fisc, les trafiquants d’armes, les mercenaires qui commettent des crimes en France et à l’étranger, les grands trafiquants et barons de la drogue, les têtes couronnées et les dictateurs qui bâtissent et/ou achètent des châteaux et placent une partie de leur fortune volée à leurs peuples en France… Par la corruption ils nuisent ainsi gravement au fonctionnement de la démocratie !
       • enrichit de manière indécente les riches aux dépens des classes moyenne et populaire.

       Qui peut encore garder le silence sans se rendre complice du pouvoir ?


    – Face à cette médecine qu’on dégrade
    – Face à cet enseignement qu’on brade
    – Face à ce niveau de vie qu’on baisse
    – Face à cette dignité qu’on rabaisse
    – Face à ce capital qu’on valorise
    – Face à ce salaire qu’on dévalorise
    – Face à ces patrons qu’on divinise
    – Face à ces salariés qu’on méprise
    – Face à cette opulence qui s’affiche et se banalise
    – Face à cette pauvreté qui se multiplie et cette charité qui s’institutionnalise
    – Face à ces personnes qu’on déprime
    – Face à ces rebelles qu’on réprime
    – Face à ces vies qu’on supprime
    – Face à ces guerres qu’on vénère
    – Face à ces armes qui prospèrent
    – Face à ces vies fauchées qu’on enterre
    – Face à cette nature qu’on dénature
    – Face à cet idéal humain qu’on caricature
    – Face à cette jeunesse qu’on sacrifie
    – Face à ces retraités qu’on maltraite
    – Face à tous ces êtres qu’on « crucifie »
    – Face à ces vies privées qu’on espionne
    – Face à ce monde qu’on empoisonne…

       La France n’a que faire des déclarations – sans preuve – d’amour ; les Gilets Jaunes ne se battent pas que pour eux ; il faut rejoindre ce mouvement pour exiger un changement radical avec eux.

       Macron a défiguré la France, au sens propre et figuré !

     https://lindignation.home.blog/2019/05/07/on-ne-tient-pas-eternellement-une-societe-avec-bfm-de-la-flicaille-et-du-lexomil-f-lordon/?fbclid=IwAR3-PbbVDiTOmxa036tbNC0U4krSJXmKZ8-ndN_rHVNUJBBWZAmuA5txXSU 

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PRIÈRE DE NE PLUS PRIER

    STUPIDEMENT)

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    (Les lentilles de Robin des Bois

    étaient super sales)

    (via knucklethruster)

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    http://k00ls.overblog.com/2013/11/femme-lib%C3%A9r%C3%A9e.html

    Actuel Moyen Âge -
    Être une femme libre au Moyen Âge

       De Wonderwoman au cinéma jusqu’à Simone de  Beauvoir au programme de l’agrégation, l’image de la femme indépendante semble être le propre de notre modernité. Le Moyen Âge représenterait-il, à ce titre, un repoussoir ?

       À cette image simpliste, de l’évolution de la condition féminine, il convient d’apporter quelques nuances. Si beaucoup d’histoires des femmes sont connues pour le Moyen Âge, on met souvent en avant quelques femmes d’exception, comme Héloïse, Aliénor d’Aquitaine ou Hildegarde de Bingen, pour montrer que la  femme médiévale est plus  émancipée qu’on ne le croit mais moins libre qu’aujourd’hui. Au-delà de ces comparaisons, que signifie, au Moyen Âge, d’être une femme indépendante ? L’indépendance matérielle a-t-elle jamais été possible ? A-t-elle permis une indépendance sentimentale et intellectuelle ?

       Pour le comprendre, regardons du côté de deux groupes de femmes. D’abord celui des trobairtiz, ensuite celui des béguines. Leur point commun est le discours amoureux, un discours fervent, ardent – l’on dirait aujourd’hui : décomplexé. Celui de femmes libérées ou libres, selon les cas.

       Les trobairitz sont des femmes troubadours du pays d’Oc des XIe et XIIe siècle ayant chanté l’amour des femmes pour les hommes en reprenant à leur compte les codes de la fin’amor. Elles chantent leur amour pour un troubadour ou un chevalier avec pudeur, certes, mais aussi avec audace, prenant l’initiative de la parole de séduction, avouant leur réticence à exposer, au grand jour, leur désir adultère.

       Rappelons que la fin’amor n’était pas forcément une réalité, bien plutôt un idéal, un motif autour duquel chaque troubadour était libre de broder à sa guise. Le chant de ces femmes n’en est pas moins troublant dans son apparente sincérité : « Il me faut chanter ce que je ne voudrais pas/ Tant j’ai à me plaindre de celui dont je suis l’amie. /Car je l’aime plus que toute chose qui soit. » proclame la Comtesse de Die dans la seule chanson de femme troubadour dont la partition soit parvenue jusqu’à nous.

       À une époque post-affaire Weinstein où l’on ne sait plus très bien à qui revient l’initiative amoureuse répond l’audace des trobairitz qui demandent aux hommes qu’ils leur rendent le tribut qu’elles méritent : « Auprès de lui n’ont de valeur ni la pitié ni la courtoisie,/Ni ma beauté ni mon mérite ni mon esprit,/Aussi suis-je trompée et trahie,/Comme je devrais l’être si je n’étais pas jolie. »

       La fin’amor est une conception méritocratique de l’amour, où les prouesses et la valeur de l’amant trouvent récompense dans le bon accueil que lui fait sa dame ; renversée, cette logique autorise la dame à exiger de l’amant qu’il se mette à son service pour peu qu’elle corresponde aux canons de beauté, de naissance et de morale en vigueur dans la société de cour de son temps. De la Comtesse de Die à Beyoncé, il n’y a peut-être qu’un pas : « What a wicked way to treat the girl that loves you ? » (Hold on).

       Autre groupe de femmes remarquables : celui des béguines, des femmes s’engageant dans une vie pieuse sans prononcer de vœux religieux et choisissant de chanter l’amour de Dieu aux XIIIe et XIVe siècle, du Nord au Sud du Royaume de France mais aussi en terres flamandes, allemandes, espagnoles et italiennes.

       Ces femmes sont des célibataires refusant le mariage ou des veuves refusant le remariage. Parmi ces dernières, on trouve des mères de famille : leurs enfants intègrent comme elles le béguinage, cette communauté féminine placée sous la houlette d’un couvent masculin cistercien ou franciscain et intégrée à une paroisse.

       Le discours que tiennent celles de ces béguines qui, lettrées pour certaines des plus nobles, nous ont livré des textes, est un discours amoureux qu’on qualifie à l’occasion de mystique. La radicalité de leur propos tient à leur choix de la langue vulgaire par opposition au latin, mais aussi à leur manière d’adopter les codes du Cantique des Cantiques, texte biblique se présentant comme un chant d’amour.

       Leur prise de parole constitue une paradoxale déclaration d’indépendance au sein d’un cadre qui hésite, selon les décennies, à les étouffer ou à les exalter. Angèle de Foligno, franciscaine, crie la nuit, dans sa cellule de recluse, ses péchés pour mieux obtenir la miséricorde divine ; Marguerite Porete, béguine, est brûlée en place de Grève en 1310 pour avoir écrit un Miroir des âmes simples où elle expose le chemin que doivent accomplir les âmes « qui demeurent en désir » de Dieu pour se libérer et devenir « franches » (libres). Mais leurs cris et leurs textes coïncident tous dans la nécessité du silence pour dire et entendre l’absolu du sacré : (Penser pour moi ne vaut plus rien / ni agir, ni parler / Amour m’emporte si haut / (Penser pour moi ne vaut plus rien) » écrit Marguerite. Femmes indépendantes, les béguines disent, selon leurs règles, l’amour qui les pousse vers Dieu.

       Indépendance amoureuse dans le choix de la virginité ou du célibat pour les béguines, dans la conquête de l’initiative amoureuse pour les trobairitz : une telle indépendance féminine s’accompagne, dans les deux cas, d’une émancipation culturelle, intellectuelle, artistique trop peu étudiée aujourd’hui encore. On s’intéresse pourtant de plus en plus aux béguines ; en témoigne, récemment, sur le plan des fictions, le roman historique La nuit des béguines d’Aline Kiner. Mais on n’a pas encore accordé aux femmes troubadours l’attention qu’elles méritent.

       Femmes troubadours et béguines avaient-elles en commun une indépendance matérielle et financière ? S’il est difficile de l’établir avec certitude, on sait tout de même qu’au nombre des trobaritz comme des béguines, on trouve de tout : chanteuse itinérante travaillant au côté de son mari troubadour pour une de nos trobairtiz, mais aussi très grande dame de la noblesse occitane ; pauvres paysannes venant travaillant dans la ferme de la communauté comme noble femme en rupture volontaire de ban pour les béguines.

       Il existait, dans les béguinages, des fonds communs constituant une « charité » pour celles qui, parmi les béguines, ne possédaient pas les ressources nécessaires à subvenir à leurs besoins ; quant aux nobles veuves, elles pouvaient conserver leurs biens malgré leur célibat en raison d’une juridiction leur étant favorable dans le Nord ; enfin, la plupart gagnaient leur vie en travaillant, et nous trouvons chez elles les premiers cas de fondation d’établissement hospitalier et d’école mixte gratuite. - Indépendance matérielle et financière, oui, mais pas toujours ; avant toute chose: générosité et partage.

       Ces deux termes, on pourra sans doute les faire se rencontrer dans celui, générique, d’amour : la femme indépendante au Moyen Âge est celle qui sait aimer sans dépendre de l’autre et sans en avoir peur. Transcendant les interdits de sa société et de son temps, elle partage avec la femme indépendante d’aujourd’hui la conviction que ce qui compte, c’est ce que l’on donne librement, refusant ce qu’on lui prend par contrainte. Comme La Vagabonde de Colette quittant son amant parce qu’il entendait « prendre sa part », les femmes troubadours et les béguines ont pu se faire errantes au sens propre ; elles l’étaient, dans tous les cas, au sens figuré, riches de leur pauvreté, inventant la liberté au cœur de leur asservissement.

    Pour aller plus loin :

       - Voix de femmes au Moyen Âge : Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie (XII-XVe siècle), dir. Danielle Régnier-Bohler, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 2006, p. 3-73

       - Pierre Bec, Chants d'amour des femmes-troubadours : Trobairitz et « chansons de femme », Paris, Stock, « Moyen Âge », 1995

       - Marguerite Porete, Le Miroir des âmes simples, Paris, Albin Michel, 1984

       - Aline Kiner, La nuit des béguines, Paris, Liana Levi, 2017

    https://www.nonfiction.fr/article-9608-actuel-moyen-age-etre-une-femme-libre-au-moyen-age.htm

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NOUS EXISTONS SANS

    CONSCIENCE, LE PLUS SOUVENT)

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    fate‌: via weheartit 

    (via orevur)

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    https://fr-fr.eaglemoss.com/hero-collector/boule-et-bill/la-collection-boule-et-bill

    Pourquoi Cesare Battisti

    reste mon ami

    Gilles Martin-Chauffier

       Emprisonné en Italie, le romancier et ancien activiste d’extrême gauche a reconnu sa responsabilité dans quatre meurtres. 

       Des aveux qui ne disent pas forcément tout…Je n’ai jamais été gauchiste. Pour moi, à l’époque des « années de plomb », quand fascistes et trotskistes semaient la terreur, l’Italie était un paradis. C’était le pays des plages, de San Remo, de Capri, d’Adriano Celentano, de Lucio Battisti, de Paolo Conte, des Offices, du tombeau de Raphaël au Panthéon, de Fellini et de Visconti. Mon père, bilingue, avait été élevé à Florence. Ma future femme était de Naples. J’adorais ce pays, celui de la dolce vita. Une grande démocratie latine pleine de « Français de bonne humeur », pour reprendre la formule de Cocteau. Je prenais pour des abrutis les illuminés qui avaient été communistes sous Staline et se la jouaient maoïstes en pleine Révolution culturelle. Il ne me serait jamais venu à l’idée de les ranger dans le camp du bien.

       J’ai découvert Cesare trente ans plus tard, quand il a publié « Le cargo sentimental » chez Joëlle Losfeld. Pour être franc, j’ai ouvert le livre en me disant que j’allais me payer ce gauchiste. Erreur : j’ai trouvé excellent son réquisitoire contre l’impasse absolue du terrorisme et je l’ai écrit dans Match. Je ne l’ai rencontré que trois ans après, à la parution de « Ma cavale » chez Grasset. Il avait exactement mon âge, on a déjeuné dans une brasserie de l’Opéra. L’ai-je interrogé sur son passé ? Non. On ne cessait de l’y ramener, je connaissais d’avance ses réponses. On a parlé de la France, de l’Italie, de nos enfants, de la vie parisienne, de Moravia, de Buzzati, de Pier Vittorio Tondelli. On s’est revus. Il est venu dîner à la maison. Il a fait un papier dans Match sur le jour où il était devenu français. Du coup, je me suis penché sur son histoire. Et son dossier criminel. Très bizarre, ce dossier !

       La justice italienne accuse Cesare d’être mêlé à quatre meurtres commis en 1978 et 1979. Sauf qu’il a été arrêté en juin 1979 et condamné à treize ans de prison en 1981 sans que jamais, à aucun moment, on ne songe à le lier à ces crimes. A son arrestation, la police avait en outre saisi un stock d’armes dont aucune n’a servi à ces exécutions. Il fut d’ailleurs incarcéré dans une prison pour détenus non suspects de meurtres. C’est de là qu’il s’est enfui fin 1981. Fin provisoire de l’histoire jusqu’à l’arrestation en 1982 de Pietro Muti, fondateur des Pac (Prolétaires armés pour le communisme), le groupuscule de Cesare. C’est ce repenti qui a alors donné le nom de Battisti, qu’il savait réfugié au Mexique.

       La police l’appelait « le prestidigitateur ». Des versions, il en a eu plusieurs. Cesare n’en a jamais démenti aucune. Préservé (croyait-il) de la justice italienne, il n’a pas dit un mot pouvant incriminer d’autres suspects afin de se disculper lui-même. Un dossier vide et la jurisprudence Mitterrand le mettaient à l’abri. Il s’est borné au silence. Un choix qui a changé sa vie en faisant de lui un éternel proscrit, condamné par contumace en 1988 à la réclusion criminelle à perpétuité. Dans un pays, l’Italie, où la contumace n’autorise pas de nouveau procès. Et dans un pays qui avait parsemé son dossier d’accusation de pièces fabriquées, comme l’a prouvé Fred Vargas dans son livre « La vérité sur Cesare Battisti ». Pourquoi le gouvernement de Rome a-t-il usé de méthodes si perverses s’il avait un dossier tellement accablant ?

       Matteo Salvini a décrit Cesare comme un auteur à succès sifflant des caïpirinhas sur les plages de Copacabana. C’est le jour et la nuit avec la vie d’un fuyard. Depuis trente-cinq ans, Cesare n’a cessé de bivouaquer. A 30 ans, à 40, à 50, à 60, il aura toujours été en rodage. A Rio, il a d’abord découvert le commissariat central. A Paris, il connaît mieux que personne la « souricière » du palais de justice. Il a déjà fait quatre années de prison au Brésil, y a passé des mois en France… En fuite, on ne respire jamais à pleins poumons. Il a vu grandir ses deux filles, Charlène et Valentine, en pointillé. La cavale, c’est la liberté pour rien. Toute votre vie tient dans une petite valise. Rien à voir avec un road-movie à la Rimbaud. On est sans cesse sur ses gardes, contraint à un silence de plante verte pour échapper à ceux qui comptent vous enfermer à double tour, puis balancer la clé.

       On aurait voulu qu’il se jette pieds joints dans la fosse qu’on lui avait préparée. Il a tout fait pour y échapper. En vain. La victoire de Jair Bolsonaro l’a livré à l’Italie. Aujourd’hui, il est en prison en Sardaigne et il reconnaît sa participation aux quatre meurtres des années 1978 et 1979. Il présente ses excuses. Elles feront un peu de bien aux familles des victimes. Tant mieux. Pourtant, si des centaines de voix prennent ces aveux pour paroles d’Evangile, pas moi. D’abord, je n’abandonne pas le côté de celui qui est seul face à la meute.

       Ensuite, je prends avec des pincettes les phrases sorties d’un quartier de haute sécurité. Je ne confonds certainement pas ma chère Italie avec le Venezuela de Maduro, mais les paroles de prisonniers sont toujours des paroles contraintes. La fatigue, la sincérité, le découragement, les remords, la peur, les conseils des avocats… Quarante ans après les faits, beaucoup de facteurs peuvent expliquer les déclarations de Cesare. C’est un ami et ce n’est pas quand il est au bord du gouffre que je vais retirer le bras. Ses illusions sont toutes tombées. Les nôtres aussi. Reste l’espoir qu’un jour, enfin, cette merveilleuse Italie tourne la page.

    https://www.parismatch.com/Culture/Livres/Pourquoi-Cesare-Battisti-reste-mon-ami-1617560?fbclid=IwAR0B-zDBkUeKiM2KvK31BU49PdSGVjL5fLfxV_GnP_PxeSwZ-BkI6F4FYxk

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE RÉEL EST UN MONDE FACTICE)

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    (Tendresse)

    https://chatoyantstone.tumblr.com/post/184769055168/

    sweetness-and-tenderness-disarm-the-most-hostile

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    (Chattemps)

    Reblogged from n1ghtwanderer.

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    (Fin de parcours)

    Reblogged from marigmarianna

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    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE EN DÉPIT

    DE LA VIE ELLE-MÊME)

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    "Fleur de vie

    ne perds surtout pas

    tes pétales"

    Penny Slinger. Promised a Bed of Roses, 1973.

    https://thisobscuredesireforbeauty.tumblr.com/post/184827601102

    /penny-slinger-promised-a-bed-of-roses-1973

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    http://meteopolitique.com/Fiches/democratie/Regime/humour/Humour-en-democratie-page-2.htm

    Mafalda, Quino

    Ils sabordent sciemment

    la démocratie

       Rien n’est plus détestable que le double langage, les grimaces de façade que contredisent les actes véritables. C’est ainsi que nos bons démocrates, donneurs de leçons qui dépenseront des sommes conséquentes pour nous convaincre de voter lors des prochaines élections européennes, agissent en sous-main pour décourager le plus grand nombre à glisser un bulletin dans l’urne.

       La stratégie employée relève d’ailleurs de la haute voltige. Nous devrions applaudir des deux mains aux exploits de ces artistes qui bénéficient de l’argent public pour saborder la Démocratie. Leur calcul est d’ailleurs des plus simples ; puisqu’ils deviennent de plus en plus inaudibles, qu’ils ont perdu toute crédibilité, il convient de décourager le plus grand nombre possible d’électeurs à commencer par les exclus de la galette, afin d’assurer leur élection par le seul vote des rares bénéficiaires de cette société de plus en plus inégalitaire et injuste.

       En tout premier lieu, passer sous silence le plus longtemps possible ladite élection. Sa disparition des écrans radars permet d’ankyloser l’électorat d’autant plus aisément que le chef de bande assure le spectacle médiatique par des sorties innombrables et totalement en décalage. Faire diversion est un art dans lequel les partis de gouvernement ont toujours fait des miracles.

       Puis, choisir un générique de nature à endormir toute curiosité. Les seconds couteaux n’étant pas de la partie : ils ont les dents longues et risquent de se faire une place au soleil, il convient d’aller quérir des têtes d’affiche totalement inoffensives pour les futures luttes intestines qui préoccupent davantage les appareils que l’avenir du pays. En la matière, pour les prochaines européennes, jamais ce procédé n’avait été poussé aussi loin.

       La nouveauté cette fois réside dans une technique poussée à l’extrême cette fois : celle de l’éparpillement ventilé. L’accumulation délirante du nombre de listes vise à provoquer les réflexes de repli, de découragement et de renoncement. L’électeur qui vote en conscience et non le client inféodé à un clan, cherche à se faire une opinion, à effectuer le meilleur choix possible dans le contexte du moment. Devant 34 listes, il risque la migraine.

       Qui espère tirer les marrons du feu ? Celui qui a fait de la fin du système ancien son credo, sa marque de fabrique, notre brave Freluquet. Fort de son matelas de privilégiés, de profiteurs, de candidats à la bonne fortune, de conservateurs retournés, de socialistes reconvertis, il escompte conserver la première place en dénaturant totalement le principe même du vote. Sa formule, qu’il a apprise de ses glorieux prédécesseurs en tout poussant le bouchon plus loin encore est empruntée à un de ses modèles : « Après moi, le déluge ! ».

       Il agite un épouvantail fort commode puisqu’inventé par les caciques de la Politique. Mais cette fois, il a réussi le coup de force d’éliminer toutes les autres propositions, non pas en les supprimant, mais en les diluant totalement dans un maelstrom électoral sans consistance. Pour attester de ce brouet indigeste, le premier débat démontra à l’évidence la cacophonie de la chose. Les oreilles brisées par les élucubrations diverses, parasitées par les coupures des autres, le brave citoyen renoncera à se déplacer.

       Malgré tout, notre stratège en destruction massive de la chose politique s’aperçoit que l’hydre belliqueux, la bête immonde conserve ses partisans tandis que les partis convenables ont été totalement laminés par sa stratégie funeste. Il prend peur, en appelle au sursaut des consciences pour éviter que le monstre termine à la première place. C’est un peu tard me semble-t-il puisque pour cela, il eut fallu au préalable ne pas caricaturer la Démocratie, ne pas détruire les partis, ne pas éparpiller l’offre électorale, ne pas avoir dénaturé la parole politique à commencer par celle du Chef de l’état.

       La messe est dite, tout est en place pour un hold-up ou bien une catastrophe. Doit-on applaudir l’artiste ? Jupiter nous conduit tout droit en enfer. Hélas, tout ça ne rime à rien, c’est bien là le plus terrible dans cette farce lamentable.

    Éparpillement sien.

    https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/ils-sabordent-sciemment-la-215087

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NUL N'EST GENTIL

    INDIFFÉREMMENT)

    %%%

    (Pensées emmiellées)

    (via senholita)

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    https://blograinbowdreamer.wordpress.com/2015/10/09/humour-un-peu-feministe/

    Les féministes US pétitionnent contre Delon, silencieuses

    sur le sort de femmes afghanes, en Inde

    (les vitriolées) et les enfants affamés !

       Dans notre monde tourmenté, des féministes US, en mal de reconnaissance médiatique, ont lancé une pétition contre Delon pour son attribution à la Palme d'or au cours du prochain festival cinématographique de Cannes.

       Pendant que la pétition circule entre bobos, le 14/05/19, Mina Mangal, féministe afghane, a été abattue en plein jour à Kaboul : source.

       De par le monde, des millions de femmes sont martyrisées, torturées, violentées,... mais là, il me semble que nos féministes US sont sur ce sujet assez discrètes. Ben, il faut les comprendre, car si vous « contrariez » certains bourreaux, ces derniers sont des adeptes du « sourire Kabyle » ! Vous pouvez également voir ce qu'est « ce sourire » dans Google photo : Ici (attention âmes sensibles s'abstenir),... alors attaquer un vieil acteur est nettement plus médiatique,... et surtout sans risque pour votre santé !

       Apprécier un acteur, ou une actrice, est au final un goût perso, mais force est de reconnaître que l'acteur ou le producteur/acteur en question, en terme de nombres d'entrées en France et à l'étranger, a un assez beau palmarès : Ici.

       Delon a des idées plutôt de droite, et question sociétal, sûr qu'il ne va pas dans le sens des déclarations de Pierre Bergé : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? » : Ici.… et aussi son opposition à l'adoption d'enfants par les homos : Ici,... ben, dans la mouvance LGBT (qui a un immense pouvoir médiatique), ça coince sec ! Notons que Delon a acheté cash le manuscrit du 18 juin du Général de Gaulle, pour l'offrir à l'institut Charles de Gaulle : Ici.

       Je termine mon court article pour évoquer le silence assourdissant de nos pétitionnaires US sur la famine des enfants dans le monde. Je pense que, sur ce dramatique sujet, il y a du « grain à moudre » pour elles. Car la famine des enfants dans le monde, c'est : ceci photos(attention âmes sensibles s'abstenir), ou encore ce dramatique compteur : Ici, autres résultats Google : Ici.

    Liens en annexes : articles de votre serviteur

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/info-a-la-con-bientot-le-voyage-191069

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/des-millions-d-enfants-et-d-hommes-49255

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'HOMME N'EST

    QU'UNE FEMME INABOUTIE)

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    "Tu l'as vue?

    - Qui?

    - La Démocratie...

    - Crétin"

    afrouif‌: Rimel Neffati 

    (via afrouif)

    ***

    http://geluck.com/boutique/fr/serigraphies-fr/442-serigraphie-avocat-50x40.html

    Dupont-Moretti sauvera-t-il les Balkany ?

       Cet élu de la République a accumulé des dizaines de millions en économisant sur ses indemnités de maire et de député. Si, si ! Il possède des villas ici et là, du personnel de maison. Il peut vivre un an sans effectuer un seul retrait bancaire.

       Ayant fini d’emprisonner tous les voleurs de Camembert de France, plus quelques innocents, la Justice vient de le convoquer (sans sa femme, qui a malencontreusement avalé du Doliprane la veille du procès). Pour le populaire et pour les esprits cartésiens les Balkany devraient enfin connaître la prison.

       Mais en démocrature, quand l’argent si durement gagné déborde de vos coffres, vous vous payez maître Dupont-Moretti, surnommé Acquittator qui, sous l’œil indulgent de la classe politico-médiatique, rappellera aux juges que vous êtes un col blanc, un élu.

       Le rôle et la grandeur d’un avocat est de défendre n’importe qui. Maître Vergès a dit un jour qu’il défendrait tout aussi bien George W. Bush (en plaidant irresponsabilité pour cause d’alcoolisme). C’est aussi le droit d’un avocat de refuser certains clients. Ainsi, Maître Dupont-Moretti a su dire assez longuement sa répulsion envers les Gilets Jaunes. Ne comptons donc pas sur lui pour plaider en faveur d’un vulgaire Jojo qui déambule en bande organisée le samedi et qui multiplie les outrages à agent en mettant un pied devant l’autre dans l’espace public.

       Théophraste R. Auteur de l’article (inachevé) : « Libérez tous les Gilets Jaunes et les voleurs de pommes ! » et du pamphlet (en cours) : « Moretti, ta gueule ! ».

    https://www.legrandsoir.info/

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TOUJOURS SERVIR LA CAUSE 

    DE LA VÉRITÉ, TOUJOURS)

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    (Le duo humoristique "Les Ringards"

    dans leur premier et  unique sketch)

    (Source: dedp0p, via mickpro)

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    http://k00ls.overblog.com/2016/06/revolution.html

    Propagande ou démocratie

        Les réseaux sociaux ne font qu’accentuer l’une des caractéristiques de nos régimes politiques : ce sont des démocraties d’opinion. Il s’agit de régimes qui, s’ils reposent sur la liberté de se forger une opinion, supposent que celle-ci puisse s’exprimer dans de bonnes conditions. La liberté de l’opinion est indubitablement un acquis de la Grande Révolution, codifiée par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui stipule que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions (…) ». On assiste depuis quelques années, dans la plupart des démocraties, à un recul de l’État de droit sur ces questions. Les principales organisations de défense des droits humains soulèvent de plus en plus régulièrement les restrictions et les répressions des mouvements sociaux.

       Les Gilets Jaunes ne font que subir un mouvement de plus grande amplitude, même si ils le rencontrent à un moment de bascule. Le cortège syndical du premier mai, notamment le carré de la CGT a subi neuf salves de gaz lacrymogènes, trois tirs de LBD, les canons à eau et deux charges de CRS à coups de matraques. Le ministre de l’intérieur mérite bien là son surnom de Castagneur.

       Cette liberté d’opinion ne va pas sans une presse libre. À côté des grands médias, pour beaucoup possédés par les grands groupes industriels et financiers, se développe une presse libre, indépendante. La loi sur les Fake-News vise sans discernement les tentatives de manipulations et les médias alternatifs, et les journalistes indépendants qui ont le mieux couvert les mouvements sociaux ont été les plus touchés par la répression : matériels confisqués, violences physiques, arrestations arbitraires. Désormais c’est toute la profession journalistique qui se sent menacée.

       Pourtant face à ces tentatives d’informer, la propagande officielle continue. De manière insidieuse, par le choix de l’événementiel passionnel propre aux chaînes d’information en continu. De manière parfois carrément assumée par la caste des éditorialistes. Ils répètent – le plus souvent ce sont des hommes bien à l’aise de couper la parole des militantes et élues qui se confrontent à eux – inlassablement les mêmes propos, les mêmes méthodes.

       L’épisode du mensonge d’État concernant la fuite des manifestants pour se réfugier dans un hôpital – un « hospice » - l’a bien montré : d’abord reprendre les mots et le tempo du ministre de l’intérieur ; déconsidérer toute parole alternative contre l’évidence même ; puis tentative de sauvetage de la position même du ministre. Il n’y aura pas de révolution citoyenne sans une transformation profonde et des institutions et du régime d’information. Il y va de la démocratie.

    https://heuredupeuple.fr/propagande-ou-democratie/?fbclid=IwAR3IFjy2EGIBDZoCkNUHamFvwgFi_cK9CnRuOM9p9RNRF0V5Gr0zS6eYlG0

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    Benoît Barvin


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