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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE PARFOIS

    NE DONNE PAS ENVIE)

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    "Cotcot... Mââkroon..."

    VIA ANDREWKHOSRAVANI

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    "Des bisous pour tout le monde...

    sauf Mâââkrooon"

    stefanieshank:

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    "Mâââkrooon m'a mise à nue"

    http://redlipstickresurrected.tumblr.com/post/

    169253043050/srhwntnr-self-portrait-2015-19-hand-painted

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    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (POURQUOI T'OPPRIMER

    TOI-MÊME EN OBÉISSANT?)

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    "Hey, Mec! Ôte-toi de mon soleil!"

    (Ce furent les dernières paroles de l'inconnu)

    Reblogged from allthosemomentswillbelost.

    ***

    http://nestorsalas.canalblog.com/

    Le duc, sa femme
    et le p’tit Stéphane Bern...

       Le 19 mars 2018, le grand-duc (sic) Henri du Luxembourg et son épouse étaient reçus à l’Élysée pour un dîner d’Etat.

       Brigitte Macron, robe crème « prêtée » (sic) par Vuitton (= LVMH, Bernard Arnaud, le milliardaire qui gagne 780 €/seconde), escarpins assortis, cheveux relevés en chignon, yeux maquillés comme une BMW volée, zygomatiques coincés en position extension maximale, resplendissait aux côtés du président français, (maquillé discrètement, comme les comptes de campagne de Sarkozy) qui avait opté pour un costume noir de banquier et « en même temps  » pour un début de calvitie frontale.

       Parmi les invités, Laurence Ferrari (maquillée comme une voiture éponyme volée) et Stéphane Bern (maniéré comme un mignon d’Henri III et maquillé comme un carrosse volé à Chambord), sans lesquels la servilité des médias et les charmes des royautés seraient méconnus.

       Bref, une belle soirée où la France a vendu des Airbus et des TGV et où a été valorisé le concept de République, ciment de notre pays, gage de paix civile, de liberté, d’égalité et de fraternité.

       Théophraste R. (Président du Comité pour la garde à vue des complices français du paradis fiscal luxembourgeois).

    https://www.legrandsoir.info/

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TON CHEMIN EST LOIN

    D’ÊTRE TRACÉ)

    ***

     "Mais enfin tu es ridicule, Mathilde...

    Je ne t'ai jamais dit que tu étais trop grosse!

    - Et, en plus, je suis  ridicule!

    Je ne te parlerai plus jamais, voilà!"

     Reblogged from elmayordelosdiez.

    *** 

     http://www.tendua.org/que-puis-je-faire-pour-proteger-la-biodiversite

    L'Humanité menace son propre bien-être

    en surexploitant la planète

       L'Humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète et en provoquant un déclin de la faune et de la flore dans toutes les régions du monde, confronté à une extinction majeure d'espèces, la première depuis la disparition des dinosaures, selon une vaste enquête scientifique révélée vendredi. "Nous sommes en train de saboter notre propre bien-être à venir!", a déclaré à l'AFP Robert Watson, président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), à l'origine de cette enquête.

       Si rien n'est fait pour enrayer la tendance, la ressource en poissons de la région Asie-Pacifique sera ainsi épuisée d'ici 30 ans et jusqu'à 90% de ses coraux gravement détériorés d'ici 2050. En Afrique, ce sont plus de la moitié des espèces d'oiseaux et de mammifères qui seront perdues d'ici 2100, avertit cette étude compilée pour l'IPBES dans quatre énormes rapports régionaux.

          "La biodiversité --l'indispensable variété des formes de vie sur la Terre-- continue à décliner dans chaque région du monde, réduisant significativement la capacité de la Nature à contribuer au bien-être de la population. Cette tendance alarmante menace des économies, des moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la qualité de vie des populations partout" dans le monde, soulignent ces rapports longs de 600 à 900 pages.

       Durant trois ans, plus de 550 chercheurs ont travaillé bénévolement sur ces évaluations régionales, qui synthétisent les données d'environ 10.000 publications scientifiques, sur les Amériques, l'Afrique, l'Asie-Pacifique et l'Europe-Asie centrale. Le résultat final couvre la totalité de la Terre, hormis les eaux internationales des océans et l'Antarctique.

       Les rapports ont été passés au peigne fin par plus de 750 experts et décideurs de 115 des 129 pays membres de l'IPBES réunis toute la semaine à huis clos à Medellin, en Colombie. Ils en ont rédigé des synthèses d'une trentaine de pages chacune, négociées mot par mot, pour orienter les dirigeants en matière de protection de la biodiversité. "Trop de gens pensent encore que l'environnement est un luxe. Mais ce n'est pas le cas!", a déploré M. Watson, en faisant le lien entre "biodiversité et changement climatique que nous devons considérer ensemble".

       En Europe et Asie centrale, "la population de la région consomme plus de ressources naturelles renouvelables que ce qu'elle produit", a pour sa part précisé le professeur suisse Markus Fischer. Avant cette VIe session, l'IPBES avait déjà averti que la Terre est confrontée à une "extinction massive" d'espèces, la première depuis la disparition des dinosaures il y a environ 65 millions d'années et la sixième en 500 millions d'années. "Avec les effets croissants du changement climatique (...) cette perte pourrait atteindre 40% d'ici 2050" dans les Amériques où elle s'élève déjà à 31%, a-t-elle souligné vendredi pour cette région.

       Au cours du siècle écoulé, deux espèces de vertébrés ont disparu chaque année en moyenne sur la Terre. Une autre est sur le point de disparaître avec la mort récente de Sudan, célèbre rhinocéros blanc du Kenya et dernier mâle de son espèce, décimée par le braconnage et dont il ne reste que deux femelles. "Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se poursuivre!", a averti M. Watson, ajoutant toutefois que "la bonne nouvelle, c'est (...) qu'il n'est pas trop tard".

       Car les rapports de l'IPBES suggèrent aussi des pistes pour minimiser l'impact des activités humaines sur l'environnement: créer davantage d'aires protégées, restaurer les zones dégradées et développer l'agriculture durable. "Nous devons prendre la biodiversité en compte dans notre façon de gérer l'agriculture, la pêche, la forêt, la terre", a expliqué le président de l'IPBES, conscient que la population mondiale va continuer à croître, donc ses besoins aussi.

       "Le monde gaspille environ 40% de la nourriture qu'il produit (...) Si nous pouvions réduire le gaspillage de nourriture, nous n'aurons pas nécessairement à doubler sa production dans les 50 prochaines années", a-t-il suggéré. Lundi, l'IPBES lancera un cinquième rapport, le premier du genre sur l'état des sols de la planète, dégradés par la pollution, la déforestation, l'exploitation minière et des pratiques agricoles non durables.

       Cette réunion au sommet se tient dans le pays le plus bio-divers de la planète après le Brésil, huit fois plus grand. En l'inaugurant le 17 mars, le président colombien Juan Manuel Santos avait souligné que "ce qui arrive à l'un arrive à tous."

    https://www.courrierinternational.com/depeche/lhumanite-menace-son-propre-bien-etre-en-surexploitant-la-planete.afp.com.20180323.doc.1320ki.xml

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE LE BONHEUR L’EXTÉNUE)

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    (Sans paroles)

    http://nadchris34.tumblr.com/post/172145642269

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    "Mâââkrooonnn? C'est la marque

    d'une carotte pourrie, c'est ça?" 

     http://nadchris34.tumblr.com/post/172145413874/veverybeautiful-dmitriy-paltsev

    %%%

     (L'immense tatouage Amoco Cadix de Greta

    n'était pas du meilleur goût)

     http://nadchris34.tumblr.com/post/172144834059/thegreatinthesmall-lalovenenoso

    %%%

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA LIBERTÉ N'A PAS BESOIN

    D’ÊTRE INVOQUÉE POUR EXISTER)

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     (via babylove1610)

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     http://www.leplacide.com/caricature-88-morts-dans-des-attentats-%

    C3%A0-Charm-el-Cheikh-en-Egypte-6241-81-social.html

    Pourquoi les attentats de Daech

    resserrent les liens entre

    Islamabad et Moscou

       L’attentat qui a frappé Kaboul mercredi 21 mars, premier jour du printemps au cours duquel une partie de la population célébrait Nawroz, le Nouvel An perse, va pousser encore davantage le Pakistan voisin à se rapprocher de la Russie. Telle est la thèse avancée par le quotidien pakistanais Dawn, au lendemain de l’attaque suicide revendiquée par Daech (acronyme arabe de l’organisation État islamique, EI), qui a fait, selon le dernier bilan, 32 morts et plusieurs dizaines de blessés.

       La “convergence” entre Islamabad et Moscou est encouragée par “la persistance du conflit afghan” et, d’une manière plus générale, par “l’évolution du paysage géostratégique” dans la région, ainsi que “la proximité de plus en plus grande qui se fait jour entre l’Inde et les États-Unis”, explique le journal.

       Le terroriste qui s’est fait exploser vers midi à proximité du tombeau de Kart-e-Sakhi, dans l’ouest de la capitale afghane, souhaitait manifestement s’en prendre à ce que représente Nawroz, c’est-à-dire “un temps de renouveau et de célébration, un moment de promotion des valeurs de paix et de solidarité”. Le même jour de l’attaque, le Pakistan et la Russie tenaient précisément une réunion commune sur la lutte contre le terrorisme. D’après eux, “le retour des combattants de l’EI des zones de conflit”, c’est-à-dire de l’Irak et la Syrie, “vers leur pays d’origine” comme l’Afghanistan, “constitue une menace majeure pour la sécurité dans plusieurs régions du monde”.

       En février, leurs chancelleries avaient critiqué l’Amérique et l’OTAN pour “l’inefficacité de leur action”, rappelle Dawn, les accusant de laisser “les terroristes de l’EI proliférer” en Afghanistan et “s’installer désormais le long des frontières de celui-ci avec le Pakistan et les républiques d’Asie centrale”. Selon la presse afghane, l’EI a mené “soixante attaques meurtrières” l’an dernier dans le pays. La menace “grandit”et la situation devient maintenant “très alarmante”, estiment Islamabad et Moscou.

    https://www.courrierinternational.com/article/pourquoi-les-attentats-de-daech-resserrent-les-liens-entre-islamabad-et-moscou

    000

    Benoît Barvin 


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TON CHEMIN EST PERSONNEL,

    TU NE PEUX LE PARTAGER)

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     "Mâââkrooonnn?!"

     Boris Karloff- the MUMMY (1932)

    http://doom-over-the-world.tumblr.com/post/172094981188/

    ronaldcmerchant-boris-karloff-the-mummy-1932

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     http://laparenthesebeaute.com/peau-dune-vegetarienne-lenfance/

    Et si les végans n’avaient pas tort?

       L'association L214 répond au texte publié dans «Libé». Loin de «prôner une rupture avec le monde animal», les végans défendent la vision d’une société en paix qui ne repose plus sur l’exploitation des animaux.

       «Extrémistes», «binaires», «ambassadeurs de l’industrie»… Jocelyne Porcher, Paul Ariès et Frédéric Denhez, auteurs de la tribune parue dansLibération le 18 mars, ne manquent pas de qualificatifs pour casser celles et ceux qui ont choisi de mettre en adéquation leur quotidien avec la considération qu’ils portent aux animaux. Dans cette tribune pleine de préjugés et de raisonnements fallacieux, une imaginaire «stratégie végane» est opposée à celle de la lutte contre l’élevage intensif. Quelle perte d’énergie que d’opposer les individus les uns aux autres alors même que nous partageons initialement tous le même constat. Enfermement, cages, mutilations, violence des abattoirs… nous ne cessons de pointer du doigt un système fou, ultra-majoritaire dans notre pays puisque 80% des animaux en subissent quotidiennement les tragiques conséquences.

    Meilleur pour les animaux

       On aimerait faire comme si de rien n’était, ignorer les images cauchemardesques filmées récemment dans les abattoirs en France et continuer à manger de la viande sans se poser de question, comme avant. Les auteurs de cette tribune dénigrent celles et ceux qui montrent cette réalité perturbante, tout en s’épargnant une réflexion sur la violence de la mise à mort des animaux. En refusant de consommer des produits issus de l’exploitation animale, les personnes véganes font un choix cohérent, celui de ne pas tuer ni maltraiter sans nécessité.

       Il est factuellement vrai que l’élevage et la pêche tuent, et qu’ils infligent des souffrances considérables aux animaux. En effet, broyage des poussins, castration à vif des porcelets, écornage des veaux, coupe des becs des poules, gazage des cochons, électrocution, abattage sans étourdissement ou perforation des crânes, ces pratiques et bien d’autres sont courantes autant en élevage conventionnel qu’en bio ou en local.

       Il est factuellement vrai que nous n’avons pas besoin de consommer de produits animaux pour vivre en bonne santé (1). Se passer de viande ne nous ferme pas non plus la perspective d’une vie épanouissante, ni même de profiter des plaisirs de la table dès lors que la curiosité titille nos papilles.

       Arrêter d’exploiter et tuer les animaux ne signifie pas rompre tout lien avec eux, au contraire. Insinuer qu’il est important de tuer des animaux pour que nos enfants tissent un lien avec eux à travers une tranche de jambon ou un steak haché est totalement absurde et grotesque. Nous avons besoin de repenser notre rapport aux animaux et il ne tient qu’à nous de nous y atteler.

    Meilleur pour la planète

       Nous le savons tous désormais, l’élevage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effets de serre, de 80% de la déforestation en Amazonie, de la prolifération des algues vertes, sans compter la pollution des sols et des eaux ou le gaspillage alimentaire induits par les productions animales. Un bon moyen de lutter contre le réchauffement climatique et de préserver la biodiversité est donc d’arrêter de consommer des animaux. L’argument selon lequel la fin de l’exploitation animale mènerait à un drame paysager est risible: paysages et prairies peuvent être maintenus sans que nous ne soyons contraints de manger les animaux qui y vivent.

       Il faut faire preuve d’un manque considérable d’imagination pour ne pas parvenir à concevoir d’autres relations avec les animaux d’élevage que celles qui consistent à les faire se reproduire sans fin pour les égorger dans le vacarme et la puanteur des abattoirs. Il ne tient qu’à nous d’arrêter de les exploiter et de leur offrir une vie paisible, et l’existence intéressante, intelligente et digne qu’ils méritent.

    Meilleur pour les humains

       L’agriculture, qui détient enfermés la majorité des poulets, qui gave des canards à tour de bras, qui mutile des cochons, qui confine des poules en cages, qui saigne les animaux et les débite en petits morceaux, ne peut être une agriculture respectueuse ni des animaux, ni des humains. L’extrême pénibilité du travail dans les élevages et les abattoirs est établie; le taux de suicide est près de 20% plus élevé chez les agriculteurs que dans le reste de la population. Notre système ne tient que sous perfusion de subventions publiques.

       Il est désormais urgent de penser à la transition de l’agriculture et d’accompagner à la reconversion les éleveurs au lieu de vouloir maintenir hors de l’eau un système à bout de souffle. Par ailleurs, près de 800 millions d’humains souffrent de malnutrition, tandis que les deux tiers des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production d’aliments pour le bétail. Des paysans sont par exemple expropriés de leurs terres, notamment en Amérique du Sud, au profit de producteurs de soja destiné aux vaches, aux cochons et aux poulets d’élevages français.

       Les famines sont d’origine multifactorielles et les personnes véganes ne prétendent pas résoudre tous les problèmes géopolitiques. Cependant, selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), si les pays riches et émergents divisaient par deux leur consommation de viande, la ration calorique des habitants des pays en développement pourrait augmenter et au moins 2,2 millions d’enfants pourraient échapper à la malnutrition chronique.

    S’opposer au véganisme ne va pas nous sauver

       Refuser d’exploiter les animaux n’est ni dangereux, ni sectaire et n’empêche pas d’en finir prioritairement avec les pires formes d’exploitation animale pour le bien de tous. Il serait grand temps d’arrêter de gaspiller nos forces à nous opposer les uns aux autres.

       Nous n’avons pas pour but de contester que les consommateurs qui choisissent certains labels causent moins de tort aux animaux que les autres, mais il est utopique d’imaginer qu’on puisse un jour arriver à offrir une vie décente et une mort sans souffrance aux animaux tués pour l’alimentation humaine. La poursuite de la consommation carnée, dans des conditions garantissant une bonne vie et une bonne mort aux animaux mangés, est une illusion. Ce mythe doit être détruit parce que cette fausse promesse permet de laisser perdurer les innombrables atrocités imputables à la viande; elle pousse à différer indéfiniment les décisions nécessaires pour y mettre un terme.

       (1) Avis partagé par, entre autres, l’Académie de nutrition et de Diététique (Etats-Unis), les Diététiciens du Canada, la Direction générale de la santé du Portugal, le Service national de santé britannique, le Conseil national de la santé et de la recherche médicale (Australie), le Ministère de l’agriculture des États-Unis, la Fondation des maladies du cœur du Canada. Les références complètes de ces avis scientifiques sur: L214.com/recommandations-sante. 

    http://www.liberation.fr/debats/2018/03/19/et-si-les-vegans-n-avaient-pas-tort_1637325

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (MOURIR EST

    TROP FACILE)

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     "Vole, Musidora, vole!

    - J'peux pas, j'ai trop grossi!"

     http://quaintrellequeso.tumblr.com/post/171074422021

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     https://fr.sputniknews.com/international/201710221033559279-

    vision-distance-methode-cia-espions-usa-urss/

    Le Royaume-Uni fait déclarer

    par l’OTAN la guerre à la Russie

       La virulence des hostilités déclenchées par le Royaume-Uni contre la Russie semble dépasser l'entendement rationnel. Un fait divers que l'on prétend ne pas chercher à élucider est pris comme prétexte à un conflit plus que diplomatique avec la Russie. La déclarée tentative d'empoisonnement de Sergueï ou de Julia Skripal (pas encore interrogés) à Salisbury dimanche 4 mars sert de prétexte à une escalade sans précédent. Pour écarter d'abord le corps de l'affaire on remarquera simplement que, si l'on sait tout de Sergueï Skripal qui a trahi la Russie au profit du Royaume-Uni mais n'a plus été inquiété par son pays depuis qu'il été extrait de prison après un tiers de sa peine, été échangé et autorisé à vivre à Londres il y a sept ans et demi, on en sait très peu sur Julia, qui depuis qu'elle a quitté l'université de Moscou il y a dix ans a alterné des fonctions diverses en Russie et au Royaume-Uni, dont elle envisageait il y a quelques années de prendre la résidence permanente avant de changer soudain d'avis et de rentrer en Russie en 2015.
     
       Les proches, Russes ou Anglais, qui essaient d'obtenir des nouvelles auprès de l'hôpital où elle est censée être traitée, sont éconduits par la police qui refuse de donner la moindre indication sur sa condition (ainsi que celle de son père), ce qui les a convaincus que les deux sont morts depuis une dizaine de jours. Ce serait normalement le cas s'ils avaient vraiment été exposés à une goutte d'un agent dix fois plus létal que le VX, comme ce Novitchok que seul un pays disposant d'échantillons, provenant du démantèlement des stocks ouzbèques ou synthétisé plus tard, peut identifier. L'enquête menée le jour même au restaurant Zizzi et au bistrot Mill indiquait une suspicion d'empoisonnement de leurs boissons, pas un dard de guêpe monté sur parapluie, mais ce n'est qu'une semaine plus tard, le 11, que les cinq cents personnes ayant visité l'un de ces deux établissements le 4 ont reçu l'instruction de laver soigneusement leurs effets portés ce jour-là. Dans tous les cas aucun enfant européen de plus de six ans, ou américain de plus de soixante, ne saurait trouver un motif rationnel pour lequel le gouvernement russe aurait pu commanditer pareille absurdité. 
     
       Il y a chaque année dans le monde plusieurs centaines de milliers d'homicides, et encore plus de tentatives, dont un nombre indéterminé touchent des résidents étrangers, qu'ils soient simples immigrés, réfugiés politiques voire traîtres à leur pays d'origine, et un certain nombre se font par empoisonnement, sans que cela entraîne nécessairement une suspicion d'action gouvernementale, et encore moins une déclaration de guerre. Au contraire la norme est généralement la coopération internationale, la police du pays où a eu lieu le meurtre ou la tentative prenant contact avec la police du pays où on a des raisons de penser qu'on peut trouver des éléments, comme dans ce cas le pays d'où venait d'arriver l'une des deux victimes.
     
       C'est du moins la norme entre pays européens, puisqu'entre pays de niveau criminologique dissemblable le pays le plus avancé, européen par exemple, demande par voie diplomatique que sa police soit invitée à aller "aider" (voire enquêter pour) celle du pays le moins avancé, africain par exemple. En 1978, au plus fort de la guerre froide, lorsque Georgi Markov fut assassiné (empoisonné) au Royaume-Uni, ce pays n'expulsa pas le moindre diplomate bulgare ou italien et n'accusa aucun gouvernement. A l'époque des échanges d'espions et des éliminations de traîtres, un nombre encore non divulgué de plus ou moins honorables ressortissants des deux côtés du rideau de fer furent passés au fil du parapluie bulgare (ou équivalent), et à trépas en conséquence, sans états d'âme ni état de guerre. 
     
       Plus près de nous, et sans revenir sur la récompense accordée par un organisme pseudo-international pour l'assassinat un par un de tous les témoins à charge contre Ramush Haradinaj, dans une affaire similaire (de crime contre l'humanité) on peut remarquer que l'assassinat méthodique, dans divers pays, de tous les témoins appelés par la justice française au sujet du double régicide du 6 avril 1994, au fur et à mesure que le tribunal anti-terroriste dévoilait "candidement" leur nom sans les faire protéger, n'a donné lieu à aucune protestation gouvernementale française, aucune accusation envers le Ruanda ou l'Ouganda, aucune sanction diplomatique ou même, bizarrement, aucune suspicion envers l'ancien officier ougandais et actuel président ruandais à qui profitent tous ces assassinats, dont on se refuse obstinément à chercher le commanditaire.
     
       On n'a par contre pas besoin de chercher de commanditaire chaque fois que les Etats-Unis d'Amérique revendiquent l'assassinat, par missile ou avion téléguidé, de cinq ou six occupants d'une voiture particulière au Yémen au motif qu'il pourrait se trouver parmi eux quelqu'un soupçonné par les Etats-Unis, mais présumé innocent selon le droit, de vagues liens avec une organisation terroriste d'ailleurs fondée par eux.
     
       Cependant ni les alliés du Yémen ni aucun membre du Conseil de Sécurité n'a expulsé pour ce motif avéré et reconnu le moindre diplomate étatsunien, ou demandé de purger le Conseil de Sécurité de l'ONU du membre qui en viole régulièrement la charte. Dans l'affaire anglaise, dès le 9 mars la Russie avait proposé au Royaume-Uni son aide dans l'enquête sur l'empoisonnement de ses deux ressortissants à Salisbury, dont l'un (Julia) résidait en Russie. Dédaignant cette proposition, le Royaume-Uni a préféré accuser explicitement la Russie le 11 mars, puis lui poser spectaculairement lundi 12 mars un ultimatum à la Russie, lui enjoignant de remettre avant mardi 13 au soir un rapport au gouvernement britannique détaillant le "programme Novitchok", et de confesser et expliquer son crime à l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), dans le même délai.
     
       Cet ultimatum a été présenté sous la forme d'une déclamation publique du premier ministre Theresa May devant le parlement britannique. Dès sa prise de connaissance de cet ultimatum, le gouvernement russe a demandé à son homologue anglais d'une part d'ouvrir une enquête criminelle conjointe (et de fournir un échantillon du produit suspecté), et d'autre part de présenter à l'OIAC une déclaration d'événement chimique, selon les règles normées de ladite organisation. Le Royaume-Uni s'est catégoriquement refusé à ces deux démarches. 
     
       En clamant que les neurotoxiques sont interdits par la Convention sur l'Interdiction des Armes Chimiques le Royaume-Uni omet cependant de mentionner que cette convention ne prohibe l'usage d'armes chimiques que dans le cadre des conflits. Toutes les armes chimiques sont interdites d'emploi en guerre, même les incapacitants non létaux. Aucune arme chimique n'est interdite d'emploi en usage intérieur, par exemple en maintien de l'ordre, même si les gouvernements (qui dotent leurs polices de pistolets mais les entraînent à utiliser plutôt la matraque) y utilisent préférentiellement des armes non létales comme les gaz incapacitants temporaires (lacrymogènes, hilarants...) expressément interdits dans les conflits internationaux.
     
       Les articles II et VI de ladite convention excluent expressément de son champ de compétence les produits chimiques à finalité non militaire. Et on omet aussi de mentionner que si des conventions internationales régulent la guerre puisque c'est une activité légale, aucune convention internationale ne régule le meurtre puisque c'est une activité illégale (interdite, sans considération de moyens employés, par toutes les chartes affirmant le droit à la vie), donc aucune convention internationale n'interdit de commettre un meurtre à l'arme chimique. Les autorités des pays civilisés se gardent généralement d'accuser un pays tiers devant la presse (voire devant leur parlement) avoir d'avoir au préalable fait part de leurs griefs aux autorités du pays sur le point d'être accusé, et demandé des explications d'abord par canal diplomatique discret.
     
       D'ailleurs lorsque la Dame de Fer guerrière mais éduquée a décidé le 20 mars 1982 de briser le contrat de démantèlement de ferraille en Géorgie du Sud entre Christian Salvesen et Constantino Davidoff, d'imposer à ce dernier l'abandon de ses travailleurs (de plusieurs nationalités) sur les îles, et d'envoyer le brise-glace Endurance pour empêcher leur évacuation, le Royaume-Uni a informé le jour même le chargé d'affaires argentin à Londres, puis maintenu le contact par le biais de son ambassadeur à Buenos Aires dès le surlendemain, jour de sa déclaration de guerre à l'Argentine. Hors cas de guerre, la première mesure habituellement prise par un pays qui a un grief envers un autre est la convocation de l'ambassadeur résident de ce pays par le ministre des affaires étrangères du pays hôte, pour échange d'explications. Si celles-ci, après transmission des griefs par l'ambassadeur à son propre ministre de tutelle et réception des réponses, ne suffisent pas à régler la crise, le pays qui a des griefs envers un autre rappelle son propre ambassadeur "pour consultation".
     
       L'ambassade reste ouverte, l'ambassadeur quitte temporairement le poste où il est accrédité pour aller "faire son rapport" à son ministre de tutelle, ce qui est déjà une manifestation officielle et publique de désaccord, et selon la suite des événements il est soit renvoyé à son poste quelques jours plus tard soit retenu plus longuement voire indéfiniment dans son pays d'origine, comme l'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, qui avait osé exposer (confidentiellement) au ministre Alain Juppé la vérité sur les événements en Syrie mais fut retiré de Damas pour signifier le soutien de la France à la guérilla islamiste. L'expulsion de diplomates est une mesure exceptionnellement rare. Par exemple en 1981 après l'exploitation de la liste de 400 noms fournie par Vladimir Vetrov, la France a expulsé 47 agents soviétiques du KGB.
     
       Le Royaume-Uni en avait expulsé 90 en septembre 1971, avec deux semaines de préavis, et les avait même individuellement déclarés persona non grata puisque leur expulsion était motivée par leurs activités. Il a aussi expulsé 4 diplomates russes en 2007, en représailles au refus de la Russie de lui extrader un suspect protégé par la Convention Européenne d'Extradition de 1957, mais il ne s'agissait alors que de mesures de rétorsion politique. De la même manière, si la Russie expulse demain un certain nombre de diplomates britanniques il s'agira d'une mesure collective dictée par le principe de réciprocité qui régit les relations internationales, sans qu'il y soit nécessaire de mettre personnellement en cause le comportement de chacun d'eux. Quant à la proclamation de la rupture de tout contact bilatéral aux plus hauts niveaux de l'Etat, comme vient de le faire le Royaume-Uni, c'est une injure particulièrement rare. Déjà l'expulsion de 23 diplomates russes sur 59, soit 40% de la représentation russe en Angleterre, est loin d'être une petite mesure anodine.
     
       On rappellera que le préavis d'une semaine est presque insultant, comme si la présence, une semaine de plus, des diplomates russes d'aujourd'hui représentait un danger supérieur aux espions soviétiques de 1971, auxquels on avait donné deux semaines. Surtout, on ne rappellera pas inutilement que 23 diplomates, c'est la moitié du nombre d'espions soviétiques expulsés par la France dans le cadre de l'affaire Farewell, dont le renseignement étatsunien estime qu'elle a précipité la chute de l'URSS. Et ce n'est pas fini, puisque ce 15 mars le gouvernement britannique a annoncé qu'un deuxième train de mesures et d'expulsions est déjà à l'étude au cas où la Russie répliquerait, ce qui est la règle (quels que soient les torts) en matière diplomatique. 
       

     
       Car la diplomatie est un jeu de finesse. On fait des sous-entendus, on démontre qu'on est totalement conscient du jeu de l'autre, on explique par une métaphore qu'on n'est pas idiot et qu'on sait que l'autre a compris que sa manoeuvre a échoué, on demande au vis-à-vis de vouloir bien avoir l'amabilité de présenter à son gouvernement cet ultimatum ou cette déclaration de guerre qu'on a été chargé de lui faire parvenir, mais on ne cesse de se sourire, de présenter ses hommages aux épouses et de s'inviter au prochain coctel ou événement diplomatique organisé par un homologue.
     
       Chacun sait pertinemment lequel a la chance de servir le pays qui est cette fois dans son droit et lequel a la malchance de servir le pays qui vient de se faire prendre en tort, mais les deux sauvent les apparences car, justement, la diplomatie est le dernier lien qui reste quand les armes parlent sur le champ de bataille et qu'il faudra à un moment donné coordonner leur mise en veille. Tel est, du moins, l'état de choses entre pays civilisés conscients de leur permanence historique et de celle de l'ennemi du jour, par-delà les défaites et les traités de capitulation, là où certains Etats immatures ou peuplades arriérées ne conçoivent que la destruction totale et innégociée de l'ennemi. 
     
       Pour sa part la diplomatie anglaise ne sortira pas grandie de cette hystérie. En novembre 2009, le secrétaire d'état britannique à l'énergie et au changement climatique Edward Miliband avait déclaré que les relations entre son pays et la Russie relevaient d'une "mésentente respectueuse". Il n'en reste que la mésentente. Pourtant l'Angleterre n'est précisément pas un jeune Etat périphérique du Nouveau-Monde sans vision du futur faute de perspective historique.
     
       Elle a établi ses premières relations diplomatiques avec la Russie il y a déjà presque un demi-millénaire (en 1553), un demi-millénaire certes après l'envoi de la première mission diplomatique française en Russie (en 1048 soit peu après sa fondation par le baptême de Saint Vladimir en Crimée). Quelque substitution de peuples qu'opère le gouvernement britannique, et quelque saignée que cela entraîne pour la population de Normands et Saxons des Angles, il restera une communauté indépendante dans ces îles pour certainement plusieurs siècles encore. 
     
       Au moment où le Royaume-Uni, comme ses alliés, prétend ne pas avoir attaqué la Syrie (bien qu'il l'envisage à très court terme) mais seulement tuer des terroristes présents en Syrie, il déclare que la Russie a attaqué la Grande-Bretagne. Tout en n'ayant pas encore la moindre preuve de l'implication du moindre Russe dans l'empoisonnement déclaré, le gouvernement anglais assure savoir que l'ordre en a été donné au plus haut niveau du gouvernement russe, et le premier ministre May accuse nominativement le président Poutine. La presse anglaise, de son côté, fait ses gros titres sur rien de moins que "l'attaque chimique russe sur Salisbury", afin d'assurer l'irréversiblité de la russophobie et de la misorussie des Britanniques. 
     
       Hier 14 mars, à l'issue de la réunion d'urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU convoquée par le Royaume-Uni, celui-ci a opposé son veto au projet de communiqué final appelant à l'ouverture d'une enquête selon les normes de l'OIAC, au seul motif de refuser la moindre déclaration commune avec la Russie (une négation du principe de discussion des conflits fondateur de l'ONU), et de clamer la division du Conseil de Sécurité sur la question. Enfin la déclaration commune, ce 15 mars, signée de la France, des Etats-Unis d'Amérique, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, constitue en moins de vingt lignes un monument de mauvaise foi qui vaut la peine d'être lu. Cette déclaration déplore que "la vie de nombreux citoyens britanniques innocents a été menacée", alors que le poison aurait été introduit précisément et exclusivement dans le verre des deux victimes visées.
     
       Elle mentionne un agent innervant militaire "d'un type développé en Russie", alors que le Novitchok a été développé en Ouzbékistan alors membre de l'URSS. Elle note que cela constitue "le premier usage offensif d'un agent chimique innervant en Europe depuis la deuxième guerre mondiale", alors qu'un empoisonnement individuel n'est pas un usage militaire offensif, et que de plus les signataires tolèrent l'utilisation de chloropicrine contre la population civile d'ex-Ukraine. Elle prétend que c'est une "violation de la Convention sur l'Interdiction des Armes Chimiques", alors que celle-ci ne porte que sur l'utilisation militaire, réprouvée pour son caractère de destruction massive, des agents chimiques à finalité militaire.
     
       Elle clame que c'est "une violation du droit international", alors qu'aucun texte de droit international n'interdit l'assassinat, que pratiquent d'ailleurs les quatre signataires chez eux ou dans des pays tiers. Elle prétend que "cela menace notre sécurité à tous", alors qu'une tentative d'homicide est bien la moindre des menaces d'origine étatique qui planent sur les citoyens. Elle qualifie l'ultimatum britannique de "requête légitime", alors qu'elle n'a pas respecté les règles de l'OIAC, et elle conclut que l'absence d'obtempération de la Russie "souligne encore plus sa responsabilité", alors que celle-ci n'est nullement démontrée par ailleurs.
     
       Elle prétend que les pays signataires ne voient "pas d'autre explication plausible" que celle selon laquelle la Russie serait responsable de l'attaque, alors que n'importe quel quidam même pas policier peut facilement trouver une demi-douzaine d'autres explications plausibles. Elle mentionne un schéma général d'antécédents de "comportement russe irresponsable", alors que la Russie n'a agressé aucun pays depuis la fin de l'URSS (qui avait envahi l'Afghanistan) contrairement aux quatre pays signataires au lourd passif offensif, et alors que la Russie réagit de manière particulièrement mesurée aux provocations quotidiennes dont elle l'objet de la part de ces quartre membres de l'OTAN depuis plusieurs années.
     
       Surtout, celle déclaration assène que "ceci est un assaut contre la souveraineté du Royaume-Uni", alors que l'homicide, fût-il avéré, commis par un Etat sur le territoire d'un autre (et massivement commis par au moins l'un des signataires de cette déclaration) n'a jamais été considéré comme une sérieuse atteinte à la souveraineté nationale. Enfin la déclaration conclut sur un appel à la Russie à "être à la hauteur de ses responsabilités comme membre du Conseil de Sécurité de l'ONU", alors que depuis 1992 elle est systématiquement températrice, au Conseil, de toutes les pulsions agressives de ses partenaires. Les termes ont été soigneusement choisis. En définissant l'hypothétique empoisonnement des Skripal comme une attaque armée contre le Royaume-Uni, ses alliés en ont fait un acte de guerre déclencheur automatique de la mise en oeuvre de l'article 5 du Traité de Washington, selon lequel tous les membres de l'Alliance Atlantique doivent désormais se considérer militairement agressés. Et en désignant la Russie comme coupable de cette agression, les signataires ont nommé leur ennemi.
     
       Le grand public croit parfois qu'une déclaration de guerre est un document diplomatique par lequel un gouvernement annonce à un autre que leur dispute est entrée en phase militaire, car c'est vrai qu'il en a longtemps été ainsi. Mais de nos jours une déclaration de guerre peut aussi simplement être un communiqué de presse par lequel un gouvernement informe sa population (ou dans certains pays le parlement) que le pays est désormais en état de guerre. Par exemple la déclaration de guerre du gouvernement français le 3 septembre 1939 n'a pas été adressée au gouvernement allemand, dont l'ultimatum donné par la France n'était pas encore échu, mais à la population française.
     
       Une fois de plus, car c'est une habitude qui devient répétitive depuis 2014, la France, les Etats-Unis d'Amérique, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont déclaré la guerre à la Russie, et en des termes qui impliquent toute l'Alliance Atlantique. Le refus de signature des alliés certainement sollicités, comme la Turquie, l'Italie et la Pologne, méritera d'ailleurs d'être étudié, en regard notamment de la signature de la France qui avait déclaré hier 14 mars attendre les conclusions définitives et les preuves plutôt que succomber à la politique-fiction. 
     
       Au-delà, la conclusion de cette déclaration annonce l'objectif véritable, d'ailleurs dévoilé par avance par le premier ministre britannique à son parlement hier 14 mars : en prélude à la grande guerre, on va maintenant travailler à expulser la Russie du Conseil de Sécurité de l'ONU. La formulation britannique mentionne une refonte du Conseil de Sécurité, ce qui impliquerait évidemment l'accord de tous ses membres permanents, sinon de l'Assemblée Générale. La solution testée pour le G8, dont aucune règle ne prévoyait l'expulsion d'un membre, a consisté à ce que sept membres le quittent et en refondent une copie limitée (voir article "fronde au sein du G8" du 28 août 2015), mais l'ONU est quand même un machin bien plus gros. La solution que choisiront les Etats-Unis consistera simplement à interdire l'accès des représentants russes accrédités à New York. Le sujet est très sérieux, on y reviendra dans une étude plus conséquente.
     

    $$$

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE DIEU DU HASARD

    EST LE PEUT-ÊTRE)

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    (Tout est dans tout et réciproquement)

    (Source: sheepfilms, via unititle)

    ùùù

    "Alleï, Amanda, on se presse un peu, SVP.

    - Pourquoi? J'ai tout mon temps"

    (via fabforgottennobility)

    ùùù

    "Ça sert à rien, Véronica...

    J'ai PAS envie!"

    (via retro--erotica)

    ùùù

    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (DANS TON UNICITÉ

    TU ES UNIQUE)

    ¤¤¤

     https://douceanarchie.tumblr.com/image/171800873056

    ¤¤¤

     http://www.nawak-illustrations.fr/2015/02/le-lobbying-pro-gaz-de-schiste-sintensifie-en-france/

    Un rapport scientifique confirme les risques

    de l’exploitation du gaz de schiste

    pour l’environnement et la santé

    Source : Rolling Stone

       La « fracturation », technique utilisée pour l’extraction de gaz et de pétrole « non conventionnels »en injectant des fluides chargés de produits chimiques dans les couches rocheuses profondes, empoisonne l’air, contamine l’eau et met en danger la santé des habitants des États-Unis. C’est la conclusion d’une étude qu’ont publié mi-mars les Concerned Health Professionals de New York, et Physicians for Social Responsibility, un groupe de médecins lauréats du prix Nobel de la paix. Leur travail s’appuie sur des enquêtes, des évaluations gouvernementales et plus de 1.200 articles de recherche évalués par des pairs.

       « La fracturation est la pire chose que j’ai jamais vue, affirme le Dr Sandra Steingraber, une biologiste qui a travaillé sur les liens entre cancer du sein et incinérateurs toxiques et l’une des huit coauteurs du rapport. Nous nous en doutions depuis longtemps, mais l’industrie roule plus vite que la recherche scientifique. »

       Le rapport « Dangers de la fracturation » met également en lumière les risques d’un groupe souvent négligé dans le débat sur la fracturation hydraulique : les travailleurs. Selon la Chambre de commerce des États-Unis, le fracking a créé 1,7 million d’emplois mais l’industrie a potentiellement exposé les travailleurs sur le terrain à des conditions extrêmement dangereuses. « Ce sont des emplois meurtriers, affirme le Dr Sandra Steingraber. Nous avons effectivement détecté du benzène dans l’urine des travailleurs à des niveaux connus pour augmenter les risques de leucémie. »

       Pour protéger politiquement leurs investissements, de nombreuses entreprises ont pris des mesures extrêmes. Ainsi, le mois dernier, le Wyoming est devenu le troisième État, après l’Iowa et l’Ohio, à présenter un projet de loi criminalisant les protestations comme celles menées à Standing Rock. « C’est une guerre, explique Tina Smusz, médecin à la retraite en médecine d’urgence et en soins palliatifs et membre de Physicians for Social Responsibility en Virginie. Et dans cette guerre, l’une de nos armes la plus précieuse est la science. »

    https://reporterre.net/Un-rapport-scientifique-confirme-les-risques-de-l-exploitation-du-gaz-de

    ¤¤¤

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE NE CONSISTE PAS

    À FAIRE SIMPLEMENT

    BEAUCOUP DE BRUIT)

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     "Sophie, qu'est-ce que tu fais?

    - Je donne à manger à la fleur...

    - Mon Dieu..."

     http://nadchris34.tumblr.com/post/171908568649/birdasaurus-silvia-conde

    %%%

    https://www.pinterest.com/pin/288652657336873409/

    Et si les bébés savaient raisonner

    avant même de savoir parler ?

    Jean-Paul Fritz

       Imaginez que l'on vous pose un problème de logique. On vous montre des objets que l'on cache ensuite avant d'en récupérer un, et vous devez déduire lequel, en fonction des éléments visuels que vous avez recueillis pendant la manipulation. Comment allez-vous déterminer cela ? Allez-vous simplement pointer du doigt un objet au hasard ? Ce ne serait pas très raisonné. Vous allez certainement peser le pour et le contre et réfléchir avant de désigner l'objet qui vous semblera correspondre à la solution.

       Réfléchir, oui, mais comment ? Avec des mots, bien sûr. Lorsque vous réfléchissez, vous utilisez généralement votre langue maternelle (ou votre langue usuelle). Mais qu'en est-il des enfants qui n'ont pas encore acquis un langage ? S'abstiennent-ils de tout raisonnement logique ? (...)

       (...) La question est intéressante, d'autant qu'elle touche à la nature même de notre manière de penser logiquement. Pour y apporter des éléments de réponse, une équipe de chercheurs européens dirigée par Nicoló Cesana-Arlotti, de l'université Pompeu Fabra (Barcelone) a mené une étude (publiée aujourd'hui dans "Science") sur les capacités de jeunes enfants âgés de 12 et 19 mois ne sachant pas encore parler. Des âges choisis parce qu'ils sont "au début de la production de la parole et de l'apprentissage du langage, mais qui précède le développement d'une connaissance extensive du langage".

       Ces scientifiques ont mis les enfants devant des mini-énigmes simples où l'on peut procéder par élimination, en leur présentant ensuite les réponses, logiques ou inattendues. Durant ces projections, ils ont observé leurs réactions de manière détaillée, notamment le mouvement de leurs yeux et une plus grande dilatation des pupilles durant les phases des problèmes où l'on doit déduire des solutions, des réactions involontaires qui sont similaires à ceux des adultes placés dans des circonstances similaires.

       "Nos données documentent la présence précoce de capacités logiques primitives," concluent les auteurs. "Sans instructions ou tâches (à accomplir), ces nourrissons raisonnent spontanément de manière logique lorsqu'une scène se déroule."

       Au cours des expériences, ces scientifiques ont donc pu dissocier la naissance du raisonnement logique et l'apprentissage de la langue maternelle. "Des marqueurs comportementaux spécifiques peuvent être utilisés pour suivre le cours temporel précis de leur processus de raisonnement," précise l'étude. "Parce que de tels marqueurs apparaissent déjà à des âges où le développement du langage est à peine commencé, nos données suggèrent que les précurseurs du raisonnement logique sont indépendants de l'acquisition du langage." On pourrait donc faire des déductions dès le plus jeune âge et sans pour cela avoir besoin de mots pour soutenir notre raisonnement.

       Bien sûr, nous ne naissons pas mathématiciens, nous rassurent ces chercheurs. "Cela n'implique pas que tout raisonnement logique est spontané ou inné, tout comme des capacités numériques spontanées et innées n'impliquent pas que tout le savoir mathématique est inné. Le raisonnement se produit de différentes manières et à de nombreux niveaux différents de nos processus mentaux, et le gouffre qui sépare la pensée des nourrissons du raisonnement logique explicite des adultes est grand. Cependant, le développement des capacités de raisonnement se construit sur une fondation naturelle logique, dont nous commençons à découvrir le profil." Et de reconnaître modestement : "Une conséquence de notre recherche est qu'il reste encore beaucoup de travail pour comprendre comment se produit l'alignement entre le langage et la pensée." (...)

       (...) Cette étude "nous montre que les nourrissons ont la capacité de raisonner en procédant par élimination," explique Justin Halberda, professeur au département des sciences psychologiques et du cerveau de l'université Johns Hopkins (USA) dans un commentaire publié également dans "Science". "Ce sont les fondations les plus précoces connues de notre capacité humaine à raisonner logiquement."

       Mais si l'on peut faire des déductions sans avoir besoin de mots pour les exprimer, certains animaux ne possédant pas de langage pourraient très bien avoir des capacités similaires. En soulignant que la logique est à la base des réalisations de l'humanité ("sans logique, pas de science"), le professeur Halberda affirme qu'avec les travaux de l'équipe européenne, "la course a commencé pour documenter la gamme d'aptitudes précoces partagées par les jeunes enfants, les adultes et les animaux et pour déterminer comment ces aptitudes fondatrices alimentent nos capacités à raisonner".

       Car pour lui, "dérouler les similarités et les différences des capacités de raisonnement entre les nourrissons, les enfants, les adultes et les animaux est une tâche importante pour le futur, de la même manière que déterminer pourquoi, malgré le fait qu'il soit déployé par les nourrissons, le raisonnement est ressenti comme un effort, et pourquoi les humains vont souvent 'suivre leurs tripes' en se fiant à l'heuristiqueet aux préjugés plutôt qu'aux déductions logiques".

       Et de conclure : "C'est un moment palpitant pour nous en tant que scientifiques, utiliser le raisonnement logique pour comprendre comment nous raisonnons logiquement." Mais, cette fois, en utilisant le langage.

    https://actus.nouvelobs.com/sciences/20180315.OBS3699/et-si-les-bebes-savaient-raisonner-avant-meme-de-savoir-parler.html?cm_mmc=Acqui_MNR-_-NO-_-WelcomeMedia-_-edito&from=wm#xtor=EREC-10-[WM]-20180316

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    Luc Desle


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