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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TANT VA LA MOUCHE À L'EAU

    QU'À LA FIN LE POISSON LA GOBE)

    ***

    "Si tu bois ce verre d'eau, je te rends ta jupe.

    - ?"

    http://reikogeisha.tumblr.com/

    ***

    http://info-resistance.org/livres/complot-mondial-contre-la-sante/

    Les méthodes des lobbies pour empêcher

    la réglementation des perturbateurs endocriniens

    Entretien avec Stéphane Horel 

    Propos recueillis par Marie Astier

       Stéphane Horel est journaliste. Pendant trois ans, elle a enquêté sur les lobbies pour comprendre la bataille silencieuse qui se mène dans les couloirs de la Commission européenne contre la réglementation des perturbateurs endocriniens. Elle l’a racontée dans son ouvrage Intoxication, paru en octobre 2015 (éd. La Découverte), et toujours d’actualité. Entretien.

       Plus de trois ans de retard. La Commission européenne devait fournir une définition des perturbateurs endocriniens (PE), ces molécules qui interagissent avec nos hormones et sont présentes dans de nombreux produits du quotidien, d’ici à décembre 2013. Mais ce mardi 28 février 2017, la Commission européenne en présente la quatrième version aux États membres de l’Union. Elle n’est que légèrement modifiée, par rapport à celle de décembre 2016, qui n’avait pu obtenir la majorité. Reste l’exception majeure introduite à la demande de l’Allemagne : les pesticides spécialement conçus pour être des perturbateurs endocriniens seraient exclus de la définition. « C’est absurde ! C’est comme si on interdisait les armes à feu, sauf celles conçues pour tuer les gens », estime François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures.

     Par ailleurs, cette définition requiert trois éléments pour classer une substance comme perturbateur endocrinien : démontrer qu’elle a un effet, démontrer son mode d’action, et démontrer la relation de causalité entre les deux. Or, « une exposition à deux mois de grossesse peut avoir des effets 25 ans plus tard, note M. Veillerette. Le niveau de preuve est extrêmement élevé. Avec cette définition, il n’y aurait qu’entre zéro et deux substances classées ! »

       / Reporterre — Comment avez-vous commencé à travailler sur les perturbateurs endocriniens ?

       - Stéphane Horel — J’ai commencé en 2006, parce que j’écrivais un livre [1] sur les polluants chimiques dans l’environnement quotidien. Quand on vous explique qu’il y a des substances chimiques qui peuvent interagir avec le système hormonal, on saisit tout de suite l’enjeu. Mais à l’époque, personne n’en parlait. Dans les archives du journal Le Monde, il n’y avait pas une seule occurrence de l’expression « perturbateur endocrinien ».

       En 2012 j’ai assisté à une conférence organisée par la Commission européenne sur la règlementation des perturbateurs endocriniens. À l’époque, j’avais commencé à me former sur les techniques des lobbies. Là, le cours se déroulait devant moi. La salle de 300 personnes était à moitié remplie par des lobbyistes, et les scientifiques que je connaissais depuis plusieurs années subissaient une pression énorme. Quand on parle de lobbying, c’est pour raconter comment une loi a été abîmée. Donc, je me suis dit, « on va le raconter en direct ». Le problème est le temps que cela prend. On travaille au jour le jour pendant trois ans. Il faut être accroché comme une teigne au sujet et ne pas le laisser partir par lassitude. Il faut analyser de s milliers de pages de documents internes de la Commission européenne, sa correspondance avec les lobbies, évidemment en anglais, avec des notions techniques. Cela exige un temps dont ne dispose pas un journaliste dans une rédaction.

       / Comment l’Union européenne s’est-elle intéressée aux perturbateurs endocriniens ?

       - L’alerte scientifique sur les perturbateurs endocriniens date de 1991, et dès 1999 l’Union européenne s’est dotée de ce que l’on appelle une « stratégie communautaire sur les perturbateurs endocriniens ». Mais le déclencheur de tout ce qui se passe aujourd’hui est un règlement de 2009 sur les pesticides : il posait que tout pesticide présentant des propriétés de perturbation endocrinienne devait être retiré du marché ou n’y pas entrer. Pour activer cette loi, il fallait se mettre d’accord sur la définition d’un perturbateur endocrinien. Une définition qui s’appliquerait dans tous les textes de loi européens.

       / Si cette définition inclut beaucoup de substances, elle peut avoir un impact important pour les industriels…

       - Dès le départ, toute l’industrie de la chimie s’est alliée à l’industrie des pesticides pour éviter une réglementation stricte. Dans les conférences, on voyait l’industrie du pneu, celle des jouets…

       Car l’impact dépasse les perturbateurs endocriniens. Jusqu’à aujourd’hui, la plupart des règlementations chimiques dans le monde sont fondées sur ce que l’on appelle l’évaluation des risques. On fait des calculs puis, en fonction de l’exposition supposée, on décide de mettre ou pas un produit sur le marché. Le temps que l’on s’aperçoive qu’il y a un problème, il faut des chiffres, ou des dégâts constatés sur l’environnement ou sur les gens. Cela peut prendre 20 ans pour retirer un produit. C’est ce qui se passe avec les néonicotinoïdes et peut-être avec le glyphosate.

       Mais le règlement sur les pesticides de 2009 a ce que l’on appelle une approche par le danger, on agit a priori. Si un produit est intrinsèquement dangereux, son accès au marché est interdit. C’est une stricte application du principe de précaution. Cela inaugurerait une nouvelle philosophie de règlementation et c’est un précédent qu’aucun industriel n’a envie de voir.

       / Comment une industrie se met-elle en action pour éviter une telle législation ?

       - Quand on dit « lobbies », cela entraîne tout un imaginaire, beaucoup de clichés. Tous les secteurs industriels ont des organisations de lobbying qui défendent leurs intérêts auprès des institutions européennes. Par exemple, la plus grosse organisation de lobbying européenne est le Cefic [European chemical industry council], le conseil européen de l’industrie chimique, qui dispose d’un budget annuel de 40 millions d’euros et de plus de 150 employés.

       On ne parle pas de corruption ou de valises de billets. On parle d’organiser une proximité intellectuelle, de fournir les données, parfois des solutions toutes prêtes, dont les décideurs ont besoin pour réfléchir. Cela signifie prendre des rendez-vous, envoyer des courriels, des relances, écrire des documents que l’on met en pièce jointe. C’est extrêmement banal et assez ennuyeux. Il n’y a rien de spectaculaire.

       / Quels lobbies se sont mobilisés sur cette question des perturbateurs endocriniens ?

       - Il y a l’ECPA (European crop protection association), qui représente les vendeurs de pesticides (Monsanto, Dupont, Dow Chemicals). Certaines entreprises, comme Bayer ou BASF, sont aussi montées en première ligne et, dans une moindre mesure, Syngenta. Il y a le Cefic, qui représente 28.000 entreprises chimiques européennes. Après, il y a des acteurs moins actifs au quotidien, Plastics Europe et Cosmetics Europe. Il y a l’American chamber of commerce, qui représente les 160 plus grosses entreprises états-uniennes, dont Disney ou Google. Il faudrait ajouter Crop Life International, qui est l’organisation mondiale de lobbying de l’industrie des pesticides. Et puis l’American Chemistry Council, qui représente les industries chimiques états-uniennes. D’énormes moyens ont été engagés dans ce lobbying.

       / Une des stratégies racontées dans votre ouvrage est la bataille de l’industrie pour obtenir une étude d’impact, et ainsi ralentir de processus de décision…

       - Le climax de cette histoire s’est déroulé en 2013. C’était la date limite qu’avait la Commission européenne pour définir les perturbateurs endocriniens. La direction générale (DG) de l’Environnement était en charge de ce dossier et proposait un système de classification inspiré des cancérigènes : certains, probables, possibles. L’industrie n’en voulait pas, tout comme le reste de la Commission. Les lobbyistes ont fait en sorte que les autres services de la Commission européenne tuent la proposition de la DG Environnement. Un des moyens qu’ils ont employés a été de demander une étude d’impact. Cela a permis de gagner du temps, entre 12 et 15 mois.

       / Les lobbies influencent aussi le débat scientifique. Comment s’y prennent-ils ?

       - Toutes les stratégies de manipulation de la science, je les mets sous le terme « manufacture du doute ». Il s’agit de transformer le processus standard de la science, qui est de repousser les frontières de l’incertitude, afin d’introduire le doute dans l’esprit du décideur.

       Il y a plusieurs façons de faire. D’abord, les lobbies ont recouru à des firmes telles que Exponent et Gradient, qui avaient fait leurs armes avec l’industrie du tabac. Elles emploient des scientifiques qui écrivent des articles publiés dans la littérature scientifique et qui minimisent le danger d’un produit. C’est très pratique pour mettre en pièce jointe d’un courriel à un décideur qui ne fait pas la différence entre un article écrit par des scientifiques indépendants ou de chez Gradient. Ils produisent aussi des articles qui attaquent ceux des scientifiques indépendants.

       Ensuite, les industriels font appel à des scientifiques qui ont un emploi dans des universités, des instituts de recherche, ou même dans des agences. Ils leur octroient un financement de recherche pour être consultant, conseiller, pour créer des liens. Ces scientifiques ont le droit de collaborer avec des industriels, mais quand une institution publique les choisit pour être membres d’un panel d’experts, cela les met dans une situation de conflit d’intérêts.

       / Revenons-en à la bataille des perturbateurs endocriniens. Votre livre s’arrête en juin 2015. La Commission a demandé l’étude d’impact. Que s’est-il passé depuis ?

       - Publier le livre avant que ce soit terminé était volontaire. Comme pour dire : nous voilà au bord du ravin. Depuis, la Commission européenne a été condamnée par la Cour de justice européenne pour n’avoir pas respecté les délais et violé les traités de l’Union. Pourtant, la Commission a poursuivi son étude d’impact, malgré la condamnation de la plus haute instance de l’Union européenne.

       Puis elle a présenté une définition des perturbateurs endocriniens en juin 2016. Depuis, cette définition est en discussion au sein d’un comité spécialisé, qui va en présenter ce mardi la quatrième version. Personne n’est content, y compris l’industrie. Et la Commission dit que, si personne n’est content, c’est qu’elle a bien fait son travail. C’est extraordinaire !

    https://reporterre.net/Les-methodes-des-lobbies-pour-empecher-la-reglementation-des-perturbateurs

     

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (UN ZESTE DE BONTÉ,

    CHAQUE JOUR,

    CELA SUFFIT A ETRE HEUREUX)

    ¤¤¤

    (Terminez vous-même le dessin ci-dessous)

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/157781472405

    ¤¤¤

    "Un expresso?

    - Pourquoi pas?"

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/156675489900

    ¤¤¤

    Antoine Maillard @antoinemaillard

    ¤¤¤

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'OISEAU NE CHANTE PAS

    POUR UN SEUL HOMME)

    +++

    "Toi, t'as encore fumé, hein?

    - Meuh non..."

    REBLOGGED FROM PSYCHEDELICGIFS

    +++

    http://www.soulcie.fr/portfolio/dix-dessins-pour-telerama-fr/

    Presse et connivence :

    où sont nos barrières invisibles ?

       Quels sont les tabous de la presse, aujourd'hui ? Où sont les barrières invisibles qui enserrent les curiosités des journalistes ? Vastes questions dont on débattait la semaine dernière - à la Sorbonne, s'il vous plaît - avec d'éminents confrères, notamment Raphaëlle Bacqué et Philippe Ridet, du Monde, à propos du livre du politiste Alexis Lévrier, "Le contact et la distance, le journalisme politique au risque de la connivence" (éd. Les Petits matins, 2016).

       Réfléchissant à cette notion de barrière invisible, j'évoquais par exemple ma propre incuriosité à propos de l'existence de la seconde famille de François Mitterrand, dont j'avais appris facilement l'existence en 1988 (sept ans avant sa révélation publique) au cours d'un reportage à l'Elysée, et sur laquelle je n'avais pas éprouvé le besoin d'enquêter plus avant. Vie privée. Aucun intérêt. Saluez le flair, quand on sait que la protection de cette seconde famille fut à l'origine de tous les dérapages gendarmesques du second septennat dudit Mitterrand ! (...)

       (...) Et aujourd'hui ? Où sont nos barrières invisibles ? Question idiote, eh pomme ! Par définition nous ne le savons pas, puisqu'elles sont invisibles. Comme un seul confrère, Bacqué et Ridet se sont récriés : finies, les barrières. Renversées. Aujourd'hui les politiques sont harcelés jour et nuit de curiosités intempestives. On sait tout, on dit tout.

       Prenons tout de même un exemple troublant : l'incuriosité générale de la presse envers les missions précises de la compagne de Benoit Hamon chez LVMH. C'est à la suite du refus de Hamon de participer à l'émission de Karine Le Marchand, que l'on a appris que sa compagne, Gabrielle Guallar, était salariée de haut niveau chez LVMH depuis 2014. Ah tiens. Intéressant, non ? Et qu'y fait-elle exactement ? Mystère.On pouvait penser que la question titillerait quelques curieux. Raté. Seul un court article de l'ultra-macronien Challenges (donc feu orange à mon Décodex personnel), article repris nulle part, nous en a appris un peu plus ces dernières semaines.

       Le 15 mars 2015, Guallar a été repérée devant une commission spéciale du Sénat, défendant la loi Macron, et plus précisément le principe de l'ouverture des magasins le dimanche (notamment en faveur de Sephora, filiale LVMH). Elle est chargée aujourd'hui du dossier du futur Palais LVMH de la Samaritaine, dossier épineux s'il en est, qui pourrait l'amener à s'opposer à la Mairie de Paris à propos de l'accès automobile au bâtiment, situé sur les quais. (...)

       (...) Peut-être plusieurs confrères ont-ils enquêté, et jugé le résultat de leurs enquêtes inintéressant. Cela peut se défendre. Sur la loi Macron, Hamon a parfaitement le droit de défendre des positions différentes de celles de sa compagne, et vice-versa. Mais je ne pouvais m'empêcher d'y penser ce lundi matin en entendant Hamon, sur France Inter, patauger légèrement sur les délocalisations (toile de fond, comme on le sait, du récemment césarisé "Merci patron" anti-LVMH de Ruffin).

       Evoquant l'article de Challenges au cours du débat, j'ai eu l'impression, troublante, de l'apprendre à mes confrères du Monde, notamment à Bacqué, pourtant co-auteure du portrait de Hamon publié par Le Monde lors de la primaire PS. Vous me direz que maintenant que Hamon et Mélenchon ont scellé leur non-union, c'est-à-dire se condamnent à jouer les agents d'ambiance pour la suite de la campagne, la question a moins d'intérêt. Je ne peux pas vous donner tort.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/sur-le-radar/20170227.OBS5820/

    presse-et-connivence-ou-sont-nos-barrieres-invisibles.html

    +++

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (UN SEUL REGARD SUFFIT

    POUR EMBRASER UNE PASSION)

    ***

     "Vous avez eu raison, Astrid, de vous être occupée

    de vos poils sous les bras. C'était d'un vulgaire...

    - Mais y'a pas que là que c'est vulgaire, fit la troisième

    copine, s'attirant des regards

    incendiaires des deux autres.) 

     George Barbier (1882 - 1932)

    http://startwithsunset.tumblr.com/

    ***

     http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2009/04/24/sucer-mais-pas-avaler.html

    Royaume-Uni.

    Polémique autour d’un ex-détenu

    de Guantánamo devenu

    kamikaze en Irak

    Judith Sinnige 

     

       Les dommages-intérêts payés à un ex-détenu de Guantánamo ont-ils servi à financer le terrorisme ? C’est la question qui préoccupe les Britanniques, depuis que Jamal Al-Harith, un Britannique libéré du centre de détention sis à Cuba en 2004, a commis un attentat suicide à Mossoul le 20 février. L’auteur a annoncé agir au nom de Daech.

       Ronald Fiddler, de son vrai nom, né à Manchester dans une famille de Jamaïcains, s’était converti à l’islam dans les années 1990. En 2010, il aurait obtenu du gouvernement britannique une compensation financière de quelque 1 million de livres [1,18 million d’euros] pour avoir été retenu pendant trois ans à Guantánamo sans avoir jamais été inculpé, rapporte The Daily Telegraph.

       Sa femme, Shukee Begum, interviewée à la télévision, estime qu’“une partie de la somme a servi en effet à financer ses activités terroristes et son voyage en Syrie”. Elle avance par ailleurs qu’il s’était radicalisé en 2013. En 2014, Al-Harith s’est rendu en Syrie, d’où il aurait passé la frontière irakienne.

       Al-Harith n’est pas le seul à avoir touché des dédommagements : seize autres anciens détenus britanniques de Guantánamo auraient obtenu au total près de 17 millions de livres [près de 20 millions d’euros]. Le ministre de la sécurité britannique Ben Wallace a ordonné une enquête pour vérifier que les bénéficiaires n’aient pas utilisé ces sommes à des fins terroristes, précise le Telegraph. (...)

       (...) Le quotidien appelle le gouvernement à “surveiller de plus près ceux qui sont soupçonnés de terrorisme” et mettre en place “des contrôles adéquats à leur sortie du pays”.

       Selon le journal, les services de renseignements auraient établi lors son arrestation en 2001 en Afghanistan qu’Al-Harith était “affilié” à Al-Qaida et qu’il avait été impliqué dans une attaque contre les États-Unis. Une thèse qui avait pourtant été contredite par le directeur de Guantánamo à sa libération en 2004, précise The Times.

       Selon The Daily Telegraph, le gouvernement “n’avait d’autre choix que d’indemniser” Al-Harith parce que son jugement “aurait nécessité la divulgation de renseignements secrets, ce qui aurait nui à la lutte plus globale contre le terrorisme”. (...)

       (...) “Cette argumentation n’est pas convaincante”, rétorque The Guardian, puisque la loi a été changée en 2010 pour éviter ce type de divulgation quand la sécurité nationale est en jeu. Al-Harith n’a pas été jugé, parce que le gouvernement voulait sans doute “éviter des révélations embarrassantes montrant que [l’exécutif] était au courant de cette situation et a laissé torturer un de ses propres ressortissants”.

       Quoi qu’il en soit, l’ex-détenu “aurait dû être surveillé depuis sa libération”, considèreThe Times. Le cas d’Al-Harith pourrait bien être “un mauvais présage pour l’avenir”, craint le journal : Alors que l’étau se resserre autour de Daech à Mossoul et à Raqqa, de nombreux djihadistes britanniques – sur un total de quelque 400 – voudront peut-être rentrer [au Royaume-Uni]. Parmi les revenants, certains voudront se venger pour la chute du califat […]. Notre pays se doit d’être vigilant face à cette menace imminente.”

     http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-polemique

    -autour-dun-ex-detenu-de-guantanamo-devenu-kamikaze-en-irak

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (Dans un nid de guêpes,

    il n'y a pas de frelons)

    %%%

    "Pardonnez-moi, Monsieur... Mais je crois

    que vous avez la braguette ouverte".

    (Miss Suzy savait toujours comment

    mettre à l'aise ses prétendants)

    http://andenglishmen.tumblr.com/post/157605626586

    %%%

    "Alors, Gontran, on la fait cette séance de frotti-frotta

    ou on bâille aux corneilles?"

    (Miss Dumbledore n'était pas mal non plus)

    http://andenglishmen.tumblr.com/post/157495096175

    %%%

     (Nelly Daramount, elle, avait depuis longtemps

    renoncé à se frotter à ces Messieurs)

     alice-quinn-at-oxford:

    %%%

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (QUAND UNE FOURMI TRÉBUCHE,

    L’ÉLÉPHANT N'EN A CURE)

    ***

    "Bisou, bisou?

    - Chou, genou et cetera...

    Casse-toi, je t'ai dit!"

     

    (via callmeplainjane)

    ***

    http://pcfob.centerblog.net/2770-le-ps-approche-d-une-nouvelle-phase-critiqure

    Benoît Hamon, voiture-balai

    d’un PS vermoulu

    Bruno GUIGUE

       Que certains aient appelé de leurs vœux un compromis gribouillé sur un coin de table entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, rétrospectivement, donne des sueurs froides ! Si « La France insoumise » s’est donnée la peine de bâtir un programme, on suppose que ce n’est pas pour se livrer, en catimini, à des marchandages pré-électoraux avec une social-démocratie moribonde. Le péril semble écarté, mais c’est le moment de rappeler quelques évidences.

       Il faudrait l’admettre une fois pour toutes : M. Hamon n’est qu’un margoulin chargé de recycler la vieille garde d’un parti vermoulu qui contamine tout ce qu’il touche. Ni son programme de bric et de broc, ni ses concessions aux caciques solfériniens, ni le ralliement alimentaire des girouettes écologistes ne viendront démentir cette analyse. Ceux qui ont combattu la Loi-Travail sous les crachats combinés du « Figaro », du FN, du MEDEF et de Manuel Valls, par contre, en savent quelque chose.

       Le pouvoir socialiste a trahi ses engagements, il a failli à sa mission et berné le peuple. La démonstration est plus que suffisante. Que M. Hamon se présente aujourd’hui la bouche en cœur n’y changera rien. Durant toutes ces années, que l’on sache, il a été ministre et député socialiste. Il vient d’investir pour les législatives ceux qui ont poignardé dans le dos les travailleurs de ce pays et ruiné l’indépendance nationale. Sa candidature est une supercherie, une arnaque. C’est la voiture-balai des rescapés d’un quinquennat de trahison.

       Depuis 2012, ce dirigeant socialiste a approuvé la politique étrangère d’une présidence qui a battu tous les records de servilité atlantiste, d’arrogance néo-coloniale et de veule soumission à la politique sioniste. M. Hamon se réjouit de notre allégeance à l’OTAN, il répète comme un perroquet les poncifs néo-cons sur la Syrie, il est un chaud partisan de l’intégration européenne et ne voit aucun inconvénient à la politique dictée par l’ordolibéralisme allemand puisqu’il se garde bien d’indiquer comment y mettre fin.

       Ses propositions en témoignent. Alors que la monnaie unique européenne est une usine à chômage et qu’il est urgent d’en sortir, M. Hamon veut la sauver. Comment ? En créant un parlement de l’euro. Avec qui, et pour quoi faire ? Il paraît qu’on en rit encore à Berlin. Il veut instituer le revenu universel, mais cette marotte électorale signifie en réalité l’acceptation du chômage de masse. C’est une idée néo-libérale déguisée en lubie progressiste, dans laquelle le secrétaire général de la CGT, à juste titre, voit la « négation du travail ».

       Pour exécuter les diktats de la Banque centrale européenne et asservir le pays aux multinationales, le PS a poursuivi sous la présidence de François Hollande une démolition en règle des acquis de la Libération que la droite n’avait jamais osé entreprendre. Redoublant de zèle, les socialistes ont mené aussi loin que possible la mise en cause des droits collectifs, chaque régression permettant de franchir un nouveau seuil symbolique. M. Hamon a la bouche en cœur, mais il est socialiste. Demain, s’il est élu, il fera la même chose.

       Pour ceux qui ont la mémoire courte, il faut rappeler que les droits des travailleurs français ont été conquis de haute lutte. Sans les occupations d’usines de l’été 36, les salariés ne partiraient jamais en congés payés. Sans les combats héroïques de la Résistance et de la Libération, la Sécurité sociale et les comités d’entreprise n’auraient jamais vu le jour. Sans les grèves ouvrières de juin 68, la revalorisation salariale exigée par la croissance des Trente Glorieuses serait restée un vœu pieux.

       Le parti socialiste, lors de ces combats historiques, était aux abonnés absents. Léon Blum a pris acte du rapport de forces en mai-juin 1936, puis il a saboté le Front populaire en trahissant la République espagnole. La SFIO n’a joué qu’un rôle secondaire à la Libération, où le général de Gaulle confia les postes-clé aux communistes, qui ont créé la Sécurité sociale et promu l’effort de reconstruction économique. En 1968, le PS était inexistant, et c’est la CGT de Georges Séguy qui a négocié les accords de Grenelle. Quant aux avancées de 1981, le PS les a reniées, en même temps qu’une souveraineté dont il est avec la droite le principal fossoyeur.

       L’expérience historique sert quand même à quelque chose. Le rôle des socialistes, c’est d’organiser une alternance au pouvoir purement cosmétique, dont le principal résultat est d’empêcher une véritable alternative à la tyrannie du capital. C’est de nous distraire de l’essentiel pour garantir la pérennité d’un système dont la caste politicienne reçoit ses prébendes. C’est de substituer à la véritable question, celle de la répartition du produit social et de l’exercice de la souveraineté populaire qui en est la condition, toute une série de contre-feux et de querelles grotesques.

       De la théorie du genre à l’antisémitisme, du mariage pour tous au voile islamique, de la réforme de l’orthographe à la gestation pour autrui, de la dépénalisation du cannabis au revenu universel, le PS adore les controverses périphériques. Illusionniste par goût et par profession, il a une dilection particulière pour ces écrans de fumée qu’on jette aux yeux des citoyens médusés. M. Hamon va nous en servir, de la poudre aux yeux, vous allez voir. La voiture-balai de ce quinquennat d’imposture, elle aussi, est « en marche ».


    https://www.legrandsoir.info/benoit-hamon-voiture-balai-d-un-ps-vermoulu.html

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (MALGRÉ SES DEUX JAMBES,

    L'HOMME NE PEUT EMPRUNTER

    QU'UN CHEMIN)

    ***

    "Tu t'ennuies tant que ça, Emily?"

    "

    loumargi:

    Maurice Millière French, 1871-1946,

    ***

    "

    http://julieprof.blogspot.fr/2014/12/guerres-et-revoltes.html

    A la frontière entre l'Ouganda

    et la RDC, la peur au quotidien

    MPONDWE (OUGANDA) (AFP) 

       En contrebas des pics dentelés et enneigés des monts Rwenzori, dans le sud-ouest de l'Ouganda, la ville de Mpondwe déborde d'activité. Mais l'insécurité qui règne de l'autre côté de la frontière, en République démocratique du Congo, y est une préoccupation constante.

       Lentement, un à un, des camions traversent un pont métallique branlant sur la rivière Lhubiriha pour rejoindre la RDC où, selon les commerçants locaux, on peut faire des affaires, à condition de ne pas avoir trop peur. "Nous n'avons aucune inquiétude ici (du côté ougandais), mais notre préoccupation c'est la sécurité là-bas", remarque Henry Bwambale, un homme d'affaires, en pointant du doigt l'Ouest.

       Des commerçants des environs font état, selon lui, de vols ayant mal tourné, voire pire, sur les routes menant aux villes congolaises de Butembo et Beni. "Nous avons entendu parler de gens tués, dépecés et dont les maisons ont été brûlées. Les gens sont décapités", décrit-il. Simon Mufalume, un commerçant ougandais, ne prend plus le risque de traverser la frontière et passe par des intermédiaires. "Aller au Congo pour faire du commerce est risqué", constate-t-il.

       Mais l'audace peut aussi être récompensée. "Les négociants qui prennent le risque et traversent, font d'énormes bénéfices", assure Wilberforce Kanga, un homme d'affaires venu de Beni. Ces dernières années, les violences ont surtout été imputées aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe rebelle ougandais qui, de mouvement armé de défense des musulmans au milieu des années 1990, s'est transformé en milice brutale accusée de nombreux massacres dans la région. (...)

       La crainte des attaques a conduit Jude Mwanankambo, un commerçant congolais, à vivre du côté congolais le jour et ougandais la nuit. "Là-bas, la sécurité n'est pas garantie. Des hommes armés viennent chez vous la nuit et vous demandent de l'argent", raconte-t-il. "Donc je vais en Ouganda le soir et je rentre le matin." Pour se faciliter la vie, il a une femme de chaque côté de la frontière.

       Mpondwe est en pleine expansion. Des immeubles apparaissent au milieu des toits en tôle, la route a été bitumée, et le gouvernement est présent avec des bureaux des douanes et de l'immigration. Les biens qui s'entassent et l'animation des marchés contrastent avec le côté congolais de la frontière, où les commerçants ne s'attardent pas. La semaine passée, un centre régional de renseignements a ouvert ses portes dans la ville ougandaise voisine de Kasese, pour s'attaquer au problème posé par les ADF.

       Les autorités ougandaises et congolaises ont tenté de lier les ADF à l'internationale jihadiste, notamment aux shebab somaliens, mais cette thèse est largement rejetée par les observateurs indépendants. Les ADF n'ont pas besoin d'aide extérieure pour être dangereuses. En novembre 1996, le groupe avait attaqué Mpondwe, laissant les rues jonchées de corps. Entre 1996 et 2001, au moins 1.000 personnes ont été tuées et 150.000 déplacées, selon des chercheurs, alors que les ADF multipliaient les attaques en Ouganda contre les citoyens, le gouvernement et l'armée.

       Un ex-combattant des ADF, Ramadhan Byarugaba, qui a quitté le groupe dans le cadre d'un programme ougandais d'amnistie, estime que ses anciens compagnons ne savent plus pourquoi ils se battent. "Le gouvernement qu'ils disaient vouloir renverser est en Ouganda, mais ils tuent des gens au Congo. Pourquoi? Est-ce que tuer des innocents fait partie de leur mission?", demande-t-il.

       Cependant, si la brutalité des ADF n'est pas en doute, le fait qu'elles soient derrière toutes les violences l'est plus. Depuis le début, en octobre 2014, de la nouvelle vague de violences qui endeuille le Nord-Kivu en RDC, les ADF ont été dénoncées par Kinshasa et la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco).

       Mais cette version a été partiellement remise en cause par un rapport en 2016 du Groupe d'étude sur le Congo, selon lequel les ADF portent bien une part très importante de responsabilité, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée congolaise (FARDC). "Il y a de nombreux groupes qui tuent les gens", soupire Roselyn Kambaare, une mère de cinq enfants qui avait fui Beni en 2014 après un énième massacre.

       Elle énumère les rebelles hutus rwandais des FDLR, impliqués dans le génocide de 1994 au Rwanda, les milices Maï-Maï, les ADF et l'armée congolaise, ou du moins des hommes armés portant ses uniformes. Mais pour Kambaare, il est moins important de savoir qui tue que d'arrêter les massacres. "Nous avons souffert pendant trop longtemps", plaide-t-elle.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/la-frontiere-entre-louganda

    -et-la-rdc-la-peur-au-quotidien.afp.com.20170224.doc.m01bi.xml

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LÀ OÙ ON DORT,

    IL NE FAIT JAMAIS NUIT)

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    "Cette femme fut, toute sa vie, en équilibre instable entre l'exaltation et la tristesse cancanière". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

    mydailystumble: End of the saga.

    0smarzinho ☠  (via megaosmar)

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    "Cette femme fut, toute sa vie, en équilibre instable entre l'exaltation et la tristesse cancanière". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

    http://www.dntunisie.com/2012/09/medecin-et-faux-diagnostic.html

    Mon capital santé

    Philippe ARNAUD

       22 février, journal télévisé de 13 h de France 2. J’ai retenu deux sujets.

       1. Le premier sujet concernait l’espérance de vie des Françaises qui augmente et qui pourrait, pour les petites filles qui naîtront en 2030, atteindre 88 ans et 6 mois "en moyenne" (le "en moyenne" est important). Cependant, un médecin vient tempérer l’optimisme qui pourrait en résulter car prolonger la vie jusqu’à près de 90 ans n’est pas une fin en soi, et nombre de passants interrogés lors d’un "micro-trottoir" font remarquer, avec bon sens, que vivre jusqu’à 90 ans (ou au-delà) présente peu d’intérêt si on est souffrant, si on est invalide, et, surtout, si l’on n’a pas toute sa tête.


       C’est ce que confirme un médecin, spécialiste du vieillissement, le Dr Christophe de Jaeger. Ce n’est toutefois pas sur ce point que porte ma remarque, mais sur sa façon de s’exprimer et sur les termes qu’il emploie. En effet, ce médecin dit : "... notre combat à nous, aujourd’hui, en tant que physiologistes, ça va être justement de mener un maximum de gens à une meilleure gestion de leur capital santé pour que... ils puissent profiter de cette augmentation de l’espérance de vie, qui va continuer, je l’espère, mais en bonne santé."

       Qu’est-ce qui est frappant, dans ces termes ? C’est que ce médecin, plutôt que d’user de termes liés au corps (faire de l’exercice, manger sainement, ne pas fumer, ne pas boire, ce que tout le monde comprend) use spontanément – peut-être même sans s’en rendre compte ! – de termes de banquier et de conseiller financier : "capital", "maximum", "gestion", "profit"...

       On a presque l’impression que c’est la vie financière, la vie économique qui a fourni ses cadres conceptuels à la vie tout court, à la vraie vie. Comme si était alloué à chaque être humain, au moment de sa naissance, un certain "capital" (des organes et des membres en bon état de fonctionnement, un nombre donné de battements de cœur, un taux de croissance des cellules, des synapses en bon état...) qu’il lui appartiendrait de faire "fructifier", au moyen d’une "saine gestion", pour devenir (si j’ose cette comparaison) "millionnaire de son corps".

       Dans cette perspective – si je file la métaphore – on comprend que, corrélativement, celui qui devient "smicard de son corps" n’a à s’en prendre qu’à lui, à son impéritie, à sa négligence, à sa paresse, à son manque de volonté. On suit la même pente que lorsque l’on dit que le smicard ou le clochard n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes s’ils sont en bas de l’échelle.

       Comme je l’ai dit à d’autres occasions, je tiens que la façon de s’exprimer, les mots (les verbes, les adjectifs, la syntaxe, la longueur des phrases, leur forme – active ou passive – les figure de style, etc.) modèle notre façon de penser. Dès lors qu’on pense le corps, la santé, la vie, en termes financiers, tout est chiffres, tout est comptable, tout est responsabilité, en omettant toutes les circonstances (le pays où l’on vit, le milieu social, les dispositions d’intelligence ou de caractère de chacun) qui font que l’on ne peut pas "gérer" idéalement son "capital santé".

       2. Le deuxième sujet, qui suivait immédiatement, était un sujet dit "marronnier", c’est-à-dire qui revient régulièrement. Il s’agissait des fraudes aux Allocations familiales, qui se seraient élevées, en 2016, à 275,4 millions d’euros, en hausse par rapport à 2015. Ce sujet est malhonnête et tendancieux, par ce qu’il sous-entend et par ce qu’il omet de mettre en perspective.

       2.1. Lorsqu’on présente de gros chiffres (des millions, et même là, des centaines de millions), on frappe l’imagination de gens qui vivent avec des revenus compris dans une fourchette de 1000 à 2000 euros. Alors, forcément, 275 millions, c’est énorme.

       2.2. Toutefois, lorsqu’on compare ce chiffre à celui du budget de la branche famille de la Sécurité Sociale, qui est de 85,1 milliards d’euros, le pourcentage est de 0,3 %, ce que dit d’ailleurs le reportage. Pour donner un ordre d’idées, c’est comme si quelqu’un qui gagnait 1500 euros par mois trichait pour "rabioter" 4,85 euros supplémentaires...

       2.3. Il est dit que la majorité des sommes frauduleuses recouvrées étaient d’une moyenne de 6412 euros. Or, de juillet 2002 à août 2007, Pénélope Fillon, dans son "travail" d’attachée parlementaire de Marc Joulaud, a touché 6009 euros nets mensuels.

       2.4. On parle beaucoup des pauvres qui fraudent, on ne parle pas des bénéficiaires d’allocations diverses qui, par ignorance, négligence, honte, ne touchent pas les aides auxquelles ils auraient pourtant droit, et qui, selon le n° 774 de L’Expansion de mai 2012 (et L’Expansion n’est pas un journal gauchiste...) seraient un sur deux à ne pas toucher leurs aides !

       2.5. Le chiffre des fraudes aux allocations familiales doit être comparé à celui de la seule fraude fiscale, soit de 60 à 80 milliards d’euros. C’est de 218 à 290 fois plus que la fraude aux Allocations familiales...

    https://www.legrandsoir.info/mon-capital-sante.html

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    Benoît Barvin


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  • °°°

    Pensées pour nous-mêmes:

    (PEU IMPORTE QUE

    TU TE TROMPES, ESSAIE)

    °°°

     (Cette question philosophique turlupinait tellement

    mon robot personnel qu'elle le fit disjoncter)

      REBLOGGED FROM PROTECTORZZ

    °°°

    (Doudou, le Monstre apprivoisé de Clémentine

    était plein d'affection pour elle)

     http://zestyblog.tumblr.com/post/157526144132

    °°°

    (Grâce, souplesse et chorée délicate, on avait tout ça

    dans le cours de Madame Koulouskaya)

    (Source: lokalrunde)

    °°°

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MALHEUR DES UNS

    FAIT LE MALHEUR DES UNS)

    ***

     ORIGINALLY FROM MARCEGARCIA89

    ***

     http://cdejademain.blogspot.fr/2014/12/de-malraux-sarkozy-la-vision-de.html

    Non, les pays africains

    ne «versent pas un impôt

    colonial à la France»

    Vincent Coquaz 

       «Vous ne le saviez peut-être pas mais aujourd’hui encore beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance.» La «révélation choc» vient d’une vidéo où l’on voit le logo de Vox Africa, une chaîne de télévision panafricaine, qui date d'au moins octobre 2016 mais qui a ressurgi à l'occasion du débat lancé par Emmanuel Macron sur la colonisation. On y apprend que certains pays devraient payer une «dette annuelle» à la France, en vertu d’accords signés à l’époque de la décolonisation. Un accord signé par exemple par la Guinée et ce pour que la France «ne détruise pas le pays» en 1958. En tout 14 pays, dont le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou le Mali par exemple, seraient ainsi «obligés de mettre 85% de leurs réserves à la Banque de France». Des «révélations» présentes sous des formes diverses et variées sur une multitude de sites, de blogs, ou de comptes Twitter et Youtube.

       Toutes ces vidéos et tous ces articles ont un point commun : ils citent, quasiment mot pour mot, un seul et même long article rédigé en anglais, publié sur le site «Silicon Africa» en janvier 2014. L’auteur y décrit un système «diabolique» dont la France ne voudrait pas sortir puisqu’il lui apporte «autour de 500 milliards de dollars pour son Trésor chaque année, depuis l'Afrique». Mais, il le reconnaît lui-même, l'auteur n'a pas encore tous «les détails des montants, de l'évaluation et des moyens de paiement» de cet impôt colonial. Un peu plus loin, dans le même article, ce n'est d'ailleurs plus «500 milliards de dollars chaque année» mais un stock de «500 milliards de monnaies de pays africains» (sic) que la France détiendrait.

       Problème : en plus de ces (grosses) approximations, l’article, comme la vidéo, opèrent une confusion entre ce prétendu «impôt colonial» et une des règles du fonctionnement du franc CFA. Celui-ci prévoit effectivement que les deux banques centrales qui le gèrent, la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale) et la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), déposent 50% (et non 85%) de leur réserve de change auprès du Trésor français.

       Ainsi, ces deux banques centrales «disposaient en 2005 de plus de 3 600 milliards de francs CFA auprès du Trésor français», expliquaitle Monde en 2015. Soit un stock d’environ 72 milliards d’euros, et absolument pas un flux de «500 milliards  de dollars» apportés au Trésor français «chaque année» comme le prétendait le site Silicon Africa.

       Surtout, il ne s’agit pas d’un impôt versé par les pays africains à la France, mais d’un dépôt. Ainsi, comme l’expliquait auMonde l’économiste Kako Nubukpo, ancien ministre togolais de la Prospective, par ailleurs très critique du modèle du franc CFA, «rien n’empêche les pays concernés d’en faire usage pour accompagner leur croissance». (...)

       (...) Gage de stabilité monétaire pour ses défenseurs, le modèle du franc CFA n’en reste pas moins très critiqué. Carlos Lopes, économiste bissau-guinéen et secrétaire exécutif de la commission de l’ONU pour l’Afrique, jugeait par exemple l’année dernière qu’il y a quelque chose «qui cloche avec le franc CFA» : «Aucun pays au monde ne peut avoir une politique monétaire immuable depuis soixante et onze ans.» Même constat pour Nubukpo, l’économiste togolais, pour qui «la parité fixe entre le franc CFA et l’euro» pénalise fortement le développement économique des pays concernés : «Aujourd’hui, le franc CFA via son rattachement à l’euro est beaucoup plus déterminé par les événements au sein de la zone euro que par la conjoncture au sein de la zone franc. C’est une hérésie !»

       Outre les récriminations d’ordre économiques, l’ancien ministre se montre tout aussi critique sur l'existence même de la monnaie : «La question de la souveraineté qui sous-tend ce débat est plus que légitime. Car, il est inconcevable que 55 ans après les indépendances, les pays de la zone franc continuent d’avoir une monnaie physiquement fabriquée en France, d’avoir leurs réserves de change déposées auprès du Trésor public français.»

       Mais quoi qu'on pense du système, il n'a rien à voir avec un «impôt colonial».

    http://www.liberation.fr/desintox/2017/02/22/non-les-pays-africains-ne-versent-pas-un-impot-colonial-a-la-france_1550206

    ***

    Luc Desle


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