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    Pensées pour nous-mêmes:

    (ETRE EN PAIX AVEC LE MENTAL,

    ET LE SILENCE SE FAIT)

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    "Houps!

    S'cuse-moi hein?"

    Jane Fonda - Cat Ballou (1965)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/156784430928/jane-fonda-cat-ballou-1965

    $$$

    "Hem", fit Mamie Google, très choquée.

    Undercover Agents (1966)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/155558691783/undercover-agents-1966

    $$$

    "Chéri, tu m'aime comment?

    - Taiseuse "

    Michael Johnson

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/155195148868/art-by-michael-johnson

    $$$

    Blanche Baptiste


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  • +++

    Pensées pour nous-mêmes:

    (TU POURRAS ÊTRE HAINEUX

    APRÈS TA MORT)

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    "Ce jeune dentiste se fit les dents sur sa Belle-Mère". Jacques Damboise in "Pensées concomitantes".

    http://kitschatron.tumblr.com/post/156210897843

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    "Ce jeune dentiste se fit les dents sur sa Belle-Mère". Jacques Damboise in "Pensées concomitantes".

    gazettenucleaire.org

    Le démantèlement des centrales nucléaires

    est mal engagé et sera très coûteux

    Emilie Massemin (Reporterre) 

       Problèmes techniques en série, chantiers interminables, coûts sous-évalués, incertitudes sur le sort des déchets radioactifs... Un rapport parlementaire présenté ce matin à l’Assemblée nationale juge sévèrement l’optimisme forcené et la politique erratique d’EDF en matière de démantèlement des centrales nucléaires.

       Le démantèlement des centrales nucléaires françaises s’annonce mal. Tel est, en substance, le message délivré par le rapport de la mission d’information relative à la « faisabilité technique et financière du démantèlement des installations nucléaires de base », examiné ce mercredi 1er février par la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale. Une constatation inquiétante, alors que la première étape de la fermeture de Fessenheim a été franchie le 24 janvier dernier et que les autres réacteurs du parc frisent les quarante ans – la durée de vie maximale prévue par la loi.(...)

       (...) Le rapport est limpide sur ce point : « Le démantèlement du parc nucléaire de première génération n’est pas assuré », souligne la députée (Parti socialiste) du Doubs Barbara Romagnan, également rapporteure du texte. Douze réacteurs dédiés à la production industrielle d’électricité ont été définitivement arrêtés entre 1968 et 1997. Aucun d’entre eux n’a encore été entièrement démantelé. Et aucun ne le sera de sitôt, malgré le principe français de « démantèlement immédiat » des installations nucléaires à l’arrêt.

       Premier exemple, le démantèlement interminable de la centrale de Brennilis (Finistère). « Brennilis, c’est dix-huit ans d’exploitation, quarante-sept ans de démantèlement », soupire Mme Romagnan. Le chantier ne devrait s’achever qu’en 2032, selon EDF, et pourrait coûter jusqu’à 482 millions d’euros – un montant vingt fois supérieur à l’évaluation de 1985. La déconstruction du prototype de réacteur à neutrons rapides et à caloporteur sodium Superphénix s’est également révélée extrêmement compliquée. « A l’état liquide, le sodium explose au contact de l’eau et s’enflamme au contact de l’air », souligne Mme Romagnan. EDF ne prévoit pas d’en venir à bout avant 2028, pour un coût évalué à deux milliards d’euros par le physicien et fondateur de l’association Global Chance Bernard Laponche. (...)

       (...) Le démantèlement des neuf réacteurs de la filière uranium naturel graphite gaz (UNGG) ne s’annonce guère mieux. Confronté à « une difficulté technique non résolue à l’échelle industrielle » aux dires du directeur des projets de déconstruction à EDF Sylvain Granger, EDF a unilatéralement décidé en juin 2016 de décaler de plusieurs décennies la déconstruction des réacteurs jusqu’au « début du XXIIe siècle ». « Cela pose des questions éthiques », juge la députée qui s’interroge sur la légitimité de transmettre un tel fardeau aux générations futures.

       L’électricien se montre néanmoins beaucoup plus confiant pour le démantèlement du parc nucléaire de deuxième génération, constitué des cinquante-huit réacteurs à eau pressurisé (Rep) actuellement en fonctionnement. « Nous n’avons pas de raison de ne pas les croire, indique la rapporteure. Même si, pour l’instant, aucun de ces réacteurs n’a encore été démantelé. » (...)

       (...) Reste à financer tous ces chantiers. EDF, déterminé à obtenir l’allongement de la durée de vie des centrales, ne se montre pas excessivement prévoyant à cet égard. Fin 2015, l’électricien avait provisionné 36 milliards d’euros pour le démantèlement de l’ensemble de son parc, dont il estimait le coût total à 75 milliards d’euros. Un montant vraisemblablement sous-évalué : il ne prévoit que 350 millions d’euros par tranche, alors que les autres exploitants européens mettent entre 900 millions et 1,3 milliard d’euros de côté par réacteur à démanteler.

       « EDF n’a pas pris en compte toute une série de coûts inévitables », pointe Mme Romagnan. Par exemple, le groupe n’a pas envisagé ni provisionné le « retour à l’herbe » des sites des centrales démantelées, c’est-à-dire leur décontamination totale, pourtant extrêmement coûteuse et qualifiée d’ « exigence élémentaire » par la mission parlementaire. Il a par ailleurs « oublié » le paiement de la taxe sur les installations nucléaires de base (INB), de la taxe à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et de l’assurance responsabilité civile nucléaire (RCN). Aucun chiffre avancé non plus pour le coût d’évacuation du combustible usé, ni pour le coût social du démantèlement – lorsqu’un réacteur est définitivement arrêté, 80 à 90 % des personnes qui y travaillaient voient leur emploi disparaître.

       « Ensuite, les calculs d’EDF reposent sur des hypothèses très optimistes, même si cela ne signifie pas qu’elles sont fausses », poursuit la députée. Ainsi, en contradiction avec la loi relative à la transition énergétique qui prévoit de réduire à 50 % la part du nucléaire dans le mix énergétique à l’horizon 2050, l’électricien « considère qu’il y aura un réacteur en fonctionnement ou en construction à côté de chaque réacteur en cours de démantèlement, ce qui lui permettra de mutualiser certains coûts », rapporte Mme Romagnan. « Cela suppose un renouvellement du parc avec la construction de nouveaux réacteurs. Peut-être que ce sera le cas, mais il est audacieux de compter là-dessus. »

       Autre hypothèse douteuse, les importantes économies d’échelle espérées par EDF du fait de la standardisation du parc. L’électricien mise ainsi sur 30 à 40 % de gain entre le coût de démantèlement du premier réacteur Rep et le coût moyen de la série. Le cabinet AlphaValue, qui a publié en novembre 2016 un rapport dévastateur sur l’état des finances d’EDF, ne partage pas cet optimisme et table sur une économie de 10,5 % à peine. Surtout, cet espérance de gain repose sur l’idée, développée dans le rapport Dampierre 09, qu’il suffit de chiffrer le coût de démantèlement d’un réacteur et de le multiplier par le nombre de tranches pour obtenir le coût total de déconstruction du parc. Faux, a répliqué un représentant syndical du Comité stratégique de la filière nucléaire auditionné par les parlementaires : « chaque réacteur a son histoire, ses incidents » qui peuvent obliger à adapter le processus de démantèlement. (...) 

       (...) Le démantèlement pourrait produire 2,3 millions de mètres cubes de gravats et déchets plus ou moins radioactifs, selon des prévisions de 2015. Ils peuvent être classés en quatre catégories : les déchets à très faible activité (TFA) radioactive (qui représentent 60 % du volume total des déchets), à faible ou moyenne activité et à vie courte (FMA-VC), à faible activité et à vie longue (FA-VL) et à moyenne activité et à vie longue (MA-VL). Ils sont pris en charge par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

    "Ce jeune dentiste se fit les dents sur sa Belle-Mère". Jacques Damboise in "Pensées concomitantes".

    berth.canalblog.com

     oblème, certains des sites de stockage seront bientôt saturés. C’est le cas du Centre industriel de regroupement, d’entreprosage et de stockage (Cires) de l’Andra à Morvilliers (Aube), spécialisé dans les déchets TFA. Un nouveau centre pourrait être construit sur la communauté de communes de Soulaines (Aube), mais le projet est encore au stade de recherches. Quant au sort des déchets les plus dangereux, il n’est pas encore tranché. Pour les FA-VL, l’Andra réfléchit à la création d’un centre de stockage souterrain qui n’existe pas encore ; pour les MA-VL, elle a lancé le chantier du centre de stockage géologique Cigéo à Bure (Meuse) – un projet extrêmement controversé.

       Dans les autres pays européens, certains déchets TFA à la radioactivité indécelable sont considérés comme des rebuts conventionnels et redirigés vers des filières de recyclage. Une option que n’a pas retenue la mission parlementaire, plus favorable à un assouplissement de la réglementation des centres de stockage réservés aux déchets TFA. « Ce sont des déchets dont on n’arrive même pas à détecter la radioactivité, précise Mme Romagnan. Mais je conviens que cette option se discute. »

       Que vont devenir ce rapport et ses recommandations ? « Je n’en sais rien, d’autant plus que nous risquons de changer de majorité », avoue la députée. Une chose est sûre : la question du démantèlement est loin d’être réglée.

    https://reporterre.net/Le-demantelement-des-centrales-nucleaires-est-mal-engage-et-sera-tres-couteux

    +++

    Luc Desle


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  • @@@

    Pensées pour nous-mêmes:

    (UNE VIE SANS RELIGION

    EST UNE VIE QUI RESPIRE ENFIN)

    @@@

    Peanuts

    http://kitschatron.tumblr.com/post/156548627151

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    meteopolitique.com

    Interview.

    “Au Danemark, Fillon serait

    cuit depuis longtemps”

       Bjørn Willum est le correspondant à Paris de la Radio-télévision danoise. Il est chargé d’expliquer l’affaire Penelope Fillon, accusée d’avoir touché de l’argent public pour un emploi possiblement fictif, à des auditeurs pas vraiment habitués à ce genre de scandale.

       / Une affaire de l’ampleur de celle concernant Penelope Fillon serait-elle envisageable au Danemark ?

       Si une telle affaire éclatait au Danemark ou ailleurs en Scandinavie, le candidat serait cuit depuis longtemps. Notre Premier ministre actuel a eu des ennuis parce qu’il avait payé trop de bières et pris trop souvent le taxi en utilisant des fonds publics. 

       Au Danemark, on a du mal à expliquer aux auditeurs comment ce candidat peut continuer à faire campagne. Si Fillon se retire, il est envisagé que Juppé le remplace alors qu’il a été condamné par la justice en 2004. En France, un candidat ne peut plus se présenter s’il est mis en examen, mais s’il a déjà été condamné, ce n’est pas un problème. 

       / Qu’est-ce que cette affaire révèle du système politique français ? 

       La société française évolue sur ces questions. La création en 2013 de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a contribué à cette évolution, c’est une des choses à mettre au crédit de Hollande. Fillon et d’autres députés ont dû arrêter leur collaboration avec leur femme à ce moment-là. Les hommes politiques osent un peu moins, ça s’améliore doucement. 

       / Fillon peut-il s’en sortir ? 

       C’était le premier candidat en France à promettre du sang, de la sueur et des larmes, et non des rêves. Son programme économique était crédible, avec la vision d’une France en faillite qui doit vite se redresser. Désormais, c’est en contradiction totale avec ses propres actes, avec le fait de payer sa femme sept ou huit fois le salaire minimal pour un travail douteux. Son programme ne tient plus la route. S’il continue, il va traîner cette casserole pendant toute la campagne puis, s’il est élu, son quinquennat. Depuis ces révélations, le jeu est complètement ouvert. Je peux vous donner quatre ou cinq scénarios qui aboutissent à quatre ou cinq présidents possibles. C’est comme ça que ça se passe en France : le moins mauvais sera élu à la fin.

    Propos recueillis par Corentin Pennarguear

    @@@

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (CHACUNE DE TES PENSÉES

    DOIT AVOIR LA SAGESSE

    COMME HORIZON)

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    http://glamoramamama75.tumblr.com/post/156582889246

    $$$

    soulcie.fr

    Ces sujets qui nous "tiennent à cœur" :

    formules insidieuses.

      

       Ici et ailleurs, on concentre souvent notre attention sur les éditocrates vociférants, à la Giesbert. Mais il n'y a pas que Giesbert, dans la vie. Giesbert et ses semblables, qui convergent vers les plateaux de France Télévisions en période électorale, comme les escargots après la pluie, ne sont pas les plus dangereux. Ils arrivent avec leur étiquette sur le front. On connait d'avance leur numéro, le même depuis trente ans. Avant même qu'ils commencent leur phrase, on l'a terminée pour eux : Hamon vendeur de rêve, marchand de sable, doux dingue. OK. Au suivant. (...)

       (...) Le plus pernicieux, le plus difficile à détecter, c'est la question faussement neutre, voire faussement bienveillante. "Les perturbateurs endocriniens, je sais que cette question vous tient à cœur", dit par exemple Pujadas à Hamon, lors du débat d'hier soir. "Vous tient à cœur" : a priori, rien à redire à cette formulation empathique. Tout miel, Pujadas est tout prêt à accorder deux minutes à Hamon, comme une dame patronnesse lâche une pièce à la sortie de la messe.

       Sauf que là encore, comme l'autre jour les philippiques de Ruth Elkrief, pour en saisir l'aspect pernicieux, il faut la retourner. Imagine-t-on Pujadas interroger Valls sur "la lutte contre la burka, cette question qui vous tient à cœur", ou "la dette, et la règle du déficit à 3%, ces questions qui vous tiennent à cœur".

       On ne saurait mieux balancer à Hamon que la lutte contre les perturbateurs endocriniens, ces poisons qui provoquent cancers et pubertés précoces, est une gentille lubie, une douce marotte, son petit vélo à lui, la part du cœur contre celle de la raison, que l'on consent à écouter parce que la télévision est bonne fille, comme on a bien dû concéder une portion du territoire à Elise Lucet, avant d'en revenir aux choses sérieuses ("Ladette, ladette, ladette !" s'égosille Pujadas à propos du programme de Hamon. Elle lui tient tant à coeur, la dette !) (...)

       (...) Non pas, bien entendu, que soient illégitimes toutes les questions sur le financement des programmes. Questionner Hamon sur le financement du revenu universel est parfaitement légitime, et l'a d'ailleurs conduit à en restreindre le périmètre, depuis le début de la campagne. Le questionner demain, s'il gagne la primaire, sur la manière dont il créera le rapport de forces avec l'Allemagne, sera légitime.

       Mais l'investigation sur le financement des promesses, à l'inverse, n'est pas PLUS légitime que le questionnement sur les fondements des choix politiques. Pour le reste, partageant pour une fois l'avis général des commentateurs matinaux, pour lesquels Hamon a plié Valls dans les dernières secondes, avec l'échange désormais culte - "il faut respecter les règles" "il faut surtout respecter les programmes sur lesquels on est élu"- je vous laisse vous reporter à vos sites préférés.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/sur-le-radar/20170126.OBS4370/ces-sujets-qui-nous-tiennent-a-c-ur-formules-insidieuses.html

    $$$

    Benoît Barvin


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  • ¤¤¤

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE SOT N'EST PAS

    LE SOT DU MAÎTRE)

    ¤¤¤

    "Bon, OK, tu ne portes pas de soutien-gorge...

    Et tu trouves ça malin, peut-être?"

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/

    156563856368/art-by-pierre-laurent-brenot-1950

    ¤¤¤

    "Un nouvel épilateur? Economique?

    Pourquoi pas?"

    Kim Hunter as Zira - Escape from the Planet of the Apes (1971)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/155829090838/

    kim-hunter-as-zira-escape-from-the-planet-of-the

    ¤¤¤

    (Quand il était content, Batman dansait le poggybat,

    une danse de son invention)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/155508944848

    ¤¤¤

    Blanche Baptiste


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE VOIR QUE L'UTILE N'EST PAS

    AUSSI AGRÉABLE QUE TU CROIS)

    ***

     (Monsieur Lapieuvre avait tendance à avoir

    des gestes déplacés envers ses secrétaires)

    brutals-realm:

    Tentacle Monster Attacks Office Secretary by 4thcoming

    ***

     belleetnaturelle.canalblog.com

    Les circuits courts alimentaires

    créent de nombreux emplois

    Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre) 

       Déambuler entre les étals pour faire son marché de fruits, légumes, fromage, poisson et viande est souvent une activité du week-end ; mais vous l’avez peut-être remarqué, il est de plus en plus aisé de trouver un marché en semaine, ouvert en fin d’après-midi. Un moment idéal pour se ravitailler après le travail. Ainsi entre 2009 et 2013, 18 nouveaux marchés ont vu le jour sur le territoire de Rennes métropole, créant par la même occasion une soixantaine d’emplois.

       Il en est de même avec l’explosion des Amap et des livraisons de paniers. Dans la métropole rennaise, leur nombre a doublé en quatre ans, passant de 16 à 31 points de vente et engendrant soixante équivalents temps plein.

       Le Civam de Bretagne, association qui soutient l’agriculture durable, et Agrocampus Ouest ont mené une étude, dénommée Salt, pour recenser les types de points de vente et les emplois générés. Le but ? Évaluer l’impact économique des circuits courts. Conclusion ? Plus le consommateur dispose d’endroits et de manières d’acheter des produits locaux, plus il y recourt et plus cela crée des emplois. Entre 2009 et 2013, le chiffre d’affaires généré par les circuits courts est passé, en moyenne, de 15 à 19 millions d’euros. (...)

       (...) Si l’Assemblée nationale a introduit les produits biologiques et locaux dans les cantines scolaires, en décembre dernier, l’effet pourrait en être marginal. Car ce secteur ne représente qu’une faible part du chiffre d’affaires des agriculteurs vendant leur production à Rennes métropole, hors grande distribution. En 2013, le marché traditionnel représente 50 % des revenus de ces agriculteurs, devant les ventes aux restaurateurs, les magasins de producteurs, les ventes à la ferme, les Amap et paniers, et enfin la restauration collective (1 %).

       Comme l’explique Gilles Maréchal, coordinateur du Civam de Bretagne au moment de la réalisation de l’étude Salt, « tout le monde parle de la restauration collective, mais ce n’est qu’un levier parmi d’autres bien plus déterminants, comme les marchés et les paniers ». Donner un coup de pouce à ces deux types de points de vente semble plus aisé que la réalisation d’un appel d’offres pour les cantines : il se traduirait par la mise à disposition de locaux pour les distributions de paniers et une autorisation, ainsi que du personnel, pour la création de marchés.

       La dynamique des circuits courts ne semble pas près de s’enrayer, car elle répond aux attentes des consommateurs et des producteurs. Les consommateurs demandent de plus en plus des produits de qualité et de la transparence. Les producteurs souhaitent reprendre la main sur leur production et gagner en autonomie en ne dépendant pas d’un seul client. (...)

       (...) Si l’on se penche sur le modèle économique des agriculteurs qui misent sur les circuits courts, Gilles Maréchal constate qu’« en moyenne, ils utilisent trois systèmes de commercialisation, par exemple le marché, une Amap, et une cantine ; ainsi l’agriculteur n’est pas dépendant d’un débouché et équilibre ses contraintes entre les systèmes de commercialisation ». En effet, faire les marchés exige un temps de présence sur place important, mais une production écoulée à un prix intéressant, sauf en cas de météo défavorable. Dans cet équilibre économique, l’Amap apportera une stabilité de trésorerie avec des contrats signés sur plusieurs mois.

       Mais multiplier les points de vente requiert une logistique sans faille entre la production, sa mise en cageots, sa transformation, son transport, sa vente ; et donc des compétences multiples. C’est par cette mécanique que l’emploi se crée, il est impossible de tout faire correctement seul. De surcroît, le consommateur est demandeur de produits locaux, biologiques, de qualité, mais aussi de visites pédagogiques dans les fermes ; les métiers et les emplois qui vont avec voient le jour.

       Malgré le cercle vertueux qui semble se mettre en place, les emplois générés ne riment pas forcément avec qualité, mais parfois avec précarité, ou avec un décalage fort entre le temps de travail fourni et sa rémunération. Gilles Maréchal nuance le constat : « Dans ce type d’étude, on ne comptabilise pas la contrepartie humaine : la relation aux clients, aux collègues, la lutte contre l’isolement, la satisfaction de travailler la terre. » Néanmoins, il concède que la rémunération n’est pas suffisante. De nombreux postes sont multitâches, on ne compte pas ses heures, et le statut est parfois lui-même précaire comme les contrats aidés, de retour vers l’emploi, etc. « Ce qu’il manque au secteur pour apporter des emplois nombreux, pérennes et bien rémunérés, c’est de la cohérence, en particulier territoriale. » (...)

       (...) Justement, une autre étude, Rennes, ville vivrière ? menée par Agrocampus Ouest, avec Rennes métropole, apporte du grain à moudre au sujet. Cette étude de prospective s’interroge : si la fin du pétrole est à venir, le pays de Rennes, territoire plus vaste que Rennes métropole, est-il en mesure de nourrir ses habitants ? La réponse est positive à l’horizon 2030, mais sous conditions.

       Pour amorcer ce virage radical, il serait nécessaire d’exploiter près de 3.000 hectares d’espaces verts, toits et jardins disséminés un peu partout dans la métropole, de revoir le régime alimentaire pour qu’il soit moins vorace en viande et produits laitiers, et de multiplier les points de vente directe. Cette mutation pourrait engendrer 3.000 emplois en plus de ceux existants dans le secteur à l’heure actuelle. Des emplois ancrés sur le territoire, impossibles à délocaliser.

       Pour autant, il s’agit là de prospective, tant les contraintes pour atteindre l’autonomie alimentaire sont nombreuses. Néanmoins, cette étude sert d’outil de réflexion. Rennes fait d’ailleurs un pas de plus dans le volet de la restauration collective, avec le lancement en novembre dernier d’un plan alimentation durable, en construction à l’heure actuelle.

    https://reporterre.net/Les-circuits-courts-alimentaires-creent-de-nombreux-emplois

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (FAIS EN SORTE DE N'ÊTRE

    JAMAIS LE MAÎTRE DES PLEURS)

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    https://fr.pinterest.com/source/deligne.over-blog.com

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    seraphim-marc-elie.fr

    Royaume-Uni.

    L'exécutif cache-t-il des informations

    sur un tir de missile raté ?

    Judith Sinnige
     

       Le gouvernement britannique est accusé de dissimuler des informations sur un test raté de tir de missile en juin 2016, rapporte The Times. Le Trident II D5, missile à capacité nucléaire, avait été lancé au large de la Floride depuis un sous-marin britannique. S’il ne portait pas d’arme nucléaire au moment de l’incident, le Trident se serait dangereusement dirigé vers la côte américaine, avant de s’autodétruire.

       L’échec a été confirmé par le gouvernement américain mais l’exécutif britannique, lui, ne souhaite ni confirmer ni infirmer l’information. Theresa May est soupçonnée d’avoir sciemment caché l’information au Parlement, alors que celui devait justement se prononcer sur le renouvellement des sous-marins nucléaires britanniques quelques semaines plus tard, en juillet 2016.

       The Guardian, qui considère que le gouvernement a “dissimulé l’information” pour ne pas compromettre le vote, s’inquiète : Le test raté pose des questions importantes sur la sûreté et l’efficacité des armes nucléaires britanniques.

       Le journal rappelle que “si le missile avait été armé d’une ogive nucléaire, les conséquences auraient pu être catastrophiques”. Theresa May “donne l’impression inquiétante d’une Première ministre qui ne se gêne pas pour cacher au Parlement des vérités cruciales afin d’éviter un débat délicat sur le missile Trident.

       The Times aussi regrette que Theresa May n’ait pas joué la carte de la transparence, considérant qu’“esquiver la question est plus nuisible que de reconnaître qu’il y a eu un incident technique.” Selon le journal conservateur, “l’explication la plus crédible sur l’attitude évasive du gouvernement serait que les Américains lui aient demandé de taire l’incident”, étant donné qu’une partie du missile est de fabrication américaine.

       Or “une demande n’est pas une exigence”, rappelle The Times.

    http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-lexecutif-cache-t-il-des-informations-sur-un-tir-de-missile-rate

    +++

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (CHAQUE NUIT TON ÂME

    SE DILUE DANS L'UNIVERS)

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    (L'homme en kit dans ses oeuvres)

    gameraboy:

    Who’s Who in Alchemy. Batman (1966), “The Entrancing Dr. Cassandra”

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    (L'apparition de ce nouveau président fit de l'effet)

    (c) Kirby

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/155166756518

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    "Mmmm... Qu'en pensez-vous?

    - Mmmm... Que du bien..."

    Source: twitter.com

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (EMPRUNTE TOUJOURS

    LE CHEMIN DE LA VÉRITÉ)

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    "Fuck you", répondit la Bonne Soeur.

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/154387795085

    %%%

    jdubuzz.com

    Une espèce humaine serait-elle

    également née au pied de l’Himalaya ?

    Fréféric Lewino 

       Il faut quand même savoir que la reconstitution de la filière humaine présentée actuellement par les paléontologues est une entière arnaque. Ils l’ont établie à partir d’une poignée de fossiles. C’est comme si on avait voulu reconstituer Versailles à partir d’une centaine de briques ! Alors, chaque nouvelle découverte de fossiles ou d’outils remet l’édifice en cause.

       Témoin, cette poignée d’os de bovins retrouvés au pied de l’Himalaya par Anne Dambricourt-Malassé (directrice de la Mission archéologique française en Inde) et sa collègue Claire Gaillard, spécialiste des outils lithiques indiens. L’un de ces ossements arborait, sans aucun doute possible, des traces d’actes de boucherie réalisés forcément par un être doué d’une certaine intelligence, probablement un Homo. Or, ce qui stupéfie nos deux chercheuses ainsi que le paléontologue indien Mukesh Singh, de la Society for Archeological and Anthropological Research of Chandigarh, c’est l’âge de cet ossement qui est de 2,6 millions d’années. À cette époque, la présence d’un Homo capable de réaliser cette découpe de carcasse était totalement insoupçonnée en Asie.

       Tout au plus a-t-on trouvé en Éthiopie des traces de boucherie vieilles de 3,4 millions d’années, mais beaucoup plus rudimentaires, laissées par des australopithèques. Jusqu’à présent, les premiers Homos étaient censés avoir quitté l’Afrique pour l’Asie voilà seulement 1,9 million d’années. Alors, qui sont ces hommes ayant vécu dans le nord-ouest de l’Inde, à Masol exactement, voilà 2,6 millions d’années et sachant découper la viande avec la dextérité d’un candidat à Top Chef ? Faut-il imaginer pour eux une sortie des Homos d’Afrique avant ce moment ? Ou bien, thèse encore plus iconoclaste, doit-on croire à l’existence d’un second foyer d’hominisation en Asie ? Dans ce cas, que seraient devenus ces hommes ? Seule la découverte de fossiles de cet homme de Masol pourrait répondre à ces questions. En attendant, d’Inde, Anne Dambricourt-Malassé a bien voulu satisfaire notre curiosité.

       / Le Point : En quoi les traces de découpe sur les os de bovins attestent-elles une intelligence technique attribuable au genre Homo, et pas à un australopithèque ?
     

       - Anne Dambricourt-Malassé : Les traces sont organisées sur l’os de manière ordonnée, logique, celle des insertions des tendons. Autre indice : la manière de les découper pour briser l’os et consommer la moelle, ce sont des gestes plutôt humains.

       /Cette découpe intelligente suppose-t-elle l’existence de liens sociaux ?


       - Oui, une conscience réfléchie du geste assistée du regard avec une connaissance de l’anatomie du cadavre et des parties consommables. Il faut donc une éducation, une transmission des connaissances et des expériences. Ce qui implique très probablement un langage assez complexe pour expliquer des gestes choisis et précis.


       / Ces hommes chassaient-ils ensemble ?


        - Ils ne chassaient pas, mais se nourrissaient sur des charognes. Des cadavres de toutes tailles étaient emportés par les crues des rivières himalayennes et accessibles aux hommes avec la décrue. Les chairs devaient être déjà décomposées, avariées, donc plus tendres.

       / Quelle était l’origine de ces « hommes » ? Pourraient-ils descendre d’australopithèques sortis très tôt d’Afrique ?


       - Non. Jusqu’à nouvel ordre, les australopithèques sont inféodés aux arbres et n’ont pas quitté l’Afrique. C’est l’âge d’apparition du genre Homo qui est reculé, Yves Coppens proposait 3 millions d’années. Pour ma part, sur la base de données relatives aux processus d’émergence de notre système nerveux et de son redressement, je pense que Homo est aussi vieux que les australopithèques.

       / On sait que de grands singes vivaient dans la région himalayenne voilà 7 à 8 millions d’années. Auraient-ils pu être à l’origine de ces « hommes », ce qui suppose donc l’existence d’un second foyer d’hominisation ?


       - C’est une hypothèse que je trouve intéressante compte tenu de la diversité des espèces de grands singes fossiles à 80 kilomètres de Masol : au moins cinq espèces différentes appartenant à deux genres. Par ailleurs, je ne vois pas Homo émerger en Afrique à cause de la raréfaction des arbres obligeant les grands singes à se redresser. C’est la complexification du développement embryonnaire du système nerveux qui provoque le redressement de la tête et de la colonne vertébrale. C’est valable pour l’australopithèque et Homo. Or, je ne connais pas de découvertes scientifiques démontrant que la complexification du système nerveux serait possible dans les génomes d’espèces exclusivement africaines pendant plus de 20 millions d’années, c’est-à-dire depuis l’apparition des premiers grands singes en Afrique et en Asie.

       Bref, un foyer d’hominisation au pied de l’Himalaya ne peut pas être écarté.

    http://metamag.fr/2017/01/19/une-espece-humaine-serait-elle-egalement-nee-au-pied-de-lhimalaya/

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE NE MONTRE

    QU'UN CHEMIN PARMI D'AUTRES)

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    "Tu as dit quoi, déjà?

    Que j'étais une c... molle, non?

    - Ah bon? Je n'ai rien entendu, moi"

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/154498716495

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    jcdurbant.wordpress.com

    Mettre fin aux mutilations génitales

    féminines et excisions en Afrique

       Aja Babung Sidibeh était une mutilatrice génitale féminine (MGF) sur son île natale de Janjangbureh en Gambie. Aujourd'hui, elle participe activement à la lutte contre la pratique des mutilations génitales. Son témoignage "Si j'avais su avant ce que je sais aujourd'hui, je n'aurais jamais excisé une seule femme. Nous avons causé beaucoup de souffrances à nos filles et à nos femmes. C'est pourquoi je vous ai dit que ce que je sais aujourd'hui, si mes grands-parents le savaient, ils n'auraient jamais excisé aucune femme. C'est l‘ignorance le problème."

       Le rapport des Nations Unies pour l'année 2016 (PDF) examine l’impact sur les droits humains de la pratique des mutilations génitales et excision (MGF/E) sur les femmes et les jeunes filles qui en sont victimes.

       Selon l’OMS, entre 130 et 140 millions de femmes souffrent ou ont souffert des complications des MGF/E. Chaque année, trois millions de femmes risquent encore d’en être victimes. Le rapport fait aussi le bilan des efforts des gouvernements et de leurs partenaires nationaux et internationaux pour lutter contre cette pratique et identifie les principaux facteurs qui limitent l’efficacité des mesures prises à ce jour.

       Les MGF/E constituent une pratique fortement ancrée dans certaines coutumes et traditions: en effet, bien qu’interdite par le droit guinéen, la pratique des MGF/E est très largement répandue en République de Guinée où 97 % des filles et des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi une excision.  Les MGF/E sont pratiquées à grande échelle dans chacune des quatre régions naturelles du pays, et dans toutes les ethnies, religions et milieux socioprofessionnels. Alors que la pratique tend à diminuer au niveau international, une enquête nationale démographique et de santé menée en 2012 conclut à une légère augmentation du taux de prévalence des MGF/E en Guinée depuis 2002. Le pays occupe ainsi le deuxième rang au classement mondial en ce qui concerne le taux de prévalence en la matière, derrière la Somalie.

       Le Plan de campagne pour la mise en œuvre des Objectifs du développement durable inscrit explicitement les pratiques traditionnelles néfastes telles que les MGF/E dans le cadre de la lutte contre toute forme de violence à l’égard des femmes. Le présent rapport est basé sur des données quantitatives et qualitatives collectées par le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH) grâce aux Enquêtes démographiques et santé, produites par le gouvernement de Guinée, par les agences des Nations Unies (UNICEF,UNFPA), par les Organisations non gouvernementales (ONG) et les instituts de recherche. Ces pratiques et attitudes sont ancrées dans la culture de violence contre les femmes et le sujet  est resté tabou jusqu’en 2007 lorsque deux sénateurs américains Joe Biden et Richard Lugar ont introduit l’Acte international sur la violence contre les femmes.

       Au Somaliland, le cas d’Edna Adan Ismail illustre la force nocive de cette tradition et les efforts à fournir pour pouvoir l'arrêter. Edna, née dans une famille de médecins de la grande bourgeoisie du pays, avait 8 ans quand elle a été excisée. Le but de cette opération, selon ses proches, était de réduire son désir sexuel quand elle aura grandi, diminuer ainsi la probabilité de promiscuité et assurer donc qu’elle soit “digne d'être mariée”.  Edna raconte que sa mère l’a forcée à être excisée malgré l’opposition ferme de son père qui était absent le jour de sa mutilation. Son père a alors fondu en larmes en constatant l'acte mené en son absence et son impuissance à protéger sa fille. Cet acte a mis à mal le mariage du couple et depuis, Edna est devenue une farouche militante de la lutte contre les MGF/E. Ayant été éduquée, malgré l’inégalité de chances par rapport aux garçons, dans une université britannique, Edna devint la première infirmière/sage femme de son pays et plus tard première dame du Somaliland.

       Edna Adan réussit par la suite à construire un hôpital/maternité, la maternité Edna Adan grâce au soutien de nombreux donateurs. Cette maternité est le symbole de son engagement pour la survie des femmes et contre la violence faite aux femmes (mutilations, mortalité maternelle, fistule obstétricale).  97% des femmes suivies dans cette maternité ont subi une autre forme encore plus atroce de mutilations : l’infibulation. L’infibulation est l'acte de suturer la majeure partie des grandes ou des petites lèvres de la vulve, ne laissant qu’une petite ouverture pour que l’urine et les menstruations puissent s’écouler. Elle est habituellement pratiquée sur une adolescente pré-pubère dans le but de lui empêcher tout rapport sexuel.

       Les conséquences sur la vie sexuelle de ces femmes sont un crime contre l’humanité tant au moment des règles que des rapports sexuels et de l’accouchement. Souvent cet acte aboutit à une hémorragie qui entraîne soit le décès de la femme, soit des complications, dues au déchirement des tissus vaginaux lors de l’accouchement. Les MGF/E sont en général pratiquées dans les familles musulmanes et certaines familles chrétiennes en Afrique. Ces pratiques ne sont pas retrouvées dans les familles musulmanes en dehors de l’Afrique sauf à petite échelle au Yémen, dans le Sultanat d'Oman, en Indonésie et en Malaisie. Une estimation du pourcentage de femmes ayant été victimes de MGF/E par pays se trouve dans ce rapport d'Amnesty International (PDF).  Au Mali et au Sénégal, les femmes de forgerons sont en général celles qui pratiquent cet acte. Ailleurs ce sont les accoucheuses traditionnelles.

       Les Nations Unies ont dénoncé cette pratique dès les années 1970. Une quinzaine d’Etats ont promulgué des lois, des conférences ont été tenues et des rapports ont été écrits, mais rien n’a vraiment fondamentalement changé d'un point de vue de santé publique jusqu'à récemment. Par exemple, la Guinée promulgue une loi dans les années 1960 qui condamne toute exciseuse à des travaux forcés à perpétuité. Si la femme mourait dans les 40 jours après l’excision, elle était condamnée à mort. Cependant,  la loi n’a jamais été vraiment appliquée.

       L’organisation non gouvernementale Tostan a réussi au Sénégal à enrayer cette pratique grâce à une campagne d’éducation des villageois, hommes et femmes , dans le but de ne pas les braquer dans leurs traditions et croyances. L’éducation communautaire, l’introduction de micro-crédits, la gestion du village et l’éducation par les pairs ont produit un effet d’entraînement sur la prévention des conséquences désastreuses des mutilations pour la santé des femmes. Les risques de l’excision pour la santé ont pu être débattus de manière collégiale et pour la 1ère fois en 1997, 35 femmes du village de Malicounda Bambara ont annoncé que leurs filles ne seraient plus excisées.

       Cependant, cette campagne d'éducation est certainement un travail de longue haleine car le projet a souvent été perçu comme étant un projet anti-africain et a été montré du doigt par les villages environnants juste après sa mise en oeuvre. Depuis le début de la campagne,  plus de 2600 villages ont ainsi annoncé qu’ils ne pratiqueraient plus l’excision. Le gouvernement sénégalais a reconnu la stratégie de Tostan comme étant efficace et l’a adopté comme modèle national. Cette stratégie a par la suite fait tache d’huile dans la région ouest-africaine et dans les organisations communautaires au Ghana.

       L’ONG éthiopienne KMG Ethiopia a aussi réussi par cette approche à faire reculer la pratique en Ethiopie, démontrant ainsi que la capacité des femmes à réagir par l’approche communautaire est la plus effective, loin devant la promulgation de lois et l'annonce de grandes résolutions internationales.

    https://fr.globalvoices.org/2017/01/18/205526/

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    Luc Desle


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