• °°°

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA VIE MULTIPLE

    ET RIEN D'AUTRE)

    °°°

    "La...pin?

    - Non, lapine..."

    http://norrinffm.tumblr.com/post/159563955349/nevver-hippity-hoppity

    °°°

    http://www.ecobase21.net/Agriculture/Texte/Texte.html

    France.

    À Charroux, l’orgueil blessé

    des forçats de la terre

    Joëlle Meskens

     

       “C’est ma tournée !” sourit Dominique Pipet en débouchant son meilleur pineau. L’éleveur n’en revient pas de voir assis dans la cuisine de sa ferme isolée au fin fond de la Vienne quatre journalistes européens. “J’ai l’impression de jouer dans un épisode de Rendez-vous en terre inconnue !” dit celui qui depuis des années se révolte de n’être jamais entendu. Car s’il a gardé l’humour, c’est celui du désespoir. Il se bat pour honorer la mémoire de ceux qui sont tombés pour l’amour de la terre et pour redonner à ceux qui souffrent la fierté de continuer. “Il y a eu cette année 732 suicides de paysans. Deux par jour ! C’est trois fois plus qu’il y a un an !” alerte-t-il.

       Dominique Pipet est monté récemment au Salon parisien de l’agriculture pour “déposer une plaque en mémoire du génocide”. “On m’a pris pour un plouc. On m’a dit, le génocide, c’est le Rwanda.” Mais lui n’en démord pas. “Les paysans sont des morts-vivants. Moi, j’ouvre ma gueule, mais les taiseux, on les retrouve pendus.” Sur une grande table, la paperasse est étalée. Montagne de formulaires, de passeports vétérinaires et autres courriers administratifs. À 60 ans, Dominique Pipet exploite 235 hectares. “Mais ce n’est pas la Beauce ou le Champenois,” dit-il pour relativiser la valeur de ces terres à petit potentiel qu’il loue pour de la culture sèche et pour un troupeau de 200 vaches limousines. (...)

       (...) D’ailleurs, sa plus grande richesse, dit-il, c’est d’avoir reçu au départ la reconnaissance des anciens qui lui ont donné ses premières terres en friche. Et la nature, qu’il ne se lasse pas d’admirer. Devant ses bêtes, il raconte son labeur. Le travail sept jours sur sept sans jamais de vacances. Pour une viande qu’il vend moins cher qu’il y a vingt-cinq ans. “Avant, la PAC [politique agricole commune] c’était le Samu agricole, dit-il. Aujourd’hui le Samu arrive quand vous êtes déjà mort.”

       Il raconte les injonctions à toujours plus de compétitivité, les contrôles vétérinaires et les aides compensatoires qui n’arrivent pas. “L’État me doit 45 000 euros, fait-il valoir. Un bug informatique, soi-disant ! Ça fait cinq ou six ans que je travaille à perte. Je ne me verse aucun salaire. Avec la reconnaissance de dettes, je vis de prêts de trésorerie.”

       À quelques kilomètres de là, la pluie tombe à verse sur le hangar de Patrick Guerin. Sa salle de traite est à l’arrêt. Vide. “Je suis né dans cette ferme, raconte-t-il. Dans les années 1960, on vivait bien. C’était la belle vie. Mes parents venaient de Vendée. Il y avait toujours du monde qui venait.” C’était avant qu’il reprenne l’exploitation avec son frère et subisse de plein fouet la chute des prix du lait chez le fameux géant Lactalis. “Au départ, on pouvait discuter. Après, c’était à chialer”, dit-il encore, la gorge nouée.

       L’agriculture, c’était le fleuron de la France. L’Hexagone est encore la première puissance agricole de l’Europe et l’agroalimentaire reste un maillon essentiel de son industrie. Mais la production souffre, concurrencée par le travail à plus bas coût ailleurs en Europe. Certaines filières, comme la filière viticole, s’en sortent. Mais même les exportations de fromage – fierté de la France ! – sont désormais dépassées par celles des Pays-Bas. Les exploitations ferment. Les surfaces agricoles diminuent.

       En 1957, l’Europe mettait en place la PAC, pour assurer la sécurité alimentaire du continent. Mais il y a longtemps qu’elle ne garantit plus les prix. Les primes favorisent les grosses exploitations. La France reste la première bénéficiaire des aides mais 80 % d’entre elles vont à 20 % des exploitations. L’UE planche sur une nouvelle réforme, avec des instruments de gestion de crise, comme les aléas climatiques et les chutes des cours. Mais c’est insuffisant, jugent les paysans. (...)

       (...) Guillaume Poinot est éleveur caprin dans la même région. Il est en redressement judiciaire pour quatorze ans. “J’accepte de repartir parce que j’aime mes bêtes. Mais si je dois mettre le pied à terre, je les tuerai toutes plutôt que de les voir monter dans le camion, lance-t-il dans un cri du cœur. Toutes les productions en France restent aujourd’hui impactées par la crise, à part quelques microniches économiques.” Il dénonce la spéculation sur les produits alimentaires, la volatilité des prix et la concurrence à bas coût. Les camions de matières premières qui arrivent d’Europe pour être transformées avant d’être étiquetées “nourriture française”. “À gerber”, dit-il.

       À Charroux, le Ryden est un resto-bar-tabac qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Un établissement figé comme sur une photo de Raymond Depardon. Avant, c’est deux fois par jour que l’on servait ici à manger. Il y avait une laiterie toute proche, des artisans, se souviennent les anciens. Ce jour-là, la patronne n’a cuisiné que pour nous. “Ce que les politiques n’ont pas compris, c’est qu’en détruisant l’élevage et l’agriculture en général, c’est le socle de la société qu’ils ébranlent”, explique Vincent Colombel, cultivateur. “Plus de paysans, c’est plus d’enfants dans les écoles, des commerces qui ferment, des villages qui se dépeuplent et des maisons qui tombent en ruines, des paysages qui disparaissent, rasés pour des questions d’efficacité économique, quand ce n’est pas d’avidité énergétique (pour les éoliennes) ou bien pour gagner de précieuses minutes (avec les TGV).” Quand les déserts ruraux avancent…

       Autour de la table, une demi-douzaine d’hommes résument d’une phrase la coexistence de deux mondes : Pisser à Paris, ça coûte deux litres de notre lait.

       La déprime, racontent-ils, ne se traduit pas que par les suicides. Jean-Claude Mercier avait repris en 1997 la suite de ses parents. Trente-six hectares, 270 chèvres. “À l’époque, c’était une petite affaire qui marchait, dit-il. Je gagnais très bien ma vie (de 1 500 à 2 000 euros par mois) en travaillant jusqu’à quatre-vingt-dix heures par semaine. En 2007, avec la crise, c’est parti en cacahuètes.”

       Le prix des aliments pour ses bêtes a triplé, pas le prix du lait qu’il produisait. Depuis, il a arrêté les chèvres, s’est reconverti dans les céréales. Mais le divorce a frappé. “Quand vous vous levez le matin avec les soucis dans la tête et que la nuit ils vous empêchent de dormir, vous allez dans le mur”, dit-il. Les éleveurs appellent ça pudiquement “les dommages collatéraux”.

       Autour de la tablée, l’addition est vite faite. Le montant des aides que l’État doit depuis deux ans à ces éleveurs pour leur conversion au bio grimpe à 200 000 euros. “J’ai voulu rembourser mes dettes, j’ai vendu mon tracteur. Le banquier, suspicieux, m’a demandé d’où venait cet argent”, se désespère Jean-Claude. Qui n’a pas apprécié non plus qu’on lui reproche ses premières vacances prises depuis dix ans. (...)

       (...) Ceux-là ne veulent pas tourner le dos à l’Europe. Dominique Pipet sort de temps en temps sa fourche, symbole de la jacquerie paysanne, mais il ne veut pas de la prétendue révolution que prône Marine Le Pen avec sa “francisation” de la PAC. “En fermant les frontières, qu’est-ce qu’elle croit, qu’on va tout régler ?” ironise-t-il, alors que les sondages prêtent 35 % au FN chez les agriculteurs. Lui-même ? “En 2012, je n’ai pas voté, finit-il par lâcher comme on insiste. Enfin, j’ai enveloppé un boudin dans du papier toilette plutôt que de mettre un bulletin dans l’urne.” Les politiques n’ont plus aucun pouvoir, dit-il, sinon celui d’avaliser les règles d’un syndicat ultradominant, la FNSEA, avec lequel ils ont la politique agricole en cogestion.

       Un syndicat que beaucoup décrivent comme “une pieuvre” à qui il faut acheter la protection mais avec laquelle les éleveurs se retrouvent pieds et poings liés. “Les politiques sont devenus impuissants. Ils ne connaissent ni le prix du pain ni celui du steak, juge Guillaume Poinot, l’éleveur caprin. À partir du moment où l’État ne peut pas agir sur les prix, que peuvent faire les politiques ?”

       Ceux-là espèrent une énième réforme de la politique européenne. Qui tiendrait davantage compte de la qualité de leur production plutôt que de tout miser sur la quantité et la compétitivité. Au lendemain de notre visite, ils multiplient les messages de remerciements. “On peut espérer que quelques décideurs liront vos médias, eux qui orientent notre avenir”, écrit Vincent Colombel, le cultivateur.

       À l’intérieur même de sa maison, Dominique Pipet s’est construit un chalet en bois. Quand on ouvre le faux volet, on découvre sur la fenêtre en trompe-l’œil un paysage de montagne. Un poster en forme de vie rêvée qu’il admire quand il déprime.

    http://www.courrierinternational.com/article/france-charroux-lorgueil-blesse-des-forcats-de-la-terre

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE BONHEUR NE SE TIRE

    PAS PAR LA QUEUE)

    @@@

    "Tu veux que je te dise?

    - Quoi?

    - Ta main Facebook elle m'em...

    - Chut! On va t'entendre..."

    partialboner Wally Wood

    @@@

    "Hein?"

    trashcompactorzine:

    I still dig space chicks. And robots. Doing things.

    @@@

    "Oh Mon Dieu, non! Rhabille-toi!

    - Mais je suis habillé..."

    http://trashcompactorzine.tumblr.com/post/159474770023

    @@@

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (DONNER SANS ATTENDRE

    DE DÉTOUR)

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    "Hummm... Je t'aime, toi, avec ton odeur musquée...

    Hummm..."

    browsethestacksGeorge Leonnec

    The Ride “La Vie Parisienne” (1924)

    +++

    http://www.ufcqc43.com/compteur-linky-l-interet-des-consommateurs-a-la-trappe.html

    Linky vendra

    les données de votre vie

    Nicolas Bérard (L’Âge de faire)

     

     

       Au départ, les communicants de la boîte étaient sacrément fiers des nouvelles possibilités offertes par Linky, comme en témoigne ce dossier de presse daté de juillet 2015 : « ERDF a bâti un système évolutif utilisant des technologies de pointe, capables de gérer de très importants flux de données. Nous ne sommes encore qu’aux prémices de l’exploitation de toutes les potentialités de ce compteur : Big Data, usages domotiques, objets connectés… » Et Philippe Monloubou, patron d’Enedis-ErDF, de confirmer début 2016 : « Nous sommes déjà, à l’heure où je vous parle, un opérateur du Big Data. »

       Le Big Data (littéralement « grosses données ») n’est pas un fantasme pour auteur de science-fiction. Quoique discrète, c’est une révolution qui a déjà bouleversé l’économie mondiale, comme l’explique Solange Ghernaouti, experte internationale en cybersécurité et membre de l’Académie suisse des sciences techniques. « Le nouvel eldorado numérique est lié à la collecte massive d’informations. Tous les modèles économiques sont basés sur l’exploitation des données. Nous ne sommes plus dans une économie de service, mais dans l’économie de la donnée. Le but est d’en avoir le plus possible et de les exploiter. » Plus on en a, plus on est puissant, plus on gagne d’argent en s’assurant un avenir radieux : Google, Facebook, Amazon, Apple possèdent à eux quatre 80 % des données personnelles mondiales.

       Toute cette collecte va servir à faire du profilage. Elle va permettre de mesurer, classifier, quantifier, faire rentrer des personnes dans des catégories pour mieux les cibler, mais aussi de croiser les informations, déduire, interpréter, prédire et influencer.

       Toutes ces données, tous ces profils, se monnaient ensuite sur un marché mondial florissant. Exemple : une entreprise peut connaître votre âge-adresse-sexe pour 0,007 $, savoir si vous avez un projet de mariage (0,107 $), un projet d’enfant (0,187 $), une maladie du cœur (0,447 $) ou si vous envisagez de faire du sport pour maigrir (0,552 $). Avec Linky, ErDF pourra dire à ses partenaires commerciaux si vous buvez beaucoup de café, si vous êtes plutôt casanier, si vous êtes un couche-tard, si vous regardez beaucoup la télévision ou si vous ne vous douchez qu’une fois par mois… Pour avoir une vague idée du jackpot que représentent ces données personnelles, il suffit de savoir qu’au niveau mondial, le marché du Big Data se calcule en milliers de milliards d’euros. (...)

       (...) Enedis-ErDF, de l’aveu même de son patron, souhaite y prendre sa place. On retrouve d’ailleurs avec Linky le processus assez classique d’un outil conçu pour le Big Data, comme l’a noté Solange Ghernaouti.

       A chaque fois, l’intérêt premier pour l’utilisateur est mis en avant : payer moins cher, consommer mieux… C’est un jeu de dupe, un peu comme avec les cartes de fidélité. Quand vous achetez quelque chose, c’est enregistré et exploité à votre insu, mais vous obtenez un bonus. Au début, on peut trouver cela attrayant et avantageux. Le problème est qu’à plus long terme, cette collecte d’informations permet de surveiller et donc de contrôler les comportements, les déplacements, les activités des consommateurs. Linky va même bien au-delà car les données recueillies sont celles issues de l’intimité des foyers, des activités privées.

       Car évidemment, ce n’est pas votre courbe de charge en tant que telle qui intéresse Enedis-ErDF, mais tout ce qu’on peut en déduire. Au lancement du Linky, l’entreprise laissait entendre qu’on pourrait savoir tout ce qui se passe chez vous grâce à ce nouveau compteur. Face aux critiques que n’a pas manqué de susciter cette intrusion dans la vie privée de chacun, Enedis-ErDF a changé son fusil d’épaule, en tentant comme toujours de brouiller les pistes. Ainsi, le 1er avril 2016, Bernard Lassus déclarait sur BFM TV que « Linky est un compteur qui mesure des courants électriques et qui ne sait pas reconnaître l’électron qui vient de la machine à laver, de la télévision, de votre fer à repasser ou autre… » Il aurait pu ajouter que Linky n’avait pas d’yeux et ne pouvait donc rien voir, ça aurait été du même tonneau.

       Les compteurs Linky sont techniquement capables de recueillir les index journaliers et la courbe de charge, c’est-à-dire un relevé de la consommation électrique de l’abonné, avec un pas de mesure de 10 minutes. Ces données permettent de déduire des informations sur les habitudes de vie des consommateurs.

       Donc, oui, Enedis-ErDF pourra tout connaître de vos habitudes de vie. La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a tout de même obtenu que, avant de transmettre ces données, ErDF devra avoir obtenu l’accord du client. Cela dit, ce dernier pourrait ne pas avoir tellement le choix : pour lui concocter une offre alléchante, les fournisseurs d’énergie lui réclameront immanquablement toutes ses données. S’il les fournit, on lui promettra de petites économies. Sinon, on lui expliquera qu’il est impossible de trouver l’offre correspondant à son profil. Le choix du consommateur de transmettre ou non ses données pourrait donc être plus compliqué qu’il n’y paraît. Surtout pour les petits budgets. (...)

       (...) Dès que vous aurez donné votre accord, Enedis-ErDF aura vos données personnelles – si ce n’était pas déjà le cas – ainsi qu’un ou plusieurs fournisseurs d’énergie (il est toujours préférable de demander plusieurs devis, non ?). Comment s’assurer, alors qu’elles sont déjà entre les mains d’au moins deux acteurs, que vos données ne seront pas exploitées autrement que pour vous préparer une offre tarifaire ? Ou revendues, même discrètement, à d’autres sociétés ? La Cnil explique qu’elle sera particulièrement attentive à ce que « ces données ne soient communiquées qu’aux sociétés spécifiquement désignées par les personnes concernées et uniquement pour les finalités souhaitées par les abonnés ». On lui souhaite bien du courage !

       Et puis, vous connaissez les zigotos du gouvernement : cela fait cinquante ans qu’ils courent après la sacro-sainte « croissance », et il y a malheureusement peu de chance que cela change dans un avenir proche. Alors, si cela peut « libérer la croissance », il se trouvera assurément des ministres « volontaristes » pour changer les règles et ainsi permettre à Enedis-ErDF de disposer à sa guise de toutes vos données.

       Votre réfrigérateur consomme trop d’électricité ? Cela se verra certainement en analysant la courbe de charge. Vous risquez alors d’avoir la visite d’un commercial en électroménager. Ces démarchages ciblés gonflent tout le monde. Ce n’est pourtant que le côté « gentil », presque désuet, de l’utilisation d’informations. Car avec le Big Data, on stocke dès aujourd’hui des quantités inimaginables de données, sans forcément savoir à quoi elles serviront demain. Et pour ne rassurer personne, on confie tout ça au « marché », comme l’a expliqué Philippe Monloubou : « Linky ouvre tout un écosystème qui, lui, élargit un champ presque infini. Après, c’est le marché lui-même qui va décider des possibilités. » Le marché, Dieu du XXIe siècle, auprès duquel il est inutile de se confesser : il sait déjà tout sur vous.

     

    https://reporterre.net/Linky-vendra-les-donnees-de-votre-vie

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA VÉRITÉ VRAIE

    NE PEUT-ELLE ETRE FAUSSE?)

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    https://fr.pinterest.com/explore/humour-espagnol-926678470492/

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    http://bric-a-brac.org/humour/images/enfants/cannibales.jpg.html

    Anthropologie.

    Le pouvoir nutritif de la chair

    humaine ne justifie pas le cannibalisme

       “Les êtres humains ont mangé d’autres humains depuis la nuit des temps, mais les motivations de cette pratique macabre sont complexes et souvent obscures, commence Gizmodo. Le site relaie une étude – publiée en ligne le 6 avril dans Scientific Reports – qui tente d’apporter un éclairage.

       Selon James Cole, chercheur à l’université de Brighton (Grande-Bretagne) et unique auteur de cette publication, l’anthropophagie au paléolithique n’était pas justifiée sur le plan nutritionnel. Pour arriver à cette conclusion, il a voulu connaître la quantité de calories apportée par la chair humaine et la comparer à celle des animaux qui vivaient à l’époque. (...)

       (...) Pour ce faire, il s’est notamment appuyé sur “des études réalisées entre 1945 et 1956 qui analysaient la composition chimique de quatre hommes adultes dont les corps avaient été donnés à la science”, raconte Science. En moyenne, un corps humain contiendrait plus de 125 800 calories de graisse et de protéines. Soit “la même valeur nutritionnelle – en ce qui concerne les graisses et les protéines – que les animaux de même taille, complète Gizmodo, mais, si on la compare à des proies plus grosses, comme des mammouths ou des rhinocéros laineux, les humains fournissent beaucoup moins de calories.”

       James Cole analyse : J’oserais dire qu’il est sans doute plus difficile de chasser ou de capturer un membre de sa propre espèce – aussi intelligent et tout aussi capable de se battre que vous que de chasser le représentant d’une autre espèce, comme un cheval, par exemple.”

       D’autant que, selon lui, il suffit d’un seul cheval pour avoir le même nombre de calories que 4 à 6 individus appartenant au genre Homo. Pour l’anthropologue de l’université de Californie Danielle Kurin, citée par Gizmodo : “L’étude de Cole démontre que ce type de comportement [le cannibalisme] ne s’explique pas seulement par des impératifs nutritifs. Il faut plutôt y voir un processus paré de vertus essentiellement symboliques, reposant sur des convictions profondes quant à la compréhension que l’on est censé avoir du corps et de ses parties, et à la façon de les traiter au moment de la mort.”

    http://www.courrierinternational.com/article/anthropologie-le-pouvoir-nutritif-de-la-chair-humaine-ne-justifie-pas-le-cannibalisme

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (FASSE QUE LE BRASIER

    DU MALHEUR NE TE BRÛLE PAS)

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    (via ellobomarr71)

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    http://www.ladepeche.fr/article/1998/06/30/

    183587-metiers-dites-les-au-feminin.html

     Sophie Sendra 

     
       Il est un paradoxe évident de la langue française qui échappe à toute logique. La nouvelle règle d'écriture concernant la féminisation des fonctions est méconnue en France, ou tout bonnement laissée à la seule discrétion de celui ou celle qui écrit.

       La règle n'est pas appliquée systématiquement alors qu’elle existe déjà depuis quelques années. Un tel paradoxe nous amène à une schizophrénie qui nous demande une adaptation constante. Lorsqu'on écrit à des canadiens francophones, il est indéniable que le féminin s'applique à la fonction dont on parle. Ainsi, il existe une écrivaine, une auteure, une avocate, une professeure, une Docteure … Cette règle, si elle n'est pas appliquée, est considérée comme une faute d'orthographe. En France, pays de la langue française, il arrive très fréquemment, le plus souvent d'ailleurs, que cette orthographe soit considérée comme une bizarrerie, voire comme du féminisme mal placé.
     

    Comment une règle orthographique peut-elle devenir une revendication politique ? Nos amis francophones, lecteurs de ce magazine, doivent se demander comment une telle question est possible. Éléments de réponse(s). (...)

       (...) L'argument principal avancé par les partisans de la fonction sans féminisation est justifié par le fait qu'il s'agit de LA fonction dite « neutre ». La fonction est celle d'écrivain (au sens neutre) sans distinction de genre. De même, un avocat est par sa fonction même, du genre « neutre ». Les autres fonctions souffrent de cette même règle. UNE fonction, doit être du genre masculin (sic). Le paradoxe est bien là, sous nos yeux. Si la langue française devait être en accord avec elle-même, elle aurait sans doute soulevé cette coquille à l'apparence d'un pavé (dans la mare bien entendu). Pour expliquer cette coquille vide servant d'argument aux conservateurs de tous bords, il faut remonter le cours de l'histoire.


       A l'époque où le masculin l'emportait toujours sur le féminin (jusqu'à la fin du XIXème siècle environ), la fonction était toujours masculine puisque la femme n'avait droit qu'à des études succinctes et n'occupait aucun métier demandant des études supérieures – inaccessibilité au baccalauréat par exemple. Les seuls métiers réservés au genre féminin étaient soit sage-femme, soit infirmière (les bonnes sœurs dédiaient leur vie à ces fonctions). Le masculin lié aux autres fonctions - dans les autres domaines - ne se posait donc pas. Avec le temps, lorsque des hommes ont exercé le métier « d'infirmière », il fut normal de masculiniser LA fonction. LA fonction revenait dans le giron du masculin : un infirmier.


       Pour la « sage-femme » ce fut plus difficile, comme pour « entraîneur de sport ». Il est difficile de dire « entraîneuse ». Sage-homme, Entraîneure alors ? L’ordinateur n'aime pas cette féminisation – alors que sage-homme ne le fait pas réagir. Pourtant la version du correcteur est de cette année. Toutefois, il rougit comme un adolescent pré pubère à chaque féminin qui se découvre dans une fonction inhabituelle. (...)

       (...) Madame La députée, Madame La ministre, Madame Le député, Madame Le ministre ? Que choisir ? L’ordinateur ne voit plus rouge... Ces fonctions l'impressionnent sans doute. Il n'ose pas. Il réfléchit. Non, rien. Même pas un petit rose d'indignation. Essayons avec Monsieur l’Avocate. Rien. Tentons Monsieur la Professeur. Toujours rien, le mélange des genres ne le surprend plus, du moment que certaines fonctions ne franchissent pas l’inconcevable celle de la seule limite que nous nous imposons à nous-même. Les pays francophones revendiquent une égalité certaine dans l'appellation des fonctions. Le respect du genre, de la fonction de celui ou celle qui l'occupe montre qu'une attention particulière est donnée à celui ou celle à qui on s'adresse. Le genre est appliqué. La règle s'impose.


       Le paradoxe de la langue française utilisée en France sur cette féminisation montre, de manière plus sérieuse, que la culture (ou les mentalités) évolue moins vite que la réforme. Dans notre société patriarcale, dans notre langue (qui n'a aucune neutralité de genre comme cela est le cas en anglais par exemple), dans notre fonctionnement hiérarchique, dans un groupe de mots, le masculin l'emporte sur le féminin.


       Cette féminisation des fonctions n'est pas une revendication politique, elle n'est pas un féminisme outragé, elle est une manière de savoir de qui il s'agit, de qui on parle. Faire une différence entre les genres n'est pas faire une hiérarchie entre eux. C'est marquer une déférence plus qu'une différence.  Cette règle de féminisation tente de se frayer un chemin, petit à petit. Les francophones qui lisent cet article auront sans doute du mal à imaginer que cette règle n'est pas appliquée par tous et qu'elle prend en France, une tournure politique et revendicative. Pourtant c'est le cas, même si les écrivaines, auteures, professeures, docteures ne le veulent pas, elles s’obligent à se déterminer au masculin, elles n’osent pas toujours parler au féminin de peur qu’on leur souligne la faute. On leur impose le fait de corriger elles-mêmes leurs interlocuteurs comme si cela restait encore un combat (un de plus) à mener. (...)

       (...) La féminisation des termes est souvent comprise comme une « prise » de fonction(s), de position(s), comme s'il s'agissait d'une prise d'otage. Cette féminisation paraît injustifiée alors qu'il est question d'injustice. Cela paraît anodin alors qu'il s'agit d'un thème majeur celui de la reconnaissance, celle de deux genres différents dans l'égalité de ce qu'ils sont, dans leur existence propre : une garagiste, une maître de conférence, une garde des sceaux, une pilote, une plombière. L’ordinateur semble bien s’adapter finalement. Pour les mentalités d’arrière-garde c’est plus dur semble-t-il, peut-être parce que certains pensent encore que donner ou accorder quelque chose c’est se démunir, se départir ; la peur est une drôle de chose tout de même.

    http://bscnews.fr/201704016198/philo/langue-francaise-l-eternel-feminin.html

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PARTAGE TOUTES

    TES BELLES IDÉES)

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    http://lilygoat.tumblr.com/post/159077139606/vintagegeekculture-gil-elvgren

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    "Ça te chatouille ou ça te grattouille?

    - Les deux..."

    Markos Paulo

    (Source: artforadults)

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    "Méchante fille... Tu es une méchante fille"

    (Le dédoublement de personnalité

    d'Endora prenait un tour inquiétant)

    Albonet tumblr

    (Source: facebook.com)

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    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'ESPOIR DÉPASSE TOUJOURS

    L'HOMME DE PEU)

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    no-mourning-please:

    The Stretching Portraits

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    http://la-gazette-de-daniele.over-blog.com/2014/07/les-politiciens.html

    Les marchés de la honte

       Voici venue cette période exaspérante où les sympathisants de quelques spécieux personnages viennent déverser leurs slogans et leur propagande sur nos marchés. N’ont-ils pas remarqué, ces tristes messagers de l’Apocalypse que nous venons justement en ces lieux de partage et d’échange, de solidarité et de fraternité précisément pour y quérir des produits frais, sains et naturels quand eux viennent vendre des produits avariés, toxiques et souvent nuisibles ?

       La belle méprise que voilà ! Qu’ils aillent au diable ou bien dans les supermarchés, les solderies et autres estaminets de la mal-bouffe ! Nous sommes à la recherche de l’authentique et les voilà nous vantant les mêmes recettes éculées, les mêmes promesses factices, les mêmes canailles, toujours présentes, en dépit de récoltes successives toujours plus mauvaises les unes que les autres.

     

       Quel vilain brouet que ce mélange de mensonges et de tromperies, de sourires enjôleurs derrière des dents de carnassiers, d’épices agressives aux parfums nauséeux ! La soupe qu’ils nous promettent, une fois encore nous, donne la nausée. Nous ne supportons plus les effluves de l’insupportable tambouille électorale. Ils doivent bien s’en rendre compte, eux qui ne font guère les malins, repoussés en bout de piste, à la mine honteuse et le verbe bas.

       Mais voilà que surgit un citoyen exaspéré qui hausse le ton et leur demande de déguerpir. Le temps est désormais passé de les laisser nous leurrer, nous tromper, nous mentir sans réagir. Dehors les colporteurs de la fracture sociale, les marchands de rêves illusoires, les boutefeux de la haine, les archanges de la mondialisation, les princes des risettes ! Dehors tout ce cortège de l'indécence et du mépris, de l’entourloupe et de l’escroquerie, de la manipulation et des grimaces !

       Vous avez fait de cette République une honte et un marigot insalubre. Le spectacle que vous donnez à déplorer est insupportable. Par pitié, ayez au moins la délicatesse de ne pas venir nous importuner sur nos marchés : ces espaces de dialogue et de fraternité ! Nous ne voulons plus de vos champions, hommes et femmes qui ignorent tout de la vraie vie, des contraintes et des difficultés du quotidien.

       Vous nous tendez des prospectus dont le financement est tout aussi occulte que sont dérisoires les propos couchés sur ces papiers glacés. Vous avez le monopole des médias : vous nous serinez votre détestable musique à longueur d’émissions où vous évacuez ceux qui n’appartiennent pas à votre caste. Alors de grâce, dégagez la place, ici c’est un lieu qui se passe aisément de vos discours sans contenu, de vos arguments ressassés, de vos misérables billevesées.

       Dans mon panier, je ne veux que le fruit du travail des producteurs . Celui des hommes et des femmes qui travaillent vraiment, qui ne gagnent pas les sommes faramineuses de vos chers champions. Ceux-là ont un métier honnête qu’ils font avec amour et application. De quel droit venez-vous polluer l’air de la place par vos messages pestilentiels ? Dégagez ! Allez ouste, nous avons besoin d’air frais …

       Vous allez crier au déni de démocratie. Je n’en doute pas une seule seconde. Vous qui insultez la démocratie une fois que vous êtes en place. Vous êtes la honte du pays, les profanateurs de la devise de la République, les croque-morts de la nation. Ici, nous sommes loin de vos salades, de vos combines, de vos magouilles ; votre place n’est certes pas en ce lieu mais dans une décharge, sur un tas de fumier ou dans un incinérateur.

     Je ne vous le demande pas. Je vous ordonne, je vous impose, je vous enjoins de quitter l’endroit et de laisser vivre ce peuple des petites gens, des gueux, des humbles dont vous ignorez tout. Ayez au moins cette dignité de nous ficher la paix ; vous qui voulez nous vendre des personnages qui ignorent tout de cette merveilleuse qualité. Notre République est en totale déliquescence, et c’est de votre seule responsabilité. Alors, dégagez !

    Coléreusement leur.

    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-marches-de-la-honte-191333

    ***

    Benoît Barvin


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  • °°°

    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'HOMME SAIT QU'IL EST MISÉRABLE,

    L'ANIMAL JAMAIS)

    °°°

    (Quand il avait de nouvelles bottes, mon pote Groucho

    était aussi content qu'un gosse)

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/149857371348/tgif

    °°°

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/06/

    28/l-eldorado-du-second-ecran_1723572_3246.html

    Alerte au Donbass :

    une application pour avertir

    les Ukrainiens des attaques militaires

     
    Traduit par Miriam Palisson

       Un application avertissant les utilisateurs des attaques militaires et leur permettant de se mettre en relation en quelques secondes avec les forces de l'ordre va bientôt être lancée en Ukraine. Ses inventeurs espèrent réduire le nombre de morts parmi la population civile dans les régions orientales qui restent déchirées par le conflit.

       Durant presque trois ans, le Donbass, région orientale de l'Ukraine composée des divisions administratives de Donetsk et Lougansk, a été le théâtre d'une guerre sanglante entre le gouvernement ukrainien et les séparatistes qui soutiennent la Russie, une guerre qui a tué plus de dix mille soldats et civils pacifiques, et chassé de chez elles presque 1,8 millions [en ukrainien] de personnes. Mais 2,7 millions de personnes vivent encore sur place et pourront bénéficier de cette nouvelle application « Citoyen actif ».

       « La fonction principale de celle-ci est d'avertir les citoyens en cas d'incidents graves et de bombardements. Elle permettra également d'informer la police d'infractions et de poster des photos en guise de preuves », dit Viatcheslav Abroskine, le chef de la police de la région de Donetsk, dans son billet sur Facebook.

       Pour le moment, le Centre unifié de service et d'analyse de l'Ukraine (UASC) répond aux appels sur la « ligne 102 », l'homologue ukrainien du numéro d'urgence 112. Après le lancement du « Citoyen actif », l'UASC pourra elle aussi recevoir et traiter des communications envoyées par des tablettes et des smartphones. Seule condition: les utilisateurs de « Citoyen actif » devront avoir préalablement rempli un bref formulaire d'inscription. «… [L'utilisateur] enverra un signal de „SOS“, qui arrivera dans notre UASC. L'information y sera traitée au plus vite et un bataillon policier envoyé sur les lieux où se trouve le propriétaire de l'appareil, qui aura permis de le localiser », écrit encore Abroskine.

       L'accès au WiFi et à l'internet mobile étant largement répandu dans de nombreux endroits à Donetsk et Lougansk, tout comme les smartphones et les tablettes, les habitants du Donbass devraient être nombreux à bénéficier de ce « Citoyen actif ».

       Des programmes semblables existent dans d'autres pays, et même dans d'autres grandes villes d'Ukraine. Aux États-Unis par exemple, le système d'alerte Amber diffuse à la radio, à la télévision et sur internet des alertes sur les enlèvements d'enfants. « Citoyen actif » ressemblera aux applications d'alerte qui existent, mais avec moins de fonctionnalités, à cause des limitations techniques de l'UASC — du moins pour le moment. L'avertissement concernant des bombardements sera envoyé uniquement à ceux qui auront téléchargé l'application « Citoyen actif », et l'UASC ne traitera que les SOS envoyés via l'application.

       Les créateurs de « Citoyen actif » n'ont pas précisé quand leur application devrait être accessible : « C'est encore un projet-pilote, et dans un premier temps il ne possédera qu'une quantité limitée de fonctions », a déclaré Abroskine.

    °°°

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TU SAIS BIEN QUE UN

    PLUS UN FAIT TOUJOURS UN)

    ¤¤¤

    "Tu ne m'aimes pas...

    - Toi si. Ta culotte, par contre..."

    art by Michael Johnson

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/155195148868/art-by-michael-johnson

    ¤¤¤

    "Tu peux sortir, Chéri, mon épouse est partie...

    - Groumph..."

    Monster at my Window - art by Jack Kirby and Dick Ayers (1962)

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/154610826898/

    monster-at-my-window-art-by-jack-kirby-and-dick

    ¤¤¤

    (Wonder Woman s'entraînait dur pour

    ses futurs combats contre les hommes)

    "

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/154314659673

    ¤¤¤

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA FLEUR DU RIZ

    EST-ELLE COMESTIBLE?)

    ***

    "Ce taxi Uber est à nous, sale communiste!"

    http://silverfoxclub.tumblr.com/post/159018422165

    ***

    http://meteopolitique.com/Fiches/gaz/Humour/Le-gaz.htm

    Loup, grands prédateurs,

    la désertification rurale

    commence à payer

       "Ca y est, le gaz de schiste fait son entrée en France. En douce, par la porte du Béarn, une région acquise à l'industrie gazière et pétrolière depuis un demi siècle, depuis l'exploitation du gaz de Lacq, via la SNPA (société nationale des pétroles d'Aquitaine) puis Elf, puis Total.Françoise D. À y bien réfléchir, plus les écologistes empoisonneront les éleveurs traditionnels avec leurs "Grands Prédateurs" et leur idéologie du "tout sauvage", moins il y aura de monde pour défendre les territoires les plus riches en biodiversité. 

       Après le Rewilding Europe qui se concentre en particulier sur la transformation des problèmes causés par l'actuel abandon des terres à grande échelle en opportunités pour l'homme (citadins ndlr) et la nature (gling gling le tiroir caisse ndlr). À côté de nombreuses autres façons de rentabiliser l'état sauvage(1)  : " plusieurs régions ont le potentiel pour proposer à partir de la faune des attractions touristiques de classe internationale." Après la finance qui lorgne sur les terres pour en faire des "actions de compensations environnementales" et des "actions de compensations carbone"  (gling gling le tiroir caisse)

       Voici les multinationales du pétrole qui entrent en jeu. (gling gling le tiroir caisse) http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2016/11/18/gaz-de-schiste-le-petrolier-pourra-forer-au-nord-du-bearn,2071690.php. (*) Et nos écologistes eux sont omnibulés par la réintroduction des grands carnivores dans les futures zones exploitables par ceux qu'ils sont censés combattre. Force est de se poser la question : "D'où vient la manne financière (glilng gling le tiroir caisse) qui permet aux associations environnementales d'éditer des tracts de plusieurs pages sur papier glacé diffusant l'idéologie du tout sauvage ?"

       Dorénavant, avec la loi qui arrive dans laquelle les multinationales pourront attaquer les États qui voudraient les empêcher de mettre à profits leur investissements, l'avenir des petits ruraux se noircit considérablement.

       (1) état sauvage qui n'existe nulle part en France et peut-être dans le monde. « Les paysages créés par la coévolution de l'élevage et de la végétation ressemblent souvent à des zones sauvages pour les étrangers /alors que/ la disparition des systèmes traditionnels de pâturage tend à s’accompagner de pertes importantes de biodiversité. » FAO


       Un lieu déjà anthropisé depuis plus de 8000 ans : la forêt amazonienne qui sert pourtant de référence aux écologistes désemparés. 

    http://www.actulatino.com/2017/03/06/amazonie-la-main-de-l-homme-precolombien-a-faconne-le-poumon-vert-il-y-a-8000-ans/

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/loup-grands-predateurs-la-190985

    ***

    (*) Gaz de schiste :

    le pétrolier pourra forer

    au nord du Béarn

    LAURENT VISSUZAINE 

      La société australienne Gas2grid avait esté devant le tribunal administratif de Pau contre un arrêté du ministère de l’Environnement. Ce dernier, en date du 21 septembre 2015, refusait à la compagnie pétrolière la prolongation d’un permis de recherche d’hydrocarbures pour les cinq ans à venir. Et ce, au nom de risques de troubles à l’ordre public, des manifestations ayant eu lieu contre ces forages.

       Ce permis, dit de Saint-Griède, concerne un territoire de 52 km2 à cheval sur le Gers, les Hautes-Pyrénées et le nord des Pyrénées-Atlantiques. Les élus et la population avaient en effet à l’époque exprimé leur refus de voir des recherches de gisements de gaz de schiste sur leur territoire. D’où l’arrêté pris conjointement par le ministère de l’Environnement et celui de l’Économie en 2015.

       Mais le tribunal administratif de Pau a jugé que l’arrêté n’était pas justifié et l’annule dans sa décision rendue jeudi matin. Il donne trente jours au ministère de l’Environnement pour prolonger le permis de Saint-Griède, sinon le contribuable, pardon le ministère, devra payer une astreinte de 3 000 euros par jour de retard.

    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2016/11/18/gaz-de-schiste-le-petrolier-pourra-forer-au-nord-du-bearn,2071690.php

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    Benoît Barvin


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