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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE BON CHEMIN N'EST 

    PAS FORCÉMENT ÉCLAIRÉ)

    ***

    "Isaac, viens manger ta pomme!

    - Encore!!!"

     (Source: mennyfox55)

    ***

     "Nadia! T'as encore fumé!

    - Ben non... Qu'ess-qui t'fait dir'ça?"

     (Source: caffeineandsmoke, via nadchris34)

    ***

     "Attention! Tu pries avec le chaton dans tes mains...

    - Je sais. J'éprouve sa résistance..."

     

     (Source: follow--my-dream, via isabellelafee)

    ***

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'ESPRIT CRITIQUE VOIT TOUT

    AU TRAVERS D'UN PRISME DÉFORMANT)

    ¤¤¤

    "Ce serait mieux si vos tronçonneuses étaient en marche"

    (Source: madebyradio)

    ¤¤¤

    Geluck

    http://www.lescrutateur.com/2015/04/

    la-haine-de-l-excellence-sophie-coignard-a-trouve-le-mot-juste.html

    Une machine peut-elle

    comprendre la haine ?

     

       Il y a quelques jours, la maison-mère de Google, Alphabet, a annoncé la mise en ligne d’un service baptisé Perspective, dont le but est de détecter la haine dans les réseaux. La modération des commentaires étant un problème depuis l’ouverture du premier fil de commentaire, l’idée de Google est que les sites puissent se saisir de cet outil pour automatiser la modération de leur commentaire. En gros, au lieu de devoir lire tous les commentaires pour éliminer les commentaires haineux, le programme est censé vous les signaler automatiquement, en évaluant leur niveau de toxicité supposée du propos. (...)

       (...) Le site Quartz raconte comment David Auerbach, ancien de Google et écrivant pour la revue du fameux MIT, s’est livré à un exercice facétieux. Il a entré quelques phrases pour voir comment réagissait le programme. “Je t’adore enfoiré. Bon anniversaire” = 93% de toxicité. “Tu n’es pas raciste” = 77% de toxicité. “Les juifs sont des humains” = 72% de toxicité. En revanche “Les juifs ne sont pas des humains” = 62% de toxicité. “Hitler n’était pas antisémite” = 53 % de toxicité (ben c’est vrai quoi, on n’est pas certain). “Certaines races sont inférieures à d’autres” = 18% de toxicité. “Rares sont les musulmans qui sont une menace” = 79% de toxicité.

       Autant dire que ça ne marche pas encore très bien.

       Il y a des raisons techniques à cela. Le programme Perspective repose sur un procédé qu’on appelle le “machine learning” (apprentissage machine), c’est-à-dire sur un algorithme qui apprend en faisant. Ainsi les ingénieurs ont tout de suite expliqué que le programme était naissant, qu’il n’était pas encore d’un usage optimal, qu’il se nourrirait des exemples qu’il aurait à traiter, des corrections humaines et que ce n’est que c’est avec le temps qu’il deviendrait vraiment opérationnel, et efficace. Pour l’instant, le système est concentré sur des mots, sur la manière dont ils peuvent être corrélés à des commentaires en général négatif, mais les nuances échappent encore à la machine. (...)

       (...) Mais j’avoue être quelque peu étonné. Comment se fait-il qu’il suffise à Cambridge Analytica - l’entreprise qui a aidé à la campagne numérique de Trump - d’analyser une soixantaine de likes d’une personne pour déduire avec un fort niveau de certitude sa couleur de peau, son orientation sexuelle, son niveau d’étude, si elle a des parents divorcés ou pas etc. et qu’une machine développée par Google - Google quand même, c’est pas la start-up du coin de la rue… - puisse considérer que la phrase “Les juifs sont des humains” ait 72% de chance d’être toxique ?

      Comment faire exister ensemble toutes les annonces sur les progrès de l’intelligence artificielle - qui va conduire nos voitures, nous opérer, être le majordome de nos maisons connectées etc. - et les résultats d’un programme qui trouve “Les juifs sont des humains” plus toxique que “Les juifs ne sont pas des humains” ? C’est quand même très troublant, vous en conviendrez.

       Deux solutions : soit les entreprises et laboratoires qui annoncent régulièrement d’énormes succès dans l’intelligence artificielle se poussent un peu du col. En fait ils tâtonnent, se plantent, mais on fait moins attention à ces tâtonnements qu’aux réussites. (...)

       (...) Il doit y avoir de ça, évidemment. Mais il y a surtout que certaines tâches sont plus ou moins accessibles à la machine. Et le langage humain, c’est compliqué. Ça l’est déjà pour les autres humains (tout le monde a autour de lui au moins un ou deux copains qu’il aime bien, mais dont il ne comprend pas toujours ce qu’ils disent), alors pour les machines…” Allume la lumière”, la machine comprend. Que le mot “enfoiré” puisse être affectueux, c’est compliqué pour elle… Quant à détecter la haine, c’est encore plus compliqué. Et puis, comme me le faisait remarquer ce matin François Angelier lors de la visite qu’il fait quotidiennement dans mon bureau à 7h12 : la phrase “Hitler n’était pas antisémite” est discutable, mais elle n’est pas haineuse.

       Certes. Comment définir un propos haineux alors ? C’est sans doute pour ça que les ingénieurs préfèrent la notion de “toxicité”. Ce n’est pas le propos lui-même qui est en question - ce n’est pas sa véracité historique ou scientifique - mais le fait qu’il risque de pourrir la conversation, soit en lui-même, soit parce que son expression est véhémente. OK, dans ce cas si une horreur dite posément est moins toxique qu’une vérité accompagnée d’un gros mot, on fait comment ? On arrête d’employer certains mots ? Bref, c’est abyssal. Et, de tout mon cœur, je souhaite bon courage aux ingénieurs de Google.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/sur-le-radar/

    20170301.OBS5944/une-machine-peut-elle-comprendre-la-haine.html

    ¤¤¤

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA BONNE CONSCIENCE N'EST

    QU'UNE CONSCIENCE DÉVOYÉE)

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    http://bcm.eddenya.com/sante-et-sciences/

    3377-les-illustrations-subversives-et-satiriques-de-pawel-kuczynski

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    https://fr.pinterest.com/explore/humour-chr%C3%A9tien/

    Affaire Fillon :

    un bon chrétien

    de très mauvaise foi

    Daniel VANHOVE

       Loin de campagnes présidentielles passées qui ont parfois été mornes et ennuyeuses, celle d’aujourd’hui est, sous certains aspects, un vrai régal. En effet, depuis quelques mois, les prétendants au poste convoité nous réservent bien des surprises. La presse fait son boulot. Les médias de masse relaient abondamment. Et d’aucuns se régalent de ces rebondissements incessants, dignes des meilleurs polars.

       Mais, que l’on ne s’y trompe pas, pour ce qui est des valeurs démocratiques dont tant se prévalent, c’est un désastre. Pour preuve, la lente mais irrémédiable progression du Front National, qui malgré « les affaires » qui le concernent (lire : https://www.legrandsoir.info/les-accusations-glissent-sur-marine-le-pen-comme-la-pluie-sur-les-ailes-d-un-vautour.html), engrange les intentions de vote de tous les dégoûtés des pratiques du microcosme politique traditionnel.

       Cette campagne a aussi un avantage : révéler les côtés les sombres de certains élus. On sait que l’arène politique ne fait pas de cadeau, mais à ce point, les records pourraient être battus.

       A commencer par le président sortant qui n’a pas pris le risque de se représenter, tant le bilan de son quinquennat est désastreux, particulièrement au niveau social. A leur tour, ceux qui attendaient (espéraient ?) ce scénario, tapis dans l’ombre, en sont pour leurs frais. Des ténors qui s’y voyaient déjà se sont ramassés. Les partis traditionnels, toujours aussi coupés de la base, pourris de l’intérieur par des manigances sordides et des combines puantes, s’effondrent sur eux-mêmes dans un autisme rare. Et ceux qui en émergent péniblement ne représentent bientôt plus que leur ombre, quand ils ne se prennent pas les pieds dans le tapis. Malgré cela, des abrutis font comme si de rien n’était. Ils ont été trompés, trahis, volés… ils n’en n’ont cure, et en idiots utiles, continuent à les soutenir. Le pompon à ce jour, revenant à François Fillon.

       Ce Monsieur Propre autoproclamé, bon chrétien – sans doute trop pour être honnête – , père de famille modèle, châtelain louant ses terres comme au temps des Seigneurs (lire : http://blog.francetvinfo.fr/judge-marie/2017/02/05/veaux-vaches-ble-et-loyer-f-fillon-et-ses-fermiers.html), planqué dans la machine étatique depuis des décennies, se révèle être comme tant d’autres, un délinquant en col blanc. Certes, pas à la manière de Sarkozy ou des Balkany, moins subtils sans doute. Mais si la forme est plus aristocratique, le fond est le même. Ces gens-là ne sont pas au service de l’Etat comme ils le déclarent en chœur, mais se servent de l’Etat pour leur confort personnel, ne reculant devant rien pour arriver à leurs fins. Inutile de reprendre ici tous les griefs qui lui sont reprochés, et pour lesquels la Justice mène ses enquêtes, les médias en font leurs choux gras.

       En revanche, ce qu’il faut dénoncer, c’est l’art sournois du candidat Fillon pour détourner la situation en se faisant passer pour victime alors qu’il est coupable, au moins, moralement. En effet, la défense du sieur Fillon est de répéter que rien de ce qu’il a fait n’est illégal, et qu’il n’est pas le seul dans le cas (des noms, svp !), surfant ainsi sur la tangente. N’étant pas « spécialiste » de ces questions, je renvoie à ceux qui peuvent en parler en connaissance de cause. Mais il n’est pas besoin d’être « spécialiste » pour pointer l’aspect immoral des faits. Et là, Fr. Fillon étale en long et en large, le peu de scrupules qui l’anime.

       Non content d’interpréter les faits à son avantage, les termes de ses communications à la presse n’ont plus de limites. Et la surenchère à laquelle on assiste au fil des semaines témoigne du désarroi de l’individu et de ses affidés qui, au fond d’eux-mêmes savent bien que leur position est indéfendable. Après avoir parlé de « mépris », de « misogynie », de « coup d’Etat institutionnel », « d’acharnement judiciaire » et j’en passe, ne voilà-t-il pas que cet exemple de probité et ses communicants parlent « d’assassinat politique » !?

       Il faudrait vraiment leur conseiller de revisiter l’Histoire récente et d’aller voir du côté de P. Lumumba, S. Allende, H. Chavez, M. Kadhafi, … – exemples parmi bien d’autres – ce que « assassinat politique » signifie réellement.

       Non, Mr. Fillon, n’est en rien « victime » de quoi que ce soit, sinon de son égo, pour le coup, surdimensionné. De son avidité du pouvoir et des multiples avantages qu’il permet dans une démocratie assurément malade de ce genre de pratiques. Et à ce stade, l’on ne peut s’empêcher de lui rappeler ses propos : « Qui imagine un seul instant le Général de Gaulle mis en examen ?! »… complétés par ceux d’un éditorialiste se demandant si la mère Yvonne eût été payée comme l’a été Pénélope… ?

       Alors, si l’on peut dire que « errare humanum est perseverare diabolicum » ou pour ceux qui ne seraient pas comme lui, biberonnés au latin de messe : l’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique… il faudrait conseiller à Fr. Fillon avant qu’il ne soit trop tard pour l’âme pure qui l’habite, de retirer sa candidature et de se repentir de ses fautes, sous peine qu’elle se transforme en cette Bérézina qu’il craignait tant, et l’éloigne définitivement, ô horreur, du paradis qu’il risque de rater à s’entêter de la sorte !

    https://www.legrandsoir.info/affaire-fillon-un-bon-chretien-de-tres-mauvaise-foi.html

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA CONFIANCE EST

    L'ESSENCE DE LA VIE)

    ***

    "Bouh!

    - Idiot! Tu m'as fais peur..."

    http://pinballchacha.tumblr.com/post/157779962460

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    (Le cadeau, par mon ami, de sa femme Masochiste

    me combla d'aise)

    http://nuclearbummer.tumblr.com/post/157827491986

    ***

    "Allez, ouvre la porte!

    - Ça sert à rien! Ce sont les toilettes..."

    "Le fils du roi Gadobert était dyslexique". Jacques Damboise in "Pensées "éthylistes".

    Catherine Schell and Tony Anholt - Space: 1999 (1976)

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'AVENIR EST UNE ÉTOILE

    QUI N'EST PAS ENCORE NÉE)

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     "Zut, nos amis échangistes sont venus avec leurs enfants...

    On aura plus de mal à s'amuser..."

     http://fiftyyearstoolate.tumblr.com/post/157739417122

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     http://hublog.canalblog.com/archives/2013/10/11/28191796.html

    La crise agricole est d’abord

    et surtout une crise du sol

    Alain Canet, Konrad Schreiber et Agr’eau 

       La chute des rendements agricoles, expliquent les auteurs de cette tribune, est la conséquence d’un épuisement des sols après un demi-siècle de pratiques intensives. Une autre voie existe cependant, comme les solutions techniques de l’agroforesterie, portées par des paysans pionniers et convaincus qu’une agriculture durable doit s’inspirer de la nature.

       Alain Canet est directeur d’Arbre & Paysage 32 et président de l’Association française d’agroforesterie (Afaf) ; Konrad Schreiber est agronome, spécialisé dans la technique du semis direct et les couverts végétaux ; le réseau Agr’eau est un programme de développement de la couverture végétale en Adour-Garonne.


       Année après année, la crise agricole s’intensifie : des rendements au plus bas dans la moitié Nord de la France suite à la pluviométrie tropicale du mois de mai puis la sécheresse consécutive de l’été 2016. Pourtant, le changement climatique n’est pas le seul responsable de ces désastres agricoles. En réalité, il ne vient qu’aggraver la perte de résilience de nos systèmes agronomiques, conséquence de 50 ans d’un modèle en perte de vitesse. C’est notre agriculture qui est à bout de souffle, une agriculture qui se plante ?!

       Des labours de plus en plus profonds, la disparition de l’élevage dans les rotations et la maigreur des restitutions de biomasse (variétés naines, intercultures nues, exportation ou enfouissement des pailles) finissent par appauvrir le capital de fertilité des sols que nous avions hérité des humus forestiers et des prairies. L’érosion, la destruction de la biodiversité, la perte de la matière organique, la compaction des terres… détruisent inexorablement le potentiel productif de nos sols.

       Pourquoi avons-nous tant perdu là où les sols de la forêt, sans aucun apport extérieur, continueront à jamais de produire des plantes en bonne santé, sans laisser fuir les nitrates vers la mer et en restant humides, même en été ? Pourquoi les plantes et les arbres poussent-ils partout où il y a de l’eau ? Pourquoi rien ne pousse-t-il dans nos champs ? Parce que la nature est une formidable machine biologique — champignons, bactéries, insectes, protozoaires et autres microorganismes encore souvent inconnus —, qui, pour se maintenir, a besoin du gîte et du couvert. Comme les humains, le sol vivant a besoin de se nourrir et d’une maison en bon état. (...)

       (...) Depuis des décennies, à grand renfort d’énergie et de mécanisation, l’agriculture dégrade les sols et détruit les habitats : tandis que le travail du sol (labour, hersage, binage…) dégrade l’équilibre subtil des horizons et des agrégats que la nature avait modelé, nos itinéraires techniques exportent plus de matière qu’ils n’en restituent. Nous n’avons pensé qu’à produire sans prendre soin de notre outil de production, le sol [1].

       De même que les campagnes sont désertées par l’exode rural, les paysages méticuleusement désherbés cuisent au soleil, finissant de stériliser nos champs. La moindre pluie peine à recharger les réserves utiles, entraînant ruissellement et battance ; les sols laissés à nu se compactent, se lessivent et continuent à perdre de la matière organique, y compris celle apportée à grands frais de l’extérieur. Nos façons culturales actuelles ne sont vouées qu’à appauvrir les sols et à enrichir les rivières.

       À ce rythme, les rendements continueront à chuter, et leur maintien ne se fera qu’au prix de coûts de production prohibitifs. Est-il raisonnable de compenser chimiquement la disparition de ce que pouvait offrir à la plante un sol en bonne santé (nutriments, eau, trousse à pharmacie…) ? Est-il raisonnable de lutter contre les « mauvaises herbes », qui ne cherchent qu’à corriger notre mauvaise gestion en mettant le doigt sur ses conséquences (tassement, hydromorphie, pollution, surfertilisation, perte de matière organique, lessivage des nutriments, déstructuration des argiles…) ?

       Nous nous trompons de sujet en ne parlant jamais d’agronomie. L’évidence qui devrait mobiliser tous les acteurs, les agriculteurs conventionnels comme les agriculteurs bio, les élus comme les consommateurs, c’est que seul le vivant nous permettra de continuer à produire beaucoup, beaucoup plus même, tout en diminuant les charges et les externalités négatives. Seuls un paysage complexe et un sol vivant, toujours couvert et correctement alimenté — un système où le premier intrant serait le carbone de la photosynthèse — peuvent absorber les événements extrêmes, nourrir correctement les cultures, réguler les bioagresseurs et s’adapter au changement climatique. (...)

       (...) Une agriculture durable doit copier la nature et s’inspirer de ce qu’elle fait depuis si longtemps, en ramenant de la diversité et une couverture végétale de survie dans les parcelles agricoles et trouver sa fertilité in situ, et ce à toutes les échelles. C’est notamment ce que proposent les pratiques de couverture végétale et d’agroforesterie. Fidèles aux principes de l’agroécologie, elles permettent de réintroduire de la biodiversité dans les paysages cultivés et de garantir le bon fonctionnement de la biologie du sol.

       Les solutions techniques existent déjà, portées par des paysans qui ne reviendraient en arrière pour rien au monde. Leur démarche a d’ailleurs souvent été, dans un contexte de prix déraisonnablement bas, de réduire les coûts de production, notamment les charges de mécanisation, en laissant travailler la nature et les vers de terre et les abeilles à la place des outils. Alors que cette implication d’agriculteurs pionniers et optimistes et leurs nombreuses années de développement rendent aujourd’hui plus que jamais transposables et adaptables ces techniques aux situations de chacun, il est grand temps d’interpeler les acteurs institutionnels et le grand public à l’urgence du changement de paradigme en agriculture que suppose la crise du sol.

       Ne nous y trompons pas, l’actuelle crise économique de l’agriculture est avant tout une crise du sol. À nous de lui redonner toute sa fertilité avec des plantes en permanence, à nous d’accepter de sortir de la logique du labour NPK [du nom des composants principaux des engrais minéraux : azote (N), phosphore (P) et potassium (K)], de coopérer pour finir de démontrer que l’on peut aujourd’hui produire et protéger et arrêter de subventionner une agriculture de la réparation. Les agriculteurs sont prêts au changement d’échelle.

       [195 % des sols cultivés perdent de la fertilité. En 50 ans, les taux de matière organique sont passés de 4 % à 1,3 % en moyenne et 10 à 20 % de l’eau de pluie part en érosion.

    https://reporterre.net/La-crise-agricole-est-d-abord-et-surtout-une-crise-du-sol

     

    $$$

    Benoît Barvin


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  • @@@

    Pensées pour nous-mêmes:

    (POUR GRANDIR L'ENFANT

    A BESOIN DE SOURIRES)

    @@@

    unfilodisetacheciuniva:

    @@@

    http://projetfrance2012.canalblog.com/albums/humour_islam/photos/81670812-1329857509polemique_autour_des_propos_de_marine_le_pen_sur_la_vi.html

    Abdou Semmar : “On s’inquiète

    de voir la France

    dans un tel bourbier”

       Entretien avec Abdou Semmar, rédacteur en chef d’Algérie-Focus, qui suit de près la présidentielle française. Article extrait de notre hors-série “France : le temps des révolutions” en kiosque depuis le 22 février.

       / Avez-vous l’impression que la France fait preuve de xénophobie face aux migrants ?

       - Certainement. Mais ce que l’on découvre aujourd’hui – et c’est la première fois depuis longtemps –, c’est que la France et l’Algérie vivent le même phénomène et en même temps. En Algérie, il y a un gros problème avec les migrants subsahariens : on les repousse, on les expulse au plus fort de l’hiver. Et les Algériens découvrent qu’ils sont au moins aussi racistes et xénophobes que les Français, dont ils ne cessent de se plaindre.

       La différence, c’est qu’ici, on regarde ébahi les chaînes télévisées françaises, sur lesquelles les hommes politiques instrumentalisent à tout va l’immigration tout en donnant des leçons sur les droits de l’homme.

       / La campagne française est donc très suivie en Algérie ?

       - Il y a 2 millions d’Algériens inscrits dans les consulats (et je ne compte pas les Français originaires d’Algérie). Après Alger, la deuxième plus grande ville de notre pays, c’est la France. De plus, les relations économiques et politiques sont très fortes entre nos deux pays. Les attentes sont énormes. Cette présidentielle a plus d’importance pour nous que les législatives algériennes.

       Nous avons particulièrement suivi les Primaires de la droite. L’élimination de Valls et de Sarkozy – l’ennemi intime, celui dont le discours était le plus musclé – a rassuré les Algériens. Mais c’est François Fillon, et non Alain Juppé, qui a gagné la primaire de la droite. La défaite d’Alain Juppé, c’est la défaite du candidat de l’Algérie. 

       Mais surtout, on regarde avec effroi l’avancée spectaculaire de Marine Le Pen. Toute la question pour les Algériens est de savoir quel score elle fera. Si on assiste à un “phénomène Trump”, ce sera un coup terrible. Je suis certain qu’il y aura des débordements dans les banlieues. Nous sommes inquiets de voir la France, qui est l’une des plus grandes puissances mondiales, dans un tel bourbier.

       / Pour vous, il y a donc une “trumpisation” de la société française ?

       - Plusieurs indices vont dans ce sens. Mais tout n’est pas encore perdu. La diversité de la société française, la taille du pays, son emplacement géographique – et même son passé colonial… –, tout cela permet de construire des mécanismes de résistance qui n’existent pas aux États-Unis. Et Marine Le Pen n’est pas l’équivalent de Donald Trump.

       Le problème, c’est que l’élite politique française ne reflète pas le pays et n’est pas à sa hauteur. Et pourquoi la communauté maghrébine n’arrive-t-elle pas à peser dans la politique française ? Pourquoi ne fait-elle pas entendre sa voix ? Je suis très critique vis-à-vis du discours victimaire de la banlieue. 34 ans après la “marche des beurs”, la question beur n’est pas réglée, c’est vrai. Mais le communautarisme et le repli sur soi ne sont pas les solutions. La solution c’est d’intégrer l’appareil politique français. Les Algériens de France ont quelque chose à apporter à ce pays. Et la France peut redevenir une grande puissance si les Algériens s’engagent. Ils pourront alors faire de la France le plus grand tremplin de l’Europe.

       / C’est possible, mais il semble que les crispations soient encore plus fortes depuis les attentats de 2015 et 2016.

       - C’est l’autre inquiétude ici : la France n’est pas outillée pour combattre le terrorisme. Et l’Algérie ne cesse de la mettre en garde sur sa proximité avec le Qatar et l’Arabie Saoudite. Comment ce qui s’est passé à Nice a-t-il pu avoir lieu ? Dans les années 1990, nous avons agi de la même façon avec les jeunes radicalisés : nous les avons laissés partir en Afghanistan en pensant qu’ils ne rentreraient pas. Et nous nous sommes finalement retrouvés face à une armée clandestine de 15 000 hommes. La France a fait la même erreur avec les jeunes qui partaient en Syrie.

    http://www.courrierinternational.com/article/vu-dalgerie-abdou-semmar-

    sinquiete-de-voir-la-france-dans-un-tel-bourbier

    @@@

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TANT VA LA MOUCHE À L'EAU

    QU'À LA FIN LE POISSON LA GOBE)

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    "Si tu bois ce verre d'eau, je te rends ta jupe.

    - ?"

    http://reikogeisha.tumblr.com/

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    http://info-resistance.org/livres/complot-mondial-contre-la-sante/

    Les méthodes des lobbies pour empêcher

    la réglementation des perturbateurs endocriniens

    Entretien avec Stéphane Horel 

    Propos recueillis par Marie Astier

       Stéphane Horel est journaliste. Pendant trois ans, elle a enquêté sur les lobbies pour comprendre la bataille silencieuse qui se mène dans les couloirs de la Commission européenne contre la réglementation des perturbateurs endocriniens. Elle l’a racontée dans son ouvrage Intoxication, paru en octobre 2015 (éd. La Découverte), et toujours d’actualité. Entretien.

       Plus de trois ans de retard. La Commission européenne devait fournir une définition des perturbateurs endocriniens (PE), ces molécules qui interagissent avec nos hormones et sont présentes dans de nombreux produits du quotidien, d’ici à décembre 2013. Mais ce mardi 28 février 2017, la Commission européenne en présente la quatrième version aux États membres de l’Union. Elle n’est que légèrement modifiée, par rapport à celle de décembre 2016, qui n’avait pu obtenir la majorité. Reste l’exception majeure introduite à la demande de l’Allemagne : les pesticides spécialement conçus pour être des perturbateurs endocriniens seraient exclus de la définition. « C’est absurde ! C’est comme si on interdisait les armes à feu, sauf celles conçues pour tuer les gens », estime François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures.

     Par ailleurs, cette définition requiert trois éléments pour classer une substance comme perturbateur endocrinien : démontrer qu’elle a un effet, démontrer son mode d’action, et démontrer la relation de causalité entre les deux. Or, « une exposition à deux mois de grossesse peut avoir des effets 25 ans plus tard, note M. Veillerette. Le niveau de preuve est extrêmement élevé. Avec cette définition, il n’y aurait qu’entre zéro et deux substances classées ! »

       / Reporterre — Comment avez-vous commencé à travailler sur les perturbateurs endocriniens ?

       - Stéphane Horel — J’ai commencé en 2006, parce que j’écrivais un livre [1] sur les polluants chimiques dans l’environnement quotidien. Quand on vous explique qu’il y a des substances chimiques qui peuvent interagir avec le système hormonal, on saisit tout de suite l’enjeu. Mais à l’époque, personne n’en parlait. Dans les archives du journal Le Monde, il n’y avait pas une seule occurrence de l’expression « perturbateur endocrinien ».

       En 2012 j’ai assisté à une conférence organisée par la Commission européenne sur la règlementation des perturbateurs endocriniens. À l’époque, j’avais commencé à me former sur les techniques des lobbies. Là, le cours se déroulait devant moi. La salle de 300 personnes était à moitié remplie par des lobbyistes, et les scientifiques que je connaissais depuis plusieurs années subissaient une pression énorme. Quand on parle de lobbying, c’est pour raconter comment une loi a été abîmée. Donc, je me suis dit, « on va le raconter en direct ». Le problème est le temps que cela prend. On travaille au jour le jour pendant trois ans. Il faut être accroché comme une teigne au sujet et ne pas le laisser partir par lassitude. Il faut analyser de s milliers de pages de documents internes de la Commission européenne, sa correspondance avec les lobbies, évidemment en anglais, avec des notions techniques. Cela exige un temps dont ne dispose pas un journaliste dans une rédaction.

       / Comment l’Union européenne s’est-elle intéressée aux perturbateurs endocriniens ?

       - L’alerte scientifique sur les perturbateurs endocriniens date de 1991, et dès 1999 l’Union européenne s’est dotée de ce que l’on appelle une « stratégie communautaire sur les perturbateurs endocriniens ». Mais le déclencheur de tout ce qui se passe aujourd’hui est un règlement de 2009 sur les pesticides : il posait que tout pesticide présentant des propriétés de perturbation endocrinienne devait être retiré du marché ou n’y pas entrer. Pour activer cette loi, il fallait se mettre d’accord sur la définition d’un perturbateur endocrinien. Une définition qui s’appliquerait dans tous les textes de loi européens.

       / Si cette définition inclut beaucoup de substances, elle peut avoir un impact important pour les industriels…

       - Dès le départ, toute l’industrie de la chimie s’est alliée à l’industrie des pesticides pour éviter une réglementation stricte. Dans les conférences, on voyait l’industrie du pneu, celle des jouets…

       Car l’impact dépasse les perturbateurs endocriniens. Jusqu’à aujourd’hui, la plupart des règlementations chimiques dans le monde sont fondées sur ce que l’on appelle l’évaluation des risques. On fait des calculs puis, en fonction de l’exposition supposée, on décide de mettre ou pas un produit sur le marché. Le temps que l’on s’aperçoive qu’il y a un problème, il faut des chiffres, ou des dégâts constatés sur l’environnement ou sur les gens. Cela peut prendre 20 ans pour retirer un produit. C’est ce qui se passe avec les néonicotinoïdes et peut-être avec le glyphosate.

       Mais le règlement sur les pesticides de 2009 a ce que l’on appelle une approche par le danger, on agit a priori. Si un produit est intrinsèquement dangereux, son accès au marché est interdit. C’est une stricte application du principe de précaution. Cela inaugurerait une nouvelle philosophie de règlementation et c’est un précédent qu’aucun industriel n’a envie de voir.

       / Comment une industrie se met-elle en action pour éviter une telle législation ?

       - Quand on dit « lobbies », cela entraîne tout un imaginaire, beaucoup de clichés. Tous les secteurs industriels ont des organisations de lobbying qui défendent leurs intérêts auprès des institutions européennes. Par exemple, la plus grosse organisation de lobbying européenne est le Cefic [European chemical industry council], le conseil européen de l’industrie chimique, qui dispose d’un budget annuel de 40 millions d’euros et de plus de 150 employés.

       On ne parle pas de corruption ou de valises de billets. On parle d’organiser une proximité intellectuelle, de fournir les données, parfois des solutions toutes prêtes, dont les décideurs ont besoin pour réfléchir. Cela signifie prendre des rendez-vous, envoyer des courriels, des relances, écrire des documents que l’on met en pièce jointe. C’est extrêmement banal et assez ennuyeux. Il n’y a rien de spectaculaire.

       / Quels lobbies se sont mobilisés sur cette question des perturbateurs endocriniens ?

       - Il y a l’ECPA (European crop protection association), qui représente les vendeurs de pesticides (Monsanto, Dupont, Dow Chemicals). Certaines entreprises, comme Bayer ou BASF, sont aussi montées en première ligne et, dans une moindre mesure, Syngenta. Il y a le Cefic, qui représente 28.000 entreprises chimiques européennes. Après, il y a des acteurs moins actifs au quotidien, Plastics Europe et Cosmetics Europe. Il y a l’American chamber of commerce, qui représente les 160 plus grosses entreprises états-uniennes, dont Disney ou Google. Il faudrait ajouter Crop Life International, qui est l’organisation mondiale de lobbying de l’industrie des pesticides. Et puis l’American Chemistry Council, qui représente les industries chimiques états-uniennes. D’énormes moyens ont été engagés dans ce lobbying.

       / Une des stratégies racontées dans votre ouvrage est la bataille de l’industrie pour obtenir une étude d’impact, et ainsi ralentir de processus de décision…

       - Le climax de cette histoire s’est déroulé en 2013. C’était la date limite qu’avait la Commission européenne pour définir les perturbateurs endocriniens. La direction générale (DG) de l’Environnement était en charge de ce dossier et proposait un système de classification inspiré des cancérigènes : certains, probables, possibles. L’industrie n’en voulait pas, tout comme le reste de la Commission. Les lobbyistes ont fait en sorte que les autres services de la Commission européenne tuent la proposition de la DG Environnement. Un des moyens qu’ils ont employés a été de demander une étude d’impact. Cela a permis de gagner du temps, entre 12 et 15 mois.

       / Les lobbies influencent aussi le débat scientifique. Comment s’y prennent-ils ?

       - Toutes les stratégies de manipulation de la science, je les mets sous le terme « manufacture du doute ». Il s’agit de transformer le processus standard de la science, qui est de repousser les frontières de l’incertitude, afin d’introduire le doute dans l’esprit du décideur.

       Il y a plusieurs façons de faire. D’abord, les lobbies ont recouru à des firmes telles que Exponent et Gradient, qui avaient fait leurs armes avec l’industrie du tabac. Elles emploient des scientifiques qui écrivent des articles publiés dans la littérature scientifique et qui minimisent le danger d’un produit. C’est très pratique pour mettre en pièce jointe d’un courriel à un décideur qui ne fait pas la différence entre un article écrit par des scientifiques indépendants ou de chez Gradient. Ils produisent aussi des articles qui attaquent ceux des scientifiques indépendants.

       Ensuite, les industriels font appel à des scientifiques qui ont un emploi dans des universités, des instituts de recherche, ou même dans des agences. Ils leur octroient un financement de recherche pour être consultant, conseiller, pour créer des liens. Ces scientifiques ont le droit de collaborer avec des industriels, mais quand une institution publique les choisit pour être membres d’un panel d’experts, cela les met dans une situation de conflit d’intérêts.

       / Revenons-en à la bataille des perturbateurs endocriniens. Votre livre s’arrête en juin 2015. La Commission a demandé l’étude d’impact. Que s’est-il passé depuis ?

       - Publier le livre avant que ce soit terminé était volontaire. Comme pour dire : nous voilà au bord du ravin. Depuis, la Commission européenne a été condamnée par la Cour de justice européenne pour n’avoir pas respecté les délais et violé les traités de l’Union. Pourtant, la Commission a poursuivi son étude d’impact, malgré la condamnation de la plus haute instance de l’Union européenne.

       Puis elle a présenté une définition des perturbateurs endocriniens en juin 2016. Depuis, cette définition est en discussion au sein d’un comité spécialisé, qui va en présenter ce mardi la quatrième version. Personne n’est content, y compris l’industrie. Et la Commission dit que, si personne n’est content, c’est qu’elle a bien fait son travail. C’est extraordinaire !

    https://reporterre.net/Les-methodes-des-lobbies-pour-empecher-la-reglementation-des-perturbateurs

     

    ***

    Luc Desle


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  • ¤¤¤

    Pensées pour nous-mêmes:

    (UN ZESTE DE BONTÉ,

    CHAQUE JOUR,

    CELA SUFFIT A ETRE HEUREUX)

    ¤¤¤

    (Terminez vous-même le dessin ci-dessous)

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/157781472405

    ¤¤¤

    "Un expresso?

    - Pourquoi pas?"

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/156675489900

    ¤¤¤

    Antoine Maillard @antoinemaillard

    ¤¤¤

    Jacques Damboise


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  • +++

    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'OISEAU NE CHANTE PAS

    POUR UN SEUL HOMME)

    +++

    "Toi, t'as encore fumé, hein?

    - Meuh non..."

    REBLOGGED FROM PSYCHEDELICGIFS

    +++

    http://www.soulcie.fr/portfolio/dix-dessins-pour-telerama-fr/

    Presse et connivence :

    où sont nos barrières invisibles ?

       Quels sont les tabous de la presse, aujourd'hui ? Où sont les barrières invisibles qui enserrent les curiosités des journalistes ? Vastes questions dont on débattait la semaine dernière - à la Sorbonne, s'il vous plaît - avec d'éminents confrères, notamment Raphaëlle Bacqué et Philippe Ridet, du Monde, à propos du livre du politiste Alexis Lévrier, "Le contact et la distance, le journalisme politique au risque de la connivence" (éd. Les Petits matins, 2016).

       Réfléchissant à cette notion de barrière invisible, j'évoquais par exemple ma propre incuriosité à propos de l'existence de la seconde famille de François Mitterrand, dont j'avais appris facilement l'existence en 1988 (sept ans avant sa révélation publique) au cours d'un reportage à l'Elysée, et sur laquelle je n'avais pas éprouvé le besoin d'enquêter plus avant. Vie privée. Aucun intérêt. Saluez le flair, quand on sait que la protection de cette seconde famille fut à l'origine de tous les dérapages gendarmesques du second septennat dudit Mitterrand ! (...)

       (...) Et aujourd'hui ? Où sont nos barrières invisibles ? Question idiote, eh pomme ! Par définition nous ne le savons pas, puisqu'elles sont invisibles. Comme un seul confrère, Bacqué et Ridet se sont récriés : finies, les barrières. Renversées. Aujourd'hui les politiques sont harcelés jour et nuit de curiosités intempestives. On sait tout, on dit tout.

       Prenons tout de même un exemple troublant : l'incuriosité générale de la presse envers les missions précises de la compagne de Benoit Hamon chez LVMH. C'est à la suite du refus de Hamon de participer à l'émission de Karine Le Marchand, que l'on a appris que sa compagne, Gabrielle Guallar, était salariée de haut niveau chez LVMH depuis 2014. Ah tiens. Intéressant, non ? Et qu'y fait-elle exactement ? Mystère.On pouvait penser que la question titillerait quelques curieux. Raté. Seul un court article de l'ultra-macronien Challenges (donc feu orange à mon Décodex personnel), article repris nulle part, nous en a appris un peu plus ces dernières semaines.

       Le 15 mars 2015, Guallar a été repérée devant une commission spéciale du Sénat, défendant la loi Macron, et plus précisément le principe de l'ouverture des magasins le dimanche (notamment en faveur de Sephora, filiale LVMH). Elle est chargée aujourd'hui du dossier du futur Palais LVMH de la Samaritaine, dossier épineux s'il en est, qui pourrait l'amener à s'opposer à la Mairie de Paris à propos de l'accès automobile au bâtiment, situé sur les quais. (...)

       (...) Peut-être plusieurs confrères ont-ils enquêté, et jugé le résultat de leurs enquêtes inintéressant. Cela peut se défendre. Sur la loi Macron, Hamon a parfaitement le droit de défendre des positions différentes de celles de sa compagne, et vice-versa. Mais je ne pouvais m'empêcher d'y penser ce lundi matin en entendant Hamon, sur France Inter, patauger légèrement sur les délocalisations (toile de fond, comme on le sait, du récemment césarisé "Merci patron" anti-LVMH de Ruffin).

       Evoquant l'article de Challenges au cours du débat, j'ai eu l'impression, troublante, de l'apprendre à mes confrères du Monde, notamment à Bacqué, pourtant co-auteure du portrait de Hamon publié par Le Monde lors de la primaire PS. Vous me direz que maintenant que Hamon et Mélenchon ont scellé leur non-union, c'est-à-dire se condamnent à jouer les agents d'ambiance pour la suite de la campagne, la question a moins d'intérêt. Je ne peux pas vous donner tort.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/sur-le-radar/20170227.OBS5820/

    presse-et-connivence-ou-sont-nos-barrieres-invisibles.html

    +++

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (UN SEUL REGARD SUFFIT

    POUR EMBRASER UNE PASSION)

    ***

     "Vous avez eu raison, Astrid, de vous être occupée

    de vos poils sous les bras. C'était d'un vulgaire...

    - Mais y'a pas que là que c'est vulgaire, fit la troisième

    copine, s'attirant des regards

    incendiaires des deux autres.) 

     George Barbier (1882 - 1932)

    http://startwithsunset.tumblr.com/

    ***

     http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2009/04/24/sucer-mais-pas-avaler.html

    Royaume-Uni.

    Polémique autour d’un ex-détenu

    de Guantánamo devenu

    kamikaze en Irak

    Judith Sinnige 

     

       Les dommages-intérêts payés à un ex-détenu de Guantánamo ont-ils servi à financer le terrorisme ? C’est la question qui préoccupe les Britanniques, depuis que Jamal Al-Harith, un Britannique libéré du centre de détention sis à Cuba en 2004, a commis un attentat suicide à Mossoul le 20 février. L’auteur a annoncé agir au nom de Daech.

       Ronald Fiddler, de son vrai nom, né à Manchester dans une famille de Jamaïcains, s’était converti à l’islam dans les années 1990. En 2010, il aurait obtenu du gouvernement britannique une compensation financière de quelque 1 million de livres [1,18 million d’euros] pour avoir été retenu pendant trois ans à Guantánamo sans avoir jamais été inculpé, rapporte The Daily Telegraph.

       Sa femme, Shukee Begum, interviewée à la télévision, estime qu’“une partie de la somme a servi en effet à financer ses activités terroristes et son voyage en Syrie”. Elle avance par ailleurs qu’il s’était radicalisé en 2013. En 2014, Al-Harith s’est rendu en Syrie, d’où il aurait passé la frontière irakienne.

       Al-Harith n’est pas le seul à avoir touché des dédommagements : seize autres anciens détenus britanniques de Guantánamo auraient obtenu au total près de 17 millions de livres [près de 20 millions d’euros]. Le ministre de la sécurité britannique Ben Wallace a ordonné une enquête pour vérifier que les bénéficiaires n’aient pas utilisé ces sommes à des fins terroristes, précise le Telegraph. (...)

       (...) Le quotidien appelle le gouvernement à “surveiller de plus près ceux qui sont soupçonnés de terrorisme” et mettre en place “des contrôles adéquats à leur sortie du pays”.

       Selon le journal, les services de renseignements auraient établi lors son arrestation en 2001 en Afghanistan qu’Al-Harith était “affilié” à Al-Qaida et qu’il avait été impliqué dans une attaque contre les États-Unis. Une thèse qui avait pourtant été contredite par le directeur de Guantánamo à sa libération en 2004, précise The Times.

       Selon The Daily Telegraph, le gouvernement “n’avait d’autre choix que d’indemniser” Al-Harith parce que son jugement “aurait nécessité la divulgation de renseignements secrets, ce qui aurait nui à la lutte plus globale contre le terrorisme”. (...)

       (...) “Cette argumentation n’est pas convaincante”, rétorque The Guardian, puisque la loi a été changée en 2010 pour éviter ce type de divulgation quand la sécurité nationale est en jeu. Al-Harith n’a pas été jugé, parce que le gouvernement voulait sans doute “éviter des révélations embarrassantes montrant que [l’exécutif] était au courant de cette situation et a laissé torturer un de ses propres ressortissants”.

       Quoi qu’il en soit, l’ex-détenu “aurait dû être surveillé depuis sa libération”, considèreThe Times. Le cas d’Al-Harith pourrait bien être “un mauvais présage pour l’avenir”, craint le journal : Alors que l’étau se resserre autour de Daech à Mossoul et à Raqqa, de nombreux djihadistes britanniques – sur un total de quelque 400 – voudront peut-être rentrer [au Royaume-Uni]. Parmi les revenants, certains voudront se venger pour la chute du califat […]. Notre pays se doit d’être vigilant face à cette menace imminente.”

     http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-polemique

    -autour-dun-ex-detenu-de-guantanamo-devenu-kamikaze-en-irak

    ***

    Benoît Barvin


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