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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VEUX-TU ÊTRE LE

    PLOMBIER DES ÂMES?)

    %%%

     "Impure?

    Grrr, je vais compter tes abattis, grand crétin!"

     Debbie Harry

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/163809947288/debbie-harry

    %%%

     https://cz.pinterest.com/explore/menstruations/?lp=true

    Népal:

    forcer une femme à

    l'"exil menstruel" désormais

    passible de prison

       Le Parlement népalais a approuvé mercredi une loi qui prévoit notamment une peine de prison pour quiconque force une femme à l'"exil menstruel", une pratique liée à l'hindouisme qui bannit les femmes du foyer le temps de leurs règles. Selon cette tradition appelée "chhaupadi", les femmes sont alors considérées comme impures et, dans nombre de communautés au Népal, elles sont obligées de dormir dans une hutte éloignée.

       Selon la nouvelle loi, quiconque forcera une femme à se plier à cette tradition est désormais passible d'une peine de trois mois de prison, d'une amende de 3.000 roupies (environ 30 dollars), ou des deux. "Une femme qui a ses règles ou se trouve en état postnatal ne doit pas être confinée à la chhaupadi, subir une discrimination similaire, ou faire l'objet d'un quelconque traitement inhumain", dispose la loi.

       Le texte, approuvé à l'unanimité, n'entrera en vigueur que d'ici un an. Pendant la "chhaupadi", les femmes n'ont pas le droit de toucher la nourriture destinée aux autres, ni les icônes religieuses, le bétail ou les hommes. Dans certaines régions du Népal, les femmes venant tout juste d'accoucher doivent passer jusqu'à un mois dans la hutte bâtie à l'extérieur de la maison, aussi appelée "chhau goth".

       En juillet, une jeune fille de 18 ans est morte après avoir été mordue par un serpent dans la hutte où elle effectuait son "exil menstruel". Deux femmes étaient décédées fin 2016 dans des accidents en lien avec ce rituel, dont l'une après avoir inhalé la fumée d'un feu qu'elle avait fait pour se chauffer.

       Officiellement, la chhaupadi est interdite depuis une décennie, mais la pratique perdure. Krishna Bhakta Pokhrel, un élu qui a défendu la loi, espère que le texte mettra fin à cette pratique. "La chhaupadi ne s'est pas éteinte parce qu'il n'existait aucune loi qui punissait les coupables, même après que la Cour suprême a rendu (cette pratique) illégale", a-t-il déclaré.

       Mais la militante des droits des femmes Pema Lhaki juge la loi inappliquable car la "chhaupadi" est profondément ancrée dans un système de croyances qu'il est très compliqué de changer.

       "Il est faux de dire que ce sont les hommes qui forcent les femmes à s'y plier. Oui, la société patriarcale népalaise joue un rôle, mais ce sont les femmes elles-mêmes qui s'obligent à se conformer à la chhaupadi", a-t-elle dit à l'AFP.

     http://www.courrierinternational.com/depeche/nepal-forcer-une-femme-lexil-menstruel-desormais-passible-de-prison.afp.com.20170809.doc.re6bw.xml

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (DONNER C'EST RECEVOIR)

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    "Tu as vu la sonnette du voisin?

    - C'est d'un goût!"

    (via dubstepcholla)

    %%%

    http://s.m.n.h.i.over-blog.com/article-la-biere-ne-fait-pas-grossir-115413161.html

    La bière au pain,

    l’étonnante invention

    d’un brasseur recycleur

     Marion Paquet (Reporterre) 

       Elle a l’allure d’une blonde. Claire, légère, veloutée avec « un arrière-goût de baguette ». Vincent Pujol, le gérant du restaurant perpignanais la Belle Époque, a été séduit par la nouvelle bière de la Boc. « C’est original et ça plait aux clients, alors je n’achète plus que cette bière-là », explique le restaurateur, adepte de la démarche zéro-gaspillage : « Ma décoration et mes meubles sont également fabriqués avec des matières récupérées, alors, servir une bière à base de pain recyclé, je trouve ça génial, c’est en accord parfait avec ma philosophie. »

       Pas besoin d’être un écolo convaincu pour apprécier la bière de Laurent Botta, le brasseur de la Boc. Ses clients sont habitués à ses recettes originales : à base d’agrumes du quartier, au malt caramel, chocolat ou encore ambrée aux trois céréales, orge, blé et seigle. Bien qu’appréciées, elles ne connaissent pas le succès croissant de la petite dernière. Sur le comptoir de la brasserie ce soir-là, il n’y a que des bouteilles consignées de bière au pain que les clients rapportent. « Dépêchez-vous avant qu’il n’y en ait plus ! » se félicite Laurent Botta. Que les amateurs se rassurent, le brasseur compte bien pérenniser sa dernière invention. 

       « J’avais entendu, ou lu quelque part, que ça se fait en Belgique, mais en France, je ne connais personne qui brasse de la bière au pain. Je m’étais dit que ce serait intéressant d’essayer si j’en avais l’occasion et surtout la quantité de pain bio suffisante. » La brasserie n’est pas labellisée, mais s’approvisionne, dans la mesure du possible, en matières premières issues de l’agriculture biologique. (...)

       (...) Et l’occasion s’est présentée, grâce à l’action de trois associations de Perpignan. « L’idée est partie du constat suivant : il y avait plein de pain sec dans les rues et à côté des poubelles, décrit David Sira, employé de l’association Système EDans le quartier populaire où est né le projet, les gens ne jettent pas le pain à la poubelle, c’est culturel, mais on ne pouvait pas non plus le laisser sur le trottoir. » Est donc mise en place une filière de récupération de pain, avec des points de collecte dans les centres sociaux et des commerces. Les quantités sont importantes, alors un chantier d’insertion a été créé fin 2016 pour gérer le projet à l’échelle de toute la commune. 

       « Il y a quatre types de pain collectés, explique David Sira, celui de table, pour les propriétaires d’animaux non destinés à la consommation, comme les chevaux ; le pain de boulangerie, acheté par les éleveurs ; le pain abimé, qui va directement dans le compost ; et le pain bio, réservé pour l’instant à la Boc. »Embauché pour ce projet, David Sira a pour mission de « développer un circuit d’économie circulaire » afin de sensibiliser la population au gaspillage alimentaire : « Il faut que les gens voient que ce qu’ils jettent par la fenêtre, ce qu’ils considèrent comme un déchet, n’en est en fait pas un. Avec la bière, on prouve que l’on peut faire un produit noble avec un déchet. » Prochain objectif, récupérer le pain gaspillé dans les cantines scolaires.

       Laurent Botta a besoin de 50 kg de pain pour 500 litres de bière, l’équivalent d’une demi-baguette par litre. Sa recette, il l’a inventée, avec un tiers de pain pour deux tiers de malt : « Pour faire de la bière, il faut de l’amidon, explique-t-il. Grâce au brassage, ce glucide se transforme en alcool et en gaz. Justement, le pain est quasi exclusivement composé d’amidon, alors que le malt en contient 80 % environ. Par contre, nuance Laurent Botta, les enzymes du malt sont nécessaires à la fermentation. Il n’est donc pas envisageable de n’utiliser que du pain pour fabriquer de la bière. » (...)

       (...) « Recycler du pain, c’est bien, estime le brasseur, mais créer de l’emploi social grâce à ce projet, c’est encore mieux. » Effectivement, trois personnes ont été embauchées. David Sira comme coordinateur et deux autres en contrat d’insertion. « Nous sommes fiers du travail réalisé par Laurent, confie Fatima, au volant du camion qui transporte le pain. Ça prouve l’utilité de notre travail et surtout l’utilité de ne pas jeter le pain à la poubelle. » Une fierté partagée par les boulangers partenaires : « Le pain est le fruit de notre travail, rappelle Charlotte Juin, boulangère à Perpignan, et voir notre travail finir à la poubelle, ça fait mal ! » Aujourd’hui, la voilà soulagée : chaque semaine, elle remet environ un sac de pain sec aux associations. Au total, 1,2 tonne est récoltée, coupée, et redistribuée tous les mois dans le cadre du projet « Le pain se recycle ».

       Pour financer ce chantier, le pain sec est vendu 8 centimes le kilo, seize fois moins cher que le malt. Malgré le coût plus faible de cette matière première, la bière au pain est vendue au même prix qu’une blonde. « L’amidon du pain a plus de mal à se dissoudre, explique Laurent Botta, je perd 10 % de matière décantée. Donc, je ne peux pas vendre la bière moins cher. » Le brasseur espère améliorer la recette pour réduire les pertes, en coupant le pain en morceaux plus fins ou en le broyant. Et le brasseur n’est pas à court d’idées pour donner au pain sec ses lettres de noblesse. Il teste actuellement une bière ambrée… au pain grillé.

    https://reporterre.net/La-biere-au-pain-l-etonnante-invention-d-un-brasseur-recycleur

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (AIMERAIS-TU ÊTRE LE DERNIER

    SOURIRE DU CONDAMNÉ A MORT?)

    ¤¤¤

    (Manière efficace, selon un grand penseur, de corriger un violeur)

     IN A LONELY PLACENICHOLAS RAYHUMPHREY BOGART1950.

    ¤¤¤

    http://numidia-liberum.blogspot.fr/2012/09/le-viol-en-terre-dislam.html

    Irak. 

    La solitude des

    ex-captives de Daech

    AL-HAYAT - LONDRES

       Au mont Sinjar [chaîne de montagnes au nord de l’Irak peuplée de Yézidis], on sent que l’irréparable a été commis quand on croise les femmes yézidies qui ont survécu, et surtout le visage de celles qui ont été libérées de la captivité à laquelle elles avaient été réduites. La plupart d’entre elles avaient vu avant leurs époux assassinés par Daech lors de l’invasion de cette contrée martyrisée [août 2014].


       “Ils se sont mis à tuer nos hommes et à nous faire prisonnières”, résume une des Yézidies libérées. “C’étaient des hommes appartenant à des tribus arabes qui vivaient pourtant dans les alentours. Par ailleurs, lors de cette invasion, les peshmergas [kurdes] se sont retirés et nous ont abandonnés, donnant la priorité à la protection de leurs propres villages. Quant au gouvernement irakien, qui est dominé par les chiites, lui non plus n’a pas senti le besoin d’envoyer des troupes pour nous aider.” (...)

       (...) Ces propos résument bien l’état d’esprit en Irak : la minorité est abandonnée par tous, aussi bien par les communautés majoritaires que par les minorités principales. Beaucoup d’autres groupes humains qui sont considérés comme faibles ont subi le même destin. Les Yézidis ont été abandonnés à leur sort par les tribus arabes sunnites, dont ils sont géographiquement proches, mais aussi par les Kurdes, dont ils sont culturellement proches.

       Sous les latitudes du Moyen-Orient, personne ne veut plus protéger les sans-défense. Pas d’autres cultures à l’horizon que celle des razzias, pas d’autres traditions que celle de la capture. Au fond, c’est un peu la même chose qui s’est produite dans le cas des Syriens réfugiés au Liban et morts sous la torture entre les mains de l’armée libanaise [cf. CI 1394]. Les Libanais se sont solidarisés avec leur armée plutôt qu’avec ses victimes.

       Mais la destruction du pays yézidi dépasse tout. Les hommes ont été assassinés devant leurs enfants ; les femmes faites prisonnières avec leurs filles, dans un but bien précis [celui de les réduire au statut d’esclaves sexuelles]. Sept mille femmes yézidies réduites à l’esclavage, des milliers d’hommes yézidis tués. (...)

       (...) Alors que Daech a été défait au mont Sinjar et est aujourd’hui repoussé à des centaines de kilomètres de là, les survivantes ne peuvent toujours pas rentrer chez elles. En Irak, les gens ont en général perdu confiance dans leur avenir. Ils n’ont plus l’impression d’être en sécurité dans leur propre maison, dans leur village, entourés par leurs compatriotes. Pour les enfants, le pays a désormais le visage de la potence où l’on a pendu leurs pères. Et les femmes ne se sentent plus à l’abri des seigneurs du rapt et du viol.

       Environ 3 000 prisonnières ont été libérées. Elles reviennent de captivité chargées de récits trop lourds pour que l’Irak puisse en supporter l’écoute. Leurs traditions ne permettent pas que les drames obscurs soient sortis au grand jour. Ces femmes vont enfouir leurs histoires dans leurs cœurs en attendant le jour où elles pourront partir pour un pays lointain, selon la promesse d’exil faite par les “grandes puissances”.


       Ainsi, quoi qu’il en soit de la défaite de Daech, les Yézidis vont tous quitter le mont Sinjar. Tout comme les chrétiens vont tous partir de la plaine de Ninive. Désormais, on n’aura plus à s’occuper des minorités ; les prochaines guerres opposeront des groupes majoritaires. Sauf que ceux-ci trouveront d’autres minoritaires pour leur tomber dessus. À la place des Yézidis et des chrétiens, on s’en prendra aux minorités à l’intérieur de chaque majorité : les faibles, ceux qui sont de trop, à qui on peut s’attaquer sans risque. Tous ceux-là seront à leur tour victimes de nouveaux Daech qui viendront. (...)

       (...) L’histoire des Yézidis éclaire le rapport du Moyen-Orient actuel à ses minorités et à ses communautés sans défense. Cette relation se résume à l’insensibilité à la situation de l’autre nourrie d’un égocentrisme sans nuances. Ce quant-à-soi, cette focalisation sur ses propres souffrances, cette hypertrophie du moi, tout cela est bien la marque d’une énorme régression sociale et culturelle.


       Les 500 000 Yézidis ont été le bouc émissaire de nos guerres civiles. Peu importe le nombre de leurs victimes, tant que leur mort n’est pas un obstacle à nos obsessions communautaristes. Que les Yézidies se fassent violer, peu importe, tant que cela ne concerne pas nos femmes.

       Les Yézidis du Sinjar nous disent beaucoup d’autres choses encore sur nous-mêmes. Mais, à la fin, le plus grave est qu’ils ne retourneront plus dans leurs villages. Ce qu’ils peuvent espérer de mieux est que se réalisent les promesses d’organisations et d’associations internationales de les transférer dans des pays d’immigration. Ceux qui ont une mère ou une sœur à Raqqa [encore capitale de Daech] attendent encore de les prendre avec eux pour partir, emportant au loin ces histoires que notre culture et nos traditions sont incapables d’entendre.

       Les Yézidies libérées partiront vers des pays qui supporteront l’écoute de leurs récits. Elles y trouveront des personnes qui sécheront leurs larmes et écriront leurs histoires. Quant à nous, nous resterons ici, privés de leur présence. Entre nous, encore et toujours plus semblables les uns aux autres. Viendra le temps où nous n’aurons d’autre altérité que nous-mêmes.

    ¤¤¤

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'AMOUR N'A QU'UNE PAROLE,

    MÊME SI ELLE EST MULTIPLE)

    ****

        Grand classique paru dans "Casino Royal", voici 3 interprétations de la chanson "A look of love", pour une soirée romantique.

    The Look Of Love
     
    The look of love
    Is in your eyes
    A look your smile can't 
    disguiseThe look of love
    Is saying so much more than
    Just words could every say
    And what my heart has heard
    Well it takes my breath awayI can hardly wait to hold you
    Feel my arms around you
    How long I have waited
    Waited just to love you
    Now that I have found youYou've got the look of love
    It's on your face
    A look that time can't erase
    Baby be mine, tonight
    Let this be just the start of 
    So many nights like this
    Let's take a lovers vow
    And seal it with a kiss
    Don't ever go
    Don't ever go
    I love you so
    The look of love
    Let this be just the start of
    So many nights like this
    Let's take a lover's vow
    And baby we'll seal it with a kiss
     
    Paroliers : Burt Bacharach / Burt F Bacharach / Hal DavidParoles de The Look Of Love © Sony/ATV Music Publishing LLC

     

    ***

    Dusty Springfield - The Look Of Love Live

    ***

    Trijntje Oosterhuis The look Of Love

    ***

    Diana Ross - The Look Of Love

     

    ***

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE LE MONDE A

    PLEINS POUMONS)

    ***

    (La soubrette de l'Ogre, ma foi, était à croquer)

    http://kitschatron.tumblr.com/post/162209274377

    ***

    http://linsolent.skynetblogs.be/tag/al+qaida

    Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie,

    la cocotte-minute mondiale commence

    à montrer des signes inquiétants de surpression

       Comme je le craignais dans un article précédent, les États-Unis sont incapables de remettre en cause leur système de fonctionnement, et face à la réaction russe, au lieu de s'asseoir et de réfléchir cinq minutes aux conséquences, les néo-conservateurs ont bien sûr décidé de jouer dans la surenchère, à l'échelle globale comme à l'échelle locale.

       Alors que la coalition menée par les États-Unis et les groupes terroristes soutenus par ces derniers (les soi-disant rebelles modérés) font désormais face à une défaite évidente en Syrie, grâce à l'intervention de la Russie, certains s'étaient réjouis de l'arrêt du soutien de ces groupes terroristes par la CIA. Un peut trop vite semble-t-il, puisque ces optimistes ont oublié que la CIA n'est pas la seule administration américaine à soutenir certains de ces groupes, le Pentagone aussi. Or le programme du Pentagone n'a pas été arrêté, lui.

       Et ce programme du Pentagone prévoit d'utiliser les Kurdes (et de les armer) pour faire exploser la Syrie en plusieurs petits états. Pour balkaniser la Syrie. Ce faisant les États-Unis vont renforcer la défiance de la Turquie a leur égard, car Ankara considère ces groupes Kurdes comme des organisations terroristes. Ce qui risque de pousser encore plus la Turquie dans les bras de la Russie.

       Pendant ce temps-là, en Asie, la Chine et l'Inde sont au bord d'un conflit dans l'Himalaya, au risque de faire voler en éclat la plate-forme des BRICS et l'OCS, et les États-Unis menacent de plus en plus ouvertement la Corée du Nord. La dernière déclaration américaine annonce même que le président Trump serait prêt à une intervention militaire pour régler le problème nord-coréen. De quoi donner des insomnies à ceux qui craignent l'éclatement d'un conflit en Asie.

       En Europe, l'Allemagne persiste et signe dans sa volonté de contrecarrer les dernières sanctions américaines contre la Russie. Après avoir dénoncé l'illégalité de ces sanctions dont la portée serait extra-territoriale, l'Allemagne appelle carrément à prendre des mesures de rétorsion. Ou comment à force de taper sur son chien, les États-Unis risquent bien de se faire mordre la main par ce dernier, jusque là si obéissant. Ou de voir l'UE se disloquer plus vite que prévu, lorsque chacun tirera la couverture à lui pour essayer de s'en sortir.

      Le genre de situation à laquelle on assiste en Ukraine. Après avoir privé Saakachvili de sa nationalité ukrainienne, Porochenko règle ses comptes avec Avakov, le ministre de l'Intérieur ukrainien. Résultat plusieurs fonctionnaires du ministère de l'Intérieur ont été arrêtés, et certains sont déjà mis en accusation.

       Sentant qu'il est sur un siège éjectable, Avakov doit venir visiter ses unités de la Garde Nationale présentes dans la zone de l'OAT le 5 août. D'après certaines sources au sein du quartier général de la Garde Nationale ukrainienne, Avakov prévoit de donner l'ordre à cette dernière de se rendre à Kiev très rapidement pour mener un coup d'état si jamais il était limogé par Porochenko.

       Dans cette ambiance ante-Maïdan 3.0, un certain nombre d'unités néo-nazies qui s'étaient retirées du front y ont été renvoyées (entre autre Secteur Droit), pour les empêcher de remonter vers Kiev et multiplier les provocations. Le but étant d'occuper les néo-nazis et la population ukrainienne du même coup en ranimant la guerre dans le Donbass. Et ce alors que la hausse désormais continue des bombardements quotidiens a déjà fait sept morts et neuf blessés la semaine passée en République Populaire de Donetsk (RPD). Depuis le début de l'année, le décompte macabre en est désormais à 189 morts et 451 blessés en RPD, auxquels il faut rajouter deux soldats de la RPD morts ces dernières 24 h suite à l'arrivée de nouveaux snipers ukrainiens. Ces quatre derniers jours le nombre de violations du cessez-le-feu par l'armée ukrainienne ne passe plus en dessous des 54 par jour.

       À Lougansk, c'est de nouveau par des méthodes terroristes que Kiev a décidé de provoquer. Cette fois c'est le monument dédié à ceux qui sont morts en défendant la République Populaire de Lougansk (RPL) qui a été visé par une bombe, qui a explosé à deux heures du matin, heureusement sans faire de victimes. Le monument par contre est presque totalement détruit. Mais pour Washington, le bilan ne semble pas suffisant, puisque les faucons du Pentagone ont décidé de remettre le couvert avec l'idée lumineuse de fournir des armes létales (soi-disant défensives) à l'armée ukrainienne. Au vu de l'hystérie russophobe qui règne de Washington à Kiev, la Russie a émis un avertissement concernant cette potentielle livraison d'armes aux Forces Armées Ukrainiennes.

       « Nous croyons que toutes les parties, en particulier les pays qui revendiquent un rôle dans le règlement de la situation, doivent éviter de s'engager dans des actions susceptibles de provoquer une augmentation des tensions dans une région aussi difficile », a déclaré le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov.

       Parallèlement au retour de ce vieux serpent de mer qui hante les relations russo-américaines depuis trois ans, Kiev envoie de plus en plus d'armement lourd près de la ligne de front. Montrant ainsi que sa volonté de réintégrer le Donbass est tout sauf pacifique. Cette nouvelle hausse des tensions est comme souvent, liée à l'agenda international, alors qu'une nouvelle réunion doit avoir lieu à Minsk demain, le 2 août.

       La reprise du conflit serait un bon moyen pour Kiev de maintenir de force sur le front les presque 1 200 soldats qui ont demandé à quitter l'armée, et surtout de cacher à la population l'étendue du désastre dans le pays. Car avec un niveau de dette qui atteint cette année 80 % du PIB de l'Ukraine, la liquidation de bon nombre d'entreprises publiques, et l'effondrement de l'industrie, même les journalistes ukrainiens tirent la sonnette d'alarme et disent ouvertement que l'économie du pays fonce droit dans le gouffre.

       Ces journalistes en viennent même à dire que la seule chose qui sauve l'Ukraine (et son seul espoir) ce sont ses habitants qui émigrent à l'étranger et envoient de l'argent au pays pour aider leur famille. Des sommes d'argent non négligeables puisqu'elles représentent 20 % des revenus annuels de l'état et 7 % du PIB !!! Une partie non négligeable du PIB de l'Ukraine est obtenue grâce au fait que le pays est un enfer dont ses habitants veulent à tout prix se sauver.

       Pour sortir le pays de l'impasse il faudrait lancer un véritable plan de redressement économique, mais les autorités ukrainiennes actuelles en sont incapables, et préfèrent offrir des cancans politiques en pâture à la population pour la distraire, ou lancer une véritable traque à toutes les voix discordantes. En effet, dans la droite ligne de l'idéologie nazie à laquelle beaucoup de politiciens ukrainiens actuels se réfèrent, le projet Mirotvorets (ce site internet qui liste les « séparatistes » en Ukraine, même les journalistes et les enfants de 10 ans) va être étendu grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, afin de faciliter la traque (et l'élimination) de toute personne qui ne pense pas comme il faut en Ukraine.

       Des auteurs et journalistes comme Oles Bouzina ont déjà payé de leur vie leurs tentatives de dire la vérité sur ce qui se passe en Ukraine. Cette fois, les néo-nazis ukrainiens passent à la vitesse supérieure, en industrialisant littéralement cette chasse aux dissidents. Si ce procédé vous rappelle certains événements historiques ayant eu lieu en Allemagne dans les années 30, le côté technologique en moins, ce n'est pas une coïncidence fortuite.

       Et alors que les conséquences du Maïdan 2.0 en Ukraine n'ont pas fini d'enflammer le continent européen, les États-Unis rejouent la même partition au Venezuela, à coup de manifestations violentes d'une « opposition » qui ressemblent fort à celles que l'on a vues sur la place de l'Indépendance à Kiev. Le tout avec le soutien même pas caché de la CIA. Essayant contrer la course des événements, le président Maduro a lancé la création d'une assemblée constituante. Le vote qui a permis sa mise sur pied, a bien sûr été boycotté dans la violence par la soi-disant opposition, qui ne veut qu'une chose, comme à Kiev en 2013-2014 : provoquer un coup d'état et prendre le pouvoir par la force. D'ailleurs, suite à ce vote qui a été une réussite pour le parti de Maduro, bien sûr, les États-Unis et plusieurs pays de l'UE l'ont déclaré illégitime, et Washington a adopté des sanctions contre le président Maduro. Là encore, la Russie a joué le rôle de la voix de la raison, en appelant chacun de ces pays à cessez de jeter de l'huile sur le feu.

       Les États-Unis sont en pleine chute libre. Ils sont en train de perdre leur position hégémonique. Et plutôt que de l'admettre, et d'opter pour une politique pragmatique, ils ont décidé d'entraîner tout le monde par le fond avec eux. Après eux le déluge ! Et tant pis si tout le monde y passe avec eux.

       Il est temps que les peuples européens se réveillent et se révoltent contre cette course folle des événements, avant qu'il ne soit trop tard. Avant que les vivants ne finissent par envier les morts.

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/du-donbass-au-venezuela-en-passant-195559

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSÉE DU MATIN,

    PEAU DE LAPIN)

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    "Olà, Hombré... Heu, il fait si chaud que ça?"

    http://kitschatron.tumblr.com/post/163783823957

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    Maëster

    https://www.unabcc.org/humour/

    L’armée syrienne affrontait l’EI

    longtemps avant que les Américains

    ne tirent leur premier missile

    (The Independent)

    Robert FISK

     

       Je n’aime pas les armées. Ce sont des institutions dangereuses. Les soldats ne sont pas des héros juste parce qu’ils se battent. Et je suis fatigué de répéter que ceux qui vivent par l’épée pourraient bien aussi mourir par l’épée. Mais si on compare les 40 000 civils tués à Mossoul par les Américains, les Irakiens et l’EI au cours des douze derniers mois, aux 50 000 civils abattus par les Mongols au XIIIe siècle à Alep – et que l’on se rend compte que l’influence des droits humains sur les aviateurs américains, la brutalité irakienne, et le sadisme de l’EI, n’a permis d’obtenir qu’une diminution de 10 000 morts par rapport aux hordes mongoles - la mort semble parfois avoir perdu son sens.

       Sauf quand on connait les victimes ou leurs familles. J’ai un ami dont la mère a été assassinée à Damas, dans le faubourg de Harasta, au début de la guerre syrienne, un autre dont le beau-frère a été enlevé à l’est de la ville et n’a jamais été retrouvé. J’ai rencontré une petite fille dont la mère et le petit frère ont été abattus par des tueurs d’al-Nosra dans la ville de Jisr al-Shughour, et un Libanais qui croit que son neveu a été pendu dans une prison syrienne. Et puis, ce mois-ci, dans le désert syrien oriental, près du village d’al-Arak, aux cabanes balayées par la poussière, un soldat syrien que je connaissais, a été tué par l’EI.

       C’était, bien sûr, un soldat de l’armée du régime syrien. Il était général d’une armée constamment accusée de crimes de guerre par la même nation, les États-Unis, dont les frappes aériennes ont si généreusement contribué au massacre épouvantable de Mossoul. Mais le général Fouad Khadour était un soldat professionnel et il défendait les champs de pétrole de l’est de la Syrie : les joyaux de la couronne de l’économie syrienne. L’EI voulait s’en emparer et c’est pour ça qu’ils ont tué Khadour. La guerre dans le désert n’est pas une guerre sale comme tant des attaques perpétrées en Syrie. Quand j’ai rencontré le général à l’ouest de Palmyre, l’EI venait de conquérir l’ancienne ville romaine et de trancher, en public, la tête des civils, des soldats et des fonctionnaires qui n’avaient pas réussi à fuir.

       Un an auparavant, le fils du général, également soldat, avait été tué en se battant à Homs. Fouad Khadour a simplement fait oui de la tête quand je l’ai mentionné. Il voulait parler de la guerre dans les montagnes brûlées par le soleil du sud de Palmyre, où il enseignait à ses soldats à se battre contre les attaques suicides de l’EI, à défendre leurs positions isolées autour de la station de pompage et de transmission électrique où il était basé, et à sauver les pipelines T4 sur la route de Homs. Les Américains, qui proclamaient que l’EI était une force « apocalyptique », se sont moqués de l’armée syrienne qui, selon eux, ne se battait pas contre l’EI. Mais Khadour et ses hommes combattaient l’EI bien avant que les Américains ne tirent de missile, et ils ont appris la seule leçon que les soldats peuvent apprendre lorsqu’ils sont confrontés à un ennemi aussi horrible : ne pas avoir peur.

       Khadour a reconnu avoir eu de grosses pertes. Puis il m’a raconté, avec un calme horrifié comment, lors d’une attaque sur un groupe de grottes dans les montagnes, ses soldats avaient trouvé des vêtements de femmes laissés derrière par l’EI. Je ne comprends pas, ai-je dit. « Moi non plus je ne comprenais pas » répondit le général, « puis nous avons réalisé qu’ils appartenaient probablement aux esclaves sexuelles Yezidis que Daesh avaient enlevées en Irak ».

       Par la suite, les Syriens, soutenus par de massives attaques aériennes russes contre l’EI, sont revenus à Palmyre et ont repris la ville, et j’ai à nouveau rencontré le général Khadour dans la bicoque en béton, située entre un château Mamelouke du XIIIe siècle et une chaîne de montagnes, qui lui servait de quartier général. Il avait conduit ses soldats dans Palmyre sous de constants tirs de mortier. Beaucoup d’entre eux étaient morts en marchant sur les mines que l’EI avait habilement placées sous des chemins de terre apparemment fréquentés. Khadour avait lui-même été blessé par des éclats de mines, même s’il faisait plus de cas des scorpions qui venaient le piquer la nuit dans sa cabane de béton.

       Il était également indigné par les médias. « Une équipe de télévision est venu à Palmyre après la bataille », m’a-t-il dit, « et le journaliste nous a demandé de reconstituer les combats pour pouvoir dire qu’il était là pendant qu’ils avaient lieu ! » Et il secoua la tête tristement. Ce n’était pas une équipe de télévision occidentale, a-t-il ajouté. Il m’a dit que la guerre allait continuer, qu’il y avait encore beaucoup de combats à mener dans le désert. Nous avons pris une photo de lui assis en treillis dans la chaleur du désert près d’un écran de camouflage déchiré. Il avait l’air de bonne humeur, fatigué peut-être, un homme qui avait beaucoup appris sur le désert. Il lui restait exactement un an à vivre.

       L’EI est revenu à Palmyre et a été repoussé une fois de plus et quelques mois plus tard, a commencé la grande bataille pour repousser Isis vers l’Euphrate. Je voulais parler à Khadour à nouveau. Il se battait maintenant à l’est de Palmyre dans les collines autour d’al-Arak. Un ami l’a appelé, alors qu’il prenait un bref congé, chez lui, près de Lattakia - oui, c’était un alaouite tandis que la plupart de ses hommes étaient des musulmans sunnites -, pour lui dire que je voulais le voir. Il ne lui restait plus que deux jours à vivre.

       L’officier supérieur de Khadour portait le même nom de famille – c’était le général Mohamed Khadour, qui commande toute la région militaire de l’est - bien qu’ils ne soient pas de la même famille. Il m’a emmené dans les collines où Khadour a été tué. Voici ce qu’il m’a dit : « Un collègue et moi-même parlions au téléphone à Fouad là où il était attaqué près du champ [de pétrole] Ramamin et nous sommes allés le voir pour parler de l’opération. Nous l’avons vu sur une colline en train d’organiser ses troupes à al-Arak. Il s’est dirigé vers la route où nous nous étions arrêtés et l’EI tirait des mortiers qui ont atterri près de nous. Ils savaient sur qui ils tiraient. Nous avons donné nos plans à Fouad. J’ai dit que nous devrions évacuer temporairement cette zone.

       Quand nous sommes remontés dans notre véhicule, Fouad est venu pour nous dire au revoir. Mais juste après notre départ, un réservoir de pétrole a explosé à côté de lui. Nous avons appris qu’il avait été touché à la main. J’ai essayé de l’appeler sur son téléphone et il a essayé de me répondre mais il n’arrivait pas à parler. Je voyais qu’il était en ligne parce que son nom était inscrit sur l’écran de mon téléphone. Ils l’ont amené à l’hôpital, il continuait à dire : « C’est juste ma main » et il était tout à fait conscient. Mais ils ont découvert qu’un éclat d’obus était entré dans son corps et avait transpercé ses poumons. Et puis son état s’est détérioré, sa respiration a commencé à faiblir et, une heure plus tard, il était mort. C’était un héros et un homme très courageux. »

       Les ennemis du régime le nieront - car ils maudissent toute l’armée d’Assad - mais le fait est que le général Fouad Khadour est mort en combattant la même idéologie meurtrière que la Russie, l’Amérique et la France et d’innombrables pays Occidentaux considèrent comme leur pire ennemi. Le fait que tant d’armes de l’EI proviennent de l’Occident – comme me l’ont répété aussi bien le général Khadour vivant que le général Khadour mort – donne un tour cruellement ironique à cette histoire. Le tank qui a tiré sur Fouad Khadour était peut-être un tank syrien capturé au début de la guerre - ou un Abrams américain pris par l’EI à Mossoul en 2014 et amené en Syrie comme beaucoup d’autres tanks américains.

       Mais la mort de Fouad Khadour signifie autre chose. C’est la perte d’un officier supérieur expérimenté de plus dans une armée qui a perdu environ 74 000 soldats. Il y a en effet beaucoup d’officiers parmi les soldats morts, parce que les commandants de terrain en Syrie sont en première ligne. Un autre officier supérieur a été tué lors d’un cessez-le-feu qui a échoué à Alep il y a deux semaines. J’ai rencontré un colonel syrien à Alep ce mois-ci qui, après mure réflexion, m’a dit que 200 personnes qu’il connaissait personnellement avaient été tuées dans la guerre, la plupart des soldats, et parmi eux son oncle. Les survivants de cette armée et leurs familles - s’ils « gagnent » cette guerre et si une victoire claire est possible quand autant de puissances étrangères sont impliquées, voudront que leur sacrifice soit reconnu et même récompensé.

       L’importance de l’armée syrienne augmente chaque jour. Ce n’est plus la force armée corrompue et corruptrice qui a pourri au Liban pendant 29 ans, ni la force armée mal entraînée qui s’est confrontée à l’insurrection, au début, quand ses propres soldats faisaient défection. C’est maintenant l’armée arabe la plus aguerrie du Moyen-Orient, plus que l’armée irakienne qui a beaucoup moins de soldats professionnels.

       Et c’est l’armée syrienne qui devra reconstruire la Syrie. Le général Fouad Khadour - et sa mort - font donc partie du futur autant que du passé de la Syrie.

     http://www.independent.co.uk/voices/syrian-army-war-palmyra-homs-gener...

    $$$

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSER POUR PENSER

    N'EST PAS MIEUX QUE

    BOIRE POUR BOIRE)

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    (Ventilateur-man avait un look original)

    retro-gifs:

    ***

    (Et soudain j'aperçus les mille visages de ma Belle-Mère)

    artpornmagazine:

    ***

    "Fais gaffe au traître Facebook!

    - Mais on voit pas mes tétons..."

    http://norrinffm.tumblr.com/post/163783904980

    ***

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VOIR CE QUE TU NE DOIS

    PAS VOIR, POURQUOI LE

    VOUDRAIS-TU?)

    ***

    "Hop là, Messieurs les violeurs...

    On lit l'article jusqu'au bout"

    Spy-Guy, Lotion for Men - The Man from U.N.C.L.E. (1966)

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/162690858673/

    spy-guy-lotion-for-men-the-man-from-uncle

    ***

    http://berth.canalblog.com/archives/2013/11/25/28490826.html

    Inde:

    la justice rejette la demande

    d'avortement d'une enfant

    victime de viol

       La Cour suprême de l'Inde a rejeté vendredi la demande d'avortement d'une victime d'un viol, âgée de 10 ans, car les médecins ont estimé qu'il existait un risque pour la vie de la jeune fille. Les avocats de la jeune victime, enceinte de huit mois, ont annoncé que sa famille acceptait le verdict.

       "La décision du tribunal est basée sur l'avis du panel médical qualifié et nous nous contentons de la décision", a déclaré à l'AFP Alakh Alok Srivatav, un avocat de la famille. Les juges de la Cour suprême ont indiqué qu'ils ne pouvaient pas autoriser une interruption de grossesse car, selon le rapport médical, cela n'était "bon ni pour la mère ni pour le foetus".

       La jeune fille, dont le nom n'a pas été divulgué, aurait été violée à plusieurs reprises par son oncle, qui a été arrêté pour ces faits. Ce n'est que récemment que la grossesse a été découverte, quand les parents de la fille l'ont emmenée à l'hôpital pour un mal de ventre. La famille a ensuite demandé à la justice d'autoriser l'enfant à avorter.

       Leur plainte initiale, entendue par un tribunal local, a été rejetée à cause des mêmes craintes médicales. La famille a contesté la décision devant la Cour suprême. La loi indienne n'autorise pas les interruptions de grossesse au-delà de 20 semaines, sauf en cas de risque pour la vie de la mère.

       Les demandes d'avortement de victimes de viol sont fréquentes en Inde. En mai, la plus haute institution judiciaire du pays a autorisé l'avortement d'une victime, âgée elle aussi de 10 ans, enceinte de 21 semaines.

       Avec 20.000 cas de viol ou d'agression sexuelle signalés en 2015, d'après les données gouvernementales, l'Inde est gravement touché par les agressions sexuelles. En 2014, le Comité des droits de l'enfant de l'ONU déclarait qu'une victime de viol sur trois était mineure.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/inde-la-justice-rejette-la-demande-davortement-dune-enfant-victime-de-viol.afp.com.20170728.doc.r20o0.xml

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA VOIE DU CORPS EST-ELLE

     LA VOIX DE L’ÂME?)

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    "Qu'ess-tu veux me dire?

    Mais réponds-moi, enfin!"

    "Madame D, Maîtresse des élégances, avait confectionné une tenue spécial échafaud tout à fait délicieuse". Jacques Damboise in "Pensées à priori".

    theindifference:

    ditirolezSienna Miller

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    "Madame D, Maîtresse des élégances, avait confectionné une tenue spécial échafaud tout à fait délicieuse". Jacques Damboise in "Pensées à priori".

    https://www.les-crises.fr/l-accord-fatca/

    La désertion fiscale :

    un sport de riches

     
       Même le très peu progressiste The Economist soutient que « cela signifie que les estimations passées des inégalités de richesse, en général basées sur les données fiscales, ont sous-estimé le problème  », d’autant plus que les ménages des pays scandinaves placent deux fois moins leur richesse en dehors de leur pays. Il conclut également que « la globalisation a profité de manière disproportionnée aux riches en partie en récompensant bien mieux le capital que le travail. Mais la globalisation permet aussi aux plus riches de cacher plus facilement leur richesse  ». Triste constat qui n’appelle pourtant pas la moindre demande d’action spécifique de la part de la bible des élites globalisées. 

       Comment ne pas penser à la belle phrase de Tocqueville qui disait que : « préoccupés du seul soin de faire fortunes, les hommes n’aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun d’eux à la prospérité de tous  ». Avec la globalisation, non seulement les élites ne perçoivent pas pleinement l’envolée des inégalités qu’une partie n’a même plus honte de tricher. 
     

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (COMPRENDS-TOI

    TOI-MÊME)

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    https://fr.pinterest.com/explore/humour-australie/

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    https://www.humour.com/photos/bienvenue-en-australie.htm

    Anthropologie. 

    L’Australie était déjà

    peuplée il y a 65 000 ans

       La période à laquelle les humains sont arrivés pour la première fois en Australie est débattue depuis des décennies. De nouvelles découvertes de centaines d’outils et de pigments notamment, faites ces dernières années, apportent la preuve que les ancêtres des aborigènes australiens seraient arrivés dans la partie nord du pays il y a 65 000 ans.

       Ces résultats, décrits dans Nature le 19 juillet, repoussent la date d’arrivée des premiers humains sur l’île-continent de 5 000 à 18 000 ans. “Cela suggère également que les humains ont cohabité avec les animaux colossaux australiens [aujourd’hui disparus] comme les wombats géants [qui pesaient jusqu’à 3 tonnes] et les wallabies, bien avant que la mégafaune ne se soit éteinte”, précise The New York Times. Pour le journal australien The Bellingen Shire Courier-Sun : Cette découverte confirme par ailleurs que les Aborigènes australiens ont entrepris la première migration maritime majeure du monde – ils ont dû naviguer au moins 90 kilomètres en haute mer pour atteindre leur destination – quelle que soit leur route – dans leur long périple en provenance d’Afrique.”

       Cette nouvelle date de peuplement de l’Australie signifie en outre quHomo sapiens était installé sur ces terres avant même qu’il ne soit arrivé en Europe, il y a 45 000 ans, d’après ce que l’on sait aujourd’hui. “Nos résultats changent la façon dont nous envisageons l’apparition de l’homme moderne et soulignent le rôle unique de cette région du monde, en particulier de l’Australie, à cet égard”, écrivent les chercheurs dans un article destiné au grand public dans The Conversation.

    http://www.courrierinternational.com/article/anthropologie-laustralie-etait-deja-peuplee-il-y-65-000-ans

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    Benoît Barvin


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