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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSE POUR QUELQU'UN

    ET PAS POUR TOI)

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    "Toi, la vieille Rousse, je te hais!

    - Pareil pour moi, la fausse blonde!"

    theniftyfifties:

    Vivian Vance and Lucille Ball in ‘I Love Lucy’.

    £££

    http://www.dorffer-patrick.com/article-humour-election

    -ena-de-droite-ou-ena-de-gauche-104348531.html

    Jean-Claude Michéa :

    «La progression du FN est la conséquence

    de l’abandon par la gauche moderne

    de toute critique cohérente du capital»

     Sonya Faure et Dominique Albertini — 

       Le philosophe, dont le dernier livre «Notre ennemi le capital» est paru en janvier, revient sur le lien indissociable entre libéralisme économique et culturel, et sur la décence ordinaire de «ceux d'en bas». Entretien musclé (par courriel).

       Michéa a accepté, mais en posant ses conditions: pas de rencontre, les questions devaient être posées par courriel – sans possibilité, donc, pour les journalistes de rebondir sur ses réponses. Crainte de voir ses propos déformés? Attitude significative d’un refus du dialogue de la part de ces intellos «nouveaux conservateurs»? Sans doute, quand on voit le ton adopté par le philosophe pour répondre – par courriel, donc – à nos questions, évidemment critiques. Michéa consacre plus de lignes à aligner Libération, qu’à préciser sa pensée. Nous avons malgré tout décidé de publier cette interview dans son intégralité. Dommage, seulement, que celle-ci n’ait pas pu avoir lieu dans le cadre d’un vrai débat, face à face. (propos de Libération toujours aussi médiocres et intellectuellement déplorables)

       / Pour vous, libéralisme économique et libéralisme culturel sont les deux faces d’une même pièce – une idée que vous résumez par la formule Hayek = Foucault. Sur quoi établissez-vous cette équivalence?

       - Il suffit de lire le dernier Foucault pour vérifier que lui-même tenait Hayek en haute estime (il trouvait même des vertus à la politique d’Helmut Schmidt!). Quant aux liens unissant libéralisme économique et libéralismes politique et culturel, ils sont assez clairs pour quiconque prend encore la peine de lire le Capital. Si le premier se réduit bien – comme le voulait Hayek – au droit pour chacun de «produire, vendre et acheter tout ce qui peut être produit ou vendu» on comprend en effet que la dynamique du capital ne puisse connaître, selon la formule de Marx, «aucune limite naturelle ou morale». Est-ce du reste un hasard si ces deux aspects du libéralisme avancent presque toujours du même pas?

       / Vous semblez considérer l’actuelle vigueur du discours réactionnaire comme un phénomène assez secondaire par rapport aux conquêtes du libéralisme économique et culturel. Le Front national n’est-il pour vous qu’une menace fantoche, dernier argument d’une gauche épuisée?

       - Vous avez visiblement mal compris ce que j’écris! Je n’ai jamais dit que la progression du FN constituait un «phénomène assez secondaire». Je soutiens, au contraire, qu’elle est la conséquence logique de l’abandon par la gauche moderne de toute critique cohérente du capital «compris dans sa totalité» (Debord). Et donc de son abandon non moins logique des classes populaires.

       / Vous défendez un Peuple sans couleur, sans sexe ni genre, mais porteur des valeurs de dignité et d’entraide, cette fameuse «common decency» que vous avez reprise d’Orwell. Ce peuple-là a-t-il jamais existé? Cette vision ne prend-elle pas le risque de la naïveté ou de la condescendance?

       - Vivant entouré de paysans et de petits éleveurs dans une zone particulièrement défavorisée de la «diagonale du vide» – là où les transports en commun sont presque inexistants, où la couverture téléphonique est aléatoire et où les commerces de proximité ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir – je pense avoir une connaissance des conditions de vie réelles des milieux populaires un peu moins abstraite que celle de la plupart des journalistes de Libération!

       Et je n’ai bien sûr jamais écrit que le «Peuple» – vous confondez ici le «peuple» comme sujet politique à construire et le «peuple» comme réalité sociale hétérogène – était «sans couleurs, sans sexe, ni genre». Et encore moins qu’il était sociologiquement indifférencié (dans les Mystères de la gauche, j’invitais même à définir un nouveau langage commun «susceptible d’être compris aussi bien par des travailleurs salariés que par des travailleurs indépendants, par des salariés de la fonction publique que par des salariés du secteur privé, et par des travailleurs indigènes que par des travailleurs immigrés»).

       Quant à ces valeurs d’entraide populaires dont vous vous demandez naïvement, et de façon très parisienne, si elles ont jamais existé, il serait bon que vous vous posiez au moins une fois la question suivante : par quel miracle, en effet, les gens ordinaires – dont la plus grande partie ne gagne même pas 2 000 € par mois – pourraient-ils faire face aux inévitables aléas de la vie quotidienne – perte d’emploi ou chute dans la précarité, dégât des eaux, déménagement imposé, cambriolage, problème de santé, etc. – sans cette pratique traditionnelle de l’entraide et du «coup de main» entre parents, voisins, amis ou collègues, qui constitue justement le principe de toute common decency? J’ai chaque jour, quant à moi, la réponse concrète sous les yeux.

       / Votre critique du capitalisme ne s’appuie pas sur une analyse sociologique de «ceux d’en bas», ni sur un décryptage des mécanismes des dominations économiques contemporaines (néomanagement, précarisation et parcellisation du travail…). Vous ignorez ou critiquez les luttes antiracistes, antisexistes, ou même la récente mobilisation contre la loi travail. Votre critique n’est-elle pas avant tout celle de la société du siècle passé?

       - Je me demande si vous avez ouvert un seul de mes livres! Ils contiennent en effet d’innombrables analyses sur tous les sujets que vous venez d’évoquer. Il est vrai que ces analyses sont assez souvent inspirées par Marx et Debord, ce qui ne peut évidemment que choquer ces sociologues mandarinaux auquel votre journal accorde régulièrement ses faveurs.

       Quant à ma prétendue «ignorance» des luttes dites minoritaires, il ne vous a quand même pas échappé que si j’ai consacré, dans mon dernier livre, une place aussi centrale à Pride de Matthew Warchus, c’est bien parce que ce film admirable offrait l’exemple d’une articulation dialectique particulièrement réussie entre la lutte anticapitaliste et une lutte «sociétale». Quant à l’idée, enfin, selon laquelle une critique radicale du capitalisme – c’est-à-dire, écrivait Debord, une critique qui voit dans le Spectacle «à la fois le résultat et le projet du mode de production existant» – serait aujourd’hui «périmée», je crains qu’elle ne nous en apprenne beaucoup plus sur l’idéologie de Libération que sur le monde où sont tenus de vivre les gens ordinaires.

       / Vers quel débouché politique les lecteurs convaincus par vos analyses pourraient-ils se tourner? Comprenez-vous que le Front national puisse apparaître comme tel, tant ce parti pose lui aussi la question des limites face aux grands mouvements du libéralisme – migrations humaines, fluidité des identités, capitalisme globalisé…?

       - Il me semblait pourtant aller de soi que tout mon livre devait être lu comme un soutien à la révolution culturelle accomplie par Podemos et aux combats des partisans de la décroissance ! Mais sans doute estimez-vous qu’il s’agit là de deux mouvements particulièrement «réactionnaires». Cela expliquerait bien des choses.

    http://www.liberation.fr/debats/2017/02/06/jean-claude-michea-la-progression-du-fn-est-la-consequence-de-l-abandon-par-la-gauche-moderne-de-tou_1546195

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LES GRAINES DE SAGESSE

    ENSEMENCENT TOUS LES SOLS)

    °°°

    "Marre de Diego et de ses colères homériques!"

    lesstalkmoreillustration:

    Andreas Lie SCREAM #2

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    http://www.centerblog.net/humour-regime.htm

    A Kinshasa,

    l'essor des malewa,

    gargotes de rue

    d'une capitale en crise

    KINSHASA (AFP) 

       "Ici, pour 2.000 francs, je mange à ma faim": à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo minée par la misère, les gargotes de rue bon marché, appelées "malewa", sont de plus en plus prisées malgré une hygiène parfois douteuse. Penché sur son assiette, José Bangamba avale son poulet en sauce. "Ça, c'est 1.500 francs [congolais, soit environ 1,1 dollar, ndlr]. Le foufou, c'est 500", soit 0,4 dollar, détaille ce taxi-moto de 29 ans, en montrant deux boules de pâte de farine de manioc à côté.

       "Dans les restaurants ordinaires, les prix sont facilement dix fois plus chers, où est-ce que je trouverais une telle somme ? Ici, pour 1.500 ou 2.000 francs, je mange à ma faim", confie-t-il. Sur le trottoir, les clients défilent sous le parasol délavé de "Mama Marie". Cuillère en main, cette mère de famille de 48 ans jongle entre les marmites de poulet, de viande, de poisson frais ou fumé, de pondu (mélange de légumes et feuilles de manioc) et de riz, remplit les assiettes et encaisse les billets dans le sac à main accroché à son épaule.

       Célébrés il y a quelques années par Werrason, l'un des chanteurs congolais les plus populaires, les malewa sont apparus à Kinshasa au début des années 1990 au moment de l'effondrement de l'économie congolaise, dans les dernières années de la dictature de Mobutu. Ils se sont depuis lors multipliés comme des champignons et la crise qui frappe de nouveau le pays depuis plus d'un an et demi a encore accéléré le phénomène, à tel point qu'ils échappent à tout recensement dans une mégapole de 10 millions d'habitants où les services publics sont largement absents.

       Quelques ustensiles de cuisine et un peu de charbon de bois pour faire cuire les plats suffisent pour ouvrir un malewa, la nourriture vendue étant faite pour être emportée ou consommée à la va-vite sur place. (...)

       (...) Avec la crise, qui dégrade encore un peu plus les conditions de vie exécrables de l'immense majorité des habitants de la capitale, les malewa permettent à des ménagères d'espérer un petit gain à la fin de la journée, et à une foule de journaliers de se nourrir à moindre frais.

       Une table, un parasol fixé sur une jante de voiture, six marmites, une caisse avec un peu de vaisselle: depuis six ans, Marie Aloka Hioma a installé son malewa devant chez elle, à Lingwala, dans le centre de Kinshasa. "J'ai commencé à faire ça pour payer l'école", explique cette mère de huit enfants. Elle n'a aucune idée du nombre d'assiettes qu'elle sert par jour: "Une centaine peut-être... Les premiers clients arrivent à 05h00... " A quelques rues de là, "Mama Annie" a aussi ouvert le sien, il y a sept ans, dans la cour de sa maison. "Les bénéfices, ça sert un peu pour moi et surtout pour les enfants, pour leur acheter des chaussures, un pantalon", confie cette trentenaire.

       Conséquence de la baisse du pouvoir d'achat provoquée par l'effondrement de la monnaie nationale, les malewa ne sont plus fréquentés aujourd'hui uniquement par la foule des actifs en quête d'une activité rémunérée à la journée, mais aussi par des étudiants, des ouvriers, ou encore des fonctionnaires. "A cause de la mauvaise conjoncture (économique), les +mamas+ doivent se débrouiller. C'est pour ça qu'il y a des malewa partout", explique Papi Bula Mbemba, 49 ans, qui vient déjeuner tous les jours chez "Mama Annie" avant de prendre son travail dans une entreprise de désinsectisation.

       Et pour les clients, "c'est le meilleur prix", poursuit-il: "Les malewa, c'est vraiment une solution pour les Kinois". Mais à ces prix-là, les économies se font parfois au détriment de l'hygiène. (...)

       (...) "Il y a des malewa installés à côté de fosses septiques, qui servent les plats avariés de la veille ou qui ont des assiettes et des verres sales", confirme José Bangamba. Leur installation en pleine rue, au milieu de la poussière et des gaz d'échappement, parfois à proximité de caniveaux d'eau croupie ou de tas d'ordures, multiplie les risques de maladies, notamment celles dites "des mains sales" (diarrhées, vers intestinaux, fièvre typhoïde, choléra...).

       "C'est un problème de santé publique qui est en croissance, parce que la détérioration des conditions de vie fait que la population va s'alimenter là où elle peut", reconnaît le Dr Benjamin Kwengani Mavard, directeur national des services d'hygiène en RDC. "Fermer les malewa, c'est impossible", explique-t-il: "Il faut les améliorer. Il faut redynamiser les brigades d'hygiène pour contraindre, mais aussi sensibiliser. Il faut aider les mamas à améliorer la qualité des repas et à servir correctement, elles doivent connaître ces règles d'hygiène".

       Mais pour l'heure, les autorités en restent aux déclarations d'intention. Sans nier l'existence de bouis-bouis insalubres, "Mama Marie" ne se sent pas visée par les critiques: "Ceux qui sont sales chez eux, leur travail est sale. Moi, je mange ce que je prépare, mon mari et mes enfants aussi".

       Elle montre la cour de sa maison où sa fille nettoie assiettes et couverts dans une bassine. Pour elle, l'hygiène est avant tout un argument commercial: "Je ne veux pas que les gens soient malades, je veux qu'ils reviennent chez moi le lendemain".

    http://www.courrierinternational.com/depeche/kinshasa-lessor-des-malewa-gargotes-de-rue-dune-capitale-en-crise.afp.com.20170212.doc.lm5dq.xml

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (BOIRE ET VOMIR

    TU NE PEUX CHOISIR)

    Pcc Jacques Damboise

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    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/157024588215

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    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/157015362930

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    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/156753838700

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SAGESSE DANS LE COSTUME

    INDISPOSE L’ÂME)

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    "Depuis tout petit le fils du boulanger savait croûter". Jacques Damboise in "Pensées crues".

    REBLOGGED FROM MCG0RGEOUS

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    "Depuis tout petit le fils du boulanger savait croûter". Jacques Damboise in "Pensées crues".

    https://lecridupeuple.wordpress.com/tag/trotsky/

    Comment Trotsky explique

    la soumission européenne aux USA

        Depuis quand, et pourquoi, sommes-nous ainsi soumis aux américains ? Voyons un maître pour comprendre la situation. Contrairement à ses disciples archéo-crétins ou néocons, Léon Trotsky est souvent irréprochable sur le terrain de l’analyse : voyez ce qu’il dit de Léon Blum dans son journal ! Sur l’actuelle soumission de l’Europe, on peut lire ces lignes prononcées en juillet 1924 : «  Le capital américain commande maintenant aux diplomates. Il se prépare à commander également aux banques et aux trusts européens, à toute la bourgeoisie européenne. C’est ce à quoi il tend. Il assignera aux financiers et aux industriels européens des secteurs déterminés du marché. Il réglera leur activité. En un mot, il veut réduire l’Europe capitaliste à la portion congrue… »

        Trotsky confirme une balkanisation de l’Europe voulue par les USA : «  Déjà, dans les thèses pour le 3e congrès de l’I. C., nous écrivions que l’Europe est balkanisée. Cette balkanisation se poursuit maintenant. »

     

       L’Europe n’est plus l’Europe depuis Versailles en 1919. Et contrairement au général De Gaulle qui pensait que la Russie trahissait sa race, Trotsky comprend que c’est l’Amérique des banquiers humanitaires qui trahira sa race : «  Dès qu’elle sera en guerre avec l’Angleterre, l’Amérique fera appel aux centaines de millions d’Hindous et les invitera à se soulever pour défendre leurs droits nationaux intangibles. Elle agira de même à l’égard de l’Égypte, de l’Irlande, etc. De même que, pour pressurer l’Europe, elle s’affuble maintenant du manteau du pacifisme, elle interviendra, lors de sa guerre avec l’Angleterre, comme la grande libératrice des peuples coloniaux. »

        C’est la destruction des empires coloniaux expliquée par Roosevelt à de Gaulle pendant la guerre. Puis on produit les guerres du Vietnam, de Libye, de Syrie ou du Kosovo. Trotsky comprend aussi que chaque invocation religieuse à l’abaissement des tarifs douaniers sert un mot d’ordre plus obscur : « L’histoire favorise le capital américain : pour chaque brigandage, elle lui sert un mot d’ordre d’émancipation. En Europe, les États-Unis demandent l’application de la politique des “portes ouvertes”… Mais, par suite des conditions spéciales où se trouvent les États-Unis, leur politique revêt une apparence de pacifisme, parfois même de facteur d’émancipation. »

        John Hobson, socialiste britannique cité par Vladimir Lénine, indique-lui en 1902 que le meilleur alibi de l’impérialisme est l’humanitarisme. Ah, les révolutions orange ! Organiser un coup d’Etat au nom des ONG et des idées démocrates ! Et mettre ensuite aux pas les opposants, et en prison les Lula ! Bombarder par amour !

       Trotsky affirme que le meilleur allié des Etasuniens dans cette infecte inféodation des Européens n’est jamais la droite, quelque couards et stupides que puissent être ses politiciens ! Non, le meilleur allié du ploutocrate américain, c’est la gauche, c’est la social-démocratie. Et c’est Le Révolutionnaire du siècle passé qui l’écrit : « Pendant ce temps, l’Amérique édifie son plan et se prépare à mettre tout le monde à la portion congrue… La social-démocratie est chargée de préparer cette nouvelle situation, c’est-à-dire d’aider politiquement le capital américain à rationner l’Europe. Que fait en ce moment la social-démocratie allemande et française, que font les socialistes de toute l’Europe ? Ils s’éduquent et s’efforcent d’éduquer les masses ouvrières dans la religion de l’américanisme ; autrement dit, ils font de l’américanisme, du rôle du capital américain en Europe, une nouvelle religion politique. »

        Nous sommes toujours en plein rationnement et en pleine religiosité étasunienne grâce à Goldman-Barroso et au PS. Et Trotsky ponctue, avec ce bel élan lucide qui faisait bouger des masses populaires depuis bien anesthésiées : « En d’autres termes, la social-démocratie européenne devient actuellement l’agence politique du capital américain. Est-ce là un fait inattendu ? Non, car la social-démocratie, qui était l’agence de la bourgeoisie, devait fatalement, dans sa dégénérescence politique, devenir l’agence de la bourgeoisie la plus forte, la plus puissante, de la bourgeoisie de toutes les bourgeoisies, c’est-à-dire de la bourgeoisie américaine. »

        43% des milliardaires mondiaux sont américains en 2015. Avec 50% de la capitalisation mondiale (pour 14% du PNB !), Wall Street mène le bal à sa guise, aussi bien à Paris qu’à Berlin ou à Sao Paulo.

     Enfin sur la culture de la dette, je trouve ces lignes amusantes : « La politique européenne de l’Amérique est entièrement établie sur le principe de la dette. Allemagne, paye à la France ; Italie, paye à l’Angleterre ; France, paye à l’Angleterre ; et tout le monde, payez-moi ! Voilà ce que dit l’Amérique. Cette hiérarchie des dettes est une des bases du pacifisme américain. »

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/comment-trotsky-explique-la-189510

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    Benoît Barvin


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  • °°°

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE DE L'AMOUR

    EST DE NE L'ÊTRE PAS)

    °°°

    (L'homme aux lunettes de soleil ne jouait du violon

    que lorsqu'il pleuvait comme vache qui pisse)

     http://kitschatron.tumblr.com/post/156898802196

    °°°

     http://www.humour.fr/images/ours-volant.html

    Canada.

    Le grand lac de l’Ours,

    dernier refuge de l’humanité

    Alix Fieux

       Dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada, le grand lac de l’Ours, avec ses plus de 31 000 kilomètres carrés, est le premier au monde à être géré par une communauté indigène isolée, les Sahtuto’ine, aussi appelés “le peuple du lac”.

       Au retour de son voyage et après de nombreuses rencontres, Peter Kujawinski, écrivain et journaliste indépendant, consacre un long reportage publié dans le New York Times à la place essentielle qu’occupe le lac dans la culture et dans l’identité des Sahtúto’ine. Ces derniers sont rassemblés dans la petite ville de Déline, qui compte 503 habitants. (...)

       “Pour les Sahtuto’ine, le grand lac de l’Ours n’est pas seulement un lac. Ils en sont partie intégrante et le lac fait aussi partie d’eux, explique le journaliste. Comme leur nom l’indique, ils sont liés au lac pour des raisons pratiques, culturelles, historiques et même prophétiques. Ils sont déterminés à préserver la pureté du lac.”   

       Ce lien étroit avec le grand lac de l’Ours, les habitants de Déline l’évoquent avec intensité, tout comme David Livingston, ancien chargé des problématiques environnementales au sein du gouvernement canadien, rencontré sur place par le journaliste : “Le grand lac de l’Ours n’est pas seulement une masse d’eau, il est fondamental dans notre culture, déclare-t-il. Les gens de Déline considèrent que c’est un être vivant.”

       “D’après certains, le cœur du lac donne vie à l’universel : l’herbe, les insectes, les saules, tout. […] Il donne vie à tous les lacs, les océans et les rivières du monde”, raconte encore Morris Neyelle, membre du gouvernement autonome de Déline. (...)

       (...) De fait, la protection de ce bien est une priorité. “Pas seulement par préoccupation environnementale ou pour favoriser l’attrait touristique du lieu”, mais aussi pour honorer la prophétie d’un ancêtre. Selon cette prophétie, “dans le futur, le grand lac de l’Ours serait l’une des dernières réserves d’eau et de poissons”, rapporte le journaliste. Le site deviendrait “le dernier refuge de l’humanité”, un lieu déterminant pour la survie de l’espèce humaine. “Pour les Sahtuto’ine, cette conviction souligne […] pourquoi la protection du lac revêt une importance mondiale”, poursuit l’article. (...)

       (...) “Mais l’évocation récurrente de cette prophétie me rappelle ce qu’il s’est passé de l’autre côté du lac, dans les années 1940, à Port Radium”, précise Peter Kujawinski. Là, à 250 kilomètres de Déline, l’exploitation d’une mine d’uranium jusqu’en 1960 a certes permis d’employer une grande partie de la population vivant sur place. Mais elle a aussi contribué à l’élaboration des bombes atomiques lancées par l’armée américaine sur le Japon. Eux-mêmes exposés à de graves risques sanitaires durant de longues années après la fermeture du site, les habitants ont envoyé, en 1998, une délégation au Japon, en signe d’excuse et d’apaisement.

    °°°

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SOIS UN MAÎTRE POUR

    TON CORPS ET TON ESPRIT)

    ***

    "Je suis sûr que le poisson d'Hydra n'était pas frais"

    bougonna le commodore...

    obi-wans-oasis:

    “Tarkin Memorial” by Adam McLaughlin.

    ***

    (Le café poison de ma Belle-Mère sentait super bon)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/156758144933

    ***

    "Heu... Non, Chéri, pas ce soir... J'ai mal à la tête".

    Superman - art by Curt Swan and Bob Oksner (1974)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/156693998403/

    superman-art-by-curt-swan-and-bob-oksner-1974

    ***

    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE NE BOIT PAS

    QUE L'EAU DU GANGE)

    ***

    "Avec qui je suis? Mais avec mon amant,

    bien sûr... Oui, je sais, tu n'aimes pas

    que je plaisante avec ça... Excuse-moi..."

    "Cette hétaïre avait, de la vertu, une étrange définition". Jacques Damboise in "Pensées à l'envers".

     http://silverfoxclub.tumblr.com/post/156950938248

    ***

    http://bouffonduroi.over-blog.fr/article-dessin-de-delucq-les-conseils-

    du-gouvernement-japonais-sur-les-risques-nucleaires-69947714.html

    Anne Lauvergeon :

    l’illusion de l’image...

       Oui, décidément, Anne Lauvergeon est une femme de son temps, une femme qui a su utiliser l'image pour parvenir aux postes les plus importants. Le sourire, c'est sa marque de fabrique, le sourire pour convaincre, pour séduire, pour s'imposer, pour donner l'illusion.

       Oui, mais le problème est là : Anne Lauvergeon est à l'origine de la plus grande gabegie française : patronne d'Areva, elle a conduit son entreprise à la faillite, une ardoise de 7 milliards d'euros pour le contribuable, et elle se retrouve aussi mise en examen pour présentation de comptes inexacts.

       Anne Lauvergeon avait, pourtant, mené de brillantes études, passant par l'Ecole Normale Supérieure, elle avait obtenu l'agrégation de physique, puis avait été recrutée par le corps des mines qui sélectionne les meilleurs ingénieurs. Au programme : l'économie, le droit public, la finance, c'est alors que Robert Pistre la fait nommer au cabinet de l'Elysée.

       Anne Lauvergeon a, ainsi, commencé sa carrière en côtoyant les plus hautes sphères de la société : elle devient, d'abord, conseillère, chargée de mission auprès de François Mitterrand. Elle est rapidement nommée secrétaire générale adjointe à l'Elysée, ce qui la conduit à connaître le monde politique, économique.

       François Mitterrand lui fait une confiance totale, alors qu'il est tombé malade. Quand il décède, Anne Lauvergeon doit s'éloigner du pouvoir et de la vie politique. A cette époque, l'association Greenpeace accuse la Cogema de rejets radioactifs, à la Hague. A la tête de la Cogema, Jean Syrota, un homme rigide et sévère, refuse les critiques qui lui sont adressées.

       Le corps des mines dépêche, alors, Anne Lauvergeon et la nomme à ce poste : à 40 ans, elle prend la direction de la Cogema, le géant français de l'uranium.  Pour répondre aux soucis des écologistes, et des anti-nucléaires, elle fait appel à une campagne publicitaire qui se veut rassurante. Elle utilise habilement ce slogan : "Nous n'avons rien à vous cacher..."

       Elle veut, alors, construire un géant mondial du nucléaire, elle décide de s'emparer de Framatome, fabricant de réacteurs. Elle crée Areva, un nom qui fait rêver... Et elle use encore de l'argument publicitaire pour faire connaître son entreprise, colosse du nucléaire : de somptueuses publicités sont diffusées pour faire la promotion du nucléaire : l'image encore et toujours... Je me souviens de ces publicités tapageuses pour Areva, ponctuées d'une musique entraînante et tonitruante.

       Anne Lauvergeon veut aller plus loin encore, elle défend de nouvelles centrales, une nouvelle technologie : l'EPR, un réacteur nucléaire plus puissant, plus cher.... et Anne Lauvergeon réussit à vendre ce réacteur à la Finlande. Ce projet pharaonique n'était pas prêt, et 14 ans plus tard cette centrale est toujours en construction ! 9 ans de retard ! Les finlandais s'inquiètent et on les comprend.... Manifestement, la technique n'est pas au point... l'ouverture est prévue en 2018. Les salariés d'Areva s'inquiètent également. Et les contribuables français peuvent s'inquiéter aussi.

       Sûre d'elle, Anne Lauvergeon envisage même de vendre une cinquantaine d'EPR de par le monde. En 2007, elle décide d'acheter Uramine, une entreprise qui possède 3 mines d'uranium en Afrique : elle dépense 1,8 miliard d'euros. Mais ces mines se révèlent inexploitables. Un fiasco total... Comment expliquer une telle erreur ? Des hypothèses ont été émises, notamment celle-ci : Anne Lauvergeon voulait vendre des centrales à l'Afrique du sud, et pour ce faire, il fallait verser des pots de vin, les gisements d'Uramine auraient été, alors, surpayés... 

       Quand on l'interroge sur l'affaire Uramine, Anne Lauvergeon garde son éternel sourire : refusant de voir le fiasco d'Aréva qui pèse sur les contribuables, voulant ne pas perdre la face. Comme Jérôme Cahuzac qui a longtemps nié avoir détenu un compte en Suisse, Anne Lauvergeon nie le fiasco d'Areva, elle refuse d'avouer une gestion désastreuse de son entreprise.

       Anne Lauvergeon n'est plus à la tête d'Areva... mais EDF en partenariat avec Areva a signé à la fin 2016 un contrat avec la Grande-Bretagne pour construire une nouvelle centrale EPR. On peut rappeler qu'en mars 2016, le directeur financier d'EDF, Thomas Piquemal, avait démissionné en raison d'un désaccord sur la faisabilité du projet.  

       Décidément, les français n'ont pas fini de payer la dette, le fiasco d'Areva et le manque de lucidité de ses dirigeants.

    Le blog :

    http://rosemar.over-blog.com/2017/02/anne-lauvergeon-l-illusion-de-l-image.html

    Source : un reportage d'Envoyé Spécial à 2 heures 16 minutes
     
    http://pluzz.francetv.fr/videos/envoye_special_,152594556.html

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NETTOIE TES PENSÉES

    À LA GENTILLESSE)

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     Food Fight(s) by Alex Horan.

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     http://stripsjournal.canalblog.com/tag/Isra%C3%ABl-Palestine

    Israël.

    Colonies : “Une loi légalisant

    le crime organisé”

    Pascal Fenaux

       Ce lundi 6 février, à la tombée de la nuit, sur proposition d’un parti de la coalition gouvernementale, Le Foyer Juif, parti nationaliste religieux d’extrême droite, la Knesset (Parlement israélien) a voté une loi dite de “régularisation” (hasdara). Moyennant des indemnités fixées unilatéralement par un comité ministériel israélien, cette loi régularise l’implantation, sur des terres palestiniennes privées, d’une vingtaine de colonies “sauvages”, illégales selon le droit israélien, elles sont également appelées “avant-postes”. L’avant-poste le plus emblématique est Amona, dont la Cour suprême a pourtant ordonné le démantèlement.

       Dès la veille d’un vote que l’on pensait encore incertain, Ben Caspit, éditorialiste de Maariv (centre droit), avertissait. “Amona, coûte que coûte, sera délogée mais les colons, qu’ils soient économiques et électeurs du Likoud, ou idéologiques et électeurs du Foyer Juif, ont encore de quoi pourrir la situation et prendre en otage une société israélienne qui est majoritairement consciente que les colonies sont un obstacle à la paix, mais qui est tout aussi majoritairement convaincue que les Arabes ne veulent toujours pas de nous au Moyen-Orient et qu’un État de Palestine plein et entier est une menace existentielle. Le pouvoir judiciaire a gagné la bataille d’Amona, mais les colons vont gagner la guerre de la colonisation.”

       De fait, en faisant voter au pas de charge, et sans examen préalable en commission, la loi dite de “régularisation”, Le Foyer Juif, porte-parole idéologique des colons nationalistes au sein du gouvernement Nétanyahou, a emporté une victoire incontestable. D’autant plus incontestable que le Premier ministre, gêné aux entournures par des procédures judiciaires et effrayé par la perspective d’élections anticipées, n’a jamais paru aussi faible, alors qu’il était a priori opposé à cette loi.

       Ce que souligne l’éditorial de Ha’Aretz de ce 7 février. Une fois de plus, Nétanyahou démontre que, face à ses partenaires de droite, il peut aboyer mais n’est plus capable de mordre. Avec un tel aveu de faiblesse face à ses propres alliés, comment croire en la capacité de notre Premier ministre d’affronter nos véritables ennemis ?”

       La presse israélienne, qui relaie les protestations de l’Union européenne, est particulièrement sidérée devant le silence de l’administration Trump, en dépit de son adhésion formelle à la solution des deux États. Dans Yediot Aharonot, le rédacteur en chef Sever Plocker n’y va pas par quatre chemins : “L’attitude de Trump reflète une toute nouvelle politique américaine. Elle donne au gouvernement israélien le feu vert pour construire autant qu’il le veut dans les Territoires [occupés], tant que la construction ne va pas au-delà des blocs d’implantation [colonies]. Et si Israël s’avise de construire au-delà de ces blocs, peu lui importe.”

       L’opinion la plus tranchée vient de Maariv, sous la plume de Yossi Melman, lequel n’hésite pas à parler de “course vers l’abîme”. Par une simple loi, des bandits sont parvenus à convaincre la Knesset d’adopter une loi qui légalise rétroactivement le vol de terres à leurs propriétaires légitimes [palestiniens]. Cette loi ne fait ni plus ni moins que légaliser le crime organisé.”

    +++

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'AMOUR INVOLONTAIRE

    PORTE TON ÂME

    À L'INCANDESCENCE)

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    (Nini la robotte se mettait toujours en quatre 

    quand je le lui demandais)

     http://dangerousllama.deviantart.com/art/Wii-U-Girl-animated-526686653

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    "Tog, peux-tu dire à la classe combien

    de continents il y a sur la carte?"

    https://fr.pinterest.com/pin/244953667212268800/

    Géologie.

    Les vestiges d’un “continent perdu”

    sous l’île Maurice

       “Les chercheurs confirment l’existence d’un ‘continent perdu’ sous l’île Maurice, au cœur de l’océan Indien, résultant de la fracture d’un ancien supercontinent, le Gondwana, il y a 200 millions d’années”, dévoile la revue Phys.org.

       Déjà évoquée depuis plusieurs années par les scientifiques, l’hypothèse de l’existence de ce vestige situé sous l’île Maurice vient d’être détaillée dans une étude récente menée par Lewis Ashwal, Michael Wiedenbeck et Trond H. Torsvik, chercheurs de l’Université de Witwatersrand (Afrique du Sud), et publiée dans la revue Nature Communications le 31 janvier 2017.(...)

       (...) Pour retracer l’histoire de cet ancien continent, les chercheurs se sont penchés sur un minerai précieux présent à Maurice, le zircon, émis par la lave produite lors des éruptions volcaniques locales, et notamment reconnu pour ses indices de datation dans les processus géologiques. Leurs analyses ont permis de déduire que le zircon récolté était bien trop vieux pour appartenir à l’île, explique le géologue Lewis Ashwal : Maurice ne possède pas de roches datant de plus de neuf millions d’années – moment auquel l’île s’est formée. Or, nous avons trouvé des cristaux de zircon datant de plus de trois milliards d’années […]. Le fait que nous ayons trouvé du zircon de cet âge prouve qu’il existe des roches bien plus âgées sous Maurice, et qui ne peuvent provenir que d’un continent.”

       Le vieux continent “se serait dissocié de l’île de Madagascar lorsque l’Afrique, l’Inde, l’Australie et l’Antarctique se sont séparés et ont laissé place à l’océan Indien”, indique Phys.org.  Aujourd’hui, “il existe de nombreux morceaux de différentes tailles de ce ‘continent non découvert’, collectivement appelés Mauritia et éparpillés dans l’océan Indien”, ajoute Lewis Ashwal. Son étude confirme d’ailleurs que d’autres îles, comme les écueils des Cargados Carajos (aussi connues sous le nom de Saint-Brandon) ou les Laquedives, se seraient également formées sur la croûte de ce supercontinent perdu.

    http://www.courrierinternational.com/article/geologie-les-vestiges-dun-continent-perdu-sous-lile-maurice

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'AMI BAVARD

    SAIT TE RENDRE SOURD)

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    "Que penses-tu de mon nouveau parfum?

    - Il... Il est... Je crois que je vais défaillir!"

    http://zeezrom.tumblr.com/post/156405692525/look-at-how-paul-newman-kisses-take-note

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    (Le soutien-gorge de la femme invisible ne l'était pas)

    exclusivelyselectedlingerie:

    placedeladentelle:

    Sweet Poetry by Aubade 

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     "Hou là là, ma robe a rétréci au lavage"

    (Source: wecausehavocwhereeverwego.blogspot.com, via retrofucking)

     

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    Jacques Damboise


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