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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE GUERRIER EST

    UN ENFANT PEUREUX)

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     https://issyparis.wordpress.com/2015/08/30/les-repliques-de-maitre-yoda/

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     http://zgur.20minutes-blogs.fr/archives/tag/guerre/index-1.html

    Assassiner l’Histoire

    John PILGER

       L’un des « événements » les plus en vogue de la télévision américaine, The Vietnam War (La guerre du Vietnam), a débuté sur la chaîne de télévision PBS. Les auteurs sont Ken Burns et Lynn Novick. Acclamé pour ses documentaires sur la guerre de Sécession, la Grande Dépression et l’histoire du jazz, Burns dit que ses films sur le Vietnam « vont encourager notre pays à commencer à parler et à réfléchir sur la guerre du Vietnam d’une manière entièrement nouvelle ».

       Dans une société souvent dépourvue de mémoire historique et en proie à la propagande sur son « exceptionnalisme », la guerre du Vietnam « entièrement nouvelle » de Burns est présentée comme une « œuvre historique épique ». Sa campagne de publicité luxueuse fait la promotion de son plus grand bailleur de fonds, Bank of America, qui, en 1971, a été incendié par les étudiants de Santa Barbara, en Californie, comme symbole de la guerre haïe au Vietnam.

     M. Burns dit qu’il est reconnaissant envers « toute la famille de Bank of America », qui « a longtemps soutenu les anciens combattants de notre pays ». Bank of America était le soutien d’une entreprise à une invasion qui a peut-être tué jusqu’à quatre millions de Vietnamiens et a ravagé et empoisonné une terre autrefois fertile. Plus de 58 000 soldats américains ont été tués, et on estime qu’environ autant se seraient suicidés.

       J’ai regardé le premier épisode à New York. Dès le départ, il ne laisse planer aucun doute sur ses intentions. Le narrateur dit que la guerre « a été déclenchée de bonne foi par des gens décents à cause de malentendus fatals, d’une confiance excessive des Américains et de malentendus liés à la guerre froide ».

       La malhonnêteté de cette déclaration n’est pas surprenante. La fabrication cynique de ’faux drapeaux’ qui ont conduit à l’invasion du Vietnam est un fait historique - l’’incident’ du golfe du Tonkin en 1964, que Burns soutient comme vrai, n’en était qu’un parmi d’autres. Les mensonges jonchent une multitude de documents officiels, notamment les Pentagon Papers, que le grand lanceur d’alerte Daniel Ellsberg a publiés en 1971.

       Il n’y avait pas de bonne foi. La foi était pourrie et cancéreuse. Pour moi - comme cela doit être le cas pour beaucoup d’Américains - il est difficile de regarder ce fouillis de cartes sur le ’péril rouge’, d’interviews inexpliquées, d’archives montées de façon incompétente et de séquences de champs de bataille américains malhonnêtes.

       Dans le communiqué de presse de la série en Grande-Bretagne – la BBC a l’intention de la diffuser — il n’y a aucune mention des morts vietnamiens, seulement des morts Américains. « Nous sommes tous à la recherche d’un sens à cette terrible tragédie », aurait dit Novick. Très post-moderne.

       Tout cela sera familier à ceux qui ont observé comment les médias américains et le mastodonte de la culture populaire ont révisé et nous ont servi le grand crime de la seconde moitié du XXe siècle : des films comme Les Bérets verts, Voyage au Bout de l’Enfer et Rambo ont légitimé les guerres d’agression qui ont suivi. Le révisionnisme ne s’arrête jamais et le sang ne sèche jamais. L’envahisseur se voit apitoyé et lavé de toute culpabilité, tout en « cherchant un sens à cette terrible tragédie ». Pour citer Bob Dylan :’Où étais-tu, mon fils aux yeux bleus ?’ [paroles de la chanson A Hard Rain’s A-Gonna Fall - NdT]

       J’ai pensé à la « décence » et à la « bonne foi » en me souvenant de mes premières expériences en tant que jeune reporter au Vietnam : je regardais hypnotiquement la peau des enfants touchés par le napalm tomber comme du vieux parchemin, et les pluies de bombes qui laissaient les arbres pétrifiés et ornés de chair humaine. Le général William Westmoreland, le commandant américain, qualifiait les gens de « termites ».

       Au début des années 1970, je me suis rendu dans la province de Quang Ngai, où, dans le village de My Lai, entre 347 et 500 hommes, femmes et enfants ont été assassinés par les troupes américaines. À l’époque, cela fut présenté comme une aberration : une « tragédie américaine » (Newsweek). Dans cette province, on estime que 50 000 personnes avaient été massacrées à l’époque des ’zones franches’ américaines [zones où il était permis de tirer sur tout ce qui bougeait - NdT]. Un homicide collectif. Ce n’était pas nouveau.

       Au nord, dans la province de Quang Tri, plus de bombes ont été larguées que dans toute l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1975, les munitions non explosées ont causé plus de 40 000 morts dans le ’Sud Vietnam’, le pays que l’Amérique prétendait ’sauver’ et, avec la France, conçu comme une ruse singulièrement impériale.

       Le ’sens’ de la guerre du Vietnam n’est pas différent de celui de la campagne génocidaire contre les Amérindiens, des massacres coloniaux aux Philippines, des bombardements atomiques du Japon, du nivellement de toutes les villes de la Corée du Nord. L’objectif fut décrit par le colonel Edward Lansdale, le célèbre homme de la CIA qui inspira Graham Greene pour son personnage central dans son roman Un Américain bien tranquille .

       Citant The War of the Flea de Robert Taber, Lansdale a dit : « Il n’y a qu’un seul moyen de vaincre un peuple insurgé qui ne veut pas se rendre, c’est de l’exterminer. Il n’y a qu’une seule façon de contrôler un territoire qui résiste, c’est de le transformer en désert. »

       Rien n’a changé. Lorsque Donald Trump s’est adressé à l’Organisation des Nations Unies le 19 septembre - un organisme créé pour épargner à l’humanité le « fléau de la guerre » -, il a déclaré qu’il était « prêt, disposé et capable » de « totalement détruire » la Corée du Nord et ses 25 millions d’habitants. Son auditoire fut ébahi, mais le langage de Trump n’était pas inhabituel.

       Sa rivale pour la présidence, Hillary Clinton, s’était vantée qu’elle était prête à « totalement anéantir » l’Iran, une nation de plus de 80 millions d’habitants. C’est la Voie Américaine ; il ne manque plus que les euphémismes.

       De retour aux Etats-Unis, je suis frappé par le silence et l’absence d’opposition - dans la rue, dans la presse et les arts, comme si la dissidence, autrefois tolérée dans le ’mainstream’, avait régressé en une dissidence métaphorique et clandestine.

       Il y a beaucoup de bruit et de fureur dirigés contre Trump l’odieux, le « fasciste », mais pratiquement aucun contre Trump le symptôme et la caricature d’un système durable de conquête et d’extrémisme.

    https://www.pinterest.fr/explore/citation-de-guerre/?lp=true

       Où sont les fantômes des grandes manifestations anti-guerre qui ont déferlé sur Washington dans les années 1970 ? Où est l’équivalent du mouvement qui a envahi les rues de Manhattan dans les années 1980, réclamant que le président Reagan retire les armes nucléaires des champs de bataille d’Europe ?

       L’énergie et la persévérance morale de ces grands mouvements ont largement réussi ; en 1987, Reagan négocia avec Mikhaïl Gorbatchev un traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire (INF) qui mit fin à la guerre froide.

       Aujourd’hui, selon des documents secrets de l’OTAN obtenus par le journal allemand Suddeutsche Zetung, ce traité vital est susceptible d’être abandonné car « le recours aux armes nucléaire est de plus en plus envisagé ». Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a mis en garde contre « la répétition des pires erreurs de la guerre froide... Tous les bons traités sur le désarmement et la maîtrise des armements de Gorbatchev et Reagan sont en péril. L’Europe est à nouveau menacée de devenir un terrain d’entraînement militaire pour les armes nucléaires. Nous devons élever la voix contre ça. »

       Mais pas en Amérique. Les milliers de personnes qui se sont ralliées à la « révolution » du sénateur Bernie Sanders pendant la campagne présidentielle de l’an dernier sont collectivement muettes sur ces dangers. Le fait que la majeure partie de la violence des États-Unis à travers le monde a été perpétrée non pas par des Républicains ou des mutants comme Trump, mais par des Démocrates libéraux, demeure un tabou.

       Barack Obama a fourni l’apothéose, avec sept guerres simultanées, un record présidentiel, dont la destruction de la Libye en tant qu’État moderne. Le renversement par Obama du gouvernement élu ukrainien a eu l’effet escompté : une concentration de forces de l’OTAN dirigées par les Américains sur la frontière occidentale de la Russie, par laquelle les nazis ont envahi le pays en 1941.

       Le ’pivot vers l’Asie’ d’Obama en 2011 a marqué le transfert de la majorité des forces navales et aériennes américaines vers l’Asie et le Pacifique, sans autre but que de confronter et de provoquer la Chine. La campagne mondiale d’assassinats du lauréat du prix Nobel de la paix est sans doute la plus vaste campagne de terrorisme depuis le 11 septembre 2001.

       Ce que l’on appelle aux Etats-Unis « la gauche » s’est effectivement alliée aux plus sombres secteurs du pouvoir institutionnel, notamment au Pentagone et à la CIA, pour empêcher un accord de paix entre Trump et Vladimir Poutine et pour réintégrer la Russie en tant qu’ennemie, sur la base d’aucune preuve de son ingérence présumée dans l’élection présidentielle de 2016.

       Le véritable scandale est l’arrivée insidieuse au pouvoir d’intérêts sinistres et guerriers pour lesquels aucun Américain n’a voté. L’ascension rapide du Pentagone et des agences de surveillance sous Obama a représenté un changement historique de pouvoir à Washington. Daniel Ellsberg a à juste titre qualifié cela de coup d’État. Les trois généraux qui dirigent Trump en sont témoins.

       Tout cela ne parvient pas à pénétrer ces « cerveaux libéraux marinés dans le formaldéhyde de la politique identitaire », comme l’a noté Luciana Bohne de façon mémorable. C’est la « diversité », devenue un produit de grande consommation et testée sur les marchés, qui est la nouvelle marque du progressisme, et non pas l’appartenance à une classe sociale, indépendamment de son sexe et de leur couleur de sa peau, ni la responsabilité de tous d’arrêter une guerre barbare pour mettre fin à toutes les guerres.

       Michael Moore dans son spectacle à Broadway, Terms of My Surrender, un vaudeville pour les désaffectés sur fond de Trump dans le rôle de Big Brother, dit « Comment sommes-nous tombés dans ce merdier ? » J’ai admiré le film de Moore, Roger & Me, sur la dévastation économique et sociale de sa ville natale de Flint, Michigan, et Sicko, son enquête sur la corruption des soins de santé aux Etats-Unis.

       Le soir où j’ai vu son spectacle, son public était joyeux et applaudissait sa réassurance que « nous sommes la majorité » et les appels à « destituer Trump, un menteur et un fasciste ». Son message semblait être que si vous vous vous bouchez le nez et votez pour Hillary Clinton, la vie serait à nouveau prévisible.

       Il a peut-être raison. Au lieu de bousculer le monde comme Trump, le Grand Obliterator aurait peut-être attaqué l’Iran et lancé des missiles sur Poutine, qu’elle a comparé à Hitler : un blasphème particulier étant donné les 27 millions de Russes morts dans l’invasion d’Hitler. « Ecoutez, a dit Moore, mis à part ce que font nos gouvernements, les Américains sont vraiment aimés du monde entier ! »

    Il y eut un silence dans la salle.

    http://www.johnpilger.com/

    Traduction "moi aussi j’ai été impressionné par les films sur la guerre du Vietnam... avant" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

    https://www.legrandsoir.info/assassiner-l-histoire.html

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE EST TOUJOURS

    AU FOND DE L'HORIZON)

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    "Tu en penses quoi, de mon chapeau?

    - Ton... Hem... Chapeau? Ben, heu..."

    thevaultofretroscifi:

    Brigitte Helm (Metropolis, 1927)

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    "Là! Il reste une tache..."

    Marlon Brando as Brutus in Julius Caesar  (Joseph L. Mankiewicz, 1953)

    http://wehadfacesthen.tumblr.com/post/165253386800/

    marlon-brando-as-brutus-in-julius-caesar-joseph

    +++

    (Même quand on la poussait à l'eau, Myriam D,

    gardait un zeste d'élégance)

    https://curiator.com/art/barbara-cole/2

    +++

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'AUTRE EST UNE PART

    DE TOI)

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     https://www.pinterest.fr/pin/782641241464346000/

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     https://www.pinterest.fr/pin/376613587563024258/

    Gauguin – Voyage de Tahiti :

    la pédophilie est moins grave

    sous les tropiques

       Dans un film sur Gauguin, le réalisateur Edouard Deluc passe sous silence la nature des relations sexuelles de l'artiste à Tahiti. Et révèle la difficulté des Français à penser la violence dans leurs anciennes colonies.

       L’image est si sauvagement excitante. Une Tahitienne danse seins nus, lascive, devant un grand feu, tandis que résonne le chant envoûtant de la tribu. Cette femme aux formes pleines, c’est Tehura. Dans son film Gauguin – Voyage de Tahiti, le réalisateur Edouard Deluc nous raconte comment elle a hypnotisé le peintre français et inspiré quelques-unes de ses plus belles toiles. On les voit tous deux enlacés sur un cheval, jouant sur une plage, et fatalement faisant l’amour à la lumière des bougies.

       Ce film pourrait être un biopic convenu de plus consacré aux maîtres de la peinture, mais des ellipses opportunes dans le scénario en font une œuvre au mieux incroyablement maladroite, au pire parfaitement abjecte. Car, ce que cette histoire ne dit à aucun moment c’est que Tehura (qui s’appelait aussi Teha’amana) avait seulement 13 ans lorsque Gauguin (alors âge de 43 ans) la prit pour « épouse » en 1891.

       Et malgré ce que pourrait laisser croire le biopic, elle ne fut pas la seule à partager la vie de l’artiste dans l’île : il y eut aussi la jeune prostituée métisse Titi, ainsi que Pau’ura et Vaeoho (toutes deux 14 ans). Enfin, dernier « oubli », le maître était atteint de syphilis, maladie sexuelle potentiellement mortelle, qu’il distribua généreusement à Tahiti. Dans le film, Gauguin se voit seulement diagnostiquer un méchant diabète… on en pleurerait de rire si ce n’était aussi grave. (...)

       (...) L’artiste, présenté comme un marginal qui ne veut rien avoir à faire avec les colons français de l’île, se comporte en fait en tous points comme eux en ce qui concerne ses relations amoureuses et sexuelles. Il était en effet courant pour les colons célibataires « civilisés » de se prendre « des petites épouses » (comprendre, de moins de 15 ans) pour s’occuper des tâches domestiques, et satisfaire leurs besoins sexuels.

       Gauguin écrit avoir trouvé en Teha’amana une enfant « de plus en plus docile et aimante. » Il se félicitera dans sa correspondance auprès de ses amis des prouesses sexuelles de ses partenaires… d’autant plus appréciables qu’elles ne lui coûtent pas grand-chose.

       Bien sûr, on pourra objecter que ces relations étaient tolérées sur l’île. Gauguin « épouse » d’ailleurs Teha’amana avec le consentement de ses parents. Mais comme le rappelle Jean-François Staszak dans Gauguin voyageur (Géo éditions) : même à l’époque « l’âge de ses partenaires aurait valu la prison à Gauguin s’il avait été en métropole. » Le peintre est totalement conscient de coucher avec de trop jeunes filles et de briser un interdit.

       Le film, on le comprend, tait le caractère pédophile des relations sexuelles de l’artiste. C’est d’ailleurs une jeune fille de 17 ans, Tuhei Adams, qui a été choisie pour interpréter Teha’amana aux côtés de Vincent Cassel (Gauguin). Ce faisant, il nie la violence de ce qui s’est joué dans ce coin de colonie française. Dans ce paradis de carte postale peuplé de bons et beaux sauvages pacifiques, le grand artiste solitaire tente de revenir « à la source, à l’humanité en enfance » (sic).

       Que l’on puisse en 2017, en France, se passer d’une réflexion sur le comportement révoltant des colons en dit long sur notre incapacité à se défaire de schémas mentaux profondément ancrés. Tout se passe comme si les faits étaient moins graves parce qu’ils s’étaient déroulés très loin, sous les tropiques. Qu’on tente une minute d’imaginer un film célébrant la romance d’un quadragénaire atteint d’une maladie sexuelle avec une petite fille de 13 ans en Bretagne. Et qu’on essaie de l’imaginer dansant à demi-nue devant un feu.

    http://www.jeuneafrique.com/476091/societe/gauguin-voyage-de-tahiti-la-pedophilie-est-moins-grave-sous-les-tropiques/

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE 

    CONSTRUIT LE MONDE)

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    "Bondjour Madâme, Bondjour Madâme..."

    (L'entraînement à l'élémentaire courtoisie

    était sacrément sportif)

    François Dejardin

    https://djinn-gallery.tumblr.com/post/165535697365/fran%C3%A7ois-dejardin

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    http://amourdelalanguefrancaise.blogspirit.com/

    JO Paris-2024 :

    je ne partagerai ni leur joie

    ni leurs Jeux !

       Les membres du comité de candidature pour les Jeux olympiques à Paris en 2024 sont fiers et joyeux d’avoir obtenu les Jeux à Paris pour 2024, comme ils le souhaitaient.

       Ces messieurs et dames oublient de dire cependant qu’à Lima, au Pérou, le 13 septembre dernier, devant les membres du CIO réunis pour l’occasion afin de choisir entre Los Angeles et Paris, la ville qui accueillerait les JO en 2024, ces messieurs et dames oublient de dire qu’ils se sont exprimés majoritairement en anglais, bafouant ainsi la langue française, bafouant la langue de la Francophonie, bafouant la langue de Pierre de Coubertin (celui qui a fondé le Comité olympique international [CIO] et fait renaître les Jeux en 1894), bafouant, qui plus est, l’article 24 de la Charte de l’Olympisme1, qui précise que le français est langue officielle du CIO avec l’anglais. (...)

       (...) Oui, pourquoi, alors que notre langue est langue officielle du CIO avec l’anglais, pourquoi nos représentants (cinq sur huit)2, ont-ils choisi de s’exprimer en anglais à Lima ? Les représentants de Los Angeles, que je sache, n’ont pas choisi le français, eux, pour leur renvoyer la politesse !

       Que penser alors de Valérie Pécresse (ancienne ministre), de Guy Drut3 (ancien ministre), de Tony Estanguet (champion olympique de canoë), de Youssef Halaoua (jeune vidéaste à la mode), d’Anne Hidalgo4 (maire de Paris) qui ont tous préféré s’exprimer en anglais plutôt qu’en français lorsqu’ils sont allés à la tribune défendre le dossier de Paris-2024 ; en anglais, qui plus est, alors que chaque membre du CIO, s’il ne comprenait pas le français, avait à sa disposition la traduction simultanée ?

       Dans ces conditions, comment ces personnes peuvent-elles se réjouir d’avoir obtenu les JO à Paris pour 2024, alors que ce résultat a été obtenu sur la dépouille de la langue française, langue qu’ils ont lâchement foulée aux pieds à Lima et préalablement humiliée avec leur slogan en anglais "Made For Sharing" projeté en lettres lumineuses sur la Tour Eiffel à Paris, en février dernier.

     

       Apparemment ces gens-là n’ont pas d’honneur, pas de fierté et même pas l’esprit de compétition si cher aux sportifs, puisque devant l’impérialisme de l’anglo-américain, ils se sont couchés lamentablement, sans se battre, tels des peureux qui refusent le combat.

       Avec une mentalité de capitulards, mais certainement pas avec une mentalité de compétiteurs, nos représentants anglophones à Lima qui ont abandonné la langue française pour la langue des collabos du fric et de la pub - comme l’a si bien dit le philosophe et Académicien Michel Serres -, m’inspirent autant de dégoût que ceux qui abandonnent leur chien en été pour partir en vacances, c’est peu dire.

       Alors non, je ne partagerai ni leur joie ni leurs Jeux.

     _____________________________________________________

    1 - Rappel de l’article 24 de la Charte de l’Olympisme : 1 - Les langues officielles du Comité International Olympique sont le français et l’anglais. 2 - À toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en français, anglais, allemand, espagnol, russe et arabe. 3 - En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi.

    2 - Félicitons Denis Masseglia (Président du Comité national olympique et sportif français, CNOSF), Nantenim Keïta (championne du monde et championne paralympique du 400 m malvoyant) et Laura Flessel (championne du monde et championne olympique d’escrime, actuellement Ministre des Sports), qui, eux, se sont exprimés EN français.

    3 - À remarquer que Guy Drut, dans son discours en anglais, dira et prononcera « Montréal » à l’anglaise. Les Québécois qui se battent quotidiennement pour la survie en français de leur pays et qui se battent, notamment, contre l’anglicisation de Montréal, apprécieront.

    4 - À noter également qu’Anne Hidalgo qui préfère parler anglais au lieu au lieu de parler français, est présidente de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), les membres de l’Association apprécieront. 

     https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/jo-paris-2024-je-ne-partagerai-ni-196936

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LES RACINES DE L'AMOUR

    SONT INEXPUGNABLES"

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    https://bric-a-brac.org/humour/images/animaux/attaque_du_lapin.jpg.html

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    http://ledessindulundi.net/category/le-dessin-du-lundi/pays-emergents/

    Russie et Chine contre

    l’empire du dollar

    (Il Manifesto)

    Manlio DINUCCI

       Un vaste arc de tensions et conflits s’étend de l’Asie orientale à l’Asie centrale, du Moyen-Orient à l’Europe, de l’Afrique à l’Amérique latine. Les “points chauds” le long de cet arc intercontinental -Péninsule coréenne, Mer de Chine Méridionale, Afghanistan, Syrie, Irak, Iran, Ukraine, Libye, Venezuela et autres- ont des histoires et des caractéristiques géopolitiques différentes, mais en même temps sont reliés à un unique facteur : la stratégie avec laquelle “l’empire américain d’Occident”, en déclin, essaie d’empêcher l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux. Ce que redoute Washington se comprend par le Sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui s’est tenu du 3 au 5 septembre à Xiamen en Chine.

       Exprimant “les préoccupations des Brics sur l’injuste architecture économique et financière mondiale, qui ne prend pas en considération le poids croissant des économies émergentes”, le président russe Poutine a souligné la nécessité de “dépasser la domination excessive du nombre limité de monnaies de réserve”. Référence claire au dollar, qui constitue presque les deux tiers des réserves monétaires mondiales et la monnaie par laquelle se détermine le prix du pétrole, de l’or et d’autres matières premières stratégiques.

       Ce qui permet aux EU de conserver un rôle dominant, en imprimant des dollars dont la valeur se base non pas sur la réelle capacité économique étasunienne mais sur le fait qu’ils sont utilisés comme monnaie mondiale. Le yuan chinois est cependant entré il y a un an dans le panier des monnaies de réserve du Fonds monétaire international (avec le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling) et Pékin est sur le point de lancer des contrats d’achat du pétrole en yuan, convertibles en or.

       Les Brics demandent en outre la révision des quotas et donc des votes attribués à chaque pays à l’intérieur du Fonds monétaire : les EU, à eux seuls, détiennent plus du double du total des votes de 24 pays de l’Amérique latine (Mexique compris) et le G7 détient le triple des votes du groupe des Brics. Washington observe avec une préoccupation croissante le partenariat russo-chinois : les échanges entre les deux pays, qui en 2017 devraient atteindre les 80 milliards de dollars, sont en forte augmentation ; en même temps augmentent les accords de coopération russo-chinoise dans le domaine énergétique, agricole, aéronautique, spatial et dans celui des infrastructures.

       L’achat annoncé de 14% de la compagnie pétrolifère russe Rosneft par une compagnie chinoise et la fourniture de gaz russe à la Chine pour 38 milliards de m3 annuels à travers le nouveau gazoduc Sila Sibiri qui entrera en fonction en 2019, ouvrent à l’export énergétique russe la voie à l’Est tandis que les EU essaient de lui bloquer la voie à l’Ouest vers l’Europe.

       Perdant du terrain sur le plan économique, les EU jettent sur le plateau de la balance l’épée de leur force militaire et de leur influence politique. La pression militaire étasunienne en Mer de Chine Méridionale et dans la péninsule coréenne, les guerres EU/Otan en Afghanistan, Moyen-Orient et Afrique, le coup d’épaule EU/Otan en Ukraine et la confrontation consécutive avec la Russie, entrent dans la même stratégie de confrontation mondiale contre le partenariat russo-chinois, qui n’est pas seulement économique mais géopolitique.

       Y entre aussi le plan de miner les Brics de l’intérieur, en ramenant les droites au pouvoir au Brésil et dans toute l’Amérique latine. C’est ce que confirme le commandant du U.S. Southern Command, Kurt Tidd, qui prépare contre le Venezuela l’”option militaire” brandie par Trump : dans une audition au sénat, il accuse la Russie et la Chine d’exercer une “influence maligne” en Amérique latine, pour faire avancer là aussi “leur vision d’un ordre international alternatif”.

    https://ilmanifesto.it/russia-e-cina-contro-limpero-del-dollaro/

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour moi-même:

    (LE MAÎTRE VOIT L'INVISIBLE

    DANS LES YEUX DU VISIBLE)

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    (Méthode Mââkronnienne pour faire

    passer des lois par le 49/3)

     THE HITCH-HIKERIDA LUPINOEDMOND O'BRIENWILLIAM TALMAN1953

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    LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE

    AUSSI GROSSE QUE LE BOEUF

    Une grenouille vit un bœuf

    Qui lui sembla de belle taille.

    Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,

    Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille,

    Pour égaler l’animal en grosseur,

    Disant : « Regardez bien, ma sœur ;

    Est-ce assez ? dites-moi ; n’y suis-je point encore ?

    Nenni. - M’y voici donc ? - Point du tout. 

    - M’y voilà ? - Vous n’en approchez point. » La chétive pécore

    S’enfla si bien qu’elle creva.

    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.

    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,

    Tout petit prince a des ambassadeurs,

    Tout marquis veut avoir des pages.

    (Jean de la Fontaine)

     L'HOMME À LA TÊTE DE CAOUTCHOUCTHE MAN WITH THE RUBBER HEADGEORGES MÉLIÈS1901

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    "Tes dividendes ont augmenté de combien?

    Hummm... Embrasse-moi, sale capitaliste!"

     NOTORIOUSALFRED HITCHCOCKCARY GRANTINGRID BERGMAN1946

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (RIRE DE BON MATIN

    ÉLOIGNE LE CHAGRIN)

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    "Voilà, mon noeud papillon est impeccable...

    - Pense à ta braguette et tout sera parfait,

    charlot!"

    http://deforest.tumblr.com/post/165410687015

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    http://www.leravi.org/spip.php?article2428

    L’élevage industriel

    des cochons en Allemagne...

       Connaissez-vous les conditions d'élevage des porcs en Allemagne ? En fait, quand on découvre cette industrie, on n'a plus vraiment envie de consommer de cette viande. Un documentaire diffusé sur ARTE, intitulé Le vrai coût de la viande pas chère, nous montre les coulisses de cet élevage industriel.


      Dans ce pays, la viande de porc est devenue une véritable industrie : élevage intensif, exploitation à outrance d'une main d'oeuvre sous payée, pollution des sols et des nappes phréatiques. 90 % des porcs transformés en Allemagne proviennent d'élevages industriels. L'Allemagne compte 900 élevages intensifs : dans l'un d'entre eux, pas moins de 10 000 porcs ! L'engraissement dure quatre mois : quand les cochons ont atteint le poids de 120 kilos, ils partent pour l'abattoir. La nourriture est stockée dans des silos et pompée automatiquement vers les box où sont entassés les cochons, grâce à un réseau de tuyaux.
     
       Les conditions d'élevage sont indignes : les cochons séjournent sur un sol en caillebotis qui occasionne des blessures et des inflammations articulaires... le sol ajouré permet l'écoulement des déjections qui sont ensuite récoltées en sous-sol et pompées vers d'énormes citernes à lisier, soit 40 mètres cubes de lisier par jour ! Dans des bâtiments, sont entassées 1200 truies reproductrices : elle sont inséminées artificiellement et nourries d'aliments concentrés. Les truies passent la moitié de leur vie enfermées dans des cages : chaque truie donne naissance à environ 20 porcelets par portée, c'est le rendement qui compte ! Ces animaux ne voient jamais la lumière du jour : le bruit, la chaleur, le manque d'espace induisent des comportements agressifs.
     
       Afin de réduire les coûts, la plupart des tâches sont automatisées : 5 employés seulement s'occupent de 10 000 bêtes. Les abattoirs fonctionnent 24 heures sur 24, sauf le dimanche. Ainsi, grâce aux élevages industriels, la viande de porc allemande est la moins chère d'Europe et du marché mondial. Et, bien sûr, les boucheries traditionnelles souffrent de cette concurrence. 
     
       La plupart des salariés employés dans les abattoirs sont des travailleurs à bas prix venus d'Europe de l'Est : ils sont plus de 90 000. Ces salariés sont exploités en vue d'une production intensive. On leur fait souvent miroiter des emplois qualifiés, mais une fois sur place, ils sont affectés à des tâches subalternes et peu ragoûtantes. A l'usine, les découpes s'effectuent à la chaîne et les cadences sont infernales.
     
       De plus, les sous-traitants qui utilisent cette main d'oeuvre louent à ces travailleurs des appartements en piteux état pour des loyers exorbitants. Les salariés sont entassés dans ces logements et doivent payer 250 à 350 euros par lit ! On peut parler d'une nouvelle forme d'esclavage moderne : les ouvriers ne sont même pas rémunérés en fonction du nombre d'heures qu'ils ont effectués. Depuis l'arrivée d'Angela Merkel au pouvoir, des subventions ont été accordées aux éleveurs et le ministre de l'agriculture a modifié la législation en matière de fertilisant.
     
       Les épandages excessifs de lisier ne sont plus sanctionnés et les conséquences sur l'environnement sont désastreuses, le lisier contient des nitrates qui polluent l'eau, les terres et les nappes phréatiques. On connaît les effets néfastes des nitrates sur la santé, l'Allemagne enfreint des directives européennes. Bruxelles a même engagé une procédure en manquement contre l'Allemagne pour infraction à la directive sur les nitrates. Le gouvernement allemand s'expose, ainsi, à des amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros par jour, pourtant, ces amendes ne sont pas payées par les pollueurs mais par les contribuables allemands.
     
       Les éleveurs français, eux, soumis à une réglementation plus stricte, souffrent de cette concurrence du porc allemand : 20 élevages disparaissent tous les mois en France et des abattoirs sont contraints à la fermeture. Le marché européen du porc est donc complètement déséquilibré : l'Allemagne a les coûts de production les plus bas. De grands groupes industriels font des profits considérables au détriment de la santé, de l'environnement, du travail même des petits producteurs.


       L'élevage industriel fait, aussi, appel à des produits médicamenteux : il faut éviter les épidémies et combattre les maladies. Les éleveurs utilisent à outrance des antibiotiques, ce qui entraîne une prolifération de germes résistants aux antibiotiques. On apprend que l'Allemagne utilise le plus d'antibiotiques par animal : en moyenne 150 mg d'antibiotiques par kilo de viande. Les élevages de masse rendent ainsi certains antibiotiques inefficaces. Les bactéries multirésistantes pourraient causer le décès de 10 millions de personnes par an, selon certaines études.
     
    On le voit : ces élevages intensifs sont une véritable plaie pour l'environnement, pour la santé et pour le bien-être animal. L'Allemagne, dont on vante souvent l'économie florissante, obtient ces résultats en faisant fi des travailleurs, en polluant les sols : un tableau fort peu reluisant pour ce pays...

    Le blog :

    http://rosemar.over-blog.com/2017/09/l-elevage-industriel-des-cochons-en-allemagne.html

     
    Source : un documentaire sur ARTE 
     
    https://www.arte.tv/fr/videos/064368-000-A/le-vrai-cout-de-la-viande-pas-chere/&nbsp ;

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’IDÉE MÊME DE

    DIEU EST UNE HÉRÉSIE)

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    "Huumm... Mââkron...

    Sale petite lop... Huumm..."

     IN A LONELY PLACENICHOLAS RAYGLORIA GRAHAME1950

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    http://www.stopmines23.fr/les-lobbies-miniers-veulent-un-code-juridique-qui-les-arrange/

     

    Face à la multiplication

    des projets miniers,

    l’opposition s’organise

     Hélène Ferrarini (Reporterre) 

       Alors que des industriels lancent de nombreux projets de mines, les résistances et les oppositions locales s’organisent. Elles se sont réunies dans un forum organisé par l’association Ingénieurs sans frontières – Systèmes extractifs et environnements. L’occasion de faire le point des luttes minières en France.

       Pollutions, nuisances, impacts sociaux, déstabilisation des territoires concernés, incertitude quant à l’emploi généré... autant de raisons qui expliquent que la plupart des permis exclusifs de recherche minière (Perm) de l’Hexagone ont vu se constituer des associations et des collectifs s’opposant aux projets miniers. Et ils sont bien souvent très actifs, comme en témoigne l’action spectaculaire des militants opposés au Perm de Kanbo, au Pays basque. Jeudi 14 septembre, au petit matin, ils ont lancé des travaux devant la maison du directeur de la société Sudmine, qui souhaite chercher de l’or dans les Pyrénées-Atlantiques. Ces mêmes opposants ont aussi prévu une manifestation à Bayonne, samedi 16 septembre.

       La tendance à l’intensification de l’exploitation des ressources minérales est mondiale. Le renouveau minier français s’applique dans le cadre juridique et sous l’impulsion politique nationale. Mais l’opposition citoyenne naît et se construit principalement localement, dans les zones directement concernées par les projets miniers.

       Relier ces différentes échelles pour « faire connaître et reconnaître le mouvement de contestation à l’échelle nationale » était l’objectif d’un forum sur les mobilisations citoyennes face aux impacts miniers organisé par l’association Ingénieurs sans frontières – Systèmes extractifs et environnements (ISF-SystExt), qui a réuni une soixantaine de personnes le week-end du 9 septembre 2017, dans le Val-d’Oise.

       En juin 2013, l’octroi du Perm de Tennie (Sarthe) à la compagnie minière Variscan avait constitué une première en France hexagonale, où aucun permis de ce type n’avait été délivré depuis une vingtaine d’années. La même année, des professionnels de la mine créaient le groupe thématique Systèmes extractifs et environnements (SystExt) au sein d’Ingénieurs sans frontières (ISF). Cette fédération, qui existe depuis 1982, compte trois autres groupes thématiques travaillant sur l’eau, les agricultures et les énergies et une vingtaine d’associations principalement implantées dans les écoles d’ingénieurs. (...)

       (...) Quatre ans plus tard, les projets miniers se sont multipliés en France. À l’heure actuelle, la carte Panoramine réalisée par ISF-SystExt recense 11 Perm et 6 demandes de Perm dans l’Hexagone. Ils se trouvent principalement en Bretagne, dans le Limousin, dans les Pyrénées... Le dernier en date est celui de Vendrennes, en Vendée, délivré en mars 2017 à la société SGZ France. Les sociétés minières recherchent des métaux dits stratégiques, qualifiés ainsi en raison des incertitudes qui peuvent planer sur leur approvisionnement, mais aussi de l’or.

       S’ajoute le cas de la Guyane, où l’orpaillage est pratiqué depuis 150 ans, légalement et illégalement. Dans ce département ultramarin d’Amazonie, le projet de la Montagne d’or cristallise une opposition réunie dans le collectif Or de question. Le consortium russo-canadien Columbus Gold-Nordgold souhaite creuser une immense mine à ciel ouvert de plus de 2 km de long. Cette échelle d’exploitation est jusqu’à présent inconnue en Guyane [1]

       Dans ce contexte, ISF-SystExt est de plus en plus sollicitée tant par les médias que par des collectifs mobilisés contre des projets miniers confrontés à la difficulté de trouver des informations accessibles sur la mine. « Nous sommes souvent sollicités sur des questions techniques, mais notre positionnement est plutôt de réfléchir et de sensibiliser aux enjeux miniers », explique Thibaud Saint-Aubin, président d’ISF-SystExt.

       Après un colloque organisé au Sénat en juin 2015 intitulé « Germinal 2.0 : et si la France redevenait une nation minière ? », le forum sur les mobilisations citoyennes face aux impacts miniers venait clore un projet d’accompagnement des mobilisations citoyennes sur les territoires (Pacte) lancé en juin 2016.

       Dans le cadre de ce projet, l’association ISF-SystExt a cherché à « faire des liens entre les anciens sites miniers et les projets neufs ». Car la France, ancien grand pays minier, ne découvre pas les activités extractives et un savoir acquis par les citoyens existe. Ainsi le collectif Mines d’uranium réunit les associations mobilisées autour des impacts des 250 mines d’uranium de l’Hexagone d’où furent extraites 76.000 tonnes de minerais entre 1947 et 2001. Les bassins houiller et ferrifère lorrains comptent de nombreuses associations mobilisées sur les questions de l’après-mine. À Salsigne (Aude), les conséquences de la dernière mine d’or hexagonale, fermée en 2004, se font encore fortement sentir. (...)

       (...) Adeline Jégouzo, porte-parole d’ISF-SystExt, liste des points communs constatés sur ces différents territoires : « L’ambivalence des pouvoirs publics avec des informations données au compte-goutte à la population, un manque de transparence et de disponibilité des informations techniques, une perte de mémoire des territoires impactés. » Dans ce contexte, les mobilisations citoyennes permettent de « faire émerger les vides juridiques, de pointer les incohérences des politiques publiques et de sensibiliser les citoyens ».

       Légalement, la place des citoyens dans les questions minières reste cantonnée à des consultations éparses. Lorsque la population est bien informée, la mobilisation peut avoir lieu avant l’attribution du Perm. C’est le cas pour le permis de Kanbo, au Pays basque, demandé par la société Sudmine qui souhaite y chercher de l’or. La demande de permis a été déposée en novembre 2014. En février 2017, la consultation publique en ligne a eu lieu. (...)

       (...) Cette consultation de 21 jours, dont l’existence est méconnue, est le seul espace d’expression des citoyens avant la délivrance ou non du Perm. Les avis ne sont que consultatifs, mais cela peut être un moyen pour la mobilisation de montrer sa présence. « L’opposition aux projets miniers se construit dans un rapport de force, dans un contexte où les investisseurs peuvent rapidement s’inquiéter de mobilisations locales », explique le chercheur William Sacher, auteur de Noir Canada, ouvrage retiré de la vente à la suite des attaques de compagnies minières en diffamation.

       Pour les Perm délivrés, l’opposition peut se constituer tout au long des travaux. Ainsi, sur le permis de Couflens, en Ariège, délivré en février 2017 à la société Variscan qui y cherche du tungstène, les opposants à la mine réaffirment leur volonté d’être le plus présent possible. Sur les trois Perm du centre Bretagne — Loc-Envel, Merléac et Silfiac —, les collectifs maintiennent la mobilisation.

       Dans le Limousin, la société Cominor a demandé le renouvellement du Perm de Villeranges (Creuse), arrivé à expiration en novembre 2016. Et la mobilisation reste sur le qui-vive. (...)

       (...) À l’expiration d’un Perm, les compagnies minières peuvent demander un permis d’exploitation. Une enquête publique a alors lieu, mais les avis des citoyens et celui du commissaire-enquêteur restent consultatifs. En Guyane, l’enquête publique portant sur Montagne d’or s’est terminée le 25 août. À la suite de la saisine de France nature environnement, la Commission nationale du débat public a annoncé le 6 septembre la tenue d’un débat public en Guyane sur le projet. Il aura lieu de mars à juin 2018. C’est une première victoire pour le collectif Or de question, car cela permettra de prolonger le débat public et d’offrir un nouvel espace médiatique à l’opposition au projet.

       Patrick Monier, membre de l’association Maïouri Nature et du collectif Or de question, évoque toutefois la « lassitude » qui peut gagner les militants. En Guyane, une mégamine était déjà sur le point de voir le jour il y a une dizaine d’années sur la Montagne de Kaw. La mobilisation citoyenne avait permis l’arrêt du projet. Michel Dubouillé, secrétaire national de Guyane écologie et membre de Or de question, surenchérit : « La mobilisation contre un projet minier n’est pas encore gagnée qu’un nouveau projet arrive déjà. » Une représentante de Mining Watch Romania, association mobilisée sur les projets miniers en Roumanie comme sur le site de Rosia Montana, insiste sur « l’effet domino » qui fait que si un projet aboutit, d’autres suivent. (...)

       (...) Dans ce contexte, les participants au forum ont commencé à mettre en place un réseau d’informations et d’actions coordonnées contre les projets miniers. Dans l’Hexagone, le projet minier le plus avancé est celui de St-Pierre-Montlimart, dans le Maine-et-Loir, où des forages profonds ont été effectués dans le cadre de la phase d’exploration. Les résultats sont prometteurs, d’après le rapport trimestriel publié par la société Variscan. Il n’y a pas de contestation citoyenne organisée localement.


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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (FLEUR D'AUTOMNE,

    TOUJOURS ÉTONNE)

    Pcc Jacques Damboise

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    Source: halloweenshit

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    (Le ciel, toujours bleu...)

    Source: liveglulacosmic

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    "Affûtons nos couteaux, on ne sait jamais..."

    Source: v-m-r-i

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (N'EFFILOCHE JAMAIS TES

    RÊVES PAR DES CAUCHEMARS)

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    https://sauvequipeut.wordpress.com/category/humour/

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    http://humour.cote.azur.fr/show-image-banque-97.htm

    Le Tribunal de Grande Instance

    de Laval valide la fin du droit

    à la défense

       Le Tribunal de Grande Instance de Laval valide la fin du droit à la défense. Dans une ordonnance de référé en date du 6 septembre 2017, le tribunal de grande instance de Laval déboute la demande de 8 Sociétaires d’une Caisse de Crédit Mutuel contre le Conseil d’Administration de cette Caisse.

       « Tu vois papa, le Crédit Mutuel appartient à ses clients. Ils vont élire en Assemblée Générale, un conseil d’administration qui va défendre leurs intérêts… c’est ça la démocratie ! » Ce message publicitaire racoleur, permet de cacher de sombres réalités sur les pratiques desdits conseils. Avec ce jugement, la justice valide la fin du droit à la défense tel que développé dans l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme.

       Voici les faits tels qu’ils viennent, de fait, d’être approuvés et validés par la justice. Le 17 janvier 2017, le Conseil d’Administration d’une Caisse de Crédit Mutuel de Laval décide de l’exclusion de deux sociétaires (clients). Ce Conseil lui réclame le remboursement immédiat de tous ses prêts, dont immobilier.

       En conséquence, la sanction est terrible pour toute leur famille. Quasiment personne ne pouvant rembourser ses prêts immobiliers du jour au lendemain, c’est donc une saisie arbitraire. Ces personnes peuvent faire appel de cette décision devant l’Assemblée Générale du Crédit Mutuel. Mais le président leur interdit l’accès à cette Assemblée qui doit, en théorie, statuer sur leur cause. Il est donc évident, et en toute logique, que seuls les Sociétaires présents pouvaient exprimer leur décision lors du vote.

       Il y a donc eu 31 personnes qui ont désavoué le Conseil d’Administration en votant contre cette exclusion et la réintégration. Il y avait 33 votants. D’évidence la majorité était atteinte. Non, car il a été rajouté les votes par correspondance. De mémoire, c’est 300 personnes qui n’étaient pas à l’Assemblée Générale, qui n’était donc pas au courant de cette affaire, qui ont pourtant voté pour exclure ces deux sociétaires.

       Lorsque m’a été communiqué le résultat de ces votes, ma longue expérience du Crédit Mutuel m’a été inutile pour voir que ce vote a été manipulé. Il a été manipulé dans le sens qu’en aucun cas, des gens absents pouvaient se prononcer sur une affaire qu’ils ne connaissaient pas. Ces gens absents, c’était le jury qui allait décider de la vie des 2 sociétaires en question. C’est comme si, en cour d’assise, les jurés pouvaient voter par correspondance avant l’audience.

       En tant que lanceur d’alerte et pour avoir dévoilé cette affaire, le Crédit Mutuel a porté plainte contre moi pour diffamation. Pourtant je n’ai relaté que des faits et des évidences. De toute façon il était de notoriété que je connaissais cette affaire. Si je m’étais tu, je serais aujourd’hui cité à comparaître pour non dénonciation de malfaiteur. C’est le triste sort des lanceurs d’alertes. Ils se baladent entre les lignes de front et s’en prennent des deux côtés.

       La suite. Huit Sociétaires du Crédit Mutuel, comme c’est leur droit et surtout leur devoir, ont voulu vérifier les votes pour, notamment, obtenir le témoignage des votants par correspondance : étaient-ils au courant Ils demandent à la Caisse de Crédit Mutuel. C’est NON ! Ils saisissent une avocate qui formule la même demande. C’est NON ! Ils dépêchent un huissier sur les lieux. C’est NON ! Ils saisissent le tribunal des référés de Laval. C’est NON ! Dans cette ordonnance du 6 septembre 2017. Le tribunal valide le fait que ces deux personnes n’ont pas été informées d’aucune accusation à leur encontre, et que c’est normal.

       Le tribunal valide le fait qu’elles n’ont pas été convoquées devant le Conseil d’Administration, et que c’est normal. Le tribunal valide le fait qu’elles n’ont pas pu préparer et faire valoir leur droit à la défense, et que c’est normal. Le tribunal valide le fait qu’elles ne puissent assister et plaider leur défense en appel devant l’Assemblée Générale, et que c’est normal. Le tribunal valide le fait que les preuves de cette malversation présumées ne peuvent être confiées aux Sociétaires de la Caisse, et que c’est normal. Voici les faits.

       Quant à moi, je prépare avec mon avocate le procès du 21 septembre 2017. C’est l’association APLOMB qui est accusée. Elle est accusée d’être la gestionnaire du blog sur lequel ces accusations ont été proférées. Mais l’association n’a jamais géré aucun blog. Ce blog est un blog personnel. Nous sommes revenus aux lois de prairial de l’an II pendant la grande terreur.

     https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-tribunal-de-grande-instance-de-196777

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    Benoît Barvin


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