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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'EFFORT CONDUIT À LA RÉUSSITE,

    AU MOINS DE L'EFFORT)

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       Margaux Motin, née le 25 juillet 1978, est une illustratrice et blogueuse française. Elle est la sœur de la chorégraphe Marion Motin. Sur son blog Margaux Motin, elle expose des anecdotes de sa vie de trentenaire.

    https://www.pinterest.fr/pin/733172014306839928/

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    http://margauxmotin.typepad.fr/.a/6a00e550b7476c883401b7c8fed0c9970b-popup

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    https://www.pinterest.fr/pin/360076932692134442/

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    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'ENVIE EST-ELLE

    UNE NÉCESSITÉ?)

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    Oui ! 101 questions a se poser avant de se marier par Margaux Motin

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    https://www.pinterest.fr/pin/537828380476424166/?lp=true

    «L’intelligence est plurielle,

    elle est partout dans le règne animal»

     Erwan Cario et Camille Gévaudan 

       Biologiste au Muséum national d’histoire naturelle et au CNRS, Emmanuelle Pouydebat est spécialiste de la manipulation des outils par les primates… et tous les autres animaux. A l’occasion de la sortie de son livre l’Intelligence animale (1), elle a dressé pour Libération un panorama des capacités de primates, d’oiseaux, d’insectes et même de poissons dont les humains manquent souvent, prouvant ainsi que l’intelligence est plurielle et faisant descendre l’humain de son piédestal dans le règne animal.

       / Comment vous est venu cet intérêt pour l’intelligence des animaux ?

       - Paradoxalement, ce n’est pas en observant les animaux mais en lisant un livre – le Singe, l’Afrique et l’Homme d’Yves Coppens. C’était Lucy qui m’intéressait, cette petite australopithèque. J’essayais de comprendre comment elle vivait, et pourquoi elle n’était pas classée chez les humains. J’ai appris que c’est notamment parce qu’on pense qu’elle n’utilisait pas d’outils – ce dont je ne suis, aujourd’hui, pas sûre du tout. Je me suis demandé : qu’est-ce qui fait un être humain ? Et voilà, j’ai commencé à m’intéresser aux primates et aux autres animaux. D’ailleurs, ce qui fait un humain, j’ai bien du mal à le définir au niveau du comportement.

       / On ne peut pas définir de frontière entre l’intelligence des animaux, celle des primates et celle de l’humain ?

       - Moi, je fais tout sauf définir des frontières… Car elles peuvent sauter dans un sens ou dans l’autre. Oui, il y a des choses que les humains savent faire et pas les autres animaux. Mais à l’inverse, certaines espèces ont des capacités que nous n’avons pas. Par exemple en termes de mémorisation spatiale. Certaines petites fourmis qui vivent dans le Sahara sont capables de se déplacer 600 mètres – une piste et demie d’athlétisme, je vous laisse imaginer ce que ça représente pour un insecte – en zigzaguant pour trouver de la nourriture, et au retour, elles prennent une ligne droite, un raccourci pour rentrer chez elles.

       Les chercheurs ont montré qu’elles utilisent un système de podomètre interne. Ils s’en sont rendu compte parce qu’en mettant aux fourmis des petites échasses, leurs pas étaient plus grands et elles allaient au-delà de la colonie. Face à elles, si vous mettez un humain sans GPS au milieu du Sahara, il sera complètement perdu. Mais ça ne veut pas dire que les fourmis sont plus intelligentes que les humains – tout est histoire de contexte.

       Quand je discute avec les paléoanthropologues et les collègues issus de différentes disciplines scientifiques, le seul critère comportemental qui différencie les humains reste la bipédie permanente. Les humains sont les seuls à être sur deux pieds en permanence, mais c’est un comportement moteur pas vraiment lié à l’intelligence.

       / L’intelligence des singes ne dépend-elle pas de la présence de doigts, ou d’un pouce opposable, ou de leur capacité à utiliser des outils ?

       - Cette focalisation sur l’outil, qui rapproche certains animaux de l’Homme dans l’esprit de l’observateur humain, est embêtante. L’utilisation d’outils a été citée pour définir l’espèce humaine, alors qu’on la retrouve chez de nombreux primates et d’autres animaux encore, même les invertébrés – il ne faut pas non plus faire de primato-centrisme ! Le ratel par exemple, un carnivore proche du blaireau, est capable d’empiler plein d’objets pour s’évader de son enclos. On le voit dans une vidéo d’un parc zoologique en Australie : il va utiliser un râteau, empiler des pierres, poser une branche, n’importe quoi pour escalader la grille… Les soigneurs en avaient marre de passer leurs journées à lui courir derrière, donc ils ont mis une grille avec des cadenas plus sophistiqués, mais il trouve le moyen de s’évader quand même.

       Le ratel a des doigts mais pas de pouce opposable. Il a de très grandes griffes. On pourrait penser que c’est un obstacle à la manipulation, mais pas du tout ! Certaines espèces arrivent très bien à ouvrir des boîtes avec des griffes : des ratons laveurs, les loutres aussi… Chez les loutres de mer, il y a d’ailleurs un exemple assez connu d’utilisation d’outil : elles vont chercher un caillou au fond de l’eau, reviennent à la surface et posent le caillou sur leur ventre. Puis elles frappent un coquillage sur le caillou pour l’ouvrir. Il y a même des poissons capables de faire pareil ! Des labres, par exemple, qui ont une mâchoire assez puissante : ils prennent un coquillage dans leur bouche et le frappent contre un rocher pour l’ouvrir.

       / On dit souvent que le dauphin est l’un des animaux les plus intelligents. L’a-t-on déjà vu utiliser des outils ?

       Le grand dauphin, l’une des rares espèces étudiées en milieu aquatique, arrache des éponges végétales et se les met sur le nez afin de se protéger quand il veut fourrager dans les fonds sédimenteux pour trouver sa nourriture. C’est bien une utilisation d’outil, et sans bras !

       / Quelles sont les capacités les plus impressionnantes que vous ayez vues chez les animaux ?

       - Les humains peuvent fabriquer des outils différents et coopérer pour atteindre un but, mais ça existe aussi dans le monde animal. Toujours chez les fourmis, par exemple, on observe une sorte de coopération pour atteindre un but final : certains individus rapprochent des feuilles entre elles pendant que les autres vont les «coudre» ensemble, les relier par de la soie produite par leurs larves. Mais il faut faire attention avec ces histoires d’outils. Parfois, d’un point de vue cognitif ou moteur, utiliser ou fabriquer des outils est plus facile qu’un exercice de manipulation.

       On a essayé de faire ouvrir des boîtes, avec des types de fermeture plus ou moins compliqués, à plein d’espèces animales : des perroquets, des primates, des carnivores… Le singe capucin commence par observer la boîte, puis il se met dans la position qu’il préfère, il soulève le loquet et récupère son fruit. Ce n’est pas une tâche très complexe pour lui, mais en termes de coordination, c’est plus compliqué que de prendre une branche et l’enfoncer dans un trou pour extraire de la nourriture. Les perroquets sont très intéressants à observer. Ils utilisent une patte pour stabiliser et repositionner la boîte, puis leur bec et leur langue pour essayer de résoudre le problème du loquet à ouvrir. Cette coordination entre patte, bec et langue est très compliquée au niveau du contrôle moteur.

       / Chacun a donc une intelligence différente selon son environnement, et on ne peut pas classer les espèces sur une échelle de l’intelligence unidimensionnelle…

       - Exactement. C’est vraiment le message principal de l’ouvrage : l’intelligence est plurielle et elle est partout. Si certaines espèces n’utilisent pas d’outils, c’est probablement qu’elles n’en ont pas la nécessité. Ce que je voulais dans ce livre, c’est remettre l’humain à sa place, c’est-à-dire une goutte d’eau dans le règne animal. Nous sommes une espèce parmi 8 millions sur Terre. Le genre humain est apparu il y a 2,5 millions d’années environ, alors que les premiers animaux pluricellulaires ont 2 milliards d’années.

       / Cela pose la question du statut juridique des animaux. Est-ce qu’il ne faudrait pas créer un statut différent, au moins pour les grands singes, comme cet orang-outan argentin qui a été reconnu en justice «personne non humaine» ?

       C’est une grande question… Il n’y a pas depuis si longtemps que les animaux ne sont plus considérés comme des objets, mais comme des êtres sensibles. Je pense qu’il y a encore du travail de ce côté-là. Utilisez mon livre pour leur donner un meilleur statut !

    (1) L’Intelligence animale, cervelle d’oiseaux et mémoire d’éléphants, éditions Odile Jacob, 2017.

    http://www.liberation.fr/sciences/2017/11/10/l-intelligence-est-plurielle-elle-est-partout-dans-le-regne-animal_1609215

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (DIEU N'A PAS FAIT PIRE

    QUE L’HUMANITÉ)

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     (Mon ami le muet n'était pas content)

     Saul Steinberg’s Last Self-Portrait1999 by Saul Steinberg

    ***

     
    Robins des mers ?
    Le pirate dans l’imaginaire occidental.
     

       Jean-Pierre Moreau a choisi  de s’intéresser dans le détail au phénomène de la piraterie dans l’Océan atlantique et le sud de l’Océan indien., tel qu’il a marqué les esprits contemporains. Il le fait à travers une succession de personnages présents dans les écrits des XVIIe et XVIIIe siècles. Traquer la réalité de la piraterie aux XVIIet XVIIIe siècles à travers de rares documents disponibles dans les différentes archives de l’histoire maritime, c’est l’exploit que réalise Jean-Pierre Moreau. Derrière la réalité de la piraterie se dessine celle de l’extension par les nations européennes de l’exercice de leur pouvoir  à ce nouveau domaine: les océans. C’est finalement un chapitre de l’histoire des nations modernes qui s’écrit avec celle des pirates, une histoire assez éloignée du mythe.

       Le pirate trône en bonne place au Panthéon des mythes de l’Occident moderne. Version maritime et moderne donc du Robin des Bois médiéval, il ajoute à sa panoplie un élément essentiel du mythe, voire du fantasme occidental moderne, celui du trésor volé, enfoui, et potentiellement offert à la redécouverte par l’aventurier audacieux qui saura le mériter.  Le pirate rassemble en lui tous les ingrédients du personnage romanesque au point de tenir en haleine des générations des lecteurs de Defoe, Stevenson, puis de Hergé, de Charlier et d’Hugo Pratt, les adeptes de Peter Pan et de ses différentes incarnations et finalement des spectateurs du Pirate des Caraïbes de Disney.

       Un mythe tenace donc, qui n’en rend l’étude historique que plus nécessaire et méritoire. Surtout si on prend conscience qu’une partie importante de l’histoire de la vie sur les navires relève de la transmission orale. Or l’étude de Jean-Pierre Moreau, appuyé sur des manuscrits de nombreux centres d’archives différents, prend à contre-pied bien des aspects de l’imagerie du marin appuyé sur sa béquille. Le mythe chancelle ! (...)

       C’est en filigrane la réalité que Jean-Pierre Moreau entreprend de partager avec le lecteur. En tout cas, marin avant tout ! Un marin dont le destin a pu basculer par un accident de parcours, par la contrainte – il a été forcé de se joindre à un équipage d’un navire pirate. L’origine de sa vocation peut également être une crise économique et une crise du recrutement dans la marine de leur pays respectif. Finalement, le pire ennemi du flibustier et l’origine fréquente d’une vocation de pirate est bien souvent la paix : elle transforme le spécialiste de ce qu’on appelle alors la course, par le jeu des nouvelles relations internationales, en un hors-la-loi. Le pirate ne serait-il qu’un flibustier qui poursuit, une fois les hostilités rompues, une activité soutenue officiellement en temps de guerre ? 

       Le pirate est donc, et avant tout, un marin. L’étude anthropologique de la vie du marin aux XVIIe et XVIIIe siècles, esquissée par Jean-Pierre Moreau à partir des rares archives disponibles, est un des aspects les plus intéressants du livre : des questions aussi diverses que celles ayant trait aux contrats, à la répartition des biens, à l’organisation de la vie à bord des navires sont ainsi développées. S’introduire dans l’organisation de la vie du pirate, c’est avant tout  connaître la vie à bord des navires de la période moderne ; la principale activité du pirate reste alors la navigation. 

       Pirate par accident : l’image tranche avec l’idée romanesque du rebelle courageux à l’ordre établi, de l’agent de redistribution des richesses accumulées dans les colonies, par des moyens eux-mêmes parfois proches du pillage, ou de l’exploitation forcenée des ressources tant humaines que naturelles

       D’ailleurs, comme tout élément marginal à l’ordre établi, le pirate - et surtout leurs chefs - entretient des relations ambiguës avec les pouvoirs locaux dans les colonies, et réciproquement. L’économie clandestine contribue à construire des fortunes au grand jour. Le rêve du pirate lui-même reste bien souvent, une fois sa fortune faite, de devenir lui-même un colon de bon aloi. Ce que les gouverneurs des colonies tentent d’ailleurs d’encourager pour la tranquillité autant que la prospérité de leur colonie. (...)

       (...) Autre mythe battu en brèche, celui de la bravoure de pirates : en réalité, ceux-ci s’en prennent souvent à des navires dépourvus de tout moyen de défense et qui se livrent eux-mêmes à leurs poursuivants afin de tenter d’atténuer les inévitables supplices à venir une fois entre les mains de leurs assaillants.

       Le pirate est un marin, certes –les codes et les règlements de vie à bord des navires y sont très proches de ceux des bâtiments "réguliers" -, mais un marin dont l’activité se distingue évidemment en temps de paix de celle du membre d’équipage du navire de commerce ou de guerre officiellement commissionné. Cette activité se fonde sur d’autres cycles, qui dépendent de la capture des marchandises d’autres navires et non plus de leur acheminement. L’incertitude et l’irrégularité des revenus ajoutent encore au caractère coloré des célébrations qui suivent la répartition du butin entre les membres de l’équipage -une des rares parties de la légende à ne pas être galvaudée-.

       Les pirates sont aussi des ripailleurs : là encore, on ne sort pas totalement des caractéristiques du marin de son époque, même si le marin régulier doit souvent s’en remettre aux escales voire à la destination finale de son voyage pour se laisser aller à ses penchants festifs. C’est d’ailleurs une fois à terre que la vie du pirate risque de différer le plus nettement de celle des autres marins. A moins de trouver refuge dans une enclave échappant au contrôle d’une des nations européennes qui le poursuit, ou de bénéficier du régime de tolérance d’un gouverneur local, il est condamné à la clandestinité et à l’exil.

       La description du phénomène de piraterie remonte historiquement aussi loin que les premières descriptions des rapports de forces sur la scène maritime pendant l’Antiquité. Dès le tournant du XVe siècle, les Portugais s’illustrent dans le domaine sur les mers du monde, et plus particulièrement l’Océan indien. Cette activité de piraterie s’inscrit dans la continuité de la tradition de course dans la Méditerranée et dans l’Océan indien, par exemple dans le cadre de la rivalité avec les flottes des pays musulmans. S’étendant aux nouvelles sphères auxquelles l’Estado da Indiaétend ses activités, elle s’exerce autant contre les riches navires croisant en route vers le pèlerinage pour la Mecque que contre les navires de portugais. De même, le système de contrôle officiel établi par le gouvernement portugais est alors perçu par les puissances maritimes et commerciales de l’Asie comme une enfreinte à la liberté de commerce, voire de la piraterie. 

       Pirates au Jour le Jour apporte de précieuses informations géographiques sur cette carte du monde océanique (atlantique et sud de l’Océan indien) dans lequel les nations européennes étendent progressivement leur contrôle : régions contrôlées, têtes de ponts, zones refuges des pirates, marges géographiques et humaines encore utiles un temps aux états modernes européens en construction… Car, finalement, avec la piraterie, l’étude de Jean-Pierre Moreau rappelle un aspect de la construction des états modernes.

       Le phénomène la piraterie tend à se résorber avec la consolidation de leur assise au début du XVIIIe siècle. Au fur et à mesure que se réduit l’utilité de cette modalité d’action en marge de  l’action officielle, voire qu’elle devient une gêne à l’établissement des nouveaux rapports commerciaux dans un commerce océanique désormais sous leur contrôle, les amnisties et chasses successives finiront par avoir raison de l’activité de piraterie des marins européens. Le mythe pourra, lui, commencer sa carrière glorieuse et durable.

    https://www.nonfiction.fr/article-3180-robins_des_mers__le_pirate_dans_limaginaire_occidental.htm

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (C'EST SEUL QUE TU

    CONNAÎTRAS LA VÉRITÉ)

    ***

    (Le pistolet non rechargeable n'utilisait, hélas,

    que des balles à blanc)

    Chicago, 1927, based on the book and play ‘Chicago’ by   Maurine Dallas 

    https://thephilosopheroftheboudoir.tumblr.com/post/166929950969/

    djinn-gallery-chicago-1927-based-on-the-book

    ***

    https://www.pinterest.fr/annickmazou/humour-facebook-pour-mamie/

    Facebook a été conçu pour exploiter

    les faiblesses des gens,

    prévient son ancien président Sean Parker

    Paul Guyonnet 

       TECHNO - Un système pervers, délibérément conçu pour vous garder captif. Alors que Facebook se retrouve sous le feu des critiques aux États-Unis pour le rôle qu'il a joué et qu'il continue de jouer dans la propagation des "fake news" et dans l'élection de Donald Trump, une voix qui porte vient de s'ajouter à la liste de ses détracteurs.

     Premier président de la compagnie créée par Mark Zuckerberg, mais aussi fondateur de Napster et toujours actionnaire de Facebook, Sean Parker s'est effectivement lâché contre le réseau social à l'occasion d'une conférence organisée à Philadelphie par le site Axios. Pour lui, le site a été conçu de manière à "exploiter les faiblesses humaines". (...)

       (...) Les gens qui ont imaginé ce produit "font croire aux gens qu'ils ont une liberté de choix, alors même que les choix qui leur sont proposés font qu'ils gagneront quoi qu'il arrive", explique celui qui était incarné par Justin Timberlake dans "The social network". "Le truc qui motive les gens qui ont créé ces réseaux c'est: 'Comment consommer le maximum de votre temps et vos capacités d'attention?'"

        Et donc pour vous garder captif, "il faut vous libérer un peu de dopamine (une sorte de récompense que reçoit l'organisme pour se motiver), de façon suffisamment régulière. D'où le like ou le commentaire que vous recevez sur une photo, une publication... Cela va vous pousser à contribuer de plus en plus et donc à recevoir de plus en plus de commentaire et de likes etc.", continue-t-il. "C'est une forme de boucle sans fin de jugement par le nombre." (...)

       (...) Pour Sean Parker, les génies qui ont imaginé les réseaux sociaux il y a maintenant une dizaine d'années étaient totalement au fait de leur invention. À l'entendre, lui, Mark Zuckerberg ou Kevin Systrom (Instagram) savaient exactement ce qu'il développaient, des monstres auto-alimentés et basés sur la publicité. "On était lucides, mais on l'a fait quand même", regrette celui qui se définit aujourd'hui comme un "détracteur consciencieux" des réseaux sociaux.

       Et de quitter la scène avec le sourire, en expliquant que Mark Zuckerberg risque fort de bloquer son compte après avoir lu ses propos...

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/11/facebook-a-ete-concu-pour-exploiter-les-faiblesses-des-gens-previent-son-ancien-president-sean-parker_a_23274132/?utm_hp_ref=fr-homepage

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA VIE BIMBELOTERIE

    L'AIMES-TU VRAIMENT?)

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    Source: kaijuman

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    "Idées noires, moi? Non, pourquoi?"

    Source: adx805

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    (Alice et le rabbit)

    Source: pinkriver69

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    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SOLEIL DE MES NUITS,

    LAISSE-MOI DORMIR!)

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    touchn2btouched

    µµµ

    http://brisonslemythe.canalblog.com/archives/2012/11/11/25567672.html

    Enquête. 

    Comment la France élimine

    ses ressortissants membres

    de l’État islamique

    Tamer El-GhobashyMaria Abi-Habib et Benoit Faucon

       Depuis des mois, les forces spéciales françaises font appel à des militaires irakiens pour traquer et éliminer des ressortissants français membres de la hiérarchie de Daech, selon des sources irakiennes et des responsables français, dont certains sont encore en activité. Les officiers irakiens qui commandent les opérations à Mossoul affirment que les forces spéciales françaises ont fourni aux unités irakiennes spécialisées dans la lutte antiterroriste les noms et les portraits de près d’une trentaine d’hommes identifiés comme des cibles prioritaires. Un nombre, pour l’heure inconnu, de ressortissants français ont été tués par l’artillerie et les forces terrestres irakiennes, assure-t-on de même source, grâce à des coordonnées et d’autres informations transmises par les Français.

       Cette opération secrète a pour objectif de garantir que les ressortissants français ayant fait allégeance à l’État islamique ne reviennent jamais en France pour y perpétrer des attentats, nous ont confié deux sources proches du ministère français des Affaires étrangères. La France a été frappée par plusieurs attentats meurtriers inspirés par Daech ou commandités depuis les fiefs des militants au Moyen-Orient, y compris ceux de novembre 2015. (...)

       (...) Une porte-parole du ministre français de la Défense s’est refusée à tout commentaire sur l’opération. “Les forces françaises travaillent en étroite coopération avec leurs partenaires irakiens et internationaux, a-t-elle déclaré, quelles que soient les origines nationales”, faisant référence aux 1 200 militaires français qui aident les forces irakiennes à reprendre Mossoul.

       Les forces spéciales françaises ne s’impliquent pas directement – la France a aboli la peine de mort –, se contentant d’orienter les combattants irakiens vers les Français membres de Daech, laissent entendre nos deux sources en relation avec le gouvernement français. Un haut responsable de la police irakienne a montré au Wall Street Journal une liste contenant les noms de vingt-sept personnes censées appartenir à l’État islamique et recherchées par Paris, accompagnée de la photo de cinq d’entre elles. Les forces spéciales françaises ont commencé à faire circuler ce document au début de l’offensive sur Mossoul, l’an dernier. Il est mis à jour au fur et à mesure que ces hommes sont éliminés, nous a expliqué ce responsable.

       L’un d’entre eux était identifié sous le nom de “Badouch”, et le document précisait qu’il avait été vu, en juillet 2016, au volant d’une Kia blanche dans le nord de Mossoul, vêtu d’une tenue traditionnelle irakienne. Plusieurs des noms sont des alias qui soulignent qu’ils sont venus de France – Abou Ismaël Al-Fransi et Abou Souleïmane Al-Fransi — ou de Belgique, dont étaient originaires certains des auteurs des attentats de Paris. Le ministre belge de la Défense s’est lui aussi refusé à tout commentaire. (...)

       (...) La France n’est pas équipée de drones armés. Par conséquent, Paris a envoyé ses unités d’élite à Mossoul afin de repérer les militants français, précise un spécialiste occidental de la sécurité.

       Une quarantaine de membres des forces spéciales françaises auraient déployé des outils de collecte de renseignements ultramodernes, comme des drones de surveillance et des systèmes d’interception des communications, afin d’aider à localiser les militants, nous a-t-on dit de source tant irakienne que française. “Ils se chargent d’eux là-bas parce qu’ils ne veulent pas avoir à le faire chez eux, commente un officier irakien directement impliqué dans la coordination avec les forces spéciales françaises. C’est leur devoir. Et c’est logique. C’est en France qu’ont eu lieu les attentats les plus meurtriers à l’étranger.”

       À Bagdad, on indique toutefois que l’armée irakienne ne participe pas aux assassinats clandestins de combattants de Daech, et que si l’information était avérée elle pourrait entraîner l’ouverture d’une enquête. Un porte-parole du ministère de la Justice irakien a refusé de dire si le gouvernement détenait des combattants de l’État islamique. Selon les militaires irakiens, la plupart des djihadistes se battent jusqu’à la mort. Une source française proche du dossier explique : S’ils sont vivants, en prison, après s’être rendus, ils seront exécutés. En Irak c’est la peine de mort pour les membres de l’État islamique. Et la France n’interviendra pasC’est une solution plutôt pratique.”

       Mille sept cents Français auraient rejoint les rangs de l’État islamique en Irak et en Syrie, selon le Soufan Group, une organisation basée à New York et spécialisée dans l’extrémisme. Le gouvernement français estime que des centaines d’entre eux sont morts au combat ou rentrés en France. D’autres pays occidentaux sont en possession des noms de leurs ressortissants ayant prêté allégeance à Daech. Mais seule la France se mobilise pour les traquer à Mossoul, expliquent des officiers irakiens. (...)

       (...) La France a débattu de la légalité de s’attaquer à ses propres citoyens au moment de rejoindre la campagne de bombardement américaine en Syrie à l’automne 2015. Lors d’une frappe aérienne en octobre cette année qui aurait tué des djihadistes français près de Raqqa, le gouvernement a coupé court aux critiques en citant un article de la charte des Nations unies qui autorise le recours à la force en cas de “légitime défense”. Le droit français et la Constitution offrent peu de protection aux citoyens qui prennent les armes contre le gouvernement, explique Michel Verpeaux, professeur de droit constitutionnel à l’université Panthéon-Sorbonne, à Paris. “Les Français ne se battent pas contre un État mais contre un groupe armé, poursuit-il. C’est une situation très floue avec peu de cadre légal.”

       La France souhaitait déchoir de leur nationalité les Français partis combattre avec Daech pour les empêcher de remettre les pieds sur le sol français, une mesure déjà mise en place au Royaume-Uni, mais cette proposition n’avait pas fait l’unanimité.

       Selon deux officiers irakiens, des dizaines de djihadistes français ont été tués au cours de la bataille de Mossoul. Cette offensive qui dure depuis sept mois, menée par les forces irakiennes et la coalition internationale, est sur le point de déloger les derniers combattants de l’État islamique de la partie ouest de Mossoul, leur dernière place forte en Irak. Les forces spéciales françaises circulent souvent dans Mossoul sans être accompagnées par des militaires irakiens. Elles fouillent les maisons abandonnées par des combattants étrangers, ainsi que des centres de commandement, pour trouver des preuves matérielles ou des documents qui font le lien entre leurs ressortissants et l’État islamique, selon deux agents irakiens de lutte contre le terrorisme.

       En avril, les forces spéciales françaises ont fait une descente dans un centre médical près de l’université de Mossoul, où ils ont contrôlé l’identité des blessés pour la comparer à la liste des Français qui se battent pour l’État islamique. Les forces françaises, qui portent souvent des uniformes irakiens et conduisent des véhicules portant les insignes militaires irakiens, se préoccupent particulièrement des spécialistes des armes chimiques qui travaillent sur le campus, selon un haut responsable de l’armée irakienne qui coopère avec la France. L’université de Mossoul était un quartier général de l’État islamique jusqu’à ce que les forces irakiennes ne reprennent le site, en janvier, selon ce chef militaire. (...)

       (...) Les forces spéciales françaises ont une équipe médico-légale qui collecte des preuves matérielles – des échantillons de tissus et d’os prélevés sur les morts et les blessés, ainsi que des gobelets et des ustensiles usagés – afin de trouver des traces d’ADN qui correspondent aux hommes recherchés, selon des responsables irakiens et français. Cette équipe a notamment collecté des échantillons osseux sur un combattant mort pour comparer son ADN à la base de données des Français soupçonnés d’avoir rejoint l’État islamique, selon l’ancien conseiller des affaires étrangères à l’Élysée.

       En janvier, quatre membres des forces spéciales ont fait du porte-à-porte dans le quartier. Deux des soldats contrôlaient l’identité des habitants pendant que les deux autres montaient la garde. “Ils ont leurs propres cibles”, a précisé un agent de lutte contre le terrorisme en voyant la scène. Depuis quelque temps, les forces spéciales françaises concentrent leur énergie sur l’hôpital Al-Jamhuri, un grand complexe situé dans la vieille ville de Mossoul, d’après deux militaires irakiens qui ont travaillé avec elles. La médina, un dédale de rues et d’allées densément peuplées, compte de très nombreux commerces et reste le dernier quartier de Mossoul sous contrôle de l’État islamique.

       L’armée française soupçonne que les derniers hauts responsables de l’État islamique, dont plusieurs Français, sont retranchés dans l’hôpital.

    µµµ

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA FUMÉE DE TA CIGARETTE

    NE FAIS PAS ÉCRAN AU VIDE

    DE TON ESPRIT)

    ¤¤¤

    "Chapeau! Et redresse-toi quand

    tu t'adresses au public, non mais!"

    Reblogged from darkbaretta

    ¤¤¤¤

    http://www.gazettenucleaire.org/~resosol/contronucleaires

    /Nucleaire/important/index2015.html

    Areva traite mal

    les déchets d’uranium à Malvési

     Entretien avec Mariette Gerber 

    Propos recueillis par Marie Astier

       C’est un chaînon méconnu de la filière nucléaire, et pourtant essentiel : à Malvési, dans la commune de Narbonne, dans l’Aude, une usine d’Areva traite le minerai d’uranium qui donnera le combustible des centrales. Un procédé qui produit des déchets qu’Areva aimerait retraiter par un procédé nommé « Thor ». Le projet a suscité une vive opposition parmi les riverains et certains élus locaux. Plutôt que la foudre de « Thor », ils craignent ses fumées possiblement hautement toxiques. Une manifestation a encore rassemblé 2.500 personnes dimanche 5 novembre. Mercredi 8 novembre, le préfet de l’Aude, Alain Thirion, a publié hier l’arrêté autorisant le dispositif.


       Mariette Gerber a été chercheuse à l’Inserm et au centre anticancer de Montpellier. Aujourd’hui retraitée, elle fait partie du Covide M — Comité de vigilance sur les déchets de Malvési.


       / Reporterre — Qu’est-ce que l’usine Areva Malvési ?

       - Mariette Gerber — C’est la porte d’entrée de l’uranium en France. Le minerai — on l’appelle « Yellow Cake » — vient aujourd’hui essentiellement du Kazakhstan. Il doit être traité et enrichi pour servir de combustible aux centrales nucléaires. La première étape consiste à en faire du « tétrafluorure d’uranium », et elle a lieu à Malvési dans l’usine d’Areva [on parle de « fluoration »]. Tout cela génère des déchets.

       / Quels sont ces déchets ? Sont-ils dangereux ?

       - Il faut visualiser l’usine de Malvési : c’est un grand bâtiment avec tout autour des bassins. Les déchets liquides produits par la fluoration de l’uranium, et concernés par le procédé Thor, sont contenus dans les bassins 11 et 12. Ils contiennent peu de produits radioactifs mais énormément de nitrates. Ces sont des déchets essentiellement chimiques. Ils étaient supposés s’évaporer suffisamment mais les bassins sont pleins à ras bord. On a peur qu’en cas de grosses pluies, comme un épisode cévenol, les déchets aillent dans l’environnement. C’est déjà arrivé en 2006 et 2004 pour d’autres bassins. C’est pourquoi Areva doit trouver un moyen d’évacuer les déchets.

       Les déchets les plus radioactifs, eux, se trouvent dans les bassins 1 et 2. Pour l’instant, nous ne nous y sommes pas autant intéressés car ils ne sont pas concernés par le projet Thor. Mais nous voudrions travailler dessus également.

       / Les bassins risquent le débordement et Areva propose de les traiter grâce au procédé Thor. Pourquoi cette solution ne vous convient-elle pas ?

       - Parce que ce procédé consiste en une combustion qui consomme énormément de charbon et d’eau, et qu’il rejette dans l’atmosphère des produits dangereux. S’il est mis en place, cela durerait 40 ans !

       Tout d’abord, il y a les composés qui caractérisent la pollution atmosphérique telle qu’on la rencontre dans les milieux urbains, c’est-à-dire du dioxyde d’azote et des particules fines. Avec, en plus, quelque chose qui est important dans notre région où il existe un fort ensoleillement, c’est que le dioxyde d’azote, sous l’influence des rayonnements solaires, se transforme en ozone. Le cocktail ozone et particules fines provoque de l’asthme, des bronchites chroniques, voire des cancers du poumon.

       À côté de cela, il y a des « composés organiques volatils ». Ce sont d’abord des métaux lourds — arsenic, nickel —, et le benzène. Ce sont des molécules dites CMR — c’est à dire « cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques ». Il y a aussi un phtalate, le DiEthylHexyl-Phthalate, ou DEHP. C’est un perturbateur endocrinien, particulièrement à risque pour le système reproductif. Il est interdit dans la fabrication des jouets d’enfants, a été reconnu comme substance très préoccupante par les agences européennes et il est à déclaration obligatoire s’il est dans tout aliment ou boisson susceptible d’être ingéré. Ce n’est pas rien !

       / Un autre reproche que vous faites au procédé Thor est qu’il est expérimental ?

       - Nous disons cela car c’est la première fois que ce procédé est utilisé sur ce type de déchets. Il a été utilisé aux États-Unis sur des déchets qui étaient bien plus radioactifs, le risque était donc le relargage d’éléments radioactifs dans l’environnement. Alors que chez nous, ce sont les effluents chimiques qui sont le problème principal.

       / L’IRSN — l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire — déclare dans un rapport que les rejets se trouveraient « dans le domaine de conformité » et « respectent les objectifs de qualité de l’air ». Qu’en pensez-vous ?

       - Ce rapport a reconnu qu’il y avait un peu trop de benzène, d’arsenic et de nickel, mais n’a absolument pas parlé ni de l’ozone, ni des perturbateurs endocriniens. D’ailleurs, ce n’est pas vraiment dans ces domaines que l’IRSN est compétent. Tout ce qui est dit est qu’« il sera peut-être bon de discuter ensuite avec le public des avancées scientifiques ». Ils reconnaissent donc qu’il y a des avancées scientifiques qui n’ont pas été prises en compte, mais ne veulent en discuter qu’après l’installation de Thor. Nous, c’est quelque chose qu’on ne peut pas accepter.

       C’est pourquoi nous demandons un moratoire sur le projet Thor — soutenu par le conseil régional d’Occitanie et par plusieurs municipalités, dont celle de Narbonne — pour que soit étudiée une solution de substitution. Nous savons bien qu’il faut traiter les déchets mais nous voulons que ce soit fait en tenant compte des risques que nous venons de décrire.

       / Mercredi 8 novembre, le préfet a pourtant pris l’arrêté autorisant la mise en place de ce procédé… Que pensez-vous de cette décision ?

       - L’arrêté prend en compte les émissions de dioxyde d’azote et de composés organiques volatiles. C’est quelque chose que l’on peut mettre à notre actif, car on s’est battus pour cela. Mais cette mesure ne protège pas des effets du perturbateur endocrinien, le DEHP, qui lui reste actif même à de faibles doses. Surtout, aucune des autres autorisations de rejets — notamment les rejets radioactifs — n’est modifiée sur tout le reste de l’usine.

       Vous avez vu le contexte politique : on vient d’annoncer que l’on va garder le nucléaire encore un peu plus longtemps [Nicolas Hulot a déclaré mardi qu’il serait « difficile » de réduire le nucléaire à 50 % d’ici 2025, comme prévu par la loi de Transition énergétique]. Les forces pronucléaires poussent énormément. Il va falloir continuer de se battre.

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LOURD LE SILENCE

    DES IDÉES ASSASSINÉES)

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     "Tes yeux sont lourds... Très lourds...

    - Et mes nageoires, elles sont comment,

    pauvre tâche?!""

     http://misterdoor.tumblr.com/post/167225971207

    ***

     "Si on évoquait cette jolie brune avec laquelle tu parlais

    si gentiment, tout-à-l'heure?"

     http://misterdoor.tumblr.com/post/167225952777

    ***

     "Attention! la concierge est à la porte...

    pour réclamer les impayés".

     http://misterdoor.tumblr.com/post/167010134647

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    Nadia Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (BOIRE OU MENTIR,

    IL FAUT CHOISIR)

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    "Y'a quelqu'un qui m'cherche des noises?

    - Heu... Pas vraiment, je vous jure..."

    chinese mood

    boudhabar:

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    http://www.dorffer-patrick.com/2016/10/humour-monsanto-

    le-puissant-bayer-veut-toujours-plus.html

    Paul François, un céréalier

    à la vie «empoisonnée» par Monsanto

     Coralie Schaub, photo Claude Pauquet (Vu) 

       «Excusez-moi, je suis fatigué.» Paul François répète souvent cette phrase, ponctuée d’un long soupir. Quand nous le rencontrons dans un café parisien, le 18 octobre, le céréalier charentais s’apprête à courir radios et télés pour parler de son livre, Un paysan contre Monsanto(Fayard). Il y raconte son combat contre la multinationale américaine, qu’il a osé attaquer en justice en 2007, trois ans après avoir été intoxiqué avec son herbicide Lasso, désormais interdit. «Quelqu’un m’a dit qu’on se croirait dans un thriller, mais non, c’est bien la réalité», souffle le quinquagénaire.

       Depuis l’accident (il a inhalé les vapeurs du pesticide en vérifiant une cuve), il vit un calvaire : amnésies, vertiges, bégaiements, crises semblables à de l'épilepsie, irritabilité, comas à répétition… Près d’un an à l’hôpital, ballotté de service en service, jusque dans une unité psychiatrique. Un médecin l’a même soupçonné de se droguer. Un cauchemar, et pourtant une peccadille comparé au «harcèlement judiciaire» dont il se dit victime de la part de Monsanto depuis dix ans. «Je ne sais pas si j’ai été assez clair, dans le livre, sur la violence de cette firme», confie-t-il. 

       Le géant des OGM et des pesticides «ne lâche rien, jamais». En 2012, jugé responsable du préjudice de Paul François et condamné à l’indemniser entièrement, une première mondiale, Monsanto fait appel. Quand le jugement est confirmé en 2015 par la cour d’appel de Lyon, la multinationale se pourvoit en cassation. A chaque fois, aucun de ses dirigeants n’est présent au tribunal. «Il faut batailler face à une entité invisible, anonyme, qui vous détruit, sans que vous puissiez savoir quand les coups vont arriver». 

       Les avocats de la firme contestent l’accident, les comas, voire même l'utilisation du Lasso par l'agriculteur. «Ils ont aussi été arrogants face aux juges, ils se croient supérieurs aux lois, aux Etats, et leur stratégie, c’est de nier en bloc. Ils martèlent que j’ai tout inventé. Ils ont mis des huissiers dans des conférences pour pouvoir reprendre mes propos en disant : "A telle heure, il a affirmé ça, ça ne correspond pas à ce qu’il a dit dans tel article."»

       Les avocats exigent encore mille expertises médicales facturées des milliers d’euros, à la charge de la victime. «Pendant ces expertises, ils parlent de vous à la troisième personne, vous êtes un objet… Je ne suis pas prêt à revivre ça», soupire Paul François. Car l’affaire est loin d’être terminée. Le 7 juillet, la Cour de cassation a annulé la décision de la cour d’appel. Une erreur de droit : les juges lyonnais ont omis de se demander si le Lasso était défectueux. Paul François doit à nouveau affronter des années de procédure civile. (...)

       (...) Quand il l’apprend, il est à l’hôpital, au plus mal. Après une opération bénigne, il a enduré cinq septicémies en deux semaines. Son organisme ne sait plus se défendre. Il dit : «J’ai frôlé la mort, contrairement à ce que prétend Monsanto, qui s’est empressé d’affirmer que j’allais bien, puisque j’étais présent dans telle émission de télé, alors que c’était une rediffusion. Le dénigrement est sournois et permanent.» Il lève les yeux au ciel, sa voix se brise. «Cet été, ça m’a rappelé que je ne guérirai jamais, que je ne verrai peut-être pas le bout de ce procès...»

        Il ne peut plus contenir ses larmes. «On m’a mis sur un piédestal, on me fait passer pour un héros, je ne suis pas ce héros. Si j’en suis un, c’est grâce à ceux qui m’ont aidé, ma famille, mon avocat, Henri Pézerat [chercheur décédé en 2009, figure clé du film «Les sentinelles» réalisé par son fils, ce dernier s’est battu pour les victimes de l’amiante et des pesticides, ndlr]…»

    http://alteretcaetera.eklablog.net/boycott-monsanto-la-liste-des-marques-complices-a107879224

       «Agri-manager» issu d’un milieu de droite, Paul François a cru à l’agriculture intensive et aux pesticides. Son combat lui a permis de découvrir un monde qu’il ne connaissait pas : le voilà ami avec des défenseurs de l’environnement ou des ouvriers cégétistes victimes de l’amiante«Je n’ai plus la même vision de la société. Je ne savais pas ce qu’était le militantisme ou les scientifiques lanceurs d’alerte... mais… c’est cher payé. Moi, ma vie, ça l’a empoisonnée, ça l'a bousillée.»

       L’émotion le submerge à nouveau. «Si c’était à refaire, je ne referais pas le procès, c’est trop titanesque. J’ai envie de mettre les autres victimes en garde. Monsanto nie alors que j’ai la preuve irréfutable d’avoir été intoxiqué de façon aiguë par un de ses produits. Mais la plupart des agriculteurs qui ont développé des cancers ou des maladies neuro-dégénératives souffrent d’intoxication chronique, ils ont été multi-exposés à des centaines de molécules. Le lien de cause à effet est encore plus difficile à prouver.» (...)

       (...) Cette procédure a «épuisé ma santé et mon moral», dit Paul François, mais aussi ses finances. Il se bat avec les banques pour faire tenir son exploitation debout. La multinationale ne lui a pas versé un centime, alors qu’il a dû avancer plus de 50 000 euros de frais. Et sans l’engagement de son avocat, François Lafforgue, qui ne lui a pour l’instant pas demandé d’honoraires, il aurait déjà dû jeter l’éponge. «Je suis au bord de la faillite. Je n’ai jamais voulu parler d’argent, mais je n’ai plus le choix. Je ne pourrai peut-être pas rembourser ceux qui m’ont aidé... Alors je lance un appel aux dons pour mon procès. Si je ne lève pas de fonds, j’arrête. Stop.»

       Paul François pense que s’il abandonne, Monsanto en fera un exemple dissuasif. A contrario, s’il continue, son avocat lui donne de bonnes chances de gagner et d’ouvrir la voie à d’autres victimes des pesticides. Mais l’agriculteur ne veut plus être seul à faire face au géant. «Si nous ne faisons rien contre les pesticides, en particulier les perturbateurs endocriniens, nos enfants pourront nous accuser. Plus personne ne peut dire qu’il ignore leur dangerosité. On vit à crédit sur les générations futures. Avant même leur naissance, leur espérance de vie est remise en question par ces produits. C’est un scandale sanitaire, il y aurait même matière à attaquer l’Etat en justice. Je suis allé au charbon, j’ai pris mes responsabilités, j’aimerais que les politiques, en premier lieu le Président, assument les leurs.»

       Phyto-Victimes, l’association d’aide aux professionnels victimes des pesticides que Paul François préside, a demandé à être reçue par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert. «Nous n’avons même pas eu de réponse», déplore le céréalier. Pour lui, les états généraux de l’alimentation organisés par l’exécutif doivent déboucher sur un plan de sortie des pesticides : «Il faut décider que dans trois ans, le glyphosate [molécule utilisée dans des centaines d’herbicides, dont le Roundup de Monsanto, ndlr] sera interdit. Idem pour les néonicotinoïdes «tueurs d’abeilles». Et ainsi de suite».

       Paul François l’affirme haut et fort : «Une agriculture sans pesticides dans quinze à vingt ans, c’est possible. Il faut juste, l'anticiper, l’organiser. Et arrêter d’ouvrir la porte aux lobbyistes, qui répètent que notre agriculture a besoin de ces pesticides, qu’on ne peut pas faire autrement. C’est faux ! Qu’on me montre où sont les emplois en jeu sur la fabrication des pesticides, ce n’est pas en France ! Alors qu’en changeant de modèle, on recrée du lien social et des emplois de proximité, non délocalisables.»

       Le céréalier a converti la moitié de ses 240 hectares en bio. Lui qui avait toujours été accro aux pesticides a longtemps tergiversé avant de se lancer, en 2015. Peur pour ses rendements, peur de ne pas y arriver techniquement. Crainte surtout du regard de son père, militant à la FNSEA, le très productiviste syndicat agricole. «Finalement, le principal frein était psychologique. La conversion doit surtout avoir lieu dans nos têtes, j’avais sous-évalué cela. Aujourd’hui, je sais qu’il vaut mieux travailler avec la nature plutôt que contre elle. J’y arrive, cela se passe très bien. Et passer en bio m’a permis de redevenir indépendant de l’industrie, ça aussi je l’avais sous-estimé.» 

       Paul François esquisse enfin un sourire. «Je suis fier de dire que l’agriculture respectueuse de l’environnement et du social ne doit pas être opposée à une agriculture performante, au contraire, la vraie performance sera de conjuguer les trois. De toute façon, on n'a pas le choix. Si on ne va pas vers un autre modèle, on va continuer à tuer nos terres, qui sont déjà en triste état, et on ne sera même pas capable de répondre à la demande. Depuis 1995, les rendements baissent.»

       Encore faut-il faire face aux résistances. «Le système est verrouillé par les dirigeants de la FNSEA, les chambres d’agriculture et les coopératives, farouchement pro-pesticides, dénonce Paul François. Ils défendent un modèle agricole qui profite avant tout aux multinationales. Jamais on n’a été aussi pauvres, nous les agriculteurs, et jamais les firmes n’ont engrangé tant d’argent : ça veut dire quoi ?» Mais sur le terrain, qu’en pensent ses confrères ? «L’omerta est en train de se briser, ça bouge.

       Les gars me disent : "T’as raison, les pesticides, c’est un problème qui nous appartient, on en a marre d’être stigmatisés, de voir les collègues tomber malades, il faut qu’on en parle, qu’on nous aide à faire autrement."» Et les consommateurs ? «Ils doivent accompagner la transition, en mangeant bio un maximum, de saison, moins de viande… En consommant différemment, on peut manger bio au même prix.» Les deux filles de l’agriculteur travaillent dans l’environnement, l’une pour Vigilance OGM au Canada, l’autre au WWF France. «Les jeunes en ont marre qu’on leur fasse gober n’importe quoi, au propre et au figuré. Ça va bousculer les habitudes, peut-être enfin faire bouger les politiques.» (...)

       (...) Pour Paul François, la sortie des pesticides aura lieu, c’est certain. Mais le sort des victimes le préoccupe. « J’ai bien peur que les criminels qui ont sciemment empoisonné des milliers d’agriculteurs ne seront jamais condamnés. Je parle des firmes en général, il n’y a pas que Monsanto. Comme de ceux qui ont fermé les yeux sur cet empoisonnement. J’ai peur qu’il se passe exactement la même chose que pour l’amiante : on l'a interdit mais les responsables sont impunis et les victimes sont toujours là.» Il se bat pour la création d’un fonds d’indemnisation des agriculteurs victimes des «phyto». En attendant, il dit n’aspirer qu’à une chose : tourner la page de son procès et s’occuper de sa ferme «à 100 % bio, tranquille, loin des médias».

       Deux semaines après notre rencontre, le 3 novembre, Paul François nous a rappelé. Sa voix a changé. Il nous a transmis ce message : «Je tenais à vous dire que j’ai changé d’état d’esprit. Le fonds participatif a déjà franchi la barre des 30 000 euros. J’ai reçu des centaines de messages de soutien. Ceux qui ont lu mon livre ou m’ont écouté dans les médias ont été touchés. Cela m’émeut profondément. Cela m’a donné un coup de fouet. Je vais sans doute continuer le combat.»

    http://www.liberation.fr/france/2017/11/06/paul-francois-un-cerealier-a-la-vie-empoisonnee-par-monsanto_1608301

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (QUE LA JOIE SOIT

    TON OMBRE COMPLICE)

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    (Source: gif87a-com)

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    http://www.wingz.fr/djihadiste-francais/

    Procès Mérah : ainsi parlait Latifa.

    Naïveté de la France ou

    complicité du système ?

    Jean Ansar ♦

       Latifa Ibn Ziaten a pu dire la vérité devant des médias désarmés par sa sincérité et sa douleur. Elle a bien dit aux Français qu’ils ne se rendaient pas compte que leur naïveté mettait en péril ce pays qu’elle aime tant. En fait cette naïveté est celle de la sidération provoquée par un système politique incapable de dénoncer une forme d’islam de France. Mais pour qui veut entendre, il faut écouter Latifa. « On est trop naïf en France. Il faut qu’on se réveille », clame t-elle.

       La mère de la première victime de Mohamed Merah, Latifa Ibn Ziaten, a estimé jeudi que la cour d’assises de Paris qui a condamné Abdelkader Merah à 20 ans de prison n’est pas allée « jusqu’au bout ». « Je suis vraiment déçu, mon fils est mort pour rien. Je pense qu’ils [les magistrats de la cour] n’ont pas été jusqu’au bout », a réagi à l’énoncé du verdict cette Franco-Marocaine de 57 ans, qui depuis l’assassinat de son fils parcourt la France à la rencontre des jeunes dans les cités, les écoles ou les prisons pour les convaincre de ne pas tomber dans une « secte terroriste », a-t-elle lancé. (...)

       (...) Maître Dupont-Moretti, lynché sur les réseaux sociaux, sifflé et hué à la sortie du tribunal aura du mal à renouveler son exploit. Cette fois, Mérah frère pourrait ne pas échapper à la culpabilité de complicité. Il a du se dire que la stratégie de la dissimulation enseignée par le Coran était vraiment supérieure au système judiciaire républicain. Et il a bien raison. Ce système permet à une brute au discours religieux criminel de bénéficier de toutes les protections d’un pays qu’il hait comme toute sa famille. C’est le contraire de la famille de Latifa.

       Il a bénéficié de toutes les protections d’un droit qui, bien manipulé, profite aux fanatiques. Son avocat a fait son métier, il a trouvé les failles, il les a exploités au profit d’un ennemi de notre pays.

       Maître Dupont-Moretti a pris des risques, pour se médiatiser , pour remplir le rôle d’avocat tel qu’il le conçoit sans doute. Il se met en danger sur le plan personnel et professionnel. Sa comparaison avec le procès de Nuremberg… on en revient toujours aux nazis dans ce pays- risque de lui coûter cher. Une intervention, ou plutôt une comparaison, a surtout retenu l’attention de la presse française. L’avocat a en effet critiqué la “surenchère” de ses confrères de la partie civile qui auraient notamment qualifié Abdelkader d’«animal», avant de conclure sans détour: «J’ai revu le procès de Nuremberg. Il a été plus digne».

       Celle qui a été digne, c’est Latifa mère d’un jeune français musulman soldat de France qui a refusé de s’agenouiller devant la haine de notre pays au visage d’un certain islam. C’est elle qu’il faut écouter et pas la plaidoirie des virtuoses du droit. C’est elle qui dit l’essentiel : « nos enfants sont en dangers ». Latifa l’a compris, c’est elle qui devrait être écouté et au plus haut niveau.

       Elle a fait la vraie bonne plaidoirie, celle contre la soumission à l’islam terroriste.

    https://metamag.fr/2017/11/05/proces-merah-ainsi-parlait-latifa-naivete-de-la-france-ou-complicite-du-systeme/

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    Luc Desle


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