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    Pensées pour nous-mêmes:

    (AVANCE A TON RYTHME
    C'EST CELUI QUI TE CONVIENT)

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    "Hop là, de plus en plus vite,
    de plus en plus vite,
    de plus en plus..."


    (Le couple fut indisponible pendant les semaines
    où les deux zigotos furent soignés à l'hôpital
    pour de multiples luxations des os)

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    "Je regarde bien en face
    ma vision nombrilesque
    en train de disparaître"


    Un petit francais regarde bien en face 
    Bernard Aldebert 1er decembre 1943



    Pascal Boniface : 
    "Le poids de la France dans le monde ? 
    Soyons lucides..."
    Propos recueillis par Denis Lafay 
    (Acteurs de l'économie) 

       (...) De la crise européenne à celle de la Géorgie ou au soulèvement libyen, c’est dans ce domaine de la diplomatie que l’action de Nicolas Sarkozy et celle d’Alain Juppé trouvèrent le plus de relief. Comment peut-on distinguer ce qui relevait de la communication et de l’abnégation ? La bonne gestion apparente de quelques spectaculaires sujets reflétait-elle l’ensemble de la politique diplomatique ou cherchait-elle à masquer l’influence déclinante de la France au sein des instances internationales ou dans le concert économique mondial ?

       Le supposé succès de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy n’est pas évident. J’en veux pour preuve que lors de la campagne il n’a pas cherché à exploiter le triple avantage concurrentiel que ce soi-disant bilan, l’exercice du pouvoir pendant cinq ans, et l’inexpérience de son adversaire dans ce domaine étaient censés lui conférer. Il eut été pourtant aisé d’afficher l’image du “pilote”, du “protecteur”, même du “sauveur”. Et d’ailleurs, lors de la Conférence des ambassadeurs en 2011, il avait clamé qu’en matière de politique étrangère, de crédibilité et de reconnaissance sur la scène mondiale, de gestion de la crise de l’euro, d’influence au sein des instances de gouvernance internationale, il ferait la “différence” avec son futur adversaire socialiste. Sans doute finalement n’était-il pas convaincu lui-même de son action et de son crédit dans ce domaine… Il n’est pas parvenu à modifier la gouvernance économique internationale – ce que personne ne peut lui reprocher, tant la tâche est considérable. 

       La gestion “bloquée” du dossier syrien résulte directement de celle, spectaculaire, de la Libye : l’activisme, plutôt “facile”, exercé pour renverser Kadhafi a aujourd’hui pour répercussions collatérales les vétos russe et chinois au conseil de sécurité de l’ONU. Bref, en matière de diplomatie et de défense des couleurs françaises à l’étranger, le général de Gaulle et François Mitterrand demeurent inégalés, et Nicolas Sarkozy n’aura pas singulièrement marqué sa présidence. Ce qui peut réellement être placé à son crédit, c’est la jugulation du conflit ivoirien ; l’intervention militaire extérieure résulta d’un consensus international et respecta les principes domestiques du suffrage universel.(...)

       (...) L’âpreté du combat des indépendantistes en faveur de sa défense et la victoire finale, même très étriquée, de Pauline Marois (PQ) lors des récentes élections au Québec, en témoignent : la langue française n’a jamais autant été sous la menace anglo-saxonne. La démographie des pays émergents non francophones et la stratégie expansionniste de certains d’entre eux dans les zones francophones, notamment la Chine en Afrique, scellent-elles le rayonnement de la francophonie ? Dans ce domaine, la France a-t-elle abdiqué?

       Pendant très longtemps, le combat en faveur de la francophonie fut considéré quelque peu “ringard”, et la stratégie était essentiellement défensive : il s’agissait davantage d’interdire l’anglais que de promouvoir la langue française. Depuis peu, cette vision de la francophonie se modernise. Une dynamique plus conquérante et plus positive s’impose, qui dépasse le seul périmètre de la langue et englobe celui, essentiel, des valeurs.

       François Hollande avait promis une rupture profonde de la diplomatie française en Afrique et martelé la fin de la France-Afrique. Ses tergiversations à participer au sommet de la francophonie à Kinshasa les 13 et 14 octobre témoignent que le double poids de l’histoire et des intérêts économiques de la France en Afrique – qui pourrait réunir en 2050 80 % des francophones – continue de peser lourdement…

       Que François Hollande ait finalement déclaré se rendre au sommet de Kinshasa est important et même courageux ; la facilité était d’y renoncer, au nom du régime despote qui gouverne la République démocratique du Congo, mais c’eut été une grave erreur, car la   France se serait coupée de toute la base francophone.

       La rhétorique officielle évaluant à 800 millions le nombre de francophones en 2 050 est fortement discutable ; en effet, elle résulte d’un agrégat erroné additionnant toutes les populations des pays appartenant à la francophonie. Or tous ces habitants ne sont pas francophones. S’il ne faut pas céder à l’illusion lyrique d’une francophonie dominatrice, il faut quand même constater – et se réjouir – des résistances qu’elle déploie et des marges de manœuvre qu’elle peut exploiter à condition de se doter d’un projet politique collectif qui ne soit pas réduit aux intérêts particuliers de la France. Ainsi reliée à la diversité culturelle et animée par une logique multilatérale de grande tolérance, une francophonie vivante et ambitieuse pourrait alors prospérer.

       Quant à cette fameuse France-Afrique à laquelle il faudrait mettre fin, soyons attentifs à en disséquer l’objet. Si ce dernier est de poursuivre les caciques qui ont rapatrié en France des biens mal acquis dans leur pays, de s’opposer concrètement aux régimes dictatoriaux, issus d’une transmission héréditaire du pouvoir, pourfendeurs de la démocratie, et indécemment corrompus au détriment des intérêts du peuple, oui. Pour autant, la fin de la France-Afrique ne doit nullement signifier la fin d’une politique de la France en Afrique. Car alors le coût stratégique et économique serait élevé autant pour la France que pour les pays d’Afrique. Surtout au moment où le continent entre de plein pied dans la mondialisation, se développe aussi bien démographiquement qu’économiquement – la faillite de la RDC, du Zimbabwé, ou de la Somalie ne doit pas occulter les 5 % de croissance moyenne sur les dix dernières années –, et constate l’intérêt grandissant que la Chine, le Japon, les Etats-Unis, et même le Brésil lui portent. (...)

    A lire l'interview sur:


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    "Je cherche mes lunettes? 
    Vous ne les auriez pas vues?
    Hihihi...
    - Les cherche pas.
    Ça t'évite de te voir tel que t'es,
    hé, pimbêche!"

    Greer Garson
    http://steamboatbilljr.tumblr.com/

    (Ce public n'était pas très indulgent)


    +++

    "Comment ça je vous dois quelques millions?
    Qui diantre êtes-vous?
    - Votre arrière-arrière petit-fils, pépé,
    et ce pognon, je le veux!"

    Dessin Fred Funcken


    La saga du macchabée congelé
    Courrier international

       (...) Course de cercueils, défilé de corbillards, visite au défunt : le Frozen Dead Guy Festival – Festival du type congelé – continuera, avec ou sans macchabée congelé. Des milliers de personnes se réunissent chaque année dans le Colorado pour faire la nique à la mort autour de la dépouille de Bredo Morstoel. Ce Norvégien a passé l’arme à gauche en 1989. Son petit-fils, Trygve Bauge, a fait cryogéniser son grand-père dans l’espoir qu’avec les progrès de la médecine, son aïeul serait un jour ramené à la vie. (...)

       (...) Le corps est conservé à moins 31 dans un abri, à Nederland, et un livreur apporte chaque mois 770 kilos de glace carbonique pour le maintenir en état. Ou plutôt, apportait, car le croque-mort a rendu son tablier, son employeur refusant selon lui de l’augmenter en dépit de la flambée du prix de l’essence et de la glace. Dès lors, M. Bauge menace de transférer Bredo Morstoel à l’institut cryogénique du Michigan, où il serait conservé (à prix d'or) dans de l’azote liquide. A Nederland, avec ou sans mort, on compte bien poursuivre les festivités. "Qui sait, on le reverra peut-être un jour, vivant, et sur ses deux pieds", commente dans le Daily Camera le réalisateur Robin Beeck, auteur d’un documentaire sur la saga du grand-père congelé. (...)


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    Luc Desle

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    "Comment ça, je lis BHL à l'envers?
    Ça n'a aucune importance, vous savez..."

    BHL, Fourest, Adler, Val : 
    intellos « faussaires » de Boniface
    (et pour nous aussi...)
    Par HELA KHAMAROU

       (...) Le dernier livre de Pascal Boniface, directeur de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), « Les Intellectuels faussaires », s'est déjà vendu à plus de 50 000 exemplaires. Il se place en numéro deux des ventes à la Fnac et dans le top 10 de L'Express. Pas rien pour un essai qui a essuyé quatorze refus d'éditeurs. Mais qu'y a-t-il dans cet essai à tendance pamphlétaire qui gêne autant le Tout-Paris ? (...) 
       (...) Selon le politologue, les intellectuels les plus en vogue dans les médias sont aussi les plus corrompus et les plus démagos. Ils enfument leur public avec habileté, portés par une connivence journalistique qui leur permet de continuer librement leur tour de passe-passe sans se faire prendre.
       Boniface classe les plus grands intellectuels faussaires du XXIe siècle, qu'il appelle aussi « beaux parleurs ». Par ordre d'importance :
    Alexandre Adler,
    Caroline Fourest,
    Mohamed Sifaoui,
    Thérèse Delpech,
    Frédéric Encel,
    François Heisbourg,
    Philippe Val,
    BHL,
     qu'il qualifie de « seigneur et maître des faussaires ». (...)

       (...) Encore une fois explique Boniface, il s'agit de servir ses intérêts personnels qui, depuis le 11 Septembre, sont la justification de la guerre préventive, rebaptisée « guerre juste » par nos chers intellectuels, afin d'annuler le principe de non-ingérence, comme ce fut le cas lors de la guerre en Irak de 2003, ou plus récemment l'intervention de l'ONU en Libye.
       Comment ne pas adhérer à ce genre de messages moraux qui prônent l'aide à la libération des peuples sous le joug de dictateurs sanguinaires ? Toute personne allant à l'encontre de tels principes humanistes seraient aussitôt brûlée sur la place publique.
       En d'autres termes, souligne Pascal Boniface :
       « Au lieu de permettre au citoyen de réfléchir à des phénomènes complexes, on simplifie à l'extrême, on fournit à l'opinion publique des produits intellectuellement frelatés et toxiques et on fabrique des leurres idéologiques. » (...) 
    Lire l'article sur:

    ***
    "Des samosas ou du riz, nous on s'en f...
    pourvu qu'il y ait quelque chose 
    dans cette assiette vide"

    Les samosas interdits 
    par des islamistes en Somalie

       (...) Des extrémistes musulmans somaliens ont interdits les samosas, jugés trop"occidentaux", trop "chrétiens" (l'Inde serait chrétienne, maintenant...) d'après eux. Les Somaliens seront désormais punis s'ils achètent, mangent ou cuisinent ce met d'origine indienne et non occidentale, très courant dans la Corne de l'Afrique, selon le Daily Mail.
       Aucune justification officielle n'a été donnée, mais il semblerait que la ressemblance du samosa avec la Trinité (chrétienne), du fait de sa forme triangulaire, ait froissé les extrémistes musulmans (pauvres choux...). Ce n'est pas la première interdiction un peu étrange (étrange? stupide serait plus approprié) imposée par ce groupe puisqu'en début d'année il avait interdit de jouer au football (heu... là...).
       Le groupe islamiste Al-Shabaab, lié à Al-Qaida, menace plus dangereusement le peuple somalien. Il a en effet refusé il y a quelques jours l'aide humanitaire étrangère dans les parties qu'il contrôle alors que l'ONU vient de déclarer certaines parties du sud du pays en état de famine et que 800 000 enfants sont actuellement touchés. (...)
    ***
    Pour rappel:

       (...) On rencontre le samoussa sous plusieurs appellations, parmi lesquelles sambossa, samosa, samsa ou samusa. Le samoussa est un genre de casse-croûte originaire du nord de l'Inde. De forme triangulaire, c'est un beignet composé d'une fine pâte de blé qui enrobe une farce faite de légumes ou de viande, de piment et d'épices, notamment la coriandre et le curcuma.


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    "Il faut au coeur perfide 
    un visage hypocrite."

    [Emile Deschamps] 
    Extrait de la préface de 
    Macbeth de Shakespeare 

    Les routes nationales, 
    un nouveau pactole
    Catherine Maussion

       (...) Au prétexte de la sécurité (laquelle?) et de l’aménagement du territoire, de plus en plus d’axes régionaux jusque-là gratuits pourraient être mis en concession.
       (...) Est-ce la fin de la gratuité des routes nationales ? La décision de mise en concession de la RCEA (Route Centre-Europe-Atlantique), l’axe reliant la façade atlantique à Genève, excite les appétits. Témoin, le lobbying discret exercé par certains acteurs économiques et élus locaux pressés de voir démarrer des travaux de mises à 2 X 2 voies de leurs axes majeurs, histoire de désenclaver ces territoires et d’améliorer la sécurité.
       Cette idée sulfureuse (ce n'est pas le terme que nous aurions employé...)  - la gratuité des routes est érigée en principe en France au nom de la liberté de circulation - fait son chemin aussi à la tête de l’Etat. Le 24 juin, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre des Transports (mais aussi du Développement durable), a donné son feu vert pour que la RCEA soit concédée afin d’accélérer les derniers aménagements de mise à deux voies. Six barrières de péages sont prévues sur les portions concernées : de Montmarault à Paray-le-Monial, puis de Paray à Ciry-le-Noble pour la branche nord, et de Paray à Mâcon au sud.
       Deux jours plus tôt, à l’assemblée, NKM avait lâché cette bombe : «De plus en plus d’élus me demandent des mises en concession sur des itinéraires qui n’ont pas de trajet alternatif». Ajoutant : «Nous avons de plus en plus de routes symboliques (de quoi?) sur lesquelles sont discutées des mises en concession.» Dans son entourage, on réfute tout revirement : «L’Etat [financeur majoritaire des routes nationales, ndlr] n’a pas changé de doctrine.» Mais, poursuit-on, «quand l’enveloppe financière est contrainte (par qui?), la mise en concession s’impose comme la seule solution (c'est joliment dit)»

    ***
    (La dernière route gratuite du Monde
    était sacrément empruntée)


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    Luc Desle

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