• (c) Walt Disney
    "Ben oui, c'est plus fort que moi, Geppetto, je ne peux pas m'empêcher de raconter des craques! Faut dire que c'est si facile... J'ai tous les pouvoirs entre mes mains"


    QUELQUES RÉFLEXIONS DE NOS AMIS LES BLOGGEURS QUI CHANGENT AVEC LA MÉDIOCRATIE INSTITUTIONNELLE:



    (...) "La période qui s’annonce, avec sa dose d’anesthésiant populaire comme la fameuse “Coupe du Monde” au cours de laquelle les cerveaux restent traditionnellement au vestiaire, représente une formidable opportunité pour faire passer en douce les pires saloperies.

       Sarkozy, par sa morgue éhontée, s’étant mis à dos le peuple français, il a fallu désigner celui qui allait reprendre à son compte l’étendard du libéralisme : les banksters et les patrons du CAC40 ont fait connaître leur choix à leurs assujettis de la Presse : ce sera DSK. En plus il est de “gauche” (on pouffe dans les salons feutrés). Qu’on le fasse savoir au peuple, après tout c’est lui qui dépose son bulletin dans l’urne !

        Nous sommes dans la gueule du Pitbull. Il serre la mâchoire et profite de la moindre occasion pour serrer davantage."

     On ne saurait mieux dire. A lire l'article entier - et tous les autres, grâce au lien mis plus haut.

     ***


       (...) Et dire que tu te laisses piétiner les rouleaux à longueur d'editos pour quelques petits malheureux milliards de déficit du système de santé ou tes retraites. Heureusement : y a plus belle la vie et le mondial de ballon con, ça te fera tout oublier.

       Seulement va falloir quadrupler le nombre d'épisodes chaque soir et mettre les bouchées double en terme de décervelage des masses, contrefeux, stigmatisations et faits-divers en vrac pour anesthésier les peuples d'Europe quand ils réaliseront la pertinence de cette haute science économique du bouchage de trou par le trou.

     La dette va se régler à coups de taxes dans ta gueule, de suppressions de soins, de baisses de salaire et toutes ces choses qui ne sont pas et ne seront jamais, O grand jamais, de "la rigueur" mais qui généraliseront la misère aux premières couches de l'auto-proclamée classe moyenne.

    Avec son style brut de décoffrage, Seb Musset énonce les futures mesures de dégommage des classes moyennes, après qu'on ait appauvri(!) les classes miséreuses.
     ***


       (...) Frédéric Lefebvre a déclaré que la contribution des hauts revenus à l'équilibre des retraites ne remettait pas en cause le bouclier fiscal mais, au contraire, le "solidifiait". Ouf, on a eu peur!

       Manuel Valls et Jack lang, l'aile sarkoriste du Parti Socialiste, fustigent le "care", expression de Martine Aubry pour désigner le soin, l'attention envers le peuple. A bas l'Etat Providence! Ouf, on s'ennuyait!

       Le Ministre des Affaires Étrangères, Kouchner, à la suite de BHL et de Lang, vole à la rescousse de Polanski. La politique française au service d'une affaire de moeurs, c'est bizarre. Il est vrai que depuis que Yann Moix a promu le cinéaste comme notre nouveau Dreyfus, la famille doit se rassembler. Ouf, enfin une mobilisation forte pour notre otage à Gstadt!

       Manuel Valls, encore lui, s'est dit favorable au contrôle des budgets nationaux par Bruxelles. Donc à la fin de la démocratie parlementaire. Il n'y a plus seulement la droite au service des riches. Ouf, la démocratie à la poubelle! Mais gardons les pauvres: ils paieront.
     
    "Droite, Gauche, Gauche, Droite, je ne veux voir qu'une ligne!" commande le sergent Capitalismus. "Et que ça saute!"
     ***


     http://www.paperblog.fr/1073316/le-capitalisme-est-il-moral/


     Vaste question à laquelle Comte-Sponville, philosophe légèrement mondain, tente de répondre:

       Dans Le capitalisme est-il moral ?, qui est la transcription d'une conférence, il tente de démontrer l'amoralité du capitalisme (ni moral ni immoral) en ce qu'en tant que technique (comme la météorologie, la physique...), l'économie est extérieure à toute préoccupation morale. Comte-Sponville en vient alors à définir quatre ordres, au sens pascalien du terme :
    1. l'ordre -[économico]techno-scientifique,
    2. l'ordre politico-juridique,
    3. l'ordre de la morale,
    4. l'ordre de l'éthique, ou ordre de l'amour.
       Il évoque la possible existence d'un cinquième ordre, celui du divin, mais n'y souscrit pas et déclare même en athée que l'on peut très bien s'en passer. Chaque ordre aurait sa cohérence propre sans pour autant fonctionner en autarcie. Il faudrait alors les distinguer tout en comprenant leur nécessité absolue de complémentarité. Ainsi le capitalisme, l'économie de marché, appartenant à l'ordre no 1, ne sauraient se préoccuper de morale, l'ordre no 3. Toutefois, chaque ordre est directement limité par l'ordre supérieur : le droit du commerce (limitation de l'économie par le « juridico-politique »), la déontologie politique (limitation du politique par la morale) etc. Il souligne deux dangers : la barbarie, qui veut soumettre les ordres supérieurs aux ordres inférieurs, et l'angélisme, qui prétend annuler les ordres inférieurs au nom des ordres supérieurs. Cela débouche sur un appel à la responsabilité individuelle : ne comptons pas sur le marché pour être moral à notre place, ni sur la morale pour tenir lieu de politique."

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Comte-Sponville

    Luc Desle

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