• "Mon ami le Djihadiste était tout feu tout flammes". Jacques Damboise in "Pensées sottes et grenues".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE SAGE MEURT

    SANS MOURIR)

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    (Soeur Anita s'entraînant à marcher sur l'eau)

    http://norrinffm.tumblr.com/post/148006945904/crystaljukebox-cecilia-chancellor-by-mario

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    projetfrance2012.canalblog.com

       Nous assistons à une accélération du nombre de massacres frappant des hommes, des femmes et des enfants dont le seul tort est de se rassembler pour regarder un feu d’artifice, aller à un concert, prendre un pot dans un bar ou utiliser les transports en commun. A la kalachnikov, à l’explosif, à la hache ou au moyen d’un camion.

       Le plus difficile, au milieu de ce maelstrom de violence aveugle, est de parvenir à comprendre les motivations des auteurs de ces atrocités. En France, en Belgique, aux Etats-Unis, en Allemagne, on peine à démêler cet écheveau de maladie mentale, de haine contre la société, de désir morbide de reconnaissance médiatique et de pulsion religieuse. Devant chaque nouvelle horreur, nous nous posons systématiquement les mêmes questions : était-ce l’œuvre d’un fou ? Ou celle d’un « franchisé » de Daech ? L’un n’excluant pas l’autre, d’ailleurs. Même dans le cas des tueurs du Bataclan, manifestement missionnés et téléguidés par l’effroyable « Etat islamique », comment ne pas déceler à travers leurs actes les signes d’une folie meurtrière et suicidaire ?

       Lorsqu’arrivent les revendications « officielles » de Daech, ou les résultats d’une enquête établissant la fascination de l’auteur d’un attentat terroriste pour les thèses de cette entité, on est toujours frappé par la similarité des profils et des parcours. Peu de foi, beaucoup de délinquance, de propension à la violence, de difficultés à s’insérer dans la société, de déséquilibre mental. Et puis, un jour, la « révélation ». Certains prennent, littéralement, le chemin de Damas. Comme autrefois on partait pour Saint-Jacques de Compostelle ou pour la terre sainte. Mais la rédemption peut suivre une voie plus rapide ; très rapide. Une barbe qui commence à pousser, un arrêt de l’alcool et du tabac, puis le passage à l’acte. Pour rester dans la comparaison chrétienne et moyenâgeuse, ces tueurs-là ressemblent aux barbares païens convertis en accéléré avant d’aller se jeter sur un champ de bataille. Il est licite de s’interroger sur la profondeur et la réalité de leur foi en l’Islam.

       J’ai écouté l’interview d’un sociologue qui nous exhortait à ne pas nous tromper de cible. Je n’ai personnellement aucune sympathie pour les obscurantistes religieux, quels qu’ils soient. Mais je pense que cet homme avait raison en faisant le parallèle entre ces fondamentalistes musulmans qui hérissent de plus en plus les sociétés occidentales, avec leurs principes d’un autre âge, leurs longues barbes et leurs mœurs austères, et une secte comme celle des Amish. Je suis convaincu que sa comparaison est juste. Rigoristes, effroyablement misogynes, ignorant de tout sauf de leurs lois divines, ils ressemblent effectivement aux Amish, ou aux Juifs Loubavitch. Même goût pour la pilosité faciale, mêmes comportements archaïques et pudibonds, même fascination pour un « âge d’or » rêvé comme pur et parfait, même conviction que toute vérité se trouve uniquement dans leurs écritures sacrées. Le point important, c’est que ces salafistes, ces fondamentalistes obsédés par un mode d’existence révolu depuis des siècles, ne sont pas la source du mal qui nous frappe.

       Qu’il faille combattre leurs idées parce qu’elles sont incompatibles avec une société moderne et tolérante et une chose, leur attribuer la responsabilité de la folie meurtrière qui endeuille notre pays en est une autre. Les terroristes qui sévissent actuellement ne sont pas les produits de madrassa, ils n’ont pas appris pendant des années les versets du Coran, ils n’ont pas passé leur jeunesse à fréquenter des mosquées. Un tel régime peut incontestablement former des obscurantistes, des misogynes, des homophobes, mais jusqu’à présent il ne semble pas avoir formé, en Occident, des terroristes.

       Expliquer l’horreur des attentats par une religiosité musulmane fondamentaliste en expansion est une solution facile, rapide, et qui surtout nous détourne des vraies questions. Tout se passe comme si quelque chose, dans notre monde occidental moderne, générait des pulsions mortifères, un désir malsain de tuer et de mourir, et qu’une organisation, Daech, ait su mettre ce phénomène à profit pour donner un sens, une justification à ces pulsions ; qu’elle ait su se les accaparer, se les attribuer. Les terroristes ne veulent pas générer l’horreur et finir en kamikazes parce qu’ils ont été endoctrinés par l’Islam. Ils se sont soumis à un endoctrinement parfois très rapide parce qu’ils rêvaient de générer l’horreur et de finir en kamikazes. Reste à comprendre comment notre monde produit de tels individus.

    http://jean-christophe.chaumette.over-blog.fr/2016/07/islamissimo.html

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    Luc Desle

    « "Ma Belle-Mère était une rosse épanouie". Jacques Damboise in "Pensées incontrôlées"."Elle portait un kilt et lui une jupe, ce qui me mit la puce à l'oreille". Jacques Damboise in "Pensées circonflexes". »

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