• "Malgré sa gueule enfarinée, ce lycéen refusa de devenir boulanger". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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    "Yeah! 
    Moins d'un an à voir sa tronche tous les jours!"

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    "Pourquoi s'en prendre à moi?
    - Parce que.
    - Mais ce n'est pas une réponse...
    - Pour moi, si."

    L’horreur est humaine
    1 août 2011 CORRIERE DELLA SERA MILAN

    Claudio Magris

       (...) Comme l’a écrit Pierluigi Battista dans le Corriere, chercher toujours le complot (à sa manière rationnelle, même dans sa perversité), l’explication politique et sociologique, un projet collectif précis, est une manière inconsciente de se rassurer, d’identifier l’acte à un ordre, fût-il abject ; une manière de s’abandonner à des divagations sur des trames énigmatiques, fondamentalement terrifiantes mais aussi involontairement gratifiantes, comme il est souvent gratifiant de s’attarder sur les vagues images du cauchemar, de l’horreur et de la peur. Interpréter ou chercher à interpréter offre toujours du réconfort, voire une satisfaction hautaine. Devant tant de délits encore irrésolus, les avis sur leurs intentions plus ou moins cachées semblent plus importants (et occupent davantage de place dans les journaux) que les enquêtes, qui, dans un premier temps, sont pourtant la première et peut-être la seule chose qui compte. (...)
       (...) Ceci dit, il reste une nette différence entre le geste individuel d’une personne et le projet collectif d’une organisation, même s’il accompli par un seul individu. Le meurtrier norvégien semble assimilable, avec une forte probabilité, aux Landru ou Jack l’Eventreur – eux aussi, fils de leur temps – plutôt qu’aux assassins de l’Italicus [nom du train visé par une bombe qui a fait 12 morts en juillet 1974], ou de la Piazza Fontana [17 morts à Milan en 1969]. Il serait infâme d’utiliser son nom pour couvrir de boue tel ou tel mouvement politique. Son geste atroce montre le pouvoir constamment latent du mal, sa capacité à se déchaîner à n’importe quel moment ; il révèle notre cohabitation quotidienne, coude à coude, avec le mal, toujours aux aguets et prêt à passer à l’action.
       Cette boucherie d’êtres humains montre aussi l’infinie banalité, l'imbécilité du mal et de la violence, qui si souvent sont présentés dans un emballage séduisant, comme étant l’expressions d’on ne sait quelles vérités infernales mais profondes. Le couteau de Jack l’Eventreur semble avoir fasciné tant de gens qui y ont vu l’épée d’un ange diabolique, bien plus que les ventres déchiquetés et les souffrances des femmes qu’il a tué, les seules, vraies, protagonistes de cette histoire tragique où lui n’est qu’un figurant, fût-il maudit. Honteusement, et pourtant inévitablement, le nom qui restera dans les mémoires sera celui de l’assassin, pas ceux de ses victimes.
       Les tirs mécaniques et répétés de l’assassin abattant ses victimes peuvent être comparés à une monstrueuse chaîne de montage. Lui aussi, naturellement, est un homme dont l’humanité ne s’épuise pas dans ses crimes, un homme qui doit être poursuivi mais aussi protégé selon le principe de la loi égale pour tous, y compris pour les assassins les plus cruels ; un homme probablement en proie à ses obsessions, ses souffrances, ses peurs.
       On peut et on doit avoir du respect pour un tel homme – au-delà de la qualification juridique de ses actes et de la peine qu’ils requièrent –, mais non pas selon la banale rhétorique du mal – parce que c’est un assassin, ou plutôt malgré le fait qu’il soit un assassin. Son délit est non seulement la chose la plus horrible, mais aussi la plus stupide, la plus mécanique, la plus bornée de sa vie. (...)

    Lire la suite sur:
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    "Et ainsi, même en cas de décès violent, vous êtes couvert...
    - N'importe quel décès violent?
    - Ce qui est dit est dit, hein?"

    (Cette conseillère était enchantée de la manière dont se déroulait
    l'entretien et par sa façon de répondre à ses fumeux clients)

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    Le conseiller « enchanté »
     du président

       (...) L'étonnante « perle » du jour se cache au plus profond d'un article consacré par Le Figaro à la manière dont Nicolas Sarkozy prépare sa rentrée politique, écrit Guy Birenbaum sur son blog. Et il commente : « Je ne sais pas bien quel mot utiliser… Maladroit ? Choquant ? Indigne ? Odieux ? Juste cynique ? »
        La phrase qui fait bondir le blogueur :
       « De ce point de vue, l'hommage rendu aux soldats morts en Afghanistan, le 19 juillet dernier, est considéré à l'Élysée comme un modèle (modèle?) du genre. Dans la cour d'honneur des Invalides, sous une pluie battante, le président “avait l'air et la manière‘, résume un conseiller, enchanté (de la mort des soldats?).’
       Et d'ajouter :
       ‘Cet enchanté, ce conseiller, enchanté d'un président, qui avait l'air et la manière (étrange formule, au passage, on dit l'art et la manière…) devant les dépouilles des soldats français morts en Afghanistan me fait froid dans le dos. (A nous aussi, Paulo)’ (...)

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    "Plus jamais je ne voterai pour lui... Plus jamais...
    Ça me déprime trop."

    Ces classements qui font de la France 
    une nation de dépressifs
     LOUIS LEPRON

       Les dix pays à hauts revenus choisis se situent entre la neuvième (Etats-Unis) et la 28e place (Israël) des Etats ayant les plus forts PIB par habitant au monde. En moyenne dans ces pays-là, l'âge de dépression tourne autour de 25-26 ans.
       L'Hexagone, habitué des sondages, statistiques et études en tout genre, donne à voir un pays dont la population serait sous antidépresseurs, une seringue dans le dos, titubant comme un zombie pour aller faire ses courses.
       En effet, bien que l'étude soit considérée comme « nouvelle », de nombreux autres travaux ont déjà fait le tour de la presse et de la toile (ça s'appelle un marronnier). Voici une liste non-exhaustive des derniers classements ou études véhiculés depuis ces quatre dernières années :
       22 octobre 2007 : un Français sur cinq, soit trois millions de personnes, est touché par la dépression.
       26 août 2008 : la France est la plus grande consommatrice d'antidépresseurs.
       28 septembre 2008 : l'Institut de veille sanitaire communique sur le pourcentage de français atteints de dépressions : 5 à 7% selon l'étude.
       24 avril 2009 : 37% déclarent souffrir de dépression pendant leurs vacances.
       3 janvier 2011 : 61% des Français voient dans l'année 2011 une période économiquement difficile, tandis que seulement 3% l'envisagent avec enthousiasme. La France occupe la première place.
       22 mai 2011 : parmi de nombreux indicateurs, le baromètre de conjoncture agricole de mai 2011 montre que les agriculteurs français, à hauteur de 38%, sont plus pessimistes que les agriculteurs allemands (7%). (etc) (...)
    Lire l'article sur:

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    Luc Desle
    « "Pour question rendement, échange Faux, usée par les ans, contre solide moissonneuse batteuse". Benoît Barvin in "Annonces déclassées""Etrange: la gousse d'ail ne se plaignait jamais". Benoît Barvin in "Étrange, vous avez dit?" »

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