• "Les troupes du Résident traquaient impitoyablement les nains du Royaume". Jacques Damboise in "Pensées intermittentes"


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    (Le coq gaulois était partiellement dégarni)
    Un festivalier qui préserve ses oreilles.
    Crédit : EMILE POL / SIPA

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    (Même sexy, l'invasion des chiffres avait quelque chose d'inquiétant)
    Collection Play Time by Mio Destino

    Ça y est: les chiffres l’emportent 
    sur les lettres, les nombres sur les mots. 

       (...) Ou plutôt: l’auront bientôt emporté. Les signes annonciateurs étaient inquiétants: on ne parle plus de «ligne Pantin-Italie» ou «Vincennes-Neuilly», mais de «ligne 5», de «ligne 1», ou, mieux encore, de «la 5», «la 1». Déjà, dans certaines stations, comme Strasbourg-Saint-Denis, les panneaux de changements de direction n’indiquent plus des lignes, mais des numéros. Les voyageurs du neuf-trois prennent la 5.
       De même on ne dit plus: «J’ai rendez-vous chez le médecin à cinq heures et demie», mais: «J’ai rendez-vous chez le médecin à 17h30». Bientôt, on ne dira plus «midi» ou «minuit» mais «12h» ou «24h». On ne dira plus «midi et quart», mais «12h15». Les êtres humains se transforment en fiches horaires de la SNCF, comme le type du guichet en borne automatique.
       A Londres, les lignes de métro s’appellent «Northern Line», «Circle line», «Victoria Line»… Mais pas à New York, où ils ont même numéroté les rues et les avenues. Même pas fichus de leur donner des noms. Ce ne sont pourtant pas les noms qui manquent. En Islande, on en donne aux geysers. Ici, on numérote les lignes de métro. Bien sûr, ils répondront, à la RATP, qu’on les prolonge, et que la «1» ne s’arrête plus à Neuilly mais à La Défense. Ne pouvait-elle pas continuer de s’appeler «Vincennes-Neuilly»?
       Une histoire belge circulait autrefois: deux bons amis connaissaient si bien leur répertoire de blagues commun qu’il suffisait à l’un de dire «26» pour que l’autre s’esclaffe. On n’est pas si loin des usines à déjeuners, appelées «restaurants chinois», où l’on dit: «Servez-moi un 32, s’il vous plaît.» Et les nazis, ce n’est pas un nom qu’ils tatouaient sur les bras des déportés, mais un numéro. Et Guéant, ce n’est pas M. Untel qu’il renvoie en Guinée, c’est 20.000 étrangers par an. Le Talmud dit d'ailleurs qu'il est défendu de compter les êtres humains. (...)
    Jacques Drillon

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    "Super! On va pouvoir défiler à Pyongyang"

    Bientôt un bureau français de coopération
     en Corée du Nord

    Conseillé par Jack Lang, ce projet devrait notamment concerner le domaine culturel ou linguistique.
       (...) Un diplomate français de haut rang séjourne actuellement à Pyongyang où il "devait présenter aux autorités nord-coréennes" le futur représentant des intérêts français dans cette capitale,Olivier Vaysset, un diplomate qui a été déjà en poste à Singapour, ajoute le journal.
       "L'ouverture de ce bureau ne signifie pas que la France ouvre pour autant des relations diplomatiques avec ce pays totalitaire", précise le quotidien. (...)

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    "Nous, on n'est pas responsables... 
    Il n'y a que les éléphants qui nous intéressent.
    - Ouaip"

    Une tête de rhinocéros volée 
    au musée d'histoire naturelle de Blois

       Les employés du muséum des Jacobins ont découvert le vol samedi matin à leur arrivée à l'établissement, dont les portes d'entrée avaient été fracturées. La tête, qui pèse une centaine de kilos, a été traînée au sol par les malfaiteurs.
       (...) La tête de rhinocéros dérobée, datant du XIXe siècle, avait été prêtée en 1997 par le muséum de Bourges.
       Selon le conservateur du musée de Blois, Jean-Louis Pointal, plusieurs têtes de rhinocéros ont été volées ces derniers mois en Europe, notamment à Rouen en mars, à Liège (Belgique) mi-juin et à Bruxelles la semaine dernière, dans le cadre d'un trafic international.
       La corne de cet animal est notamment prisée en Chine en raison de ses prétendues vertus aphrodisiaques.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20110711.AFP6885/une-tete-de-rhinoceros-volee-au-musee-d-histoire-naturelle-de-blois.html


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    (Fans hystériques du... heu... Résident?)
    Les spectateurs du Balaton Sound Music Festival 
    attendent le début d’un concert, le 7 juillet à Zamardi, Hongrie.
    Crédit : BERNADETT SZABO / REUTERS

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    Benoît Barvin
    « "A la fin de sa vie, le monstre de Frankenstein était devenu videur de boîte". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet""Echange psychiatre usagé contre divan, neuf de préférence". Benoît Barvin in "Annonces déclassées" »

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