• "Le vampire adorait les bourrasques". Jacques Damboise "Pensées controversées"



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    "Ce qui fait le succès de quantités d'ouvrages 
    est le rapport qui se trouve
     entre la médiocrité des idées de l'auteur 
    et la médiocrité des idées du public."

    [Chamfort] 
    Extrait des Maximes et pensées, caractères et anecdotes

    CHIRAC A TROUVÉ LE TITRE DU TOME II
    "Le temps présidentiel"
    (après avoir hésité entre:
    "Le temps t'accule"
    "le Temposcaphe",
    "le Tantouze"
    etc...)

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    "Si un homme a une grande idée de lui-même, 
    on peut être sûr que c'est la seule grande idée 
    qu'il ait jamais eue dans sa vie."

    [Alphonse Esquiros]


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    "Exprimer une idée est une activité difficile 
    à laquelle il faut s'exercer ; 
    la télé supprime cet exercice ; 
    nous risquons de devenir un peuple de muets, 
    frustrés de leur parole, 
    et qui se défouleront par la violence."

    [Albert Jacquard] 
    Extrait de Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes

    " Ah ! les cons " (sur un Munich palestinien)

       (...) Mais comment peut-on être aussi "con" ? (pensée philosophique de BHL)
       Et comment tant de commentateurs, comment telle éminence de telle commission parlementaire, tels ministres ou anciens ministres, comment le Parti socialiste, bref, comment tant d'esprits raisonnables peuvent-ils accueillir comme une bonne nouvelle, un bon signe, comme la réunion trop longtemps différée d'un peuple trop longtemps divisé, cette réconciliation Fatah/Hamas qui est, en réalité, une catastrophe ?
       C'est une catastrophe pour Israël qui voit remise en selle une organisation dont le mode d'expression diplomatique privilégié consiste, depuis son putsch de 2007, à tirer des missiles sur les civils de Sderot et qui, il y a tout juste un mois, faisait tirer sur un bus scolaire à l'arme antichar Kornet. (etc) (...)


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    "Qui n'est jamais tombé
    n'a pas une juste idée de l'effort à faire
    pour se tenir debout."

    [Multatuli]
    Extrait de Idées

    "Ne t'inquiète pas, mon bichon, il me reste encore 
    quelques jours à vivre sans trop souffrir...
    - Wouah, wouah!
    (traduction: tant pis pour toi)"


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    FUKUSHIMA (suite 36) 
    Accident maximal dans le réacteur n°1

       (...) On s’en doutait depuis longtemps, mais voir la chose admise par l’opérateur TEPCO de la centrale Fukushima fait un effet sidérant : le cœur fondu du réacteur n°1 a percé sa cuve en de multiples endroits ! Ou pour le dire avec les circonvolutions de l’opérateur :« des trous ont été créés par le combustible nucléaire fondu au fond de la cuve du réacteur n°1 » (1). C’est, en clair, l’accident maximal pour un réacteur de ce type. L’enceinte ultime, autrement dit la cuve pressurisée dans laquelle est enfermé le combustible nucléaire, cuve censée être le dernier rempart contre l’émission de radioactivité vers l’extérieur, est rompue !
       Selon l’agence de presse Kyodo news, TEPCO a déclaré « avoir trouvé de multiples trous sur plusieurs centimètres dans de la tuyauterie soudée ». Une situation qui n’étonne pas plus que cela un spécialiste de la soudure qui nous avait dit à quel point il redoutait le phénomène. Il nous a expliqué, ce dont nous le remercions, pourquoi il appréhendait depuis le début ce genre de problème majeur : « les 4 réacteurs et les appareillages environnants vont se retrouver à l'état de passoires ! » pronostiquait-il. En effet, il s’inquiétait de la réaction des métaux de la cuve – et des diverses tuyauteries- quand ils sont soumis aux très hautes températures dues à la fonte du réacteur, mais aussi quand - ce qui fut le cas- ils sont soumis à une corrosion intense (due au sel qui fut injecté quand l’eau de mer a été employée pour le refroidissement). (...)
    Dominique Leglu


    Lire l'article en entier - si vous avez le coeur bien accroché - sur:


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    "Moi, j'aime pas la barbarie glacée"

    Rencontre avec Edgar Morin : 
    Changer la vie

       (...) Les sociétés occidentales se sont longtemps considérées comme des sociétés « civilisées » par rapport aux autres sociétés, jugées barbares. En fait, la modernité occidentale a produit la domination d’une barbarie glacée, anonyme, celle du calcul, du profit, de la technique, et n’a qu’insuffisamment inhibé une « barbarie intérieure », faite d’incompréhension d’autrui, de mépris, d’indifférence.
       Les sociétés contemporaines ont accompli pour beaucoup ce qui était un rêve pour nos aînés : bien-être matériel, confort. Dans le même temps, on a découvert que le bien-être matériel n’apporte pas le bonheur. Pire ! Le prix à payer pour l’abondance matérielle s’avère d’un coût humain exorbitant : stress, course à la vitesse, addiction, sentiment de vide intérieur.
       L’argent et le profit se sont répandus dans des domaines autrefois réservés à la gratuité, au service rendu, au troc, au don, suscitant chez les uns une boulimie, chez les autres l’angoisse du manque. Une logique de l’efficacité, du rendement, de la productivité détermine chez ceux qui la subissent stress et mal-être.
       Par ailleurs, sur le plan humain, nous restons des barbares : l’aveuglement sur soi et l’incompréhension d’autrui s’expriment au niveau des sociétés et des peuples comme au niveau des relations personnelles, y compris au sein des familles et des couples. Beaucoup se séparent et se déchirent ; ces conflits ressemblent à des conflits guerriers fondés sur la haine, le refus de comprendre l’autre. D’autres couples ne font que coexister. Dans les entreprises et les organisations règnent des clans et des cliques rongés par la jalousie, le ressentiment, parfois la haine. Ces envies et ces haines empoisonnent à la fois la vie de ceux qui sont enviés ou haïs, mais aussi celle des envieux et de ceux qui haïssent. En dépit des multiples moyens de communication, l’incompréhension des autres peuples s’accroît.
       L’inhumanité et la barbarie sont sans cesse prêtes à surgir en chaque humain civilisé. Les messages de compassion, de fraternité, de pardon légués par les grandes spiritualités, les religions, les philosophies humanistes n’ont qu’à peine entamé la cuirasse des barbaries intérieures. (...)
    Extrait d'une passionnante rencontre avec Edgar Morin sur:


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    Luc Desle
    « "Robin Hood et Guillaume Tell étaient nuls au jeu de fléchettes". Benoît Barvin in "Bizarre, vous z'avez dit bizarre""La fille aînée de Frankenstein était aussi laide que la cadette". Benoît Barvin in "Evidences évidentes" »

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