• "Le tueur de doutes a disparu". Benoît Barvin in "Annonces, annonces".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'ESPOIR C'EST AUJOURD'HUI
    ET MAINTENANT)

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    Nouveau court récit au long cours (27)

    LE LIBÉRÉ 
    DU 
    CLUB MAD

       Daniel ne serait-il qu'un malade mental échappé de l'hôpital psychiatrique? Et quid de Rachel et de Jean-Mich' qui ont l'air de trafiquer Dieu sait quoi? Le chef du Club sent que quelque chose ne tourne pas rond.


    EPILOGUE

       Sur les hauteurs d’Ipsos, la vue est époustouflante. Jean-Michel ne regrette pas d’avoir pris ses jumelles.

       Il est heureux de faire enfin une pause. C’est la première depuis son arrivée au Club. Il a suivi Rachel et Daniel jusque-là pour tuer son ennui et c’est assez réussi jusqu’à présent.

       Il y a eu l’effort de la montée, le rire de Rachel qui n’arrête pas de se moquer des élucubrations de Daniel. Quand elle lui a dit qu’il avait reçu un message, il s’est montré furieux. Qu’est-ce qu’ils lui voulaient encore ? Il est vrai que depuis sa nuit sur le ponton avec Rachel, il n’a plus donné de nouvelles. Ils s’inquiétaient pour lui certainement. Avaient-ils peur pour sa santé ou peur qu’il ne suive pas les bonnes consignes ?

       Il faut dire qu’il est assez imprévisible Daniel, plutôt farfelu, catégorie inclassable, c’est bien cela. Pourtant, on peut parier que certains psys ont dû lui trouver une névrose liée à un trouble dégénératif. Peut-être souffre-t-il de dromomanie et fait-il partie de ces voyageurs pathologiques qui partent sans avertir quiconque et arpentent la planète en quête d’un monde idéal ? En tout cas, Jean-Michel se sent en affinité avec ce vieux baroudeur.

       Quant à Rachel, il la trouve délicieuse de simplicité. Il n’y a que le vouvoiement qui le gêne, mais il s’y fera car il est pour le mélange des genres, l’étude des différences. Tout l’intéresse même si au fond de lui stagne un ennui tenace. D’ailleurs, il peut bien le reconnaître, paradoxalement cet ennui même le passionne. Même la connerie, même la folie des hommes. Il a décidé d’en faire son objet d’étude. Ce n’est pas un engagement à la légère. Il finira par comprendre le pourquoi du chaos, le sens de l’ordre, leur interaction nécessaire, bref ce qu’est la vie.

       Un grondement sourd interrompt ses réflexions. Rachel, assise à ses côtés, sur une roche, se fige. Daniel, qui était debout, s’assied près d’elle, tout pâle.

    (A Suivre)


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    (Jean Seberg for ever)


    À bout de souffle

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    "C'est bien joli, ton câlin,
    mais est-ce que tu m'as rapporté
    quelque chose d'Arabie Saoudite?
    - De l'espoir..."


    Bouguereau_Premier_Baiser


    ARABIE SAOUDITE
    Les "free hugs" ébranlent
     les fondements de la morale

    PHILIPPE MISCHKOWSKY

       (...) Le royaume wahhabite est un pays extrêment conservateur, mais les jeunes ruent dans les brancards. En témoigne la vidéo d'un Saoudien qui propose des "calins gratuits" sur les trottoirs de Riyad. Deux autres qui en faisaient de même ont été arrêtés par la police. (...)

       (...) "Les autorités ont arrêté mercredi 20 novembre deux jeunes qui se promenaient dans les rues de la capitale avec une pancarte portant l'inscription 'free hugs', rapporte le site saoudien Sabq. Ils s'adonnaient à des embrassades en pleine rue." Heureusement, les gardiens de la morale étaient là ! 

       En effet, "une patrouille de la Commission pour la promotion de la vertu et la répression du vice [police religieuse] les ont repérés et transférés au poste avant de convoquer leurs pères. Quant aux pancartes, elles ont été confisquées." Ces deux jeunes, estime Sabq, cherchent à "répandre des pratiques non conformes aux us et coutumes locaux." Mais les interventions sourcilleuses de la Commission pour la promotion de la vertu n'ont pas empêché cette vidéo de faire un tabac en quelques jours. (...)

       Un autre Saoudien, Bandar Al-Swed, 21 ans (voici son compte Twitter), a mis en ligne une vidéo  qui le montre lui aussi en train d'embrasser ses compatriotes, en pleine rue, à Riyad – tous des hommes, la rue leur étant réservée. En regardant cette vidéo, on constate aussi que les seuls à réagir positivement sont des jeunes gens habillés à l'occidentale. Les garçons portant la dichdacha [tunique] à la saoudienne ne bronchent pas. Mieux, notre jeune ne semble même pas songer à les approcher. 

       "Bandar Al-Swed espère détrôner d'autres vidéos saoudiennes qui ont battu des records de popularité", rapporte la Saudi Gazette, telle la chanson No Women No Drive, version détournée de la chanson de Bob Marley No Woman, No Cry.

       Sur les réseaux sociaux, Bandar Al-Swed se fait lui aussi attaquer et critiquer. Tantôt parce qu'il auraient des problèmes psychologiques, tantôt parce qu'il imiterait inconsidérément les mœurs occidentales. Mais, n'en déplaise aux gardiens de la morale, les réactions positives prévalent, selon la Saudi Gazette. Bandar "veut apporter du bonheur en Arabie Saoudite", rapporte le journal, et beaucoup de twitteurs n'y trouvent rien à redire.


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    (Ce quidam, mal placé, faisait de la

    mauvaise publicité au magasin)

    Jacques Prévert


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    Luc Desle
    « "Ce coquin de sort est un fieffé chaud lapin". Benoît Barvin in "Pensées pensées"."La tradition qui voulait qu'on embroche les nouveaux-nés femelles sur le feu était controversée". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes". »

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