• "Le jeu du cochon qui tête était regardé avec méfiance par les féministes". Jacques Damboise in "Pensées proprettes".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE FAIS PAS DE LA

    BÊTISE UNE AMIE)

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     (Tous les matins Edwige extirpait de son crâne toutes

    les mauvaises pensées de sa nuit)

     http://quaintrellequeso.tumblr.com/post/165259667511

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    http://humortalk.gq/trump-humour-rabble-ca

    « Fire and Fury » :

    quand la Maison-Blanche brûle

       Steve Mnuchin, le secrétaire au Trésor, pense que Donald Trump est un « idiot », Rupert Murdoch, le tout-puissant patron de Fox News, l'a qualifié de « gros con », H. R. McMaster, le général chargé de la sécurité nationale, d' » andouille » et Gary Cohn, qui dirige le Conseil national économique, dit qu'il est « bête comme ses pieds ». Dans un courrier électronique envoyé en avril, il décrit ainsi son président : « C'est pire que ce que vous pouvez imaginer. Un idiot entouré de clowns. Trump ne lit rien – pas même un mémo d'une page… Je suis dans un état constant de choc et d'horreur. »

       Fire and Fury : Inside the Trump White House (Le Feu et la Fureur : À l'intérieur de la Maison-Blanche), un livre sur les premiers mois de présidence de Donald Trump, recèle ces anecdotes croustillantes. La lecture des extraits que plusieurs médias viennent de publier avant sa sortie, le 9 janvier, est édifiante. Son auteur, le journaliste indépendant Michael Wolff, a bénéficié d'un accès extraordinaire à la Maison-Blanche, passant beaucoup de temps dans la West Wing avec l'aval du locataire du Bureau ovale. Peu après l'investiture, dit-il, il a réussi à se trouver « une place quasi permanente sur un canapé dans la West Wing », profitant du chaos qui règne à cette époque à la Maison-Blanche, si bien que personne n'a l'autorité pour le mettre dehors ou lui imposer des règles.

       Son livre, basé sur des centaines d'interviews, dresse un portrait dévastateur de la Maison-Blanche, de l'incompétence et de l'ignorance des équipes, de l'atmosphère toxique et des guerres intestines entre Steve Bannon, l'ex-patron du site d'extrême droite Breitbart News devenu stratège en chef, et « Javanka », le couple formé par Jared Kushner et Ivanka Trump. Les deux clans se battent pour avoir l'oreille du président, s'affrontent sur la politique, Bannon professant un populisme très à droite alors que Jared Kushner, ex-démocrate libéral et juif, plaide pour des positions plus modérées. Selon Henry Kissinger, l'ex-secrétaire d'État cité dans le livre, « c'est la guerre entre juifs et non-juifs ». (...)

       (...) Certaines histoires sont déjà connues, d'autres viennent probablement de sources peu fiables dans une administration où les clans passent leur temps à essayer de manipuler les médias, mais c'est le premier ouvrage qui éclaire la campagne électorale et la présidence de Trump de l'intérieur. Le magnat de l'immobilier, comme toute son équipe, est persuadé qu'il va perdre les élections. Il ne cesse de critiquer ses conseillers, tous des « losers » (perdants), et son organisation « merdique ».

       Il est, en revanche, convaincu que « les Clinton sont de brillants gagnants ». « Ils ont les meilleurs et nous avons les pires », répète-t-il, selon un extrait du livre publié par le New York Magazine. Il est sidéré quand Robert Mercer, un milliardaire d'extrême droite qu'il connaît à peine, se montre désireux d'investir 5 millions de dollars dans sa campagne. « Trump ne refuse pas son aide – il se contente d'exprimer sa vaste incompréhension sur le fait que quelqu'un voudrait faire un truc pareil. »

       Mais celui qui se vante de toujours gagner est ravi de perdre. Il n'a jamais voulu devenir président. Il n'a qu'un but : revenir à sa vie dorée d'avant et à son cher golf. De plus, il a promis à sa femme Melania qu'il ne serait pas président. La campagne a dopé sa réputation, sa marque, et cela va lui ouvrir des tas d'opportunités. « Ça va bien plus loin que tout ce dont j'ai rêvé », dit-il à Roger Ailes, le patron de Fox News. « Je ne pense pas à la défaite, parce que ce n'est pas perdre. On a complètement gagné. » Le soir des élections, quand il réalise qu'il est en train de s'imposer, son fils, « Don Jr, dira à un ami que son père – ou DJT, comme il l'appelle – avait la mine de quelqu'un qui a vu un spectre. Melania était en pleurs, et pas de joie ». (...)

       (...) Ils font chambre à part à la Maison-Blanche et il impose des règles : le personnel ne doit pas ramasser les affaires par terre et ne pas toucher à sa brosse à dents. « Il a peur depuis longtemps d'être empoisonné, une des raisons pour lesquelles il mange chez McDonald's, personne ne sait qu'il va venir. » Il est d'une ignorance crasse et ne fait aucun effort pour apprendre. Pendant la campagne, Sam Nunberg, un de ses conseillers, est envoyé pour lui apprendre la Constitution. Il réussit à aller jusqu'au 4e amendement avant que Trump, qui trouve la leçon terriblement rébarbative, ne l'arrête.

       Dans la famille Trump, il n'est pas le seul à avoir des prétentions au Bureau ovale. Selon Wolff, Ivanka et Jared ont fait un pacte. « Si un jour, à l'avenir, se dessine une possibilité, elle sera celle qui se présentera aux présidentielles. La première femme président, s'amuse Ivanka, ne serait pas Hillary Clinton, mais Ivanka Trump. » Elle se moque dans son dos de la coiffure de son père. L'étrange couleur orange viendrait apparemment du fait qu'il n'a aucune patience et ne laisse pas assez longtemps la teinture de la marque Just for Men. (...)

       (...) Les extraits publiés par le quotidien britannique The Guardian se focalisent, eux, sur les liens de l'équipe Trump avec Moscou. En mai, Robert Mueller, un procureur spécial, a été nommé pour enquêter sur l'ingérence russe dans les élections. Il a déjà inculpé quatre membres de l'équipe de Trump, dont Paul Manafort, son directeur de campagne, et Michael Flynn, son ex-conseiller à la sécurité nationale. Et ce n'est sans doute pas fini, même si personne ne sait très bien quelle est sa prochaine cible. Mueller et ses hommes fonctionnent dans le plus grand secret et ont réussi jusqu'ici à éviter les fuites, un quasi-exploit dans le climat politique actuel.

       Selon Steve Bannon, qui a depuis été écarté de la Maison-Blanche et est retourné chez Breitbart News, l'enquête de Mueller se concentre sur le blanchiment d'argent. « Vous comprenez où on se dirige. C'est tout sur le blanchiment. Mueller a choisi en premier (dans son équipe un procureur, Andrew) Weissmann, spécialiste du blanchiment. » Il affirme que l'enquête se resserre maintenant sur deux proches de Donald Trump. Son fils, d'abord, Don Junior. « Ils vont briser Don Junior comme un oeuf à la télé nationale », dit-il dans le livre. L'autre membre dans le collimateur est Jared Kushner, son gendre, un de ses plus proches conseillers.

       Robert Mueller, a-t-on appris en fin d'année, a assigné la Deutsche Bank pour qu'elle fournisse des informations bancaires sur les Kushner. « Ça passe par la Deutsche Bank et toute la merde des Kushner », dit Bannon avec son vocabulaire fleuri. Il ajoute que la Maison-Blanche ne réalise pas le danger de l'enquête Mueller. « Ils sont assis sur la plage et essaient d'arrêter un ouragan de catégorie 5. »

       L'ex-stratège s'en prend aussi à la réunion organisée en juin 2016 dans la Trump Tower entre Manafort, Kushner et Don Junior et une avocate russe qui prétendait détenir des informations « incriminantes » sur Hillary Clinton. « Les trois gars importants de l'équipe de campagne ont pensé que c'était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger dans la Trump Tower dans une salle de réunion au 25e étage, sans la présence d'avocats », commente, d'un ton sarcastique, Bannon, qui juge la réunion « assimilable à de la trahison » et affirme qu'ils auraient dû « appeler le FBI immédiatement ».

       Après la publication de ces extraits dans la presse, Donald Trump s'est fendu d'un communiqué rageur : « Steve Bannon n'a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, il a non seulement perdu un job, mais la tête. »

    http://www.lepoint.fr/monde/le-journal-de-trump/fire-and-fury-quand-la-maison-blanche-brule-04-01-2018-2183910_3241.php

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    Luc Desle

    « "Ma Belle-Mère s'offrit à abréger ma vie alors que je ne lui avais rien demandé". Jacques Damboise in "Pensées inconséquentes"."Il but la tasse et oublia que le café, à l'intérieur, était brûlant". Jacques Damboise il "Pensées bof". »

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