• @@@
    Pensées pour nous-mêmes:

    (TU ES UNE PART DU CIEL)

    @@@

    (Ainsi finit la femme qui voulait conduire
    sans tenir compte de l'interdiction virile)



    @@@

    (La vengeance de la femme 
    qui voulait conduire fut terrible)


    "Alors, Messieurs les mâles défaits,
    on en est où, de cette interdiction?)


    @@@

    70 membres du Congrès appellent Obama 
    à interpeler l'Arabie Saoudite 
    sur les Droits de l'Homme

    Asif Arif

       (...) A l'heure où Barack Obama envisage de se rendre en Arabie Saoudite, soixante-dix membres du Congrès des Etats-Unis d'Amérique l'ont interpelé, à travers une longue missive de deux pages, afin qu'il évoque, avec les dirigeants saoudiens, la délicate question de la situation des Droits de l'Homme en Arabie Saoudite. Il est vrai que la question des Droits de l'Homme en Arabie Saoudite est fondamentale et centrale; alors que les saoudiens tentent de se racheter une image en la matière, plusieurs militants sont emprisonnés simplement parce qu'ils ont prêté leur voix à une cause spécifique. (...)

       (...) Plusieurs organisations internationales se sont soulevées contre l'interdiction faite aux femmes de pouvoir conduire en Arabie Saoudite. Première et unique interdiction de la sorte, l'Arabie Saoudite est la pionnière en la matière; on se souvient d'ailleurs de ce chanteur qui tournait en dérision cette interdiction totalement farfelue. Face à une majorité de la population ultra-conservatrice, la seule solution qui pourrait faire bouger les lignes semble être la voie diplomatique. Pour ce faire, il conviendrait qu'un pays, dont le poids international ne fait aucun doute, agisse afin de garantir à ces femmes de paisibles lendemains. Or l'idée n'est pas de favoriser une diplomatie lente et procédurale; il s'agit bien de prendre des actions concrètes avec un plaidoyer solide.(...)

       (...) C'est en ce sens que les membres du Congrès appellent Obama. Ils l'enjoignent d'intervenir afin de mettre un terme à toutes ces discriminations sociales et afin que les femmes puissent enfin retrouver leur droit. Non seulement l'Arabie Saoudite viole ouvertement les droits des femmes, mais il est également un pays qui conteste l'égalité homme-femme introduite par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - laquelle suppose une égalité en droit. Les soixante-dix membres du Congrès américain demandent ainsi à Obama de rencontrer l'ensemble des militants pour les Droits de l'Homme sur place, à Riyad. (...)

       (...) Les soixante-dix membres du Congrès ont également mis en avant les persécutions subies par les militants des Droits de l'Homme qui, pour avoir daigné remettre en cause le système juridique saoudien existant, subissent les pires sévisses - tortures, traitement inhumains. Les Députés demandent ainsi à Obama de réagir et de combiner des questions économiques et politiques avec l'ensemble des questions liées aux Droits de l'Homme.

       Par ailleurs, dans la lettre, l'attention d'Obama est attirée sur plusieurs personnes emprisonnées en raison de leur revendication religieuse. Deux musulmans ahmadis, Sultan An Anzi et Sauf Falhi Anwad Al Anzi, sont détenus depuis mai 2012, sans que les familles n'aient de nouvelle. Aujourd'hui, personne n'est capable de déterminer où est-ce qu'ils sont localisés; on se souvient en effet que les membres de cette minorité musulmane sont considérés comme des "hérétiques" en Arabie Saoudite. En décembre 2011, 35 chrétiens ont été expulsés pour "réunion illicite" simplement alors qu'ils priaient à Jeddah.(...)

       (...) En conclusion, les membres du Congrès demandent à Obama que, si son administration a pris quelques actions à travers les canaux diplomatiques, désormais, l'action devait être plus large et devrait inclure un plaidoyer du Président des Etats-Unis d'Amérique en faveur des Droits de l'Homme et de la paix dans le monde.


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    (Les secrets de la formation de ce nouveau gouvernement
    intéressaient fort les imprudents jeunes journalistes)



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    Benoît Barvin

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  •  (c) Geluk


    "Facebook a été censuré par le gouvernement pakistanais, jeudi 20 mai au matin.
    On connaissait la censure de l'Internet en Chine, en Iran, en Afghanistan et en Corée du Nord, mais pas au Pakistan. C'est chose faite depuis jeudi 20 mai, au matin. Quelque 450 adresses Web, dont le célèbre réseau social Facebook et la plate-forme de partage vidéos YouTube, ont été bloquées par les autorités d'Islamabad en raison de "la multiplication de contenus sacrilèges", selon l'Autorité des télécommunications du Pakistan (PTA)."



       Est sacrilège celui qui manque de respect ou marque de l'irrespect pour ce que d'autres tiennent pour sacré. Ce qu'ils perçoivent comme son crime est également nommé « sacrilège » et s'il leur paraît délibéré il est appelé « profanation » . Le terme pour les paroles jugées sacrilèges est « blasphème ».

       Les notions de sacré et de profane varient énormément dans le temps et selon le groupe humain considéré, de sorte qu'il n'existe pas de sacrilège objectif.



    ***

    Pour rappel, quelques dessins concernant un homme - Mahomet - dont certains ont estimé qu'ils ne pouvait être représenté... Comme lorsque l'Eglise Catholique, il y a quelques siècles, interdisait qu'on fasse l'effigie des saints et saintes au prétexte qu'elles servaient alors d'idoles.


    Excellent dessin - plein d'humour - sur le non moins excellent blog dont le lien est ci-dessous.


    ***
       (...)
       Comme l'iconoclasme chrétien, l'aniconisme musulman se fonde - au nom du monothéisme - sur le rejet des idoles. De fait, l'interdiction de l'image figurée a été respectée depuis le IXème dans l'ensemble du monde musulman pour ce qui est des espaces religieux. En revanche, son utilisation apparaît dans nombreuses productions profanes. Elle dépend à la fois de facteurs religieux — par exemple sunnites et chiites ne traitent pas de la même manière la question — mais aussi sociaux, philosophiques et historiques.

       Quant à la représentation de prophètes et de personnages saints, c'est un tabou diversement respecté : apparemment absente du monde arabe, l'imagerie religieuse est abondante dans le monde persan et présente dans les empires ottoman et moghol.

       L'aniconisme dans l'art islamique est un sujet complexe, d'autant que de nombreuses idées reçues sont véhiculées à ce sujet.
    (...)
       C'est l'absence de représentations matérielles du monde naturel et surnaturel dans différentes cultures, en particulier certaines religions monothéistes. Cette absence de représentations figuratives peut concerner les déités, les personnages saints, les humains ou certaines parties de leur corps, tous les êtres vivants, et jusqu'à tout ce qui possède une existence. Le phénomène est en général codifié par les traditions religieuses et devient en tant que tel une prohibition, forme de censure religieuse spécialisée dans les représentations. L'aniconisme peut être source d'une ambiance iconophobe. Lorsqu'il est activement imposé et abouti à la suppression de représentations, l'aniconisme devient iconoclasme. Le mot lui-même provient du grec eikon, signifiant représentation, ressemblance ou image.

       Une question que je me pose depuis longtemps devant le déchaînement de violence dans beaucoup de pays musulman - au nom, paraît-il, de la religion:

       Un croyant - qu'il soit musulman, chrétien ou autre - n'admettant pas qu'on puisse penser autrement que lui, ou qu'on remette en question la notion même de Dieu, n'est-il pas, lui, le premier, dans une attitude sacrilège?

       Je m'explique: Dieu - peu importe sa "nationalité" - est considéré, par les croyants, comme ayant créé non seulement la Terre, les êtres vivants, mais également le Ciel, la matière, les étoiles, et il est donc à l'origine de tout, sans que puisse être remise en question son omnipotence. Dieu a un pouvoir sans limite et sans fin. Il est hors du temps et, en tant que Créateur, qui pourrait penser que Dieu a "oublié", dans un coin de la planète Terre, des "mécréants" qui ne croient pas en lui? La chose paraît impossible et même - et surtout - sacrilège.

       Il s'agit d'un véritable "blasphème", pour un croyant, de croire que Dieu n'a pas pu créer des êtres qui se moquent de son existence, ou qui la remettent en cause. Penser cela est une hérésie pour ce croyant et quand, au nom de la religion, il se permet de tuer un non croyant, ne contrevient-il pas aux desseins du Dieu auquel il croit? Ne le rabaisse-t-il pas à un niveau où la déité, d'un coup, a des trous de mémoire, ou est dépassée par quelques fourmis humaines qui - toutes seules? - se seraient créées et cracheraient à la face du Créateur de leur seule initiative?

       Le "vrai" croyant semble être celui qui accepte l'idée que "les voies du Seigneur sont impénétrables" et, surtout, "indicibles". La haine envers le non croyant est par conséquent impossible pour un vrai croyant puisque ce serait remettre en question l'omnipotence et l'omniscience de son Dieu.

       (...) "Car l'Omniscience est la capacité de tout savoir infiniment, où de manière plus restrictive, tout ce qui peut être connu sur un sujet quelconque, et notamment dans le cas d'une personne de connaître intégralement ses pensées et sentiments.
       Dans les religions monothéistes, cette faculté est typiquement attribuée à Dieu."

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Omniscience)



       Mais allez faire comprendre ça à des individus fanatisés - et de plus, circonstance aggravante, détruits par le Capitalisme mondialisé...

    Luc Desle

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