• +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (RIS DE LA FOLIE
    DU MONDE)

    +++
    (Jésus, atteint d'Alzheimer, oubliait de plus en
    plus souvent de se vêtir)


    "Je peux faire pipi dans votre chapeau?"


    +++

    (On demanda au clown Tagadam de venir
    faire rire ces clandestins un poil trop mélancoliques)



    Obama passe en force 
    pour protéger 4 millions de clandestins

    GABRIEL HASSAN

       (...) "Obama va engager une épreuve de force sur l'immigration", annonce en titre le Financial Times ce 20 novembre. Le président américain doit en effet annoncer ce soir [le 20 novembre], dans une allocution au pays, une réforme de la politique migratoire des Etats-Unis qui protégera plusieurs millions d'immigrés clandestins de l'expulsion. Barack Obama usera pour cela de ses pouvoirs présidentiels car, comme l'écrit The New York Times dans son éditorial, "il a cessé d'attendre que le Congrès agisse".(...) 

       (...) Quatre millions d'immigrés seraient "éligibles à un statut leur garantissant une protection temporaire", indique The Washington Post.Le président devrait aussi accorder plus de visas aux travailleurs du secteur des hautes technologies, modifier les procédures de détention d'immigrés à la frontière et augmenter les aides pour renforcer la sécurité à la frontière.

       En préparant cette annonce, Obama a déclenché "une nouvelle tempête politique sur le Capitole", poursuit le quotidien de la capitale, qui relève que l'entourage du président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a critiqué "l'empereur Obama", l'accusant d'outrepasser ses compétences.(...)

       (...) La presse américaine est très divisée sur l'opportunité d'agir par décret sur l'immigration. La droite est vent debout : "Il faut combattre ce coup de force", s'exclame un chroniqueur de la très conservatrice National Review, tandis qu'un chroniqueur du New York Times, conservateur modéré, évoque "la grande trahison [d'Obama] sur l'immigration", n'hésitant pas à parler de "présidence impériale" et de "caudillisme".

       A l'inverse, dans son éditorial, The New York Times applaudit la décision du président. "Les raisons avancées par Obama et ses conseillers sont toutes pertinentes et s'inscrivent parfaitement dans le cadre légal", estime le quotidien de centre gauche. "Le mieux que puisse faire Obama est d'offrir un répit aux gens qui sont victimes de l'inaction du Congrès", souligne le journal. La réforme ambitieuse de l'immigration votée par le Sénat en juin 2013 avait été enterrée par la Chambre des représentants à majorité républicaine.

       Plusieurs observateurs modérés craignent cependant que l'action unilatérale d'Obama ne s'avère contre-productive, en braquant les républicains au Congrès et en entravant la collaboration entre les deux partis dans tous les domaines. "L'unilatéralisme ne fera pas bien fonctionner le système", juge ainsi The Washington Post dans son éditorial.


    +++
    (Le chat du Comte de la Vivandière
    se la racontait un peu trop)



    +++
    Benoît Barvin

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  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’ÂME EST AU CORPS
    CE QUE LE VIN EST A LA BOUTEILLE)

    PCC Jacques Damboise

    +++

    (EXCLUSIF!)

    - Photo du Christ, vieux,
    et ressuscité mais resté
    sur cette bonne vieille planète
    pour zieuter les z'humains
    en train de se trucider -


    "Yo!"


    +++

    "Les Etats-z'Unis, nini,

    sont notre Eldorado, dodo...
    - Tchi, tchi...
    - Tchi, tchi?"


    route-d-eldorado-2000-

    toutlecine.com

    ETATS-UNIS
    Immigration : 
    la réforme au placard


       (...) La réforme de l'immigration ne sera finalement pas votée au Congrès cette année. Le président Obama et les républicains de la Chambre des représentants en sont également responsables. La grande perdante sera l'économie américaine, mais sur le plan politique, ce sont les républicains qui paieront le prix fort.

       Le 30 juin, Barack Obama a fustigé les républicains pour cet échec, mais pour valser il faut être deux. Le président dit à présent vouloir agir unilatéralement [par décret], mais c'est en menaçant d'en arriver là qu'il a poussé beaucoup de républicains à douter de sa capacité à mettre en oeuvre honnêtement n'importe quelle réforme. Une des conséquences de ses abus de pouvoir est d'avoir miné la confiance que lui accorde Congrès pour mettre en oeuvre fidèlement les lois [Obama est accusé par les conservateurs d'outrepasser ses prérogatives]. (...)

       Le président est aussi responsable du spectacle d'incompétence qu'offre l'administration fédérale à la frontière du Mexique. Les plus féroces partisans d'une restriction de l'immigration n'auraient pas pu trouver mieux pour tuer la réforme que le tableau actuel : des milliers d'enfants passant la frontière pour finir dans des camps que le ministère de la Sécurité intérieure est incapable de gérer. La plupart de ces enfants fuient la pauvreté et le chaos qui règnent en Amérique centrale, mais beaucoup sont envoyés par leurs parents qui ont entendu dire qu'une fois entrés dans le pays, M. Obama les autoriserait à rester. Les reportages télévisés sur le chaos à la frontière ont été du pain béni pour les républicains anti-immigration.

       Bon nombre de démocrates n'étaient pas non plus vraiment favorables à une réforme. Ils préfèrent continuer à se servir de cette question pour présenter les républicains comme hostiles aux Hispaniques et aux Asiatiques. Ils pensent que ce matraquage politique pourrait pratiquement leur garantir la victoire à l'élection présidentielle de 2016. (...)

       (...) Reste que tout cela ne justifie pas le refus des représentants républicains de soumettre au vote une réforme. L'immigration et le commerce sont deux questions qui peuvent stimuler la croissance et qui devraient pouvoir faire l'objet d'un compromis entre les deux partis. Le Sénat l'a prouvé en adoptant son projet de loi l'an dernier [projet de loi sur l'immigration dont la Chambre des représentants ne voulait pas]. Quelques républicains étaient prêts à s'opposer aux discours démagogiques entendus dans les médias ; mais la majorité voulait une réforme de l'immigration à condition de ne pas avoir à la voter [par crainte de perdre ensuite leur siège].

       Le blocage parlementaire aura pour effet d'amplifier les accusations et les suspicions entre les deux camps. Le président cherchera à plaire à sa base et provoquera les républicains anti-immigration en réduisant par décret le nombre d'expulsions. De nombreux républicains mordront à l'hameçon et réagiront de manière excessive, ce qui accentuera la perception de leur parti comme une formation hostile aux minorités. (...)

       (...) L'économie américaine sera la plus grande perdante. Les immigrés ne volent pas le travail des Américains : les Etats-Unis manquent de main-d'œuvre dans les secteurs industriels où les immigrés sont les plus susceptibles d'être embauchés. En bas de l'échelle des salaires, des emplois ne sont pas pourvus dans l'agriculture, l'hôtellerie, la restauration, et la construction dans certaines régions. A l'autre bout de l'échelle, les Etats-Unis ont besoin d'ingénieurs, de concepteurs de logiciels, de biologistes et de bien d'autres professions. La perte de capital humain des Etats-Unis profitera au reste du monde : les immigrés potentiels retourneront en Chine et en Inde, ou s'installeront au Canada et en Australie.

       Un pays dont la croissance plafonne à 2 % depuis cinq ans et où les revenus réels sont en baisse mérite mieux de sa classe politique.


    +++

    (Train de la vie allant aussi vite

    qu'un métro new-yorkais)


    The Metro - Orange Line - Washington, DC 
    (actually Virginia to Maryland running through DC)
    http://generic-art.tumblr.com/

    +++
    Luc Desle

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  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    ( LES YEUX D'UN AVEUGLE
    VOIENT-ILS LA BEAUTÉ INTÉRIEURE?)

    PCC  Jacques Damboise

    +++
    "Attention! 
    Les yeux stupides
    des journalistes stupides 
    vous observent"


    (Source: me-gatto, via ghastlydelights)

    +++

       L'affaire rocambolesque des Dubrani est exemplaire parce qu'elle est l'illustration, hélas éclatante, de l'impéritie très IIIème République d'une gouvernance politico-journalistique qui marche sur la tête. 

       Face à un peuple exaspéré par les hausses d'impôts, le mépris arrogant des élites et la montée d'un Front qui donne de sacrées brûlures d'estomac, on répond par une pseudo histoire de gentils immigrés face à de méchants "racistes" évidemment. Mais la bêtise n'est pas toujours là où on croit l'apercevoir. 

       L'article ci-dessous, qui aura divisé l'équipe de Tu Quoque, le montre bien. Les héros et les héroïnes d'aujourd'hui sont encore plus tordus - et navrants -que les mexicains dans les westerns spaghettis. En plus, en moins marrants... 

       C'est dire dans quel trou absurde ce pays s'engloutit...

    +++

    (Célèbre famille à demi-Kosovare
    envahissant un pays étranger)


    To Infinity


    LEONARDA PULVÉRISE LE MUR DES « CONS » 
    Les Dibrani : une chance pour la France !

    Raoul Fougax 

       (...) Il fallait bien qu’un jour l’évidence leur explose au visage. A force de vouloir présenter des clandestins, par idéologie médiatico-bobo dans les informations et feuilletons télévisés en pauvres victimes forcement sympathiques, privées de papiers par de méchants racistes, on devait finir par trouver une caricature de profiteurs à la hauteur du ridicule des humanitaro- gauchistes. Ce sera peut être le mérite de Léonarda et de sa magnifique famille d’avoir ouvert les yeux aux plus aveugles. Car on a dépassé et de loin les limites de la connerie ambiante.

       Le président Hollande en grande tenue présidentielle s’occupant du cas Léonarda… cela restera dans les annales. Son amalgame entre les jeunes lycéens politisés et la jeunesse, tout comme son geste de générosité envers l’ingrate adolescente resteront des erreurs politiques majeures. Les journalistes, idiots utiles de l'immigration clandestine, ont immédiatement tendu leurs micros vers Léonarda au Kosovo où ils s’étaient empressés de s’agglutiner pour recevoir la bonne parole. Ils n’ont pas été déçus. Ils ont très vite été horrifiés du comportement du clan, de son arrogance et de son agressivité qui a donné à la France entière une image terrible de certains clandestins. Ils se sont rendu compte qu’ils confortaient les partisans de la rigueur vis a vis de l’immigration clandestine et des abus du droit d’asile utilisé par des profiteurs bien renseignés. Ce sont les pires des clandestins qui ont été médiatisés.

       Léonarda en direct affirmant du haut de son importance qu’elle retournera en France, même clandestinement, non pas pour subir la loi d’une république ayant trahi ses valeurs ….mais pour imposer la sienne…. Les journalistes qui lui servaient la soupe en sont restés comme deux ronds de flanc. Certains ont même pris une fuite discrète pour ne pas être inclus dans les images en direct de cette séquence d’anthologie. Ah le direct !

       Direct aussi avec la mère incompréhensible dans son langage mais, hystérique dans son comportement et agitant sa nombreuse famille devant les cameras, et le père dans un sabir balkano-italien exprimant sa conception des choses et sa vision de la démocratie. Ces Roms la- sont ils vraiment Roms d’ailleurs- ont fait, grâce au comportement médiatique, la leçon en direct à la France et à son président. Cela valait son pesant d’humiliations de la patrie des droits de l’homme et du clandestin. Car finalement tous ces clandestins devenus de gentils sans papiers que la gauche et la presse veulent régulariser, ils ont de quoi se plaindre de la caricature négative renvoyée d’eux par cette famille si médiatisée.

       La presse peut se mordre les doigts d’une manip qui se termine en queue de poisson et même en désastre politique pour le président, Manuel Valls, la gauche et qui ne profite qu’à ceux qui ne veulent pas du retour de Leonarda et sa famille. Car quelle famille tout de même!

       Le père de Leonarda a en effet reconnu avoir menti aux autorités françaises pour obtenir le statut de réfugié : ses enfants ne seraient pas kosovares mais italiens. Pour appuyer ses dires, Resat Dibrani a montré des documents à Europe 1. Il s'agit de cinq certificats de naissance, envoyés par l'Italie au ministère de l'Intérieur kosovare. Ces papiers concernent Leonarda, sa sœur et trois de leurs frères. Ils attestent que les enfants sont nés à Fano, une petite ville sur la cote adriatique. La petite dernière serait, elle, née en France en 2011. Quant à la mère de Leonarda, elle n'a aucun papier prouvant son identité. Ces documents ne font néanmoins pas automatiquement de Leonarda et ses frères et sœurs des Italiens ou des Français puisque leurs parents n'ont pas ces nationalités. Les enfants ne sont néanmoins pas apatrides mais pas kosovares non plus car ils ne sont pas nés au Kosovo.

       Le maire de Fano, ville italienne où avait résidé la famille durant de nombreuses années, est sorti du silence. Et il décrit un père de famille très difficile à gérer, qui a fui la ville lorsque les autorités de cette ville avaient menacé de retirer la garde des enfants. Quant à l’adolescente on sait qu’elle est une championne de l’absentéisme scolaire et des fugues nocturnes. Et voilà ceux que Léonarda ne veut pas quitter, voilà son intégration et son amour de l’école.

       Finalement cette manip devrait ouvrir les yeux et les « cons » de Léonarda se retrouver sur le mur des juges du syndicat, forcément émus par son cas si touchant et dans le premier rôle au milieu du très impressionnant casting des arroseurs arrosés. (...) 


    +++

    "Haut les mains peau de lapin!
    - Kosovar?
    - Oh, toi, alors, ahaha!"


    Shingo Matsunuma

    +++
    Benoît Barvin

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  • @@@
    Pensées pour nous-mêmes:

    (CROIRE EN UN MONDE MEILLEUR
    REND-IL CELUI-CI PLUS ACCEPTABLE?)

    @@@

    "Le Monde coule mais 'Chut',
    faut pas le dire..."


    Thomas Saliot, Oil, 2013,
     Painting “Sush”

    @@@

    (La petite fille sauta facilement au-dessus du mur...
    et atterrit au-milieu de la meute de policiers et de leurs chiens)


    Mary Ellen Mark, Central Park,
     New York City, 1967

    Piégés en zone de transit
    Paul Mason

       (...) Ibrahim, ressortissant gambien, a atteint à la rame ce qu’il pensait être les eaux territoriales espagnoles et a téléphoné aux garde-côtes espagnols, demandant à être secouru. Mais ceux-ci l’ont livré à leurs homologues marocains, et il se retrouve maintenant à Tanger. Le Camerounais Amadou avait essayé d’escalader la clôture de la frontière pour pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla. "Les policiers marocains nous sont tombés dessus avec leurs matraques", raconte-t-il. Il a été conduit du côté algérien de la frontière, près de la ville d’Oujda, à 120 kilomètres de là, et abandonné en plein désert avec trente-cinq autres compagnons d’infortune. Revenu au Maroc, il vit à la rude dans une forêt et va se ravitailler dans une mosquée voisine. (...)

       (...) Il n’est pas facile de recueillir les témoignages de ces hommes et d’autres, qui ont vécu une expérience similaire. Ils se cachent dans les bidonvilles et les forêts. Ils portent les stigmates caractéristiques que j’ai pu remarquer chez les migrants pauvres sur toutes les frontières de l’Europe : les cicatrices des passages à tabac racistes, les marques des courses-poursuites dans les terrains vagues pour échapper à la police. Sous leurs vêtements déchirés, ils affichent cette profonde lassitude de ceux qui passent l’essentiel de leur existence dehors, en proie aux éléments.

       Le Maroc est devenu l’une des principales routes de migration illégale en Europe depuis l’Afrique subsaharienne. Selon le dernier rapport de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, au cours des trois premiers mois de cette année, près d’un millier d’individus ont réussi à passer en Espagne, à la nage, en bateau ou en franchissant des grillages. Mais à tout instant, quelque vingt mille d’entre eux se trouvent pris au piège de ce qu’un rapport de l’Institute for Public Policy Reseach (IPPR) appelle le "mythe du transit". (...)

       (...) L’UE verse chaque année au Maroc des dizaines de millions d’euros pour empêcher les migrants d’entrer sur son sol. Un porte-parole de la Commission européenne a refusé de préciser les montants actuels, mais cet argent, m’a-t-il affirmé, est utilisé pour "renforcer les capacités des autorités marocaines […] sur différents aspects de la migration, parmi lesquels la gestion des frontières".(...)

       Mais voilà : la police marocaine porte systématiquement atteinte aux droits fondamentaux des migrants. Ceux-ci sont introduits dans le pays par des réseaux organisés et arrivent soit par la Mauritanie pour remonter la côte marocaine, soit par le sud de l’Algérie, en passant par le Niger ou le Mali. La partie la plus chère du trajet est la traversée en barque depuis Tanger. Les passeurs locaux facturent le voyage 450 euros – forfait qui comprend un gilet de sauvetage et une rame –, puis entraînent leurs clients dans une folle course en mer dans l’obscurité, depuis une plage située à quelques encablures au nord de la ville. Chacun des migrants que j’ai rencontrés à Tanger connaissait quelqu’un qui s’était noyé.

       Pour raconter l’histoire de ces candidats à l’émigration, j’ai dû travailler clandestinement. Il faut en effet une autorisation pour utiliser une caméra vidéo au Maroc et, bien que j’en aie fait la demande au mois de mai, les autorités n’ont cessé de temporiser, expliquant qu’elles avaient besoin de "plus de temps pour organiser ça". Je n’ai compris ce qu’ils organisaient qu’en arrivant à Nador, sur la côte nord-est du pays : l’armée a entrepris une vaste opération de nettoyage de la forêt montagneuse proche de la frontière, où les migrants ont installé des camps.

       Sur la route de montagne qui longe la clôture frontalière, j’ai vu des groupes de soldats stationnés tous les cent mètres surveiller chaque virage et chaque bouche d’égout de la chaussée, l’un étant chargé de scruter en permanence l’intervalle. Au-dessus d’eux, des patrouilles avançant en ligne fouillaient méthodiquement les broussailles.

       Un rapport de Médecins sans Frontières publié en mars 2013 dénonçait "une forte augmentation des abus, des traitements dégradants et des actes de violences" contre les migrants commis par la police et les bandes criminelles, et indiquait notamment que les violences sexuelles avaient atteint "des proportions alarmantes". Cette situation n’a fait que conforter les migrants que j’ai rencontrés dans leur détermination à s’enfuir vers le nord.
    Infraction au droit d’asile

       Deux pratiques particulières appellent une réponse de la part de l’UE, qui finance cette opération. La première porte sur le renvoi présumé sur le territoire marocain des réfugiés repêchés dans les eaux espagnoles, ce qui est une infraction au droit d’asile. La seconde consiste à abandonner des migrants détenus au Maroc dans le désert, de l’autre côté de la frontière algérienne, ce qui est de toute évidence illégal. Comme par un fait exprès, le Maroc est lui-même une source importante de migration – régulière et irrégulière – vers l’UE. Les milliers de maisons vides qui défigurent les terrains vagues entourant ses villes attestent du départ de 4,5 millions de ses citoyens.

       Certaines de ces maisons deviennent des bidonvilles tout trouvés dans lesquels s’installent les migrants africains. Dans l’un de ces bidonvilles des environs de Tanger, autour d’une bouilloire sifflant sur le feu une douzaine d’hommes allongés sur des coussins défoncés et des couvertures élimées m’interrogent : "Pourquoi les Européens sont-ils aussi déterminés à nous empêcher d’entrer ?" Je leur livre la vérité crue : parce que beaucoup de Blancs pauvres pensent que vous venez leur voler leurs emplois, réduire leurs salaires et détruire leur culture. Ma réponse semble les déconcerter. "Mais eux, ils sont venus dans mon pays", s’insurge Ibrahim. "Et ils soutiennent le président, le salaud qui est en train de le détruire et à cause duquel nous ne pouvons plus vivre chez nous." Les hommes savent que s’ils arrivent en Europe, ils auront à affronter le racisme, mais ils assurent que c’est encore pire ici. (...)

       (...) Ce ne sont pas tant les persécutions que la pénurie qui pousse la plupart vers le nord. Il y a un facteur d’attrait économique. Mustapha et Josui étaient maçons à Dakar. Ils ont un cousin à Limoges et pensent pouvoir y trouver du travail. Sachant que 78 000 clandestins ont réussi à passer les frontières européennes l’année dernière, ils ont raison de croire que leur chance d’y arriver n’est pas totalement négligeable.

       On peut comprendre que l’Europe cherche à renforcer la capacité du Maroc à surveiller son côté de la frontière. Le pays est un Etat semi-policier mais peu rigoureux : la police dresse des barrages routiers à intervalles réguliers, mais à distance respectable des échoppes d’essence de contrebande et des fumeurs de haschisch. Il est en revanche beaucoup moins compréhensible que l’Europe tolère les violations des droits fondamentaux des migrants.

       A moins, bien entendu que, comme dans le cas de la répression des immigrés en Grèce, tout cela ne soit fait que pour bafouer à grande échelle l’obligation officielle de traiter les migrants humainement et conformément à la législation, et de dissuader les candidats à l’exil. Mieux Frontex fait son travail, plus la pression monte dans des pays comme le Maroc, qui se soucient peu de droits de l’homme et doivent déjà gérer d’immenses problèmes de pauvreté au sein de leur propre population. A ceci près que, dès que tout cela se passe derrière les barbelés des frontières de l’Europe, la responsabilité disparaît – et avec elle, la capacité à signaler les faits.

    Traduction : Isabelle Taudière


    @@@

    "Oh les jolis fruits... J'ai envie d'y goûter"


    George Barbier, 1914

    (Fruits qui se révélèrent évidemment empoisonnés,
    comme dans tout bon conte qui se respecte)

    @@@
    Benoît Barvin

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  • °°°
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE EST UN ÉLÈVE QUI NE CESSE D’APPRENDRE)

    °°°
    "Vieille réac apprenant les bonnes manières 
    à son mari volage"



    Devenir réac en vieillissant 
    n’est pas une fatalité
    (c'est une volonté?)

       (...) «En examinant des sondages effectués entre 1972 et 2004», des chercheurs ont «pu comparer l’attitude des personnes âgées de 25 ans en 1972, par exemple , avec l’attitude de celles qui avaient 35 ans en 1982». Ils ont trouvé que certains «groupes de personnes étaient devenus plus tolérants –et non pas plus conservateurs – après 60 ans.  
       Ce qu’il faudrait maintenant, c’est suivre l’évolution d’individus précis sur le long terme. Certains chercheurs ont mis au point un appareil statistique pour pallier l’absence d’une telle étude. Ils en ont conclu que les «seniors» deviennent plus libéraux au sujet «des femmes et des Noirs» (ce sont des êtres humains, après tout...) mais plus conservateurs sur le sujet des libertés civiles (que ne devraient pas avoir les z'humains cités ci-dessus?). Leur attitude est essentiellement «déterminée» par ce qui se passe dans la société lorsqu’ils vieillissent plutôt que par le fait de prendre de l’âge.(...)
    A lire sur:

    °°°
    "Oh Mon Dieu... J'étais sur le Concordia et...
    - C'est ça, c'est ça... T'étais en fait sur une barcasse
    qu'a chaviré, car elle était pas prévue pour
    200 clandestins...
    - 188 seulement... 12 sont morts bien avant..."

    IMMIGRATION
    Ces naufragés dont personne ne parle
    PresseuropDie Tageszeitung

       (...) "Catastrophes maritimes en Méditerranée", titre la Tageszeitungqui prend ainsi ses distances par rapport à la couverture médiatique consacrée au naufrage du Costa Concordia.
       Car en Méditerranée, de nombreux naufrages “ ne font pas la une des journaux”, rappelle le quotidien berlinois, qui illustre la sienne avec la photo du naufrage d'un bateau en juin 2011 devant une île tunisienne. Quelque 700 réfugiés libyens étaient à son bord.
       Dressant la liste des “pires catastrophes maritimes en Méditerranée depuis 2006”, le quotidien écrit dans son éditorial : "Des centaines de milliers de personnes finissent en cadavres anonymes en haute mer ou sur des plages rocheuses. Des dizaines de milliers de réfugiés finissent entre les mains de la pègre de l’Europe en crise qui ne leur réserve ni place ni humanité. [...] Les morts sont parmi nous, qu’ils viennent de croisières de luxe ou de chalutiers." (...)

    °°°
    "Harry! Tire dans la tronche de ce suspect!
    - Mais pourquoi, inspecteur?
    - Si toi tu le sais pas, lui il le sait"

    La police berlinoise 
    accro aux portables
    PresseuropDie Tageszeitung

       (...) "A chaque portable un soupçon." Depuis 2008, la police berlinoise a collecté 4,2 millions de données de connexion de téléphones portables, rapporte la Tageszeitung. Un record atteint dans le cadre de la chasse aux incendiaires de voitures de luxe dans la capitale. Quelque 410 demandes d'information effectuées par la justice auprès des opérateurs de téléphonie mobile ont permis de remonter aux noms et domiciles de personnes s'étant trouvées à proximité d'une voiture incendiée."Seul problème : elles n'ont pas abouti à l'identification d'un seul suspect", note le quotidien de gauche. (...)

    °°°
    "MMM... J'entends l'odeur de l'argent 
    qui tombera bientôt dans mon escarcelle...
    C'est une odeur qui fait 
    un doux bruit sous la langue..."

    Modèle social français : 
    Choix de société ou 
    entrave pour les bancassureurs ?

       (...) Le modèle social français est une entrave pour les banquiers et assureurs qui lorgnent sur un pactole pour l'instant inaccessible. Denis Kessler l'un de leurs meilleurs porte parole ne désespère pas de liquider cet héritage du Conseil National de la Résistance pour leur plus grand profit.(...)
       (...) (L)a baisse des remboursements des frais de santé qui a profité aux mutuelles et compagnies d'assurances ont abouti à ce que : « (...) plus d'1 Français sur 4 (27%) avoue avoir déjà reporté des dépenses de santé, faute de moyens financiers suffisants en 2011 (...) » Ce qui n'est malheureusement qu'un début, puisque, en novembre 2011, on apprenait que : « ( ... ) 32% des Français sont prêts à renoncer à leur mutuelle santé, si elle devient trop chère (...) Pour ceux qui résisteraient encore, ils reverraient les garanties à la baisse mais favoriseraient à 42% la couverture des frais d’hospitalisation, devant les frais de soins courants (...) » Et comme 2012 sera une année exceptionnelle en matière d'augmentations de tarifs !

       Tout comme la brillante idée qui a consisté à « privatiser » une partie du travail de Pôle Emploi en ayant recours à des entreprises prestataires, pour s'apercevoir un peu plus tard, que le taux de retour à l'emploi était plus élevé dans le service public que chez un opérateur privé !

       Mais ceci ne pose aucun problème à Denis Kessler pour qui la cible ultime est la retraite. Il est d'ailleurs clair dans son interview : « (...) l'absence de fonds de pension dans notre pays est une erreur historique... que l'on n'a toujours pas corrigée » point de vue qu'il partage avec Laurence Parisot qui proposait en mai 2010 de rendre obligatoire la capitalisation individuelle. (Ben voyons... N... de D... Qu'est-ce qu'on attend pour les tondre, ces brebis galeuses?!) (...)

    Lire la suite, excellente - niveau information, 
    car ce qui est dit est désespérant - sur:

    °°°
    Luc Desle/Jacques Damboise

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  • $$$

    (Quand le quatrième petit cochon leur rendit visite,
    ses frères surent pourquoi ils l'avaient mis,
    quelques années plus tôt, sur leur liste noire)
    (c) Thérèse Bonte.

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    Les Inconnus: Y'en a marre du rap


    Un député veut contrôler 
    la diffusion du rap "issu de l'immigration" !

    Guillaume Champeau 

       (...) Dans une question posée mardi au ministère de la Culture, le député Michel Raison (UMP) souhaite attirer l'attention du gouvernement "sur les chansons écrites par certains groupes de musique rap issus de l'immigration". L'élu de Haute-Saône estime en effet que "sous couvert de liberté d'expression" (sic), "ces groupes se livrent à de véritables appels à la haine raciale et religieuse en proférant des paroles obscènes, racistes et misogynes"
       Il demande donc au ministère de la Culture "les mesures qui ont été prises pour censurer ces chansons et mieux contrôler la diffusion de certaines oeuvres musicales", sous-entendu sur Internet. (...)

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    "J'espère que ces Italiens n'ont pas mis de radar dans le salon?
    - Non... Uniquement dans la chambre à coucher.
    - Je préfère ça!"

    Des radars anticlandestins suscitent la colère

       (...) Plusieurs villages de Sardaigne se révoltent contre l'installation de radars. En sus des nuisances pour l'environnement et la santé, les habitants craignent que ces installations aient aussi des fins militaires inavouées. (...) 
    Cinzia Gubbini  Il Manifesto

       (...) L’affaire a éclaté grâce à Internet et au blog d’Antonio Mazzeo. C’est en s’intéressant à un radar mis en place en Sicile qu’il a découvert des projets d’aménagement identiques à travers l’Italie entière. Car l’installation de ces capteurs de surveillance des mers ne concerne pas uniquement les îles : pas moins de 18 radars sont prévus, répartis du nord au sud de la péninsule. Où précisément ? Impossible à savoir, un véritable secret d’Etat ! Stefano Balduini, commandant de la garde des finances de Sardaigne [la police financière et douanière italienne], préfère rester vague : dans les régions des Marches, de la Ligurie, du Latium. Une chose est sûre en tout cas : la Sardaigne doit en accueillir quatre à elle seule. "Dès que j’ai appris la nouvelle, raconte Graziano Ballegas, membre de l’association Italia Nostra et habitant de Sant’Antioco, j’ai immédiatement déposé plusieurs requêtes. Mais, en me rendant sur les lieux, j’ai trouvé l’entreprise déjà en plein travaux. N’importe comment d’ailleurs, comme d’habitude : le terrain qu’ils étaient en train de défricher n’était pas le bon." La réaction de la population ne s’est pas fait attendre et les manifestations se sont succédé.
       A Fluminimaggiore, Marina Augias raconte une histoire similaire : "Nous avons reçu plusieurs fois la visite des gendarmes mais nous n’avons pas l’intention de lâcher". 
       La polémique contamine aussi les institutions locales qui, dans un premier temps au moins, ont donné leur aval à l’opération. L’affaire des radars de l’île sarde, dont 67 % du territoire sont déjà occupés par des infrastructures militaires, commence à créer des remous au sein de la maison du Parti démocrate [PD, centre gauche]. Officiellement le parti, qui détient les mairies de Tresnuraghes et de Sant’Antioco, s’est unanimement prononcé contre l’installation des radars. Mais un de ses membres les plus éminents, le sénateur Antonello Cabras, également ancien maire de Sant’Antioco, les défend avec acharnement. Aujourd’hui encore le sénateur, par ailleurs membre de la délégation parlementaire italienne auprès de l’OTAN, est revenu à la charge : "Ils sont indispensables pour prévenir toute atteinte potentielle à la sécurité de l’Europe." Une manière de confirmer que la fonction “anticlandestins” ne constitue qu’un des multiples aspects du projet, sur le modèle de l’action antiterroriste récemment menée conjointement par la Russie et l’OTAN. (...)
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    Le nouveau générique du journal
     de TF1 de J.P. Pernaut

    Un minutieux montage des JT de Pernaut 
    censuré au nom du droit d'auteur
    Guillaume Champeau

       (...) Voici encore une illustration de la censure par abus de droit d'auteur. Le journaliste Bastien Hugues a mis en ligne sur YouTube un montage édifiant des journaux télévisés de Jean-Pierre Pernaut, qui démontre avec une grande efficacité la répétition des expressions laudatives du présentateur. Les séquences d'une ou deux secondes s'enchaînent à un rythme effréné pour entendre le patron du 13H répéter les "superbes", "jolies", "formidables", "belle région", "belles images", etc. Le tout avec un sourire qui ne varie pas d'une cravate à l'autre.
       En principe, les images du JT sont la propriété de TF1, et il est interdit de les exploiter sans l'autorisation de la chaîne. Mais le code de la propriété intellectuelle, pour ajouter un peu de souplesse à un droit d'auteur qui serait sinon trop étouffant, a prévu des exceptions. Notamment à l'article 211-3 du CPI, qui interdit d'interdire "la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre". Difficile de nier que le montage fait oeuvre de caricature.
       Pourtant, la vidéo n'est plus accessible sur YouTube "suite à une réclamation pour atteinte aux droits d'auteur soumise par TF1", prévient la filiale de Google. (...)
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    Jacques Damboise (par permission spéciale)

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