• "Il mangea cette vache sacrée, ou avec cette vache sacrée, je ne me souviens plus bien". Jacques Damboise in "Pensées du temps fluctuant".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (ÉGOUTTE TON SANG

    MAIS PAS CELUI DE TON VOISIN)

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     (Monsieur Petipeau n'utilisait pas beaucoup son cerveau)

    "Il mangea cette vache sacrée, ou avec cette vache sacrée, je ne me souviens plus bien". Jacques Damboise in "Pensées du temps fluctuant".

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    "Il mangea cette vache sacrée, ou avec cette vache sacrée, je ne me souviens plus bien". Jacques Damboise in "Pensées du temps fluctuant".

     franceinter.fr

    Chine : le piratage,

    école des pauvres

    Claire Richard

       Dans la culture populaire chinoise, le Shanzhai est un village reculé, enfoui dans les montagnes, où des brigands avaient recréé une forme de société, loin des règles de l’empereur. Aujourd’hui le terme désigne surtout l’industrie de la contrefaçon chinoise – le fameux « made in China ».

       Mais celui-ci ne fait plus autant recette qu’avant. De plus en plus, il laisse la place à des industries légitimes... nées sur le terreau de la contrefaçon. Ainsi, affirme Clément Renaud, auteur de l’article dans le « Pirate Book » : « La copie, la contrefaçon et le recyclage d’inventions préexistantes a contribué, non à détruire les industries préexistantes mais à les optimiser. Et surtout, elle a permis de former des milliers de fabricants chinois, tout en créant une économie locale tout à fait florissante. »

       En 1980, seuls 3% des habitants de la région de Shenzhen, alors une simple bourgade rurale du sud de la Chine, allaient au collège. Aujourd’hui, la région accueille une industrie florissante. C’est la pratique de la contrefaçon qui a en partie formé la main-d’œuvre : « Quand on n’a pas de ressources, pas de système éducatif en état de marche et pas de mentor, on s’inspire de ce qu’on voit autour de soi. On copie, on colle, on reproduit, on modifie, on se débrouille – et peu à peu, on progresse. »

       La copie fait de copieurs des artisans, à force.(...) Ainsi, dans les années 80, le village de Dafen, en périphérie de Shenzhen, était connu pour ses contrefaçons de toiles de maîtres. On trouvait ainsi des toiles signées « Andy Warole », « Vincent van Gagh » ou « Jackson Pollack » à vil prix (à en croire le site du village, c’est toujours le cas, avis aux amateurs). Aujourd’hui, Dafen est devenu un marché artistique reconnu pour des artistes chinois et originaux.

       Mais c’est surtout frappant pour ce qui concerne l’industrie électronique. Car Shenzhen s’est progressivement muée en « hub » de technologies de pointe. Au lieu de fabriquer des fausses Ray-Ban ou des Nike améliorées, l’industrie s’est tournée vers le high-tech.

       Avec comme outils, Internet, la débrouille : « Ils lisent les critiques des nouveaux produits, étudient les photos, achètent quelques exemplaires et les démontent pour voir s’ils ne pourraient pas en construire l’équivalent, pour nettement moins cher. » Et l’héritage du piratage : « Comme l’industrie était au départ une industrie pirate, les dirigeants des usines échangeaient des plans, des informations, du “rétro-ingeniering” sur des services de messagerie instantanée. »

       Résultat : aujourd’hui, l’industrie électronique de Shenzhen bat son plein. Ses usines sont réactives et flexibles, capables de produire des produits sur demande en un temps record. On y trouve même des « maker-spaces ». (...)

       (...) Renaud raconte ainsi l’exemple du Power Bank Phone, qui fait un tabac au Ghana. L’idée germe dans le cerveau d’un Chinois installé là-bas, excédé par les fréquentes coupures d’électricité : et s’il créait un téléphone capable de produire de l’électricité ? Il dessine les plans et adjoint la capacité d’avoir trois cartes SIM – une fonctionnalité prisée des Ghanéens. Il charge un cousin de Shenzhen de fabriquer les prototypes. Quelques semaines plus tard, ceux-ci sont envoyés à Accra et disponibles sur les marchés.(...)

       (...) Dans son désir de réhabiliter le piratage, Renaud minimise le rôle de deux facteurs clés dans l’essor de cette industrie : le très bas coût de la main-d’œuvre et le rôle coercitif et dissuasif de la dictature.

       Mais il prouve avec l’histoire de l’industrie pirate de Shenzhen que le piratage mène aussi à l’émergence de marchés légaux et à la création d’emplois et de richesse. « La Chine est la preuve géante que l’absence de répression des infractions au droit d’auteur peut permettre à des millions de gens d’accéder à l’apprentissage et que cela peut bénéficier à la fois à l’économie locale et à l’économie globale. »

    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2016/01/04/chine-piratage-ecole-pauvres-262568

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    Benoît Barvin

    « "La Princesse au petit pois ne savait pas l'écosser". Jacques Damboise in "Pensées sottes et grenues"."Le Roi du crachat était avare de sa salive". Jacques Damboise in "Pensées de peu". »

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