• "Il était si paresseux qu'il avait du mal à soulever ses paupières." Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


    ***
    "O paresse, mère des arts et des nobles vertus,
    sois le baume des angoisses humaines !"

    [Paul Lafargue]
    Extrait de Le droit à la paresse

    Pourquoi vous ne lirez jamais cet article

        [En partenariat avec «BoOks»] La plupart d’entre nous vivons avec des tâches inaccomplies qui nous pèsent sur la conscience. Ne vous culpabilisez plus: il est dans la nature humaine de reporter aux calendes grecques ce qu’on voudrait faire le jour même. La procrastination serait-elle une pulsion fondamentale de l’homme? Réponse dans le nouveau numéro de «BoOks», en kiosque jeudi 27 janvier.
       (...) Un essai de l’économiste George Ainslie, une figure majeure des études sur la procrastination, affirme même que le fait de traîner les pieds est « aussi essentiel que le temps lui-même et pourrait être considéré comme la pulsion fondamentale ».(...)
       (...) Ainslie a certainement raison de voir dans la procrastination une pulsion humaine fondamentale. Mais l’angoisse de la procrastination ne semble avoir été prise au sérieux qu’à l’aube de l’époque moderne. 
       Le terme lui-même (qui vient du latin crastinare signifiant « remettre à demain ») est entré dans la langue anglaise au XVIe siècle. Dès le XVIIIe siècle, l’écrivain Samuel Johnson décrivait la procrastination comme« l’une des faiblesses communes » que l’on trouve « à des degrés divers en chaque esprit » et se désolait de cette tendance en lui : « Je ne pouvais m’empêcher de me reprocher d’avoir négligé si longtemps ce qui devait absolument être fait, et dont une oisiveté de tous les instants accroissait la difficulté. » (...)

    Cet article est paru dans le « New Yorker » le 11 octobre 2010. Il a été traduit par Camille Fanler




    Voici les paroles de Aujourd'hui peut-être interprétées par Fernand Sardou :


    Devant ma maison y a un pin terrible
    Dont la grosse branche pourrait bien tomber.
    Pour mon pauvre toit, quelle belle cible.
    Cette branche-là, je vais la couper

    Aujourd'hui peut-être, ou alors demain.
    Ce sacré soleil me donne la flemme
    Je la couperai... té : après-demain
    Et si je peux pas la couper moi-même
    Je demanderai à l'ami Tonin
    Qui la coupera aussi bien lui-même.
    Ce n'est pas qu'on soit feignant par ici
    Mais il fait si chaud dans notre Midi.

    J'ai de beaux lapins, des lapins superbes
    Mais ils ont toujours envie de manger.
    Il faut tout le temps leur couper de l'herbe
    Et je devrais bien leur en ramasser

    Aujourd'hui peut-être, ou alors demain.
    Ces sacrés lapins me donnent la flemme.
    Je la couperai... té : après-demain
    Et si je peux pas la couper moi-même,
    Hé bé je lâcherai tous mes beaux lapins
    Qui la couperont aussi bien eux-mêmes.
    Ce n'est pas qu'on soit feignant par ici
    Mais la terre est basse dans notre Midi.

    Le soir de mes noces avec Thérèse
    Quand on s'est trouvé tout déshabillés
    En sentant frémir son beau corps de braise
    Je me suis pensé : "Je vais l'embrasser"

    Aujourd'hui peut-être, ou alors demain.
    Moi les émotions, boudiou, ça me rend tout blême.
    Je l'embrasserai... té : après-demain
    Et si je peux pas l'embrasser moi-même
    Mais soudain ça m'a pris au petit matin.
    On est déchaîné chez nous quand on aime
    Et deux mois après... j'avais trois petits.
    Nous sommes les rois dans notre Midi

    ***
    Avec le politiquement correct, on ne dit plus noir, 
    mais "membre d'une minorité visible". 
    Ainsi, Stevie Wonder est une minorité visible non-voyante.

    [Anthony Kavanagh]

    http://www.xibar.net/Silence-on-marginalise-persecute-tue-les-albinos_a14833.html

    (Et une albinos? )

    La mention "patients de race noire" retirée des notices de médicaments

       L'Afssaps s'emploie depuis quelques mois à corriger un problème (?) de traduction sur la notice de médicaments contre l'hypertension.

    (...) L'Afssaps s'emploie depuis quelques mois à corriger un problème de traduction sur la notice de médicaments contre l'hypertension indiquant qu'ils ont un effet moindre "chez les patients de race noire", selon un article à paraître vendredi 28 janvier dans La Marseillaise.

    (...) L'adjointe au directeur général de l'Afssaps, Fabienne Bartoli, interrogée par le journal, a expliqué que la mention de la "race noire" dans les notices résultait de la traduction d'une procédure européenne d'autorisation de mise sur le marché, le problème ayant été découvert avec l'arrivée de génériques de ces médicaments.(...)




    ***
    Le "politiquement correct" est la meilleure chose 
    que l'on ait inventée pour permettre aux imbéciles
    de l'ouvrir et obliger les gens de bon-sens à la fermer.

    [Pascal Pigeolet]

    ***
    "Pro-vie ou non, j'espère qu'ils vont pas me bousculer 
    et me faire tomber, ces gueux"

    Avorter ne rend pas folle, avoir un enfant, si

       (...) La semaine dernière, donc, les « pro-vie » ont manifesté sur Paris. Il paraît qu'ils étaient deux fois plus que l'an dernier dis-donc. Chant du cygne ? Pas vraiment. Les conditions de l'avortement en France ne cessent de se dégrader, les délais se rallongent, les centres d'IVG ferment, les subsides du Planning Familial baissent, bref, la joie. 


       La semaine dernière, hasard du calendrier, ah ah, je traduisais un article pour Slate sur l'avortement aux États-Unis et la progression des méthodes « do it yourself » - à faire soi-même, à la maison, sans surveillance ni expertise médicale. Au rang de cesbonnes vieilles méthodes : des pessaires et autres décoctions de plantes abortives - dans le meilleur des cas -, dans les pires, un curetage manuel avec un cintre (la femme concernée est arrivée en sang à l'hôpital, et les médecins ont dû lui enlever l'utérus) ou, oh, quelle bonne idée, 150$ (109€ au cours du jour) donnés à un type pour qu'il vous tabasse et que vous fassiez une fausse-couche.(...)

    Peggy Sastre
    Article à lire sur:


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    Les paresseux ont toujours envie de faire quelque chose.

    [Vauvenargues] 
    Extrait de Réflexions et maximes


    (Oui, paresser...)


    Benoît Barvin
    « "Ce tatoueur était un ancien fakir". Benoît Barvin in "Pensées échevelées""L'Homme qui rit fut chassé de la conférence du Résident". Benoît Barvin in "Pensées échevelées". »

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