• "En riant ma Belle-Mère me dit que son animal familier était son médiocre mari". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE VENT EMPORTE SOUVENT

    LES MAUVAISES PENSÉES)

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    "Ahahah... Tu as vu comme sa voiture a explosé! 

    Et maintenant, elle flambe... Ahaha... Il ne doit

    plus en rester grand chose de cet idiot"

    https://infinite-paradox.tumblr.com/post/182459694844

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    https://comptoirdudessin.com/

    Commode, l’empereur qui rêvait d’être un gladiateur...

    une conférence passionnante d’Eric Teyssier...

       Invité lors du festival de la biographie à Nîmes, Eric Teyssier, éminent spécialiste de la Rome antique, est venu présenter une biographie de Commode, dernier empereur de la dynastie des Antonins. Petit fils d'un empereur, Antonin le Pieux, fils d'un empereur Marc-Aurèle, fils d'une impératrice, Commode appartient à une véritable dynastie. Commode rêvait de devenir un gladiateur couvert de gloire... de la même façon, Néron, lui, se rêvait acteur de théâtre, et bien sûr, ce faisant, il ridiculisait la fonction.

       On peut s'étonner que ce jeune empereur ait éprouvé une passion pour le métier de gladiateur mais la gladiature était alors, au deuxième siècle de notre ère, un sport national, c'était un fait de société. Les gladiateurs étaient des sportifs entraînés, tout le monde se passionnait, à cette époque, pour les spectacles des amphithéâtres. Les gladiateurs étaient de véritables stars : on les connaissait par différents supports, les lampes à huile, les mosaïques, les statues, les fresques.

       Le public participait aux combats, il encourageait ces héros avec ferveur et enthousiasme... les dames romaines appréciaient beaucoup ces athlètes virils. Dès qu'il accède au pouvoir, âgé seulement de 19 ans, Commode est acclamé : il organise des cérémonies, des jeux, des combats de gladiateurs. Le peuple en est reconnaissant. Mais, influencé par son oncle par alliance et en même temps son beau frère, Lucius Verus, un débauché qui ne s'intéresse qu'aux courses de chars, aux combats de gladiateurs, aux orgies, Commode va peu à peu se laisser entraîner sur la mauvaise pente.

       Il faut préciser que le jeune Commode a dû affronter très tôt des épreuves : la perte de son frère jumeau, un complot qui aurait été organisé en 175 par sa propre mère, Faustine : celle-ci aurait encouragé un général à s'emparer du pouvoir. Mais, ce qui va surtout faire basculer Commode, c'est le complot de sa propre soeur, Lucilla... En 182, Lucilla a voulu tuer son frère. Commode avait épousé une jeune aristocrate, Crispina, et dès lors, Lucilla avait été mise un peu de côté : elle ne l'avait pas supporté.

       Commode sombre alors dans la paranoïa, se replie sur lui-même, se réfugie dans le palais des Quintilii. En 182, les Quintilii soupçonnés de complot avaient été mis à mort sur ordre de l'empereur Commode qui avait confisqué tous leurs biens, y compris leur villa qui sera intégrée aux propriétés impériales pendant trois siècles. 

       Là, c'est l'orgie permanente : il a 300 concubines, et 300 concubins et il est de plus en plus fasciné par la gladiature. Et c'est là qu'il commence à dérailler : il prend de véritables armes contre des adversaires qui ne sont pas armés, ou équipés avec des armes en bois. Evidemment, il gagne toujours et il est applaudi par sa cour de débauchés. Commode devient secutor, l'adversaire du rétiaire. Il finit par croire qu'il est un véritable gladiateur, un secutor... et Commode en vient à se désintéresser des affaires, il abandonne tout à son entourage.

       L'empire part à la dérive, l'empereur n'est plus aux commandes. Seule l'armée reste solide. Commode se prend même pour Hercule : il apparaît sous l'image de ce héros, avec la peau du lion de Némée, avec sa massue... Puis Commode veut descendre dans l'arène du Colisée : l'affiche est belle, mais le combat ressemble à une mascarade face à des gladiateurs désarmés. Le peuple mécontent siffle... 50 000 spectateurs le conspuent. Commode dit alors au chef de la garde prétorienne : "Tuez les tous !"

       Complètement déconsidéré, Commode est, dès lors, isolé. Le 31 décembre 192, l'esclave Narcisse ou un gladiateur chargé de cette mission l'étrangle dans son bain alors qu'il avait survécu à une tentative d'empoisonnement, conséquence d'un complot mené par son préfet du prétoire, Laetus, son chambellan, Eclectus, et sa concubine Marcia. Ceux-ci étaient en effet menacés de tomber en disgrâce et auraient donc décidé de prendre les devants.

       Commode meurt à 31 ans : c'en est fini de la dynastie des Antonins et une époque de troubles s'ouvre alors. Ce n'est pas tout à fait le début de la fin, mais c'est la fin du commencement pour l'empire romain.

    Le blog :

    http://rosemar.over-blog.com/2019/02/commode-l-empereur-qui-revait-d-etre-un-gladiateur-une-conference-passionnante-d-eric-teyssier.html

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    Benoît Barvin

    « "Belle-Mère est un petit mot tout ce qu'il y a de moins charmant au monde". Jacques Damboise in "Pensées gloub"."La ligue des chaussettes dépareillées eut un certain succès". Jacques Damboise in "Pensées contredites". »

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