• "Echange Maître en Sagesse contre Sage Maîtresse". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TA VOLONTÉ NE TE CONDUIRA
    QU'A L'INCONSTANTE PUISSANCE)

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    (Contrairement à ses frères de misère des siècles précédents,
    les esclaves modernes ne portaient pas, directement
    dans leur chair, les stigmates du capitalisme)


    (... il n'en souffraient pas moins)


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    "Pourquoi tu danses pas?
    - Y'a pas d'musique!
    - Si, celle de mon coeur 
    qui ne bat que pour toi...
    - Tu sais y faire, poupée!"

    Cher Casino, 
    merci pour le silence
    Blandine Grosjean 

       Dans le Ve arrondissement de Paris, il existe un endroit où l’on entend le cliquetis des cuillères sur les tasses de café et le bruit du beurre qui grésille dans la poêle. Quand le patron dit « bonjour », ça résonne, et on est obligé de lui répondre. Les habitués sont habitués et ne lèvent plus les yeux de leur livre.

       La première fois, on ne comprend pas tout de suite ce qui cloche. Certains clients ne supportent pas et s’enfuient. Ici, il n’y a pas de « sonorisation ». Les gens boivent, mangent, parlent dans le silence. (...)

       (...) C’est là que j’ai célébré la meilleure nouvelle de la semaine, lue dans Le Parisien. L’enseigne de grande distribution Casino a décidé de couper la diffusion de la radio d’ambiance dans 450 de ses supermarchés. Par souci d’économie, et plutôt que de virer du personnel.

       Deux bonnes actions en une, merci Jean-Charles Naouri (le patron du groupe). « Cette mesure s’inscrit dans un plan de réduction des coûts », explique Casino. « Pour chaque diffusion de morceau, nous payons des droits à la Sacem [Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, ndlr] ».

       Casino dit aussi : « Les gens viennent surtout chez nous pour faire leur courses. » En tout cas, les gens ne vont pas à Casino, ni dans les 300 000 commerces et autres lieux publics qui diffusent le répertoire de la Sacem, pour y écouter de la musique. Enfin, musique, il faut le dire vite. (...) 

       (...) Skyrock à fond les tympans dans les boutiques de vêtements bon marché, Michel Delpech sur Nostalgie au Franprix, de la salsa dans les rues de Carpentras, des sons inclassables sur la plage de Deauville pendant le triathlon, Radio Classique dans les toilettes d’une brasserie chic de Chatelet, Radio Nova dans celles d’un resto de tapas à la mode, des chants supposés sacrés dans une église romane de la côte chalonnaise. Et dans tous les cafés, troquets, kebab... même chez la manucure, BFM-TV ou I-télé.

       Coupez le son, et, affirment les tenanciers de ces lieux, les clients arrêteront de consommer, n’auront même pas envie de franchir la porte. Imaginez le Carrefour de Chalon-sur-Saône sans « musique ». Flippant. Comme une église sans bande-son. Pire, comme un café où on vous entendrait faire pipi. (...)


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    "Y'a quelqu'un?
    Je vous préviens, je suis armé..."


    (Source: from89)

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    Benoît Barvin
    « "Il chantonnait faux dans cette douche qui devint rapidement brûlante, par représailles". Benoît Barvin in "Pensées pensées"."Le fourré aux asticots était le plat préféré de ce gourmet de Mort-Vivant". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet". »

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