• "Echange Fille de mauvaise vie contre Péripatéticienne de bon aloi". Benoît Barvin in "Annonces déclassées"



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    Les Charlots révolutionnaires sans le savoir... qui l'eût cru? Pas nous, en tout cas, dont certains ont entendu cette scie musicale avec accablement... Aujourd'hui, il s'agit d'un chant pré-révolte, celui des Indignés du Monde Entier... Merci qui? Merci "le" France (comme disent les anglo-saxons quand ils veulent faire croire qu'ils parlent notre belle langue)!


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    "Je vous promets du sang et des larmes, sales gueux!
    - Ahaha, elle est bonne!
    - Il est en super forme, le Résident!
    - Ben... Je sais pas s'il plaisante, moi...
    - Oh, toi, t'es qu'un défaitiste!"

    "Ne pas se satisfaire de proclamations, 
    de slogans, d'impostures"
    (Vaste programme)
    Robert Badinter, ancien garde des sceaux 
    (extraits)

       (...) Le droit des victimes est-il devenu une priorité ?

       Rien n'est plus émouvant que le malheur des victimes du crime. Le ressort le plus assuré de popularité est pour un politique de proclamer hautement qu'il est du côté des victimes. Ce qui sous-entend que ses adversaires, eux, sont du côté des criminels: j'ai entendu ce refrain tout au long de la lutte pour l'abolition de la peine de mort, et à chaque fois que je défendais des principes fondamentaux de l'Etat de droit.
       Selon le garde des sceaux, vingt et une dispositions législatives ont été votées en faveur des victimes depuis 2002. Le législateur serait-il devenu à ce point incompétent qu'il lui faudrait sans cesse remettre sur le métier son ouvrage ? Les choses sont pour moi simples : il faut faire tout notre possible pour venir en aide aux victimes d'infractions, les traiter avec sollicitude et respect, il faut prendre en compte leur souffrance et veiller à ce que leurs préjudices soient rapidement et intégralement réparés.(...)

       (...) La délinquance est-elle "revenue en 2009 à son niveau de 1997", après "l'explosion des crimes et des délits" sous la gauche, comme l'indique l'Elysée?

       L'ouvrage met en cause la sincérité des statistiques présentées par l'exécutif. La communication, première préoccupation du gouvernement, fait toujours état d'un chiffre global de "la" délinquance. Or parler d'une hausse ou d'une baisse de la délinquance est aussi trompeur que le serait un indice de "la" maladie. Il n'existe dans la réalité que "des" crimes et délits de nature et de gravité bien différentes, comme il n'existe que "des" maladies aussi diverses que le sida ou la grippe.
       Réunir dans le même indice global le meurtre de vieilles dames ou la consommation du cannabis est une aberration qui ouvre la voie à toutes les manipulations. Il suffit en effet de modifier le mode d'enregistrement des faits criminels ou délictueux, de les pénaliser ou non pour changer les statistiques. Sans doute des améliorations ont été apportées dans ce domaine, mais on entend toujours les responsables politiques se féliciter de la baisse de "la" délinquance, alors que si le nombre de voitures volées diminue grâce à l'amélioration des techniques de sécurité, au même moment, le nombre de personnes victimes d'agressions physiques s'accroît sensiblement. Et comment réunir dans une même appréciation globale le vol de portables avec les agressions de convoyeurs de fonds réalisées par des commandos ? (...)
    Entrevue à lire en intégralité sur:

    "C'est encore loin, l'Europe?
    - L'Eu... quoi?"

    L'Union européenne contre la démocratie ?

       (...) Avec l'épisode du référendum grec – qui n'est pas toujours une marque de démocratie, selon Philippe Vigneron – la crise de la dette révèle, comme le soutient Marc Le Roy, le déficit démocratique des institutions de l'Union européenne. Comment éviter le danger d'un court-circuit des démocraties ? Peut-on sortir l'Europe de l'emprise des marchés ? Oui, écrit Dominique Rousseau. Les marchés ne doivent plus dicter leur loi. Pour cela, il faut élaborer une nouvelle Constitution ! Car nous vivons un moment décisif, ajoute Yves Charles Zarka, un délitement politique contre lequel il faut réinventer l'idéal européen. La crainte des peuples est parfois justifiée, ajoute Pascal Perrineau. Alors, quand les décideurs parlent de "gouvernance", explique Jürgen Habermas, ils ne font que désigner une forme dure de domination politique. Comment peut-il en être autrement, souligneGérard Raulet, l'Europe est antisociale depuis le traité de 2004 et ses pièges. Pour changer la donne, il faut relancer un projet politique positif, martèle Jean-Marie Guéhenno. (si, avec tous ces penseurs, l'Europe ne change pas et ne se couche pas, gentille, la queue remuant doucement, aux pieds des peuples qui n'en peuvent plus, c'est à désespérer des intellectuels, non?) (...)


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    "Maman? Pourquoi y nous z'enferment?
    - Parce que, dehors, on fondrait.
    - De désir?
    - Charles, tais-toi, tu dis n'importe quoi!"
    Après les neiges d'antan
    Hervé Kempf (Ecologie)
       (...) Les bulletins d'enneigement des stations de ski indiquent que la dernière neige est tombée en mars. La saison s'annonce mal – comme de plus en plus souvent. Aussi les stations fourbissent leurs armes, c'est-à-dire des canons à neige, qui vont puiser dans des réserves d'eau rares – la sécheresse a touché aussi les montagnes – tout en consommant moult énergie, provoquant l'émission de 2 à 8 tonnes de gaz carbonique par hectare. Pas question ici de céder à la peur moyenâgeuse, ni de revenir à la bougie… Neige il n'y a pas ? Neige il y aura, foi de progressiste !
       En fait, ce qui se passe dans nos massifs montagneux est une première manifestation du changement climatique. Comme l'a constaté le projet de recherche Scampei sur le climat des zones de montagnes, dont Météo France a publié la conclusion, lundi 28 novembre, "les résultats s'accordent sur une diminution significative de la couverture neigeuse au-dessous de 2 000 m d'altitude dès les prochaines décennies". De son côté, l'Observatoire savoyard du changement climatique observe que "les zones de montagne seront les premières touchées par de longues sécheresses des sols à partir de la moitié du siècle". (...)


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    Benoît Barvin
    « "A Zombieland, le tri des ordures était sévèrement sanctionné". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet""Ce Chancelier de l’Échiquier était nul aux Dames". Jacques Damboise in "Pensées poussives". »

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