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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’INTÉRIORITÉ CONQUÉRANTE
    N'EST PAS L’INTÉRIORITÉ)

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    (Clin d’œil à Cabu)



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    Dessin de Kichka

    Israël : 

    l'extrême droite utilise Charlie Hebdo 
    pour sa campagne électorale

       Malgré les mille questions et paramètres examinés par la rédaction de Charlie Hebdo au moment de choisir la couverture du numéro 'd'après les attentats', il y a fort à parier qu'elle n'avait pas envisagé que cette une puisse devenir un enjeu et un instrument de propagande dans la campagne législative israélienne. Et pourtant.

       Suite aux plaintes de la minorité arabe d'Israël, le fameux exemplaire de l'hebdomadaire français, qui représente le prophète Mahomet arborant la pancarte : "Tout est pardonné", n'a pas été vendu en Israël (sauf en ligne). Réagissant à cette décision et à l'annulation d'une vente spéciale de Charlie Hebdo, Avigdor Lieberman, chef de la diplomatie israélienne et dirigeant du parti d'extrême droite Israël Beiteinou, s'est indigné : "Nous ne laisserons pas Israël devenir un Etat islamique. Nous ne laisserons pas l'islam radical intimider et menacer la liberté d'expression", rapporte la chaîne i24.

       En pleine campagne pour les législatives anticipées qui doivent se tenir en mars, Lieberman a invité les jeunes membres de son parti à acheter des milliers d'exemplaires de la dernière édition du magazine satirique français et à les distribuer devant une librairie de Ramat Gan", près de Tel-Aviv, relate le quotidienHa'Aretz. Mercredi 4 février, la commission électorale a interdit la manœuvre, arguant de ce que la distribution de cadeaux dans un lieu public était interdite pendant la campagne. Qu'à cela ne tienne : le lendemain, M. Lieberman et ses partisans installaient un stand sur un grand boulevard de Tel-Aviv et, affublés d'un bâillon symbolique, ils ont invité les passants à "consulter" le numéro de Charlie Hebdo.

       "Des représentants d'Israël Beiteinou qui se battent pour la liberté d'expression et la démocratie en notre nom à tous ? On dirait que la fin du monde est arrivée", ricane l'actrice arabe israélienne Mira Awad, qui signe une tribune dans Ha'Aretz.


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    Dessin de Tignous paru dans le numéro du 7 décembre 2011 de Charlie Hebdo en pleine polémique face à la pièce Golgotha Picnic (Crédits image : Tignous)
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    Benoît Barvin

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  • °°°
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA GAIETÉ TOUJOURS
    TU PARTAGERAS)

    °°°
    (Sylvandire était une inquiète perpétuelle)


    Original illustration by Nikhil Shinde

    °°°

    (Véritable crochet pour attraper les Grandes
    Entreprises Françaises dans lesquelles
    l'Etat a encore des participations)



    Dormez, braves gens, 
    ils vendent les bijoux du pays...
    Avis aux intéressés

    Mauris DWAABALA

       (...) Mardi (30.09.2014), le gouvernement a annoncé la vente pour 4 milliards d’euros de ses participations dans des grandes entreprises françaises.

       Pour rappel, L’État détient actuellement des parts dans 74 entreprises, comme la SNCF, Air France, Orange ou encore Renault. La valeur totale de ses participations dépasserait 110 milliards d’euros, dont 85 milliards pour les seules entreprises cotées en Bourse (hors PSA Peugeot Citroën). Elles ont rapporté à l’État 4,4 milliards d’euros de dividendes, pour un chiffre d’affaires de 145 milliards. Avec plus de 3 milliards d’euros, c’est le secteur énergétique, par le biais d’EDF et GDF Suez, qui reverse le plus de dividendes à l’État, suivi des industries de défense avec 267 millions d’euros.

       L’explication de cette manœuvre de revente de parts est simple : pour tenir ses engagements d’économies, de réduction de la dette et d’équilibre budgétaire promis dans le cadre européen, l’État gratte dans tous les coins pour que ça rapporte tout de suite. Un gouvernement qui vend au privé les actions qu’il détient chez les opérateurs publics, c’est un gouvernement de droite.

       D’ailleurs, depuis début septembre, l’Agence des participations de l’État (APE), qui gère les actifs publics détenus dans des entreprises, a été confiée à Régis Turrini, un énarque de la promotion 1989, ex « dealmaker » de chez Vivendi qui ne compte qu’en milliards. L’homme doit aller vite pour aligner les zéros et ne pas ternir son CV.

       Le gouvernement escompte donc céder au privé pour 4 milliards d’euros de participations publiques dans le capital d’entreprises. Quatre milliards d’euros pour une stratégie de gains à court terme qui semblait réservée aux traders. Le gouvernement socialiste en fait désormais un nerf de la guerre budgétaire, quitte à se priver définitivement d’une partie des dividendes que la détention de ces parts procure à l’État : 4,2 milliards de revenus en 2013, 3,8 milliards en 2014

       Dans la ligne qui fut celle de Lionel Jospin, François Hollande poursuit donc la liquidation des bijoux de la France. Mieux que des bijoux d’ailleurs, puisque ceux-ci rapportent.

       En effet, La dernière grande vague n’est autre que celle opérée par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-Télécom et celui d’Air-France, privatisé Thomson-Multimédia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Société marseillaise de crédit, RMC, le Crédit Lyonnais, Aérospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d’euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Juppé et Balladur réunis.

       À partir de 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault procède à différentes privatisations partielles :
       Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital.
       Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital.
       Avril 2013 : Arnaud Montebourg (eh ! oui) se déclare en faveur de baisse de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez.
       Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises.
       Juin 2013 : l’État cède 9,5 % du capital Aéroports de Paris pour 738 millions d’euros.
       Novembre 2013 : cession de 4,7 % du capital de Safran, pour environ 900 millions d’euros. L’État détient désormais 22,4 % du capital.
       Janvier 2014 : cession de 1% du capital d’Airbus Group, anciennement EADS, pour environ 450 millions d’euros.

       Aujourd’hui, il s’agirait de la Française Des Jeux, d’Orange, de Rungis...

       Il faut noter de plus que lorsque l’État reste actionnaire, il ne cherche pas à influer sur la stratégie de l’entreprise. Pourtant, avec une participation comprise entre 30 et 40 %, son poids demeure déterminant, surtout si sa participation au capital est importante par rapport au « flottant ». Et même lorsque la part de l’État au capital passe en dessous de 30 % – par exemple, pour Air France-KLM (15,88 %), Renault (15,2 %) ou Orange (13,57 %) , et qu’il perd la maîtrise des décisions du conseil d’administration, en tant qu’actionnaire de référence, il devrait néanmoins constituer un interlocuteur incontournable dans des secteurs stratégiques : énergie, transports, défense, télécoms... Or, bien souvent, les représentants de l’État qui siègent parfois nombreux dans les conseils d’administration restent passifs.

       Bref, jeudi, toute la journée, les Bourses se sont agitées sur les titres de ces entreprises dont l’État veut se débarrasser.


    °°°
    (Les Papillons de l'âme 
    de cette femme, en mal d'amour,
    fuyaient sans demander leur reste)


    Edie Campbell in "Moping About" for Love #12, ph. Drew Jarrett

    °°°
    Luc Desle

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  • ¤¤¤
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE CHEMIN QUE TU SUIS
    EN CONSCIENCE EST LE BON)

    ¤¤¤

    (Dans ce Parti Extrême, le dialogue
    était très sportif)



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    (Cow-boy crétin tout heureux de rencontrer
    un ancien Résident des States)



    La marque Bush revient en force

    SEAN SULLIVAN
    THE WASHINGTON POST
    AFP

       (...) Cinq ans et trois mois après le départ de George W. Bush de la Maison-Blanche, escorté par le mépris de presque tout le pays et de son propre parti, les anciens membres de son gouvernement et de sa famille sont très demandés en cette année d'élections de mi-mandat. Certains groupes et candidats républicains de premier plan sollicitent leur aide pendant que d'autres revendiquent l'héritage de Bush avec un nouvel enthousiasme. Un démocrate fragilisé s'est même récemment dit plus proche de Bush que du président Obama.

       Pour les républicains, cette résurrection est la conséquence d'un "malaise Obama" et du manque de corps d'un Parti républicain sans vrai leader, au sein duquel l'expérience est une denrée prisée.

       "La marque Bush fait un come-back parce que les changements et les temps meilleurs promis par le président Obama ne sont jamais venus", explique Ron Bonjean, un stratège républicain chevronné qui a travaillé au ministère du Commerce sous Bush. "Beaucoup d'Américains ont le sentiment qu'Obama a sérieusement mis à mal l'économie, le système de santé et la politique étrangère, et cela a engendré une forte aspiration à avoir mieux", poursuit-il.

       Le dernier satellite de l'orbite Bush à être entré dans la politique des élections de mi-mandat est son ancienne secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice : elle apparaît dans une nouvelle pub pour le super PAC [organisation privée finançant des campagnes politiques] conservateur American Crossroads, où elle exprime son soutien à Dan Sullivan, le candidat républicain au Sénat en Alaska. (...)

       (...) Jeb Bush, ancien gouverneur de la Floride, frère du 43e président des Etats-Unis et candidat possible à l'élection de 2016, se montre lui aussi davantage depuis le début de l'année. On a par exemple pu le voir dans un spot de soutien à David Jolly, qui vient d'être élu représentant de la Floride.

       Jeb est également un énorme aimant à dollars grâce à son réseau étendu de donateurs, et il envisage de collecter des fonds pour Susana Martinez et Brian Sandoval, gouverneurs du Nouveau-Mexique et du Nevada.

       D'autres candidats au Congrès étalent leurs liens avec la Maison-Blanche de Bush. Ed Gillespie, qui a été l'un des conseillers du 43e président et qui brigue le fauteuil de sénateur de la Virginie, a mis dans sa vidéo de présentation des photographies les montrant ensemble. Confronté à une course difficile dans un district conservateur de Virginie-Occidentale, le représentant démocrate Nick Rahall a récemment déclaré au journal The Hill qu'il avait "probablement soutenu davantage George Bush que Barack Obama". (...)

       Les sondages montrent qu'une grande partie de la population continue à rendre l'ancien président responsable des difficultés économiques du pays. Il serait donc une cible de choix pour les attaques démocrates dans une bataille présidentielle. En revanche, dans des batailles de mi-mandat impliquant des électorats plus restreints qui tendent de plus en plus à considérer Obama comme une source de problèmes, l'héritage Bush peut être un atout.

       Mais George W. Bush n'a pas encore fait d'apparition de campagne, même si les sondages de l'année dernière montraient que sa cote de popularité remontait. Depuis qu'il a quitté ses fonctions, il est volontairement resté discret : il a été en grande partie absent de la campagne de 2012 et ne devrait pas jouer un rôle important dans celle de cette année. Pourtant, si être associé à l'ancien président a été un handicap politique tout de suite après la fin de l'ère Bush, en 2009, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

       Obama s'est présenté en 2008 comme l'anti-Bush, comme un leader compétent capable de faire à nouveau avancer le pays et de clore une époque considérée par beaucoup d'électeurs comme une page désastreuse de l'histoire de l'Amérique. En 2014, vu l'impopularité du président, se présenter comme l'anti-Obama est devenu la principale stratégie de campagne des républicains.

       Il est clair qu'il y a aujourd'hui de la place sous la tente du Grand Old Party pour un nom qu'il a un moment été interdit de prononcer. (...)


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    "Je n'aime pas la femme au chapeau de cheveux.
    Elle fait trop sa belle"
    Freud junior.



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    Benoît Barvin

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    Pensées pour nous-mêmes:


    (N'OUBLIE PAS DE METTRE SUR TA LANGUE,

    QUI S'AGITE, QUELQUES IDÉES)

    ***

    "Allez, prends ma main!
    - Mais... Mais t'es Grec!
    - Oui, et alors?
    - Alors t'as les mains percées,
    tu vas me laisser tomber..."
    (Sueurs Froides. Hitchcock)

    La vie aussi noire qu’un polar
    Julian Borger

       (...) Un tueur en série écume les riches banlieues d'Athènes en choisissant ses victimes de façon très particulière : ce sont toutes des riches Grecs qui n'ont pas payé leurs impôts. On retrouve leur cadavre au milieu des ruines de la ville antique, après qu'elles aient été empoisonnées à la cigüe, comme Socrate.

       La Grèce, qui en voit actuellement de toutes les couleurs, connaît une recrudescence de la criminalité mais ces horreurs-là sont pour l'essentiel de la fiction. Elles constituent l'intrigue d'I Pairaiosi (Le Règlement), le dernier roman de Petros Markaris, qui se vend comme des petits pains. Dans son pays, l'auteur combine le rôle d'auteur de thriller et de commentateur social et est devenu l'une des voix les plus citées depuis la crise. Les meurtres du livre trouvent un très fort écho auprès d'un lectorat furieux vis-à-vis d'une élite championne de la fraude fiscale dont l'incapacité a contribué à mettre le pays à genoux. (...)
       (...) Comme l'inspecteur Costas Haritos, le héros-narrateur, nombre de lecteurs sont déchirés entre le dégoût et l'admiration sournoise pour le meurtrier, qui s'est baptisé le Percepteur et exige de l'argent pour remplir les coffres du pays. Le tueur rencontrait une telle sympathie auprès du public que Markanis a jugé prudent de préciser en quatrième de couverture : "Attention : ce roman ne doit pas être imité."

       "Je voulais raconter comment cette crise s'est vraiment produite et comment elle affecte les gens ordinaires", explique-t-il lors d'un entretien dans son appartement d'Athènes. La littérature policière est selon lui la meilleure forme de critique sociale et politique parce qu'une grande partie de ce qui se passe en Grèce en ce moment est criminel.
       "Le titre signifie en grec ancien la fin de la vie, le règlement des comptes de la vie, déclare-t-il. Mais en grec moderne, il désigne une méthode de perception de l'impôt : en échange d'un paiement à l'administration fiscale – un règlement – l'Etat accorde l'amnistie aux gens qui n'ont pas payé leurs impôts. (...)
    Suite sur:

    ***
    "Maîtresse... Je ne voterai plus 
    pour un faux Résident... Pitié...
    - Trop tard, sale rat. A présent, apprête-toi
    à subir mon courroux."
    « La dompteuse » in « Die Jugend » 1910

    (Madame la France de Droite ne rigolait pas avec les traîtres)

    ***
    Hollande élu : quand une certaine France 
    de droite pète les plombs...
    Philippe David est cadre dirigeant, 
    travaillant à l'international. 

       (...) Pour dire clairement les choses, je n’ai pas voté pour François Hollande au second tour mais les choses que je vois, lis et entends, entre autre sur les réseaux sociaux, sont tellement dégoûtantes et contre productives qu’il est impératif de tirer le signal d’alarme.

       Tout a commencé avec le recours en annulation grotesque de Maryse Joissains-Masini, recours heureusement rejeté par le Conseil Constitutionnel, faisant suite à une vidéo dans laquelle l’intéressée s’était définitivement décrédibilisée en ayant pour principaux arguments que « François Hollande n’a pas la prestance d’un Président » et « qu’il agite ses petits bras de manière extrêmement ridicule ». Inutile de dire que les choses commençaient en volant très haut et, qu’à défauts d’avoir de petits bras qui s’agitent, d’autres ont les neurones en détresse chronique…
       Les choses ont continué avec l’éviction de RTL de Pierre Salviac qui avait tweeté en parlant de Valérie Trierweiler : “A toutes mes consœurs, baisez utile, vous avez une chance de vous retrouver première Dame de France”. Tout le monde appréciera la délicatesse du propos et comprendra la réaction de Jacques Esnoult, le patron de RTL, de virer Salviac.

       Là pas du tout, c’est Valérie Trierweiler qui est mise en accusation d’avoir fait virer l’intéressé alors que le fait de traiter de « pute », car c’est bien de ça qu’il s’agit, ad nominem une personne vaudrait un licenciement en faute grave ou en faute lourde à tout salarié travaillant dans n’importe quelle entreprise de France ou de Navarre. Le fait que Pierre Salviac soit, comme Nadine Morano, atteint du « syndrome d’incontinence Twittesque » ne peut être imputé ni à Valérie Trierweiler, ni à Jacques Esnoult ni à François Hollande…

       Depuis, les rumeurs enflent sur les réseaux sociaux. Ce matin, toujours pour parler de RTL, on apprend « qu’à compter du 15 mai, Laurent Gerra aura l’interdiction d’imiter François Hollande à l’antenne ». Inutile de dire qu’en lisant cela, je me suis posé des questions sur la santé mentale des gens ayant partagé cette « information » et comment quiconque avait pu faire courir une rumeur d’une débilité aussi crasse. Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’on n’imagine pas l’imitateur le plus populaire de France ne pas imiter le président de la République pendant cinq ans (l’écoutant tous les jours François Hollande en a d’ailleurs pris pour son grade, comme tous les autres, depuis le début de la semaine) ensuite parce que, pour avoir rencontré une fois Laurent Gerra, celui-ci est un homme libre qui, je n’en doute pas, mettrait triple dose à l’antenne à celui ou celle qui exercerait des pressions sur lui.(...)


    ***
    "Maigrir? Ca veut dire quoi?"

    Le docteur Dukan radié 
    de l'Ordre des médecins

       (...) Le docteur Pierre Dukan, auteur à succès d'une méthode controversée pour maigrir, a été radié à sa propre demande de l'Ordre des médecins.

       Le Dr Dukan y était inscrit en tant que médecin retraité depuis octobre. Il a demandé sa radiation le 19 avril sans donner de motif. Cette radiation n'éteint pas les deux procédures disciplinaires engagées par l'Ordre des médecins, national et départemental de Paris, qui lui reprochent d'avoir manqué de prudence dans ses propos, de faire sa promotion personnelle et d'exercer la médecine comme un commerce.
       Le Dr Dukan pourra continuer à utiliser son titre de docteur pour ses communications.
       Auteur d'une méthode de régime à succès de type « hyperprotéiné », critiquée pour les déséquilibres alimentaires qu'elle peut entraîner, le Dr Dukan a suscité la polémique en proposant d'instaurer une option « anti-obésité » au bac, avec un système de points si on reste dans une fourchette de poids normal entre la première et la terminale. L'Ordre s'est inquiété des répercussions néfastes potentielles d'une telle proposition auprès d'adolescents fragiles en particulier sur les jeunes filles déjà en surpoids ou au contraire à tendance anorexique. (...)


    ***
    "Mais enfin, mon Amour, pourquoi m'interdire 
    de porter des pantalons?
    - Parce que seul un homme sait 
    comment mettre ses mains
    dans les poches, voilà pourquoi..."

    Glenn Ford & Gloria Grahame, in ‘The Big Heat, 1953.

    (Inutile de dire que cette interdiction fit beaucoup
    dans l'interruption brutale de leur brûlante idylle)

    ***
    Luc Desle

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  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (QUAND ON TE LOUE, 

    SACHE QUE C’EST BABINES RETROUSSÉES)
    +++

    "M'enfin! On ne crache pas ainsi sur le Résident!
    - C'est lui qui a commencé"

    « Casse toi pôv’ con » : 
    le récit (imaginaire) 
    de l’homme insulté par Sarkozy

    Cerise Simet (journaliste)


       (...) Il s’appelle Yves Bouvière, il a 69 ans. Cet homme, aujourd’hui garde forestier au domaine de Chambord, est celui à qui Nicolas Sarkozy a lancé son « casse-toi pôv’ con » – en réponse à un « touche-moi pas, tu me salis » – au Salon de l’agriculture, le 23 février 2008.
       Jusqu’à ce jour, Yves n’avait jamais accepté de dévoiler son identité. Aujourd’hui, il explique à Rue89 n’avoir pas supporté que le Président dise de lui, le 6 mars dans « Des paroles et des actes » sur France 2, qu’il n’avait « pas un physique agréable » :
       « Il ne faut pas exagérer tout de même, il m’insulte et puis (...) il remet ça en disant que je ne suis pas beau. »(...)
       D’après le témoignage d’Yves, son vif échange avec Nicolas Sarkozy n’avait rien de spontané : tout était organisé par l’Elysée.
       Ce qui devait être une opération de communication destinée à faire passer le Président « bling bling » pour un chef d’Etat plus proche du peuple – et doté d’un solide sens de la répartie – a tourné au fiasco.
       Selon nos informations, le scénario initial prévoyait que Nicolas Sarkozy, face à un agriculteur qui refuse de lui serrer la main, prononce quelque chose comme « une poignée de main est pourtant décisive pour juger un homme » ou « mieux vaut un mauvais caractère que pas de caractère du tout ». La scène aurait dû être filmée par toutes les caméras de France mais le résultat est celui que vous connaissez. (...)

    Suite de l'invraisemblable scénario 



    (Mais ce détournement, lui, il est vrai...
    et drôle. Merci laseptiemewilaya)

    +++
    "Comment ça on n'a pas le droit d'apprendre à piloter?
    Vous avez quelque chose contre les femmes
    d'Azerbaïdjan, peut-être?"
    L'Azerbaïdjan, 
    le terrain d’atterrissage 
    secret d’Israël

       Les responsables américains pensent que les Israéliens ont obtenu l’accès à des bases aériennes en Azerbaïdjan (ils n'ont donc pas de moyens techniques pour le savoir? Hum...) . Cela les rapproche-t-il d’une guerre contre l’Iran?
       (...) En 2008, l’assistant chef de mission de l’ambassade américaine à Bakou, Donald Lu, avait envoyé au quartier général du département d’État à Foggy Bottom un câble titré «La symbiose discrète de l’Azerbaïdjan avec Israël». Ce mémo, publié plus tard par Wikileaks, cite le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev décrivant la relation de son pays avec l’État juif comme un iceberg. (...) 
       (...) Pourquoi cela importe-t-il? Parce que l’Azerbaïdjan se situe stratégiquement sur la frontière septentrionale de l’Iran et parce que selon plusieurs sources de haut rang à qui j’ai parlé au sein du gouvernement américain, des responsables de l’administration Obama pensent aujourd’hui que la partie «immergée» de l’alliance israélo-azerbaïdjanaise, la coopération militaire entre les deux pays, augmente les risques d’une attaque israélienne sur l’Iran.
        En particulier, quatre diplomates et officiers de renseignement de haut rang disent que les Etats-Unis estiment désormais qu’Israël a récemment obtenu l’accès à des bases militaires à la frontière nord de l’Iran. Pour quoi faire exactement, cela n’est pas clair. «Les Israéliens ont acheté un terrain d’atterrissage», m’avait dit un responsable de l’administration Obama au début du mois de février. «Et ce terrain d’atterrissage, c’est l’Azerbaïdjan.» (...)
    Suite sur:

    +++
    "Ben non, ch'suis pas
    Strauss-Kahnnien.
    Pourquoi cette question?"
    Strauss Kahn 
    et le "matériel" féminin
    Michela Marzano 

       (...) Qui est vraiment Dominique Strauss-Kahn ? Après des mois de conjectures et d’interprétations, les premiers éléments objectifs pour comprendre l’anthropologie de cet homme font surface. À en croire les procès-verbaux de sa garde à vue, la conception que DSK se fait des rapports sexuels n’est pas tout à fait la même que celle des libertins, contrairement à ce qu’il a toujours affirmé.
       Les femmes, plus que de simples "objets de désir" ne sont pour lui que des "bouts de viande". Mis en examen pour proxénétisme dans le cadre de l’affaire sur les parties fines à l’hôtel Carlton de Lille, l’ancien directeur du Fonds monétaire international a affirmé "n'avoir jamais eu la moindre conscience que certaines femmes rencontrées" pouvaient être des prostituées. 
       Mais les procès-verbaux laissent entrevoir une autre vérité, faite de milliers de SMS et de périphrases où l’on parle de mystérieux "cadeaux". Une vérité faite de "copines", de "filles" et de "petites" qui se transforment, comme par magie, en "matériel". "Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) le 4 juillet ?" ou encore "Qui auras-tu dans tes bagages ?" (un vibro vivant? Chouette!). Les escort-girls ne manquaient pas, dans les fêtes et les rencontres organisées par Strauss-Kahn et Fabrice Paszkowski [un industriel et ami de Strauss-Kahn]. Au point qu’il aurait été trop long de toutes les désigner par leur prénom. Il suffit de trouver un bon synonyme. L’important est de se faire comprendre. (...) 


    Suite sur:


    +++
    (Journalistes - de droite mais sans étiquette - 

    recueillant la parole emmiellée 
    du candidat à la Résidence perpétuelle)
    "L'est crop fort!
    - j'l'aime!
    - super génial!
    - caca zocialistes..."
    (etc)

    +++
    UN ÉLU PS SAISIT LE CSA 
    POUR COMPTABILISER 
    LES JOURNALISTES DE DROITE
    (y'en a trop, de toute façon)
     Grégoire Fleurot

       (...) LES ÉDITORIALISTES SONT-ILS DES POLITIQUES comme les autres? Si l’UMP a été la première à soulever cette question dans la campagne, c’est aujourd’hui au tour du PS de riposter: Jérôme Impellizzieri, un conseiller régional socialiste, a saisi jeudi 29 mars le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) afin qu'il se penche sur le temps de parole d'éditorialistes«proches de la droite».
       Une démarche qui répond directement à celle de Geoffroy Didier, conseiller régional UMP d'Ile-de-France, qui avait saisi deux semaines plus tôt le CSA sur «l'éventualité de comptabiliser, dans le temps de parole» du candidat socialiste François Hollande, «les interviews politiques d'Audrey Pulvar dans les médias audiovisuels». La question du temps de parole de la journalistede France Inter et de France 2, par ailleurs compagne d'Arnaud Montebourg, fait débat depuis plusieurs mois. Elle avait été suspendue d'I-télé lorsque son compagnon concourait à la primaire socialiste, et a plus récemment eu de vifs échanges avec Jean-François Copé sur le plateau de l’émission «On est pas couché», où ce dernier avait mis en doute la partialité d’Audrey Pulvar.
       Geoffroy Didier avait expliqué dans la demande au CSA: «Je considère curieux qu'une journaliste qui s'est affichée devant des caméras lors d'un meeting socialiste, une rose à la main, puisse prétendre interviewer de manière équitable les candidats à l'élection présidentielle dans la mesure où son engagement pour l'un d'entre eux est publiquement assumé.»(ben, ça s'appelle le principe de déontologie, je crois) (...) 
    lire sur:


    +++
    Luc Desle

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