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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'ANIMAL QUI EST EN TOI
    POURQUOI LE MANGES-TU?)

    +++

    "Un végétarien!
    - Où ça? Où ça?"


    Le changement de régime, 
    c’est maintenant

       (...) (A)ujourd’hui, l’enjeu n’est pas un accès à la viande, mais à une alimentation équilibrée, où se mêlent joyeusement fruits et légumes. Si l’épidémie d’obésité était due à un abus de haricots verts, cela se saurait.

        L’enjeu, c’est aussi de trouver des solutions à la crise climatique. Or, nos steaks et nos poulets sont responsables de 18 % des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Des scientifiques, parmi lesquels Tony McMichael et John Powles, précisent qu’il suffirait de réduire de 10 % notre consommation de viande rouge pour changer cela. (...)

       (...) Dernier point : si le monde a faim, la faim justifie-t-elle tous les moyens ? En France, on « élève » chaque année un milliard d’animaux. 920 millions de volailles, 25 millions de cochons, 19 millions de vaches, 8 millions de moutons qu’il faut nourrir… et abattre. Un porc d’élevage intensif, c’est un nouveau-né de 100 grammes, qui franchit en six mois la barre du quintal. Et que mange ce cochon ? Des végétaux… que nous cultivons intensivement, parfois à coup d’OGM. Résultat, il faut quatre calories végétales pour produire une calorie de porc.

        Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, prévoit que, d’ici à 2050, 1,45 milliard de tonnes de céréales seront utilisées chaque année pour l’alimentation animale. Pourtant, elles permettraient de satisfaire les besoins alimentaires de 4,5 milliards de personnes. Alors les végétariens ont raison de nous secouer et de nous inciter à passer du champ à l’assiette sans détour par la case élevage. Et surtout de penser nos problèmes autrement, pour trouver des solutions nouvelles. (...)

    +++

    "Bile... heu... Billevesées!"


    Crise de l’euro et lutte de classe
    Bernard Teper
    Co-animateur du Réseau Education Populaire.

    Auteur avec Michel Zerbato de 
    « Néolibéralisme et crise de la dette ».

    Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme 
    « Contre les prédateurs de la santé ».

       (...) Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, l’introduction de l’euro lors du traité de Maastricht en 1992, réalisée volontairement entre des économies divergentes d’une part et trop inégalitaires d’autre part et sans aucun transfert budgétaire pour compenser la croissance des inégalités économiques, était la pire des choses. 
       
       L’euro dans ces conditions a été un terrain de jeu pour la finance internationale, pour l’enrichissement de la bourgeoisie internationale au détriment des peuples, c’est-à-dire des couches populaires et des couches moyennes intermédiaires, appelées à chaque accentuation de la crise à éponger les dégâts causés par la bourgeoisie internationale dans la spéculation la plus débridée possible.
       
       Le démarrage du processus d’extinction de la démocratie réelle dès le traité de Rome (voir la fin du discours de Pierre Mendès-France du 18 janvier 1957) pour empêcher les peuples - c’est-à-dire les couches populaires (pour la France, 53% de la population au travail ou ayant travaillé) et les couches moyennes intermédiaires (pour la France, 24% de la population au travail ou ayant travaillé) - de s’opposer aux différents coups d’Etat prévus contre les démocraties européennes, l’organisation de la prééminence de la concurrence libre et faussée, du libre-échange dès l’Acte Unique européen en 1986, puis l’abandon par les Etats membres de la souveraineté monétaire au profit du gouvernement des juges de la Banque centrale européenne (BCE), tout cela menait à la confrontation finale.

       Karl Marx développait déjà en son temps l’idée que la direction capitaliste s’appuyait pour régner sur l’exploitation et la domination. L’exploitation était due à l’accaparement toujours plus important d’une partie du travail produit par les salariés à des fins liées uniquement aux intérêts de la bourgeoisie dominante (aujourd’hui pour la spéculation internationale de la bourgeoisie internationale ). 
       Il en résulta en France, à partir du tournant néolibéral de 1983 consécutif à la crise de 1982, le processus de déformation du partage de la valeur ajoutée. Cette déformation du partage de la valeur ajoutée procure à la bourgeoisie internationale française plus de 180 milliards d’euros par an en sus de ce qu’elle aurait eu si la répartition des richesses était restée celle qui prévalait en 1982. La domination, quant à elle, est multiforme. (...)

    Suite, très précise, à lire sur:

    +++

    (Joueurs Palestiniens pauvres jouant, pour de vrai,
    faute de moyens...)


    En Israël, les touristes peuvent 
    passer leur vacances à "tuer" des terroristes
    Anna Benjamin

       (...) Les touristes pour qui les lieux saints d'Israël ne procurent pas assez de sensations peuvent apprendre à devenir des militaires israéliens pendant leurs vacances. Caliber 3, un camp de tir à Gush Etzion, au sud de Jérusalem, en Cisjordanie, dispense depuis 2007 des cours d'antiterrorisme.

       Ces formations de deux heures sont assurées par d'anciens membres des unités d'élite de l'armée israélienne. Leur mission : apprendre aux touristes à tirer avec une arme, à construire un plan de défense contre l'ennemi ou à gérer une attaque terroriste et une prise d'otages.

       "Nous combinons ainsi les valeurs du sionisme avec l'excitation et la jouissance du tir (jouissance!!!), qui rend l'activité plus significative", est-il expliqué sur le site Internet du camp d'entraînement. "Du fait de notre connaissance de ce programme de tir, les participants vivent un apprentissage différent et très original qui ne peut être expérimenté nulle part ailleurs, sauf sur le champ de bataille", ajoute-t-il. (...)

       Ce que le Times d'Israël qualifie de "tourisme sioniste extrême" est, selon ce site,"la tendance du tourisme israélien la plus chaude de l'été". "Le fait que l'attraction touristique soit située au-delà de la Ligne verte [qui sépare Israël et la Cisjordanie] ne fait qu'intensifier le plaisir pour les visiteurs, qui sont souvent déçus lorsqu'ils sont informés par leurs guides qu'ils ne sont pas en danger", explique le YNet News. (explique...)

       Les touristes pratiquent le tir sur des cibles en carton appelées "terroristes", selon le même site israélien. "Shay, le guide du camp, fait la démonstration de la meilleure façon d'attraper un assaillant et présente une grande variété de fusils et de ceintures d'explosifs", ajoute-t-il. Ce guide aurait fait partie du commando qui a mené l'opération d'Entebbe, lors de la prise d'otages d'un vol Air France en 1976."Effet garanti sur l'auditoire", conclut YNet news. 

       Les plus jeunes touristes sont également invités à s'essayer à la guerre. Michel Braun, 40 ans, est venu de Miami avec ses enfants : "Cela fait partie de leur éducation, (...) afin qu'ils sachent d'où ils viennent, et bien sûr avoir un peu d'action." Brian, un adolescent de 14 ans, un faux pistolet à la main, s'entend dire par le guide : "Ta maman ne sera pas là pour te protéger, donc conduis-toi comme un homme. Es-tu prêt à attraper un terroriste ?" "Oui, je suis prêt", rétorque Brian. A la fin de leur journée, chacun obtient un diplôme indiquant qu'ils ont "complété un cours de tir dans une base en Israël". (...)

    A lire sur:

    +++

    "Quoi, mon coeur? Qu'est-ce qu'il a mon coeur?
    Il est trop gros, peut-être?
    Le coeur des femmes ne l'est jamais assez,
    malotru!"


    Instantané des coulisses de "Miss Large", le 18 juin à Beer-Sheva, en Israël.
     Le concours était destiné à des mannequins pesant au moins 80 kilos. 
    (AFP PHOTO/MENAHEM KAHANA)


    +++
    Benoît Barvin

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  • £££
    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE METS JAMAIS TES PAS DANS CEUX DU GRIZZLI)

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    "Aux pieds, Madame Le France!
    Et plus vite que ça,
    scrogneugneu..."
    100000v.wordpress.com  (c) Disney

    2007-2012 
    La satellisation de la France
    COMAGUER

       (...) L’année 2011 et les débuts de 2012 ont constitué une éclatante confirmation de la satellisation de la France par le bloc anglo-saxon, Etats-Unis en tête. Le mandat de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa s’achève et tous les actes de la diplomatie française en particulier depuis l’arrivée au gouvernement de l’ancien militant d’Occident, Gérard Longuet et de l’ex-Premier Ministre « droit dans ses bottes » expression empruntée aux officiers de cavalerie d’ancien régime dressés à charger l’ennemi sabre au clair, confirment que la France s’est rangée comme le satellite le plus zélé du bloc anglo-saxon. (...) 
       (...) Bien sûr les grands médias français qui pour la plupart sont contrôlés financièrement par des marchands d’armes s’efforcent d’entretenir l’illusion que la France décide librement de sa politique internationale voire même qu’elle mène le combat du bloc atlantico-anglo-saxon. Ce travail lui est facilité par le marchand d’illusions que ces marchands d’armes ont largement contribué à porter temporairement au sommet de l’Etat.
       Pareil commentaire pourrait paraître excessif s’il ne s’alimentait de faits nombreux et convergents.
       - Sur la Libye : A l’exception des organes français de propagande personne ailleurs n’ignore que les opérations militaires contre le régime libyen ayant conduit à son renversement et à l’assassinat du chef de l’Etats ont été conduites par l’appareil militaire étasunien, dans et hors l’OTAN , qui a assuré leur coordination globale et vient de prendre pied directement sur la sol libyen apportant dans ses bagages un chef d’Etat un peu falot ( mais on ne lui demandera pas d’être énergique) et qui a l’immense mérite d’avoir la double nationalité libyo-étasunienne et d’être un expert pétrolier.
       - Sur l’Afghanistan : l’annonce d’un retrait futur des troupes françaises a suivi de quelques heures la même annonce faite par Obama et la France comme les Etats-Unis restera présente sur place pour former et encadrer les très nombreux supplétifs afghans dont les soldes n’ont guère de chance de provenir des fonds d’un budget officiel national afghan qui reste celui d’un des pays les plus pauvres du monde.
       - Sur la Côte d’Ivoire : Les Etats-Unis ont laissé la France organiser le coup d’Etat militaire contre le Président Gbagbo pour installer à sa place un homme formé à Washington aux disciplines économiques les plus rigoureuses du néocolonialisme. Les derniers développements de la situation ivoirienne font apparaitre un certain mécontentement des Etats-Unis qui trouvent que le nouveau régime mis en place « manu militari » par la France qui leur a affirmé péremptoirement qu’elle avait la situation bien en main ne semble pas capable de créer un climat assez apaisé pour être « propice aux affaires ». Une redistribution des cartes est à l’étude à Washington. (...)

    Lire sur:

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    "Non, Mademoiselle, nous vous rassurons.
    Il n'y a que les bérets verts qui nous débectent"
    L’art de la guerre : 
    L’Anonyme Assassinats d’état
     Manlio Dinucci

       (...) Ils suscitent une condamnation unanime, ces killers des bandes criminelles qui, s’ils sont découverts, sont punis de la peine capitale ou de la prison à perpétuité. Quand par contre c’est l’Etat qui les envoie, ils sont communément considérés comme légitimes et récompensés pour leurs mérites. 
       C’est le cas des killers professionnels des forces spéciales étasuniennes. Nées Bérets verts (Green berets), officialisées par le président démocrate Kennedy en 1961 et employées dans la guerre du Vietnam, les forces spéciales furent promues par le républicain Reagan, qui en 1987 constitua à cet effet un Commandement des opérations spéciales, le Ussocom. Après avoir été utilisées par le républicain Bush dans la « guerre globale au terrorisme » surtout en Afghanistan et en Irak, elles sont à présent, avec le démocrate Obama, en train de prendre une importance ultérieure. 
       Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, au lieu de 60 il y a deux ans. C’est la Communauté d’intelligence, formée par la Cia et 16 autres organisations fédérales qui décide et planifie les opérations.
       En Afghanistan - confirment des fonctionnaires du Pentagone interviewés par le New York Times - les forces conventionnelles étasuniennes diminueront en 2013 leur rôle de combat, « dont la responsabilité passera aux forces pour les opérations spéciales », qui « resteront dans le pays bien au-delà de la fin de la mission OTAN en 2014 ». 
       Leur tâche sera de « faire la chasse aux leaders des insurgés, les capturer ou les tuer, et entraîner des troupes locales ». Sera créé un commandement ad hoc des opérations spéciales, dont les unités seront organisées en une nouvelle « Force d’attaque en Afghanistan ». Ce qui va être adopté dans ce pays sera un « modèle » pour d’autres. ( ça promet...) (...)

    Lire sur:

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    "Tu ne trouves pas que ça manque de lumière, ici?
    - C'est plus intime comme ça, non?"
    Barry Lyndon

    Gardons l'esprit 
    universaliste des Lumières
    (Yeah!!!)

    Valéry Rasplus
    Essayiste et sociologue, rédacteur en chef adjoint 
    et membre du comité de rédaction de la revue 
    "Des lois et des hommes" (Mazette!)

       (...) En décembre 1783, en plein Aufklärung (le siècle des Lumières en Allemagne), une controverse éclatait au sein du périodique Berliniche Monatsschrift: "Qu'est-ce que les Lumières? Cette question, qui est presque aussi importante que de savoir ce qu'est la vérité, devrait commencer par trouver une réponse avant même que l'on entreprenne d'éclairer".
       Un an plus tard, en décembre 1784, Emmanuel Kant proposait, en guise de réponse, une clé explicative: "Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique. Réponse à la question: qu'est-ce que les Lumières?". Son introduction contenait une puissante idée directrice:
       "Les Lumières, c'est la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d'un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s'en servir sans la conduite d'un autre. Sapere aude! Aie le courage de te servir de ton propre entendement! Voilà la devise des Lumières". (...)

    Suite à lire sur:

    £££

    "L'esprit des Lumières? Désolé, mais moi, 
    j'ai toujours travaillé dans l'ombre, alors...
    Ahaha!!!"


    (Ce bourreau reçut le Premier Prix de la Blague Ringarde)


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    Benoît Barvin (et Blanche Baptiste)

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SUR TA ROUTE LES LIÈVRES ET LES TORTUES 
    FOURMILLENT. ÉVITE-LES)

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    "Pa' Y'a l'Résident qu'a oublié l'parachute!!!!
    - Mais non, c'est mon ami, jamais il ne ferait ça"
    Yogi l'ours Eric Brevig (E.U 2009 - Animation )

    Sarkozy lâche la peau de l'ours des Pyrénées

    ENVIRONNEMENT. Il y a deux victimes principales du passage de Nicolas Sarkozy dans l'Ariège hier mardi 17 janvier. L'association des amis de l'Ours qui l'ont pressé avant sa venue de décider du lâcher d'un nouveau plantigrade dans les Pyrénées. Et l'ours lui-même qui, avec seulement 20 ou 25 congénères répertoriés dans ces montagnes, ne saurait, selon les écologistes, y survivre longtemps.

    ¤¤¤

    "Youhou... Je suis une nouvelle sorte de salade...
    Moins chère, plus goûteuse et...
    - Chérie, je t'ai reconnue! Et je te connais par coeur"

    La guerre de la salade est déclarée
    Mathieu Bruckmüller 

       ECONOMIE - Les producteurs asphyxiés par la chute des prix sont entrés en rébellion...

      (...) Depuis vendredi dernier, ils ont décidé de ne plus vendre leur marchandise tant qu’ils ne pourront pas obtenir des prix qui couvrent les coûts de production. Et la tactique semble avoir porté ses fruits. Le jour même, les prix ont bondi à 25 centimes par unité, avant d’atteindre le seuil des 30 centimes lundi. Mais la bataille est rude. Tous les moyens de pression sont bons. Quand ce ne sont pas les menaces de se fournir directement en Italie ou en Belgique, «ils (les intermédiaires et les Grands Groupes?) achètent la marchandise au compte-goutte pour voir si nous allons lâcher du lest», rapporte Eric Testud, maraîcher à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, l’un des départements producteur de salade avec le Vaucluse, le Gard et les Pyrénées-Orientales. (...) 
       (...) Concrètement, deux facteurs principaux expliquent la chute des prix enregistrée ces dernières semaines. Premièrement, un climat anormalement doux au début de la saison, en octobre, qui a accéléré la croissance de la récolte. Résultat, une concentration de l’offre sur une période trop courte. Le froid de ces derniers jours est le bienvenu et pourrait permettre une légère remontée des prix.
       Deuxièmement, la profession fustige les intermédiaires, qui sont toujours à la recherche du prix le plus bas (ben... c'est un peu le fonctionnement du fameux libéralisme économique, quand même...) . «Les producteurs doivent arrêter de servir de paillasson. Ils ont le droit de vivre correctement», fulmine Angélique Delahaye. Surtout que dans le même temps, le prix des salades est toujours le même dans les rayons. Cherchez l’erreur. «La grande distribution ne joue pas le jeu» (Oh Mon Dieu, ils ne sont là que pour faire du fric en mentant à leur client! Je savais pas...) , tempête Claude Rossignol, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône. Au lieu d’une baisse des prix en faveur des consommateurs, Angélique Delahaye plaide plutôt en faveur d’un partage de la valeur ajoutée plus équitable (jolie formule...) entre les différents acteurs de la filière pour assurer sa pérennité. (...)
    ¤¤¤

    "Mais, Bon Sang, t'as pas vu le banc de sable? T'es sûr?"


    Le naufrage du Costa Concordia affole l'Italie
    Flora Zanichelli

       (...) l'affaire du Costa Concordia est depuis le début, une joute entre bons et méchants, victimes et coupables. En Italie, les médias sont ainsi devenus juges avant les magistrats. Ce comportement a agacé de nombreux Italiens. Un blogger du Fatto quotidiano, Enzo di Frenna, publiait une note interrogative :
       « Y a-t-il déjà une sentence sur Schettino ? » en justifiant : « Schettino n'est pas un héros, sinon il serait descendu en dernier du navire. C'est un délit et il paiera », avant de qualifier d'aberrant la capacité du pouvoir médiatique « à lyncher une personne seulement parce qu'elle est faible » (ben, justement, c'est plus facile. Par contre, lyncher les grands groupes financiers, par exemple..., ça...). »
       Il aura aussi fallu attendre quatre jours pour avoir le point de vue de l'équipage, largement incriminé par les passagers pour leur incapacité à gérer la situation. Le personnel du Concordia laisse d'ailleurs actuellement libre cours à sa rage sur un groupe Facebook : « Costa crociere cruise staff or crew members ».(...) 
       (...) Dans la Péninsule, le naufrage du Costa Concordia a suscité une grande émotion. Parce que l'accident a eu lieu le long des côtes italiennes et qu'il a fait plus de dix morts et encore une quinzaine de disparus en premier lieu ; mais aussi, inconsciemment, parce que les croisières sont un point fort du tourisme italien. (...)

    ¤¤¤

    "Finalement, le chômage, c'est pas si mal... Ici"

    «SI ON S’ENGAGE SUR 5% DE CHÔMEURS 
    ET QU’À L’ARRIVÉE IL Y EN A 10...»
    Jean-Marie Pottier

       (...) C'EST UNE VIDEO DETERREE, MERCREDI 18 JANVIER, par le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault, qui l’a postée sur sa chaîne YouTube. On y voit, il y a cinq ans jour pour jour, Nicolas Sarkozy interviewé par Arlette Chabot lors de l’émission «A vous de juger»:
       «Je veux m’engager, par exemple, sur le plein emploi: 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat. Et ce travail, on nous demande pas une obligations de moyens, Mme Chabot, on nous demande une obligation de résultats. C’est quand même extraordinaire, la démocratie faut qu’elle vive. Si on s’engage sur 5% de chômeurs et qu’à l’arrivée il y en a 10, c’est qu’il y a un problème.
       — Vous dites: objectif 5% pour le chômage. Si vous êtes élu, au bout de votre mandat, au bout de cinq ans, vous n’arrivez pas à ce chiffre, vous dites: "Je ne peux pas me représenter"?
       —Je dis aux Français: "C’est un échec et j’ai échoué. Et c’est aux Français d’en tirer les conséquences".» (OK, puisque vous nous le permettez vous-même...) (...)


    ¤¤¤
    Benoît Barvin

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    (Le fascisme de l'Avant-Guerre, miroir des pensées secrètes de l'UMP?)

    La Droite populaire 
    (le peuple, toujours considéré comme débile, décidément) 
    soutient les catholiques intégristes de Civitas
    (par les c... peut-être?)
    Julien Martin

       Une quinzaine de députés UMP et MPF va publier un texte de soutien (contre la paupérisation induite par le Capitalisme international?) aux fondamentalistes religieux qui manifestent devant les théâtres en France (pourquoi cela ne nous étonne-t-il pas?).
    Premiers signataires :

    Jacques Remiller (Isère), Elie Aboud (Hérault) (Mon Dieu... soupirs...), Jean-Paul Garraud (Gironde), Etienne Pinte (Yvelines), Jean-Michel Ferrand (Vaucluse), Marc Le Fur (Côtes d'Armor), Philippe Vitel (Var), Dominique Tian (Bouches du Rhône), Jean-Pierre Decool (Nord), Dominique Souchet (Vendée), Jean-Claude Bouchet (Vaucluse), Daniel Mach (Pyrénées Orientales), Véronique Besse (Vendée), Jean-Marc Nesme (Saone et Loire), Lionnel Luca (Alpes-Maritimes) 
    (la Nationale de la bêtise auto-satisfaite?).

    §§§

    "Derrière mes lunettes fumées, j'dors pas... tout le temps"
    (d'après) ex0dus.fr

    Hadopi : 
    un arbitraire made in Sarkozy
    (horrorland)

       (...) Critiquée de toutes parts pour ses inefficacités multiples, son caractère anti-économique, la Hadopi s’avère aujourd’hui arbitraire dans sa gestion des dossiers des internautes avertis. Jérôme Bourreau-Guggenheim et Renaud Veeckman, co-créateurs de SOS-Hadopi, demandent au législateur qu’une règle précise et applicable à tous soit définie, afin que cesse ce qu’ils estiment être un "fait du prince" (c'est un fait du prince et il n'y  aucune estime à avoir par rapport aux desiderata du Résident).
       (...) La Hadopi - en tant que structure administrative en charge d'intervenir de façon coercitive sur un secteur économique en pleine mutation - est devenue le symbole de ce conservatisme à la française ; celui de la défense exacerbée du fort contre le faible, celui de l'interventionnisme au dépend de l'innovation. Hadopi est à Internet, ce que le Rafale est à l'aéronautique : une réussite autoproclamée 100% Made in France. Autrement dit un échec annoncé comme une perte de temps préjudiciable pour l'ensemble des Français.
       Nombreuses sont les critiques formulées à cet égard. On ne compte plus les analyses ayant montré tant son inefficacité à défendre les artistes qu’à faire baisser les téléchargements illégaux. Preuve en est la volonté présidentielle d’extension du domaine de la lutte par la Hadopi au streaming ou au direct download. Inefficacité complète enfin en matière répressive, aucun dossier n’a encore été transmis chez le juge de crainte que celui-ci ne mette en pièce cette "subtile" construction administrativo-juridique. (...)
       (...) Afin de mettre un peu de chair à ces dossiers, nous pouvons exposer les cas de personnes que nous avons assistées, ou assistons, pour leur convocation devant la CPD.(...)
       (...) Tout d’abord, un cheminot retraité se voit averti pour le téléchargement de films qu’il ne connait pas ("L’agence tout risque"). Cependant, fait surprenant, il avoue à la CPD avoir téléchargé des films de son époque ("La bataille du rail"), évidemment non surveillés. La commission lui demande simplement de complexifier son mot de passe de connexion et de passer sa clef de connexion Wifi de Wep à Wpa2. Notons, qu’en tant que retraité SNCF, cette personne habitant en province n’a pas eu à payer son billet de train pour aller faire ses remarques auprès de la Haute Autorité à Paris.
       Second cas : l’affaire Thollot. Professeur de sciences économiques dans le Forez, il se voit reprocher le téléchargement d’œuvres de Rihanna et de David Guetta. Amateur de musique baroque, le professeur est outré de cette incrimination de "mauvais goût" (oh, si peu...). Après une enquête auprès de son fournisseur d’accès, nous établissons que Robert Thollot n’a rien téléchargé depuis son accès internet personnel mais que ses identifiants de connexion Free Wifi ont été utilisés à son insu. Face à son opiniâtre défense et la médiatisation du cas, la Hadopi fait le choix de venir l’auditionner à Saint-Etienne, créant de facto la jurisprudence Thollot : en cas de convocation, la Hadopi vient à vous. (Lever les yeux au Ciel et répétez, après moi, le mantra suivant: Mon Dieu, ne leur pardonnez pas, ils savent exactement ce qu'ils font, nous casser les pieds toute la Sainte Journée...)(...)

    §§§

    "Comment tu te sens?
    - Mmmhhh...
    - Tais-toi, chien!"

    François Fillon affirme 
    qu'il n'y aura "pas de troisième 
    plan de rigueur"
    (pour les riches?)

       (...) Interrogé au journal de 20 heures de France 2 (pour la combientième de fois?) sur la possibilité d'un troisième plan de rigueur, le premier ministre a expliqué que "le plus important, c'est de respecter (oulàlà, attention aux termes, Monsieur le Sinistre!) la trajectoire financière qu'on s'est fixée", ajoutant que "le gouvernement ne prendra pas des mesures qui viendraient contrarier la croissance simplement parce qu'une agence aurait menacé de dégrader notre pays" (non, bien sûr, la main sur le coeur, croix de bois croix de fer rhénan...).
       "S'il faut aller plus loin, si d'autres mesures doivent être prises (ben non, puisque vous venez de dire... heu... J'ai pas tout compris, là...), le gouvernement les prendra, mais nous ne les prendrons pas sur des prévisions de croissance (puisqu'elle est inexistante?); ce sera quand on connaîtra la croissance du premier trimestre 2012, la croissance du deuxième trimestre", a-t-il précisé (et celle de la Saint Glinglin également?). (...)

    $$$

    (L'enquête pour corruption fut menée rondement)
    pif-annonce-doc-justice (c) Marcello/Olivier.

    "Pentagone à la française" : 
    Bouygues visé par une enquête 
    pour corruption
    (Est-ce pas Dieu possible?)

       (...) Une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence est ouverte depuis février, portant sur d'éventuelles malversations lors de l'attribution du chantier du futur siège du ministère de la Défense à Paris, a-t-on appris mardi 6 décembre de source judiciaire, confirmant une information du "Canard enchaîné".

       Le groupe Bouygues a été choisi en février par le gouvernement et a signé le contrat en mai pour réaliser ce chantier qui doit être achevé à l'été 2014, dans le quartier Balard (XVe arrondissement).

       "Le groupe Bouygues n'est pas informé de cette procédure et ne souhaite pas faire de commentaires dans l'immédiat", a réagi (mollement) un porte-parole du géant du BTP.

       Une enquête préliminaire avait été ouverte en octobre 2010 après communication aux enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (Dnif) d'un renseignement anonyme à propos de la procédure de passation du marché, a précisé la source judiciaire. (...)
       (...) Le parquet de Paris a ensuite ouvert en février une information judiciaire pour corruption, trafic d'influence et atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, a-t-on ajouté. Deux juges d'instruction ont été désignés pour mener l'enquête.
       Un haut responsable du ministère de la Défense est soupçonné d'avoir transmis à un cadre dirigeant de Bouygues un cahier des charges du marché avant ses concurrents (le cahier est tombé de mon cartable, s'est défendu le responsable), selon le Canard.(...)
    Luc Desle

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    "Arahua Ruaha Hara...
    - Tu es folle, tu es en train de les traiter de singes puants!
    - De toute façon, ils comprennent rien, alors..."

    28 octobre 2011 : Françoise Héritier parle 
    de Claude Lévi-Strauss à l’occasion 
    de l’anniversaire de sa mort
    (Extraits)

    / La préservation de la diversité était essentielle pour lui, et il regrettait sa disparition progressive. Cette position lui a valu de passer auprès de certains pour un apôtre du conservatisme culturel. Que répondait-il à cela ?
       C’est, je crois, lui faire un mauvais procès que de le voir comme le chantre du relativisme culturel, ce qui fut le cas dans une partie de l’opinion éclairée après la publication de Race et Culture qui semblait contredire Race et Histoire.
       Car, en effet, la visée de structurale de Lévi-Strauss est bien universalisante. Tous les êtres humains en société ont des systèmes de représentations mentales qui fonctionnent de la même manière, mais pas nécessairement à partir des mêmes matériaux d’une part et, d’autre part, en fournissant, comme on l’a dit plus haut, des réponses variées et parfois opposées à de mêmes questionnements.
       Mais, et c’est cela qui importe, l’un ne va pas sans l’autre. Il faut qu’il y ait cette diversité culturelle pour qu’émergent des lois universelles de fonctionnement. S’il n’y avait qu’une seule réponse possible à chacune des questions, la question de l’universalisme et du relativisme ne se poserait pas. Il n’y aurait que de l’uniformité. Il faut voir ces deux termes comme les deux faces d’une monnaie.

    / Dans une des dernières interviewes qu’il a accordées ; il déclarait : ‘Je pense au présent, et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence, et ce n’est pas un monde que j’aime’. Etait-il réellement pessimiste sur le devenir de ses semblables ?
       C’est une phrase désormais célèbre. Oui, Lévi-Strauss était pessimiste sur le devenir de ses semblables, obsédé qu’il fut par les ravages exercés par la pression humaine sur les écosystèmes pour utiliser le langage de maintenant. À ses yeux, l’expansion démographique incontrôlée entraîne avec elle un cortège de catastrophes : la ruine de la nature, l’esprit de lucre et du profit, le désintérêt pour les autres et les choses de l’esprit. Il a écrit dans l’ouvrage "En Substances" un texte peu connu, intitulé « Apologue des amibes » où il montre que l’accumulation d’individus (ici des amibes, mais il procède à la métaphore humaine) conduit inexorablement à la violence et à la mort.
    Lire sur:

    ***

    "Tiens, p'tit terroriste, v'là une cibiche qu'j'ai pas totalement
    fumée... Tu la donn'ras à ton débile de père barbu...
    - Heu... Je dois vous dire merci, en plus?
    - Qu'je veux, mon n'veu"

    A Fallujah, les Américains ont utilisé 
    des armes interdites et inconnues
    Traduction GV pour AgoraVox

       (...) Avortements, déformations congénitales, dysfonctionnements du système nerveux. [Tels sont] les effets collatéraux du drame de Fallujah, la cité irakienne dévastée par les bombardements américains en 2004, non seulement par l’usage d’armes interdites, comme le phosphore blanc ou l’uranium appauvri, mais de surcroit par de l’uranium enrichi.
       C’est le bouleversant résultat des recherches menées par le professeur Christopher Busby, de l’université d’Ulster, publiée dans « Conflict & Health ». L’analyse des cheveux des parents de nombreux enfants nés avec de graves déformations et déjà porteurs de tumeurs semble démontrer les effets dévastateurs des bombes américaines : une découverte stupéfiante, avec « de multiples implications au niveau global » accusant l’armée à la bannière étoilée d’avoir utilisé pour la destruction de la ville des armes non seulement interdites, mais véritablement inconnues dans la littérature scientifique.
       D’ici la fin de l’année 2011, l’armée US quittera l’Irak. Mais l’Irak devra encore se remettre de la lourde hérédité de la guerre. Surtout Fallujah, qui du fait de l’utilisation de ces armes contre la population civile, est aux prises avec [une multitude] de cas d’avortements, de déformations congénitales et de dysfonctionnements du système nerveux. Les chiffres témoignent de manière impressionnante de l’ampleur de la catastrophe sanitaire qui a frappé les enfants : selon les données issues d’un récent rapport du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés , « en 2006, nous avons compté 5928 nouveaux cas de maladies jusque là totalement absentes de Fallujah, dont presque 70% sont des cancers ou des malformations frappant des enfants de moins de 12 ans. » Au cours des premiers six mois de 2007, en revanche, les nouveaux cas se sont montés à 2447, « dont plus de 50% touchent des enfants. » La situation aujourd’hui reste gravissime dans tout le pays, avec un taux de cancers infantiles 14 fois plus élevé en Irak qu’en Égypte. (...)
    Lire l'article sur:

    ***
    "Tou bee Jauni or not Jauni,
    Zat is ze qwestionn..."

    Les aventures de Rosa Lo et Dis’gust [épisode 1] : 
    Johnny, DSK, Sarkozy et les autres
    | 26 novembre 2011

       (...) Rosa Lo.
       (mal?) Écrite en 1967, remaniée en 1975, la pièce est loin d’être la plus intéressante de T. Williams (Le Figaro dit qu’il s’agit de la première adaptation en France de la pièce, ce qui est faux, mais que ne sacrifierait-on pas au battage publicitaire ?). Si on y retrouve les figures récurrentes de marginaux dans son théâtre – Loth, homosexuel refoulé et impuissant (ben dis donc, beaucoup pour une seule fio...), Myrtle, sa jeune épouse, comédienne de music-hall miteux aspirant à une «vie normale» (encore plus miteuse?) et Chicken, demi-frère de Loth, bâtard et bestial (c'est tout?) –, ces personnages sont ramassés sur leurs propres représentations. Ce sont des clichés grossiers, dénués de subtilité (non, on vous croit pas). Je pense à certains dialogues : Chicken – aka Johnny – interroge Myrtle en lui montrant la guitare qu’il frotte sur son ventre, « ça vous fait peur, les gros instruments ? ». L’une des phrases clés pourrait être sa mise en garde contre la nervosité excessive de Myrtle : « Il n’y a que deux moyens pour calmer une femme. On lui fout une baffe, ou on la baise. Parfois faut même faire les deux (dixit DSK? Non, on n'a pas le droit puisque le Monsieur, il-est-tombé-dans-un-complot-qu'on-vous-dit). » Un summum de finesse ! Et en effet, une fois « baisée » par Chicken (alors qu’elle pleure…), Myrtle est guérie de son hystérie… Mine de rien, Dis’gust, jouer cette pièce-ci – dont l’histoire est particulièrement éloquente sur les représentations des rapports hommes-femmes –, dans ce théâtre-là, a quelque chose de grossier. Pas au sens de vulgaire (non? Vraiment pas?), mais dans la résonance entre le lieu de représentation, le propos et les réactions du public (pardonnez-moi, mais le public de Johnny... Heu, je dis ça, hein, je dis rien, évidemment)

       Dis’gust
       (...) Or il me semble que cette pièce tombe sous le coup du premier discours, machiste, qui exalte la puissance virile et produit le cliché qui va avec, la femelle crétine à mater (une blonde, puisqu'on en est aux stéréotypes?). Le rapport sexuel est ainsi présenté comme une façon de dompter cet autre que sont les femmes, accréditant l’idée que les hommes doivent dominer les femmes et que cette domination en passe par la sexualité, qui devient ainsi un outil de régulation domestique, voire une nécessité d’ordre public. Là où en effet ce spectacle devient très signifiant, c’est que c’est Johnny qui cristallise cet énoncé, qui donne consistance à ce discours. C’est à- dire très exactement l’un des deux symboles culturels (?!) du sarkozisme, si l’on prend en compte Jean-Marie Bigard. Je serais prête à dire que ce spectacle donne corps, et lequel ! au phallocratisme de cette séquence politique française, caractérisée sur d’autres plans par des formes viriloïdes comme la valorisation de l’action, l’anti-intellectualisme, le paternalisme, pour ne rien dire des fameux « paquets » ! (...)
    Lire l'intéressant article sur:

    ***
    "Nous sommes tous frères!
    - Même ma belle-mère?"

    Etienne Balibar : « les grandes mobilisations 
    doivent traverser les frontières  »
    Entretien, par Marion Rousset| 20 juin 2011
    (extrait)

       (...) Regards.fr : Vous livrez dans en entretien accordé à la revue Vacarme quelques exemples d’insurrection pacifique à l’échelle nationale. Quid de l’Europe ?
       Etienne Balibar : J’emploie le terme d’insurrection dans un sens très large et j’y ajoute l’adjectif pacifique pour qu’on ne croie pas que j’appelle à la guerre civile. C’est presque un synonyme de mouvement collectif de citoyens, même virtuels tels les immigrés qui n’ont pas le droit de participer à la vie politique nationale en raison de leur nationalité. Il y a quelque chose de l’ordre d’une insurrection pacifique dans les manifestations des Grecs contre des politiques d’austérité qui enfoncent leur pays dans la catastrophe économique. Les ouvriers qui se mobilisent contre les fermetures d’usine ou les mouvements écologiques qui tentent de remettre en discussion des choix de politique énergétique relèvent aussi d’initiatives citoyennes. J’appartiens à une génération pour laquelle la notion d’internationalisme avait une grande importance. Il se définissait comme une résistance à l’impérialisme et il se voulait l’expression d’une solidarité ouvrière. L’anticolonialisme a trouvé son prolongement dans la mobilisation contre le racisme qui vise aujourd’hui les travailleurs immigrés. Dans les années 1980, on a connu des tentatives pour organiser de part et d’autre du Rideau de fer, à l’échelle européenne, des campagnes en faveur du désarmement nucléaire. Cela m’a éduqué à penser que les grandes mobilisations démocratiques acquièrent toute leur signification quand elles traversent les frontières et qu’elles réussissent non pas à anéantir la dimension nationale, mais à la relativiser ou à la dépasser dialectiquement. Dans la conjoncture actuelle, un certain nombre de causes comme les questions environnementales, la régulation des migrations dans le monde ou le fonctionnement du système financier international, appellent de toute urgence une même capacité d’organisation, de débat, de coordination par-delà les frontières. Force est de constater que c’est très difficile. La confédération européenne des syndicats a tenté d’élever d’un cran la capacité de mobilisation, de réflexion et de contre-proposition commune des syndicats. Mais leur contre-pouvoir reste symbolique. C’est un cercle vicieux. Les syndicats ont de moins en moins la capacité de mettre en échec les politiques européennes antisociales car ils sont enfermés dans les espaces nationaux, et ils y sont enfermés car ils sont affaiblis (Revolution for ever, alors?). (...)
    Lire l'interview sur:

    ***
    Benoît Barvin

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  • °°°
    "Tu sais sur qui il faut taper, Guignol?
    - Oui, Gendarme Proglio. Sur les z'écologistes!
    - Aie! Mais arrête! Je n'appartiens pas à cette chienlit...
    - Excuse, Gendarme, mon bâton est parti tout seul"
    La blague du jour.
    Henri Proglio: 
    une sortie du nucléaire 
    augmenterait le prix de l'électricité

       (...) "En cas d'arrêt prématuré (5 ans? 10 ans? Plus?) des centrales (nucléaires) en France, il y aura un doublement des prix de électricité et ça va être crucial pour les emplois dans le nucléaire (uniquement là?)", a averti (brrr...) M. Proglio lors d'un colloque sur l'énergie (nucléaire?)  à Paris.
       Un abandon de l'atome entraînerait aussi, selon lui, "une progression des énergies fossiles (gaz et charbon, ndlr), soit un accroissement de 25% des émissions de gaz à effet de serre en France (plus de nucléaire, donc plus de pollution, CQFD), la MDE (maîtrise de la demande d'électricité) et les ENR (énergies non renouvelables) ne suffisant pas à remplacer la base nucléaire installée (chiffres à l'appui?)", a-t-il averti (re encore brrr...?).
       M. Proglio a appelé en conséquence à "parier sur le bon sens" pour ne pas perdre cet "atout majeur" pour la France qu'est l'atome. (...)

    °°° 

    "Proportionnell'ment, le G8 il est moins cher que le G20,
    mais celui-ci il a duré moins longtemps car il faisait moche,
    à Cannes... c'est vraiment pas un temps d'saison...
    Une ôt' question?"
    Les G8 et G20 plus coûteux 
    que prévu : 59 millions d'euros
       (...) Les coûts des sommets du G8, à Deauville en mai, et du G20, à Cannes la semaine dernière, seront plus élevés que prévu. 
       Ainsi que l'a annoncé mardi à l'Assemblée nationale la députée UMP Geneviève Colot, rapporteur pour avis, lors de la discussion des crédits 2012 du ministère français des Affaires étrangères, les factures respectives s'élèvent à 31 millions pour le premier, et à 28 millions pour le second.
       Les dépenses prévues pour le G8 s'élevaient à 20 millions d'euros. Cette hausse des coûts est due à l'invitation faite à plusieurs délégations arabes de participer au sommet et à la création d'un centre de presse sous tente pour 2.400 journalistes accrédités (s... d'arabes et de journalistes qui coûtent trop cher!), a précisé la députée. «L'organisation du sommet du G20 de Cannes devrait aussi dépasser les prévisions», a-t-elle ajouté. Son coût devrait être «de 28 millions d'euros contre 25 prévus» (en dépit du prix modéré de la suite du Résident à 3500 euros la nuit?), a-t-elle précisé. (...)

    °°°
    (Malgré le nouveau plan de rigueur,
    l'humeur des partisans du Résident
    était au beau fixe)

    "Les compagnons de la nouba" (Laurel et Hardy)
    °°°
    Plan de rigueur : 
    comment Nicolas Sarkozy 
    devient le président de l'austérité
    (pour les autres)
    Thierry de Cabarrus
       (...) Décidément, Nicolas Sarkozy est un adversaire redoutable(ment pénible?) pour 2012. C'est la leçon que l'on doit retenir de la présentation du plan de rigueur sans précédent par son Premier ministre. Voilà que, sans la moindre hésitation, avec un cynisme qui, en toute autre période que cette crise, devrait jeter des millions de Français dans la rue, Nicolas Sarkozy troque son costume de président du pouvoir d’achat, d’opposant acharné de l’austérité contre celui de "père la rigueur" que n’aurait pas renié Raymond Barre (de triste mémoire?) lui-même.(...)
       (...) Voilà une stratégie particulièrement dangereuse (on l'espère bien...) pour Nicolas Sarkozy, à moins qu’elle ne soit la seule qui reste à sa disposition pour tenter de l’emporter en mai 2012. Car il sait qu’il est très en retard dans les sondages par rapport à François Hollande et que si, pour la première fois depuis des années, il connaît enfin une embellie de son image, il la doit d’abord à la crise économique et financière, à cette forme d’agitation perpétuelle qui le caractérise et qui lui tient lieu de volontarisme aux yeux des Français. Il sait qu’il la doit aussi à cette prime étrange accordée aux présidents pendant les crises. Elle repose sur l’idée, non vérifiée, qu’en pleine tempête, il n’est jamais bon pour le navire de changer de capitaine.
       Donc, Nicolas Sarkozy a beau ne pas s’être déclaré pour un second mandat, il profite de ce que François Hollande reprend son souffle après sa victoire à la primaire socialiste, pour imposer son thème de campagne. L’élection présidentielle se jouera, laisse-t-il entendre, sur la capacité des deux champions à sortir la France de la crise. D’ailleurs, depuis plusieurs jours, les amis de Nicolas Sarkozy répètent à l’envi que l’adversaire de ce dernier "n’a pas les épaules suffisantes" (z'ont pas osé parler de taille, pourquoi?), qu’il est trop "fragile" (une gonzesse?), qu’il est trop "normal" (Sarko serait donc anormal?) pour affronter une période qui, elle, n’est pas normale, et même dangereuse pour la France et les Français (mais pas pour les banquiers et les hauts revenus?). (...)


    °°°

    Dette : 
    la faute des économistes 
    Olivier Postel-Vinay 
       (...) Avec son livre sur l’histoire de la dette, l’anthropologue britannique David Graeber jette un autre pavé dans la mare : la plupart des économistes se trompent sur la nature de la monnaie, du crédit et de l’endettement. Un livre "fascinant ", juge Gillian Tett dans le Financial Times.
       Selon le schéma classique présenté par les historiens de l’économie depuis Adam Smith, la monnaie a remplacé le troc, et le crédit s’est développé par la suite. C’est faux, écrit Graeber : des relations de crédit et, donc, d’endettement très complexes ont de loin précédé l’invention de la monnaie ; quant au troc, il a toujours été un pis-aller, et ne s’est vraiment développé que dans des situations particulières ou de crise. En 3200 avant notre ère, les Mésopotamiens, qui n’avaient pas de monnaie, pratiquaient le prêt à intérêt et inscrivaient les transactions sur des tablettes. C’est cette " monnaie virtuelle " qui est à l’origine de la monnaie, et non le troc, conclut Graeber après avoir passé en revue toutes les civilisations connues.(...)
       (...) Analysant ensuite les grands cycles de l’histoire économique depuis l’Antiquité, il voit se dessiner deux types de périodes, marquées par une plus ou moins grande préférence pour le crédit. Ainsi, l’Empire romain privilégiait le paiement cash (en métal précieux), tandis que le Moyen Âge européen développait une préférence pour le crédit. Plus récemment, l’abandon de l’étalon-or, en 1971 a engagé l’Occident dans une nouvelle phase de préférence pour le crédit, et donc la monnaie virtuelle. En devenant excessive, cette inclination a conduit aux dérèglements actuels. Dans le passé, elle a fait chuter des empires. Ainsi de Rome, qui avait fini par abandonner la préférence pour le cash.
       Pour Graeber, par ailleurs anarchiste patenté (heu... c'est une insulte?), la propension des économistes à négliger le rôle fondamental de la dette dans les sociétés est liée à un déni: ils n’aiment pas reconnaître que le crédit est au cœur des relations de domination. L’endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Les débiteurs insolvables ont nourri l’esclavage. Aujourd’hui, les emprunteurs pauvres, qu’il s’agisse de particuliers des pays riches ou d’États du tiers-monde, sont enchaînés aux systèmes de crédit. Forts de ce déni, les économistes entretiennent une vieille illusion : celle que l’opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créditeurs. (...)


    °°°
    Luc Desle

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  • +++

    1882. John Collier. La reine Clytemnestre
    "Au suivant!"


    (En raison de la crise, la méthode de recrutement
    de cette PME était un rien brutale)

    +++

    Marjorie Miller. "Queen of the Night" . 1930.
    "Quand la femme de l'ex boss du FMI partait chasser, la nuit,
    elle revenait rarement bredouille"

    +++

    James Avati. "Kiss tomorrow goodbye"
    "Ben oui... Moi, Sa Majesté Monsieur le Résident, 
    il m'a regardée, tout à l'heure... Et il m'a souri... 
    Si je voulais, j'n'aurais qu'une mot à dire...
    - Casse-toi, pauvre c...
    - Oh mon chou, voilà que tu parles comme lui... 
    J't'adore!"

    +++

    "Lalala... Moi aussi j'ai une jolie fourrure... 
    Même qu'elle ressemble à autre chose... 
    Elle est un peu froide mais, 
    comme il fait chaud et humide, 
    ça me dérange pas... 
    Lalala"
    John Collier "Lilith"


    (Parfois, c'était à croire que Lilith La Blonde le faisait exprès)

    +++

    Robert A. Maguire
    "Mais non, ma chérie, je n'ai pas dit que tu étais bien en chair, 
    mais que tu aimais ça, la chair...
    Mon Dieu, Mon Dieu, que tu es susceptible..."

    +++
    Blanche Baptiste

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  • °°°
    (Au XXIème siècle, la rencontre entre Néandertaliens et
    homo sapiens continuait...)

    Nous sommes tous
     des néandertaliens
    FRÉDÉRIC LEWINO

       (...) Un petit rappel des faits est sans doute nécessaire : voilà 400 000 à 500 000 ans, certains des Homo ergaster peuplant l'Afrique commencent à trouver le temps long, ils choisissent alors de courir le monde. Les voyages forment la jeunesse, mais surtout les espèces. Nos touristes finissent par débarquer en Europe où ils évoluent doucement pour se transformer en hommes de Neandertal. La vie est pépère.
       Pendant ce temps, les ergaster restés en Afrique continuent à évoluer pour donner naissance, il y a environ 200 000 ans, à l'Homo sapiens, appelé dorénavant homme moderne. Après 130 000 ans de félicité africaine, lui aussi a bientôt des fourmis dans les jambes. Vers - 70 000, les plus aventureux, profitant d'un réchauffement planétaire, prennent la route du Proche-Orient.
       Et là, qui trouvent-ils, on vous le donne en mille !, mais les cousins Neandertal, qui, eux, venaient de refluer d'une Europe prise dans les glaces. Mazel Tov ! On échange les partenaires pour fêter ces retrouvailles. De gré ou de force, on ne le sait pas. En tout cas, c'est bien à cette époque que des gènes néandertaliens s'immiscent dans le génome de l'homme moderne. (...)

    °°°
    "Les gens mariés vieillissent plus vite 
    que les célibataires ; c'est l'histoire 
    de la goutte d'eau qui, 
    tombant sans relâche à la même place, 
    finit par creuser le granit le plus dur. "

    [Alphonse Allais] 
    Extrait de Le Chat noir - 11 Janvier 1890
    http://www.evene.fr/citations/
    "Beuh... Qu'ess qu'y fait, Kiki?
    - Un besoin naturel, Maman...
    - Oh, toi, bien sûr, toujours les mêmes idées en tête, hein?
    - Mais..."

    °°°
    "Tu vas pas me peindre une fois encore éméché, hein, Lucian?
    - Ben non... Hips! Qu'ess qui t'fait dire ça?"
    standing by the rags 

    Le peintre britannique Lucian Freud 
    est décédé à l’âge de 88 ans.

       (...) Avec l’âge, Lucian Freud se consacrait de plus en plus à la peinture. Mais plus jeune, il avait été aussi un fêtard. Après 1945, il fréquentait les milieux bohèmes de Londres avec le peintre Francis Bacon, son aîné de treize ans, qu’il cessera de voir dans les années 1970 mais qui a eu une influence décisive sur son art.
       L’artiste a également été un sacré joueur lorsqu’il était jeune. Il a passé beaucoup de temps dans les caves londoniennes, à parier aux courses et à jouer aux cartes.
       Lucian Freud, qui n’appréciait pas les contraintes de la vie de famille, vivait ces dernières années en célibataire, après avoir eu deux épouses puis des compagnes successives, une dizaine d’enfants et des petits-enfants.
       L’artiste n’aimait pas qu’on l’interroge sur son grand-père, Sigmund Freud, décédé alors qu’il avait 17 ans. Il se souvient d’un vieux monsieur facétieux, qui, alors qu’il était déjà malade, faisait claquer son dentier pour amuser son petit-fils (sacré boute-en-train que le père de la psychanalyse..). Mais il ne souhaite pas que l’on cherche les clefs de son œuvre dans celle du fondateur de la psychanalyse. (...)

    °°°
    "Grâce à mes joujous supersoniques,
    j'peux sauver la planète
    où qu'le péril y s'trouve"

    Nicolas Sarkozy utilise trois avions 
    long-courriers pour faire Paris-Bruxelles

       (...) L'Airbus A330-223, un biréacteur racheté d'occasion par le ministère de la Défense et parfois baptisé "Air Sarko One", est dédié aux voyages présidentiels. Il a été inauguré en novembre dernier lors du sommet du G8 en Corée du sud. Cet avion long-courrier - il a relié Séoul sans escale - a été équipé spécialement pour le chef de l'Etat français, avec une chambre, un bureau, une salle de réunion, ainsi qu'une soixantaine de places pour les collaborateurs. Cet appareil, qui répond à l'indicatif "Cotam 01", est toutefois moins gros que son homologue américain, le Boeing 747 baptisé "Air Force One" des locataires de la Maison Blanche.
       Mais deux autres appareils, de luxueux avions d'affaires Falcon 7X au rayon d'action de 11 000 km, ont eux aussi a été envoyés jeudi de Paris à Bruxelles, deux villes séparées par quelque 250 km.
       Selon le magazine 'Terra Eco' de novembre dernier, Nicolas Sarkozy figurait en sixième place du classement des plus grands émetteurs de CO2 parmi les grands de ce monde, avec 2900 tonnes équivalent CO2 émises depuis le début de l'année.
       L'utilisation à répétition de ces avions a déjà valu à M. Sarkozy des critiques de la presse et des reproches du député René Dosière (apparenté socialiste et grand spécialiste du budget de l'Elysée), qui s'était étonné que le président ait préféré l'avion au train pour une si courte distance.
    Belga

    °°°
    Benoît Barvin

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  • ***
    (Honteux, ce premier ministre, pour expier, parfois,
    se mettait tout seul dans un coin et pleurait)
    Le dossier scolaire du cancre Fillon, 
    « sûr d'un échec »
    Par Augustin Scalbert 

    (...) De son côté, un riverain vient de faire parvenir les bulletins à Rue89. En cette périodepropre à la potacherie, nous ne résistons pas à en publier quelques extraits − sachant que contrairement à d'autres lycéens ces jours-ci, l'actuel Premier ministre de la France n'a jamais été accusé de tricherie par ses professeurs.
       Pour nos jeunes lecteurs, ces extraits doivent avoir valeur d'édification : ils prouvent que tout cancre n'est pas perdu, et peut se racheter jusqu'à devenir chef de gouvernement. Même s'il s'est fait renvoyer deux fois. (...
    Lire l'article, édifiant, sur:


    ***
    (Manifestation d'irradiés pour une augmentation de leur dose journalière)
    nerdalors.fr   (La nuit des morts-vivants)

    Sarkozy réinvestit sur le nucléaire

       Le président de la République a annoncé lundi qu'un milliard d'euros sera dégagé pour la filière nucléaire dans le cadre des « investissements d'avenir » du grand emprunt.
       (...) Pour Nicolas Sarkozy, pas question de revenir sur l'engagement nucléaire pris par la France. Le président de la République l'a réaffirmé lundi matin, lors desa conférence de presse sur le grand emprunt, jugeant « curieuse » (heu... de bon sens?) la proposition d'un moratoire sur le nucléaire. Au contraire, Nicolas Sarkozy entend réserver à la filière une place de choix dans ses « investissements d'avenir » : « nous allons consacrer un milliard d'euros au programme nucléaire du futur » et « notamment au réacteur 4e génération ». Ce projet sera doté de 650 millions d'euros à lui seul selon le dossier édité par l'Elysée. (...)
    http://www.francesoir.fr/actualite/scienceecologie/sarkozy-reinvestit-sur-nucleaire-113547.html

    ***

    "Sont dingues, ces Russes, de s'démolir au krokodil
    alors qu'il suffit d'un peu d'nucléaire et zou! tout est dit"

    KROKODIL, 
    LA DROGUE QUI DÉVORE LES JUNKIES



       (...) Nouvelle mode chez les junkies russes, s'injecter une désomorphine artisanale appelée Krokodil. (...)

       (...) Le Krokodil serait né vers 2002 dans l'extrême Est de la Russie et la Sibérie, ce genre d'endroits où il fait bon vivre et où l'on redouble d'inventivité pour s'échapper de son quotidien. La recette 'finement' élaborée comprend de la codéine, un alcaloïde contenu dans le pavot somnifère, de l'iode et parfois d'autres ingrédients trouvables dans votre Bricomarché habituel : essence, dissolvant à peinture ou encore phosphore rouge (la partie rouge des paquets d'allumettes). Le Krokodil donne des effets comparables à l'héroïne mais qui ne durent qu'une heure à une heure et demi, ce qui peut parfois amener les utilisateurs à s'injecter le mélange toutes les heures.
       Ceci ne serait qu'une anecdote de plus dans le monde des drogues artisanales si le Krokodil ne faisait pas littéralement disparaître ses utilisateurs. Cette drogue peut créer un abcès dès la première utilisation si elle est mal injectée. Les abcès créent ensuite des gangrènes, la chair plus très fraiche se détache. L'acidité de certains ingrédients peut même dissoudre les tissus osseux. La drogue a été nommée Krokodil car avant la déchéance, la peau prend un aspect verdâtre et rugueux. Les consommateurs en meurent généralement au bout d'un à trois ans, que ce soit d'un empoisonnement du sang, d'une pneumonie, d'une méningite ou juste de pourrissement. (...)

    Célia Guizard.

    Lire la suite sur:

    ***
    (Dans son infinie bonté, le maire de cette petite ville distribuait, 
    gratuitement, les restes des victuailles de la veille 
    aux enfants de chômeurs)


    Les enfants de chômeurs privés de cantine


       Priorité aux familles actives : c’est la règle appliquée désormais dans les cantines scolaires d’Epône. Les enfants de chômeurs pourront déjeuner seulement si des places sont disponibles.
       (...) Il a suffi de quelques lignes dans le règlement de la cantine scolaire pour que les élus d’Epône s’entre-déchirent. Lors du dernier conseil municipal, jeudi soir, plusieurs conseillers municipaux se sont élevés contre l’application de nouvelles règles d’accès aux quatre restaurants scolaires de la ville. L’une d’elles prévoit notamment que « l’enfant dont un seul parent travaille ou aucun des parents ne travaille pourra déjeuner au restaurant scolaire sous réserve des places disponibles ».
       En clair, en cas de forte affluence à la cantine, les enfants de chômeurs ne pourront pas y déjeuner. Le nombre d’écoliers concernés est inconnu, mais quelque 300 enfants mangeraient dans les écoles communales chaque midi. (...)


    ***
    (Ce patron de presse avait une manière bien à lui
    d'expliquer la déontologie du métier de journaliste)


    J. Jonah Jameson

       (...) Directeur du Daily Bugle, il est le patron de Peter Parker, qui lui vend des photos de Spider-Man. (Sans lui révéler d'où il les tient.)
       Jameson est capricieux, colérique, nerveux et envieux. Il hait Spider-Man, qu'il considère comme un imposteur, et dont il se fait l'ennemi quand il le peut. Même quand Spider-Man le sauve ou sauve son fils, il crie à l'escroquerie. Il est réputé pour sa mauvaise foi et sa pingrerie, n'hésitant pas à sous-payer et exploiter Peter. Néanmoins, il est révélé à certaines occasions qu'il a en réalité de la sympathie pour ce dernier (sans bien sûr savoir qu'il est le super-héros qu'il déteste), achetant parfois des photos seulement pour l'aider, et, dans certains cas, l'aidant.
       À plusieurs reprises, il essayera de nuire à Spider-Man, bien qu'il ne soit pas vraiment considéré comme un super-vilain. Pour cela, il louera les service de Farley Stillwell qui inventera pour lui le Scorpion ou des robots anti-araignée mais sans succès... (...)

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    « Journaliste : un si beau métier »
    par Franz Durupt

       (...) (Propos du) sociologue Alain Accardo : « Les membres de la profession [...] sont soumis dans les écoles de journalisme à un apprentissage dominé par la croyance élitiste, définitive et indiscutée, que “le journalisme n’est pas un métier comme les autres” et que ceux qui l’exercent n’ont rien en commun avec de vulgaires “fonctionnaires” réputés pointilleux sur le respect des horaires, enclins à l’absentéisme et toujours prompts à réclamer leur dû. »
       (...) La manœuvre est d’autant plus belle qu’elle est subtile : des conditions de travail parfois inacceptables deviennent un caractère essentiel, et même charmant, de notre métier, qui se veut avant tout, selon le discours d’autocélébration en vogue dans la profession, une “passion” ou une “vocation”. Etre sous pression, se sentir débordé, frôler le craquage par manque de sommeil, avoir quarante trucs à faire, bosser la nuit, fumer des clopes et boire du café… ouais, c’est notre “putain de boulot”. Ça tombe bien : c’est aussi ce qui assure le fonctionnement d’entreprises de presse soumises à la loi du marché. Lesquelles ont besoin de gens besogneux, prêts à oblitérer une partie de leur vie privée pour la beauté de leur vocation. Nulle théorie du complot derrière tout cela. Les patrons de presse ne se réunissent pas chaque semaine en se demandant comment ils vont pouvoir presser le citron un peu plus. (...)
    Pour lire le passionnant article, se reporter au site:

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    Luc Desle

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    "Le certain n'est que le probable de demain
    et non le possible de la veille... 
    Méditez sur cette pensée, 
    Mesdames et Messieurs les journalistes"

    Prolongation de Fessenheim : 
    Rien n'est certain, selon NKM

       
       Alors que la plus vieille centrale nucléaire française pourrait être autorisée à poursuivre son activité pendant encore dix ans, la ministre de l'Ecologie a affirmé ce vendredi qu'aucune décision n'a été prise pour le moment.

       (...) Suite à la catastrophe de Fukushima qui a réveillé certaines craintes  (certaines?) liées au secteur du nucléaire, des « tests de résistance » ont été prévus afin de vérifier de quelle manière les réacteurs du parc nucléaire français réagiraient dans le cadre d'un accident  similaire à celui qu'a subi le Japon. Tandis que les conclusions sont attendues pour novembre, EDF a confié que « la cuve du réacteur numéro 1 de Fessenheim a été construite sur une dalle de béton, le radier, qui est (…) la plus mince du parc nucléaire ». Alors que la centrale est située juste au-dessus de la nappe phréatique du Rhin, Le Figaro a expliqué qu' « en cas d'accident grave avec fusion même partielle du coeur radioactif, la dalle de béton pourrait être percée ». Fort de ces explications, il a cité une source gouvernementale qui avertit que « le Rhin serait contaminé, jusqu'à Rotterdam ». (...)


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    "Tout ça c'est la faute à un mauvais réalisateur
    qui m'a fait croire que j'étais un bon acteur"

    Nice : Samy Naceri à l'hôpital psychiatrique

       (...) L'acteur Samy Naceri, incarcéré à la maison d’arrêt de Grasse depuis un mois, a été hospitalisé dans une unité psychiatrique de Nice, jeudi dans la journée, révèle le site internet «Nice Matin». Une admission d’urgence pour le comédien qui a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Grasse pour exhibitionnisme et outrage à agent durant le festival de Cannes.
       Le jugement est attendu pour le 4 juillet, a indiqué le président du Tribunal après une audience où le comédien est apparu survolté. 
       La compagne du comédien, Audrey, qui lui téléphone tous les jours, avait alerté jeudi la direction de la prison sur les tendances suicidaires de Naceri, ulcéré par des «brimades» des surveillants de la prison, qui ne lui livreraient pas de cigarettes ou autres commandes passées (du shit?). «Les surveillants l'ont poussé au suicide. Je vais remuer ciel et terre. J'ai dit au directeur de la prison que s'il se passe quelque chose, il y aura des conséquences dramatiques», a-t-elle confié vendredi à l'AFP. «Je vais me tuer si ça continue», a-t-il hurlé au téléphone, selon elle. (...)

    ***

    "Indulgente, je l'ai déjà été, notamment avec un certain
    marchand de tapis. Cette fois, c'est fini les passe-droits!"

    En défendant sa candidature au FMI, 
    Christine Lagarde promet 
    qu'il n'y aura aucune indulgence 
    envers l'Europe

       (...) "Que ce soit très clair, si je suis élue, je n'aurai qu'une chose en tête quand il s'agira d'apporter le soutien à un membre de la zone euro : assurer une totale cohérence avec la mission du Fonds et avoir une gestion avisée des ressources du Fonds", a déclaré Mme Lagarde dans ses remarques devant le conseil d'administration publiées par l'institution. "Je ne suis ici pour représenter les intérêts d'aucune région du monde en particulier, mais bien l'ensemble des Etats membres (et les miens également?)", a-t-elle souligné.
       "Le directeur général doit mener par l'exemple, conformément aux valeurs d'intégrité, d'indépendance et de discrétion (ahaha), a-t-elle encore déclaré. Il doit aussi être la voix fidèle et forte de l'ensemble des Etats membres quand il représente le Fonds, particulièrement en livrant des messages, en parlant vrai aux membres, qu'ils soient grands ou petits (gros ou maigres, noirs ou blancs, etc)". (...)


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    "Je t'en supplie, ne dépose pas les armes,
    continue à défendre la Démocratie...
    - Heu... Mais si je suis mort,
    je fais comment?"

    L'indifférence des Français envers
     les soldats en mission inquiète l'armée

       (...) Engagée depuis dix ans en Afghanistan et trois mois en Libye, l'armée française s'inquiète de l'indifférence dans laquelle ses soldats se battent à des milliers de kilomètres du territoire national et de la distance qui se crée entre les militaires (qui obéissent) et la société civile (qui subit les ponctions monétaires voulues par les politiques sans lui demander son avis?)
       Colères, coups de gueule et colloques : l'affaiblissement du lien armée-Nation agite depuis des mois la communauté militaire. «La Nation n'est pas convenable avec ses soldats», assène le chef d'état-major de la marine, l'amiral Pierre-François Forissier, invité mi-juin de l'Association des Journalistes de Défense (AJD) (mais les soldats le sont, même en cas de bavures?)
       Avec 62 soldats morts en Afghanistan (pour rien?) depuis le déploiement des forces françaises dans le cadre de la coalition sous mandat de l'ONU, les armées subissent des pertes importantes dans un conflit de plus en plus impopulaire (plutôt, qui n'a jamais été populaire?). Et l'annonce jeudi d'un début de retrait des troupes françaises ne devrait guère accélérer leur désengagement, prévu pour 2014 dans le cadre de l'Otan. (...)

    ***
    "Qui va enquêter sur ma mort? Derrik?
    M... Il a clamsé lui-aussi...
    Alors qui?"

    L'inspecteur Columbo est mort
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    Luc Desle

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