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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VOIS TOUJOURS LE MEILLEUR
    DU MEILLEUR)

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    "Une conférence de qui?
    - Wouahahahahahaha!!!"

    Aller voir Nicolas Sarkozy en conférence, 
    combien ça coûte ? (en neurones?)
     Etienne Comte

       (...) Depuis qu'il n'est plus président de la République (mais l'a-t-il jamais été?), Nicolas Sarkozy gagne sa vie en donnant des conférences. Sa nouvelle orientation est un succès puisque, selon les estimations, il gagne entre 100 000 et 250 000 euros par intervention (pour des prestations durant rarement plus de deux heures).

       Habituellement, l'organisateur débourse une somme pharaonique et accueille gratuitement ses invités. Ce n'est pas le cas de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain (CCMM) qui fait payer (cher) le ticket d'entrée (voir les tarifs dans le tableau ci-contre). (...) 



       Le "Billet Général", le plus abordable coûte la bagatelle de 225 dollars canadiens (169€). Et encore, il faut être membre de la CCMM. Pour le spectateur lambda, il faudra payer 325 dollars (243€). Et ne vous réjouissez pas trop vite : les prix indiqués sont hors taxes.

        Malheureusement, la réduction de 10% pour la location d'une table de 10 personnes est aussi réservée aux membres. (...) 

       Pour les fans absolus de l'ancien président, 150 places d'exception sont à vendre au prix de 795 dollars (595 euros). Les possesseurs de ces billets d'exception seront assis aux premiers rangs, seront autorisé à pénétrer le salon VIP (pénétrer le salon VIP... Miam!) et auront le plaisir d'être pris en photo individuellement avec Nicolas Sarkozy. Ce dernier devra donc enchaîner 150 clichés avec un grand sourire. Attention au claquage des zygomatiques. (...)

       Peut-être soucieuse de justifier ces tarifs très onéreux, la CCMM a légèrement gonflé le CV de Nicolas Sarkozy. La Chambre de Commerce lui a attribué à tort un diplôme de Sciences-Po Paris. L'ancien président n'avait jamais obtenu ce sésame, la faute à une note éliminatoire en anglais. Fort heureusement, l’événement se tiendra en français. (français causé ou parlé?) (...)


    ***
    (Député hésitant entre son mandat 
    et son porte-feuille d'actions)


    Substitutes for Said (T-Y)
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    "Tu veux des conseils, peut-être?
    J'te les fais gratos!"


    De Fillon à Chatel : 
    enquête sur les députés 
    qui vendent leurs conseils
    (et leur âme... mais cela fait longtemps)
    François Krug

       (...) Le cas des députés-consultants n’avait jusqu’ici guère ému l’Assemblée nationale. En 2011, l’écologiste François de Rugy avait bien proposé à ses collègues d’interdire cette double activité, mais n’avait pas réussi à les convaincre. (...)

       François Hollande l’a promis la semaine dernière, en annonçant sa grande loi post-Cahuzac : certaines activités seront désormais interdites aux parlementaires. Le texte ne sera présenté en Conseil des ministres que mercredi prochain, mais selon Le Canard enchaîné qui a pu le consulter, il précise bien que « l’exercice des professions de journaliste et d’avocat est incompatible » avec un mandat de député ou de sénateur. Cette interdiction concerne aussi les « fonctions de conseil ».

       L’affaire Cahuzac oblige l’Assemblée à se pencher un peu plus sérieusement sur la question. Le consulting devrait faire partie des activités interdites aux parlementaires dans le futur projet de loi organique pour la moralisation de la vie politique (voir l’encadré).

       Combien sont-ils, ces députés-consultants ? Pour le savoir, il ne faut pas compter sur l’Assemblée : contrairement au Sénat et au gouvernement, elle rechigne encore à publier les déclarations d’intérêts de ses membres, recensant leurs éventuelles activités parallèles. (...) 

       (...) Rue89 a identifié ceux qui possèdent leur propre cabinet de consulting, en croisant la liste des députés avec les données des registres du commerce(disponibles sur le site Infogreffe). Cette méthode ne permet pas de mettre en lumière des activités plus discrètes, mais offre une première indication.

       Ils sont actuellement neuf dans ce cas, selon notre décompte. Ils seraient dix si Jérôme Cahuzac ne s’était pas résolu à démissionner : Cahuzac Conseil, désormais célèbre pour ses liens avec les labos pharmaceutiques, est en sommeil depuis la fin des années 90, mais reste inscrite au registre du commerce.

       Parmi ces petits patrons, une vedette : François Fillon. Rue89 avait déjà signalé l’été dernier que l’ex-Premier ministre avait créé en toute discrétion sa société, 2F Conseil. La semaine dernière, en dévoilant sa déclaration de patrimoine sur France 2 et sur son blog, il n’a pas jugé utile d’évoquer cette activité annexe.

       Ce n’était pas un oubli, nous assure la responsable de la communication de François Fillon. La déclaration rendue publique serait tout simplement celle qu’il avait remise à l’Assemblée après les législatives, comme tous les députés. Or, à cette époque, 2F Conseil n’avait encore eu aucune activité. (...) 

       Depuis, la société ne servirait qu’à facturer les prestations de François Fillon lors de conférences, organisées par des entreprises pour leurs cadres et leurs clients. On ne connaîtra pas les noms de ces entreprises, mais pas d’inquiétude :

       « Ce sont des interventions sur les perspectives économiques de l’Europe. Il n’y a aucun souci de conflit d’intérêts, car c’est sa vision (vision?) d’ancien Premier ministre que les gens recherchent. »

       Pour se lancer dans cette nouvelle activité, François Fillon a respecté à la lettre la loi en vigueur. C’est-à-dire en profitant pleinement de ses failles : l’article 146-01 du code électoral interdit seulement à un parlementaire « de commencer à exercer une fonction de conseil qui n’était pas la sienne avant le début de son mandat » ; il n’interdit donc pas explicitement de faire semblant d’avoir été consultant avant le début du mandat, en créant une société peu avant les législatives.


       C’est ce qu’a fait François Fillon, deux semaines avant d’être élu à Paris. C’est aussi ce qu’a fait son ancien ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, désormais vice-président délégué de l’UMP : il a immatriculé sa société LCH début juin 2012.

       L’équipe de Luc Chatel nous précise simplement qu’il se livre à une double activité de conseil « en stratégie et en organisation » et de conférencier (comme l’annoncent déjà les statuts de sa société), et que celle-ci a été déclarée au bureau de l’Assemblée et à sa déontologue (1) (comme l’exige déjà le règlement). (...)


    (1) Sur proposition de M. Claude Bartolone, Mme Noëlle Lenoir a été désignée le 10 octobre 2012, à l'unanimité du Bureau, déontologue de l'Assemblée nationale, après avoir recueilli l'aval des Présidents des groupes d'opposition (on n'attend plus que la désignation de la proctologue de l'Assemblée nationale?)

    Lire sur:

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    Benoît Barvin

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