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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE EST UN ENFANT
    QUI NE GRANDIRA JAMAIS)

    @@@

    (L'espion américain venait de surprendre
    un horrible complot contre la
    bienséance)


    FRANK HORVAT

    @@@

    "Par la Sainte Télé Cathodique...
    Je ne suis pas dans le classement
    de Forbes! Hell and Devil!"


    Pour faire fortune en écrivant des livres, 
    mieux vaut être américain
     Paul Loubière

       (...) Le cercle des auteurs non disparus qui gagnent autant, voire davantage, que les créateurs de start up, est sans doute l’un des plus élitistes qui soit. Mais les "best sellers" mondiaux ne s’inscrivent pas forcément au palmarès des meilleures ventes en France. Si certains noms sont bien connus chez nous comme Stephen King, d’autres, telle Danielle Steel, n’ont pas atteint la même notoriété.

       Cette année, selon le classement du magazine américain Forbes des 15 auteurs qui gagnent le plus d’argent dans le monde, E.L. James arrive en tête avec un revenu de 95 millions de dollars. Mais son livre "Cinquante nuances de Grey" publié en France chez Lattès, n’arrive que 3ème au classement de Livres Hebdo, derrière Guillaume Musso (L’Appel de l’Ange).

       La liste de Forbes et celle de Livres hebdo ne sont pas tout à fait comparables. Le magazine américain fait un classement selon les revenus perçus par les écrivains pour l'ensemble des livres vendus sur 12 mois. En France, on dispose seulement du classement des meilleures ventes, titre par titre. Même s’ils étaient effectués dans un même pays, les deux listes ne se recouvriraient pas: JK Rawling par exemple, continue à vendre les 7 tomes de la saga Harry Potter alors que son dernier livre "Une place à prendre" est à la 20ème place des meilleures ventes. Mais sans doute serait-elle dans le trio de tête si on tenait compte des ventes de tous ses titres. (...)

       James Patterson, deuxième chez Forbes, n’apparaît même pas dans la liste de Livres Hebdo. Il ne figure pas au panthéon des auteurs de polar américain. Ses livres, vite traduits, vite oubliés, touchent finalement assez peu de monde. Chez les plus jeunes, Suzanne Collins fait un tabac aux Etats-Unis avec Hunger games, mais en France, elle est classée 21ème, après J.K. Rowling. Les Français seraient-ils chauvins et préféreraient-ils les auteurs bien de chez eux? Certes, "L’Appel de l’ange" de Guillaume Musso arrive en tête avec 496.000 exemplaires vendus en 2012. Mais "Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" (479.000 exemplaires) est signé du suédois Jonas Jonasson.

       Et les Français sont loin de bouder les Américains. Harlan Coben place deux livres ("Faute de preuves" et "Remède mortel") parmi les cinquante meilleures ventes, tout comme les français Guillaume Musso et Marc Lévy. Aucun des trois n’apparaît dans le classement réalisé par Forbes. Ce dernier laisse malgré tout perplexe. Tous les auteurs sans exception sont de langue maternelle anglaise. N’y a-t-il vraiment pas un auteur chinois ou suédois qui puisse rivaliser? Mais peut-être que pour Forbes le monde s’arrête aux frontières des Etats-Unis et de l’empire Britannique... (Le peut-être est de trop) (...)



    @@@

    "Comment? 
    Indésirable? 
    Dangereux?
    Mais non, laid peut-être, 
    mais pas plus..."



    @@@
    Luc Desle

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