• "Cette Veuve joyeuse était évidemment ma Belle-Mère qui allait maintenant s'occuper de moi". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

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    Pensées pour moi-même:

    (LE SAGE PEUT-IL ÊTRE

    SAGE À DEMI?)

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    (L'Homme Métallique cherchait à se greffer un coeur humain)

    modernizor Source: magictransistor

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    librinfo74.fr

    Liberté d’expression.

    Les Norvégiens ont le droit de blasphémer

       Il est désormais légal en Norvège de faire outrage à une religion. Mardi 5 mai, les parlementaires ont approuvé à l'unanimité l’abolition de la loi qui interdit le blasphème, relate le journal norvégien chrétien Vårt Land. Le texte sera adopté définitivement mardi 12 mai.

       Cette question était en discussion depuis 2005, mais suite à l’attentat qui a visé Charlie Hebdo le 7 janvier dernier à Paris, les parlementaires ont jugé nécessaire de trancher. Dans leur proposition de loi du 10 février, les deux députés Anders B. Werp (du parti conservateur) et Jan Arild Ellingsen (extrême droite) ont noté qu’“il est temps que la société défende clairement la liberté d’expression, y compris dans les questions religieuses.”


       Si la question a fait consensus au Parlement, la presse, elle, est divisée. Ainsi, pour Finn Jarle Sæle, rédacteur en chef de l’hebdomadaire chrétien Norge idag (La Norvège aujourd’hui), le changement de la loi sur le blasphème est un “suicide culturel” “Aujourd’hui, notre système de valeur n’a plus de fondement. Même si la Constitution affirme que le christianisme et l’humanisme sont la base de l’Etat, il n’y a plus de contenu.”

       Pour le plus grand quotidien du pays, Aftenposten, le mot ‘blasphème’ devrait sortir du vocabulaire, car il sous-entend “qu’il est possible d’‘insulter’ une religion. Or, on peut insulter une personne, pas une religion.”

       La dernière fois qu’une personne a été accusé de blasphème en Norvège remonte à 1933. L’auteur Arnulf Øverland avait fait un discours intitulé “Le Christianisme, la dixième plaie”. Il a été acquitté la même année.

    http://www.courrierinternational.com/article/liberte-dexpression-les-norvegiens-ont-le-droit-de-blasphemer

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    "Cette Veuve joyeuse était évidemment ma Belle-Mère qui allait maintenant s'occuper de moi". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

    plumedecajou.com

    Après Charlie.

    Vu des États-Unis :

    pourquoi nous avons besoin du blasphème

    Ross Douthat
    Publié le 7 janvier 2015 dans

    The New York Times (extraits) New York

       Il y a un mois, 17 personnes périssaient dans des attaques à Paris. Dont une grande partie de la rédaction de Charlie Hebdo. Mais le droit de critiquer et même d’offenser est inhérent à la démocratie. Il doit être défendu, surtout lorsqu’il est menacé par la violence, écrivait alors The New York Times.

       A la suite du terrible massacre dans les locaux de Charlie Hebdo, permettez-moi d’exposer trois ébauches de principe quant à la place du blasphème dans une société libre.

       1. Le droit de blasphémer (et à toute autre forme d’offense) est essentiel dans une démocratie.

       2. Le blasphème n’est pas un devoir, la liberté d’une société n’est pas proportionnelle à la quantité de blasphème qu’elle produit, et dans bien des situations il est légitime de critiquer la volonté d’offenser, de la dénoncer comme inutilement provocatrice, cruelle ou tout simplement imbécile.

       3. En règle générale, plus le danger que court le blasphémateur est mortel, moins il est justifié et sage de critiquer son discours offensant. Le premier point sous-entend que les lois contre le blasphème sont intrinsèquement antidémocratiques. Le deuxième point signifie que faire preuve de retenue, en termes culturels, sur l’expression du blasphème est tout à fait compatible avec les règles d’une démocratie et qu’il n’y a rien d’antidémocratique au fait de remettre en question la sagesse, l’adéquation ou la décence de dessins, d’articles ou de quoi que ce soit visant, de façon intolérante ou grossière, ce qu’une partie de la population considère comme sacré.

       Il est certain que cette remise en question peut effectivement friser l’hostilité à la démocratie – ce qui est trop souvent le cas – selon le degré de pression qui s’exerce et le flou qui finit par entourer la définition de l’“offense”. Mais nos libertés fondamentales ne sont pas forcément menacées quand, par exemple, la Ligue catholique américaine condamne des œuvres d’art comme Immersion (Piss Christ, d’Andres Serrano, 1987). Pas plus qu’elles ne sont mises en danger par l’absence de caricatures grotesques de Moïse ou de la Vierge Marie dans les pages du Washington Post et du New York Times.

       La liberté implique certes celle d’offenser, mais elle autorise également les gens, les institutions et les communautés à réclamer de la retenue et à en faire preuve. Mais, aujourd’hui, nous sommes dans une situation où s’applique mon troisième principe, car le genre de blasphème que commettait Charlie Hebdo risquait d’avoir des conséquences mortelles, et tout le monde le savait. Et ce blasphème-là est justement celui qui doit être défendu, parce qu’il sert évidemment le bien de tous dans une société démocratique.

       Si un groupe assez important d’individus est prêt à vous tuer pour quelque chose que vous avez dit, c’est que ce quelque chose doit fort probablement être dit. Sinon, cela revient à donner aux apôtres de la violence un droit de veto sur la civilisation démocratique, et dans ce scénario la civilisation en question n’est en réalité plus démocratique. Une fois encore, la liberté ne se mesure pas à la capacité de tout un chacun d’offenser tout le monde tout le temps, et il n’y a rien de répréhensible à préférer une société où le blasphème gratuit est limité. Mais quand au blasphème répond le meurtre, il nous faut plus d’insolence, et non moins, car on ne saurait laisser croire aux assassins que leur stratégie pourrait s’avérer payante.

       Sous cet angle, beaucoup de ceux qui, en Occident, ont critiqué les journalistes de Charlie ont pris très exactement le problème à rebours. Que ce soient la Maison-Blanche d’Obama et le magazine Time par le passé, ou le Financial Times et (que Dieu nous vienne en aide) la Ligue catholique américaine aujourd’hui, tous ont reproché à l’hebdomadaire d’avoir suscité la violence en se montrant inutilement offensant et“incendiaire”, alors qu’en réalité c’est précisément la violence qui justifie le contenu incendiaire. Dans un autre contexte, où les dessins et autres provocations ne feraient qu’entraîner des communiqués de presse ulcérés et des commentaires outrés sur les blogs, je pourrais comprendre le rédacteur en chef Europe du Financial Times, Tony Barber, quand il écrit que des publications comme Charlie “prétendent se battre pour la liberté en provoquant les musulmans, alors qu’en fait elles sont juste stupides”.

       Mais si, en publiant quelque chose, vous prenez le risque d’être massacré, et que vous le faites malgré tout, vous êtes en train de vous battre pour la liberté, et c’est justement dans ce contexte que vous avez besoin que vos concitoyens passent outre à leur malaise et se mobilisent pour vous défendre. Bien trop souvent, c’est au contraire que l’on assiste en Occident : les gens sont prompts à invoquer la liberté d’expression pour justifier à peu près toutes les agressions et les provocations, avant de se défiler à la moindre menace. Preuve qu’en fin de compte il faut bel et bien du courage pour repousser les limites. Faut-il donc, quel que soit le contexte, célébrer, honorer et louer toutes les offenses délibérées ? Je ne pense pas. Mais, face aux canons des fusils, il faut les saluer et les défendre, au nom de la liberté et de la démocratie.

    http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/14/vu-des-etats-unis-pourquoi-nous-avons-besoin-du-blaspheme

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    Luc Desle

    « "Cette Belle idiote devint, en vieillissant, idiote". Jacques Damboise "Pensées de l'à-peu près"."Chaque matin il ouvrait les yeux et chaque soir il les refermait, cette homme plein d'habitudes". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet". »

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