• "Cette Maison de Tolérance acceptait qu'on la paye en liquide". Benoît Barvin in "Pensées pensées"

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE TENTE RIEN QUE REPROUVE
    TON COEUR ET QU'APPROUVE
    TON PORTEFEUILLE)

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    (Grâce au micro-crédit,
    ce pauvre pouvait se nourrir décemment)


    Microcrédit, la grande mutation
    (court extrait)
    Mathilde Goanec

       (...) Lancé il y a 30 ans au Bangladesh, le microcrédit est devenu l’outil de développement à la mode, réussissant le tour de force d’être plébiscité à la fois par les décideurs politiques, le monde de la finance et les ONG. Mais ses objectifs initiaux sont loin d’être atteints. (...)

    Les chiffres du microcrédit

       Près de 200 millions de personnes bénéficient de microcrédits (surtout des femmes), distribués par plus de 3 000 IMF dans le monde.

       La croissance du secteur est importante, autour de 30 % par an, et l’on considère que le portefeuille mondial actif est déjà de 70 milliards de dollars (25 à 30 milliards pour l’épargne).

       Le taux d’intérêt moyen est de 35 %, ce qui est souvent plus que dans le secteur bancaire traditionnel mais que les IMF justifient par des frais de fonctionnement élevés au vu de la vulnérabilité de la clientèle.

       10 % du financement des IMF provient de l’aide internationale, le reste est assuré par le marché local et des investissements privés.

       Les pauvres sont pauvres, mais nombreux : c’est toute l’équation économique qui sous-tend les institutions de microcrédit, devenues de vrais organismes commerciaux. Et le potentiel est gigantesque puisque l’on estime à 10 % seulement le marché couvert. Des entreprises rentables à tel point que certaines IMF sont rentrées en bourse, comme SKS en Inde, Compartamos au Mexique ou Equity Bank au Kenya, sans que cela ait une incidence directe sur leurs taux d’intérêts (très élevés chez Compartamos, plutôt dans la moyenne pour SKS).
       Toutes les sociétés de microcrédit introduites en bourse rappellent d’ailleurs qu’une partie des recettes a été reversée aux populations par le biais de fondations ou de programmes internes de développement. « C’est complètement contraire à l’esprit », affirme pourtant Mickaël Knaute, qui insiste sur la dimension nécessairement responsable du secteur : « Chez nous, le principe est simple : nous sommes une ONG, qui fait de la microfinance, via sa branche Oxus. L’inverse peut vite s’avérer dangereux. » 
       Le débat se pose avec d’autant plus d’acuité que la plupart des IMF se sont constituées grâce aux bailleurs de fonds internationaux, dans le cadre de politiques internationales de développement. Pas pour gonfler les poches des actionnaires.

    Article à lire en entier sur:

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    "P'tain! A cause de ces maudits Français qui s'défilent,
    j'vais rester dans cette position ridicule
    quelques années de plus!"


    “Astérix dit adieu à Pompéi”
    (On dit ce qu'on pense du titre?
    Chiche!)
    Corriere della Sera

       (...) Ce devait être le sauvetage des ruines de Pompéi par les gentils Français, c’est devenu l’impardonnable trahison des… méchants Français. Le 12 mars dernier, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la présidente de l’Epadesa, établissement public chargé de l’aménagement du quartier d’affaires parisien de la Défense, a annoncé que les 5 à 10 millions d’euros promis pour aider à la restauration de Pompéi, l’un des sites archéologiques les plus visités d’Italie, resteraient en France. Depuis, la presse italienne n’en finit plus de pointer la mauvaise volonté française. “Astérix dit adieu à Pompéi […]. Après les promesses, les Français se défilent”, écrit La Repubblica. “Les Français ne nous respectent pas”, note Il Corriere della Sera.

       Petit retour en arrière : l’effondrement de la maison des Gladiateurs, l’un des chefs-d’œuvre de Pompéi, en novembre 2010, émeut tous les amoureux de ce site classé patrimoine mondial de l’Unesco. Pompéi ne cesse de se dégrader : il faut sauver Pompéi. Un an plus tard, le 29 novembre 2011, un accord de coopération est signé entre l’Unesco et l’Etat italien pour mettre en place un plan de sauvegarde décennal. Outre les financements européens, le plan prévoit la contribution de sponsors privés, nationaux ou internationaux. L’Epadesa s’engage alors à réunir 5 à 10 millions d’euros par an pour le programme. “Il nous apparaît tout à fait judicieux que la Défense, ville du XXIe siècle, tende la main à la cité antique de Pompéi, qui souffre”,avait commenté à l’époque Philippe Chaix, le directeur général de l’Epadesa. Jusque début mars, plusieurs réunions se tiennent entre les représentants de l’Epadesa et Lorenzo Ornaghi, le ministre italien des Biens culturels, pour formaliser l’aide tant attendue… jusqu’à “la terrible volte-face”. 

       “La présidente de l’Epadesa a découvert (un peu tard) que [son institution] n’avait pas le droit, en tant qu’établissement public d’Etat, de participer à de telles opérations”, explique Il Corriere della Sera. Les Français, en somme, se sont avancés sans savoir s’ils pourraient tenir leurs promesses, souligne le quotidien. Mais l’Italie aussi a manqué de sérieux: alors qu’il savait, “Lorenzo Ornaghi n’a rien dit pendant trois mois. 
       Mais la morale est ailleurs,conclut le quotidien. Penser que quelqu’un d’autre puisse tenir plus que nous à notre histoire et à notre héritage culturel est une terrible illusion. La cavalerie n’arrivera jamais à Pompéi, car la seule cavalerie possible est la nôtre. Et il serait temps de sonner la charge.” (...)


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    "En avant pour... Heu... L'Europe? Les Etats-Nations?
    Bruxelles? Les fonds souverains?
    En avant, quoi! Droit devant!"


    Monti et Rajoy signent 
    l’adieu à la souveraineté
    Enric Juliana

    Traduction : Mélanie Liffschitz 
    LA VANGUARDIA BARCELONE

       (...) Les décisions prises à Bruxelles le 29 juin ont donné un peu de sens à la grande confusion qui régnait depuis les dramatiques élections grecques, déjà oubliées par la mémoire de reptile des médias. L’Italie et l’Espagne ont tenu bon face à l’Allemagne pour forcer l’adoption de trois mesures qui, en principe, devraient les protéger du pire. L’Espagne et l’Italie ont conclu une alliance de dernière minute – inédite dans l’histoire de l’Union européenne – pour éviter une humiliation qui aurait eu de graves conséquences en politique intérieure. Et découvert qu’ensemble, ils pèsent en Europe. (...)

       (...) Westphalie, 1648. Cette succession de traités qui a donné son nom à la Paix de Westphalie a lentement mais sûrement liquidé le vieil espace impérial européen lié à Rome : la mosaïque du Saint-Empire romain germanique, le Pape et l’Empire espagnol endetté et si puissant outre-mer.

       Les Traités de Westphalie érigèrent le principe de souveraineté nationale, incarné par la France de Mazarin et donnèrent naissance à cette Europe des Etats-nations que la Révolution française poussera encore plus loin. Peut-être sommes-nous en train de revenir à cette période de l’histoire sans le savoir. Les ailes du moulin de la souveraineté nationale ont commencé à tourner dans l’autre sens. 
       Pour soutenir l’euro, il faut déléguer des compétences nationales au centre impérial. Westphalie II. Les Espagnols et les Italiens n’ont pas d’autre solution que de l’accepter. La grande interrogation reste la France, quintessence de l’Etat-nation. Le fantôme de Mazarin ne devrait pas tarder à venir hanter l’Elysée. (Le processus qui aboutit aux traités de Westphalie dura plus de 30 ans). (...)

    Lire l'article sur:


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    "Tu m'aimeras toujours?
    - Ta fortune se monte à combien, déjà?"

    "The Strange Woman" (1946)

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    Benoît Barvin (avec Jacques Damboise)
    « "Cette femme voilée était, en secret, à voile et à vapeur". Benoît Barvin in "Pensées pensées""Elle était rousse comme une Blonde qui se teint les cheveux". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet" »

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