• "Cet excellent cruciverbiste était crudivore". Jacques Damboise in "Pensées d'avant longtemps".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SAURAS-TU TROUVER LA

    SORTIE DU DÉDALE 

    DU MALHEUR?)

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    "Toi et ta radinerie...

    - Je ne suis pas radin, mon Amour, simplement économe"

    "Cet excellent cruciverbiste était crudivore". Jacques Damboise in "Pensées d'avant longtemps".

    http://nadchris34.tumblr.com/post/167771701094

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    "Cet excellent cruciverbiste était crudivore". Jacques Damboise in "Pensées d'avant longtemps".

    http://www.gagdz.com/kabylie-31-ans-apres-printemps-berbere/

    Maroc :

    la fièvre berbère

    d’un peuple guerrier

    Michel Lhomme ♦
    Philosophe, politologue

       Depuis des mois, et sans que les médias français ne s’y intéressent alors que nous sommes proches et que surtout des milliers de franco-marocains vivent sur notre territoire, le Rif – et particulièrement la région d’Al Hoceima – est, sinon en état d’insurrection, au moins dans un état de rébellion ouverte.

       Qui connaît ou a entendu parler effectivement en France du Hirak, nom de ce mouvement de contestation inédit sous Mohammed VI, né il y a près d’un an dans le Rif au lendemain de la mort d’un jeune poissonnier ? Un jeune marocain nous disait récemment que les moukhabarat [littéralement en arabe, les informateurs] sont présents actuellement dans toutes les réunions culturelles marocaines pour déceler en France un quelconque soutien indirect à la rébellion. En octobre, la gauche unitaire européenne (GUE) avait organisé au Parlement européen un colloque sur le « Hirak chaabi », le mouvement populaire qui secoue le Rif, au nord du Maroc, cette région rude qui a toujours été historiquement turbulente puisque les Rifains sont des guerriers nés.

       Ils infligèrent en particulier de sévères défaites aux Espagnols dans la guerre du Rif. Lorsque  Abd El-Krim se révolta contre les Espagnols, il laissa plus de 10 000 morts parmi eux. Cela leur valut plus de cinq années de représailles au gaz sarin (fourni par l’Allemagne). Au départ des Espagnols, en 1956, les Rifains refusèrent l’allégeance inconditionnelle à Rabat, ce qui leur coûta 8000 morts en 1958. A l’époque du Maroc Espagnol, ce sont les Rifains encore qui fournirent des combattants – les légendaires Regulares – aux troupes nationalistes  lors de la croisade contre les Rouges et peu le savent mais jusqu’à sa mort, le général Franco fut protégé par une Garde maure majoritairement composée de Rifains.

       Ce  rappel historique devrait  nous alerter sur ce qui se passe aujourd’hui dans le Riff marocain et surtout ne pas le prendre à la légère.

       Or cela fait  bientôt un an, depuis la mort du jeune Mohcine Fikri  dans la petite cité balnéaire d’Al-Hoceima, que le « Hirak » souffle sur les villes et les villages de cette région marginalisée par le pouvoir central, enclavée entre la mer Méditerranée et les montagnes de l’Atlas. Or qui connaît aujourd’hui la nature de ce mouvement, ses militants, ses revendications – du travail, des routes, des hôpitaux, des écoles, une université ? Qui sait que ce mouvement social et identitaire est réprimé quotidiennement avec des arrestations violentes ?

       Cet été, début août, des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants  ont fait une centaine de blessés dont deux dans un état grave. Nasser Zefzafi, leader de cette contestation populaire est en prison depuis mai dernier et son arrestation n’a fait que renforcer la détermination des militants du mouvement Hirak, mouvement dont le nom signifie « la mouvance ». Le signe de ralliement de Hirak est la main levée, les trois doigts du milieu au garde à vous. C’est le symbole amazigh, au pluriel imazighen, « les hommes libres » c’est-à-dire le vrai nom des Berbères.

       En fait, au fil des mois, le mouvement s’est non seulement durci mais a mûri. Il est aujourd’hui plus politique et identitaire que jamais. Avec le temps et dans l’enlisement, il s’islamise aussi quelque peu (emprise indirecte inévitable des Frères Musulmans par l’intermédiaire de la solidarité des mosquées alors qu’au départ, le mouvement était plutôt laïc et uniquement social). Jusqu’alors, jamais le Hirak ne s’en est pris  ouvertement à Sa Majesté Mohamed VI qui est Amir al Mounine, le « commandant des Croyants ». C’est le pouvoir, le maghzen qui est dénoncé pour corruption.

       Reste une inconnue : les liens du Hirak avec la drogue. Le Rif dont presque tous les organisateurs  de l’attentat de Barcelone étaient originaires est la région qui fait vivre  tout le Maroc avec la culture du haschisch.  Le «cerveau» de l’attentat de Barcelone, l’imam de Ripoll, Abdelbaki es-Satty était né en 1973 à Tinghaya, petit hameau situé à plus de 2000 mètres d’altitude, dans les environs de Bab Taza, au cœur du Rif marocain (région de Chefchaouen). Tous les jeunes qui l’accompagnaient provenaient aussi du cœur de l’un des plus grands centres internationaux de production de cannabis (le «kif») là où il faut savoir se taire, mentir, détourner l’attention, se protéger, négocier, corrompre, pour pouvoir trafiquer.

       Les trafiquants rifains sont donc habitués depuis des lustres à la gestion des filières et des planques, au maniement des armes et surtout à l’argent de la drogue. Leurs transporteurs traversent l’Espagne, franchissent la frontière en Catalogne, remontent jusqu’à Paris, Bruxelles, Amsterdam, Zurich ou Berlin. La drogue endort les banlieues et sert surtout d’économie parallèle de substitution. On sait que l’imam de Ripoll avait été condamné en 2010 à quatre ans de prison pour trafic de kif, kif qui provenait des plantations de sa propre mère.

       Le Hirak ne serait-il pas la face sociopolitique d’une classique lutte de cartel ? Les Berbères ne seraient-ils pas aujourd’hui assez puissants pour prendre en main directement le trafic sans les intermédiaires arabes de Rabat ou de Marrakech ? Ou en tout cas, ne réclament-ils pas en fait une certaine part du trafic et surtout de pouvoir poursuivre sans impunité l’économie illégale? En tant que leader autoproclamé du  mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif, le baron de la drogue Saïd Chaôou, a officiellement saisi l’ONU et a sollicité l’instance internationale à mettre tout en œuvre pour que le « peuple du Rif puisse recouvrer son indépendance selon le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

       Le pouvoir central est loin d’être inactif : éclairage des rues, construction d’un hôpital, finalisation d’une voie express, multiplication des liaisons aériennes ou encore reprise de la construction d’un théâtre. Autant de travaux relancés dans l’urgence cette année à Al Hoceima pour répondre aux revendications des habitants qui réclament aujourd’hui avant tout la libération de tous les détenus et surtout de leur grand leader, Nasser Zefzafi.

       Autre fait notable et qui a beaucoup surpris: une partie du gouvernement marocain a été limogée fin octobre manu militari pour ne pas avoir mis promptement en œuvre le projet de désenclavement de la ville d’Al-Hoceima, foyer de la contestation dans le Rif. C’est une décision sans précédent du roi Mohamed VI en 18 ans de règne, une réponse martiale aux dysfonctionnements et aux retards pris dans le programme de développement d’Al-Hoceima, épicentre du Hirak.

       Le roi suivra-t-il Mohcine Fikri, le jeune vendeur de poisson broyé par un camion-benne. Deviendra-t-il  aux yeux des Berbères marocains l’icône de la lutte contre la hogra (le « mépris » en arabe dialectal marocain), mais aussi l’humiliation et l’injustice envers la population) ?

    https://metamag.fr/2017/11/30/maroc-la-fievre-berbere-dun-peuple-guerrier/

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    Luc Desle

    « "Tiens, les guignols sont de sortie, disait sa Belle-Mère chaque fois qu'il sonnait à sa porte". Jacques Damboise in "Pensées bof"."Le roi des mous achetait, en cachette, du Viagra". Jacques Damboise in "Pensées bof". »

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