• "Cet amoureux transi portait une polaire". Benoît Barvin "Pensées à petits pas".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE CALME BORDE
    TOUJOURS LA TEMPÊTE)


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    Nouveau court récit au long cours (3)

    LE LIBÉRÉ 
    DU 
    CLUB MAD


       L'observateur qui arrive dans l'île d'Ipsos se souvient avec nostalgie du Club qu'il a connu, dans les années 60. Il fait également la connaissance d'une jeune femme...



       Son émerveillement l’enchante. Ce n’est pas à lui de lui gâcher sa joie. Cette petite n’a pas dû beaucoup voyager. Peut-être est-ce même la première fois qu’elle va à l’étranger. Elle s’extasie devant la baie qu’elle découvre au fond de l’allée centrale. Elle reçoit tout en vrac, les parterres de fleurs, les bouquets d’eucalyptus au bord de la plage, la vision des cases sur les pelouses bien vertes, comme autant de clichés choisis. 

       Une dizaine de jeunes portant des badges réceptionnent les nouveaux arrivants à la descente du bus, tandis que la sono du bar monte de quelques décibels pour exprimer sa joie de voir arriver de futurs clients et piliers de comptoir. Il est vrai que ce dernier est somptueux avec son mur de bouteilles bariolées, ses percolateurs, ses machines à bière rutilantes et sa charpente en bois sombre, mais une fois de plus, ils ne compteront pas Daniel Doucet comme consommateur. Une fois encore, ses dépenses annexes s’élèveront à zéro franc, pardon… à zéro euro ! 

       Comme disait si amèrement Jean-Paul Tréguer, expert en marketing troisième âge, « Les seniors ont la mauvaise habitude d’être légèrement sous-consommateurs ». Eh oui, c’est agaçant pour ceux qui espèrent s’en mettre plein les poches d’avoir affaire à une classe d’âge récalcitrante Mais les experts ont plus d’un tour dans leur sac et ils font tout pour attraper dans leurs filets ceux qu’ils appellent les « libérés », ces bienheureux retraités qui pourraient être enfin libres des normes et énormités sociales s’ils n’y étaient pas englués jusqu’au cou. 

       - Soyez les bienvenus à Ipsos Corfou, lance dans son micro un petit homme trapu, vêtu d’un short et d’un tee-shirt noirs, la tête affublé d’un bandana rouge. Vous avez fait un bon voyage ? … (approbation molle de l’assistance) Comment ? Je n’ai pas bien entendu… (vivats presque unanimes cette fois). C’est parfait, je préfère ça ! 

       Daniel jette un coup d’œil à Rachel. Elle semble atterrée. Il pense deviner qu’elle n’apprécie pas la tactique d’aboyeur de celui qu’il présume être le chef de ce Village, nouvelle mouture. Elle se tourne vers lui et esquisse une moue. 

       On les dirige vers l’amphithéâtre où Daniel a assisté jadis à de très chatoyants spectacles à la belle étoile. On leur offre un jus de fruit, on leur estampille sur le dos de la main un sigle indélébile, qui ne s’effacera que le jour de leur départ, grâce à une encre programmée. Finis les bracelets colorés. Ensuite, on leur remet le nom de leur case ainsi qu’une paire de draps. Le protocole lui revient comme si c’était hier. C’est fou comme les banalités du quotidien s’incrustent dans le cerveau ! Pour preuve, il devine la suite. 

       - Maintenant nous allons récupérer nos bagages sur ce terre-plein et les répartir selon nos secteurs, puis des petits chariots les rapprocheront de nos cases respectives. Mais l’attente est toujours un peu longue… et je vois, Rachel, que vous n’avez qu’un sac à dos comme moi. Si vous voulez, on y va tout seuls. Ils vous ont bien attribué le secteur que vous vouliez? 

       - Je ne peux pas vous dire. Je suis à la case « Hadès », au secteur « Divinités». 

       Ce nom n’existait pas à l’époque mais ça doit correspondre à ce qu’ils appelaient avant le secteur « Olympe », sur la presqu’île donc. Il sort ses lunettes de son sac. 

       - Ce doit être bon car j’ai la case « Jupiter ». Dieux grecs et romains pêle-mêle. Déjà à l’époque j’avais remarqué cette fantaisie… Un historien se serait-il plaint ? Du coup, ils auraient changé le nom générique du secteur. C’est étrange car ce n’est pas dans leur genre de privilégier la culture ? Ca fait ringard ici, où, mise à part la culture physique, le reste est à mettre au rencard. Il va se renseigner. 

       La G.O. à qui il demande confirmation semble tomber des nues. Visiblement, l’Olympe, ça ne lui dit rien. Il insiste. 

       - Vous ne pouvez pas m’indiquer un G.O. qui saurait ? 

       Elle le regarde ahurie, puis lui lance ironique. 

       - Un quoi ? Un G.O. ? Mais ça fait longtemps que ça n’existe plus les G.O., monsieur. Le Club Med et tout ça, c’est fini. Tout ça a été rasé, racheté, il y a des lustres. 

       Daniel lit le sigle qui brille sur sa main : « Club Mod’M ». Il doit à son tour avoir l’air ahuri, car la simili G.O. enchaîne sur un ton radouci. 

       - Mais ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas déçu. C’est un Village surtout pour les jeunes ici, mais il y en a pour tous les âges, tout de même. De toute façon si vous n’étiez pas satisfait, il y aurait moyen de s’arranger avec le planning. Vous pourriez aller à Grégolimano, dans un de nos hôtels-clubs par exemple. Il y a toujours des solutions.

    (A Suivre)

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    (Écrivaine populaire contemporaine
    écrivant plus vite que ses doigts...)

    lunatictoon….

    (Clin d'oeil...)

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    "Nous avons toutes et tous en nous
    notre part animale..."


    Souvenirs by Patrick Jannin
    Models: l’Homme de la foule, Lord Rabbit, Féebrile
     (aka Lady Deer) and Lizzie (aka la Serpentaire)

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    Nouveau droit des animaux
    HENAUD AFP

       (...) Paris - Un vingtaine d'intellectuels, philosophes, écrivains, historiens et scientifiques français réclament, dans un manifeste rendu public jeudi sur le site de la Fondation 30 Millions d'Amis, un changement du statut des animaux dans le code civil.

       Parmi les 24 signataires, figurent les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l'écrivain Erik Orsenna, de l’Académie française, l'astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, et Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire (pour un bouddhiste, la cellule, ça le connaît... Désolé...).

       Le Code civil, dans son article 528, considère les animaux comme des biens meubles.

       Le texte du manifeste revendique «une évolution du régime juridique de l'animal dans le code civil reconnaissant sa nature d'être sensible». Les signataires demandent «que les animaux bénéficient d'un régime juridique conforme à leur nature d'êtres vivants et sensibles (...) et qu'une catégorie propre leur soit aménagée dans le code civil entre les personnes et les biens».

       «Ce texte est publié sous l'égide de la Fondation car c'est un sujet fort sur lequel on a déjà pris position à plusieurs reprises», a dit à l'AFP Jean-François Legueulle, délégué général de la Fondation 30 Millions d’Amis.

       «Il faut que le code civil évolue et que soit créée une catégorie propre aux animaux, entre les personnes et les biens», a-t-il ajouté.

       Selon les défenseurs des bêtes, cette proposition a reçu le soutien de plus de 250.000 Français, signataires d’une pétition lancée il y a un an et toujours active.





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    "Y'a pas que toi qui pue de la g...
    Moi aussi!!!"

    1921, by Achille Luciano Mauzan (1883-1952)

    (Tigra, la dresseuse d'animaux, avait du caractère)

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    Luc Desle
    « "Il mit de l'eau dans son vin et fut massacré par les viticulteurs présents". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes"."Cette tapette sous un crâne tuait les mouches du politiquement correct". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes". »

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