• "Ce variateur de lumière fonctionnait bien sur le cerveau de cette Blonde". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

    ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE EN SAVEUR

    TE FAIT GOÛTER LA VIE)

    *** 

    "Que j'enlève mes vêtements... Tous mes vêtements...

    Décidément les Hommes sont tous pareils

    et ne pensent qu'à ça!" 

     http://pencilofdoom.tumblr.com/post/134142036344/artornap-playboy-february-1963-comic

    ***

     pampiluche.blogspace.fr

    SALUT GROSSE VACHE (…) TU DOIS BIEN COMPRENDRE

    QUE JE NE VEUX PLUS VOIR TA GUEULE

    ET QU’IL EST HORS DE QUESTION

    QUE JE DÉBOURSE UN CENTIME

    POUR TON LICENCIEMENT ! ! ! ! !

       C’est ainsi que commence le mail envoyé par un employeur à une salariée qu’il ne voulait plus revoir après un arrêt de travail.

       Nous ne résistons pas, tant ils sont stupéfiants, à la tentation de reproduire in extenso les termes de ce courriel tels qu’ils figurent dans le mémoire soutenu par l’employeur devant la Cour de cassation.

       La Cour d’appel de Bordeaux ayant condamné l’employeur pour licenciement abusif, celui-ci a tenté de faire casser l’arrêt d’appel en prétendant que la salariée n’apportait pas la preuve qu’il était l’auteur du mail et en s’appuyant sur les dispositions du code civil posant les conditions de validité de la preuve des obligations contractées par courrier électronique.

       La Chambre sociale de la Cour de cassation répond très justement que les dispositions invoquées par l’employeur ne sont pas applicables dans la mesure où le courrier électronique produit par la salariée ne l’avait pas été pour faire la preuve d’un acte juridique entraînant des obligations (un contrat ou un engagement unilatéral) mais celle d’un fait.

       Or, l’on sait que l’existence peut être établie par tous moyens (de preuve), dont la force probante est appréciée souverainement par les juges du fond.

        De cette mise au point effectuée par la Chambre sociale, on doit en retenir que les salariés peuvent continuer à produire les courriels qui leurs sont adressés par leur employeur lorsqu’ils souhaitent rapporter la preuve de faits, mais qu’il faudra se montrer vigilant lorsque le contenu du mail emportera modification d’un acte juridique (par exemple un avenant au contrat de travail).

    Philippe Ravisy

       TEXTE DU COURRIEL D'INSULTES ENVOYÉ PAR L’EMPLOYEUR DANS CETTE AFFAIRE (LES FAUTES D’ORTHOGRAPHE ONT ÉTÉ MAINTENUES)

     

       «  Salut grosse vache Alors t’es contente que Marjorie t’ai appelé ?

       En tous cas sache que ça ne changera rien du tout ! ! ! ! j’attends toujours ta lettre de démission car après mon comportement tu dois bien comprendre que je ne veux plus voir ta gueule et qu’il est hors de question que je débourse un centime pour ton licenciement ! ! ! ! ! Et pas la peine que tu me casses les couilles avec tes conneries de prud’homme parce que moi j’ai un avocat et je t’enfoncerai encore plus que je l’ai déjà fais et crois moi c’est possible.

       Alors ? ? ? toujours pas les boules d’avoir quitté sofinco et ton petit cdi tranquille !  je tiens quand même à te remercier grâce à toi j’ai pu monter ma boîte à moindre frais et qui aurait cru que tu serais assez naïve pour me suivre après que je t’ai recrutée pour Epargne sans frontière alors que je savais depuis des mois qu’on allait déposé le bilan ! !

       Pauvre conne ! tu croyais vraiment que je t’avais recruté pour tes compétences ? Alors je te préviens envoie moi ta lettre et plus vite que ça, tu vas enfin bouger ton gros cul pour quelque chose ! ! ! ! !

       Et t’avises pas d’essayer de me la faire à l’envers avec la Marjorie sinon tu vas voir ce que c’est du harcèlement, je vais te montrer ce que c’est moi une dépression grosse vache ! ! ! !

       Alors ? ? ? ? ? ? tu regrettes toujours pas ? ? ? ? il aurait peut être été plus simple de coucher finalement ! ! ! l maintenant t’a plus rien, plus de boulot, plus d’argent et toujours pas de mec tu peux la faire ta dépression ! ! ! !

       Juste pour info change de secteur je t’ai grillé chez toutes les banques tu feras plus rien dans ce métier.

       A bon entendeur salut ! ! ! ! ! ! !

       PS : tes heures sup tu peux te les foutre au cul.
    Alban
     ».

       Un vrai poète cet Alban !

    Cassation Sociale 25 septembre 2013, n° 11-25884

     http://www.astae.com/Salut-grosse-vache-tu-dois-bien-comprendre-que-je-ne-veux-plus-voir-ta-gueule-et-qu-il-est-hors-de-question-que-je-debourse-un-centime-pour-ton-licenciement

    ***

    Benoît Barvin

    « "Même la pensée de ce gendarme était moustachue". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"."Le Maître du vent était toujours décoiffé". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet". »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :