• "Ce vampire, qui buvait régulièrement de l'eau bénite, finit curé dans une région reculée de la Voïvodine". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (AVALE CHAQUE MATIN UN BOL
    DE FRATERNITÉ)

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    "Alors, Muse! Tu n'oses répondre à mes questions
    existentielles, n'est-ce pas?"

    Le Sang D’Un Poète (Jean Cocteau, 1930)
    (Étrangement, cette statue refusait de répondre)

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    L'autre visage du Qatar
    ARMIN AREFI

       (...) On peut encourager les révoltes du Printemps arabe et tout faire pour que le mouvement de contestation n'atteigne pas son territoire. Ce curieux paradoxe est illustré à merveille par le Qatar. Le richissime émirat gazier du Golfe vient de condamner à quinze ans de prison un poète qatari pour avoir écrit une oeuvre sur le Printemps arabe. Dans son "poème du Jasmin" récité en août 2010, Mohammed Al-Ajami, plus connu sous la plume de Ibn al-Dhib, rend hommage à l'opposant historique tunisien Rached Ghannouchi, de retour dans son pays après un exil de vingt ans à Londres.

      Son parti islamiste, Ennahda, remportera deux mois plus tard les premières élections organisées après la chute de l'ancien président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali (et, depuis, les choses vont de mal en pis...). 

       Prononcé devant plusieurs de ses amis dans un appartement du Caire, où l'artiste étudie la littérature arabe, le poème hisse la révolution du Jasmin au rang d'exemple. Ibn al-Dhib y exprime l'espoir que le vent de révolte né en Tunisie touche à leur tour les monarchies arabes du Golfe. Sans évoquer directement le Qatar, il lance toutefois : "Nous somme tous la Tunisie face à une élite répressive." Et l'artiste d'ajouter : "J'espère que viendra bientôt le tour des pays dont le dirigeant s'appuie sur les forces américaines." Une allusion à peine voilée à son pays, qui abrite depuis 2002 des soldats américains sur la base aérienne d'Al-Eideïd. (...)

       Filmée et diffusée sur YouTube, la scène suscite l'ire de l'émir Hamad bin Khalifa al-Thani, qui tient le pays depuis qu'il a destitué son père en 1995. "Il y a au Qatar un certain nombre de tabous révélateurs d'une forme de conservatisme de la société, et l'intégrité de la famille royale en fait partie", explique au Point.fr Nabil Ennasri, doctorant spécialisé sur le Qatar à l'université d'Aix en Provence. "C'est un sujet auquel il ne faut pas s'attaquer."

       Arrêté en novembre 2011, Ibn al-Dhib est placé en confinement solitaire pendant plusieurs mois, selon son avocat, Nadjib al-Naimi, ancien ministre de la Justice de l'émirat. Son procès, auquel il n'est même pas autorisé à assister, a lieu un an plus tard. La peine est des plus sévères : le poète qatari est condamné à la prison à vie pour "atteinte aux symboles de l'État et incitation à renverser le pouvoir". Pourtant, d'après son avocat, aucune preuve n'a démontré que le poème a été récité en public. (...)
    Lire sur:

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    "Allez, sois sympa! Tends ta papatte, quoi!
    - Et pourquoi faire, Monsieur?
    Je ne vous connais pas, Moi!"

    Baby Chameleons | Igor Siwanowicz

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    (La nouvelle pornographie italienne
    avait quelque chose de... hem...
    touchant...)


    ITALIE 
    Débandade dans le porno transalpin
    Anaïs Demont 

       (...) Les grands noms du film porno italien, Rocco Siffredi ou Cicciolina e tutti quanti, n'exaltent plus le public. C'est ce que conclut Il Fatto Quotidianoaprès l'échec du dernier Sex Festival de Milan.

       Le Sex Festival de Milan, qui a fêté ses 18 ans, affichait près de 60 000 visiteurs lors de la première édition. Depuis, l'affluence s'est peu à peu réduite (seules près de 160 personnes avaient payé l'entrée selon le magazine Vice) et cette année la "kermesse" du sexe semblait morose, affirme Il Fatto Quotidiano.

       Malgré quelques stars européennes qui réussissent à maintenir l'intérêt des spectateurs, les stands du festival brillent par leur routine, "le sexy bar, la dominatrice qui se ballade avec son esclave en laisse, les massages érotiques et peu d'autres choses", selon le quotidien.

       Tous les protagonistes présents au festival ont affiché désolation et résignation. En cause, plusieurs phénomènes – dont la disparition de Riccardo Schicchi, qui était producteur et réalisateur de films pornographiques. Survenue en décembre 2012, sa mort "a été la pierre tombale sur la production du porno made in Italy", souligne le quotidien.

       A cela s'ajoute la rude concurrence de Youporn, qui n'a plus rien à envier aux lumières rouges et aux ambiances aguicheuses du Sex Festival. Le sexe 2.0 n'a laissé aucune chance à la production de films qui pâtissent des coûts élevés de tournage et de taxes exorbitantes. De plus, les postes sont précaires, comme l'indique Rebecca au journal Il Fatto Quotidiano : "Je fais des soirées dans des clubs, de petits films, mais je travaille aussi comme escort : je dois m'arranger."

       Pour une scène avec des actrices populaires, les réalisateurs doivent investir entre "600 et 700 euros", rapporte le quotidien. A ce prix-là, les réalisateurs ont préféré organiser des essais gratuits durant le festival afin de recruter des amateurs.

       Au sujet de ce changement logistique, Francesco Malcom, acteur de films porno italien, déclare avec philosophie : "C'est comme en politique : il n'y a plus d'idées, il n'y a plus de possibilités et les vieux protagonistes font confiance à la société civile." (...)


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    Benoît Barvin
    « "Il était amoureux de son peigne, ce chauve, amour non partagé, on s'en doute". Jacques Damboise in "Pensées contrites"."Ce Prince Charmant vendait ses charmes nuitamment". Jacques Damboise in "Pensées de peu". »

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