Malgré la disqualification de l’athlète pour deux ans, les grosses sociétés ayant signé des contrats publicitaires avec Maria Sharapova ne s’empressent pas de les rompre. Tout d’abord parce qu’on part du principe que “la championne a pris un produit dopant involontairement”, explique le journal économique russe RBC Daily.

   Le premier sponsor à afficher son soutien est Nike, qui avait signé son premier contrat avec Sharapova dès 1998. Le contrat en cours, de 70 millions de dollars, a été signé en 2010 pour 8 ans. La joueuse ayant annoncé qu’elle faisait appel, le constructeur automobile Porsche a déclaré à RBC qu’il se contentait pour l’instant de geler son contrat, signé en 2013 pour un montant de 2,9 millions de dollars, en attendant le dénouement de l’affaire.

   Le fabricant de raquettes Head n’a pas non plus l’intention d’arrêter sa collaboration avec Sharapova (contrat de 2 millions de dollars signé en 2011), même si elle perd en appel. La compagnie estime que la désignation du meldonium comme produit dopant ne s’appuie pas sur assez d’expériences cliniques, et que dans cette affaire l’Agence mondiale antidopage a enfreint son propre règlement intérieur.

   Maria Sharapova est également sous contrat avec la marque Evian depuis 2010, et Avon, depuis 2014. Ces deux compagnies n’ont pas répondu aux questions de RBC. L’ex-première raquette était depuis 2004 la sportive la mieux payée au monde. Elle vient de céder cette place à Serena Williams.

http://www.courrierinternational.com/une/sport-pourquoi-les-sponsors-ne-lachent-pas-sharapova