• "Ce livre Saint pensait trop aux mamelles". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE JUSTE N'EST PAS
    FORCEMENT LE BIEN)

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    (Jeune gorille très mal élevé. 
    Petits n'enfants, ne prenez pas exemple 
    sur ce méchant polisson!)

    A young mountain gorilla (Gorilla beringei) 
    enjoys the comfort of resting in its mother’s arms 
    in the remote Virunga Mountains of Rwanda

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    "Que Dieu bénisse cette jolie dinde qui...
    - Révérend! C'est de moi que vous parlez?
    - Hein? Meuh non..."


    frenchiesinlex.wordpress.com

    Obama, Thanksgiving 
    et la peine de mort

    Daniel Salvatore Schiffer 
    22/11/2012

       (...) Quel grand humaniste, ce Barack Obama ! Il s'apprête en effet, son large sourire aux lèvres et sa charmante petite famille à ses côtés, à gracier deux dindes, qui viennent d'être acheminées sous escorte policière dans le luxueux hôtel W de Washington, comme il le fait chaque année, depuis son élection à la présidence des États-Unisd'Amérique. L'événement aura lieu tout à l'heure, lors d'une très officielle cérémonie, comme tous les quatrièmes jeudis du mois de novembre, à l'occasion de Thanksgiving : fête traditionnelle depuis 1671, époque des guerres amérindiennes. C'est à cette célébration populaire que remonte le premier grand repas historique que les colons anglo-saxons du Nouveau Monde concoctèrent pour remercier Dieu - d'où le nom de "thanksgiving", signifiant "actions de grâce" - de leur avoir octroyé une victoire aussi providentielle qu'inespérée (de leur point de vue) sur les indigènes. En d'autres termes, les Indiens.(...)

    (...) D'où notre perplexité : étrange, donc, que ce président, Prix Nobel de la paix et dont les ancêtres furent des esclaves, se prête d'aussi bonne grâce (c'est le cas de le dire) à la commémoration de ce qui s'avéra ainsi là, via cette sanguinaire guerre de conquêtes territoriales, le prélude au premier génocide - la quasi-extermination des Indiens d'Amérique, précisément et, plus tard, leur abjecte concentration en d'infâmes réserves dites "naturelles" - de l'histoire moderne !

       Mais passons : il est vrai qu'Obama, qui n'aura strictement rien fait jusqu'ici pour mériter les honneurs de l'Académie d'Oslo, hormis quelques beaux discours théoriques (c'est plutôt le prix Nobel de littérature, censé récompenser phrases et mots, qu'il aurait alors fallu lui attribuer), n'en est plus à une contradiction ni à une baliverne près. Que la nation que ce bavard préside depuis maintenant près de cinq ans - et que l'on dit par ailleurs être (sans rire) la plus grande démocratie du monde - occupe la troisième place du podium en matière de peine capitale, juste derrière l'Iran et la Chine, mais avant même les dictatures religieuses pratiquant la charia (l'Arabie saoudite, le Bahreïn, le Qatar, la Somalie...), ne semble pas trop le déranger. Pas un seul petit mot, en effet, n'a jamais été prononcé par son illustre personne, pourtant friande donc de belles paroles, à l'égard des condamnés à mort de son pays, où la Californie vient par ailleurs de rejeter, à une écrasante majorité, l'abrogation de la peine de mort.(...)

       (...) Pensez : 218 exécutions par injonction létale (l'un des pires supplices qui soit) ont déjà été effectuées depuis que Barack Obama a été élu président des États-Unis, en 2008, sans que celui-ci trouve à redire, du moins publiquement, ni même bronche ! À ceux qui voudraient le détail des chiffres, en ce macabre décompte d'assassinats légalisés (il est vrai très "high-tech" malgré parfois leurs très cruels "ratés" pour les plus inexpérimentés de ces bourreaux) dans les pénitenciers yankees, le voici donc : 37 en 2008 ; 52 en 2009 ; 46 en 2010 ; 43 en 2011 ; 40 pour l'instant en 2012. Une bonne et très stable moyenne, apte à satisfaire ces tortionnaires en col blanc et cravate "regimental" qui ne jurent que par la Bible : "In God we trust", assure même, dans un bel encadré sur fond de billet vert, le sacré dollar ! (...)

    Lire l'article:


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    (Moutons extraterrestres tentant d'envahir la Terre,
    de nuit, évidemment...)


    (Source: pqfigurine)

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    (Jolie forêt ne servant qu'à faire courir les joggeuses sexys)


    « Donner un prix à la nature, 
    c’est dire que les forêts 
    ont plus de valeur mortes que vivantes »
    Alice Médigue auteur du livre 
    « Temps de vivre, lien social et vie locale ».

       (...) Depuis le milieu des années 2000, émerge un véritable marché de la biodiversité, sur le modèle du marché carbone, grâce notamment aux institutions internationales. En 2008, les ministères de l’environnement du G8 ont ainsi commandé au banquier de la Deutsche Bank, Pavan Sukhdev, un Rapport sur « l’économie des écosystèmes et de la biodiversité ». Ce rapport a stimulé le lancement en octobre 2010 du partenariat piloté par la Banque mondiale baptisé «WAVES», qui vise à « promouvoir le développement durable en garantissant l’intégration de la valeur des ressources naturelles dans les comptabilités nationales utilisées pour mesurer et planifier la croissance économique (wouah!)».

       Ces démarches visent à donner un prix à ce qui de la valeur (déterminée par?). Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) résume ainsi : « s’il se trouve, dans votre économie, quelque chose que vous ne valorisez pas, cette chose n’a aucune valeur par essence ». Pour mettre un terme à ce « vide de valeur » qui affecte les ressources naturelles, l’ONU a commandé en 2005 une « évaluation des écosystèmes », qui recense quatre principaux types de services découlant des écosystèmes, appelés « services écologiques » :

    les services d’approvisionnement (comme la fourniture de bois, d’eau ou de ressources halieutiques)
    les services de régulation (du climat, maîtrise des crues…)
    les services culturels (usages récréatifs, valeurs spirituelles des paysages…)
    les services de soutien, prodigués par les grands cycles naturels dont dépendent les trois autres, comme le cycle des nutriments ou la photosynthèse.(...)(...) Ces services concernent directement ce que la nature, par essence, prodigue aux êtres vivants pour leur survie, comme l’eau, l’air, la possibilité de vivre dans des conditions géophysiques tenables (pluie suffisante, qualité de l’air, fertilité du sol..), autant d’éléments que les régimes démocratiques considèrent comme relevant du Bien commun.

       Le sommet de Rio de juin 2012 a ensuite consacré les principes d’une «économie verte» qui encourage la financiarisation de ces biens communs naturels. Élément de contexte inquiétant : le document officiel issu des négociations de Rio+20 a été préparé en amont par un partenariat réunissant l’ONU, la Chambre internationale du commerce et de l’industrie, et le Conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD en anglais)- qui regroupe les plus grandes multinationales, dont General Motors, DuPont, Coca-Cola et Shell.(...)

       (...) Selon ce même WBCSD, le marché de la compensation de la biodiversité, voué à une croissance rapide, vaut minimum 3 milliards de dollars (miam!). Une nouvelle profession est d’ailleurs née avec les« gestionnaires de certificats commerciaux de préservation », les nouveaux traders de la biodiversité. Pour faciliter la tâche des marchés financiers, plusieurs pays sont en train de créer les bases légales du PSE (« paiement pour services écologiques »), tandis que l’ONU montre l’exemple par l’adoption récente d’un Système de comptabilité économique et environnementale (SCEE).(...)
    Lire la suite, passionnante, sur:

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    Benoît Barvin (avec Jacques Damboise dit le polisson)
    « "Le Chat Botté, ses bottes il les gardait à la plage naturiste, ce qui faisait jaser". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"."Il brisa son bâton de pèlerin sur l'échine du Prophète". Benoît Barvin in "Pensées inconvénientes". »

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