• "Ce chapeau-claque fut condamné pour violences caractérisées". Jacques Damboise in "Pensées pff".

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TON OMBRE EST CELLE DE LA MORT

    ET ELLE TE POURSUIT SANS CESSE)

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    Source: soooocurious

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    http://www.mesmauxdevie.com/2017/09/l-europe-du-travail.html

    Les contraintes budgétaires,

    c’est pour les pauvres…

       Si Thomas Porcher est l’inspirateur de ce papier, il faut reconnaître que son bon mot caractérise remarquablement bien notre époque. Depuis des décennies, les professeurs de vertu ultralibérale ne cessent de défendre l’austérité. Mais quand nos dirigeants des deux côtés de l’Atlantique l’oublient au bénéfice des plus riches et des entreprises, on les entend moins.

       Deux poids, deux mesures austéritaires Quand il s’agit de continuer à couper dans les effectifs d’une fonction publique pourtant déjà insuffisante en nombre, que ce soit pour maintenir l’ordre ou éduquer nos enfants, nos trois derniers présidents et leur majorité n’ont guère d’état d’âme. A tout seigneur, tout honneur, Nicolas Sarkozy et sa RGPP, qui a réduit le nombre de policiers dans nos rues avant les attaques terroristes et qui a taillé dans le nombre de professeurs, malgré les statistiques.
       
       Certes, Hollande a ralenti le rythme des suppressions de poste, mais il les a poursuivies, au point de désarmer l’Etat dans certaines de ses fonctions régaliennes. Et Macron promet encore 160 000 suppressions de postes en 5 ans !  Pour qui prend un peu de recul, sur les dix dernières années, difficile de ne pas être pris de vertige devant cette austérité à géométrie si variable. 
     
        Si Sarkozy a mis en place la RGPP et lancé une cure d’austérité sur la fin de son mandat au nom des équilibres budgétaires, on lui doit aussi le paquet fiscal et de multiples niches coûteuses à destination des plus riches et des entreprises. De même pour Hollande, qui, tout en prolongeant l’austérité pour tenir les objectifs européens, n’a pas hésité à consacrer environ 50 milliards pour des baisses du prix du travail à la faveur des entreprises, dans une quête de compétitivité totalement illusoire et délétère dans le contexte même de l’UE. 
       
       Macron semble vouloir accentuer le phénomène, en continuant à donner des gages sur la réduction des dépenses publiques, tout en mettant en place un programme massif, injuste et révoltant de baisse de la fiscalité pour les plus riches (fin de l’ISF, forte réduction de la fiscalité sur les revenus du capital) et les entreprises (forte baisse de l’IS), dans la droite lignée des mesures de l’administration Trump aux Etats-Unis.
       
       Autant il faudrait veiller à chaque euro de dépense dans les services publics, autant toute rigueur semble oubliée quand il s’agit de réduire la contribution de ceux qui vont le mieux, fussent-ils des milliardaires, dont quelques uns gagneront un million par an avec Macron. Plus fort encore, ces paragons de vertu austéritaire défendent ces choix budgétaires absurdes. The Economist, tout opposé à Trump soit-il, en vient à défendre le plan fiscal totalement à contre-temps des Etats-Unis. Car comment justifier 1450 milliards de dollars de cadeaux fiscaux aux plus riches après 8 années de croissance et un déficit public supérieur à 3% du PIB, qui passera à 5% en conséquence dès 2019 ?
     
       De tels projets n’ont aucun sens, tant ils accentuent des inégalités déjà aux plus hauts, désarment l’Etat avant les prochaines tempêtes, tout en contrevenant même aux recommandations du peu progressiste FMI qui note qu’il vaut mieux aider les classes populaires.  Le seul point positif de cette séquence est de montrer au grand jour à quel point les ultralibéraux sont en fait des oligo-libéraux, qui défendent, consciemment ou pas, un agenda de classe, sans même être cohérents intellectuellement. Dans la réalité, l’austérité qu’ils défendent ne concerne que les plus pauvres et les classes moyennes et en aucun cas eux-mêmes ou leurs amis.
     

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    Benoît Barvin

    « "Ce pois-sans-soif était toujours aussi sec qu'une trique". Jacques Damboise in "Pensées glub"."On lui donna l'ordre de tirer un coup, ce que ce soldat interpréta mal". Jacques Damboise in "Pensées petit à petit". »

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