• "Ce boit-sans-soif mangeait également sans faim". Benoît Barvin in "Pensées à contre-sens"


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    "T'as vue, chérie, comme les p'tits jeunes ont battu en retraite?
    - Ahaha, mon bichounet, toujours le mot pour rire, hein?"






    Le point de fusion des retraites (extraits)

    samedi 23 octobre 2010, par Frédéric Lordon


    (...) Désormais bien établie, la stratégie de la paupérisation préalable et délibérée des services publics (lato sensu) se montre autrement plus efficace puisqu’il n’est en effet pas de plus sûr moyen de jeter les usagers dans les bras des opérateurs privés que d’avoir auparavant méthodiquement dégradé les prestations des opérateurs publics. Après le service de l’emploi, le transport ferroviaire, la poste, bientôt l’éducation et puis la santé, la retraite n’échappe pas à cette unité de vue stratégique, peut-être même lui donne-t-elle sa plus considérable illustration, mesurée en tout cas à l’aune de ses enjeux financiers – 230 milliards d’euros au bas mot en 2006 tout de même, 420 à l’horizon 2030 dixit le COR [1]. Et en effet : pourquoi risquer de braquer inutilement la population avec des mots qui blessent, comme « capitalisation », quand il est possible tout en jurant la mission de « sauver la répartition », de la faire tomber comme un fruit mûr par de toutes simples mesures d’âge qui instituent la décote comme règle et le taux plein comme exception. (...)




    [1] Conseil d’orientation des retraites (COR), en milliards d’euros 2006 dans la prévision de 2007.


    Article clair et précis à lire sur le blog cité plus haut.


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    "LE DIALOGUE SOCIAL ENTRE CRS ET ETUDIANTS PROGRESSE"

    14/04/09

    FLASHFORWARDS POUR LES ETUDIANTS par Pedro Babel

    (...) C’est en faisant le vide que les pouvoirs se protègent des populations qui pourraient devenir menaçantes par le simple fait de penser, de réflechir. On voit bien que malgré les mensonges honteusement répétés par tous les pouvoirs successifs (ces pouvoirs en place dont le seul but, comme on le sait, est de rester en place), l’Etat n’éprouve aucun intérêt pour les populations marginales que les structures sociales s’entendent parfaitement à toujours plus écarter : les banlieues, les ouvriers, les classes moyennes inférieures… Soit on va détruire méthodiquement le tissu culturel, soit on va se réfugier dans une utilisation gadgétisante de la culture, en recourrant à son aspect thaumaturgique (une culture, un savoir qui guérirait la pauvreté, l’exclusion) qui est la pire des escroqueries intellectuelles.(...)


    (...) Pourtant, on aimerait affirmer avec force ceci : il n’y a pas de culture bourgeoise ; il n’y a que des usages bourgeois de la culture. Et ce sont le plus souvent ces usages bourgeois qui massacrent et assassinent la culture et le savoir : littérature à romances sans intérêt, déjà mortes sitôt que publiées ; art calqué sur l'offre et la demande ; cinéma dévoyé en mornes histoires d’adultères ou pseudo-comédies sans humour torchées comme les pires téléfilms. Le bourgeois ne regarde pas l’art, ne lit pas le livre : il leur rend un culte en tous points mortel. Ce n’est que lorsque la lecture et le regard retrouvent leur force décapante, proprement entropique (la littérature comme un combat contre la bêtise et l’horreur, l’œuvre d’art comme témoignage de résistance contre la barbarie), que la culture s’échappe de sa prison bourgeoise, et peut s’épanouir. Pas de culte ; que des sensations, que des intensités. (...)

    Lu sur: 

    Article à lire en entier, évidemment, ainsi que d'autres, tous de belle tenue intellectuelle. Le blog est à retrouver sur: www.fricfracclub.com


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    "La vanité et la crainte du ridicule 
    sont les traits les plus saillants 
    du caractère français. 
    C'est étrange, à coup sûr, 
    la vanité étant neuf fois sur dix 
    la source du ridicule."


    Elie Faure
    extrait de "La découverte de l'archipel"
    http://www.lepost.fr/article/2008/01/03/1076885_rachida-dati-dior-j-adore.html
    (Heu... C'est pas moi qui le dit, c'est M'sieur Faure)

    (...) La plaisanterie n'a pas été du goût de tout le monde (tout? le monde?). Selon une information révélée par Le Dauphiné Libéré, un homme âgé d'une quarantaine d'années résidant à Bourg-de-Péage (Drôme) a eu droit, la semaine dernière, à une perquisition en règle de son domicile - son ordinateur a été saisi - et 48 heures de garde à vue. Déféré devant le parquet, il a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés. La raison de cet enchaînement (déferlement) procédurier (Ah, Justice intègre...) L'homme en question a envoyé à Rachida Dati un courriel - "ni ordurier, ni vulgaire", précise le quotidien régional -, dans lequel il demande une… "inflation" à la maire du 7e arrondissement de Paris.
       Faisant évidemment référence au fameux lapsus de l'ex-ministre de la Justice prononcé sur le plateau de Dimanche+, le 26 septembre dernier, le plaisantin s'est finalement mis dans de sales draps (ceux de la petite vanité insultée?). Le 3 décembre prochain, il sera en effet jugé pour "outrage à personne chargée d'une fonction publique" (fonction qui consisterait à ricaner, téléphoner en douce ou faire des blagues au Conseil européen?). En attendant, il a interdiction d'approcher sa "victime" (mais le voulait-il vraiment?). (...)
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    Cherchez le ridicule en tout, 
    vous le trouverez.


    Jules Renard.
    Extrait de son "Journal"



    La mer : 
    une telle quantité d'eau frise le ridicule.

    Henri Monnier.


    "Nom de D... Mais c'était simplement histoire de parler, quoi! 
    Quelles susceptibilité..."

    Luc Desle
    « "Le service à thé snobait le service à café". Benoît Barvin in "Pensées à contresens""Moi je suis sévices-sévices, se vantait le Comte Dracula". Benoît Barvin in "Pensées à contresens" »

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