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    Pensées pour nous-mêmes:

    (CES BRINS DE PAILLE PEUVENT
    ALLUMER UN GRAND INCENDIE)

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    (La colombe de la Paix faisait du surplace)



    $$$

    "La réouverture des mines? On est pour,
    évidemment... Travailler dans un endroit
    sain pour des entrepreneurs sains, on ne
    demande pas mieux!"



    « On spécule autant sur les sites miniers 
    que sur les annonces politiques »

       Universitaire en Equateur et doctorant en économie du développement, le chercheur français William Sacher a publié en 2012, avec le Québécois Alain Deneault, Paradis sous terre (Rue de l’Echiquier, 2012), un livre qui critique férocement le modèle minier canadien. Leur ouvrage précédent, Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique (Ecosociété, 2008), a été retiré de la vente en 2011 sur la pression de l’industrie minière.

       / Terra eco : A votre avis, pourquoi la France se tourne-t-elle à nouveau vers la mine ?

       - William Sacher : Il y a bien sûr cette volonté de « nationalisme des ressources », produire davantage en Europe et s’assurer le contrôle sur certains producteurs dans les pays du Sud. Mais pour l’or, la crise économique globalisée que nous vivons depuis 2008, avec un retour vers des valeurs refuges, joue aussi un rôle. Depuis 2000, on est sur une pente ascendante des activités spéculatives. Des projets d’exploration, il y en a donc pléthore. Mais un sur 500 seulement va aboutir à une extraction effective. Cet emballement spéculatif sur le simple fait de posséder des droits via une concession minière suffit à engranger des bénéfices sur les bourses de Sydney ou de Toronto. On va spéculer autant sur les sites miniers que sur les annonces politiques, et l’annonce d’un nouveau code minier français, plus attractif, fait partie de ce processus.

       / Comment se structure le marché aujourd’hui ?

       - Il y a une division du travail assez nette. L’exploration des nouveaux territoires et des nouveaux gisements est une tâche réservée aux entreprises « juniors », de petite taille, qui ne génèrent des bénéfices que grâce à la spéculation boursière sur leurs résultats. Ce sont les conquistadors modernes, ceux qui vont défricher le terrain, qu’il soit minier, politique ou réglementaire. Ils ont donc un savoir-faire dans leur capacité à imposer un projet minier et à faire taire la résistance des communautés. Ils livrent ainsi des projets clés en main aux « majors » quand il y a une disponibilité technique, mais aussi sociale et politique.

       / Quelle est l’influence des cours des matières minérales sur l’activité ?

       - Les gisements sont généralement considérés comme « a-historiques » : en gros, ils n’attendraient que nous pour être exploités. Mais ce n’est pas ça du tout. C’est une conjonction de facteurs où l’anomalie géologique est importante, mais également les facteurs financier, culturel, social, politique, structurel. Tout ceci va conditionner un territoire à devenir un gisement. Du coup, si les cours se cassent la figure, ce que l’on considère aujourd’hui comme un gisement ne le sera plus demain.

       / Le Canada a une forte activité minière à l’intérieur de ses frontières, mais surtout dans le reste du monde. Vous êtes très critique sur ce modèle…

       - On parle bien souvent de « double standard » à propos du Canada minier. En gros, ce pays pratiquerait, via des compagnies privées dans le Sud, ce qu’il n’autorise pas chez lui. Mais l’examen en détail montre que ces différences sont en fait minimes. Aujourd’hui, au Canada aussi, les pouvoirs publics se retrouvent aux prises avec des mines fermées et leurs déchets abandonnés par les industriels, ce qui coûte des milliards de dollars en nettoyage. L’industrie minière canadienne a généré des catastrophes environnementales et humaines : ruptures de barrages, déplacements forcés de populations, fuites radioactives… L’implantation au Sud, ce n’est pas la recherche de standards plus faibles, c’est la généralisation du modèle canadien. Et ce modèle est bien sûr plébiscité par l’industrie. Les législations de certaines provinces canadiennes sont régulièrement citées comme étant les plus attractives au monde. Et il y a une volonté de généraliser ce cadre légal au reste de la planète. C’est ce qui a été fait en Afrique, en Asie, en Amérique latine.

       / En France aussi ?

       - La législation doit être attractive du point de vue de l’industrie minière, sinon celle-ci n’y viendra pas ! On ne parle pas seulement de la question des redevances, de l’imposition, mais aussi du cadre légal de la gestion de la protestation sociale. Comme, par exemple, ces mécanismes pseudo-juridiques d’audiences publiques où sont conviées les sociétés minières et la société civile. C’est démocratique, mais à l’avantage de la société minière, car elle est toujours ultrapréparée. Les citoyens doivent, eux, se préparer en quatrième vitesse. Et ceux qui tranchent – les instances gouvernementales – sont en général acquis au projet. C’est un mécanisme biaisé, basé sur le modèle de la « bonne gouvernance ». On désamorce en provoquant le débat, mais tout le monde n’a pas les mêmes armes.


    $$$
    Luc Desle

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LES CAILLOUX LAVÉS PAR
    LA RIVIÈRE RESTENT DES CAILLOUX)

    ¤¤¤

    (Avec inquiétude, cette femme voilée
    se demandait ce qu'allait penser son mari
    de sa nouvelle tenue)


    sirobtepa rebloguémorakimou 

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    (Le Police Montée et son retour vers les valeurs
    traditionnelles était surprenante)




    CANADA
    Le Québec essaie de débrancher

    EMILIE FOLIE-BOIVIN

       (...) Un animateur que tout le monde ici surnommait Fanal nous a demandé de fabriquer un radeau de fortune. Les neuf coéquipiers ont échangé un de ces regards remplis de points d'interrogation devant l'amas de rondins. "Bon, alors... On a une ex-jeannette dans le groupe ? Une ingénieure ?", a demandé Raphaël. Nous avions 30 minutes pour réussir à le faire flotter et le démonter, tout ça sans plan ni Google.

        Si ce n'était de notre orgueil qui souhaitait à tout prix gagner ses Olympiades, la moitié de l'équipe serait allée boire de la Black Label en canette [marque de bière canadienne] au bout du quai. À la place, nous errions autour du squelette du bateau pendant que trois filles essayaient de se rappeler si Télé-Pirate ou Les débrouillards nous avaient un jour enseigné ça.

        Cette épreuve (qui comptait pour 20 points, c'est pas rien) incarnait ce pour quoi 70 adultes avaient choisi de passer la fin de semaine à chanter des chansons à répondre et à se priver de leurs gadgets technos pendant 48 heures. Nous voulions sortir de notre zone de confort. Reconnecter avec notre enfant intérieur et réapprendre à trouver des solutions en travaillant en équipe plutôt qu'en sollicitant l'intelligence virtuelle. (...)

       (...) Quand j'ai vu la proposition de la base de plein air Le P'tit Bonheur, dans la région de Sainte-Agathe-des-Monts, j'étais sceptique et j'anticipais le malaise. La partie du sevrage techno, ça allait. J'appréhendais surtout de me retrouver obligée à choisir un nom de camp comme "Luzerne", "Zipper" ou "Paprika", à faire des chasses au trésor et à devoir chanter "Dans mon pays d'Espagne".

       Mon enfant intérieur n'est pas mort, il trouve seulement que, tout comme les McCroquettes [Nuggets au poulet] et les popsicles [glaces] aux bananes, certains souvenirs gagnent à justement rester des souvenirs. J'avais tout faux. L'équipe du Centre Père Sablon avait gardé l'essentiel de Camp Grounded, une colonie de vacances pour adultes lancée l'année dernière à l'initiative de Digital Detox, aux États-Unis. Et elle avait même fait mieux.

       Alors qu'en Californie, Camp Grounded interdit les cellulaires, les montres, l'alcool, les dortoirs mixtes, qu'il organise des ateliers de méditation et alimente ses participants de repas végés [végétariens], sans gluten - et sans fun -, le retour aux souches du P'tit Bonheur, lui, propose d'inutiles mais ô combien palpitants tournois d'empilage de verres de plastique et ne nous prive d'aucun plaisir (sauf se géolocaliser, s'égoportraitiser [prendre un selfie], se snapchater et nager au bout du quai sans veste de sauvetage).

       Le tout avec la participation d'une équipe d'animateurs de qualité AAA, impayables et spontanés, qui m'ont rappelé que des bons moniteurs, c'est aussi inspirant pour des préados que pour des adultes. Les nôtres nous ont gavés de saucisses cocktail et de guimauves, et l'imposante équipe du camp en a rajouté avec un bar à bonbons en collation du soir et un choix de quatre menus pour le souper. Pas de concession, on avait le droit de tout prendre. On ne nous traitait justement pas comme des enfants, mais comme des gens qui ont besoin de lâcher leur fou et de sortir de la routine carrée de leur vie d'adulte. (...)

       (...) On venait d'ailleurs de s'asseoir à la table de pique-nique et de se verser un verre de rouge quand Éric - le genre de coéquipier qu'on s'arrache lors d'un match de Docte-Rat [jeu de société] - a eu une révélation. "En temps normal, quelqu'un aurait sorti son téléphone pour prendre en photo ce qu'on mange et le partager avec ses amis sur Instagram. Vous savez, le genre d'amis qui sont toujours là pour "liker" une photo mais qui ne viennent jamais t'aider à peinturer ton appart? Alors qu'on se connaît depuis, quoi, même pas 12 heures, on est tous attentifs aux conversations des autres. On est "toute là". Avouez que c'est spécial."

       On s'est tous arrêtés net. En effet, ici, on ne s'imaginait pas qu'il y avait quelque chose de mieux qui se passait ailleurs, car il n'y avait rien de mieux à faire que de faire ce qu'on était justement en train de faire. Offrir des pots-de-vin en Muskol [marque de répulsif anti-moustiques] aux animateurs pour gagner un point de plus à la chasse au chevreuil. Tisonner les braises. Regarder une mascotte de loup et une mascotte de tortue nous inviter à danser sur du MC Hammer. (Prenez des notes, les DJ : jamais je n'ai vu un party lever [une fête démarrer] aussi rapidement. En 12 secondes, le plancher était en feu et en sueur.)

       Le fameux FOMO (symptôme du web appelé Fear of Missing Out, ou la "peur de rater quelque chose") ne s'est fait ressentir qu'une seule fois, pendant l'hébertisme [parcours athlétique], quand je me suis mise à me demander si les gars qui avaient opté pour le disc-golf [discipline qui mélange le Golf et le Frisbee] en forêt avaient plus de fun que nous. Ils avaient sûrement moins d'échardes. Sinon, c'est tout.

       Le monde réel ne rivalisait pas avec le monde virtuel, l'un n'était pas plus authentique ni meilleur que l'autre. Si on est capable de tweeter dans le fin fond du pôle Sud et bientôt dans les havres de tranquillité que sont les parcs nationaux, la vie dans ce Moonrise Kingdom [allusion au film du réalisateur américain Wes Anderson] n'avait qu'une seule dimension. Et c'était suffisant à gérer. (...) 

       (...) Évidemment, c'est toujours en son absence qu'on réalise combien un gadget a réussi à se tailler une place aussi importante dans notre vie. Les réflexes du quotidien nous l'ont vite fait comprendre. Tu t'en rends compte en te réveillant le matin. En réalisant que tu n'as pas ton application "lampe de poche" quand tu veux te rendre aux toilettes sans réveiller tout le dortoir.

       Au feu de camp, quand personne ne se rappelle les paroles de Toune d'automne des Cowboys fringants [groupe de rock québécois] et qu'on se replie par dépit sur Noir Silence [autre célèbre groupe de rock du Québec]. Pourtant, ce n'est pas ce que la gang [le groupe], composée surtout de professionnels dans la mi-trentaine et venue de Montréal, d'Ottawa ou de Québec, était venue constater. Pour plusieurs, l'esprit stimulant des camps de vacances leur manquait, tout simplement. "Hey, Renaud, tu as fait des sciences avancées, non ? Tu dois être capable de lire l'heure en regardant la position du soleil ?", que je lui ai demandé, en espérant que quelqu'un puisse me l'enseigner.

       "Euh. Non. Ben attends..." On a donc scruté le ciel pour essayer de comprendre. À ce moment-là, il n'y avait vraiment rien de mieux à faire.


    ¤¤¤

    (La poésie échappant, de peu, à la Mort.
    Allégorie)



    ¤¤¤
    Benoît Barvin

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  • @@@
    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'ESPOIR FAIT-IL 
    PERDRE DU TEMPS?)

    @@@

    "Mais?
    Mais? 
    Tu n'aimes pas ma nouvelle coupe,
    c'est ça?"

    adhemarpo:  Prendre la poudre d’escampetteTo show a clean pair of heels

    Prendre la poudre d’escampette
    To show a clean pair of heels
    (via talkytina)

    @@@

    (Ce thé faisait vraiment un drôle d'effet)


    (Source: parepin, via petapeta)

    Cinq marques de thé sur dix 
    contiennent trop de pesticides
    Antonin Iommi-Amunategui 

       (...) L’Agence canadienne d’inspection des aliments (Acia) a révélé que sur dix marques populaires de thé – la boisson la plus consommée au monde après l’eau –, cinq contenaient des pesticides dans des proportions dépassant les limites maximales de résidus (LMR) autorisées.

    LES 5 MARQUES HORS LIMITES

    le thé vert Lipton,
    le thé vert Tetley,
    le thé vert Légendes de Chine,
    le thé vert Uncle Lee’s Tea,
    le thé orange pekoe King Cole.

       C’est ce que détaillent, comme le rapporte le site de Radio Canada, deux études menées en 2010 et 2011 par l’Acia qui a analysé la présence de résidus de pesticides dans des sachets de thé de différentes marques.

       De plus, les dix marques de thé en question ont été de nouveau analysées deux ans plus tard, dans le cadre d’une émission de TV, pour aboutir à des résultats très proches. Cette présence de pesticides est d’autant plus problématique qu’ils ne disparaissent pas lors de l’infusion. (...)

        Sur les dix marques testées, une seule (Red Rose) ne contenait aucune trace de pesticides, et quatre ou cinq (selon les études) dépassaient les limites de résidus autorisées.

       Les thés verts de Lipton et Tetley font notamment partie des marques hors des clous. Le thé vert Légendes de Chine contient des traces de 22 pesticides différents, dont six dépassent les limites en vigueur au Canada (étant entendu que les LMR canadiennes sont relativement harmonisées [PDF] avec les LMR européennes). (...)

       Au téléphone, Julia Roubaud, fondatrice du site Envouthé et spécialiste des thés noir, blanc, jaune ou bleu-vert, rappelle d’emblée que les marques Lipton, Twinings et Tetley représentent respectivement « 45%, 24% et environ 10% de parts de marché » en France.

       La présence excessive de pesticides dans certains thés ne l’étonne pas du tout :
       « C’est lié aux procédés de fabrication des thés industriels. Lipton par exemple, pour leur “Yellow Label”, ils mélangent cinquante thés différents. L’idée, c’est d’avoir le même goût tout le temps... On est aux antipodes du monde du thé, des amateurs qui cherchent un goût spécifique à une plantation. »

       Défenseure du thé de qualité vendu en vrac dans des boutiques spécialisées, Julia Roubaud assure que ce n’est pas vraiment plus cher : « On est à 5-7 euros les 100 g [ce qui correspond à environ 6 l de thé ou 25 mugs, ndlr] contre 2-3 euros la boîte de vingt sachets Lipton. »

       Néanmoins, s’il existe bien une certaine « tendance », les thés bio restent très minoritaires, même parmi les marques non industrielles.(...)

       (...) En effet, en Chine (premier pays producteur de thé, avec 30% du volume mondial), le thé bio ne représente que 1 à 2% de la production.

       Sans compter que ces thés bio, s’ils ne contiennent pas de résidus de pesticides, sont parfois logés à la même enseigne que les non-bio pour ce qui est des traces de métaux lourds.


    @@@

    (Ces Durs, ces Tatoués acceptaient également
    quelque jolies petites pépés, juste
    pour la parité)



    @@@
    Benoît Barvin

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  • @@@
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA VIE EST UNE LONGUE INSPIRATION)

    @@@

    (Blonde en position d'attendre le Prince charmant)


    Marilyn Monroe

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    Bio et hyperproductive :
    la ferme magique d’un agriculteur québécois

       Interview - Jean-Martin Fortier, producteur canadien, est convaincu que l'on peut produire beaucoup de légumes sains et bios sur une petite surface. La preuve avec la micro-ferme qu'il exploite au Québec.

       Jardinier-maraîcher ? Fermier de familles ? Jean-Martin Fortier lui même a du mal à qualifier son métier. Ce canadien de 35 ans exploite depuis 2005 la ferme des Jardins de la Grelinette, à Saint-Armand, à quelques kilomètres de Montréal, au Québec. Sa ferme est une micro-ferme. Elle mesure moins d’un hectare, loin de la taille moyenne d’une exploitation française qui est de 55 hectares.

       Avec sa compagne, ils appliquent des techniques découvertes en voyageant et travaillant dans des fermes notamment au Nouveau-Mexique et à Cuba. Dans ces exploitations, les fermiers produisent beaucoup de légumes, sans pour autant utiliser de tracteur ni d’intrants, le tout sur une très petite surface. Ils ont suivi leurs traces, et viennent d’écrire un livre pour expliquer leurs méthodes : Le jardinier-maraîcher (Ecosociété, 2012). De passage en France, Jean-Martin Fortier a expliqué sa démarche à Terra eco (1).

        /Terra eco : Pourquoi avez-vous souhaité travailler sur une très petite surface, ce que personne n’avait jamais fait au Québec ?

       - Jean-Martin Fortier : Nous souhaitions démarrer notre production, mais nous n’avions pas les moyens d’investir beaucoup. On a été obligés de viser petit en quelque sorte, même si nous avions pu voir au cours de nos voyages que d’autres le font déjà ailleurs et que cela marche. Après coup, nous avons même réalisé que la plupart de nos méthodes s’inspirent de ce que faisaient les maraîchers au XIXè siècle, notamment en France autour de Paris. On n’a rien inventé, c’est juste une autre façon de penser.

       /Pouvez-vous résumer votre méthode de production, que vous appelez bio-intensive ?

       - Puisque nous travaillons sur une petite surface, il nous a fallu intensifier au maximum notre production. L’une des solutions est de ne pas organiser les plantations avec les traditionnels rangs, qui sont pensés pour laisser passer les tracteurs. Nous travaillons sur des bandes de terre surélevées, que nous appelons « planches » (...). Ces planches ne sont jamais labourées, jamais retournées, et alimentées régulièrement avec de la matière organique, pour disposer d’un sol intact et d’excellente qualité où les racines vont pouvoir descendre en profondeur. Les légumes y poussent très serrés, si bien que quand ils sont aux trois quarts de leur croissance, les extrémités des légumes se touchent, ce qui limite la lumière, et garde l’humidité. On a alors un terrain idéal pour les vers de terre et ça limite la pousse des mauvaises herbes. Au final, nous avons revisité toutes nos techniques de travail pour se concentrer sur la qualité du sol, pour avoir le sol le plus riche et le plus meuble possible.

       /Ce modèle est-il rentable économiquement ?

       - Tout à fait. On produit beaucoup de légumes sur une saison qui est pourtant assez courte au Québec. On réussit à nourrir plus de 200 familles, qui payent 25 dollars canadiens (18 euros) par semaine pour des paniers pouvant nourrir 2 à 4 personnes. Nous avons dégagé un chiffre d’affaires de plus de 130 000 dollars en 2011 (97 000 euros). La plupart des Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) parviennent à ces chiffres avec 5 hectares de terrain et des outils mécanisés. Nous avons moins de coûts, nous avons démarré avec seulement 36 000 dollars d’investissements (26 000 euros), et nous arrivons à dégager plus de 45% de marge nette. Et ces méthodes ne donnent pas juste du rendement, cela donne aussi une efficacité et une grande qualité de travail. Je n’utilise pas la qualité de mon système pour en faire plus, mais pour en faire suffisamment pour avoir aussi du temps à passer avec les enfants. Nous avons donc aussi une bonne qualité de vie.

       /Dans votre livre, vous expliquez que vous transplantez vos légumes, que vous utilisez des serres chauffées et des engrais commerciaux... On est loin de techniques plus neutres, comme la permaculture. Vous devez faire des compromis ?

       - La différence majeure, c’est que la permaculture est peu intensive et vise la productivité sans effort. Mais je ne suis pas sûr qu’on puisse vraiment vivre de la permaculture. Cela dit, nous tentons d’utiliser le moins de carburants fossiles, cela nous coûte à peine 5 000 dollars par an (3 700 euros), en alimentant par exemple notre camion de livraison avec de l’huile végétale de récupération.

       /La France a perdu un quart de ses agriculteurs sur les dix dernières années. La ceinture maraîchère parisienne a quasiment disparu. Ce modèle de petites fermes intensives pourrait-il être une solution en France ?

       / J’en suis convaincu à 100%. Les micro-fermes intensives sont un « retour en avant », elles permettent de nourrir les gens sainement et de faire bien vivre les producteurs. Au Québec, nous parvenons peut-être à vendre nos légumes un peu plus cher qu’en France, mais notre saison de production est beaucoup plus courte que la vôtre. Et vous avez la démographie ici pour vendre toute la production tout le temps, alors qu’au Québec, on a une densité de population beaucoup plus faible. En plus vous avez beaucoup de petites surfaces agricoles. Et les gens prennent partout de plus en plus conscience de l’importance de manger local, bio, de connaître les gens qui produisent... J’espère que les techniques que j’ai développées vont être partagées, développées et améliorées ici. Quand ça marchera, ça fera sens pour beaucoup de gens et le système va être imité. (...)


    @@@

    (Pour survivre, ce mauvais guitariste
    faisait dans le trafic de chiens)



    @@@
    Luc Desle

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  • @@@
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE DISCIPLE QUI SERT LE MAÎTRE
    N'EST QUE LE DISCIPLE)

    @@@

    Dans la série "Les-articles-qu'ils-sont-très-importants-
    -surtout-quand-ce-sont-de-vrais-professionnels-qui-les-
    gribouillent), en voici deux:

    @@@

    "La self-défense, c'est moi qui l'ai
    pratiquement inventée"


    (On ne s'en lasse pas...)

    @@@

    Cours de combat
    Urbangirl

       Les cours de self défense et de combat ont le vent en poupe ! Dans les clubs de sport, on propose de plus en plus de cours de combat pour les femmes. Mais pourquoi cette tendance ?
       Les sports de combat comme le “bodycombat”, “bodyattack”, “box” et tant d’autres mixent plaisir et efficacité ! En plus d’apprendre des gestes de self défense, ces gestes permettent de travailler en souplesse notre silhouette. En bref, ces sports nous musclent autant le corps que le mental !

       Plus qu’un phénomène de mode, aujourd’hui, les attentes des femmes évoluent et elles veulent dorénavant se sentir en sécurité et avoir en gagnant en confiance en soi, c’est le pari que se sont lancés les coach sportifs et les responsables de clubs fitness ! (...)

       Exit le cours de “cuisse-abdo-fessier” qu’on connait tou(te)s, ces sports de combat permettent de travailler l’intégralité du corps (bras, ventre, cuisses, fessier) mais surtout de se défouler et d’assurer une perte de poids, de s’affiner et de se muscler ! (...) 

       Parmi les dizaines de cours existants, il y en aura forcément un qui répondra à vos besoins pour être au top de votre forme ! Débutantes, timides et motivées? Le body combat ou L’adi boxing sont des cours de tonification chorégraphiée, ils renforcent ainsi le système cardiovasculaire. Ce cours reprend des exercices de fitness et des mouvements issus des arts martiaux, le tout en musique ! (...) .

       Plus accessibles que certains sports d’arts martiaux, le body combat et l’adi boxing sont de bons compromis entre le sport pratique, ludique et utile, et les cours de “self defense”. Vous gagnerez ainsi en bien-être pour votre corps et votre esprit ! (...)

    En savoir plus sur 

    "Mais enfin, Chérie, c'était la seule couleur disponible!"

    Sam Peffer (by oldcarguy41)

    @@@

    "Toi, je vais te priver de Facebook...
    Ce truc d'humain ça te donne des
    idées stupides..."



    Une ado privée de Facebook 
    pendant un an par la justice
    Brokenbird

       (...) L’histoire se passe à Brandon, en plein centre du Canada. Une jeune fille de 12 ans a menacé de mort deux de ses camarades. La cause est une banale histoire de coeur et l’adolescente a tenu responsables les deux autres filles de sa détresse. Mais la mère de l’une des deux jeunes filles n’a pas apprécié les menaces en question et a décidé de porter plainte devant les tribunaux.

       La plaignante a demandé que la jeune fille soit bannie de Facebook. La mère de l’accusée a approuvé cette demande, clamant que sa fille « n’avait pas besoin de Facebook ». Le juge a tenu compte que l’adolescente avait déjà été condamnée par ses soins à 50 heures de travaux d’intérêt général étalés sur une période d’un an pour avoir giflé une autre élève de son collège. Il a alors décidé d’étendre la sentence en obligeant la jeune fille à se désinscrire de Facebook jusqu’à la fin de cette période.

       Une décision de Justice pas banale qui montre que le réseau social prend de plus en plus de place dans nos vies. A noter que la jeune fille condamnée n’avait déjà pas le droit de s’inscrire sur le réseau, puisque Facebook est théoriquement interdit aux moins de 13 ans.(...) 
    En savoir plus sur 


    @@@
    Luc Desle

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