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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE N'ATTEND PAS
    LE FACTEUR)

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    (Le jeu de la saucisse molle ne plaisait pas
    à l'Association des Mâles Dominants)


    Flip Flop

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    "Essayez un peu de me virer, tiens!"



    VIRER LE PATRON POUR PRENDRE 
    SOI-MÊME LES DÉCISIONS

    BÉNÉDICTE IBERT

       (...) L'entreprise Zappos a tenté le pari en janvier dernier. Ce géant de l'e-commerce américain, spécialisé dans la chaussure, a en effet décidé de modifier complètement son organisation, en dynamitant l'esprit bureaucratique. Finis les managers qui chapeautent une équipe de manière autoritaire, finie la configuration pyramidale rigide, finies les décisions qui sont prises au sommet et exécutées par la base. 

       Désormais livrés à eux-mêmes, sans manager, les 1 500 salariés participent de manière active et responsable à la prise de décision, au sein d'équipes auto-organisées. Les employés n'ont plus un intitulé de poste fixe mais se voient assigner plusieurs rôles, avec des objectifs précis et en constante évolution. Ce mode de fonctionnement c'est l'holocratie, une notion imaginée en 2001 par Brian Robertson et qui permet de mieux valoriser les employés tout en rendant l'entreprise plus flexible. 

    Alors à la prochaine réunion, vous inscrivez à l'ordre du jour l'idée de virer le patron ? 

    D'autres plans du même genre sur notre page FaceBook. Restez branché !


       "L'holacratie" est un système organisationnel de gouvernance qui permet à une organisation de disséminer les mécanismes de prise de décision au travers d'une organisation fractale d'équipes auto-organisées. 

       Elle se distingue donc nettement des modèles pyramidaux top-down (1). L'holacratie a été adoptée par plusieurs organisations (aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande). 

       Elle est fréquemment comparée à la sociocratie (2), bien que des différences significatives existent entre les deux approches.

    ‪Rudd, Olivia, Business Intelligence Success Factors‬: ‪Tools for Aligning Your Business in the Global Economy‬, ‪John Wiley & Sons‬, ‪Apr 27, 2009‬
    Steele, Robert David, The Open-Source Everything Manifesto, North Atlantic Books, June 5, 2012, p. 47


    ¤¤¤

    (La chasse à la peau d'hommes
    était enfin ouverte)


    DunDunDunDun

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    Luc Desle

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  • @@@
    Pensées pour nous-mêmes:

    (QUAND TU MENS,
    C'EST D'ABORD A TOI-MÊME)

    @@@

    "Comment ça, vous ne voulez plus que je
    m'occupe de votre problème de cataracte?!
    Et pourquoi donc?"


    Ray Milland in "The MAN WITH THE X-RAY EYES" (1963)

    @@@

    "Et tu oses me dire que tu n'as pas encore
    rempli le document 2332324333XS? N'as-tu
    pas honte, petit humain?"


    Ces tâches « à la c... » 
    qui vident nos métiers de leur intérêt

    Mathieu Deslandes

       (...) / Rue89. Des tas de gens ont le sentiment d’exercer un travail assez inutile, au fond. Qu’ont en commun les métiers qu’ils exercent ?

       - Béatrice Hibou. Ce qui me semble être le dénominateur commun de ce sentiment d’inutilité, c’est l’impression que le travail est de plus en plus bureaucratisé.

       Le travail est envahi d’à-côtés, qui souvent prennent une part majoritaire du temps de travail, et qui éloignent du cœur du métier, obligeant à faire des tâches administratives, à suivre des règles, à respecter des procédures, à se préoccuper de la sécurité ou de la qualité des tâches accomplies, et plus encore à vérifier et montrer que cela est effectivement fait, en remplissant des fichiers, en cochant des cases, en faisant du reporting, en évaluant le temps utilisé pour faire telle ou telle tâche, en organisant contrôle, audit et évaluation…

       Tel est le cas de l’Appel des appelsqui a réuni aussi bien les professionnels de la santé, de l’école, de l’université que des services sociaux. La médiatisation des « suicides au travail » et du développement du « harcèlement moral » en sont aussi un symptôme. C’est un phénomène de plus en plus dénoncé par les mouvements protestataires ou défenseurs du service public, car c’est là certainement que les gens se sentent le plus touchés dans leur sens du métier.

      / Y a-t-il de plus en plus de « boulots à la con », pour parler comme Graeber ?

       - Si Graeber met le doigt sur un phénomène de plus en plus prégnant, je ne suis pas entièrement d’accord avec lui dans son interprétation. Je ne pense pas qu’il y ait des «boulots à la con » en soi, des boulots que l’on puisse identifier comme « à la con ».

       Ce que l’on observe, c’est que les boulots ont, à des degrés divers, une part de tâches « à la con » si je reprends son vocabulaire, et que cette part devient certainement de plus en plus grande.

       Si on conceptualise ce phénomène en termes de « bureaucratisation », on se rend compte que c’est un phénomène aussi vieux que le capitalisme (ou le socialisme), autrement dit aussi vieux que l’organisation rationnelle de l’économie capitaliste (que le capitalisme soit privé ou d’Etat).

       Les pères de la sociologie et de l’économie politique comme Marx ou Weber l’avaient déjà souligné et en avaient fait un élément central de leurs travaux. Weber rappelait que « capitalisme et bureaucratie se sont rencontrés et sont devenus inséparables » ! (...)

    Béatrice Hibou. Directrice de recherche au CNRS, elle a ausculté, dans ses derniers livres, les tâches inutiles qui envahissent le travail.

    Lire la suite sur:


    @@@

    "Tiens, un motel...
     Ça te dirait qu'on y fasse... hum...
    - Hum?
    - Enfin, tu me comprends...
    - Bon, OK.
     Mais d'abord je dois prendre une douche..."



    @@@
    Benoît Barvin

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