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    Pensées pour nous-mêmes:

    (N'ATTENDS PAS DU MAÎTRE QU'IL
    TE BORDE AVANT DE T'ENDORMIR)

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    "M'dame, M'dame, vous z'avez z'oublié
    vot' culotte!
    - Toi t'es encore puceau, hein?"


    worldofronah.com

    Quand le Pôle emploi allemand 
    propose des jobs d'escort-girls
    (Avec AFP)

       (...) L'équivalent du Pôle emploi en Allemagne a laissé paraître une proposition de travail faisant appel à des escort-girls parmi les offres publiées sur son site internet, révèle mardi 5 mars le quotidien populaire Bild. "L'Agence allemande pour l'emploi traite des femmes comme des prostituées", annonce en une le journal le plus lu du pays.

       La page internet de la "Bundesagentur für Arbeit" (Agence fédérale pour l'emploi, ndlr) a, selon le quotidien, autorisé la diffusion d'une offre déposée par l'entreprise d'escort-girls "Escort.de". L'intitulé de l'annonce était le suivant: "Travailler comme dame de compagnie pour un service d'escorte exclusif t'intéresse? Tu n'as encore aucune expérience dans ce domaine? Pas de problème..." (...)

       (...) "Normalement, nous contrôlons toutes les entreprises qui déposent des offres. Nous regrettons que cette annonce nous ait échappé et nous allons l'enlever", a déclaré à Bild Paul Ebsen, porte-parole de l'Agence.

       Basée à Düsseldorf, la firme "Escort.de" affiche sur son propre site Web des femmes dénudées portant des sous-vêtements de charme et ce, dans des "poses explicites". Un journaliste a contacté cet employeur, se faisant passer pour un client qui voudrait "réserver deux femmes pour passer quatre heures". La réponse qu'on lui a adressée: "600 euros pour chacune d'elles, sexe après le repas compris". Selon le quotidien, il existe en Allemagne environ 350 agences d'escort-girls, pays où la prostitution est une activité légale et soumise à impôt.

       Début février, une affaire du même type avait déjà fait les choux gras de la presse allemande: l'antenne d'Augsbourg de l'Agence pour l'emploi avait fait parvenir à une femme de 19 ans une proposition d'emploi dans une maison-close.(...) 





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    "Le Pôle Emploi need you,
    dear prostitutes"


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    "Nous sommes en Suisse, n'est-ce pas?
    - C'est quoi, la Suisse?"


    Le “village Alzheimer”
    s'importe en Suisse
    Christian Lecomte 

       (...) Wiedlisbach, coquet village médiéval au-dessus de Berne, en Haute-Argovie. Deux mille deux cents habitants dont 185 vivent dans un foyer pour personnes âgées appelé OPW Dahlia. La doyenne vient de fêter ses 105 ans. L'endroit est pour le moins surprenant : un haut immeuble ici, des bâtisses plus plates là, et une cour de ferme attenante avec de spacieuses étables et des maisons basses aux toits très inclinés. L'assistant social de l'EMS [établissement médical spécialisé] dit en souriant : "Aujourd'hui, il neige et la brume enveloppe le paysage, revenez au printemps, la vue rend éternel !" (...)

       Wiedlisbach est une bourgade tranquille, sans grande notoriété. Cela devrait changer. Markus Vögtlin, directeur de l'OPW Dahlia et à la tête, par ailleurs, de trois autres hospices, a un projet fou : construire ici même un village qui renvoie les pensionnaires au temps de leur jeunesse, dans les années 50. "La plupart de ces personnes sont très désorientées, explique-t-il. Elles souffrent de pathologies du grand âge telles que la maladie d'Alzheimer. Elles oublient ce qu'elles ont fait la veille ou cinq minutes avant mais conservent des souvenirs précis de leur passé lointain. Un environnement qui les replonge septante années en arrière peut les apaiser."

       L'idée n'est pas neuve. Elle est déjà mise en pratique aux Pays-Bas, à De Hogewey, près d'Amsterdam. Ouvert en 2009, le site spécialisé dans l'accueil de personnes atteintes de fortes démences est surnommé "le village Alzheimer". Le concept est révolutionnaire: fini le bloc impersonnel, des pavillons parsèment l'espace et des ruelles bordées de commerces ainsi que de petits parcs l'agrémentent. (...)

       Markus Vögtlin, qui a visité De Hogewey, a été conquis : "Le plus passionnant dans cette architecture est que les petites habitations sont à thème avec des ambiances différentes selon les goûts et le mode de vie passé des résidents." Une maisonnette en briques rouges pour les "culturels", une autre pour les manuels, pour les ruraux, les chrétiens, les sportifs, les artistes, etc. Un papier peint à grosses fleurs roses et vertes tapisse les murs du salon commun, la musique d'ambiance alterne entre airs traditionnels, musette, jazz et rockabilly.

       La volonté a été d'abandonner la structure hôpital avec ses chambres-cellules, ses plateaux-repas et ses relents d'antiseptique au profit d'une vie de village. Le personnel, qu'il soit soignant, administratif ou d'entretien, a troqué la blouse, la veste ou le bleu pour des habits d'époque. Les échoppes et magasins comme le salon de coiffure ont opté pour un décor vieillot, très suranné mais qui seraient autant de repères pour la clientèle.

       Les pensionnaires sont, paraît-il, souriants et détendus. Ils déambulent sans entrave ni horaires dans le hameau, ceinturé cependant d'un mur qui prévient toute fuite ou évasion. Avec l'Alzheimer, le besoin frénétique de marcher serait pressant. Le prix est à la hauteur de l'ambition : dans les 6000 francs mensuels. (...)
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    Luc Desle

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