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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'AMOUR EST L’HÔTE

    RETORS DE LA SAGESSE)

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     (L'Homme invisible faisait encore son intéressant)

     

     https://djinn-gallery.tumblr.com/post/162926276165

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    "Ouais, j'écris, ouais... un livre génial,

    et alors, qu'ess-ce que ça peut vous foutre?"

     https://djinn-gallery.tumblr.com/post/162890260290

    Christine Angot,

    la bulle médiatique et le néant

     Nicolas Ungemuth

       FIGAROVOX/REDIFFUSION - Christine Angot remplacera Vanessa Burgraff dans l'émission On n'est pas couché de Laurent Ruquier. En 2015, Nicolas Ungemuth dénonçait déjà la bulle médiatique créée par le livre de Christine Angot Un amour impossible, incompréhensible au vu de la nullité criante de cette «oeuvre».


       Nicolas Ungemuth est rédacteur en chef adjoint culture au Figaro Magazine. Il est notamment l'auteur de Garageland (Hoëbeke), d'une biographie de David Bowie (Librio Musique) et du Roman du rock (Le Rocher).


       C'est le genre d'intitulé de rubrique qu'on peut trouver dans la presse féminine: «Il vaut quoi le dernier Angot?». Une interrogation à laquelle n'importe quel individu sensé répondrait: «Ben il est nul comme les autres, pourquoi cette question?» Cette évidence n'est pourtant pas du goût de tout le monde: le dernier ouvrage de «l'écrivaine» est traité comme un chef-d'œuvre par une grande partie de la presse, on en parle pour le Goncourt, et d'ailleurs, il est entré sur la première liste de ce prix décati (exercice: citez de mémoire les dix derniers prix Goncourt et détaillez leurs qualités. Vous avez quatre heures).

       Avant de tâcher de trouver une explication à cet engouement délirant, il faut évoquer le livre. Christine Angot y parle de sa mère, comment elle a rencontré son père, comment elle a eu sa fille -elle, Christine Angot, à propos de qui d'autre pourrait-elle bien écrire?! -, alors que ce père vivait avec une autre femme avec laquelle il a eu des enfants. Et puis, page 156, au cas où ses lecteurs ne seraient toujours pas au courant, elle explique que le géniteur la «sodomisait» régulièrement (c'est le quatrième roman évoquant l'inceste, d'autres parlaient de son expérience homosexuelle ou de ses aventures torrides avec des rappeurs oubliés du XXe siècle). Elle en a voulu à sa mère de ne pas avoir réagi, sa mère a culpabilisé. Puis Christine Angot (puisque dans le livre, l'héroïne s'appelle Christine Schwartz puis Angot) a culpabilisé de l'avoir fait culpabiliser. Voilà, c'est fini, comme dirait Jean-Louis Aubert. Alors?

       Alors, il faut évoquer la difficulté terrible à entamer, puis à finir ce livre: aucun être humain -lecteur occasionnel ou régulier- n'est préparé à une écriture aussi spectaculairement catastrophique, à un vocabulaire aussi pauvre, à une ponctuation aussi mal employée. Ce n'est pas un livre dur à lire comme peuvent l'être, au hasard, Normance de Louis-Ferdinand Céline, Finnegan's Wake de James Joyce ou Exterminateur de William Burroughs: c'est un livre dur à lire tant il est mauvais. Certaines phrases, d'ailleurs, sont incompréhensibles: «Leur famille habitait Paris depuis des générations, dans le dix-septième arrondissement, près du parc Monceau, était issue de Normandie.» (repérée par Frédéric Beigbeder pour le Figaro Magazine)…

       Ou cet échange insane «Lui: J'aimerais beaucoup que tu viennes t'installer à Paris, et qu'on continue à se voir. Tu réfléchiras, Rachel? - Elle: Moi aussi j'aimerais Pierre.» Aimerait-elle Pierre, ou aimerait-elle s'installer à Paris si une virgule l'y autorisait? Mystère. Un peu plus loin, il y a aussi cette phrase exceptionnelle: «Il venait de perdre sa mère. Elle lui a écrit une gentille lettre.» Pour continuer d'achever le lecteur déjà sévèrement torturé, le livre de Christine Angot est constitué pour deux tiers de dialogues tellement affligeants que l'ouvrage prend des airs de pièce de théâtre logorrhéique écrite par un enfant vaguement demeuré:

    «-Pierre!

    -Oui.

    -… Tu m'aimes?

    -Regarde-moi.

    -Je te regarde.

    -Je t'aime Rachel.

    -Moi aussi, tu sais.»

    Ou, page 21:

    «- Eh bien cette chanson.

    -Oui.

    -Cigarettes, whisky et p'tites pépées…

    -… Oui…

    -Eh bien…

    -Pierre… Je ne dirai rien.»

    Voire ce feu d'artifice page 58:

       «- Ah la la mon Dieu, qu'est-ce que j'en ai marre, mon Dieu, mais j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre, mais j'en ai marre!... Mais j'en ai marre, mais marre, mais j'en ai marre, marre, marre, mais marre! J'en ai marre j'en ai marre j'en ai marre, mais qu'est-ce que j'en ai marre, mais qu'est-ce que j'en ai marre mon Dieu…» On notera l'audace lexicale: «l'auteure» tente avec les virgules, puis sans les virgules (sans les mots eût été ingénieux, parce que nous aussi, nous en avons marre). Plus loin, elle consacre une page entière à crier «Mémé!»... Christine Angot atteint une sorte d'Everest littéraire: à côté d'elle, Justine Lévy est Colette et Virginie Despentes, Marguerite Yourcenar. 

       Pour distraire le lecteur englué dans ce gruau stylistique, elle lui offre quelques détails en guise de friandises: son pantalon est rouge, à trois ans elle va seule chez l'épicier, il y a chez elle du mimosa, sa mère lui insère son premier tampon hygiénique. Hélas, tout cela est d'un ennui colossal dans le fond, et cet ennui rend la lecture encore plus ardue qu'elle ne l'était déjà dans la forme. C'est le drame actuel de nombreux écrivains français: persuadés que leur vie est passionnante, ils se sentent obligés de la consigner et d'en faire profiter les multitudes. Christine Angot prend ses lecteurs pour autant de psychanalystes. Mais les psys sont payés pour écouter les atermoiements intimes de leurs patients alors que nous déboursons 18€ pour subir ceux de «l'écrivaine» (ce n'est pas le cas des journalistes recevant les livres gratuitement, ce qui explique sans doute leur étrange tolérance envers ce livre consternant). 

       Pourquoi, alors, ces dithyrambes hallucinés dans les gazettes? Peut-être parce que Christine Angot est une femme. Les femmes, c'est bien connu, écrivent de bons livres. Enfin, pas toujours: lorsqu'elles écrivent des livres douloureux, elles sont douées, on parle alors «d'auteures» ; si elles publient des romans joyeux, elles sont indignes de toute considération et se voient reléguées à la littérature «girly». Dans cette optique, dire que Christine Angot écrit des livres d'une médiocrité sensationnelle, c'est être macho, voire pro inceste ; dans tous les cas, c'est faire insulte au féminisme. Et puis là, «l'auteure» écrit un livre sur sa mère (un sujet qui peut potentiellement toucher ceux qui en ont une ou en ont eu une, soit beaucoup de lecteurs en perspective). Le critique qui en dirait du mal serait donc macho, pervers et anti-mère. Impossible!

       Enfin, l'histoire qu'elle ne cesse de ressasser de livre en livre est tragique, poignante, dramatique. Il faut respecter les drames, même si les drames ne font pas forcément de bons livres (voir «Cent Familles - de la DDASS à la vie»» de Jean-Luc Lahaye). 

       Avec son titre beau comme du Marc Lévy (Un amour impossible), et son côté collection Harlequin en version sinistre - il y a une voyante, des chansons de Dalida ou Catherine Lara et une néo Cosette ne demandant qu'à aimer son papa -, le livre de Christine Angot a donc bien fini par atterrir sur la liste du Goncourt, alors que contrairement à ce qui est mentionné sur la couverture, il ne s'agit pas d'un roman mais d'un récit. Et qu'il n'a par conséquent rien à y faire.

       La prochaine fois, on lui suggère de signer un haïku: ce serait moins fatigant, moins cher pour les lecteurs, et tout aussi gagnant… Un vrai geste pour la planète.

    http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2017/07/13/31006-20170713ARTFIG00277-

    christine-angot-la-bulle-mediatique-et-le-neant.php

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (BOIRE OU BOIRE

    IL FAUT CHOISIR)

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    "L'homme-Poisson vous parle" 

     Gabriel Bodnariu - Pescarul

    https://djinn-gallery.tumblr.com/post/162967485345/gabriel-bodnariu-pescarul

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     (L'homme à la main percée - et un petit peu brûlée - vous salue)

     Claudio Parmiggiani

    https://djinn-gallery.tumblr.com/post/162967485345/gabriel-bodnariu-pescarul

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     (La curiosité est un vilain défaut)

     Erwin Olaf 

    https://djinn-gallery.tumblr.com/post/162966899035/erwin-olaf

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    Nadia Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE ÉCOUTE

    LA JEUNESSE QUI PÉRORE)

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    (Batman, ce soir, il est pas content) 

     Original illustration by Mike Maihack 

     Reblogged from allthosemomentswillbelost.

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     "Je t'aime...

    - Moi non plus" 

     https://fr.pinterest.com/pin/492299802998355540/

    L’Inde déterre la vache de guerre

    Sébastien Farcis, Envoyé spécial en Uttar Pradesh 

       L’esplanade en terre du marché aux bestiaux de Shamshabad est quasiment déserte. Des buffles noirs aux cornes pointues errent sans attirer l’attention des commerçants assis dans un coin ombragé. Il y a quelques mois, ces vendeurs de bétail avaient à peine le temps de boire un thé dans le brouhaha animalier. A présent, le silence les entoure et les laisse contempler leur désolation : «Nous vendions au moins 400 bêtes par jour, mais maintenant, nous sommes contents avec 40 ou 50, lâche l’un d’entre eux. Les fermiers ont bien trop peur de venir.» Cette bourgade à forte proportion de musulmans, située à 12 kilomètres d’Agra, dans l’Etat de l’Uttar Pradesh (Nord), est frappée de plein fouet par les restrictions drastiques du commerce de bétail mises en place ces derniers mois par les gouvernements régionaux et nationaux.

       Cela a commencé fin mars. Le parti nationaliste hindou du Bharatiya Janata Party (BJP), déjà à la tête de l’administration fédérale, remporte la majorité absolue lors des élections régionales dans l’Uttar Pradesh. Cet Etat, le plus peuplé du pays avec 200 millions d’habitants, compte aussi près de 20 % de musulmans. Yogi Adityanath, un député local et prêtre hindou à la tête d’un mouvement religieux extrémiste, est alors nommé ministre en chef de l’Uttar Pradesh. L’une de ses premières mesures est d’ordonner la fermeture des abattoirs et commerces de viande qui ne respectent pas les réglementations d’hygiène. Mesure louable. Mais dans cet Etat pauvre où les règles sont peu appliquées, cela touche l’essentiel des acteurs et paralyse le secteur. (...)

       (...) Deuxième étape : fin mai, le gouvernement national amende le décret sur «la prévention de la cruauté envers les animaux» et interdit toute vente de bétail sur les marchés. Vaches, buffles ou encore chameaux sont concernés, du moins si la transaction doit les mener à l’abattoir. Désormais, les bouchers sont censés se rendre directement chez les fermiers pour acheter les animaux, alors que jusqu’à présent 95 % de ces transactions étaient réalisées sur le marché.

       Cette dernière mesure a cependant été suspendue mardi pour trois mois par la Cour suprême qui examinait le recours déposé par l’Association des exportateurs de viande, offrant un répit à ces commerçants. En attendant le retrait total de cette dernière restriction, la filière est prise en étau : d’un côté, les fermiers ne peuvent plus emmener leurs animaux au marché, et de l’autre les bouchers cessent d’exercer car leurs licences ne sont pas renouvelées. Le but de cette offensive semble idéologique : promouvoir le végétarisme tout en fragilisant les musulmans, qui exercent ces métiers, considérés impurs par les hindous.

       «Le gouvernement devrait traiter tout le monde de la même manière, mais ces dirigeants sont des religieux avant tout, s’insurge Shiraq Gutin, un marchand de viande musulman de Shamshabad, qui affirme avoir perdu 80 % de son chiffre d’affaires. Ils veulent mettre tout le monde aux épinards et aux lentilles !»

       Yogi Adityanath, végétarien et protecteur chevronné de la «vache sacrée», a défendu, il y a deux ans, des personnes accusées d’avoir tué un musulman sous prétexte qu’il aurait possédé de la viande de bœuf chez lui. Sa politique actuelle est soutenue par une partie des hindous urbains de l’Etat, qui ne sont pas touchés. Mais à la campagne, tous les éleveurs en souffrent, quelle que soit leur religion. Depuis plus d’un mois, le seul transport de bétail est devenu précaire, voire dangereux : les camions sont interceptés par les policiers qui demandent des pots-de-vin pour les laisser passer. Des militants hindouistes saccagent parfois les véhicules, suspectés de transporter illégalement des vaches vers l’abattoir, et frappent, voire tuent les conducteurs. (...)

       (...) Ces violences se répètent dans tout le pays. Soixante-et-une attaques de la sorte ont été rapportées par les médias depuis l’arrivée au pouvoir des nationalistes hindous en 2014, entraînant la mort de 23 personnes, selon le décompte du site d’information IndiaSpend. La majorité des victimes sont musulmanes, et ces agressions ont augmenté de 75 % dans les six premiers mois de l’année.

       En Inde, l’abattage de vache est très encadré, mais pas interdit dans tous les Etats, alors que celui du buffle n’est pas sanctionné. Cette répression dogmatique risque d’asphyxier une grande partie de l’économie rurale, car un Indien sur deux dépend des activités agricoles pour vivre. En outre, les récentes sécheresses ont fait chuter les rendements des terres, ce qui va déjà obliger le gouvernement de l’Uttar Pradesh à débourser près de 5 milliards d’euros pour effacer les dettes d’une partie des paysans. Le bétail devient en effet dans ce cas leur dernière ligne de survie, à condition de pouvoir vendre les animaux non productifs aux abattoirs.

       Dans le cas contraire, les fermiers n’auront plus de capital pour racheter de jeunes buffles, et la production de lait pourrait baisser, entraînant une augmentation des prix. L’Inde met également en péril sa domination de la filière : le pays est le premier producteur de lait et le plus grand exportateur de viande bovine du monde. Un commerce qui rapporte environ 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an et qui emploie directement 2,5 millions de personnes. (...)

       (...) Ces revenus devraient stagner après l’annulation de grosses commandes ces derniers mois, se lamente Fauzan Alavi, secrétaire général de l’Association des exportateurs de viande : «L’abattage des vaches est un sujet sensible et nous respectons cela, explique-t-il. Mais ces militants sont devenus les gardiens du buffle. Nous n’avons jamais vu une telle répression.» Des secteurs liés, tels que l’industrie du cuir, pourraient être affectés.

    Le gouvernement se    défend de mener un combat idéologique : «La Cour suprême nous a demandé d’édicter des règles pour créer une différence entre un marché au bétail à des fins agricoles ou pour l’abattage,explique Nalin Kohli, porte-parole national du BJP. Les mots "interdiction du bœuf" ne sont écrits nulle part dans ce décret. Toutefois, si des problèmes pratiques surviennent, nous pouvons le modifier.» Et d’ajouter qu’en Uttar Pradesh, il était nécessaire de fermer les abattoirs qui opéraient de manière illégale et non hygiénique. (...)

       (...) En Inde, un tiers de la population est végétarienne, mais cette minorité fait maintenant la loi en Uttar Pradesh. «Pour acheter de la viande de mouton, j’ai dû appeler le numéro d’un vendeur trouvé sur Internet,confie Ritu Singh, étudiante d’Agra. Nous nous sommes retrouvés à une dizaine de kilomètres de chez moi, près d’un camion. Il m’a donné un sac noir et je lui ai passé l’argent. J’ai eu l’impression d’acheter de la drogue !» Cette hindoue se révolte contre ce diktat : «La nourriture n’a rien à voir avec la religion, mais dépend des choix individuels. Et on doit les respecter.»

       Ces restrictions sont d’autant plus troublantes que l’hindouisme antique ne proscrit pas la consommation de vache. «Dans les quatre Védas, les écrits les plus anciens [1500-900 av. J.-C., ndlr], il y a de nombreuses références à des offrandes de viande de vache aux dieux, explique Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du livre le Mythe de la vache sacréeC’est une manière de dire que les prêtres et les hindous en général mangeaient de la vache.» Cette pratique s’est réduite vers le Vesiècle de notre ère, car le bovin est devenu bien plus important pour l’agriculture ou le lait.

       On payait alors une amende si on voulait le tuer. «La sacralisation de la vache n’est apparue que vers la fin du XIXesiècle, affirme le professeur Jha. Et c’est le RSS [l’organisation paramilitaire hindouiste, bras militant du BJP] qui en a fait un symbole de l’identité hindoue, pour des raisons politiques. Leur objectif est de faire de l’Inde une nation hindoue, dans laquelle les musulmans et chrétiens sont étrangers. Ce combat au nom de la vache ne constitue qu’une étape dans ce but.» 

    http://www.liberation.fr/planete/2017/07/11/l-inde-deterre-la-vache-de-guerre_1583174

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE SOIS PAS LE DOMESTIQUE

    DE TA CULTURE)

    ***

    "J'te jure... Humpf... J'suis un Prince Charmant...

    Humpf... Serre pas trop, s'te plaît"

    The Wrong One ~ Mork Epson 2011

    Source: jonizipper

    ***

     

     http://avancerquandmeme.centerblog.net/1393-lancement-du-produit-macron

    Les perles du bac relevées
    dans la copie du jeune Emmanuel M…(1)

       « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier.

       Il y a dans cette société [Usine en Bretagne] une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. L’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier. Il faut traiter cela en urgence afin de rendre le quotidien de ces personnes meilleur. C’est notre proooojeeet !

       Le libéralisme est une valeur de gauche. Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. Les salariés français sont trop payés... Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs. C’est notre proooojeeet !

       Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés. Les Britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher. Il n’y a pas de culture française. 35 heures pour un jeune, ce n’est pas assez. Une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une start-up nation. C’est notre proooojeeet !

       Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. Avec une famille qui a sept, huit enfants en Afrique, investissez les milliards rien ne changera …Le défi de l’Afrique est civilisationnel.

       La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude car elle ne se suffit pas à elle-même […] Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace...

       Je veux être un président jupitérien. C’est notre proooojeeet ! Être élu est un cursus d’un ancien temps.

    Théophraste R. (Appréciation d’un correcteur : « Mais qui a laissé cet élève se présenter au bac alors qu’il fallait l’exclure du lycée ? »).

    Note (1). Surnommé par son entourage « Choupinet » et « Choupinet 1er »


    PS. (ajouté le 11 juillet pour les lecteurs incrédules) : tous les propos attribués ici à Macron sont bien de Macron.

    https://www.legrandsoir.info/

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LES ENNUIS S'ENFUIENT

    EN MÊME TEMPS QUE L'AMOUR)

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    "J'aime le son du corps sous les toits"

    (via milestrumpet1)

    £££

    "Si j'ai bien dîné à ce repas? Ouais, c'était mortel"

    (via robotcosmonaut)

    £££

    (Et dans leurs yeux s'alluma le désir

    de changer le vieux monde)

    VILLAGE OF THE DAMNED (1960)

    oldprojectionroom:

    £££

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA PATIENCE EST UNE VERTU

    PAS UNE FAIBLESSE)

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    "Vous voyez bien vos cibles, hein?"

    Tempest Storm

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/161452210978/tempest-storm

    ***

    https://www.sinemensuel.com/interview/

    gerard-mordillat-il-existe-un-desir-de-fascisme/

    Italie.

     La plage fasciste où règnent

    “l’ordre, la propreté

    et la discipline”

       Le reporter de La Repubblica est revenu très impressionné de sa visite sur la plage Punta Canna de Chioggia, au sud de Venise. Le long des allées, comme on peut le voir dans la vidéo du journal, on trouve des affiches à la gloire de Mussolini, des images de saluts nazis ou des avertissements énonçant la règle en vigueur sur la concession : “Ordre, propreté et discipline”.

       D’autres panneaux préviennent : “Service réservé aux clients, sinon… matraque sur les dents”, ou encore interdisent l’accès à une cabine au moyen de la mention : “Chambres à gaz”. Quant aux clients, ce sont pour la plupart “des jeunes ‘du coin’, body-buildés et tatoués, arborant notamment des symboles runiques, des aigles et des croix celtiques”. (...)

       “Bienvenue à la Playa Punta Canna, la plage du Duce”, écrit La Repubblica. Ici, on est bien au-delà des établissements balnéaires de l’époque fasciste : sur cette vaste étendue de sable, le très fasciste propriétaire, Gianni  Scarpa, 64 ans, bandana noir et bureau débordant de gadgets mussoliniens, a réussi à faire mieux, si c’est possible. Et il met les choses au point : ‘Ici, on suit mes règles à moi.’”

       Le reportage a déclenché dimanche 9 juillet l’intervention de la police, qui s’est procurée le matériel du journal : des photos, mais aussi un enregistrement des déclarations que le propriétaire diffuse toutes les demi-heures par haut-parleur. Comme on peut l’entendre dans la vidéo, il y déclare notamment : “Les gens mal élevés me dégoûtent, les gens sales me dégoûtent, la démocratie me dégoûte. Je suis favorable au régime [fasciste], mais ne pouvant pas l’appliquer hors de chez moi, je l’applique chez moi.”

       Comme l’indique La Stampa, l’affaire a suscité la colère de citoyens et de plusieurs représentants politiques, ainsi que de l’ANPI, Association nationale des résistants italiens, qui a demandé que la licence d’exploitation soit retirée à Gianni Scarpa. Après la descente de police, le préfet de Venise a ordonné “le retrait immédiat de toute référence au fascisme”.

    http://www.courrierinternational.com/article/italie-la-plage-fasciste-ou-regnent-lordre-la-proprete-et-la-discipline

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées par nous-mêmes:

    (PHILOSOPHER C'EST DIRE OUI QUAND 

    IL FAUT DIRE NON ET INVERSEMENT)

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    "Arrête de t'enflammer comme ça,

    je t'ai pas dit oui"

    "Son dictionnaire intitulé: Mots improbables pour Crétins certifiés, eut un certain succès". Jacques Damboise in "Pensées pensées".

    Source: diaryofhorror

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    "Son dictionnaire intitulé: Mots improbables pour Crétins certifiés, eut un certain succès". Jacques Damboise in "Pensées pensées".

    http://www.gaullisme.fr/2017/06/05/trump-retire-les-etats-unis-de-laccord-sur-le-climat/

    L’avertissement des scientifiques sur le climat :

    dans trois ans, il sera trop tard

    Élisabeth Schneiter (Reporterre) 

       Si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter après 2020, ou même à rester stables, les objectifs de température fixés à Paris - 2°C maximum d’augmentation d’ici 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle - seront inaccessibles. C’est un des constats posés par des chercheurs du Consortium Climate action tracker, de l’Institut Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat et de l’université de Yale, dans un article récemment publié par le journal scientifique Nature. Ils s’appuient notamment sur un rapport publié en avril, 2020 : climate turning point (2020 : le point de bascule du climat).

       Bien que l’activité humaine ait déjà entraîné une hausse de température globale de 1 °C, que les pôles fondent, que les récifs coralliens meurent de chaud et que des écosystèmes entiers s’effondrent, certains indicateurs sont positifs. Les émissions des États-Unis ont diminué de 3 % l’année dernière, alors que le PIB a progressé de 1,6 %. En Chine, les émissions de CO2 ont diminué de 1 % en 2016, et leur économie a progressé de 6,7 %. Autant de signes encourageants qui montrent qu’il est encore possible d’agir.

       Mais il faut faire vite. Les auteurs de l’article avertissent qu’il ne reste à l’humanité que trois ans pour sauvegarder le climat terrestre, et vont même jusqu’à identifier et chiffrer six objectifs à remplir d’ici à 2020.

       Ces objectifs ont été revus par et affinés avec des analystes de l’université de Yale, de Climate Action Tracker, Carbon Tracker, la coalition We Mean Business, le Partenariat sur les transports durables et à faible teneur en carbone (Slocat, pour « Sustainable, Low Carbon Transport »), le cabinet Systemiq, le projet New Climate Economy et Conservation internationale.

       Énergie : Augmenter le pourcentage mondial d’énergies renouvelables de 23,7 % en 2015 à 30 %, au moins. Fermer toutes les centrales à charbon qui existent encore et ne plus en ouvrir de nouvelles.

       Infrastructure : Les villes et les États doivent lancer des plans d’action pour décarboner complètement les bâtiments et les infrastructures d’ici à 2050, avec un financement de 300 milliards de dollars par an. Les villes doivent rendre au moins 3 % de leurs bâtiments, par an, à émissions zéro ou presque nulles.

       Transports : Faire passer à 15 % la part des véhicules électriques dans les ventes de voitures neuves dans le monde, par rapport aux 1 % d’aujourd’hui. Doubler l’utilisation des transports en commun dans les villes, augmenter de 20 % l’efficacité énergétique des poids lourds et diminuer de 20 % les émissions de gaz à effet de serre produits par l’aviation par kilomètre parcouru.

       Terres : Réduire la destruction des forêts et s’engager dans le reboisement. Les émissions nettes actuelles provenant de la déforestation et du nouvel usage des terres déboisées représentent 12 % du total mondial des émissions de gaz à effet de serre. Si on peut les réduire à zéro dans les dix ans qui viennent en cessant tout déboisement, et si la reforestation peut créer un puits de carbone d’ici à 2030, cela pourrait faire descendre les émissions globales nettes totales à zéro, tout en soutenant l’approvisionnement en eau et d’autres avantages. Les pratiques agricoles durables réduiraient les émissions et augmenteraient la séquestration du CO2 dans des sols sains et bien gérés.

       Industrie : Accroître l’efficacité énergétique de l’industrie lourde — comme le fer, l’acier, le ciment, les produits chimiques et le pétrole et le gaz — et en réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2050. Elles émettent actuellement plus d’un cinquième du CO2mondial, sans comptabiliser leurs besoins en électricité et chaleur.

       Secteur financier : Il devra mobiliser au moins mille milliards de dollars par an pour des actions en faveur du climat. Les gouvernements, les banques privées et les prêteurs tels que la Banque mondiale doivent émettre dix fois plus d’obligations vertes (81 milliards de dollars émis en 2016) d’ici à 2020.

       Alors que 20 dirigeants des plus grandes économies du monde se réunissent les 7 et 8 juillet lors du sommet du G20 à Hambourg en Allemagne, les auteurs leur demandent de considérer l’importance de 2020 pour les émissions de gaz à effet de serre et de prouver ce qu’ils font pour relever ce défi. (ce qui n'a évidemment pas été à l'ordre du jour)

       De leur côté, Christiana Figueres et ses collègues, dont Hans Joachim Schellnhuber, du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) et Stefan Rahmstorf, de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat, ont lancé la Mission 2020, une campagne collaborative pour baisser la courbe des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

    https://reporterre.net/L-avertissement-des-scientifiques-sur-le-climat-dans-trois-ans-il-sera-trop

    @@@

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (ENTRER PAR LA PORTE DE SORTIE

    TE FAIT-IL GAGNER DU TEMPS?)

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      itssittingpretty:

    ¤¤¤ 

     https://mevedamar.wordpress.com/2013/12/20/pleonasme-lexical-et-purisme-violent/

    80 pléonasmes à éviter !

       Nous inaugurons les billets invités du blog avec un article de Nicolas Koch, de la Plume Numérique ! Nicolas est un correcteur-relecteur professionnel partageant son savoir et ses compétences avec pédagogie. Aujourd’hui, il nous parle des pléonasmes les plus courants à éviter si vous souhaitez améliorer votre manuscrit.


       Le pléonasme est une figure de style bien souvent involontaire et que je traque régulièrement dans les manuscrits. Pour juste vous donner un exemple, on n’écrira jamais « monter en haut », car dans le verbe « monter », il y a déjà la notion d’aller en hauteur. D’où l’inutilité du complément qui ne fait qu’alourdir le texte.

       Vous allez me dire, les pléonasmes, ils sont assez évidents, donc c’est facile de les éviter ! Oui, pour certains bien sûr, comme l’exemple que je viens de donner. Mais d’autres sont peut-être plus subtils et apparaissent sous nos plumes par des petits tics d’écriture ou des habitudes à l’oral.

       Voici donc une petite liste, non exhaustive bien sûr, des pléonasmes récurrents que j’ai pu repérer au fil de mes relectures et corrections.

    • Au jour d’aujourd’hui : un grand classique de l’oral. Pour insister sur le fait qu’un événement se déroule effectivement ce jour. Mais « hui » signifiant ce jour, et aujourd’hui étant ainsi lui-même un pléonasme, « au jour d’aujourd’hui », ça fait un peu beaucoup, non ?

    • Reporter à une date ultérieure : si on reporte, c’est pour plus tard.

    • Prédire à l’avance : prédire signifie anticiper, donc forcément à l’avance.

    • Une opportunité à saisir : dans « opportunité » il y a déjà la notion d’élément intéressant qu’il fait saisir.

    • Un tri sélectif : le fait de trier, c’est sélectionner, mettre de côté, séparer. Donc sélectif.

    • S’avérer vrai : s’avérer = se révéler exact.

    • Opposer son veto : veto en latin veut déjà dire « je m’oppose ». Donc, il oppose son veto = il oppose le fait de s’opposer. On dira « mettre son veto ».

    • Optimiser au maximum : optimiser veut déjà dire améliorer, avec la volonté d’atteindre le meilleur.

    • Demander d’un air interrogatif : là aussi, redondance.

    • Le danger potentiel : « danger » signifie qu’un péril est susceptible de survenir. Il est donc nécessairement « potentiel ».

    • Voire même : on écrira « voire » ou « même » mais pas les deux en même temps !

    • Certains verbes avec « complètement » (ou autre synonyme) : « finir complètement », « abolir totalement », « éliminer, détruire totalement », par exemple ne sont que redondance. Soit on a fini, soit on n’a pas fini ; soit on abolit, soit on n’abolit pas, pas de demi-mesure.

    • Réserver à l’avance (un restau, un voyage) : dans « réserver », il y a déjà l’idée d’anticipation.

    • S’autogérer soi-même : dans « auto », il y a la notion de « soi ».

    • Comme par exemple : soit on écrit « comme », soit « par exemple », mais pas les deux.

    • Applaudir des deux mains : avec une seule, c’est moins pratique.

    • Un bip sonore : je ne connais pas les bips lumineux par exemple.

    • Le but final : un but étant une finalité en soi…

    • Coopérer ou collaborer ensemble : le préfixe « co- » invite déjà à être ensemble.

    • Crier fort : on peut difficilement crier en murmurant, à moins qu’on puisse murmurer en criant…

    • Consensus commun : il peut peut-être exister des consensus partagés par une seule personne, mais j’en doute.

    • Courte allocution : je préfère toujours un long discours !

    • Une dune de sable : de quoi d’autre la dune… ? De cailloux ? Ce n’est plus une dune alors.

    • Une fausse perruque : donc de vrais cheveux sur la tête ?

    • Ils se rapprochent les uns des autres : lorsqu’on se rapproche, c’est les uns des autres, non ?

    • La marche à pied : elle est plus fatigante que celle à vélo, je vous l’accorde.

    • Perfection absolue : la perfection invite déjà à la notion de ce qu’il y a de mieux.

    • Période de temps : pourrait-on imaginer une période qui soit autre chose que du temps ?

    • Petit détail : assez courant comme pléonasme ; maintenant, un détail reste un petit point, sinon ce n’est plus un détail.

    • Puis ensuite : l’un ou l’autre, mon capitaine !

    • Préférer plutôt : quand on préfère, c’est plutôt une chose qu’une autre, non ?

    • Repasser une deuxième (ou seconde fois) : avec « re- », on indique déjà qu’on recommence.

    • Mauvais cauchemar : rares sont les cauchemars joyeux.

    • Monopole exclusif : un monopole partagé n’est plus vraiment un monopole.

    • Tollé de protestations : tollé = levée de protestations.

    • Le seul et unique : peut-on être pluriel dans l’unicité ? Je laisse les philosophes répondre.

    • Unanimité totale : une décision peut-elle faire l’unanimité de la moitié des personnes ?

    • Surprendre à l’improviste : quand on est surpris, c’est forcément par surprise !

    • Retour en arrière : difficile d’imaginer un retour en avant je crois.

    • Geler de froid : certes, quand c’est froid, ça peut brûler aussi, mais bon.

    • Commencer d’abord : il faut bien commencer quelque part, mais ce sera forcément en premier.

    • Un taux d’alcoolémie : alcoolémie = taux d’alcool dans le sang. Donc le taux d’un taux ? Pas simple.

    • Le faux prétexte : un prétexte c’est quelque chose qu’on invente, donc c’est par essence faux, non ?

    • Caserne (ou garnison) militaire : je ne savais pas qu’il existait des garnisons civiles.

    • Populations civiles : parle-t-on a contrario de populations militaires ?

    • Lorgner sur : on « louche sur », mais « on lorgne » (transitif direct) les bons gâteaux qui sortent du four !

    • Le principal protagoniste : les protagonistes de second plan sont-ils encore des protagonistes ?

    • Talonner de près : pour talonner faut être dans les talons. Donc pas trop loin quoi.

    • Un hasard imprévu : prévoir les choses peut-il occasionner du hasard ?

    • Répéter deux fois : si on « répète » c’est qu’on a déjà dit, donc au moins une fois, ce qui fait deux en tout ! Mais on peut dire bien sûr « répéter trois, quatre, dix fois… »

    • Dresser les cheveux sur la tête : a-t-on des cheveux ailleurs ?

    • C’est de lui dont je parle : dans « dont » il y a déjà « de ». Donc « c’est lui dont je parle » ou « c’est de lui que je parle ». Mais pas un mélange des deux.

    • Démissionner de ses fonctions : de quoi d’autre sinon ?

    • Un revolver à barillet : un revolver est une arme à barillet.

    • Mitonner lentement : mitonner du vite-fait, le résultat n’est pas garanti !

    • L’apparence extérieure : l’apparence intérieure est assez compliquée à catégoriser.

    • Autorisation préalable : si on autorise une action ou autre, c’est forcément avant de la faire.

    • Avertir (pronostiquer) à l’avance : une fois que le truc est passé, on ne peut plus trop avertir.

    • Claquer bruyamment la porte : on peut essayer de la claquer doucement, mais cela fera toujours du bruit…

    • Continuer encore : on peut s’arrêter de continuer, mais si on continue, c’est encore et encore… (et c’est que le début…)

    • Cotiser à plusieurs : eh oui, « co-» cela veut dire ensemble.

    • Importer de l’étranger : importer du pays où l’on est déjà, c’est compliqué.

    • Illusions trompeuses (ou mirage trompeur) : n’est-ce pas le but de l’illusion que de tromper ?

    • Au maximum de son apogée : très lourd, là, l’apogée étant déjà le maximum par définition.

    • S’aider mutuellement : s’aider tout seul, c’est pas le mieux pour progresser.

    • Les perspectives d’avenir : celles du passé ne sont plus trop des perspectives.

    • Un bref résumé : un long résumé n’est plus un résumé.

    • Dépenses somptuaires : somptuaire = relatif aux dépenses, notamment inutiles, ou luxueuses. Des taxes ou impôts peuvent être somptuaires, mais ce seront toujours quelque part des dépenses.

    • Les étapes successives : les étapes se suivent déjà.

    • Les méandres sinueux : un méandre est déjà tortueux, pas la peine d’en rajouter.

    • Devenir par la suite (ensuite) : devenir avant n’est pas facile.

    • Cadeau ou don gratuit : payer pour avoir un cadeau, c’est pas cool.

    • Un ciel constellé d’étoiles : consteller = étoile.

    • Averse de pluie : la pluie c’est forcément une averse.

    • Bourrasques de vent : une bourrasque, c’est déjà du vent, mais je n’espère pas que ce soit le cas de cet article !

    • Être devant une double alternative : en français, une alternative est une situation dans laquelle deux choix s’offrent, pas plus.

    • Hémorragie sanguine : de quoi d’autre peut-on saigner, à part du sang ?

    • S’esclaffer de rire : on peut s’esclaffer de ce pléonasme, mais ce sera de rire de toute façon ! S’esclaffer = pouffer, donc de rire.

    • Un haut building : un building peut être plus petit qu’un autre, certes, mais il reste de toute façon haut.

    • Des précédents par le passé : tout ce qui arrivera demain n’est pas vraiment un précédent.

    Nous espérons que cette liste de formules à éviter vous aura aidé ou inspiré.

    Nous vous invitons à partager vos trouvailles dans les commentaires afin d’en faire profiter tous les lecteurs !

    http://ecriture.scribay.com/2016/06/30/81-pleonasmes-eviter-correction-relecture/

    ¤¤¤

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE DANS LE TOURBILLON

    EXTÉRIEUR, QUELLE FOLIE!)

    ***

    (Quand les piercings sont mal posés)

     http://coldtofire.tumblr.com/post/162780806876

    ***

    "Et elle, c'est qui?

    (Soupirs)

    - Personne..." 

     Source: molecoledigiorni

    ***

    "Vite, Chérie, j'ai trop envie...

    - Attends un peu, quoi! T'es toujours pressé" 

     Source: panties69

    ***

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (ÊTRE LE VASSAL DE DIEU,

    QUELLE DÉCHÉANCE!)

    ***

    "Déficits... blablabla... Se serrer la ceinture... Blablabla...

    Pauvres... Blablabla... Retraites et CSG... Blablabla..."

    (Source: contac, via the-picked-last-club)

     

    ***

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/loi-fioraso-1-de-quoi-s-agit-il-136592

    Un collectif de défense

    de la langue française dit

    halte à l’«anglophonisation»

     

       La lecture d’un article sur Start’in Lens a fait bondir Georges Gastaud, président du collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL). Il explique son combat contre le « tout anglais ».

       « Umbrella sky » ? Un ciel de parapluies. « Yellow brick road » ? La route de brique jaune du Magicien d’Oz. « Start’in Lens » ? Un jeu de mots autour de l’art pour développer l’économie touristique à Lens. Autant d’expressions anglophones qui irritent Georges Gastaud, prof de philo et président du collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), créé en 2008, dont le siège national se trouve à Lens. «  On nous raconte que les communicants utilisent l’anglais pour favoriser les jeux de mots, mais c’est surtout que cela leur évite d’avoir à faire preuve d’imagination avec la langue française. La fonction poétique de la langue se perd  », estime-t-il. (...)

       (...) Le but du COURRIEL est de «  faire valoir la défense de la langue française et de toutes les langues de France et du monde, face à celle qui s’impose pour des raisons mercantiles  », dixit le président. «  Il y a une uniformisation énorme à l’échelle transcontinentale. Huit langues disparaissent chaque année, et avec elles, ce sont autant de cultures qui cessent d’émettre, déplore Georges Gastaud. Et c’est la classe dominante française qui est derrière cela, il y a une politique froidement arrêtée d’éradication. Les services publics eux-mêmes privilégient l’anglais. Des entreprises de l’automobile par exemple, passent toute leur documentation interne en anglais dans les usines. »  

       Le nom de l’union commerciale lensoise Shop’in Lens le fait aussi frémir. «  Il y a eu une affiche il y a quelque temps, où ils invitaient les clients à devenir des «shoppers». Cela insulte les 4/5e de la population, qui ne comprennent pas forcément l’anglais, qui est souvent discriminatoire. C’est du même ordre que ce que font la Ville de Lens et la communauté d’agglomération dans un esprit purement mercantile. »  

       L’ennemi des 250 membres du COURRIEL dans toute la France est en fait le « globish », qui réduirait à terme les échanges entre les gens à des mots anglophones très restreints dans un but uniquement commercial.  

       «  Nous sommes une association de gauche, pas des puristes qui défendent le beau langage mais des gens qui défendent le français dans les usages, qui n’acceptent pas que le français soit marginalisé sur son propre territoire. D’ailleurs, si le français est liquidé de la sorte, les langues régionales le seront encore plus vite. C’est la négation d’une langue, la négation d’une culture, la négation d’une histoire. Derrière, c’est un projet politique pour la disparition des insoumissions. Et c’est un combat difficile car la grande majorité des Français ne s’en aperçoit pas et n’y voit qu’un côté ludique. » Et de citer Umberto Eco pour illustrer la nécessité d’une diversité linguistique : «  La langue de l’Europe, c’est la traduction  ».  

    Pour en savoir plus sur le collectif, allez faire un tour sur leur site internet.

    Source : Par La Voix Du Nord | Publié le 24/06/2017

    http://www.gaucherepublicaine.org/altermondialisme/un-collectif-de-defense-de-la-langue-francaise-dit-halte-a-langlophonisation/7400480

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    Benoît Barvin


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