• %%%

    Pensées pour nous-mêmes:

    (FAIS EN SORTE QUE LE SENTIMENT

    NE SOIT PAS TOUJOURS GAGNANT)

    %%%

    "Et... Heu... Sans indiscrétion, hein?

    Vous les avez tous lus?"

    (Source: zimagirl)

    %%%

    "Cachez che chein que che ne chaurais voir...

    - ?"

    artismydeepersoul:

    La ragazza col nido ( Girl with a Nest ) byCharles Chaplin

    %%%

    "Miroir dis-moi si... heu, s'il fera beau demain"

    "Il roulait ses interlocuteurs dans une superbe voiture imaginaire". Jacques Damboise in "Pensées oulàlà".

    umla:

    (via Ꮗ i t h . y o u r . h a n d s | with the hands | Pinterest)

    %%%

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (RIRE PARFOIS

    NE DONNE PAS ENVIE DE RIRE

    $$$

    https://crap-userrname16.tumblr.com/post/178090023600

    $$$

    https://www.telerama.fr/medias/loeil-de-soulcie-les-

    super-riches-sur-leur-super-ile,n5366120.php

    Les super-riches annoncent

    une nouvelle tempête économique

    mondiale et s’y préparent !

       C'est le genre d'information qui mériterait bien plus d'attention. Si l'élite du monde capitaliste se prépare à des événements graves, étant donné qu'ils sont mieux informés que la population, on peut en déduire qu'une crise majeure dans le système économique mondial se prépare. 

       Ces derniers mois, deux bunkers de survie de 150 tonnes ont voyagé par terre et par mer depuis un entrepôt du Texas jusqu'aux rives de la Nouvelle-Zélande, où ils ont été enterrés à 11 pieds sous terre. Sept entrepreneurs de la Silicon Valley ont acheté des bunkers auprès de Rising S Co. et les ont plantés en Nouvelle-Zélande au cours des deux dernières années, a déclaré Gary Lynch, directeur général du fabricant. Au premier signe d'une apocalypse - la guerre nucléaire, un germe meurtrier, un soulèvement de type révolutionnaire visant le 1% - les Californiens envisagent de monter sur un jet privé et de se rabattre, a-t-il déclaré.

       La BRI est loin d'être une institution mineure dans le système économique mondiale. Elle est le point de relais entre les banques centrales de tous les pays. Un récent rapport met en garde contre la politique protectionniste de Trump que la BRI considère comme le déclencheur d'une nouvelle crise économique. Le scénario est donc déjà écrit. Mais peu importe le véritable responsable, le plus important est que la BRI annonce une nouvelle crise.  

       Aujourd'hui, nous devons reconnaître le potentiel d'interaction, d'intensification et d'amplification mutuelle des risques réels et financiers. Le protectionnisme pourrait déclencher une succession de conséquences négatives. Si tous les éléments devaient se combiner, nous pourrions faire face à une tempête parfaite.  Considérons que les banques non américaines fournissent l'essentiel des lettres de crédit libellées en dollars, lesquelles représentent à elles seules plus de 80% de cette source de financement du commerce.  La grande crise financière a mis en évidence la la fragilité de cette configuration, car les banques non américaines dépendent des marchés de gros pour obtenir des dollars. 

       Dix ans plus tard, il ne faut pas oublier que la chute spectaculaire du financement du commerce à la fin de 2008 a joué un rôle clé dans la mondialisation. Toute pénurie de dollars parmi les banques non américaines pourrait paralyser le commerce international. 

       De plus, les escarmouches commerciales peuvent facilement dégénérer en guerres monétaires, même si j'espère qu'elles ne le feront pas. Comme nous l’avons vu plus tôt avec le Mexique, l’imposition de droits de douane sur les importations tend à affaiblir la monnaie du pays cible. La dépréciation pourrait alors être interprétée comme une « manipulation » monétaire qui justifie apparemment de nouvelles mesures protectionnistes. Si les guerres de monnaie éclatent, les pays peuvent mettre les marchés financiers hors aux investisseurs étrangers ou, de l'autre côté, réduire délibérément les investissements étrangers, politiser le capital les flux. 

       En outre, nous devons être conscients des effets d'entraînement observés depuis longtemps sur le resserrement des conditions monétaires américaines, compte tenu de l'important stock de dollars empruntés par des non-banques en dehors des États-Unis, qui atteint maintenant 11 500 milliards de dollars.  Les décideurs des économies avancées ne devraient pas ignorer les preuves croissantes que les dépréciations brutales des taux de change réduisent les investissements et la croissance économique dans les économies émergentes. Cela a des implications pour tout le monde, dans la mesure où une activité économique plus faible réduit la demande d'exportations des économies avancées. Cela permettrait de réduire le cercle des tensions commerciales affectant l'économie réelle via le canal financier des taux de change.

    (Source : La structure du marché mondial et le prix élevé du protectionnisme). 

    Source : http://proletaire.altervista.org/marxisme/textes/actu-de-la-semaine.php

    L'analyse marxiste de la situation actuelle : http://proletaire.altervista.org

    $$$

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (À CHAQUE JOUR SUFFIT

     SA BENNE À ORDURES)

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    (Chanson de lundi pour regretter le week-end)

    ***

    http://www.vinylokaz.com/45-tours-ep-maxi-45-tours/17356-maurice-chevalier-

    avec-les-chaussettes-noires-le-twist-du-canotier-ep-4-titres.html

    Maurice Chevalier,

    collabo ?


       Au micro de la BBC le 12 février 1944, pour une fois pas très comique, l’humoriste Pierre Dac (1893-1975) a décrit avec précision la future traque des collaborateurs avec les nazis. Dans la liste qu’il a prononcée figurait le nom d’un de ses admirateurs, et autre humoriste, Maurice Chevalier, qui est né il y a exactement cent trente ans, le 12 septembre 1888 à Paris, à Ménilmontant.

       Quand il a entendu cette émission radiophonique, Maurice Chevalier a avalé de travers sa salive. Des amis résistants se chargèrent d’avertir Pierre Dac que le chanteur n’a jamais été un collaborateur, mais si l’humoriste de Radio-Londres a prudemment laissé ses accusations de côté, il n’a pas pour autant blanchi publiquement le preux Chevalier. Plus tard, le 27 mai 1944, un tribunal à Alger a même condamné à mort Maurice Chevalier pour la même raison.

       Pourquoi cette "rumeur" ? Parce qu’à la une du "Petit Parisien" du 15 septembre 1941, un titre particulièrement clair s’étalait : « Le populaire Maurice Chevalier qui va chanter en France occupée nous dit qu’il souhaite la collaboration entre les peuples français et allemand. ». Or, cette information était totalement erronée. Maurice Chevalier, effectivement interviewé par ce journal, avait refusé de parler de politique, mais lorsqu’on lui demanda son opinion sur Pétain, il répondit qu’il était contre la guerre, et que les choses seraient meilleures s’il y avait plus de compréhension entre les peuples. En clair, une formulation très naïve et passe-partout (la guerre, ce n’est pas bien) qui fut déformée et dénaturée par la propagande collaborationniste. Maurice Chevalier a fait publier un démenti, mais dans un journal à très faible audience ("Comœdia").

       Ce qu’on pouvait reprocher à Maurice Chevalier, c’était qu'il avait accepté de chanter deux mois au Casino de Paris, et d’animer des émissions sur Radio-Paris à midi (émissions interrompues par des messages nazis qu’il ne connaissait pas), mais il s’était senti contraint et forcé, ne pouvant refuser cela aux autorités françaises (ni ne pouvant refuser la présence d’officiers allemands à ses spectacles), et cherchant à en faire le moins possible : « Je pense m’en être tiré intelligemment. Ne pas les mettre en boule contre moi, tout en faisant comprendre aux Français, par mon court séjour à Paris, que je ne fais que ce qui est absolument obligatoire. ». Il avait même évoqué une maladie pour ne plus chanter à nouveau mais des rumeurs disaient qu’un médecin allemand allait l’examiner pour vérifier s’il était réellement souffrant.

       Certes, beaucoup de Français, et notamment des artistes, acteurs, chanteurs, se sont engagés dans la France libre ou dans la Résistance intérieure pour s’opposer à l’occupant nazi. Mais à cette époque, le fantaisiste Maurice Chevalier avait déjà 53 ans, pas 20 ans, et il ne songeait qu’à remonter le moral des Français.

       Pourquoi se sentait-il contraint ? Entre autres, parce que la salle du Casino de Paris était en instance de fermeture en septembre 1942 et de reconversion en cinéma pour l’armée allemande s’il n’y avait plus de spectacles. Son directeur fit alors appel à Maurice Chevalier qui a proposé pour l’occasion sa chanson "Pour toi, Paris" : « Il arrivera que notre beau Paname retrouvera son éclat, sa beauté. C’est pour cet idéal, cette oriflamme que tous les Parisiens se joignent pour penser (…) pour attendre le soleil après la pluie ! ».

       À partir du début de l’année 1943, Maurice Chevalier arrêta de chanter tant que la France ne serait pas libérée de l’Occupation et se cacha pour ne pas être arrêté par les nazis. Réfugié à Cadouin, en Dordogne, il a dû vivre clandestinement à partir du 6 juin 1944, car il était activement recherché tant par les maquisards que par l’armée allemande. Finalement, il fut arrêté le 14 septembre 1944 et interrogé à Périgueux.

       Relâché après avoir signé sa déposition, Maurice Chevalier se réfugia dans une cachette à Toulouse le 15 septembre 1944. Il y rencontra un correspondant de guerre du "Daily Express", Basil Cardew, puis Pierre Dac, afin de leur expliquer sa situation. Ils firent beaucoup pour l’innocenter auprès des résistants. Deux semaines plus tard, Maurice Chevalier se rendit à son domicile parisien pour s’expliquer publiquement et couper court à toutes les rumeurs. Le poète Louis Aragon a pris sa défense le 9 octobre 1944 dans un article publié par le journal communiste "Ce soir".

       Il fut finalement lavé de tout soupçon par la police parisienne, resta toujours très populaire et continua son activité de saltimbanque. Il encouragea les débuts d’Henri Salvador, il rencontra Jean-Paul Sartre, chanta devant le Président Vincent Auriol, fit des tournées partout en France, au Canada, etc.

       Plus tard, Maurice Chevalier justifia son attitude ainsi : « De quoi m’accuse-t-on, en résumé ? De choses que les vrais Français ne retiennent pas. Que je croyais à Pétain au début de son règne. Qui n’y croyait pas ? Je vous le demande, chez nous, et même ailleurs, puisque les ambassadeurs d’Amérique, de Russie, et de partout, le voyaient intimement, chaque jour, à Vichy. Que j’ai chanté onze fois à Radio-Paris, en quatre ans. Alors qu’on insistait pour que je chante hebdomadairement. Que serait-il arrivé si j’avais refusé catégoriquement ? Vous le savez aussi bien que moi : une visite un matin, de très bonne heure. Moi et ma petite famille envoyés Dieu sait où ! ».

       Fantaisiste, et surtout, saltimbanque. Maurice Chevalier a fait partie de ces premiers artistes qui firent des spectacles au music-hall, avec Fréhel, Joséphine Baker, Mistinguett, etc. Les salles de spectacle fleurissaient entre les deux guerres, plongeant la population dans l’insouciance alors que l’actualité internationale était très tendue. Les critiques étaient particulièrement élogieuses pour ses spectacles qui ont commencé dès 1904 et terminé en 1952.

       Sa revue avec Mistinguett (1875-1956) aux Folies Bergères en avril 1917 : « Abondante en scènes comiques, habillée avec luxe inusité, logée dans des décors signés de nos meilleurs maîtres du genre, "La Grande revue" est interprétée par une troupe d’élite en tête de laquelle on applaudit toujours Mistinguett, Maurice Chevalier (…) et tous les créateurs de ce merveilleux spectacle. » ("Le Figaro" du 27 avril 1917).

       Autre revue avec Mistinguett au Théâtre Femina : « M. Chevalier apporte lui aussi l’attrait de son comique si original, d’une verve si franche, d’une fantaisie si large, et même acrobatique, et principalement d’une jeunesse irrésistible. Avec une mimique très simple, un don de se faire entendre et de faire partager sa gaieté, cet artiste est un véritable artiste. » ("Le Figaro" du 7 mai 1917).

       Au Théâtre des Bouffes-Parisiens, il participa à la création le 10 novembre 1921 de l’opérette "Dédé" (d’Albert Willemetz, composition d’Henri Christiné) où il chanta son célèbre "Dans la vie, faut pas s’en faire" : « Quant à l’interprétation, elle est excellente. M. Maurice Chevalier (…) déploie une verve étourdissante : c’est le triomphe de la soirée. »("Le Temps du 12 novembre 1921).

       Autre critique flatteuse : « Ne fût-ce que pour M. Maurice Chevalier, on ira voir "Dédé". Ce désopilant fantaisiste, qui nous arrive du music-hall, exerce sur tous les publics un prestige qui tient de la magie. Qu’il chante, qu’il parle, qu’il danse ou se désarticule, il est inimitable et irrésistible. » ("Comœdia" du 11 novembre 1921). Et encore : « Maurice Chevalier, le chanteur-danseur de café-concert, qui, par sa bonne humeur, sa fantaisie, sa familiarité qui ne tombe jamais dans la trivialité, son esprit d’à-propos, a fait du rôle de Robert Dauvergne le plus important de la pièce : il s’est placé en même temps au premier rang de nos comiques d’opérette. » ("Le Gaulois" du 12 novembre 1921).

       Car Maurice Chevalier était aussi un comédien, et même, un acteur très important d’Hollywood, commençant à faire ses débuts chez Pathé dès 1908 dans des courts-métrages muets puis avec une longue carrière dans les films sonores jusqu’en 1967 (il doublait lui-même sa voix en français, et au début, il rejouait carrément le film en français, parfois avec un réalisateur différent). Il a même reçu un Oscar d’honneur en 1959 (nommé deux fois en 1931) et fut inscrit avec une étoile (très rare pour un Français) au Walk of Fame à Hollywood en 1960.

       Après sa tentative de suicide le 7 mars 1971 car le public lui manquait trop (mais il n’avait plus la force de remonter sur scène), tentative qui l’a mis dans un état de santé très faible, Maurice Chevalier est mort le 1er janvier 1972 dans un hôpital parisien, après avoir prononcé ses dernières paroles au père dominicain, ancien résistant et futur académicien, Ambroise-Marie Carré (1908-2004), un ami qui fut impressionné par le sourire du mourant. Beaucoup d’artistes l’ont considéré comme une référence incontournable, en particulier Charles Trenet et Charles Aznavour.

    https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/maurice-chevalier-collabo-207572

    ***

    Benoît Barvin


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  • +++

    Pensées pour nous-mêmes:

    (TA VIE EST UNE ÉPREUVE

    POUR LA MORT)

    +++

    (Quand cette Belle parlait, des roses sortaient de sa bouche...

    accompagnées d'épines, hélas)

    Tamara Kohno - The Silence: Blood and Fangs
    Full Credit List — 

    https://www.darkbeautymag.com/2018/08/tamara-

    kohno-the-silence-blood-and-fangs/

    +++

    "Enchaînée, récupéréééeee,

    Je ne m'en irai plus jamaaaiiisss"

    http://darkbeautymag.tumblr.com/post/

    177419353457/apostolis-lempesis-reina-ii-full-credit-list

    +++

    "Hé... Heu... Quand il a besoin de... Enfin, vous voyez?

    - Pas du tout"

    Jesper Kristian - Wear Your Animal
    Full Credit List — https://www.darkbeautymag.com/

    2018/08/jesper-kristian-wear-your-animal/

    +++

    Jacques Damboise


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  • @@@

    Pensées pour nous-mêmes:

    (JAMAIS L'AMOUR NE SERA

    ENFANT DE CARÊME)

    @@@

    "Qui veut quelques kilos en trop?

    - Moi!

    - Moi!

    - Moi!"

    http://nadchris34.tumblr.com/post/177668016814

    @@@

    https://anniebannie.net/2013/05/29/le-kroll-de-hier/

    Syrie :
    retour sur l’attaque chimique à venir.
     
    Théophraste R. 
    tresseur de faux lauriers
    et commentateur préventif

       Certains affirment qu’il fallait s’y attendre. D’autres feignent la surprise et l’indignation. Comme à chaque avancée de l’armée syrienne (ou recul des combattants de la liberté, c’est comme vous voulez), la fameuse ligne rouge a été franchie par ceux-là mêmes qui n’ont aucun intérêt tactique ou stratégique à le faire, profitant justement de cette contradiction pour justement faire ce qu’ils n’ont aucun intérêt à faire sous couvert justement qu’ils n’ont aucun intérêt à le faire, d’où leur empressement à le faire.

       Vous suivez là, ou bien... ?

       En face, ceux qui n’ont rien à faire en Syrie disent qu’ils ont été poussés à y intervenir malgré eux par un franchissement de ligne rouge tracée par quelqu’un qui a décidé qu’elle était tracée , et pas . Ce qui pourrait faire soupçonner que le franchissement de la ligne serait l’oeuvre de ceux qui ont intérêt à la voir franchir plutôt que de ceux qui n’y ont aucun intérêt, permettant ainsi au régime machiavélique de Damas (et ses alliés) de retourner l’accusation contre ceux qui présentent un bilan impeccable en termes d’interventions humanitaires et de guerres propres et que l’idée même de propagande révulse.

       Vous suivez toujours ?

       Alors, une fois n’étant pas coutume, il faut saluer la ténacité déployée par les grands médias pour éviter les écueils du « vraisemblable » et se focaliser sur le « souhaitable » - présenté finalement comme une certitude.

    https://www.legrandsoir.info/

    @@@

    Benoît Barvin


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'HOMME EST UN

    COÛT POUR L'HOMME)

    ***

    "Électra, ne te retourne pas!

    - Trop tard, hihihi!"

    http://nadchris34.tumblr.com/post/177768780149

    ***

    http://www.alorsquoidefun.fr/category/humour/page/85/

    Les murs n’arrêtent pas

    que les humains

     Pablo Servigne 

       Des États-Unis à la Malaisie, en passant par Israël ou la Hongrie, les hommes construisent de multiples murs pour contraindre les déplacements de nos semblables. N’oublions pas, explique l’auteur de cette tribune, que nous ne sommes pas les seuls à habiter la Terre et donc à pâtir de ces barrières.

       Pablo Servigne est coauteur de Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Seuil, 2015). Il a publié, avec Gauthier Chapelle l’Entraide, l’autre loi de la jungle (les Liens qui libèrent).


       La forêt de Bialowieza a quelque chose de mythique et de sacré. Âgée de plus de 8.000 ans, elle est la dernière forêt primaire d’Europe. S’étalant sur 150.000 hectares entre la Pologne et la Biélorussie, inaccessible aux visiteurs sans guide assermenté, elle constitue un sanctuaire d’espèces témoignant de la richesse des mondes anciens. Le bison d’Europe y vit encore de manière naturelle, côtoyant élans, cerfs, loups, lynx, etc.

       En 1981, à l’époque du rideau de fer, l’URSS a décidé de clôturer la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, coupant à travers cette forêt et séparant en deux la dernière population de bisons d’Europe (environ 500 individus de part et d’autre). Cette clôture est symboliquement forte, car elle témoigne de la coupure existentielle (« ontologique », diraient les philosophes) que les humains se sont imposée vis-à-vis des autres êtres vivants. Ces derniers semblent ne pas exister à nos yeux.

       Mais cette séparation est plus que symbolique, elle est concrète. Les murs dressés par l’espèce humaine représentent une menace importante et sous-estimée pour de nombreux êtres vivants non humains.

       On en trouve surtout aux frontières : entre les États-Unis et le Mexique, la Corée du Nord et du Sud, Israël et la Cisjordanie, la Malaisie et la Thaïlande, l’Inde et le Pakistan, l’Iran et l’Irak, la Chine et la Mongolie, le Botswana et le Zimbabwe, etc. Ils prennent la forme de murs de béton, de pierre, de boue, de sable ou de brique, de barbelés, de grilles en acier ou de clôtures électrifiées, et viennent accompagnés de routes, de casernes, de lumières et de bruits. Leur nombre a considérablement augmenté depuis les attentats du 11 septembre 2001. Par exemple en Eurasie (sans le Moyen-Orient), il existe aujourd’hui plus de 30.000 km de murs, grillages et barbelés aux frontières.

       Ces murs affectent évidemment les populations humaines en brisant les trajectoires personnelles de millions de personnes. Ils affectent aussi les autres espèces [1]. À Białowieża, par exemple, la séparation a empêché les flux génétiques (et a donc fragilisé) des populations de bisons, d’ours, de loups et de lynx. Pire, 25 ans après la destruction du rideau de fer entre l’Allemagne et la République tchèque, les jeunes cerfs (qui n’avaient jamais vu de clôtures) ne traversaient toujours pas la frontière [2].

       En mai 2018 paraissait dans la revue Bioscience un article cosigné par dix-huit grands noms de l’étude et de la protection de la biodiversité (dont Edward O. Wilson) et signé par 2.500 scientifiques, qui alertait sur les « conséquences inattendues mais importantes » de ces murs frontaliers sur la biodiversité [3]. Ce cri d’alarme n’est pas le premier [4], mais il résume bien l’état des lieux de la recherche, et aussi l’état de préoccupation des chercheurs.

       Les murs nuisent à la biodiversité de plusieurs façons. Premièrement, ils peuvent blesser ou tuer des animaux directement, quand ils s’emmêlent dans les fils barbelés, sont électrocutés ou marchent sur des mines antipersonnelles.

       Deuxièmement, ils fragmentent et dégradent les habitats. Par exemple la frontière de 3.200 km entre le Mexique et les États-Unis traverse les aires de répartition géographique de 1.506 espèces natives (parmi lesquelles 1.077 espèces animales) dont 62 sont sur la liste des espèces en danger. Le mur menace cinq régions particulièrement riches en biodiversité (on les nomme « hotspots ») qui retiennent presque tous les efforts de conservation et de « réensauvagement » (rewilding). Lorsque les habitats se fragmentent, les territoires des populations se réduisent, et le nombre d’espèces présentes sur ces petites surfaces se réduit plus que proportionnellement, rendant ainsi les populations plus vulnérables, par exemple aux variations climatiques.

       Les clôtures frontalières contribuent aussi à accroître la mortalité de la faune sauvage en facilitant la tâche des braconniers, en perturbant les migrations et la reproduction, et en empêchant l’accès à la nourriture et à l’eau. Par exemple, le mouton bighorn (une espèce en danger) migrait naturellement entre la Californie et le Mexique mais ne peut aujourd’hui plus accéder aux points d’eau et aux sites de naissance qu’il avait l’habitude de fréquenter.

       Troisièmement, ces murs annulent les effets bénéfiques des millions de dollars investis dans la recherche et les mesures de conservation de la biodiversité. Les scientifiques témoignent aussi du fait qu’ils sont souvent l’objet d’intimidations, de harcèlements ou de ralentissements volontaires de la part des officiers responsables de la sécurité des frontières.

       Enfin, quatrièmement, les politiques de sécurité mises en place récemment font passer les lois environnementales au deuxième plan, quand elles ne sont pas simplement bafouées ou oubliées.

       Le double phénomène migrations/clôtures n’est pas prêt de s’arrêter. En 2015, un afflux exceptionnel d’êtres humains fuyant leurs pays en direction de l’Europe a conduit plusieurs États membres à réintroduire ou renforcer les contrôles aux frontières, notamment par la construction rapide de centaines de kilomètres de clôtures de sécurité aux frontières extérieures et intérieures de l’UE. Le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources seront dans les années à venir des causes majeures de guerres, d’épidémies et de famines, forçant toujours plus d’humains à migrer.

       Les animaux seront aussi de la partie, comme en témoigne la progression vers le nord des moustiques tigres, qui charrient avec eux des maladies qui n’existaient plus dans nos régions, ou encore l’observation du loup en Belgique en mars 2018 pour la troisième fois depuis des siècles…

       Les accords entre pays membres de l’Union européenne au sujet des migrations humaines seront-ils mis en place à temps ? Résisteront-ils aux changements et aux catastrophes à venir ? Quel poids aura la « Convention des espèces migrantes » (censée réguler le flux des animaux) face aux migrations humaines ?

       En septembre 2017, un bison d’Europe a été aperçu en Allemagne. C’était la première fois depuis 250 ans qu’un représentant sauvage de cette espèce traversait spontanément la frontière allemande. Il a été abattu par la police.

    https://reporterre.net/Les-murs-n-arretent-pas-que-les-humains

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE BONHEUR BRILLE

    MÊME PENDANT LA NUIT)

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     (Nadia voulait à toute force changer de tête)

     http://redlipstickresurrected.tumblr.com/post/177892408820/

    hilda-palafox-aka-poni-mexican-b-mexico-city

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     http://blog.habitat-futur.fr/blog/2017/01/19/construction-filiere-bois-levier-de-developpement-de-l-economie-locale/

    Ecologie, construction, subventions :

    les chiffres que l’industrie du bois vous cache

       Selon un rapport de la Cour des Comptes publié en 2015, la filière bois reçoit au total 910 millions d’euros de subventions publiques par an. Des aides trop dispersées et trop peu cohérentes pour être réellement efficaces, notent les Sages, et qui s’accumulent au gré des plans gouvernementaux.

       Le « programme national de la forêt et du bois 2016-2026 » prévoit ainsi d’augmenter la récolte de bois et l’usage de ce matériau dans la construction. Pour atteindre ces objectifs, le fonds stratégique de la forêt et du bois – 28 millions d’euros en 2017 – sera doté d’au minimum 100 millions d’euros en mobilisant divers financements en provenance des Régions, de l’Etat, de l’Europe et du secteur privé.

       En 2017, le gouvernement a même signé une charte pour une « alliance nationale bois construction rénovation » avec les acteurs de la filière bois, l’Association des régions de France et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie). Objectif affiché : diffuser des informations sur l’intérêt du bois dans la construction, afin d’inciter les décideurs publics à privilégier ce matériau. La même année, toujours à l’invitation des acteurs de la filière, le gouvernement a également lancé le troisième « plan national bois construction », qui vise à « massifier l’usage du bois dans la construction ».

       Egalement reconnu comme « filière d’avenir », le secteur du bois bénéficie aussi d’un « comité stratégique » depuis 2013 et d’un « contrat Etat-filière » depuis fin 2014, ainsi que d’un « plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois ». Sans compter qu’un chapitre du « plan de la Nouvelle France Industrielle » est consacré aux immeubles en bois de grande hauteur (IGH)...

       Grâce à un lobbying intense et habile, la filière bois a donc réussi à obtenir un accompagnement assez unique de la part des pouvoirs publics. Dernier cadeau en date : 100 millions d’euros de fonds de prêt ont été promis aux scieries dans le cadre d’un plan d’investissement public à l’agriculture, dans la foulée du Salon de l’agriculture, en février 2018.

       Le premier problème posé par ce soutien public massif, c’est qu’il ne bénéficie que marginalement à l’emploi local dans la mesure où 60 % des sciages utilisés pour la construction sont importés. Certains résineux, comme l’épicéa, matériau de base des bois lamellé-collé et lamellé-croisé, sont même importés à 90 %, principalement de Scandinavie.

       Le développement de la construction bois va donc surtout profiter aux produits résineux d’importation, un domaine où les industries norvégienne et d’Europe centrale, en particulier, sont très compétitives… Alors qu’en France, la part restreinte de forêts facilement exploitables (seulement 58 %) et la répartition entre les différentes essences (deux tiers de feuillus et seulement un tiers de résineux, les plus demandés par le secteur de la construction) limitent les possibilités d’inverser la tendance.

       Cette part importante des importations contribue également à augmenter les émissions de gaz à effet de serre générées par les transports. En moyenne, le bois parcourt en effet une distance de 100 km entre la forêt et la scierie et de 600 km entre la scierie et le chantier de mise en œuvre. Mais les distances sont souvent plus importantes. Selon l’Ademe, un camion de 40 tonnes émet 10 kg de CO2 par tonne pour un trajet de 100 km. Si le bois vient d’Allemagne (1 000 km), son transport émettra donc 100 kg de CO2 par tonne transportée…

       Mais s’il est issu de forêts finlandaises (2 500 km), on atteindra 250 kg de CO2 par tonne. Sans parler des bois en provenance du Canada, du Brésil ou d’Indonésie… Le bilan carbone du bois s’alourdit aussi avec les énergies fossiles utilisées pour sa transformation. Les émissions liées à la fabrication de CLT ou bois lamellé croisé (abattage, sciage, séchage, rabotage, assemblage, transports) s’élèvent ainsi à 360 kg de CO2 par tonne selon les Fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES). Et pour la fabrication de panneaux de bois, le bilan monte à 520 kg CO2 par tonne.

       De plus, lorsque l’on présente le bois comme un « puits de carbone », capable de capter le CO2 de l’atmosphère, puis de le stocker sous forme de carbone tout au long de sa durée de vie, on occulte la fin de vie du produit. Le transfert de carbone n’est en fait que temporaire : capté lors de la croissance de l’arbre, il sera finalement restitué à l’atmosphère lorsque le bois sera brûlé ou enfoui.

       Dans le cadre de la performance énergétique des bâtiments, le bois part également avec un handicap : sa faible inertie thermique, c’est-à-dire sa faible capacité à absorber de la chaleur en hiver ou de la fraîcheur en été, puis à la restituer progressivement. Des caractéristiques qui imposent aux maisons en bois l’usage de la climatisation en été, surtout dans le sud de la France, ainsi que la nécessité d’augmenter la consommation de chauffage en hiver. Deux contraintes qui ne vont pas dans le sens d’une diminution de la consommation d’énergie.

       Le bilan écologique du bois est aussi terni par l’utilisation des nombreux traitements chimiques nécessaires à l’utilisation de ce matériau dans la construction : contre le feu, les champignons, les insectes, l’humidité… Des produits chimiques auxquels s’ajoutent les substances présentes dans les colles et les résines utilisées pour assembler les panneaux de bois, ainsi que dans les produits de finition (peintures, laques, vernis, etc.). Parmi ces différents produits chimiques, figurent en particulier des composés organiques volatils (COV), qui ont la capacité de se répandre dans l’air intérieur des habitations et peuvent avoir des effets néfastes sur la santé.

       Enfin, en dépit des progrès réalisés en matière de résistance au feu – au prix de nouveaux traitements chimiques – le bois reste combustible : c’est un matériau qui nourrit le feu et entretient la combustion. Et s’il constitue lui-même la structure de l’habitation, le risque d’effondrement est réel. Un problème posé en particulier, selon plusieurs experts, pour les immeubles de grande hauteur.

    https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ecologie-construction-subventions-207423

    $$$

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE JAMAIS CROIRE

    AU TOUJOURS)

    °°°

    my-wanton-self:

    *Glares meaningfully at the lamp post outside my house* Underachiever, much?

    °°°

    thenewsmelly:

    Housework day for @audreysparkle 

    °°°

    "Que l'Amour te soit une fugace contrainte". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

    nitratediva

    Sybil Seely breaks the fourth wall in One Week (1920).

    °°°

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’HUMANITÉ EST-ELLE

    PONDÉRABLE?)

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     "Et mes fesses, tu les trouves comment mes fesses?"

    http://nadchris34.tumblr.com/post/177457167089/soul-of-an-angel-juan-medina

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     http://avancerquandmeme.centerblog.net/rub-politique--13.html

    M. Macron, président

    de la Négation écologique

     Hervé Kempf (Reporterre) 

       La nomination de M. de Rugy comme ministre et l’absence de réaction du pouvoir à l’appel de Nicolas Hulot sont un révélateur : il n’y a pas de compromis possible entre le néolibéralisme et une politique écologique. Et il n’y a rien à attendre du pouvoir qui ne serait pas gagné par la lutte.

       Surprise : tout ça pour ça. Après le choc émotionnel du départ de Hulot et la lumière fortement projetée sur la gravité de la situation écologique, on attendait candidement un « geste fort », la nomination d’un(e) écologiste engagé, les signes d’un changement de cap. Le réveil est dur : voici M. Eau tiède, carriériste, anti-zadiste, et qu’au mieux, on pourrait qualifier d’écolo de centre droit.

       Mais on doit en fait remercier M. Macron de sa franchise. Qu’espérait-on ? Que saisi par la grâce de la parole du prophète Hulot et du cri populaire pour plus d’écologie, il connaîtrait son chemin de Damas ? C’est mal comprendre la réalité du pouvoir : M. Macron n’est pas un décideur autonome, il est l’élu de la banque, de la finance, des classes dominantes, qui entendent moins que jamais renoncer à leur politique néolibérale. Il a donc nommé un ambitieux opportuniste, habile politique, qui saura ne jamais se mettre en contradiction avec les orientations du pouvoir oligarchique.

       Cela n’empêchera pas que, pour amuser la galerie, on continuera à prétendre que l’écologie est la priorité, que la transformation est en route, que tout change. À employer sans vergogne, même, le langage des écologistes les plus inquiets, comme le 2 juillet, lorsque Édouard Philippe se montrait « taraudé » par la perspective de l’effondrement : « Une question me taraude beaucoup plus que certains peuvent l’imaginer. Comment se fait-il que les sociétés humaines n’arrivent pas au point où elles seraient condamnées à s’effondrer ? » déclarait-il d’un air pénétré sous l’œil ravi d’un Hulot crédule.

       Il est presque possible que M. Philippe ne soit pas un simple cynique. Mais alors, quelle terrible schizophrénie chez ces hommes de pouvoir, qui savent ce qui est en jeu mais continuent dans la voie qui mènent à ce qu’ils prétendent redouter : la croissance, les inégalités, le néolibéralisme, l’élargissement continu de l’économie marchande à tous les domaines de la vie.

       En tout cas, la séquence Hulot-de Rugy permet de tirer une leçon : la recherche du consensus en matière écologique est illusoire. Avant d’accepter d’entrer au gouvernement, Nicolas Hulot connaissait l’impossibilité de mener à la fois une politique néolibérale et une politique écologique. « La violence capitaliste a colonisé tous les cercles du pouvoir », écrivait-il sans barguigner dans Osons, en 2015, soulignant « la mystification qui fait croire que le changement et la solidarité sont possibles » quand on laisse libre champ à « une industrie de la finance qui ignore l’intérêt général ». M. Hulot a cependant cru que le consensus était possible, il a cru que s’allier à M. Macron permettrait de faire progresser les choses, alors que tant le passé de banquier du nouveau président que son action comme ministre de l’Économie montraient clairement qu’il se rangeait du côté de l’ « industrie de la finance ».

       La conclusion de l’expérience est claire : il y a incompatibilité entre le capitalisme et l’écologie, entre le néolibéralisme et une politique environnementale déterminée. Si l’on peut déplorer que M. Hulot n’ait pas été cohérent avec ce qu’il savait dès mai 2017, si l’on peut admettre qu’il a voulu expérimenter le caractère surmontable de cette contradiction, on peut lui faire honneur d’avoir tiré la conséquence de son échec. Il n’y a pas ici d’« en même temps » : c’est soit l’un, soit l’autre. Soit le néolibéralisme, soit l’écologie.

       Dire que la conciliation est impossible signifie aussi que les deux termes sont conflictuels, et qu’il faut assumer cette dimension du conflit. Un consensus s’est opéré — parmi les écologistes, et plus largement dans une large partie de la société — sur le fait que la gravité de la crise écologique est historique, et que la laisser s’amplifier conduirait à une catastrophe mondiale et durable. On entend souvent évoquer, pour rendre sensible une telle perspective, la comparaison avec la Deuxième Guerre mondiale. Rappelons que c’est l’écologiste Lester Brown qui le premier, il y a plus de vingt ans, a recouru à cette comparaison.

       Mais l’on n’en tire que rarement les conséquences. À savoir que la gravité historique de telles situations est engendrée par une opposition entre groupes humains : naguère entre le nazisme et les alliés, aujourd’hui… entre les zélateurs du capitalisme et l’ensemble de celles et ceux qui en subissent les conséquences. Entre les zélateurs du capitalisme et celles et ceux qui risquent demain de souffrir du chaos climatique et de l’écroulement de la biodiversité.

       C’est bien une guerre qui est en jeu : « la guerre des classes », comme l’avait reconnu dès 2005 le milliardaire Warren Buffet, des capitalistes contre les écologistes, des riches contre les pauvres. Il faut en tirer les conséquences dans la lutte contre la destruction du monde : il n’y a pas de compromis possible. Et seule la lutte déterminée peut faire dévier les pouvoirs du chemin de la catastrophe.

    https://reporterre.net/M-Macron-president-de-la-Negation-ecologique

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (BONHEUR FANÉ,

    SOUVENIR ENVOLÉ)

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    "J'ai grossi, hein... Dis-moi que j'ai grossi...

    Non, non, ne dis rien! Je ne veux rien entendre!"

    http://nadchris34.tumblr.com/post/177667865684/

    athingcalledbliss-julia-garner-by-catherine

    ***

    http://tchiotbiloute59.unblog.fr/2008/10/05/un-peu-dhumour-bio/

    Étude : l’agriculture Bio résiste mieux

    aux pathogènes que le conventionnel

    sous pesticides

       Alors que la France consomme de plus en plus de pesticides d’année en année, une étude internationale à laquelle s’est associé l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) démontre que l’agriculture biologique diversifiée résiste mieux que l’agriculture conventionnelle aux attaques de pathogènes. Ces nouvelles données chamboulent quelques perceptions erronées concernant le « bio ». Explications. 

       L’agriculture biologique permet-elle un contrôle biologique naturel des nuisibles, qu’il s’agisse de « mauvaises herbes », d’insectes ou de champignons et bactéries pathogènes? Pour tous les lobbies de l’industrie agro-chimique, la réponse est négative. Mais pour répondre à cette question de manière plus factuelle, plusieurs chercheurs auteurs d’une étude publiée dans la revue « Nature » en juillet dernier se sont appuyés sur 177 études comparatives à propos des performances des systèmes agricoles biologiques et conventionnels et leur capacité à se défendre contre des nuisibles.

       L’hypothèse de départ à valider était qu’un modèle agricole qui vise à intensifier les plantations sur une surface donnée en ayant recours à une plus grande diversité végétale se défend plus facilement contre les nuisibles qu’un modèle conventionnel avec pesticides artificiels. En optimisant les fonctions écologiques des plantes, peut-on accroître les services éco-systémiques rendus ? Dans ce contexte, c’est notamment le contrôle biologique des « nuisibles » qui permet non seulement d’augmenter les rendements mais aussi de réduire les quantités d’intrants chimiques utilisées qui intéressait tout particulièrement les chercheurs.

       D’après la synthèse des différentes études recensées, en agriculture biologique, les plantes développent des systèmes de défense plus efficaces qu’en conventionnel face aux pathogènes. Par ailleurs, le bio se défend tout aussi bien contre les ravageurs. Reste la problématique des adventices.

       En détail, les résultats montrent que :

       – L’agriculture biologique se défend moins bien que l’agriculture conventionnelle contre les adventices (« mauvaises herbes ») ;
       – La bio est tout aussi performante que l’agriculture conventionnelle contre les ravageurs (insectes) ;
       – Face aux pathogènes comme les bactéries ou les champignons, la bio est plus performante.

       Ces résultats confortent les arguments de ceux qui défendent une agriculture sans pesticides, alors que lors des débats récents à propos de l’interdiction des néonicotinoïdes certains mettaient en avant le caractère indispensable de ces produits. Selon les auteurs de l’étude, « l’agriculture biologique offre une voie pour réduire l’utilisation de pesticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation par les ravageurs et les pathogènes ». 

       Cette donnée vient donc s’opposer directement aux croyances qui affirment que l’agrochimie conventionnelle serait forcément plus protectrice. On sait aujourd’hui que c’est faux. Dès aujourd’hui, il serait possible de réduire l’usage des pesticides sans que les rendements en soient affectés. Une conclusion qui invite à soutenir celles et ceux qui tentent de développer des modèles alternatifs d’agriculture afin de protéger l’environnement et la santé des êtres humains en réduisant les externalités négatives.

       En dépit de deux plans Ecophyto depuis 2008, l’utilisation des pesticides progresse toujours en France. L’indicateur NODU (nombres de doses par unité) qui permet de mesurer l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, « a augmenté de plus de 12 % en valeur entre 2014 et 2016″selon une déclaration commune du Ministère de l’Agriculture, le Ministère de la santé, Ministère de la Recherche et le Ministère de la Transition écologique le 27 juillet dernier. Des résultats inquiétants alors que la réduction de l’usage des pesticides s’impose pour lutter contre la perte de biodiversité et la pollution des sols.

       D’autant que c’est également la santé des agriculteurs eux-mêmes qui est en jeu. Ces dernières années, plusieurs études ont établi un lien entre l’usage de pesticides et le développement de certaines maladies. Il en est ainsi du lien en ce qui concerne la maladie de Parkinson et le traitement des vignes ou encore de celui entre cancer de la prostate et chlordécone, pesticide utilisé pour le traitement des bananes aux Antilles.

       La nouvelle étude donnera donc du grain à moudre aux antipesticides.

    https://mrmondialisation.org/lagriculture-biologique-resiste-mieux-aux-pathogenes-que-le-conventionnel/

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    Luc Desle


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