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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA MORT FAIT SOURIRE

    L'HOMME DE BIEN)

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    https://www.pinterest.fr/explore/des-citations-des-minions/

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    http://epicstream.com/features/Game-Of-Thrones-10-Fascinating-

    Behind-The-Scenes-Facts-You-Might-Not-Know

    Pouvoir, sexe et climat

    Michel WEBER
     

       Pourquoi le Trône de fer — dont le titre original est A Song of Ice and Fire — de George Raymond Richard Martin (1948–), et tout particulièrement son adaptation par HBO (« Home Box Office », une chaîne de télévision payante US-américaine), rencontre-t-il un succès quasiment planétaire ? À cause de la créativité de l’auteur, magistralement mise en image par des producteurs richement inspirés ? Parce que la vie « post-moderne » suscite, plus que jamais, un besoin de fantastique, de rêve et de mystère ? Ou plutôt car cette fiction politique agit comme révélateur de la crise que nous traversons ? Une crise dont les ramifications apparaissent totalement imprévisibles, et qui met en évidence les vices de la finance, la vacuité du politique et la factualité du changement climatique.

       Les meilleurs livres politiques — écrivait en substance Orwell — sont « ceux qui vous disent ce que vous savez déjà [1] ». Il s’agit cependant d’une connaissance particulière : je sais, et je sais que je sais, mais, en même temps, je ne veux pas le savoir et, parfois, je ne peux pas savoir que je sais. Un bon livre nous réconcilie donc avec nous-mêmes et avec notre préhension consciente, et appréhension inconsciente, du monde alentour. Cette connaissance est ici double : elle porte sur les événements contemporains, et sur la nature du pouvoir et de son exercice.

       Martin met en scène dans son roman deux menaces génériques, qu’il emprunte à une ancienne mythologie germanique : la glace et le feu. Le spectre septentrional (« Ice ») est constitué par la venue de l’hiver, de ses malheurs, de ses monstres froids (les « White Walkers » ou « Others »), et surtout de ses conséquences géopolitiques : les flux de réfugiés climatiques et économiques (les « wildlings » ou « Free Folk ») que Jon Snow cherche à canaliser. Le grondement méridional (« Fire ») s’origine dans la soif démocratique des esclaves des « cités libres » (Orwell serait heureux de cette pirouette), attisée par Daenerys Targaryen, et dans ses dragons. De ce point de vue, le récit de Martin, aussi complexe soit-il, est structuré par un axe qui traverse King’s Landing et qui unit Jon Snow et Daenerys Targaryen (qui sont du reste parents [2]). De plus, le pouvoir a été usurpé deux fois à Westeros : il a été confisqué au peuple et pris aux héritiers légitimes (ou aux derniers en date à se prétendre légitimes).

       S’il fallait proposer un raccourci saisissant avec nos sociétés moribondes, on pourrait avancer les deux thèses suivantes. D’une part, nos existences sont prises en tenaille par deux menaces similaires : le changement climatique, la famine qu’il annonce et les flux de réfugiés qui s’y originent, directement et indirectement, et le feu qui anime les peuples opprimés et qu’aucune mesure liberticide ne sera à même de contenir. D’autre part, penser froidement et systémiquement l’exercice du pouvoir — qui diffère de l’œuvre de gouverner — confronte tôt ou tard à la schizophrénie, à la sociopathie et à la psychopathie. Les sources de notre interprétation seront précisées chemin faisant ; notons déjà que les grands classiques de la philosophie politique (Machiavel, Hobbes, Locke, Sade…) cèdent ici la place à Orwell et, dans une moindre mesure, à Whitehead, Foucault et Lorenz [3]. L’apport de l’éthologie sera en effet précieux pour distinguer les modalités de la prédation, de l’agression et de la violence.

       En somme, contextualiser le Trône de fer permet de comprendre sa dynamique interne, son succès, et de jeter quelque lumière sur notre époque. De quoi parlons-nous ? De la crise globale systémique qui va balayer nos sociétés. De qui parlons-nous ? Des oligarques qui se font passer pour une élite. Comment gouvernent-ils ? Par la guerre, le complot et la torture. Pourquoi ? Il y a une folie propre à l’exercice du pouvoir. (...)

       (...) « Si on veut faire une œuvre un tant soit peu originale, on n’a pas besoin de reconnaissance ou du moins, il ne faut pas en attendre [4]. » L’écriture de ce roman épique, qui rappelle tout à la fois Balzac, Dumas, Hugo et Zola, a commencé abruptement en 1991. Martin était alors déterminé à suivre son instinct littéraire plutôt que de créer à tout prix un scénario rentable, ce que les anglo-saxons appellent un « blockbuster ». Depuis lors, sept volumes ont été publiés ou sont en gestation — A Game of Thrones (1996), A Clash of Kings(1998), A Storm of Swords (2000), A Feast for Crows (2005), A Dance with Dragons (2011), The Winds of Winter (attendu en 2016), et A Dream of Spring [5]— et rien ne dit que Martin s’en tiendra là.

       L’adaptation télévisée, qui est en cours depuis 2011, et à laquelle Martin participe en tant que producteur délégué et scénariste [6], appartient à un créneau qui avait été déjà exploré, mais avec moins de succès, par d’autres séries mettant en scène un épisode de l’histoire européenne en insistant lourdement sur la violence — et tout particulièrement la violence sexuelle — des gouvernants. Rome (deux saisons, 2005 et 2007) décrit la transition de la République à l’Empire au premier siècle avant notre ère et la guerre civile de César (49–45). The Tudors (quatre saisons : 2007–2010) dépeint le règne d’Henry VIII d’Angleterre (1491–1547). The Borgias (trois saisons : 2011–2013) propose une version romanesque du pontificat d’Alexandre VI (1592–1503). Game of Thrones (à l’antenne depuis 2011) est, quant à elle, directement inspirée de la Guerre des Deux-Roses (1455–1487), qui a opposé les maisons Lancaster et York, et de la guerre de succession entre les Capétiens et les Plantagenêt (1159–1259), telle qu’elle a été rendue par Druon [7]. La série Rome mise à part, le Moyen Âge tardif a donc été résolument mis en vedette ces dernières années.

       Ces feuilletons télévisés ne sont certes pas les seuls à proposer une vision cynique du monde politique. House of Cards (BBC 1990, puis Netflix 2013–) [8], par exemple, met également en relief les conspirations permanentes des principaux protagonistes pour acquérir et conserver le pouvoir. Mais l’intrigue, si machiavélique soit-elle, y produit ses effets dans une configuration « business as usual », alors que le Trône de fer dévoile comment la pourriture politique suscite une crise systémique et multiplie ses conséquences dramatiques. On est également à mille lieues de la vision très fleur bleue de Downton Abbey (2010–2015), qui met en scène des aristocrates délicieusement sophistiqués condamnés à arbitrer les conflits parfois sordides qui agitent leurs domestiques.

       Il faudra se poser la question de cette fascination pour le Moyen Âge et pour les vies sacrifiées aux réalités politiques les plus abjectes [9]. Demandons-nous tout d’abord dans quel cadre cette abjection résonne. (...)

       (...) Nous sommes en présence de deux importantes questions complémentaires : d’une part, dans quel contexte biographique les péripéties du récit de la Guerre des trônes ont-elles été conçues ? ; d’autre part, dans quel cadre socio-politique sont-elles lues et visionnées par la multitude ? Il faut retrouver l’humilité platonicienne, qui n’est ni feinte, ni cynique, lorsque le philosophe écrit : « il nous suffit d’accepter en ces matières un conte vraisemblable [10] ».

       La première question est plutôt exégétique et d’un intérêt secondaire pour notre argument pragmatique. Afin d’approximer l’horizon qui se profile chez Martin, il serait en effet nécessaire, mais pas suffisant, d’envisager son point de vue sur les différents aspects de la crise actuelle. Lors d’une interview, Martin rappelle à ce propos que Tolkien a lui-même toujours refusé d’admettre que Le Seigneur des anneaux (1954) constitue une allégorie de l’Angleterre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale [11]. Martin ne précise toutefois pas la nature exacte de son allégorie personnelle, à supposer qu’elle existe : la (re-)construire, ou à tout le moins l’esquisser à partir de données historiques et d’hypothèses de lecture, est précisément un des buts que s’assigne le présent essai.

       La seconde question est pragmatique : elle envisage les conséquences plutôt que les sources. Que peut-on conclure du récit de Martin étant donné l’état présent du monde ? La crise financière et ses satellites économiques, socio-politiques et énergétiques définissent une crise globale systémique qui est bien plus profonde que les crises systémiques de 1870 et de 1929. Les pics énergétiques sont en effet déterminants pour une société qui est bâtie sur une abondante énergie et, de facto, sur son gaspillage. Le pic de l’uranium (1980), le pic du pétrole conventionnel (2004), et le pic du gaz (2010) rendent inéluctable l’effondrement culturel annoncé déjà, mais pour d’autres raisons, par Tocqueville en 1835, par Emerson en 1836 et par Thoreau en 1849.

       Parfois la création littéraire permet d’aborder plus directement la réalité du quotidien que des travaux dits scientifiques [12]. Quel est, en trois mots, la nature de ce sentiment atmosphérique qui rend la crise globale à la fois évidente, omniprésente, et douteuse, évanescente ? Chômage, austérité et chaos.

       Primosi le taux de chômage harmonisé est, dans nos contrées (et selon les données du B.I.T.), de l’ordre de 8 %, le taux d’emploi (soit le rapport entre la population active occupée et la population en âge de travailler) est, par contre, de l’ordre de 60 %. Le différentiel donne une idée de la prise en charge réelle du chômage (30 % de personnes en sont exclus) et dévoile la magnitude et le caractère endémique du sous-emploi. En fait, la situation est pire qu’en 1933. Quoi qu’il en soit des statistiques [13], les populations précarisées et paupérisées sont en passe de devenir majoritaires, et l’imminence de ce basculement est palpable dans l’atmosphère de certains quartiers, voire de certaines villes — on pense notamment à Détroit (Michigan).

       La moitié de la population en âge de travailler est donc constamment sommée de sortir de sa léthargie, de se rendre employable, d’accepter si nécessaire (et généralement ça l’est) un emploi dévalorisant, précaire et sous-rémunéré, en espérant ne pas être remplacé trop rapidement par une machine. Du reste, si l’emploi en question n’est pas, à terme, automatisable, on suspecte qu’il n’est pas rentable non plus, et qu’il est donc socialement inutile, c’est-à-dire jetable. Le créneau le plus en vogue semble être celui des gens de maison, des domestiques sans statut, des hommes-à-tout-faire et des repasseuses-de-luxe. Mais pour combien de temps ? Des progrès énormes ont semble-t-il été réalisés dans la « robotisation » de la filière de l’aide à la personne [14]. Qui pourrait seulement prétendre y voir une bonne nouvelle ?

       Secundo, la démocratie représentative a joui d’une certaine efficacité à l’époque où le capitalisme industriel était triomphant et le communisme militant ; avec l’avènement du capitalisme financier et l’effondrement du bloc soviétique, le recours aux élections est devenu proprement carnavalesque — ce qui ne veut toutefois pas dire que les citoyens soient restés sans pouvoir politique. Au contraire, le pouvoir citoyen est encore immense, mais il ne s’agit plus que du pouvoir que leur confère leur consommation, et cette consommation est aiguillée par les contingences de la vie biologique et les contraintes de la vie sociale : il faut travaillerpour survivre et paraître pour vivre. Le producteur docile pourra donc s’épanouir comme consommateur assidu.

       Dans un environnement économique propice, l’oligarchie peut ainsi se contenter de manipuler le consommateur, mais lorsque viennent de très grands vents, il faut malheureusement s’en remettre à des solutions plus expéditives : le capitalisme financier retourne alors à ses amours fascistes et l’électeur-jetable, devenu brièvement consommateur dévoué, n’est plus qu’un interné en puissance. Telle est la vraie signification politique de l’austérité. La société de consommation a vécu, et le consommateur peut maintenant mourir d’oisiveté, d’inanition, de chagrin ou de dépit, selon ses moyens, sans que le pouvoir de l’oligarchie soit aucunement ébranlé. Les pressions sociales exercées par le chômage et par l’austérité sont complémentaires : la seconde achève le travail d’exclusion entamé par le premier. Mais ce n’est pas suffisant pour atomiser les masses.

       Tertio, le chaos totalitaire. La démocratie représentative n’a aucun avenir dans la configuration crisique actuelle. Dès 1974, l’économiste Heilbroner tire les conséquences du premier Rapport Meadows au Club de Rome (1972) et fait remarquer que seul un régime « très autoritaire » permettra de piloter la dépression économique qui s’annonce avec l’effondrement de la biosphère et la raréfaction des ressources, à commencer par le pétrole [15]. A posteriori, il faut constater qu’une reprise en main politique de l’économie, dès les années soixante-dix, aurait peut-être permis d’éviter la crise globale systémique actuelle. Il ne reste malheureusement maintenant, comme l’envisageait Heilbroner, qu’à subir un totalitarisme second. C’est de fait le tournant pris depuis 2001 aux États-Unis, d’abord, et en Europe, ensuite. Jean-Claude Paye montre, analyse juridique à l’appui, que la terre de la liberté et la patrie des courageux [16] est entrée dans la dictature souveraine, sans visée de retour au principe de légalité [17]. On retrouve au fond les mêmes conclusions chez Giorgio Agamben, Alain Badiou et Slavoj Zizek.

       Ces trois réalités ne constituent pas qu’un continuum sémantique : elles balisent la descente aux enfers des sociétés capitalistes. (...)

    https://pimpfdm.net/2014/06/10/humour-george-r-r-martin-joue-

    avec-ses-personnages-de-game-of-thrones-le-trone-de-fer/

       (...) Dans ce climat plombé, l’orchestre joue toujours. Les sirènes du consumérisme n’ont sans doute jamais été aussi séduisantes : l’obsolescence programmée des biens laisse indifférent ou suscite un enthousiasme infantile, le crédit à la consommation continue son œuvre de sape de l’économie réelle, et la publicité est plus omniprésente que jamais. Il existe depuis le début du XIXe siècle un inceste entre publicité, désinformation, mésinformation, bruit et propagande. Le marché de la « communication » a été créé par l’hybridation des nouvelles « évidences » comportementalistes et psychanalytiques.

       Il doit beaucoup à Edward Bernays (1891–1995) [18], qui fonde la première firme de « relations publiques » en 1919, et au « Committee on Public Information », auquel participent Bernays et Walter Lippmann (1889–1974), qui utilise l’expression « engineering of consent » déjà en 1922. Les médias ont, quant à eux, compris l’importance de l’ « infotainment » (1980) pour captiver leur audience. Comment survivre à l’audimat alors que s’informer fatigue et finalement déprime ? En rendant l’information divertissante, tout simplement. Dernièrement, le « tittytainment » (1995) a été jugé plus expédient et, avec lui, le passage du divertissement à l’abrutissement et à la stupeur.

       Face à cette dégradation résolument triste du tissu social, on entrevoit la décadence apparemment joyeuse de l’oligarchie. Il est essentiel, à ce propos, de s’entendre sur le lexique utilisé : ouvrons une parenthèse afin de définir les formes de gouvernement. Aristote (Politique, III, vii) développe, à la suite de Platon (République, III), une typologie des systèmes politiques qui aura une grande descendance (elle sera par exemple reprise par Hobbes). Il travaille avec deux questions : « qui gouverne ? » (un seul, une minorité, la majorité ?) et « dans quel but ? » (ses intérêts ou le bien commun ?). Ce faisant, Aristote ébauche une théorie des castes qui lorgne vers une théorie des classes. La matrice heuristique obtenue est la suivante : monarchie/tyrannie ; aristocratie/oligarchie ; démocratie/anarchie.

       Si un seul individu gouverne, nous obtenons, dans le meilleur des cas, une monarchie. Ce n’est pas un mauvais système dans la mesure où, théoriquement, le roi accède au trône sans devoir perdre sa virginité politique dans des luttes sans merci. De plus, un souverain éclairé (Platon parle du « philosophe-roi ») est susceptible de mener son peuple beaucoup plus sûrement qu’un conseil ou qu’une assemblée. Lorsqu’une tempête doit être surmontée, on s’en remet au capitaine de la même manière que la guerre est l’affaire du stratège. L’histoire montre toutefois que le monarque n’est pas toujours éclairé, loin s’en faut, et que le danger de la tyrannie est toujours présent.

       Le même argument peut valider un régime aristocratique, c’est-à-dire le gouvernement des meilleurs, de ceux qui sont les mieux éduqués et les plus vertueux. Chez Platon il y avait d’ailleurs déjà une pensée de la philosophie comme aristocratie. En pratique, l’aristocratie dégénère facilement en technocratie, en gérontocratie ou en ploutocratie (le gouvernement des plus riches).

       Jusqu’ici, on ne rencontre pas de vote et d’élection, si ce n’est dans un sens très limité. Dès lors que l’assemblée des citoyens est appelée à diriger collectivement la Cité, une telle procédure est inévitable. La lecture d’Aristote n’est toutefois pas naïve : la démocratie n’est pas le gouvernement du peuple mais celui des pauvres, et ceux-ci ne sont pas nécessairement très avisés dans leur gestion.

       Deux corrections lexicales sont donc importantes : d’une part, nos sociétés ne sont pas gouvernées démocratiquement, mais oligarchiquement ; d’autre part, cette oligarchie ne peut être qualifiée d’ « élite » car elle n’est pas une aristocratie, c’est-à-dire qu’elle ne cherche pas à gouverner pour le bien commun. L’enfer du pouvoir possède bien des facettes. Il y a d’abord les victimes de l’exercice du pouvoir ; il faudra préciser comment et pourquoi on devient victime. Il y a ensuite ceux qui se brûlent les ailes en cherchant à gravir les échelons du pouvoir. Il y a enfin le piège de la folie qui menace de se refermer sur ceux qui parviennent à préserver leurs prébendes.

       En somme, le roman de Martin met en évidence notre crise globale systémique et jette une lumière très crue sur les pathologies du pouvoir politique (schizophrénie, sociopathie, psychopathie). Il offre une pornologie du pouvoir qui est clairement susceptible de réveiller ses lecteurs, un peu comme G. Debord il y a cinquante ans…

    http://chromatika.academia.edu/MichelWeber

       M. Weber, philosophe, vient de publier Pouvoir, sexe et climat. Biopolitique et création littéraire chez G. R. R. Martin, Éditions du Cénacle de France, 2017. (ISBN 978-2-916537-22-1) ; cf.

    1. « The best books […] are those that tell you what you know already. » (George Orwell, Nineteen Eighty-Four [1949]. Introduction by Thomas Pynchon, London, Penguin Books, 2003, p. 229)
    2. Daenerys est la fille du roi Aerys II Targaryen (dit le « Roi fou ») et de Rhaella Targaryen, sœur d’Aerys II ; Jon Snow est le fils du prince Rhaegar Targaryen (frère de Daenerys) et de Lyanna Stark, la sœur d’Eddard Stark. (Le dernier épisode de la saison six — S6E10 — anticipe sur ce point The Winds of Winter.)
    3. Nicolas Machiavel, Le Prince [1532], Thomas Hobbes, Léviathan [1651], John Locke, Traité du gouvernement civil [1690], Carl Schmitt, Théologie politique [1922], Whitehead, Procès et réalité. Essai de cosmologie [1929], G. Orwell, Nineteen Eighty-Four [1949], Léo Strauss, Pensées sur Machiavel [1958], M. Foucault, Cours du Collège de France, 1978–1979 : Naissance de la biopolitique [2004].
    4. François Roustang, Le Thérapeute et son patient. Entretiens avec Pierre Babin, Paris, Éditions de l’Aube, 2001, p. 12.
    5. Éditions citées : A Game of Thrones [1996], London, Harper Voyager, 2003 ; A Clash of Kings [1998], London, Harper Voyager, 2003 ; A Storm of Swords. One : Steel and Snow [2000], London, Harper Voyager, 2003 ; A Storm of Swords. One : Blood and Gold [2000], London, Harper Voyager, 2003 ; A Feast for Crows [2005], London, Harper Voyager, 2006 ; A Dance with Dragons [2011], London, Harper Voyager, 2012. Les traductions françaises sont publiées par les Éditions Pygmalion et rééditées par J’ai lu. Les scènes du feuilleton sont, quant à elles, identifiées par la saison et l’épisode : « S3E10 » désigne le dixième épisode de la troisième saison.
    6. Martin a été l’auteur du scénario d’un épisode par saison (S1E8, S2E9, S3E7, S4E2) avant de se consacrer uniquement (par la force des choses) à l’écriture des livres : la saison 6, qui débutera en avril 2016, anticipera certains fils du récit des Winds of Winter.
    7. « The Accursed Kings has it all : iron kings and strangled queens, battles and betrayals, lies and lust, deception, family rivalries, the curse of the Templars, babies switched at birth, she-wolves, sin and swords, the doom of a great dynasty and all of it (or most of it) straight from the pages of history. And believe me, the Starks and the Lannisters have nothing on the Capets and Plantagenets. Whether you’re a history buff or a fantasy fan, Druon’s epic will keep you turning pages : it is the original game of thrones. » (George R. R. Martin, « My hero : Maurice Druon », The Guardian, 3 April 2013 : http://www.theguardian.com/books/2013/apr/05/maurice-druon-george-rr-martin) Martin se réfère aux Rois maudits de Maurice Druon (Librairie Plon et Éditions Del Luca, 1955–1977), qui occasionnèrent également deux adaptations télévisées (en 1972–1973 et en 2005).
    8. Le feuilleton US-américain de 2013 reprend la série éponyme de 1990, elle-même manifestement inspirée des vénérables Yes Minister (BBC 1980–1984) et de Yes, Prime Minister (BBC 1986–1988).
    9. On connaît la description fameuse de Hobbes de l’état de nature : « the life of man [is] continual fear, and danger of violent death ; and the life of man, solitary, poor, nasty, brutish, and short. » (Hobbes, Leviathan, Cambridge University Press, 1996, p. 84)
    10. « […] should be satisfied to ask for no more than the likely story. » (Platon, Timée et Critias, in Œuvres complètes, tome X. Texte établi et traduit par Albert Rivaud, Paris, Société d’Édition « Les Belles Lettres », 1985, 29d, cité par Whitehead dans Adventures of Ideas [1933], p. 106 ; cf. la Lettre VII, 341c, citée par Adventures of Ideas [1933], p. 147) Descartes ne dira pas autre chose dans sa Correspondance avec Élisabeth, 1643–1649.
    11. http://www.vanityfair.fr/culture/series/articles/le-phenomene-game-of-thrones-saison-4-2014/14501
    12. « Fiction here is likely to contain more truth than fact. » (Virginia Woolf, A Room Of One’s Own, New York, Harcourt, Brace and Company, 1929, chap. I ; cf. Pierre Bourdieu, La Domination masculine, Paris, Éditions du Seuil, 1998, p. 76.)
    13. Tout qui a étudié, ne fût-ce que brièvement, cette belle discipline connaît les nombreuses étapes qui demandent une décision de l’analyste (choix et mesure des données pertinentes, définition des variables, choix du modèle, du type d’erreur, etc.) et celles qui permettent l’interprétation (par exemple l’hypothèse de la linéarité d’un trend) sont encore plus nombreuses.
    14. « Romeo est un robot humanoïde d’Aldebaran Robotics qui vise à être un véritable assistant et compagnon personnel. » (http://projetromeo.com/) Ce projet n’a bien sûr ni queue ni tête : ce n’est pas un androïde qui risque de remédier à la solitude endémique de nos contemporains ; à la limite on pourrait penser à un vaste programme d’aide centré sur l’offre d’un chien d’assistance et de compagnie aux personnes à mobilité réduite.
    15. Robert Heilbroner, An Inquiry into the Human Prospect, New York, W. W. Norton & Company, Inc., 1974 ; Janine Delaunay, Donella H. Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers, William W. III Behrens, Halte à la croissance ? Enquête sur le Club de Rome & Rapport sur les limites de la croissance [1972]. Préface de Robert Lattes, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1972.
    16. « The land of the free and the home of the brave. » (Hymne national des États-Unis d’Amérique, 1814)
    17. Jean-Claude Paye, La Fin de l’État de droit. La lutte antiterroriste : de l’état d’exception à la dictature, Paris, Éditions La Dispute, 2004 ; cf. Dany-Robert Dufour, L’individu qui vient… après le libéralisme, Paris, Éditions Denoël, 2011. Une récente étude avance la même thèse, mais avec plus de retenue — les États-Unis ne sont plus une démocratie, mais une oligarchie — : « Our analyses suggest that majorities of the American public actually have little influence over the policies our government adopts. Americans do enjoy many features central to democratic governance, such as regular elections, freedom of speech and association, and a widespread (if still contested) franchise. But we believe that if policymaking is dominated by powerful business organizations and a small number of affluent Americans, then America’s claims to being a democratic society are seriously threatened. » (Martin Gilens and Benjamin I. Page, « Testing Theories of American Politics : Elites, Interest Groups, and Average Citizens », Perspectives on Politics, Volume 12, Issue 03 / September 2014, pp. 564-581, ici p. 577)
    18. Edward Bernays, Propaganda (New York, Horace Liveright, 1928) et The Engineering of Consent (Norman, University of Oklahoma Press, 1947/1955).

    https://www.legrandsoir.info/pouvoir-sexe-et-climat.html

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MALHEUR EST UN

    BONHEUR CONTRARIÉ)

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    (Cette fois, Soraya attendait de pied ferme

    son mari soûlard)

    Over it, Kelly Reemtsen

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    "Je ne quitte pas souvent la position fœtale mais,

    quand je le fais, je le regrette aussitôt..."

    Peanuts @itsPeteski

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    "Harvey, t'arrêtes immédiatement, sinon je crie"

    Tattoo you, Maria uve

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA MORT AUX BRAS DE SOIE,

    L'AIMES-TU?)

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    "Plaignez les chagrins d'amour de

    la femme coccinelle"

    http://reikogeisha.tumblr.com/

    ***

    "Quel est le trouillard qui ne veut pas une baffe?

    - Moi, M'dame!

    - Non, Moi..."

    https://www.pinterest.fr/pin/392094711279607186/?lp=true

    DES CAVALIÈRES SCYTHES

    AU MYTHE DES AMAZONES

     Jean-Yves GRENIER

       C’est dans l’Iliade que les Amazones apparaissent pour la première fois dans la littératureLes historiens d’aujourd’hui considèrent en général que ces personnages féminins sont le fruit de l’imagination grecque. Redoutables guerrières vivant dans des régions lointaines, elles combattent avec courage de nombreux héros grecs. Elles tiennent une grande place aussi bien dans la mythologie que dans l’histoire imaginaire d’Athènes.

       Homère, dans l’Iliade, les met en scène dans la guerre de Troie puisque la légende veut que des Amazones guerrières aient offert leur aide au vieux roi Priam pour l’aider à défendre sa ville contre des envahisseurs venus de Grèce. Elles sont guidées par Penthésilée qui, après de grands exploits, est tuée par Achille, lequel regrette aussitôt d’avoir tué celle qui aurait pu devenir son amante. Ce combat épique et tragique à la fois a beaucoup contribué à répandre la légende des femmes guerrières au sein du monde grec. De fait, les motifs iconographiques représentant des Amazones sont très nombreux.

       Après celui d’Héraclès, observe Adrienne Mayor, les Amazones sont le thème le plus souvent représenté sur les vases grecs peints, mais elles apparaissent aussi sur les murs des cités. Des poupées à leur effigie ont même été retrouvées dans des tombes grecques et romaines, preuve que les Amazones étaient des modèles féminins disponibles pour les jeunes filles. Dans une société grecque pourtant hostile à l’idée de citoyenneté pour les femmes, leur légende constitue un message d’égalité entre les genres. «Les légendes et les mythes des Amazones parlaient d’une situation impossible dans la société grecque mais la rumeur disait qu’elles existaient dans un pays lointain.» (...)

       (...) Les Amazones tiennent donc une place essentielle dans la mythologie grecque. Ce constat, étayé par une impressionnante érudition, ne suffit cependant pas à Adrienne Mayor. Elle s’interroge sur leur place dans l’histoire. Les Amazones ont-elles vraiment existé ? Depuis quelques années, des preuves indiscutables montrent que les récits mythologiques les concernant s’appuyaient en partie sur des faits historiques car les Grecs connaissaient assez bien les Scythes. Grâce aux esclaves scythes travaillant dans les cités grecques ou à des voyageurs comme Hérodote qui évoque dans ses Histoires cette population vivant au bord de la mer Noire, ils avaient des idées sur leurs coutumes et leurs modes de vie. Or, ces peuplades nomades vivant dans les steppes accordaient une place importante aux femmes. 

       «Elles vivent libres et indépendantes, si sauvages que même les femmes font la guerre», écrit un historien de l’Antiquité. L’archéologie fournit de multiples preuves de ces observations littéraires. Pendant longtemps, les squelettes retrouvés dans des tombes avec des armes étaient considérés par principe comme des restes masculins. Des recherches récentes ont permis de montrer que beaucoup de ces tombes étaient au contraire celles de femmes. On estime aujourd’hui qu’environ une femme des steppes sur trois ou quatre était une guerrière active, inhumée avec ses armes (arcs, lances ou haches de guerre), et parfois avec son cheval. Par ailleurs, nombre de squelettes féminins retrouvés dans des tombes scythes avec des armes à leurs côtés portaient des traces de blessure reçues au combat.

       L’analyse scientifique des ossements prouve également que ces femmes montaient à cheval, chassaient et partaient à la guerre. Les mythes grecs comme les récits d’Hérodote étaient bien le reflet d’une réalité. «Les découvertes archéologiques, conclut Adrienne Mayor, prouvent sans l’ombre d’un doute que des cavalières, guerrières et chasseuses, ont été une réalité historique pendant plus de mille ans sur un vaste territoire qui s’étend de l’ouest de la mer Noire au nord de la Chine.»

       Pour en savoir plus, Adrienne Mayor veut «explorer les faits sous les mythes» afin d’y retrouver des «fragments de connaissance véridique». Enquête difficile, ouverte à bien des interprétations. Si les Grecs attribuent aux Amazones une sexualité généreuse, voire débridée, cette description n’était-elle pas le revers imaginaire des femmes grecques, reléguées dans la vie domestique ? Sa lecture critique des textes grecs croisés avec des études anthropologiques sur les peuples des steppes laisse entrevoir la grande liberté dont bénéficiaient les femmes. Un mode de vie sans doute plus égalitaire et des oppositions bien moins marquées entre les sexes favorisaient également des rapports amoureux moins contraints que chez les Grecs.

       L’importance du cheval dans la vie des steppes est cruciale car il est un facteur d’égalité, hommes et femmes partageant depuis leur enfance les mêmes savoir-faire propres à la chasse et à la guerre. Ils ont même en commun l’usage du pantalon, précise Adrienne Mayor, tenue unisexe très commode pour des cavaliers. Les Grecs, habitués au vêtement drapé, y voyaient au contraire un signe de féminisation inadmissible des Barbares ! (...)

       (...) Ultime étape de cette enquête au long cours, Adrienne Mayor s’interroge sur l’existence des Amazones dans les steppes à l’est de la mer Noire. Enquête délicate car ces populations n’ont pas gardé de traces écrites avant le milieu du XIXe siècle. Leur mode de vie nomade, marqué par une certaine égalité entre hommes et femmes, fait cependant que les guerrières sont aussi des personnages familiers dans les folklores d’Asie centrale et jusqu’en Chine. La figure de Mulan, incarnation très populaire de la guerrière chinoise, est bien une Amazone. Elle impressionna les Chinois tout comme ses sœurs du pays des Scythes fascinèrent les Grecs.

       En passant au crible de la critique les légendes et récits classiques ainsi que leurs interprétations occidentales, marqués par des préjugés qui empêchaient d’accepter - voire simplement d’imaginer - un rôle pour les femmes, le livre d’Adrienne Mayor est important et salutaire. Ouvrant de multiples pistes de réflexion sur la relativité historique des relations entre les sexes, il donne un fondement historique indispensable à un combat essentiel pour nos sociétés d’aujourd’hui.

       Adrienne Mayor Les Amazones. Quand les femmes étaient les égales des hommes (VIIIe siècle av. J.-C.- Ier siècle après J.-C.) Préface de Violaine Sebillotte. Traduit de l’anglais par Philippe Pignarre. La Découverte, 560 pp., 25 €.

    http://next.liberation.fr/livres/2017/11/15/des-cavalieres-scythes-au-mythe-des-amazones_1610284

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (N'ATTENDS PAS LE MIRACLE,

    PROVOQUE-LE!)

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    (Sophia, quand elle avait bu, était beaucoup moins classieuse)

    (via ojdana)

    Source: antipahtico

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    http://large.canalblog.com/

    La promenade des Tuileries :

    l'impossible interview aux règles

    du jeu faussées

    Daniel Schneidermann

       Deux hommes marchent dans le jardin des Tuileries. Grandes allées désertes. Le fond sonore cristallin de quelques rires d'enfants. En toile de fond, le Louvre. Bernard Tapie a réservé à Laurent Delahousse sa première interview sur son cancer de l'estomac, dans une mise en scène démarquée (inconsciemment ?) de l'affiche du film de Robert Guédiguian "Le promeneur du Champ de Mars", consacré aux derniers mois de François Mitterrand malade. 

       La mâchoire de Nanar a toujours son coup de dents. La tignasse est décimée par la chimiothérapie. Tapie est soigné à l'hôpital Saint Louis. "L'hôpital public" remarque Delahousse. Tapie : "y a des moments dans la vie où il faut qu'on retombe sur terre. Le dévouement de ces gens. Ma nature d'origine c'est d'être en bas de l'échelle". Accessoirement, c'est peut-être dans cet hôpital que les soins sont les meilleurs. Allez savoir...

       En bas de l'échelle. Ou "dans le tiroir du bas". L'expression revient souvent. "Ma vie, ça n'a rien été d'autre, que de dire çà ceux qui sont dans le tiroir du bas : eh les mecs, y a pas de raison que vous y restiez".

       Et après avoir consacré sa vie à prôner l'ascension sociale par l'exemple, Tapie donne aujourd'hui des leçons de lutte contre le cancer. "Conseil de vie aux malades : ce qui marche, c'est l'énergie. Je me lève le matin avec l'envie de lui péter la gueule, au cancer." Et c'est pour cette raison qu'ils marchent, tous les deux. Pas question, le crabe, de l'attendre dans un rocking chair.

       Et Tapie prononce cette phrase, que Delahousse a fait buzzer sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, pour teaser le grand moment de télé : "Quand on a 70 ans et plus, faut accepter qu'on va aller vers l'épreuve ultime, qu'est... qu'est la mort".

       Impossible interview un pied dans la tombe, aux règles du jeu faussées. Poser à Tapie de basses questions d'argent, ce serait agresser un grand malade. Delahousse le sait bien. Pas question de prononcer les mots "escroquerie en bande organisée", motif pour lequel Tapie pourrait comparaître devant le tribunal correctionnel, au terme d'une enquête en cours.

       Il se lance prudemment. Parle de l'affaire qui a"essoré" Tapie. S'enquiert : "Où en êtes-vous ? Vous êtes ruiné ?" Tapie ne répondra pas. Ne pas parler de son procès en cours. On n'est pas là pour ça. Sauf un peu, tout de même. Pourquoi Tapie, interrogé en Belgique sur "l'acharnement" dont il serait victime, a-t-il répondu à un journaliste : "demandez à mon estomac" ?

       Tapie : "Mon cancérologue, je lui dis mais pourquoi j'ai une tumeur aussi grave à l'estomac, alors que en général c'est les gens qui boivent bien, qui fument bien. Il me dit, vous savez ce que c'est, l'expression populaire se faire de la bile ? Ben je dis oui. Il dit ben voilà. Vous avez compris pourquoi vous avez un cancer". Ben voilà. Les responsables du cancer de Tapie, ce sont tous ceux, sous le quinquennat Hollande, qui n'ont pas entravé le cours de la Justice.

       Et tous ceux, vous, moi, tout le monde, qui ont simplement espéré l'annulation du fameux "arbitrage", soigneusement millimétré au plus haut niveau sous le quinquennat Sarkozy. Tous responsables. C'est dit. Sans objection de son camarade, qui laisse Tapie, comme depuis toujours, nous promener gentiment.

    https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20171120.OBS7543/la-promenade-des-tuileries-l-impossible-interview-aux-regles-du-jeu-faussees.html

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LES PENSÉES INDIGESTES

    NE FONT PAS DE BONS REPAS)

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    Fragilidad (Fragile Spanish Version) Viktor Lazlo

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    Simone Kopmajer - Fragile [Jazz Version - Sting]

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    Sting - Fragile (cover by "Bohème")

    Fragile
    If blood will flow when flesh and steel are one
    Drying in the color of the evening sun
    Tomorrow's rain will wash the stains away
    But something in our minds will always stay
    Perhaps this final act was meant
    To clinch a lifetime's argument
    That nothing comes from violence and nothing ever could
    For all those born beneath an angry star
    Lest we forget how fragile we are
    On and on the rain will fall
    Like tears from a star
    Like tears from a star
    On and on the rain will say
    How

    %%%

    Nadia Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (CHAQUE RÊVE DÉPASSE

    L'IRRÉEL)

    ***

    "Et comme ça, Face de Bouc, on les voit encore mes seins?"

    "Ce vers solitaire n'aimait personne". jacques Damboise in "Pensées bof".

    Sally Todd (1957)

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/164349832673/sally-todd-1957

    ***

    "Ce vers solitaire n'aimait personne". jacques Damboise in "Pensées bof".

    http://www.fuyonsladefense.com/blog/comment-faire/

    les-francais-de-plus-en-plus-demotives-par-leur-travail.php

    69% des salariés français se dopent

    et se droguent : l’enfer du monde

    du travail hexagonal...

       Le quotidien sud-ouest publie ce 11 novembre 2017 une étude sur la souffrance au travail de nos compatriotes :

       http://www.sudouest.fr/2017/11/11/quand-le-travail-pousse-au-dopage-69-des-francais-sont-concernes-3939540-5458.phph

       Pour résumer, 69% des 29 millions de salariés du pays des droits de l'homme se dopent, picolent ou consomment des psychotropes pour oublier et digérer leurs conditions de travail. Un record dans l'OCDE. Une situation jugée catastrophique dans un pays où la productivité-horaire est une des plus élevée du monde. Marie Pezé, une psychologue spécialisée en la matière rappelle les ravages de l'alcool et du cannabis parmi les salariés français...

       Qui peut s'étonner de cette donne ? Dans un pays où "les gens ne se respectent plus" (adage qui revient souvent lors des conversations de rue), où le patronat a toujours eu un coup de retard depuis la révolution industrielle (Ford associait ses ouvriers à la production quand Renault les considérait comme de la viande), où mérite et intelligence ne sont plus reconnus, où l'égocentrisme est de mise, il est difficile de s'épanouir au sein d'une "équipe" de collègues et de cadres, avec lesquels on ne partage plus rien.

       Plus de patriotisme, de morale chrétienne, de syndicalisme ouvrier, de liens collectifs, juste un repli sur soi sur fond de désindustrialisation et de délocalisations. Un capitalisme intégral, sans âme, pour une population davantage touchée par l'égoïsme et le repli sur soi qu'ailleurs. Bonjour, du coup, les relations sur le lieu de travail, un calvaire quand les gens ne se supportent plus. Harcèlement moral ou autre (pour les femmes surtout), abus de pouvoir, incompétence de la hiérarchie etc. Mieux vaut rester chez soi avec les minima sociaux que d'aller risquer sa santé mentale sur un lieu de travail. (hem...)

       Qui n'a pas un proche, la quarantaine finissante, cantonné à une pension cotorep après des années d'esclavagisme indemnisé (comme ouvrier-couvreur pour un de mes amis) ? Qui peut finalement blâmer ces femmes qui préfèrent élever leurs enfants (et tant mieux pour eux !) plutôt que de s'auto-détruire au travail ? Combien de salariés se suicident chaque année (et de... patrons) ?

       De plus, tout le monde ne bénéficie pas d'une médecine du travail. Fait incroyable, il n'y en a pas dans l'éducation nationale (!) malgré les risques socio-psychologiques d'un milieu où les plaintes pour harcèlement battent tous les records. En milieu ouvrier, travail au noir et accidents sont le quotidien. Dans le tertiaire, les "DRH" et autres kapos sont formés au harcèlement et à l'exploitation d'autrui...

       On comprend que nos médias grand public ne se pressent pas pour reprendre cette information et pour faire de la retape sur le colloque consacré au massacre des salariés français, broyés entre la mondialisation et les mauvaises habitudes locales franchouillardes. Seul fait positif dans cette triste affaire, elle conforte le quidam accusé de "complotisme" ou de "sinistrose" quand il trouve ses concitoyens déprimés et brisés après quelques années de labeur. En absence de liens collectifs, d'une culture commune, d'associations professionnelles dignes de ce nom (et non de syndicats subventionnés de permanents payés pour encadrer les mécontentements), les français se retrouvent livrés à eux-mêmes.

       Avec le recul de l'âge de la retraite et la fin programmée des 35h, bonjour la casse dans les années à venir. Détail hélas croustillant, ce sont l'égoïsme et le conformisme qui ont empêché les salariés de bloquer tous ensemble le pays au moment des réformes voulues par le MEDEF. Chacun sauve sa peau comme il le peut... Toute la logique du libéralisme économique intégral.

       Face à ce fléau, seule l'union fera la force et surtout le retour à une conscience collective. Patriotisme, souverainisme ou socialisme ouvrier, comme pour construire le programme du CNR de 1945, où gaullistes et communistes réussirent à s'unir pour le bien des français. Ce même programme que la mafia libérale entend détruire pour mieux dominer les salariés. A part les trafiquants de drogue, qui peut s'entendre avec le MEDEF et ses comparses ? Vendra-t-on bientôt du captagon pour galvaniser nos troupes salariales ? Vivement la prochaine révolution !

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/69-des-salaries-francais-se-dopent-198666

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE SEREINEMENT LA

     DÉCADENCE, LE PEUX-TU?)

    ¤¤¤

    "On voit ta culotte!

    - Mais pas mes seins, donc tout est OK"

    partialboner:

    gilles vranckx

    ¤¤¤

    https://www.pauljorion.com/blog/2010/08/23/marianne-

    renverser-la-loi-de-la-jungle-le-21-aout-2010/

    Le capitalisme libéralisé

    brûle ses vaisseaux

    Gérard COLLET

       Les classes dirigeantes se sentent si puissantes et inattaquables qu'elles n'hésitent plus à tomber le masque et à révéler leur hypocrisie. Au risque de sous-estimer la rage de ceux qui ne sont rien et de ceux qui "foutent le bordel"... Voici des temps révélateurs où éclatent au grand jour, au hasard de faits fortuits ou de la publication de longues enquêtes, la perversité incurable du « système » économico-politique et la collusion entre toutes les strates des possédants et profiteurs.

       On y apprend sans surprise la tolérance bienveillante des puissants à l’égard des divers aspects de la domination, dont le harcèlement sexuel n’est qu’une des facettes, puis on découvre toujours sans surprise les noms des entreprises et des dirigeants qui grâce à des montages aussi invraisemblables dans leurs détails que limpides dans leurs objectifs, dissimulent au cœur même de l’Europe leurs milliards, leurs villas provocantes et leurs yachts inmanœuvrables.

       L’apogée est évidemment atteinte avec la découverte des acrobaties de l’entreprise Whirlpool, déjà rendue célèbre pas ses récents plans sociaux qui ont fourni à E. Macron une des premières occasions de se mettre en avant. Des ouvriers découvrent ainsi qu’après – ou avant, ou pendant – qu’elle délocalisait en Pologne, « leur » entreprise n’oubliait pas non plus le volet financier et « optimisait » aux Pays-bas.

       Le coup était si gros, et permettait si peu d’accuser la Chine, la Russie ou les éruptions solaires que les instances européennes jugèrent nécessaire de monter au créneau. Et l’on eut un joli numéro d’hypocrisie mielleuse du cher Moscovici nous expliquant que pas du tout, tout ça était parfaitement légal, et que oui c’est vrai ce n’était pas très moral, et que donc c’est sûr on allait y mettre bon ordre, mais qu’il fallait être raisonnable et comprendre que c’est très compliqué car tout le monde n’est pas d’accord (la Pologne ? Les Pays-bas ?) et que ça allait prendre du temps...

       Moscovici n’a pas expliqué pourquoi ces questions là n’avaient pas fait partie des prémisses de la construction de l’Europe. Pourquoi on avait très bien su faire pour définir de rigoureux « critères de convergence » dont le fameux taux d’endettement, mais pas su faire pour prévoir le dumping social, le dumping fiscal, l’utilisation des différentiels d’impositions...

       Il n’a pas dit si c’était par incompétence, par amateurisme, par distraction, ou si dès fois il y aurait eu quelques pressions lobbyistes voire quelques conflits d’intérêts. Il ne savait peut-être pas ? Il n’a pas dit si on allait se dépêcher de modifier les législations qui permettent d’inquiéter voire de sanctionner les lanceurs d’alerte qui révèlent ces turpitudes (Denis Robert, Jon Palais, Antoine Deltour, Raphael Halet...) au lieu de se tourner vers ceux qui les perpètrent.

       Pas un instant il n’a suggéré que si il apparaissait aussi évident que la « morale » et la loi se trouvaient en contradiction, cela signifiait tout simplement que la loi n’était pas ou plus adaptée. Et il n’a pas semblé effleuré par l’idée que cette contradiction pourrait fort bien ne pas être un pur effet du hasard. Que les fameuses lois avaient bien été conçues par des hommes, et pourraient, qui sait, l’avoir été pour favoriser certains d’entre eux. Non, ça ne lui est pas venu à l’idée à Moscovici. Pourtant il est intelligent et cultivé, Moscovici. Et il connaît bien les rouages de l’Europe. Pas aussi intelligent et omniscient que Macron, c’est sûr, mais tout de même.

       Tout ça tombe assez mal car dans le même temps, il y a cette sale affaire catalane, et ce Puigdemont qui rue dans les brancards européens. Comme si il y avait besoin de ça ! Mais ce séditieux trouve le moyen de se réfugier au beau milieu de l’Europe, de la mettre en demeure, par le fait, de se prononcer sur le cas, et d’en rajouter une couche en interpellant directement les dirigeants avec les gros mots de : « est-ce là l’Europe que vous nous proposez ? »

       Alors, quelle que soit l’opinion ou le manque d’opinion des « citoyens » européen sur l’opportunité d’une indépendance de la Catalogne, beaucoup auraient un peu de mal à comprendre que des dirigeants élus, représentant une bonne moitié de la dite Catalogne soient sans vergogne extradés vers l’Espagne pour y encourir de lourdes peines de prison(1). Un fois de plus il apparaîtrait que la sacro-sainte « liberté des peuples à disposer d’eux mêmes vaudrait lorsque ça se passe loin, mais pas au cœur de l’Europe...

       Et en effet, quelle confiance peut-on garder dans la construction européenne en voyant se succéder de telles avanies ? Nous feront-ils encore le coup de la surprise, feront-ils encore semblant de ne pas comprendre l’origine du désamour des peuples ? Feront-ils appel à B. Guetta pour nous ramener dans le droit chemin ?

       Mais suis-je naïf ! Non, ils ne sont pas surpris. Ils sont juste dominateurs, certains de leur position de force, certains de leur arsenal juridique, de leurs forces répressives si besoin est. Et surtout, ils comptent sur notre passivité, sur notre indolence, sur notre sidération. En France même, E. Macron pense pouvoir tabler sur sa rapidité légendaire, appuyée sur la majorité imprévue dont le pays l’a accidentellement doté. Il croit pouvoir compter sur son génie politique et sur sa bonne étoile, pus accessoirement sur nos divisions.

       Et comme en a pris acte J. L. Mélenchon lui même, les faits semblent pour l’heure lui donner raison ; ni les concerts de casseroles ni les millions de manifestants sur les Champs Élysées ne semblent à l’ordre du jour...

       Cependant, il n’est pas impossible que ces devins se trompent. Il n’est pas exclu qu’ils ne comprennent rien, ils ne seraient pas les premiers. Il n’est pas inimaginable qu’ils soient incapables de comprendre à quel point la révolte gronde, à quel point les classes dominantes et le système qu’elles ont savamment construit est discrédité et parfois haï. Peut-être même ont-ils oublié que l’impuissance politique dans laquelle se trouvent les victimes de la mondialisation triomphante ne fait qu’aggraver le ressentiment et rendre imprévisibles les réactions.

       Tous devraient méditer les mots d’un syndicaliste de Whirlpool récemment interviewé, dont la colère faisait trembler la voix. « Ça va péter », disait-il, « un de ces jours ça va péter, et il y a des têtes qui vont tomber ». Retrouvant spontanément la rage des révolutionnaires. Or ce syndicaliste émargeait à la CFDT, la centrale sur laquelle E. Macron, comme ses prédécesseurs, compte tant pour désamorcer les luttes pour une bouchée de pain, compte tant pour briser les unités d’action.

       Oui, ils devraient méditer le signal qu’envoie la rage d’un syndicaliste « modéré » ayant longtemps, peut-être trop longtemps, joué le jeu des compromis négociés. Les classes dominantes seraient-elles en train de passer les bornes de l’admissible, de la mystification, seraient-elles en train de brûler leurs vaisseaux ?

    1. « Lorsqu’il y a contradiction entre la Constitution d’un État et la volonté démocratique, cette seconde prévaut » (arrêt du 20 juillet 2010 du tribunal de La Haye, Cour de justice internationale)

    https://www.legrandsoir.info/le-capitalisme-liberalise-brule-ses-vaisseaux.html

    ¤¤¤

    Luc Desle


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE SE DEGUSTE

    SANS Y PENSER)

    ***

    "Chapeau!

    - Quoi, chapeau?"

    damsellover: Edna Mae Jones, 1930′s

    (via peachyfunfan)

    ***

    http://caricactus.canalblog.com/tag/caricature/p40-0.html

    La Norvège poursuivie en justice

    par des ONG environnementales

    Solveig Gram Jensen

       Il y avait tellement de gens dans la queue devant le tribunal d’Oslo, mardi 14 novembre, qu’il a fallu refuser plusieurs personnes, explique le quotidien norvégien Aftenposten. La raison de ce grand intérêt était le début d’un procès qui a attiré l’attention internationale avant même de commencer.

       Pour la première fois, le gouvernement du royaume est accusé par des ONG (organisations non gouvernementales) d’avoir violé l’Accord sur le climat de Paris parce qu’il a autorisé, en 2016, des exploitations pétrolières dans des zones jamais ouvertes à la prospection en mer de Barents, dans l’océan Arctique. (...)

       (...) La Norvège est le plus gros producteur de pétrole d’Europe de l’Ouest mais, depuis quinze ans, sa production a été divisée par deux. Les ONG – Greenpeace et Natur og Ungdom (Nature et jeunesse) – lancent un cri d’alarme car une de ces zones est assez proche de la banquise, et il y a donc de très grands risques en cas d’accident. (...)

       (...) Ils estiment même que le gouvernement a également violé l’article 112 de la Constitution norvégienne, qui garantit le droit de tous les Norvégiens à un “environnement salubre”Mais, aux yeux d’Aftenposten, les ONG se servent surtout de l’affaire pour attirer l’attention sur leur cause. “Greenpeace et Natur og Ungdom chauffent l’ambiance depuis des jours”, note le journal, qui raconte comment les ONG ont organisé des projections de films, des campagnes sur les réseaux sociaux et des soirées en boîte de nuit.

       “C’est une affaire judiciaire, oui, mais c’est aussi l’occasion d’attirer davantage d’attention sur la lutte pour l’environnement. La tenue du procès est en soi une fête pour le climat.”

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (A L’ORÉE DU JOUR LES RÊVES

     ONT LES YEUX CERNÉS)

    ùùù

     (Mon ami Henri était impayable)

     Baby Orangutan T-Shirt (similar item)

    ùùù

    (Doddy avait du mal à se réveiller le matin) 

     (Source: pinkriver69, via quotefrommanstabbed)

    ùùù

     (Le champion du monde de saut

    à montre prenait son temps)

     (Source: uomoconilvestitoblu, via fabforgottennobility)

    ùùù

    Blanche Baptiste


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (MAUVAISE PENSÉE

    VAUT MAUVAISE ACTION)

    ***

    "Ahhhh... Mâââkron!"

    (De jour en jour le cauchemar de Yolanda s'intensifiait)

    IN A LONELY PLACENICHOLAS RAYGLORIA GRAHAME1950

    ***

    Geluck

    http://marcdelage.unblog.fr/2008/11/26/archeologue/

    Noisy-le-Grand :

    une découverte archéologique

    exceptionnelle en plein centre ville.

    Isabelle Audin ♦

       Un cimetière à ciel ouvert a été découvert au cours de fouilles préventives à Noisy-le-Grand. Au total, près de 750 sépultures ont été mises à jour par l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) et par des archéologues du Conseil Général de Seine-Saint-Denis.

       L’existence d’une importante nécropole du haut Moyen Âge, connue depuis 1771, a conduit à une fouille complète d’un site localisé Rue des Mastraits, à l’angle de la rue Pierre Brossolette et du Docteur Sureau. Noisy-le-Grand est l’une des rares communes de Seine-Saint-Denis mentionnées dans un texte datant de l’époque mérovingienne.

       Des tombes, des ossements humains extrêmement bien conservés ont été découverts, une mine d’or pour les archéologues. La nécropole, de taille importante pour la région, devait contenir près de 3 000 personnes. Près de 1 000 sépultures seront étudiées, et autant de squelettes analysés. Ainsi, l’anthropologue pourra dresser le profil démographique de la population inhumée : proportion des enfants et des adultes, des femmes et des hommes.

       L’étude des ossements permet également, à partir des traces laissées sur les os, de constater l’existence de maladies anciennes, de carences alimentaires ou bien de fractures. Ces éléments permettent de mieux comprendre les conditions de vie d’une population qui n’a pas laissé de traces écrites.

       Grâce à l’utilisation de cette nécropole au long de cinq siècles ce sont de précieux témoignages des pratiques funéraires et de l’évolution de la population du haut Moyen Âge, qui ont été recueillis, depuis l’époque mérovingienne à l’époque carolingienne.

    https://metamag.fr/2017/11/10/noisy-le-grand-une-decouverte-archeologique-exceptionnelle-en-plein-centre-ville/

    ***

    Benoît Barvin


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