• 000

    Pensées pour nous-mêmes:

    (SUIS-JE CE QUE

    JE PENSE?)

    000

    "Plus d'expressions sur le visage, Mademoiselle...

    - Bon Dieu, mais où tu l'as dégotée, celle-là?"

    Édith Scob in Les yeux sans visage /

    Eyes Without a Face  (Georges Franju, 1960)

    http://wehadfacesthen.tumblr.com/post/153493873445/

    %C3%A9dith-scob-in-les-yeux-sans-visage-eyes-without

    000

    "Heu... Dites: vous l'avez prévenu qu'il s'agissait d'une

    rôle dramatique, n'est-ce pas?

    - Ben... Evidemment, Monsieur le directeur..."

    Portrait of Fred Astaire by Andre de Dienes, May 1939

    http://wehadfacesthen.tumblr.com/post/153192324400

    /portrait-of-fred-astaire-by-andre-de-dienes-may

    000

    (Super Nurse avait une poigne d'enfer)

    Barbara Stanwyck in Night Nurse  (William Wellman, 1931)

    http://wehadfacesthen.tumblr.com/post/151551778745/

    oh-yeah-barbara-stanwyck-in-night-nurse

    000

    Nadine Estrella


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  • ¤¤¤

    Pensées pour nous-mêmes:

    (A L'INCONNAISSABLE

    TU NE PEUX T'ATTACHER)

    ¤¤¤

    "Oui et... snif, snif... Il m'a craché dessus...

    snif, snif... Heureusement que je

    portais ma mantille... snif, snif..."

    mondfaenger:

    Bettina Graziani wearing velvet

    veiled hat by Paulette, 1953 Photo by Georges Dambier for Arachnée

    ¤¤¤

    "Damoiselles,

    Boutons l'amour courtois hors de ces murs!"

    ruedelafete.com

    ACTUEL MOYEN ÂGE (47) 
     
    Lancelot et Guenièvre
    dans la Friend Zone ?
     

       Friendzoner consiste à « zoner » dans un espace intermédiaire, ventre mou des sentiments, où sont relégués les amoureux et amoureuses lorsque l’être aimé leur fait comprendre que ça ne va pas être possible. Au lieu d’amant ou d’amante, on devient le ou la pote-hyper-sympa-avec-qui-il-ne-se-passera-rien. Depuis Rachel et Ross dans Friends, on croise sans cesse ce type de relations au cinéma, dans les romans, et surtout dans les séries.

       A priori, donc, pas grand-chose à voir avec le Moyen Âge et l'amour courtois qui unit Lancelot à Guenièvre. Car entre ces deux là – rompons tout de suite le suspens – il y a du sexe. Et c’est le cas dans tous les romans courtois du XIIe siècle : si la dame est longue à céder, il n’empêche qu’elle doit tout de même le faire à un moment : c’est un attendu littéraire des lecteurs et des auditeurs – et tant pis pour son mari.

       Pourtant, si on dépasse cette affaire de lècherie (rien de scabreux dans ce mot qui signifie luxure en ancien français, d’ailleurs encore aujourd'hui les Anglais parlent de … lechery), on peut trouver au moins trois points communs entre notre Friend zone et ce moment où le chevalier fait la cour à la dame, mais ne l'a pas encore connue bibliquement. (...)

    (...) Le premier point commun est évident : que ce soit la Friend zone ou l’amour courtois, on a à faire à des relations fictionnelles, extrêmement codifiées, où les rôles sont définis à l’avance. Le « friend zonant  », celui-qui-préfère-rester-ami, est plus généralement une femme. Elle s'efforce de rester dans le domaine de l'amitié, et le fait selon une série de normes que les deux protagonistes maîtrisent – et que nous, spectateurs, nous attendons.

       Il en est de même pour l’amour courtois : la dame comme le jeune chevalier épris sont des personnages parfaits aux comportements extrêmement stylisés. Tellement parfaits qu’on les donne en modèle aux jeunes chevaliers célibataires qui habitent les cours, comme celle des Plantagenets par exemple, et plus tard de l’Île-de-France. Ils sont célibataires parce que les familles seigneuriales n’ont pas intérêt à marier tous leurs fils : ils prendraient le risque de laisser leur héritage se morceler. Donc jusqu’à un âge parfois assez avancé, les chevaliers ne prennent d’épouse que si leur seigneur la leur donne – avec des terres. Sinon, ils attendent, en rêvant d’un mariage qui signifierait une assise sociale.

       Bien sûr, ils ont accès à d’autres femmes – de rang social inférieur – mais ils rêvent d’une héritière comme épouse. La dame des romans courtois coche une série de cases : elle est mariée, souvent reine, et bien sûr toujours la plus belle. C’est le type même de la femme dont devaient rêver les jeunes qui se prenaient pour Lancelot. À une autre époque, on aurait appelé cela un fantasme sexuel. Au XIIe siècle, il y a également derrière cette extrême codification un fantasme social.

       Cela nous amène au deuxième point commun : la Friend zone comme l’amour courtois décrit des types de relation fondamentalement inégalitaires. (...)

       (...) Dans la Friend zone, c’est vaguement subtil : l’inégalité est fondée sur la différence de sentiment. L’un aspire à l’autre qui refuse. Pour l’amour courtois c’est beaucoup moins subtil : la différence de statut entre le chevalier – toujours célibataire – et la dame – plus vierge, mais pas encore mère – reproduit exactement la structure féodale. Car la dame est la femme du seigneur. Guenièvre est l’épouse du roi Arthur, Iseut la femme du roi Marc, etc… Cela permet de rejouer beaucoup des aspects de la relation vassal-suzerain.

       Car que doit le vassal à son suzerain ? Il lui doit d’abord fidélité, comme Lancelot la jure à Guenièvre. Il lui doit aussi service. Or le type d’épreuve imposé par la dame au chevalier relève du même ordre d’idée. Que Lancelot monte dans la charrette, au risque de son honneur, ou qu’il traverse au péril de sa vie le pont de l’épée, il est prêt à tout pour aller libérer Guenièvre, prisonnière de Méléagant. Il est bien au service de sa dame.

       L’ordre social est donc renforcé par la diffusion des codes du fin’amor, nom que l'on donne alors à l'amour courtois. Du point de vue des laïcs du moins, car on est loin des normes religieuses du mariage que l’Église s’efforce de mettre en place dans le même temps. Et cela explique sans doute que les rois et les seigneurs aient encouragé la production et la lecture dans leurs cours des romans courtois qui faisaient virtuellement de leur femme le prix d’une compétition entre leurs chevaliers. Mais seulement virtuellement : si les dames se montrent dans les tournois, et peuvent y élire un favori, c'est dans le cadre d'une mise en scène publique qui n'entrainait aucune faveur privée.

       Voilà qui nous amène au troisième rapprochement entre Lancelot et la Friend zone : Guenièvre, même si elle est socialement supérieure à ses courtisans potentiels, est en réalité un appât. Un bel appât certes – mais dont la marge d’action est réduite. (...)

       (...) L’amour courtois se développe sous le patronage des seigneurs, plus que sous le patronage des dames. Il se met en place au même moment que les tournois et autres types de joutes. Et il relève de la même logique ludique et pédagogique : il s’agit d’un jeu voué à entrainer les jeunes hommes à se maîtriser, à surmonter les épreuves, en acceptant les règles du jeu social. Georges Duby le décrivait ainsi : « un jeu mondain […] qui servait de compensation dérisoire aux frustrations des chevaliers contraints au célibat par les disciplines lignagères. »

       Bref, l’amour courtois est un jeu d’hommes. Non pas parce qu’ils dominent la relation, mais simplement parce que la relation n’existe pas : elle se déploie dans une série de codes littéraires qui font de la femme l’objet d’une chasse vouée à développer les capacités masculines d’endurance et de maîtrise. Evidemment, hors des romans, personne ne touche la femme du seigneur. Mais on est libre de la courtiser selon des mises en scène élaborées qui rejouent les topoï de la beauté féminine.

       Le XIIe siècle, qu'on a décrit comme le siècle de l'invention de l'amour, invente donc un type de relation bien particulier : construit selon un scénario préétabli, qui respecte les structures sociales, et laisse en réalité peu de place aux désirs des femmes. Ces romans sont écrits du point de vue des hommes, et ni Guenièvre, ni Yseult ne figurent dans le titre.

       La Friend Zone en revanche laisse plus de place aux femmes. Elles peuvent refuser, elles peuvent choisir. Mais il n'en reste pas moins que nous évoluons dans des scénarios déjà très écrits, où la femme devrait – au moins un temps – faire patienter. Elles peuvent choisir qui elles placent dans la Friend Zone ou hors de la Friend Zone : il n'empêche que les zones sont définies à l'avance, et que ces définitions appartiennent plus à la société qu'aux individus.

     --------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Pour aller plus loin :

    - Georges Duby, Guillaume le Maréchal ou le meilleur chevalier du monde, Paris, Fayard, 2011.

    - Estelle Doudet, L’amour courtois et la chevalerie, J’ai lu, 2004

    - Georges Duby, Mâle Moyen Âge, de l’amour et autres essais, Flammarion, 1987, chap. 4 « A propos de l’amour que l’on dit courtois ». cit. p. 30.

    - Georges Duby, Les dames du XIIe siècle, t. 1, Héloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres, Gallimard, 1995, chap. 4 « Iseut ».

    - Pour télécharger la lecture par Betsy Bowden du traité d’André Chapelain sur l’amour (XIIe siècle) : https://www.academia.edu/26565913/The_Art_of_Courtly_Copulation.

    - Un article de Michelle Perrot sur le parcours de Georges Duby par rapport à l'histoire des femmes. https://clio.revues.org/312 

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    Luc Desle


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  • °°°

    Pensées pour nous-mêmes:

    (METS DANS CHAQUE RENCONTRE

    JUSQU'À TON DERNIER SOUFFLE)

    °°°

     (Ayant un urgent besoin d'argent,

    Black Canary changea de métier)

     http://tothlove.tumblr.com/post/37194670641/black-canary-alex-toth

    °°°

     laval65.canalblog.com

    Royaume-Uni.

    Finances : le trou noir

    du Brexit

       L’Office de responsabilité budgétaire britannique a jeté une ombre sur le discours d’automne du ministre des Finances qui présentait, lors du traditionnel discours d’automne, le budget du royaume, le 23 novembre ;  cet institut officiel, chargé de publier des prévisions de croissance, de recettes fiscales et d’endettement du gouvernement, a revu à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse la nécessité pour l’État d’emprunter 143 milliards d’euros d’ici à 2021 .(...)

       (...) “Une ombre a été jetée sur le Brexit alors que le pays doit faire face à un gouffre de 143 milliards d’euros dans son budget, à un ralentissement de la croissance et des échanges, à une baisse des salaires et à la persistance de l’austérité jusqu’en 2021, prévient The Independent. “Ce sombre tableau a été peint par l’Institut officiel de prévisions, dont les travaux dévoilent le défi intimidant qui attend la Grande-Bretagne alors qu’elle se détache de l’Europe.”

       “Le mois dernier, Philip Hammond déclarait au congrès du Parti conservateur que les Britanniques n’avaient pas voté pour le Brexit pour devenir plus pauvres, rappelle The Times. “Il se trouve que c’est exactement ce qui est en train de se passer”, comment l’éditorialiste économique du quotidien londonien qui avait appelé au maintien dans l’Union européenne.(...)

        (...) Le Daily Telegraph, plutôt sceptique sur le maintien dans l’UE, rapporte la vive réaction des députés eurosceptiques lors de la présentation du Chancelier de l’Échiquier : “Les ministres eurosceptiques ont attaqué les prévisions de l’Office budgétaire, et notamment la prévision selon laquelle la croissance passera de 1,4% aux 2,2% prévus initialement pour l’année prochaine, soit une perte de près de 70 milliards d’euros.”

       Le quotidien cite un député qui accuse l’Office budgétaire de faire valoir ses opinions personnels sur le Brexit plutôt que délivrer des prévisions justes et indépendantes.  (...)

       (...) L’ancien ministre des Finances, Alistair Darling, explique dans The Guardian, que cet exercice du discours d’automne “est certes un exercice économique mais qu’il est surtout intensément politique” . Nous n’avons eu ni économie, ni politique, regrette-t-il.  Les propositions du chancelier ont été totalement occultées par le Brexit et l’état catastrophique des finances publiques du pays à la suite de ce vote. Certes, c’était le moment pour le gouvernement de faire face à l’incertitude causée par notre vote et de nous donner une orientation claire. Pourtant, le chancelier a à peine mentionné Brexit alors qu’il était évidemment ce à quoi tout le monde pensait.

    http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-finances-le-trou-noir-du-brexit

    °°°

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAITRE QUEUE

    N'A JAMAIS ÉTÉ UN ANIMAL)

    Pcc Jacques Damboise

    ***

    "On appelle ça une dissociation de personnalité,

    Monsieur Spock, rien de grave"

    madebyabvh:

    Original illustration by Nychos

    ***

    "Dumbo! Cesse de boire des bulles de champagne,

    petit chenapan!"

    Dumbo (1941)

    http://randar.com/post/153543578560/dumbo-1941

    ***

    "Tu ne m'écoutes pas, Charlie Brown, parce que je parle beaucoup...

    Et tu sais pourquoi je parle beaucoup? C'est parceque

    tu ne m'écoutes pas!"

    A Charlie Brown Christmas (1965)

    http://randar.com/post/153471660859/a-charlie-brown-christmas-1965

    ***

    Blanche Baptiste


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  • ===

    Pensées pour nous-mêmes:

    (MÊME À PETITS PAS

    TU AVANCERAS)

    ===

    "La vie est injuste, Didi. J't'aime plus morte que vivante,

    tu peux croire ça?"

    gameraboy:

    Thanksgiving

    ===

    https://fr.pinterest.com/explore/humour-du-travail/

    Chine: ouvriers en grève

    chez Sony et Coca-Cola

    PÉKIN (AFP) 

       D'importants mouvements de grève paralysaient jeudi des usines de l'américain Coca-Cola et du japonais Sony en Chine, les salariés s'inquiétant de voir ces deux groupes vendre une partie de leurs activités dans le pays à des firmes chinoises.

       Le ballet d'acquisitions, cessions et délocalisations, qui n'épargne pas une industrie chinoise en difficulté, suscite une méfiance grandissante parmi les travailleurs locaux. Ainsi, une usine de modules caméra de smartphones appartenant à Sony, à Canton (sud), est totalement arrêtée depuis deux semaines en raison d'une grève d'ouvriers protestant contre sa vente, a indiqué jeudi le fleuron japonais de l'électronique.

       Le groupe avait annoncé début novembre que, par souci de rationalisation, il vendait au chinois Shen Zhen O-Film Tech l'intégralité de sa filiale Sony Electronics Huanan, qui gère ce site de production cantonnais employant 4.000 personnes. "Une grève a été déclenchée en réaction à cette décision de changement de propriétaire", a indiqué à l'AFP un porte-parole de Sony.

       Les protestataires s'inquiètent surtout d'une éventuelle dégradation de leurs conditions de travail, de leur rémunération, voire de coupes dans les effectifs. "Cela fait dix ans que je travaille pour le groupe japonais, avec un bon niveau de salaire et d'indemnités", explique par téléphone à l'AFP Mme Liu, employée gréviste.

       Mais avec le repreneur local, tout pourrait changer. "Tout le monde sait que dans ses usines, les salaires sont médiocres, les licenciements nombreux, et il impose des heures supplémentaires non-payées", s'indigne-t-elle. "On ne veut pas en entendre parler". Selon elle, Sony a déjà procédé à une trentaine de licenciements sur place, ce qui augure mal de l'avenir.

       De même, des employés de Coca-Cola se sont mis en grève dans trois villes, suite à un appel coordonné lancé lundi, après la décision du fabricant de boissons gazeuses de céder ses activités d'embouteillage en Chine continentale. Coca-Cola avait annoncé samedi qu'il s'apprêtait à vendre la totalité de ces activités au conglomérat hongkongais Swire Pacific et au groupe étatique Cofco, géant chinois de l'agroalimentaire.

       Colère des employés concernés: eux aussi redoutent des suppressions d'emplois ou des baisses drastiques de salaires, dans un contexte de concurrence acharnée dans l'agroalimentaire. Trois sites de Coca-Cola, à Chongqing et Chengdu (sud-ouest), ainsi que dans la province du Jilin (nord-est), sont touchés par la grève, selon des sources concordantes.

       Quelque 500 employés ont cessé le travail à Chongqing, a indiqué jeudi le journal officiel Global Times, précisant --en citant un gréviste-- que le site avait déjà réduit ses effectifs cette année de 1.000 à 800 personnes. Des clichés consultés par l'AFP montraient une grande banderole rouge à l'entrée de l'usine: "Nous avons travaillé dur pendant une décennie, mais nous sommes vendus en une seconde. Indemnisation!".

       De son côté, un ouvrier de l'usine de Chengdu a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que plus de 600 employés y faisaient grève. "Nous exigeons que l'entreprise dévoile les détails du processus de franchisation et ses projets pour la transition", et qu'elle "verse des primes" avant que l'opération ne soit finalisée, a-t-il insisté.

       Les reprises et fermetures d'usines se multiplient en Chine, sous l'effet conjugué du vif ralentissement de l'économie et d'une robotisation croissante de la production. Dans ce contexte, grèves et manifestations explosent. China Labour Bulletin, une ONG basée à Hong Kong, en a recensé 2.774 dans toute la Chine en 2015, soit plus qu'au cours des quatre dernières années cumulées. Avec comme première revendication le versement de salaires non payés.

       En l'absence de mouvement ouvrier indépendant --le syndicat unique officiel et ses émanations sont contrôlés par le régime communiste--, les autorités locales interviennent parfois pour régler le litige. Mais régulièrement, elles emploient la manière forte. Des affrontements entre forces de l'ordre et grévistes de Coca-Cola ont eu lieu à Chongqing, selon des vidéos disponibles en ligne, montrant des policiers bousculant un groupe d'ouvriers en uniforme rouge de la marque américaine.

       Contactée, la police municipale a indiqué ne pas avoir d'informations sur le sujet. A Canton, la police est intervenue sur le complexe de Sony, "blessant certains employés et en emmenant plusieurs au poste", selon Mme Liu. La mobilisation ne devrait cependant pas faire plier le géant nippon, qui a assuré à l'AFP que la cession n'était aucunement remise en cause.

    http://www.courrierinternational.com/depeche/chine-ouvriers-en-greve-chez-sony-et-coca-cola.afp.com.20161124.doc.ie56s.xml

    ===

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (CHAQUE DÉFAITE EST

    UN PAS DE PLUS VERS LA VICTOIRE)

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    "Quelle mort préfères-tu: la lente ou la rapide?"

    verticalfilm: Spies (1928)

    ***

    ecologiesurleweb.free.fr

    En Albanie,

    le commerce lucratif

    des déchets étrangers

    Louis Seiller (Reporterre) 

       Située sur la côte Adriatique, l’Albanie est un petit pays des Balkans grand comme la Bretagne et qui compte à peine plus de 3 millions d’habitants. Dirigée pendant près de 45 ans par une dictature communiste d’inspiration stalinienne, elle est restée fermée. La beauté de ses plages et de ses montagnes, longtemps méconnue, commence à attirer les foules. Ce que les touristes ne savent peut-être pas quand ils profitent du sable fin, c’est qu’ils sont entourés de déchets.

       Il n’est pas besoin de s’aventurer dans des lieux reculés du pays pour se rendre compte de la situation. Les détritus sont omniprésents : dans les cours d’eau, au bord des chemins, au milieu des champs, et donc sous le sable des plages. Le voisin croate se plaint régulièrement de l’arrivée par la mer de déchets albanais. Il y aurait plus de 60 décharges à ciel ouvert, où l’on brûle généralement le tout. Ici, pas de taxe carbone ou d’écotaxe, la législation albanaise ne prévoit même pas de sanction pour qui jette ses ordures dans la nature. On peut donc faire sa vidange dans les rivières sans crainte. (...)

       (...) Lavdosh Ferruni est l’un des initiateurs du mouvement Alliance contre l’importation des déchets (Akip). Il se souvient que, durant la période communiste, « la situation concernant les déchets était à peu près le contraire de ce que le pays connaît actuellement. Essentiellement par souci d’économie, tout était recyclé, le plastique n’existait pas et les déchets organiques étaient acheminés vers les fermes d’État ». Aujourd’hui, l’État semble peu préoccupé par la question et la défaillance des services municipaux en la matière est criante. Le tri est en grande majorité l’affaire des populations roms. Dans toutes les villes du pays, ils sont nombreux à faire les poubelles afin de collecter tout ce qu’ils peuvent revendre par la suite : fer, plastique, papier… Chaque chiffonnier en obtient une centaine d’euros par mois. (...)

       (...) À Durrës, principal port et deuxième ville d’Albanie, la municipalité ne dispose d’aucune structure officielle pour le traitement de ses déchets [1]. Ils sont entreposés à l’air libre, à seulement quelques kilomètres de la côte. Depuis quelques années, c’est dans ces décharges non sécurisées que les jeunes des montagnes du nord du pays, fuyant la misère, sont venus disputer les maigres revenus qu’on peut en tirer. Les conditions de travail y sont particulièrement dangereuses et les accidents, nombreux. La mort en août dernier d’un jeune homme de 17 ans dans la principale décharge de la capitale a ravivé le débat sur la question. Surtout qu’au même moment, le gouvernement faisait resurgir une loi censée répondre aux critères européens en termes de recyclage. (...)

       (...) Cela ne saute pas aux yeux, mais une vingtaine d’entreprises de recyclage ont vu le jour ces dernières années. Selon les autorités, elles ne fonctionneraient qu’à peine à 30 % de leurs capacités, la faute au manque… de déchets. Les services de ramassage étant défaillants, le lobby des entreprises de recyclage fait régulièrement pression pour autoriser l’importation de « matière première » étrangère. Un argument repris par les gouvernements successifs afin de faire passer une loi très controversée autorisant l’importation de déchets étrangers.

       Après les tumultes des années 1990, à la suite de l’effondrement du régime communiste, le marché des déchets étrangers s’est légalisé en 2003, avec des restrictions. Néanmoins, le peu d’intérêt et de contrôle portés par les autorités albanaises a permis l’augmentation considérable de leur nombre. L’implantation de compagnies de recyclage italiennes a accéléré ce développement et fait apparaître un nouveau débouché lucratif pour les organisations criminelles de la région. Durant les années 2000, la police maritime italienne a en effet mis en évidence le transport illégal de matières dangereuses comme de l’électronique usagée, des batteries, des piles, des résidus de chantier de construction, des liquides toxiques… [2] Malgré les restrictions et accords internationaux, le peu d’informations disponibles laisse apparaître que l’Albanie a réceptionné plus de 700.000 tonnes de détritus en tout genre en quelques années. (...)

       (...) Ce commerce est devenu tellement rentable que les gouvernements successifs cherchent à mettre fin même aux faibles restrictions qu’imposait le texte de 2003. Ainsi en 2011, le Parti démocrate, alors au pouvoir, a fait voter une loi autorisant l’importation des déchets. Élu en 2013, le Parti socialiste a tenu sa promesse de campagne en abrogeant ce texte très impopulaire. En 2016, les rôles se sont inversés : cette fois, c’est le gouvernement socialiste qui propose une loi quasiment identique à celle qu’il avait abrogée, ouvrant de nouveau la porte aux déchets étrangers.

       Sans rougir de la contradiction, son adversaire démocrate se pose en défenseur de la santé publique et déclare qu’une partie de ce commerce est sous la coupe d’organisations criminelles « qui veulent des pays où la loi n’existe pas, l’Albanie du Premier ministre Edi Rama étant l’endroit idéal pour cela ». Si M. Rama fait aujourd’hui marche arrière, est-ce simplement un signe de faiblesse ? (...)

       (...) Les liens d’une partie de l’élite albanaise avec la mafia italienne sont régulièrement pointés du doigt et le pays, qui est devenu officiellement candidat à l’Union européenne, se voit reprocher son manque de fermeté envers ces groupes qui profitent de douanes poreuses et de la corruption rampante des différents services étatiques. Pour Lavdosh, « l’élite politique albanaise est, au mieux, manipulée par le crime organisé ». Pourtant, le commerce des déchets n’est pas simplement l’affaire de ces groupes. Selon lui, « certaines grandes entreprises européennes, par exemple françaises ou anglaises, utilisent également le cadre juridique légal pour transporter des déchets, souvent très dangereux, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’UE ». L’Albanie n’est pas la seule destination de ces déchets. Le rapport de 2012 de l’Agence européenne de l’Environnementa démontré que ces déchets empruntaient des routes maritimes très complexes.

       Devant la forte mobilisation citoyenne, le président a renvoyé la loi devant le parlement albanais. À l’occasion du nouveau vote qui devait avoir lieu jeudi 24 novembre, les opposants ont annoncé une grande manifestation pour obtenir la limitation de l’importation des déchets. Le vote a été reporté à une date ultérieure, mais la manifestation est maintenue.

       Lors du précédent passage de la loi en 2011, une pétition en faveur de l’organisation d’un référendum sur la question avait obtenu plus de 64 000 voix. « Nous sommes bien mieux organisés qu’à l’époque et nous sommes associés à d’autres luttes environnementales. L’écho parmi la population est considérable. » La bataille est cependant loin d’être finie.



    [1Selon le documentaire de 2014 de la chaîne Public Sénat, Albanie, terre de déchets.

    [2Selon l’enquête de fin 2012 du site italien Investigative Reporting Project Italy.

     

    https://reporterre.net/En-Albanie-le-commerce-lucratif-des-dechets-etrangers

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE BONHEUR SE DÉGUSTE

    À PETITES GORGÉES)

    %%%

    "Lalalala... Je suis heureuse...

    - Et un tout petit peu nue, non?"

    http://glamoramamama75.tumblr.com/post/

    153550467621/about-to-let-go-of-the-fucks-i-give

    %%%

    (La conversation de ce bibliophile était tout,

    sauf roborative)

    bibamagazine.fr

    Maroc.

    A Fès, dans la plus ancienne

    bibliothèque du monde

       La Khizanat Al-Quaraouiyine, la bibliothèque de l’université Al-Quaraouiyine – la plus ancienne université du monde et l’un des joyaux de l’architecture arabo-andalouse –, est sur le point de renaître à Fès. Une lourde campagne de rénovation vient de s’achever et ce haut-lieu de culture devrait bientôt être de nouveau ouvert au public, selon le quotidien britannique The Guardian

       Fondée au IXe siècle par Fatima Al-Fihriya, fille d’un riche marchand tunisien, la vénérable bibliothèque a également été restaurée par une femme, l’architecte marocaine Aziza Chaouni. Née à Fès, Aziza Chaouni, qui enseigne aujourd’hui l’architecture à Toronto, se souvient que son grand-père, étudiant à l’université Al-Quaraouiyine, considérait la bibliothèque comme sa deuxième maison. Pour elle :

    La bibliothèque doit continuer à vivre. Elle accueillera des touristes qui pourront voir les manuscrits anciens pour la première fois. Mais j’espère aussi que les gens de Fès viendront et utiliseront à leur tour cet espace comme une seconde maison.

       Parmi les nombreux trésors que conserve la bibliothèque, un Coran calligraphié sur une peau de chameau, daté du IXe siècle. Un laboratoire a été aménagé et spécialement équipé pour assurer la préservation et à la numérisation des manuscrits les plus précieux. (...)

       (...) Pour Aziza Chaouini, cette restauration s’inscrit dans un vaste de projet de rénovation de la vieille ville de Fès. “La Médina a le plus grand réseau de rues piétonnes du monde. Ce n’est pas une ville pour touristes, mais une ville vivante. Elle constitue un modèle de ville durable.”

       The Guardian évoque un autre projet d’Aziza Chaouini : faire revivre la rivière qui traversait jadis la Médina, aujourd’hui en partie enfouie sous le béton et les détritus.

       La vieille ville de Fès, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, rassemble 350 000 habitants, dont de nombreux artisans. Elle accueille chaque année le Festival des musiques sacrées du monde et le Festival de la culture soufie.

     

    http://www.courrierinternational.com/article/maroc-fes-dans-la-plus-ancienne-bibliotheque-du-monde

    %%%

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (POUR ATTEINDRE LA SAGESSE

    TU DOIS TUTOYER LES ÉTOILES)

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    (Cindy avait inscrit son code bancaire

    dans un endroit très très secret)

    rhubarbesOtto Schmidt Art.

    More Characters here.

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    "Tu peux me dire, Chérie, pour quelle raison tu voulais

    que je t'achète un marteau?

    - Grmph..."

    http://bazookadeathmatch.tumblr.com/post/153179968042

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    "Ho, Chéri, il y a un drôle d'animal, dehors...

    - Fais-le rentrer"

    http://bazookadeathmatch.tumblr.com/post/

    152952742924/cyberclays-alien-runner-alien-fan-art-by

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SOIGNE TON ÂME

    AUTANT QUE TON CORPS)

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    "

    Geluck

    agoravox.fr

    ¤¤¤

    "

    arretetonchar.fr

    La chute de l’Empire romain

    ou la fin d’un empire sans valeur

       Poilus, méchants, armés jusqu’aux dents ! Ils violent et pillent  ! Étrangers à cette culture raffinée  ! Envahisseurs  ! Migrants  ! BARBARES  ! Voilà ceux qui ont mis fin à un empire millénaire. Alaric, chef barbare, rentre dans Rome en 410. Drame, traumatisme historique. Même Hannibal n’avait pas osé. L’empereur ne règne plus. Les barbares ont finalement eu raison de l’empire. Voilà l’histoire officielle. Des étrangers ont conquis l’empire  ! Mais petite question : «  Où diable étaient les légions  ?  »

       On ne peut pas parler de l’économie romaine sans parler de la machine de guerre romaine. Tout au long de l’empire, leur nombre augmente de 28 sous Auguste (-30 avant J.C) pour passer à 53 sous Dioclétien (284ap J.C). À l’apogée de l’empire, ce sont 350 000 légionnaires prêts à mourir pour l’aigle impérial. Enfin, surtout si les empereurs y mettent le prix  ! Car la solde de 225 deniers sous César passe à 500 deniers sous Septime (IIe siècle). Soldat de métier qu’il faut équiper, loger, nourrir. Le légionnaire coûte cher  ! De plus, la taille de l’empire n’aide pas. Les empereurs ne sont cependant pas à court d’idées pour augmenter les recettes. C’est donc dans un élan de civisme extraordinaire que Caracalla décide en 212 d’accorder la citoyenneté romaine à toutes les provinces. La citoyenneté, merveilleux concept accordant des droits, mais surtout le devoir de payer l’impôt  !

       Le poids de l’armée pose donc un problème à l’empire. Des solutions sont imaginées, dont une géniale, mais maléfique : celle de modifier la monnaie.

       Le système monétaire romain est basé sur trois métaux : l’or, l’argent, et le bronze/cuivre. Les monnaies les plus connues et les plus pertinentes sont : le sesterce en bronze, le denieren argent, et l’aureus en or. 

       Chaque monnaie a sa parité dans une des deux autres. Sous Auguste, l’aureus valait 25 deniers, et 100 sesterces. Son poids permet également de savoir si la monnaie est de bon aloi, c’est à dire contenant une bonne quantité de métal fin. Sous Auguste par exemple l’aureus vaut 7 grammes d’or pour ne valoir que 5 grammes d’or sous Dioclétien.

       Bien, la monnaie est faite en métal plus ou moins précieux et elle ne peut donc pas être battue en quantité illimitée. Ainsi, dès le départ cette monnaie de métaux précieux pose trois problèmes : celui de la dévaluation, de la thésaurisation et de l’inflation.

     

       La dévaluation. Imaginez-vous en empereur romain. Vous portez la pourpre et le laurier. Vous mangez du raisin avec une vestale quand un conseiller malheureux vient vous voir pour vous dire que des Octogoths, et des Polygoths ont envahi l’empire et décimé les légions censées défendre la frontière. En tout bon empereur qui se respecte, vous dites à ce conseiller de lever quatre nouvelles légions, non huit  ! Vous êtes empereur, que diable  ! Malheureusement, ce conseiller vous explique que l’impôt de cette année permet à peine d’en lever une. Que faire  ?

       Un mathématicien égyptien de l’école au quatrième degré de Pythagore entend la conversation et pose le problème. «  Mon empereur, vous avez 100 000 deniers d’argent. Avec ces 100 000 deniers vous pouvez lever une légion. Il vous faut donc 800 000 deniers pour en lever huit  ! Chaque denier pèse 8 grammes. En faisant refondre vos deniers pour que chaque denier fasse un gramme vous obtiendrez la monnaie nécessaire.  » Tout empereur que vous êtes, vous comprenez rapidement le calcul. Mais vous lui dites que les citoyens romains vont vite comprendre le subterfuge. Non  ! Vous répond l’égyptien. Car en y rajoutant 7 grammes d’un métal moins fin comme le bronze ou le cuivre vous pouvez donner le même poids, et la même forme aux pièces. Vous trouvez donc l’idée géniale, et vous commencez donc à faire fondre vos deniers.

       Exemple marrant, il nous explique la spirale dans laquelle l’empire s’engage à ce moment. Chaque guerre, chaque légion qu’il faut payer dévalue de plus en plus la monnaie. Cette logique va aller tellement loin que l’antoninien est créé en 215 par l’empereur Caracalla. Toujours lui, l’escroc  ! Cette monnaie, valant deux deniers à l’époque, a pour but de se dévaloriser en fonction des nécessités de l’empire. Elle n’a pas de valeur réelle. D’abord faite en argent, les diverses dévaluations la font en bronze. Elle remplace peu à peu le denier. Car l’empereur sage parmi les sages n’a malheureusement pas lu Keynes  ! Tout argent dévalué doit nécessairement lui revenir à travers l’impôt. Rajoutez à cela la thésaurisation des bonnes monnaies, et vous obtenez des monnaies qui se dévaluent de plus en plus au fil du temps.

       En quoi consiste la thésaurisation  ? On reprend un exemple, j’aime bien, ça me fait rêver. Vous êtes patricien en votre domaine, une jeune esclave de Bactriane danse nue devant vous avec votre patricienne. Quand tout à coup un esclave arrive  ! Il vous annonce que l’empereur a encore décidé de dévaluer la monnaie. Les futurs deniers d’argent contiendront du bronze. Bon patricien, vous êtes donc forcément cupide, vous vous dites que des deniers d’argent contre des deniers de bronze c’est de l’arnaque et que cet empereur ne les aura pas pour son futur impôt. Vous envoyez donc cet esclave creuser un trou et cacher vos deniers d’argent dans une forêt. Bien sûr, vous lui demandez où il les a cachés et vous le tuez après. On ne sait jamais  ! Vous savez donc que vous pouvez conserver vos deniers en argent. De plus, parité de la monnaie oblige, vous pouvez payer l’impôt en sesterce de bronze  ! Idée géniale  !

       L’Empire romain par la dévaluation et la thésaurisation se trouve donc envahi de mauvaises monnaies. Provoquant le dernier des problèmes : l’inflation  !

       Est-ce que je vous fais encore un exemple marrant  ? OUI  ! Vous êtes Citoyen plébéien romain. Vous vivez à Rome avec votre femme, vos enfants atteints de scorbut et vos parents (la retraite n’existait pas). Vous avez un petit commerce et vous vendez des poteries. Étant un acteur très interdépendant de l’offre et la demande et de la valeur de la monnaie. Vous vous êtes rendu compte que votre fournisseur d’argile vous faisait payer plus cher. Vous lui demandez pourquoi ces prix  ? Il vous dit tout simplement, là où il vous le faisait à un denier le kilo. Maintenant qu’il y a du bronze dans la monnaie, il veut deux deniers d’argent pour s’y retrouver. Bon, vous ne comprenez rien à part qu’effectivement la monnaie a une autre couleur qu’avant et qu’il doit y avoir une raison. Vous vendez donc vos poteries deux fois plus chères. De toute façon, vous n’avez pas le choix. Plus le temps passe et moins vous avez de deniers d’argent qui sont thésaurisés. Vous n’avez donc plus que des sesterces pour payer.

       La conséquence de l’inflation est la hausse des prix. Bien qu’elle puisse compenser la dévaluation de la monnaie, ce n’est pas le cas. Les prix augmentent, les riches thésaurisent leur monnaie, l’empereur lève de plus en plus d’impôt pour financer ses guerres, et bien sûr, quelles que soient les époques ce sont les pauvres qui trinquent. L’empereur met en place un impôt spécial «  l’annone  » finançant exclusivement les dépenses militaires. Les terres des petits propriétaires sont réquisitionnées, un exode rural commence. Cependant en ville la manœuvre servile est plus nombreuse et moins chère que celles des citoyens romains. Les salaires sont tirés vers le bas et le chômage augmente. On rajoute à cela la peste et le brigandage empêchant le commerce et l’on obtient un déclin en occident qui durera encore un ou deux siècles.

       L’empire n’est plus dès le troisième siècle. Cependant, l’idée de Rome est toujours présente. Un empereur talentueux permet à Rome de vivre encore pour mille ans.

       Le fier légionnaire, droit, discipliné, protégeant la veuve et l’orphelin contre l’envahisseur barbare dans les confins les plus reculés de l’empire est très doué pour ça. Mais, il ne comprend rien au système monétaire. Il constate que l’empereur le paie en monnaie de singe et que sa solde ne représente rien. De plus, depuis Caracalla la citoyenneté romaine est accordée sans avoir besoin de faire la légion. Donc mis à part l’argent quelles sont ses raisons de se battre  ? Le légionnaire se bat donc pour sa solde. Mais il reste discipliné. Il a donc besoin d’un chef, d’un empereur pour le lui donner. C’est ainsi que vingt-six empereurs vont se succéder au troisième siècle. L’empire est instable.

       C’est alors qu’en 306 Constantin Ier arrive au pouvoir. Énigme de l’histoire, Saint de l’Église catholique, réformateur d’empire. Constantin doit son pouvoir à sa victoire du pont Milvus en 313, Jésus lui-même, lui parle et lui dit qu’il doit mettre ses initiales sur les boucliers des légionnaires pour gagner la bataille. Il s’exécute, et il gagne. Merveilleux, un chrétien de plus... Mis à part ses «  visions  », Constantin trouve une façon de réformer l’économie. Chrétien nouveau, il décide de confisquer aux temples païens tout leur or pour créer une nouvelle monnaie : le solidus (solide en français).

       Remplaçant de l’aureus, cette monnaie n’a pas de parité et possédera un poids égal jusqu’au XIe siècle dans l’Empire byzantin. De plus pour continuer à créer sa monnaie, Constantin impose plus fortement les riches, en levant un impôt payable uniquement en or  ! Socialiste avant l’heure  ? Le Constantin était plus pragmatique. Les classes populaires n’étant plus en mesure de payer l’impôt, ils préfèrent se tourner vers les riches pour financer ses légionnaires et ses rêves de grandeur. Ses successeurs feront tout pour éviter la dévaluation de cette monnaie jusqu’aux défaites byzantines, et son déclin (bizarre  ?)...

       Cependant, cette réforme n’amène pas de richesses aux classes populaires, et les intérêts de l’empire ne concernent qu’une petite partie de sa population.

    «  L’Empire romain est tombé suite aux invasions barbares  !  » Si demain vous dînez entre amis, et que vous entendez cette ineptie, vous pourrez leur expliquer que : «  Non, l’empire est tombé sous les coups de sa dévaluation chronique malgré le sauvetage désespéré de Constantin Ier  ». Vous verrez, ça fait très chic.

       Cet article vise à dénoncer nos dérives et à pointer du doigt que nous répétons les mêmes erreurs. Les barbares ont de nouveaux noms : latinos ou musulmans. Dirigés par la peur nous recherchons des chefs cupides et stupides pour trouver des solutions. Les empereurs romains voulaient protéger leur frontière et ont fait des choix qui ont poussé l’empire le plus grand d’Occident à s’effondrer. Verrons-nous dans les années qui viennent la fin d’un nouvel empire  ? Aux États-Unis comme en France, la peur de l’autre aboutira-t-elle à notre fin  ?

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-chute-de-l-empire-romain-ou-la-186541

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (N'AIE CRAINTE, L'ENVIEUX

    N'EST PAS TON FRÈRE)

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    (Narcissette était la fille du grand Narcisse)

    (Source: ilpianobis, via comoquisieradecirte)

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    Voyage.

    Les secrets “bien gardés”

    des compagnies aériennes

       Si vous prenez régulièrement l’avion, ces informations glanées auprès de voyageurs confirmés et de membres d’équipage ne manqueront pas de vous faire réfléchir avant votre prochain voyage.

        Pourquoi faut-il éviter de boire du café dans un avion ? D’où vient cette irrépressible envie de boire du jus de tomate ? Les tablettes inclinables des sièges sont-elles de véritables nids à microbes ?

       Voici quelques sujets dont le site de questions/réponses Quorum déborde et dans lesquels le quotidien britannique Daily Mail s’est plongé.

       Petit florilège des réponses données par des voyageurs expérimentés et des membres d’équipage. Attachez votre ceinture, c’est parti.

       / La vérité sur le choix du plat

       Vous pensez choisir en toute objectivité votre repas ? Grave erreur, vous n’êtes qu’une marionnette manipulée par la fluctuation des stocks de votre avion.

       Prenons l’exemple d’une compagnie aérienne qui a très peu de plats de poisson et une quantité invraisemblable de plats au poulet à écouler. Bonsoir, nous avons deux repas au choix pour le vol de ce soir. Notre premier choix est une poitrine de poulet grillée à la perfection accompagnée de légumes soigneusement cuits à la vapeur et une sauce très délicatement assaisonnée dont le fumet me rappelle celle que faisait ma grand-mère quand j’étais petit. L’autre choix est du poisson.

       Vous trouvez la ficelle un peu grosse ? Force est de constater que cela fonctionne puisque près de deux voyageurs sur trois choisissent le poulet dans ce genre de situation. 

       / La vérité sur les repas lors des vols de nuit 

       Autre astuce développée par le personnel de bord sur les vols de nuit : attendre suffisamment longtemps avant de servir les repas afin qu’un maximum de passagers s’endorment. Résultat ? Une charge de travail fortement allégée.

       / La vérité sur le jus de tomate

       Vous ne buvez jamais de jus de tomate sauf lorsque vous prenez l’avion ? Une habitude qui n’a rien de surprenant à en croire une étude clinique menée par la Lufthansa. Celle-ci révèle que la pression d’air fluctuante des cabines rend les passagers avides d’aliments acides et salés. Deux conditions satisfaites par le jus de tomate.

       / La vérité sur l’eau du robinet

       Le café serait fait avec la même eau que celle des robinets des toilettes. Et alors me direz-vous ? Et alors, il se trouve qu’elle est loin d’être claire comme de l’eau de source. Le Wall Street Journal a ainsi comparé l’eau de 14 vols différents et les résultats font froid dans le dos. La concentration en bactéries serait des “dizaines, voire des centaines de fois supérieure aux limites fixées par le gouvernement américain”.

       La raison ? Les escales parfois très courtes ne laisseraient pas suffisamment de temps au personnel pour nettoyer correctement les avions. Dans certains cas, “les emplacements pour purger les déchets des toilettes et recharger l’eau potable sont très proches et entretenus par la même personne”. De quoi réfléchir à deux fois avant d’opter pour un café lors de votre prochain vol. 

       / La vérité sur les tablettes inclinables

       Dans la même veine, méfiez-vous des tablettes inclinables des sièges, qui seraient elles aussi des nids à microbes. Outre les mains et objets nombreux et variés qu’elles accueillent, les parents utiliseraient régulièrement les tablettes pour changer les couches de leurs enfants.

       / La vérité sur les sièges 

       Pour finir, voici un conseil pour bien choisir votre siège :  Les sièges du milieu sont les derniers à être réservés, si vous voyagez à deux, réservez les sièges côté fenêtre et côté couloir, vous aurez de bonnes chances de voir le siège du milieu rester vide si le vol n’est pas complet.”

       Vous voilà parfaitement informé pour votre prochain voyage.

    http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/

    voyage-les-secrets-bien-gardes-des-compagnies-aeriennes

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    Benoît Barvin


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