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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PRENDS TA VIE A

    BRAS LE CŒUR)

    ***

    (Le Fameux Alegrías cojones avant son

    terrible accident de... heu... de travail...)

    sisterwolfCostume

    (via ronpolla)

    ***

    "Sus aux Macédoniens!

    - Mais on est Macédoniens...

    - Ah bon?"

    phalangemacdonienne036jb-8cb442

    les-antiks.xooit.fr

    Macédoine.

    Vers un conflit de type “Maïdan” ?

       Après la manifestation de l’opposition le 16 mai, le gouvernement a envoyé ses partisans dans la rue le 17. La tension monte à Skopje et, selon la presse russe, le conflit pourrait prendre la forme d’un “Maïdan macédonien”.

       “Voici le peuple : 90 000 personnes devant le Parlement, pour la Macédoine”. Le quotidien progouvernemental Vecer (“Le Soir”) jubile en décrivant la “marée humaine”, descendue dans la rue, dimanche 17 mai, pour défendre une “Macédoine stable et forte” à l'appel du Premier ministre, Nikola Gruevski.

       Peu importe si, selon les estimations des agences de presse, les manifestants favorables au pouvoir en place ne dépassaient par les 30 000 personnes ce soir-là, Vecer estime que le gouvernement a réussi à “damer le pion” aux opposants qui avaient manifesté la veille sous le slogan de “Gruevski, adieu” et “Démission”. (...)

       (...) Moins lyrique, le quotidien Utrinski Vesnik (“Le Journal du matin”) rappelle l'échec du“deuxième round” des discussions entre les dirigeants des quatre principaux partis en Macédoine, pouvoir et opposition confondus, pour tenter de faire baisser la tension.

       Sur sa une, les photos de deux principaux protagonistes de cette crise : M. Gruevski, leader du parti au pouvoir (VMRO-DPMNE) et le chef du principal parti d’opposition de gauche macédonien (SDSM), Zoran Zaev, qui a rendu publics, en avril, une série d’enregistrements téléphoniques mettant en lumière les mauvaises pratiques du gouvernement. (...) 

       (...) Proche de ce dernier, le quotidien Dnevnik s’interroge, lui, sur les zones d’ombre de la fameuse “opération antiterroriste” du gouvernement à Koumanovo le week-end dernier, près de la frontière du Kosovo, qui a mis le feu aux poudres de la contestation. Alors que les autorités annoncent avoir “liquidé 14 terroristes”, Dnevnik n’a pu dénombrer que 10 corps dans la morgue…(...) 

       Depuis la manifestation du 16 mai, la Macédoine se trouve “au seuil de la confrontation la plus grave depuis le conflit interethnique du début des années 2000”, commente le quotidien russe libéral Kommersant, qui qualifie le mouvement de “Maïdan macédonien”. “Comme pour le cas de l’Ukraine, l’Occident et la Russie s’impliquent de plus en plus dans la crise de Skopje, et la Macédoine menace de devenir une arène de confrontation entre l’Est et l’Ouest.”

    http://www.courrierinternational.com/article/macedoine-vers-un-conflit-de-type-maidan

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (QUI ÉTUDIE DANS LE MARC DE CAFÉ,

    NE BOIT PAS DE CAFÉ)

    @@@

    (Cette femme voilée voyait la vie en rose)

    http://girlinlondon.tumblr.com/

    @@@

    (Ma copine riait volontiers à mes blagues pourries...

    du moins au début)

    http://girlinlondon.tumblr.com/

    @@@

    (Même les squelettes ne se mouillaient plus)

    (Source: nixeresht, via protosasquatch)

    @@@

    "Alors, coquines, coquins, qui veut jouer avec moi?"

    (Source: heart-shaped-apple, via unclecreemy)

    @@@

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SALUE TOUJOURS AVEC BONTÉ

    LE JOUR QUI FUIT)

    ***

    "Ouné rose, mon bon seigneur...

    Ouné simplé rose qui vous lé rendra

    pour toujours..."

    (Oukoudima le samouraï avait étudié l'art de la comédie

    dans un opuscule italo-français...)

     http://nuweba.tumblr.com/image/119203000927

    ***

     (Le docteur Follamour: ou comment j'ai appris

    à ne plus m'en faire à propos du respect de la constitution

    et pourquoi j'aime les drones)

     palestine-solidarite.org

    La stupidité institutionnelle (La Jornada)

       Le mois de janvier dernier, Noam Chomsky a reçu le Prix de la Lutte contre la Stupidité, mis en place par la revue Philosophy Now (Royaume-Uni), tout particulièrement pour son travail sur la structure des médias et sa constante incitation à la pensée critique et indépendante, avec une référence spéciale à son livre La fabrication du consentement, co-écrit avec Edward S. Herman. Ci-après le discours de Noam Chomsky lors de la cérémonie de remise du prix, retransmis en vidéoconférence depuis sa maison au Massachusetts (USA) au London’s Conway Hall, à Londres.

       "Je suis évidemment très heureux de recevoir cette distinction qui m’honore, et de pouvoir la recevoir aussi au nom de mon collègue Edward Herman, co-auteur de La fabrication du consentement et qui a beaucoup travaillé sur ce sujet si important. Bien entendu, nous ne sommes pas les premières personnes à nous être penchées sur ce sujet.

       De façon prévisible, George Orwell a été une des premières personnes à traiter ce sujet. Il a écrit un essai peu connu, qui sert d’introduction à son fameux livre La ferme des animaux. Il est peu connu car il n’a pas été publié : il a été retrouvé plusieurs décennies plus tard parmi ses documents inédits, mais il n’est pas disponible. Cet essai signale que La ferme des animaux est évidemment une satire du régime totalitaire, mais il invite le peuple Anglais à ne pas s’endormir sur ses lauriers parce que, comme il l’exprime, en Angleterre les idées impopulaires peuvent être supprimées sans avoir besoin de recourir à la force. Il donne par la suite des exemples de ce qu’il veut dire et seulement quelques phrases d’explication, mais je crois qu’il touche au but.

       Il y a plusieurs explications à cela. La première, c’est que la presse est la propriété de personnes très fortunées qui ont un certain intérêt à ce que certaines idées ne soient pas exprimées. La seconde est un aspect intéressant, que nous n’avons pas développé alors que nous aurions dû nous y attarder : une bonne éducation.

       Si vous allez dans les meilleures écoles on vous inculquera qu’il y a certains sujets qu’il faut tout simplement ne pas aborder. Et ça, selon Orwell, c’est un puissant carcan qui va bien au-delà que l’influence des médias.

       La stupidité se présente sous différentes formes. J’aimerai dire quelques mots au sujet d’une forme en particulier qui me paraît la plus problématique de toutes. On pourrait l’appeler la stupidité institutionnelle. C’est une espèce de stupidité qui reste tout à fait rationnelle si on la considère dans le cadre dans lequel elle opère : mais en fait c’est ce cadre lui-même qui évolue entre le grotesque et une virtuelle folie.

       Pour comprendre cela il est peut-être plus utile de mentionner quelques exemples. Il y a 30 ans, au début des années 80 –les premières années de l’ère Reagan– j’ai écrit un article appelé « La rationalité du suicide collectif ». J’y abordais le thème de la stratégie nucléaire, en décrivant comment des personnes parfaitement intelligentes étaient en train de concevoir un plan de suicide collectif mais qui restait tout de même raisonnable dans leur cadre d’analyse géostratégique.

       Je n’étais pas conscient à l’époque à quel point la situation était mauvaise. Nous avons appris beaucoup de choses depuis. Par exemple, un numéro récent de la revue The Bulletin of Atomic Scientists présente une étude sur les fausses alertes des systèmes de détection automatiques que les États-Unis et d’autres pays utilisent pour détecter des attaques de missiles et d’autres menaces qui pourraient être perçues comme une attaque nucléaire. Cette étude estimait qu’il y eu entre 1977 et 1983 au moins 50 fausses alertes, et jusqu’à un maximum de 255. Ces alarmes ont à chaque fois été désactivées par une intervention humaine, évitant ainsi une catastrophe à quelques minutes près.

       Il est fort probable qu’aucun changement substantiel n’ait eu lieu depuis, et en fait les choses empirent – ce que je n’avais pas compris lorsque j’écrivais ce livre.

       En 1983, plus ou moins la période durant laquelle je l’ai écrit, il y avait une grande crainte de la guerre. Cela se devait en grande partie à ce que George Kennan, l’éminent diplomate, a appelé alors les « caractéristiques indéfectibles de la marche vers la guerre – rien de moins ». Cela a commencé avec des programmes que l’administration Reagan a lancés dès son arrivée au pouvoir. Ils voulaient mettre à l’épreuve les défenses russes, ils ont donc simulé des attaques aériennes et navales sur la Russie.

       C’était une époque de grande tension. Des missiles étasuniens de type Pershing avaient été installés en Europe occidentale, à une distance de vol de 5 à 10 minutes de Moscou. Reagan avait aussi annoncé son programme « Guerre des étoiles », interprété par les stratèges des deux bords comme une arme de première frappe. En 1983, l’opération Archer Capable incluait un exercice de déploiement militaire sur le terrain qui comprenait « la simulation d’utilisation à grande échelle d’armes nucléaires par des forces de l’OTAN ». De récents documents d’archives nous ont appris qu’à l’époque le KGB en avait conclu que les forces Étasunienne avaient été placées en alerte, et peut-être même qu’il avait enclenché le compte à rebours pour la guerre.

       A ce jour notre monde n’a toujours pas connu l’abîme nucléaire, mais –sans même nous en être rendus compte - nous sommes passés tout près en 1983, bien plus près que lors de la crise des missiles de Cuba en 1962. Les leaders russes croyaient que les USA étaient en train de préparer des manœuvres pour une première frappe, ils auraient bien pu lancer une attaque préventive. D’ailleurs je reprends les termes d’une analyse élaborée par un service de renseignement étasunien de haut niveau qui conclut que la crainte d’une guerre était bien réelle. Cette analyse souligne qu’il y avait en toile de fond le souvenir persistant chez les Russes de l’Opération Barbarossa, nom de code de l’attaque d’Hitler contre l’Union Soviétique et qui a été le pire désastre militaire dans l’histoire russe et qui fut au point de détruire le pays. L’analyse que je cite mentionne que c’était exactement la comparaison que les Russes utilisaient à l’époque.

       Ce n’est déjà pas très rassurant, mais il y a pire encore. Il y a à peu près un an nous avons appris qu’alors que ces événements avaient lieu, le système d’alerte rapide russe –similaire à celui de l’Occident mais encore plus inefficace- avait détecté une attaque de missiles provenant des États-Unis et envoyé l’alerte maximale. Le protocole pour les militaires soviétiques était de riposter avec une attaque nucléaire. Mais l’ordre devait passer par un être humain. L’officier de garde, un homme appelé Stanislav Petrov, a décidé de désobéir les ordres et de ne pas transmettre l’alerte à ces supérieurs. Il a été officiellement admonesté, mais, grâce à son manquement au devoir, nous sommes tous vivants aujourd’hui.

       Nous savons qu’il y a aussi eu de nombreuses fausses alertes du côté étasunien. Les systèmes soviétiques fonctionnaient encore moins bien. Aujourd’hui les systèmes nucléaires sont plus modernes.

       La revue The Bulletin of Atomic Scientists [1] a une Horloge de l’Apocalypse bien connue, qui a été récemment avancée de deux minutes. Ils expliquent qu’aujourd’hui nous sommes à « minuit moins trois [avant l’apocalypse nucléaire] car les leaders internationaux n’accomplissent pas leur devoir le plus important, qui est d’assurer et de préserver la santé et la vitalité de la civilisation humaine. »

       Il est certain que, pris individuellement, ces leaders internationaux ne sont pas des gens stupides. Pourtant, dans leur rôle institutionnel, leur stupidité est létale si l’on considère toutes ses implications. Si on observe l’histoire du développement de l’arme atomique, c’est un miracle que l’on soit encore vivants.

       La destruction nucléaire fait partie de l’une des deux plus grandes menaces à notre survie, et elle est bien présente. La seconde menace, bien sûr, c’est la catastrophe environnementale.

       Une équipe de travail de PricewaterhouseCoopers vient tout juste de publier son étude annuelle au sujet des priorités des PDG. L’excès de régulation se trouve au sommet de cette liste. Le rapport indique que le changement climatique ne figure pas parmi les 19 premières préoccupations. Encore une fois, nous savons que les PDG ne sont pas des individus stupides. Nous supposons qu’ils dirigent leurs affaires de façon intelligente. Mais la stupidité institutionnelle est colossale, et représente littéralement une menace pour la survie des espèces.

       On peut remédier à la stupidité individuelle, mais la stupidité institutionnelle est beaucoup plus résistante au changement. A l’étape actuelle de la société humaine, elle met vraiment en danger notre survie. C’est pourquoi je pense que la stupidité institutionnelle devrait être une de nos principales préoccupations."

    Merci beaucoup [2].

    Source : La Jornada (http://www.jornada.unam.mx/2015/04/18/opinion/002a3pol)

    Source originale : Revue Philosophy Now (avril/mai 2015) 

    https://philosophynow.org/issues/107/Noam_Chomsky_on_Institutional_Stupidity

    Traduit pour Le Grand Soir par Luis Alberto Reygada

    NDT

    [1] - http://thebulletin.org/ Le Bulletin of the Atomic Scientists est un magazine non technique, en ligne, qui traite de la sécurité mondiale et les questions de politique publique, en particulier celles liées aux dangers posés par les armes nucléaires et autres armes de destruction massive. Il est publié sans interruption depuis sa fondation en 1945 par les physiciens du Projet Manhattan après les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki sous le nom Bulletin of the Atomic Scientists of Chicago. L’objectif premier du Bulletin est d’informer le public sur les débats de politique nucléaire tout en plaidant pour le contrôle international des armes nucléaires. (Source : Wikipedia)

    [2] - L’échange avec le public qui a suivi le discours de Noam Chomsky n’a pas été traduit.

    http://www.jornada.unam.mx/2015/04/18/opinion/002a3pol

     

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VOUS POUVEZ NE PAS

    SIMPLEMENT SUIVRE LE COURANT)

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     "Amanda! Je t'ai dit 100 fois de t'habiller

    décemment pour ne pas faire rougir les tomates!"

     (Source: orgasms-are-fun, via babylove1610)

    +++

    Geluck

     change-ta-vie.ch

    Votre cerveau est une bande-passante

    et les problèmes d'argent la saturent

    Repéré par Robin Vernerlickr CC 

       Aux États-Unis, deux chercheurs appellent à changer les politiques sociales en s'appuyant sur des observations psychologiques.

       «Si je fais de vous un pauvre du jour au lendemain, vous commencerez probablement à vous comporter comme vous pensez qu’un pauvre se comporte», explique Sendhil Mullainathan, économiste et professeur de Harvard, à la journaliste Cara Feinberg dansHarvard-Magazine.

       En 2013, l’enseignant a publié avec son collègue Eldar Shafir le livre Why having too little means so much, évoquant l’influence du sentiment de pénurie et de pauvreté sur le processus de décision des individus. Il revient aujourd’hui sur leurs observations et l’écho qu’elles pourraient trouver à présent dans le monde politique et le travail social.

       À grands traits, on pourrait résumer la pensée des deux chercheurs ainsi: l’esprit humain est comparable à une bande-passante, laquelle nous permet de faire fonctionner nos facultés intellectuelles et physiques. Le problème, c’est que les soucis matériels y prennent une importance démesurée. Résultat: ce qui ne sert pas à résoudre ces difficultés alimentaires ou monétaires a du mal à se faire une place.

       L’individu pauvre aura alors la plus grande difficulté à penser sur le long terme et aura tendance à faire de mauvais choix, à suivre des raisonnements moins pertinents.(...)

       (...) À partir de 2010, Mullainathan et Shafir ont débuté un cycle d’expérience très simple: ils ont fait venir un groupe d’individus riches et un groupe de personnes en situation plus délicate pour passer un test de QI n’exigeant aucune connaissance particulière. Avant ce test, les chercheurs demandaient aux uns et aux autres d’imaginer leur action si leur voiture nécessitait des réparations coûtant 300 dollars, remboursées seulement pour moitié par les assurances. Si ce cas de figure n’a pas eu d’effet sur le test qui a suivi, la même question avec des réparations réévaluées à 3.000 dollars n’a eu aucun impact sur les individus riches mais a largement décontenancé les plus pauvres. À l’issue d’un nouveau questionnaire, ils avaient perdu en moyenne 14 points de quotient intellectuel. (...)

       (...) Ces résultats impliquent que des faits qu’on attribue spontanément à des traits de la personnalité (impulsivité, caractère dépensier, mauvaises notes à l’école) peuvent n’être qu’un dérivé de la pauvreté. Plus intéressant, ils s’inscrivent en faux contre le credo de la pensée libérale, au sens large du terme. D’un point de vue libéral, tout individu calcule son intérêt, et les moyens d’y satisfaire, grâce à la raison, indépendamment de ses ressources. Ici, ce schéma est pris à défaut puisque ce sont les circonstances qui forgent l’action et restreignent la réflexion.

       En suivant ces enseignements, ce sont surtout les politiques sociales qui seront amenées à changer, comme le résume Cara Feinberg: 

    «Si on commence à considérer la bande-passante de l’esprit humain et les facteurs qui l’affectent de la même manière qu’on examine les circonstances économiques, nous pouvons concevoir et évaluer des programmes économiques fondés sur le comportement réel des gens et non sur ce que les statistiques nous disent ce qu’ils devraient faire

     http://www.slate.fr/story/101605/cerveau-bande-passante-pauvrete

    +++

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE EST UN

    MAÎTRE COMME LES AUTRES)

    °°°

    (Deux chaussettes s'aimaient d'amour tendre)

     Reblogged from kafroula, posted by kafroula

    °°°

    (Combat de combattants dans un tunnel sombre)

     trashyprinces:

     Other Sports Require One Ball,

    Wrestling Requires Two by Bruce Weber.

    °°°

    (Lucinda Bell s'apprêtait à apprendre de Monsieur Ostromo

    une prise de karajudo des plus difficiles...)

    Tango bailado al vesre V, de la serie Gotán by Tomas Müller

    (Source: santango)

    °°°

    (Le poisson rouge d'Amanda avait sacrément profité)

     importantmodernart

    Joan Brown Self-portrait with Fish and Cat, 1970

    °°°

    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’ALCOOL ET LA CIGARETTE

    SONT TES MEILLEURS ENNEMIS)

    ***

     (Sidérée par la virtuosité de cette musicienne,

    cette contrebasse se laissait aller)

     http://darksilenceinsuburbia.tumblr.com/

    ***

     "Moi vivant, jamais une femme ne conduire un bus!"

     spi0n.com

    Inde.

    A New Delhi, une conductrice de bus

    contre le harcèlement

       C’est un symbole important en Inde. Depuis un mois, Saritha Vankadarath arpente les rues de New Delhi au volant d’un bus de la Delhi Transport Corporation. Cette jeune femme est la première et la seule conductrice dans la capitale indienne. Son recrutement fait partie d’une campagne officielle visant à combattre le harcèlement sexuel dont sont victimes les Indiennes, note The Guardian.

       Pour décrocher cet emploi du service public régional, Saritha Vankadarath a été choisie parmi sept candidates, pour ensuite effectuer une formation d’un mois. Originaire d’un village situé dans l’Etat du Télangana (nouvel Etat créé en 2014 à partir de la région ouest de l’Andhra Pradesh), la jeune femme a fait montre d'abnégation pour en arriver là.
     
       “J’ai commencé à conduire un véhicule tricycle quand j'avais 20 ans. C’est en 2011 que j’ai conduit pour la première fois un bus – c’était plutôt un minibus – à Hyderabad [capitale du Télangana]. Cela m’a donné la confiance de gagner ma vie dans la dignité”, confie-t-elle à The Indian Express.
     
    http://www.courrierinternational.com/article/inde-new-delhi-une-conductrice-de-bus-contre-le-harcelement

    ***

    Géographie du harcèlement

       Le scandale suscité par le viol collectif d’une étudiante, en décembre 2012, à New Delhi, n’en finit pas de faire des remous.

       Les initiatives se multiplient pour aider les femmes à prévenir les risques d’agression. Par exemple, whypoll.org, la plus grande plateforme indienne de blogs, a mis en ligne une carte recensant les rues et les quartiers les moins sûrs de New Delhi.

       Une initiative similaire a été menée à Bombay, rapporte le site d’information Scroll.in. Sous couvert de l’anonymat, les femmes sont invitées à signaler tous les harcèlements ou les agressions dont elles ont été victimes, et la localisation de ces incidents.

       L’espoir étant, à terme, que les autorités réagissent et que la police patrouille davantage dans les zones répertoriées comme dangereuses.

    http://www.courrierinternational.com/article/2014/04/03/geographie-du-harcelement

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSE A NE PAS PENSER,

    PARFOIS)

    ***

     "Oh, Manola, t'as oublié quelque chose!

    - Imbéciles..."

    "Au bal des Morts-Vivants, les squelettes étaient tout juste acceptés". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

    http://nuweba.tumblr.com/

    ***

     "Oh My God! Un transhumaniste!

    - Qu'il est laid!"

    "Au bal des Morts-Vivants, les squelettes étaient tout juste acceptés". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

    io9.com 

    « Nous allons vers un homme

    mi-chair, mi-machine »

    Benoît Le Corre

       De la télémédecine à l’augmentation de soi, le chirurgien Guy Vallancien, auteur de « La Médecine sans médecin ? Le numérique au service du malade », décrit les bouleversements récents et à venir. La rencontre a lieu à l’université Paris Descartes ; pas dans les couloirs jaunis, comme sur la photo, mais sur la moquette de l’Ecole européenne de chirurgie. Cette école, c’est Guy Vallancien qui l’a fondée.

       Ce chirurgien urologue, bientôt 70 ans, n’a pas pris sa retraite. Faut comprendre : dans ce métier, dit-il, on ne cesse de s’améliorer, alors lui ne décroche pas, pas encore.

       Libérales, progressistes, en défense des industries, technophiles, les idées de Guy Vallancien vont en énerver plus d’un (au cours de notre entretien, il a même dit qu’il détestait Pierre Rabhi ; dire ça à Rue89, c’est plutôt osé). Il le sait d’ailleurs : 25% des gens vont apprécier son bouquin, 25% vont dire qu’il a perdu la tête, et 50% vont dire « oui, pourquoi pas » mais ne bougeront pas leurs fesses.

       Nous, le Guy Vallancien qu’on a voulu rencontrer, c’est le chirurgien urologue tweeto, celui qui a vu ses outils changer au fil de plusieurs décennies de carrière et qui fait de la futurologie dans son bouquin.

       / Rue89 : Tout au long de votre ouvrage, vous dénoncez les casseurs de progrès. Vous dites : « Dans l’Antiquité, la médecine était ignorante, les hommes la sacralisaient. Lorsque, au XIXe siècle, elle devint savante, ils la respectèrent. Aujourd’hui, alors qu’elle est efficace, ils la suspectent ! » Qu’est-ce qui cloche ?

       - Guy Vallancien : Je pense que nous sommes entrés dans une civilisation de tristesse. Il y a comme un rejet de la science. On oublie que nous n’avons jamais aussi bien vécu qu’aujourd’hui.

       Il ne faut pas oublier qu’en 1033, à Cluny, en Bourgogne, les Français mangeaient de la chair humaine à cause de la famine (l’un d’entre eux en vendait même au marché). En 1400, ni la ménopause ni Alzheimer n’existaient car on mourrait avant d’avoir atteint 40 ans. Aujourd’hui, on va globalement mieux.

       / Etes-vous une sorte de positiviste ?

       - Je ne suis pas un béni-oui-oui de la science. Je dis simplement qu’elle est un outil nous servant quand nous sommes confrontés à une crise. Il ne faut pas se laisser tromper par les « anti-sciences », bien souvent d’ailleurs anticapitalistes. Et le capitalisme est, à ce jour, le système économique favorisant le progrès. Avec, malheureusement, tous les défauts qu’il a, comme la surenchère ou la financiarisation insupportable.

       / Si « on va globalement mieux », si nous ne sommes pas dans une crise sanitaire majeure (je parle de la France), à quoi il sert, le progrès ?

       - En tant que médecin, mon but est de diminuer la souffrance et je vois encore un tas de gens malades, atteints du cancer par exemple. Nous n’avons pas encore gagné la partie. C’est pour ça qu’un débat comme « Faut-il se faire vacciner ? » m’énerve au plus haut point.

       C’est bien parce qu’on est dans un monde où il n’y a plus de polio estropiant des gamins qu’on peut se permettre de remettre leur efficacité en doute. Les gens n’ont pas de vision collective. Si un pourcentage important de gens refusent la vaccination, les maladies peuvent repartir à une vitesse folle. L’absence de mémoire est flagrante.

       / Comment a évolué votre métier de chirurgien au cours des dernières décennies ?

       - Si je regarde ce que je faisais quand j’étais jeune interne et ma pratique de la chirurgie aujourd’hui, ça a complètement changé. A l’époque, dans les salles d’opération, il y avait une table et des instruments classiques, comme des ciseaux et des pinces. Le seul instrument électrifié demeurait le bistouri électrique.

       Aujourd’hui, j’opère avec un échographe me permettant de repérer les tumeurs, je les extrais d’une prostate avec les bras robotisés d’une machine, ou à l’aide de lasers. Je ne « joue » plus du tout avec les mêmes instruments.

       / Lors d’un reportage en Charente, nous avons rencontré un garagiste regrettant de ne plus « mettre les mains dans le cambouis », à cause de l’électronique. Si on transpose ça au corps, vous, ça ne vous manque pas ?

       Mes mains me servent de moins en moins. Cette tendance va s’accentuer. Aujourd’hui, avec les robots type Da Vinci (on appelle ça des télémanipulateurs), j’opère grâce à des joysticks. Demain, on va complètement robotiser un certain nombre d’opérations standardisées.

       Dans ma spécialité, l’urologie, on pourrait d’ores et déjà programmer la résection endoscopique de la prostate, c’est-à-dire enlever des petits morceaux à l’intérieur pour faciliter le jet urinaire. Avec les scanners et les IRM, on rentrerait les dimensions exactes de l’organe dans la machine, et un système robotisé se chargerait seul de l’extraction.

       / Et vous devenez inutile...

       - Non, les opérations nécessiteront toujours la présence humaine. Parfois, je n’aurai qu’un rôle de surveillant, vérifiant le bon déroulement d’une ou plusieurs opérations, dans une sorte de tour de contrôle. En revanche, s’il s’agit d’un gros chantier opératoire, une longue opération, l’humain s’en occupera.

       Pour moi, la technologie nous servira à dégager du temps pour revenir à l’essentiel de notre profession : l’échange et la confiance. Mon rôle sera davantage de l’ordre relationnel, celui de « décideur » et non plus seulement d’« effectueur ». J’ai en partie perdu ce lien à cause des nombreuses tâches techniques et administratives qui ne devraient pas être miennes.

       Vous savez, quand un patient discute avec nous de sa maladie, il dit souvent : « J’ai compris ce qu’il m’arrive, mais vous, docteur, qu’est-ce que vous feriez à ma place ? » Cette question, et la décision qui en découle, elle est la clef de notre métier.

       / Dans votre ouvrage, vous expliquez qu’une nouvelle médecine émerge grâce au numérique : la « médiamédecine ». Qu’est-ce que c’est ?

       - Il s’agit d’une médecine qui éloigne le malade du chirurgien, voire plus globalement du médecin, tout en renforçant les moyens qu’il a d’agir sur la maladie. Le premier exemple remonte à 1816. René Laënnec, praticien breton, roule deux feuilles de papier ensemble pour écouter les bruits de poumons et le cœur d’une patiente obèse. Il invente le stéthoscope. Au lieu de faire une auscultation « immédiate » – coller son oreille au thorax –, il fait une auscultation « médiate » – à distance. Aujourd’hui, cette « médiamédecine » est partout.

       Je l’ai dit tout l’heure, mes mains sont de moins en moins utiles lors d’une opération, tout comme mes yeux et mes oreilles. C’est l’échographie qui montre la tumeur, ce sont les examens qui montrent le taux de sucre. Le diagnostic arrive bien avant les symptômes, au point qu’un patient m’a déjà dit : « Mais, docteur, êtes-vous sûr que ces examens sont les miens ? Une erreur d’étiquetage peut-être ? Car je ne me sens pas mal. »

       L’intérêt de la technologie, là-dedans, c’est d’apporter une meilleure connaissance, et à partir de cette connaissance, la possibilité pour les médecins de faire les meilleurs choix, de prendre les meilleures décisions en termes de diagnostics et de traitements.

       / Cette distance, vous me la décrivez dans le cadre d’une opération. Mais peut-on imaginer un éloignement encore plus fort entre le patient et le médecin, notamment pendant la phase du diagnostic ? L’avènement, par exemple, de la télémédecine ? 


       - On y est déjà ! J’ai l’expérience d’une consultation avec un malade, à 500 km de Paris, par Skype. C’est tout bonnement génial. On prévoit une heure et hop, on clique, je suis dans mon bureau, lui chez son généraliste, et ensemble on échange sur la maladie du patient et son traitement. Cela évite l’angoisse d’un rendez-vous à Paris, la queue à l’hôpital, la place de parking à trouver. La télémédecine offre la réponse appropriée avec le moins de dépense énergétique humaine.

       Pour moi, la consultation à distance peut être aussi forte que la « présentielle ». Nous y voyons aussi la personne et ses fragilités quand bien même nous ne la touchons pas. Bien sur, la télémédecine n’est pas applicable à toutes les situations. Un dermatologiste, par exemple, a besoin de voir la personne, la toucher et vérifier qu’il n’y a pas de boutons partout. On va vers un subtil équilibre entre le « présentiel » et le « non-présentiel ».

       / On parle depuis tout à l’heure de l’impact de la technologie sur le travail du médecin, ou du chirurgien. Mais qu’implique-t-elle sur le patient ?

       - On voit déjà que le patient est de plus en plus intéressé par ce qui lui arrive, il cherche à comprendre, sur Internet notamment, de quel mal il souffre. Il a la volonté de participer à l’action, à la décision de son traitement. Cela devrait augmenter avec la Big Data.

       / Expliquez...

       - Nous travaillons aujourd’hui sur des systèmes capables de faire des diagnostics grâce aux données recueillies. J’appelle ça les « médecins de synthèse ». Dans très peu de temps, le patient possédera sur son ordinateur une application « Ma santé ».

       Il y rentrera toutes les « données » le concernant : sa taille, son poids, son alimentation, le nombre de ses rapports sexuels, ses hobbies… on peut tout imaginer. Cela permettra de définir son profil, de le « pixelliser ».

      Et à partir de cette base de données, s’il ne se sent pas bien, l’application lui posera une liste de questions : avez-vous vomi ? Où avez-vous mal ? Depuis combien de temps ? etc. Si c’est bénin, l’application lui prescrit un médicament en autoprescription. Si c’est plus sérieux, elle lui envoie un médecin.

    "Mais non... Ce n'est que moi,

    le Monstre de Frankenstein...

    - Ouais, mais t'es toujours aussi laid!"

    "Au bal des Morts-Vivants, les squelettes étaient tout juste acceptés". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

    hollywoodlostandfound.net

       / J’imagine que les objets connectés, type l’Apple Watch qui fait beaucoup parler d’elle, vont aussi récolter des données utilisables ?

       Honnêtement, concernant les applications du type « Self Quantified » [en français, on peut traduire par « l’automesure de soi », ndlr], les plus avertis sont conscients que nous nous trouvons dans une bulle, qui va bientôt exploser. 90% des applications proposées aujourd’hui vont disparaître. Moi, j’en ai une sur mon iPhone, ça calcule le nombre de pas marchés. J’en conviens, c’est très amusant à regarder au début. Et après un mois, je me suis lassé et ne regardais plus le compteur.

       En revanche, les applications destinées aux patients chroniques, comme pour quelqu’un souffrant d’un diabète et équipé d’un pancréas artificiel, celles-ci vont être primordiales. Le malade va pouvoir contrôler quotidiennement son taux de sucre, de façon optimale. S’injecter la bonne dose, au bon moment.

       Pareil pour les patients atteints de problèmes respiratoires. lls vont pouvoir calculer le taux de CO2 dans l’air et éviter les zones hautement chargées en dioxyde de carbone. Ces objets connectés aux bonnes applications vont permettre d’améliorer l’état constant du malade. Il ne subira plus les pics « ça va bien », « ça va pas bien ».

       / Et vous ne craignez pas que ces données soient utilisées à mauvais escient par des entreprises privées (au pif, les assurances), ou des administrations ?

       - Là-dessus, il faut vraiment arrêter de dramatiser. Tous les jours, nous naviguons sur nos ordinateurs. Oui ! Nous sommes suivis à la trace, alors qu’on en fasse un petit peu plus ou un petit peu moins, je m’en bats les flancs !

       Le patient qui souffre s’en fiche de la Cnil [Commission nationale de l’informatique et des liberté, ndlr] ou de la protection de ses données. Par mail, il m’envoie déjà des documents confidentiels : l’image du scanner, de l’IRM, les résultats des examens biologiques. Savoir qu’un Big Brother va jeter un coup d’œil sur leurs données, ils s’en foutent. Ce qu’ils veulent, c’est être soignés.

       Ces données aussi, elles doivent nous permettre d’accroître l’efficacité de la santé publique. En France, nous possédons un nombre incroyable de données de santé (la Cnam et l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation ou ATIH). En les utilisant, un cas de crise sanitaire, comme le Mediator, ne pourrait plus arriver. En croisant les données, notamment celles de la Caisse d’assurance maladie qui connaissait le problème, on se serait rendu compte que des généralistes prescrivaient le médicament à des non-malades, comme coupe-faim.

      / Tout à l’heure, vous parliez d’un homme avec un pancréas artificiel. Par définition, il s’agit d’un cyborg, un humain avec des greffes mécaniques. La médecine nous amène-t-elle sur cette voie-là ?

       Je pense effectivement que nous y allons. C’est une vraie question de société et je déplore qu’elle n’intéresse ni les citoyens ni les politiques en France. Le scénario est déjà écrit : nous allons commencer par nous réparer. Comme ce patient équipé d’un cœur artificiel [décédé le 2 mai, neuf mois après son implant, ndlr], cet autre équipé de prothèses audio, de hanches artificielles…

       A partir du moment où l’on sait se réparer, et on progresse vite, on saura s’augmenter. Nous allons vers un homme mi-chair, mi-machine.

       / Réparer un homme, pour lui endiguer tout handicap, c’est une chose ; l’améliorer, c’en est une autre.

       On détournera les procédés de réparation pour nous augmenter. Comme ces militaires qui décideront un jour d’avoir besoin d’une vision infrarouge ou d’une audition ultrasons. La question, c’est : à quoi ça va nous servir ? Pourquoi être augmenté ? Dans quel but ? Quelle est ma finalité d’homme ?

       / Des questions que se posent les transhumanistes. Dans votre livre, d’ailleurs, vous dites que ses « adeptes considèrent le handicap, la maladie, la souffrance, le vieillissement et la mort » comme « inutiles, indésirables ». Vous partagez ce point de vue ?

       - Non, ils sont notre lot de finitude. Si j’emploie des termes informatiques, je dirais que les humains sont bourrés de bugs et que, jamais, nous n’atteindrons la perfection. Les transhumanistes, eux, veulent limiter les bugs.

       Si je poursuis ma comparaison avec l’ordinateur, je regrette en revanche que la nature ait mal « programmé » notre mort. Le rêve de tout homme, ça serait de « crasher » comme un ordinateur. Rideau d’un coup, écran noir, type infarctus au lit sans déchéance progressive.

       / Vous considérez-vous comme un transhumaniste ?

       - Non, je ne suis pas un transhumaniste. Ce courant, extrêmement puissant aux USA, n’a pas encore franchi l’Atlantique, mais ça commence à venir [aux élections législatives britanniques, on a découvert l’existence d’un jeune parti transhumaniste, ndlr]. En France, il y a quelques personnes bien plus transhumanistes que moi, comme Laurent Alexandre, un ancien interne à moi en urologie.

       Le plus important, c’est d’alerter les politiques sur ces enjeux, pour éviter des choses comme l’eugénisme forcené. Mais pour être honnête, aujourd’hui, nous sommes déjà dans l’eugénisme : nous avortons tous les poly malformés détectés pendant une échographies.

    http://rue89.nouvelobs.com/2015/05/10/allons-vers-homme-mi-chair-mi-machine-259091

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE DU JEU

    EST LE JEU)

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     "Le Lapin blanc d'Alice était noir...

    Complètement noir..."

     Photographer: Mila Gorodnichenko
    Hair/Makeup: Olga Petrenko
    Model: Alina Chernei

    ***

     "Vous, vous pensez à me sauter, j'en suis sûre...

    - Moi? Mais non je voulais...

    - Monsieur l'agent! MONSIEUR L'AGENT!"

    Le Faux coupable (The Wrong Man) – d’Alfred Hitchcock – 1956

    Groupe de Tarnac :

    Coupat en correctionnelle

       Après sept ans d'enquête, le parquet de Paris a demandé hier le renvoi en correctionnelle de huit militants libertaires, dont Julien Coupat, dans l'affaire de «Tarnac», sur les sabotages de lignes TGV en 2008.

       Proches de l'ultragauche, dix jeunes gens étaient soupçonnés d'avoir saboté des caténaires en octobre et novembre 2008, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne. Ils avaient été mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». À l'époque, basés à Tarnac en Corrèze, ils gravitaient autour d'un intellectuel fédérateur, Julien Coupat.

       Si Jeanne Duyé la juge anti-terroriste chargée de l'affaire a suivi les réquisitions du parquet, seuls les trois principaux mis en examen – Julien Coupat, sa compagne Yildune Lévy et son ex-petite amie Gabrielle Hallez – seront jugés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Si les trois personnes incriminées ont reconnu leur présence à proximité de la voie ferrée lors des sabotages à Vigny (Moselle) et Dhuisy ( Seine-et-Marne) ils ont toujours nié leur implication dans ces dégradations.

       Pour le parquet, l'enquête a mis en évidence le «basculement dans le terrorisme» du groupe, baptisé «comité invisible, sous-section du parti imaginaire». À l'appui de cette vision, il relève des extraits du livre L'Insurrection qui vient (2007), attribué à Julien Coupat, qui fait l'apologie de modes de sabotage propres à «finaliser la chute de l'État» et désigne le réseau TGV comme cible «aisée».

       Les éléments de l'enquête ont mis au jour, selon le ministère public, «l'existence d'un plan concerté contre le réseau ferré».

       L'enquête n'ayant en revanche «pas permis d'identifier les auteurs des sabotages, les autres personnes pourraient être jugées pour des faits liés à de faux documents et au refus de se soumettre à des prélèvements biologiques.

    C'est la juge d'instruction qui décidera au final de renvoyer ou non devant le tribunal tous ces mis en examen. Elle devrait signer l'ordonnance de renvoi avant l'automne.


    Coupat est-il un terroriste ?

       «Retenir la qualification terroriste dans le dossier Tarnac prêterait à sourire, surtout aujourd'hui, s'il ne s'agissait pas d'un aveuglement judiciaire inquiétant», ont dénoncé les avocats des huit mis en examen, William Bourdon et Marie Dosé. Le ministère public réclame l'abandon du chef d'accusation de direction d'un groupe terroriste, initialement retenue contre Julien Coupat. Ce chef d'accusation, qui peut encore être retenu par le magistrat instructeur, pourrait lui valoir jusqu'à vingt ans de réclusion et un renvoi aux assises.

    http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/08/2101033-groupe-de-tarnac-coupat-en-correctionnelle.html

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MIROIR RÉFLÉCHIT

    MAIS NE PENSE PAS)

    ¤¤¤

    (La Bête pleurait la Belle qui faisait la guenon

    avec un autre singe)

    mpdrolet:

    From Zoo (1998-1999)

    Yoon Jeongmee

    ¤¤¤

    (Au Concours Lépine, le Robinet à Cheveux obtint

    un franc succès)

    peggymoffitt:

    La chute by Leo Dohmen, 1956

    ¤¤¤

    (Lydie était plus souple encore quand on la voyait de dos)

    http://19wasps.tumblr.com/post/117911572838

    ¤¤¤

    "Hihi...

    - Huhu...

    - Hoho...

    - Hinhin..."

    (Virginia et son copain Clive avaient une sacrée répartie)

    tremendousandsonorouswords:

    Virginia Woolf and Clive Bell on the beach

    at Studland Bay, Dorset, 191

    ¤¤¤

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE N'EST PAS LE MAÎTRE

    S'IL PRÉTEND L'ETRE)

    %%%

    "Mais non, mon poussin, je ne vais pas te manger tout de suite.

    Je vais attendre un peu... Alors, rassuré?"

    http://reikogeisha.tumblr.com/

    %%%

    "Quitte à mal manger à l'hôpital,

    autant commencer tout de suite..."

    blog-maigrir.com

    A l’hôpital,

    le casse-tête de la bonne bouffe (épisode 1) :

    cuisinée sur place ou importée ?

    AMÉLIE MOUGEY

       Patients, que vous sert-on ? Si vous êtes Nord-Américain, vous n’échapperez pas au trio frites-pizza-donuts. Aux Etats-Unis, les chaînes de fast-food sont présentes dans un hôpital d’Etat sur cinq, selon le recensement du Physicians Committee for Responsible Medicine qui les a cartographiées. Contre le versement d’une part de leur chiffre d’affaires aux établissements de santé, McDonald’s et consorts s’offrent le droit de servir les patients jusque dans leurs lits, rapporte le magazine Mother Jones. La situation est semblable au Canada, où, dix ans après le lancement d’un programme gouvernemental visant à bouter la malbouffe hors des centres hospitaliers, la plupart restent des « irréductibles de la friteuse », constate le journal La Presse. En France, la nourriture hospitalière n’a jamais atteint de tels extrêmes. De là à dire qu’elle est toujours source de plaisir et de santé…

       Sur Hopital.fr, l’annuaire en ligne des hôpitaux, les « avis de patients » sont impitoyables. « Sans saveur », « infecte », « immangeable », « au dessous de tout » Du CHU de Caen à l’hôpital européen Georges-Pompidou, les commentaires concernant la nourriture hospitalière atterrissent invariablement dans la colonne « Ce qui pourrait être amélioré » des formulaires. Cette défiance vis-à-vis de l’incontournable daube de veau sous film plastique a des conséquences. Selon les Hospices civils de Lyon, entre 40% et 55% des patients français terminent leur séjour en état de dénutrition !

       « Longtemps, les fournisseurs ont dû se dire : “On peut refiler n’importe quoi aux hôpitaux pour peu qu’on leur vende pas cher” », avance Philippe Romano, représentant des usagers hospitaliers et membre du Collectif interassociatif sur la santé. Mais, si l’on en croit les acteurs du secteur, cette époque est révolue. « Aujourd’hui, lorsque l’on passe nos achats, nous essayons de tirer les produits vers le haut pour donner envie aux patients de les consommer », rassure Didier Girard, ingénieur en restauration hospitalière au CHU du Mans. Au sein d’UniHA, le groupement via lequel 57 établissements hospitaliers réalisent la majeure partie de leurs emplettes, Jean-Marc David, responsable des achats pour la filière alimentaire, confirme : « Notre objectif, c’est que les gens finissent leur assiette. La note que l’on attribue à un produit dépend donc à 40% du prix, à 60% de la qualité. ». Au point d’opter pour des repas faits maison à base de produits bios, locaux et de saison ? Avec un budget alimentaire tournant autour de cinq euros par jour et par patient, soit deux euros par repas, atteindre ces objectifs suppose quelques contorsions. (...)

       (...) « Autrefois, à l’hôpital, la tambouille se faisait au bout de chaque couloir, se souvient Philippe Romano. Puis les sociétés de restauration collective, comme Sodexo et Elior, ont envahi le marché. » Au milieu des années 2000, le mouvement s’est arrêté. « Depuis plusieurs années, le marché de la sous-traitance est stable, 90% des hôpitaux produisent eux-mêmes leurs repas », indique-t-on chez Sodexo. Dans les cuisines hospitalières autogérées, « les cuisiniers travaillent leurs produits, font des sauces », souligne Jean-Marc David. Pour faire des économies d’échelle, de nombreuses cuisines ont fusionné. Ainsi à Lyon, depuis 2010, les 15 000 repas de trois centres hospitaliers sont préparés sur un site unique où s’affairent cent cuistots ! Dans ces cuisines centrales, les barquettes sont préparées à J-1, dans le meilleur des cas, puis conservées par liaison froide, une technique qui ne laisse pas toujours le goût indemne. « On a arrêté le rosbif : réchauffé, ça devenait de la semelle », précise Monique Garnon, responsable des achats au CHU de Reims.

       Malgré cette rationalisation de la main-d’œuvre, les cuisines manquent encore de bras. Au Mans comme à Reims, les ingénieurs en restauration hospitalière ont tiré un trait sur la pâtisserie. « Ça aurait demandé cinq personnes supplémentaires et 200 000 euros d’investissements pour les bâtiments et les équipements », explique Didier Girard. Pour leurs tartes au citron meringuées, ces centres hospitaliers optent donc pour le surgelé et se tournent vers des fournisseurs commeDavigel. « Certains ont gardé la pâtisserie, mais font venir les entrées », indique Monique Garnon, à Reims. Dans son CHU, les cuisiniers travaillent à partir de légumes déjà épluchés et éboutés, la cuisine ne disposant pas d’éplucherie. « Je ne connais pas un hôpital où les repas sont à 100% cuisinés sur place », résume-t-elle.

       L’explication n’est pas purement financière. « On peine à recruter. Dans les écoles hôtelières, les métiers de la restauration collective, notamment hospitalière, sont peu valorisés », indique Didier Girard. Or, la tâche exige un savoir-faire. « On ne fait pas des repas à l’hôpital comme on fait de la restauration d’autoroute », précise Jean-Marc David. Sans sel, sans allergènes ou enrichi en nutriments… « Dans un hôpital, on a jusqu’à cinquante profils alimentaires distincts », poursuit le responsable d’UniHA. Face à cette complexité, Sodexo se targue de garantir « l’adéquation des menus avec les restrictions alimentaires dictées par les médecins ». Une compétence qui lui permet de conserver « un réel leadership dans les cliniques privées » où le géant de la restauration collective écoule toujours 90 000 repas quotidiens.

    http://www.terraeco.net/A-l-hopital-le-casse-tete-de-la,59659.html

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