• ¤¤¤
    Pensées pour nous-mêmes:

    (CROIS-TU QU'ON PUISSE
    S'INSTALLER DANS LA SAGESSE?)

    ¤¤¤

    lost



    ¤¤¤

    Hymn for Jack and Kate -- LOST/Jate

    ¤¤¤

    “Lost”: 10 ans après, 
    que sont devenus les acteurs ?

    (Mosaïque des acteurs de la série "Lost" / Crédit : ABC)

    Reconversion réussie ou enchaînement de gros flops ? Les acteurs de la série télévisée de J.J. Abrams, qui a débuté il y a dix ans outre-Atlantique, n’ont pas tous survécu à la disparition du programme phare. Kate, Sawyer et Hurley ont peut-être “disparu” avec Lost en 2010, mais leurs acteurs ont continué leur bout de chemin sur petit et grand écran. Avec plus ou moins de succès.

    Jorge Garcia


       Physique disgracieux, malchance, humour de geek : le personnage de Jorge Garcia, Hurley, était au départ considéré comme la “mascotte” de Lost. Il a peu à peu pris de l’importance jusqu’à devenir un des acteurs déterminants du destin de l’île. En pleine période de grâce à la fin de la série (2010), Garcia a enchaîné les apparitions dans des programmes à succès (How I Met Your Mother, Fringe) avant de se voir proposer un premier rôle dans la nouvelle série de J.J. Abrams, Alcatraz.

       Toujours utilisé à des fins comiques (le fameux “comic relief” qui soulage la tension dramatique avec des petites phrases humoristiques), il y gagnait néanmoins en sérieux en incarnant un doctorant spécialiste de la célèbre prison de la baie de San Francisco. Il a malheureusement été coupé dans son élan quand la série a été annulée après 13 épisodes, alors qu’elle s’embourbait dans une histoire trop compliquée qui n’apportait aucune solution aux mystères qu’elle soulevait. Garcia est depuis retourné à des petits rôles de guest-star dans des séries au succès populaire comme Hawaii 5-0.

    Evangeline Lilly


       Passer d’égérie de l’Oréal à elfe rousse aux grandes oreilles, c’est possible. C’est le chemin qu’a emprunté Evangeline Lilly, profitant au départ de son statut de personnage principal de Lost, au cœur d’un des triangles amoureux les plus longs – et agaçants – de l’histoire des séries. Mais au-delà du contrat avec la grande marque de cosmétiques française, les rôles, à la télévision comme au cinéma, se sont faits rares. Il a fallu attendre 2013 pour que Lilly apparaisse sur grand écran dans le deuxième volet de la saga The Hobbit, rare personnage féminin de la trilogie, cantonnée au tirage de flèches et à une relation amoureuse de second plan. Elle (a repris) ses oreilles en plastique et sa perruque rousse dans le troisième film (...).

    Daniel Dae Kim


       L’acteur sud-coréen de 46 ans est un de ceux qui s’en sont le mieux sortis. Second rôle régulier dans Lost, où il était obligé de n’utiliser que sa langue maternelle, il a décroché, directement après l’arrêt de la série, une place au sein du casting de Hawaii Five-0, reboot de la série originale Hawaï police d’Etat des années 1980. Depuis, le programme fait un carton auprès du public américain (et français sur M6), et a été renouvelé pour une cinquième saison. T-shirts à manches longues moulants ou chemises ajustées sont au rendez-vous.

    Terry O’Quinn


       Hawaii Five-0 n’hésite décidément pas à donner leur chance aux anciens disparus. Terry O’Quinn, après avoir passé 6 ans à incarner le mystérieux John Locke, a hérité d’un rôle récurent dans la saison 2 de la série de CBS (2011-2013). Militaire sévère rasé de près, il est à l’opposé du mystérieux milliardaire qu’il a joué au même moment dans l’horrible 666 Park Avenue, annulée en 2012 après une saison de 13 épisodes fantastiques au scénario tiré par les cheveux. “Dommage pour la série“, avait tweeté l’acteur “mais ça arrive, les merdes“. Un échec qui n’a pas découragé la chaîne américaine FOX de miser à nouveau sur lui en 2014, dans Gang Related, série sur une brigade anti-gang de Los Angeles dans laquelle il est un chef bourru qui n’hésite pas à contourner la loi pour faire justice lui-même. Nouveau bide, la série diffusée en plein été, aux audiences catastrophiques, est également annulée.

    Josh Holloway


       Il ne suffit pas d’avoir séduit toutes les spectatrices de Lost avec ses yeux plissés et ses chemises entrouvertes pour s’assurer un bon comeback. Après un retour sur grand écran avorté (Paranoia, Mission impossible: Protocole Fantôme), et un petit détour par la télévision en cavalier noir dans un des célèbres épisodes paintball de Community, Josh Holloway a finalement décroché le premier rôle d’une série télé… avant qu’elle ne soit annulée après 13 épisodes. Dans Intelligence, restée à l’antenne seulement 4 mois sur CBS, l’acteur de 45 ans incarnait un analyste du service du renseignement américain, doté d’un “micro ordinateur” directement implanté dans le cerveau, qui lui permettait d’avoir accès à Internet à tout moment (et même pas besoin de 3G).

    Matthew Fox


       Le pauvre Matthew Fox est probablement un de ceux qui a le plus échoué dans sa reconversion post-Lost. Alors qu’il était considéré comme le héros de la série, il n’a décroché que des seconds rôles au cinéma, enchaînant les interprétations de grands méchants musclé et tatoué (Alex Cross, 2012) ou d’agent secret corrompu (Angle d’attaque, 2008).

    Michael Emerson


       Le grand méchant de Lost est celui qui a entamé la reconversion la plus appréciée des critiques et du public. Quand il ne se lance pas dans une reprise hilarante (et étonnamment convaincante) de la chanson de l’été Happy dans un talk show, Michael Emerson est à la tête de la série à succès Person of Interest (diffusée en France sur TF1), produite par J.J. Abrams. Il y garde le côté mystérieux qu’on lui connaissait sur l’île des disparus mais se présente cette fois en milliardaire en costume trois pièces qui a créé une machine capable de découvrir les personnes victimes (ou responsables) de crimes qui se passeront dans le futur. Epaisses lunettes carrées vissées sur le nez (contrairement aux petites rondes de Lost), il sauve ce programme, qui aurait dû mal à tenir sur les seules épaules du fade Jim Caviezel.

    Elizabeth Mitchell


       Bien que son personnage n’ait été introduit qu’à partir de la saison 3, Elizabeth Mitchell a marqué Lost, ajoutant une tension dramatique au triangle amoureux Kate-Jack-Sawyer ainsi qu’aux mystères de l’île. Son personnage, Juliet, faisait partie du groupe des “autres”, ces curieux habitants qui étaient présents sur l’île avant le crash du vol Oceanic 815. L’actrice américaine a ensuite bien négocié sa reconversion, enchaînant deux années dans la série V (remake de la mini-série du même nom des années 1980) en flic peu commode confrontée à l’arrivée d’aliens ayant pour projet de conquérir la planète. Après deux ans à porter des vestes en cuir et une arme autour de la taille, elle s’est tournée vers un second rôle dans la production de J.J. Abrams (encore lui), Revolution, plus proche de celui qu’elle avait dans Lost.

       A peine la chaîne NBC a-t-elle annoncé l’annulation de cette dernière en mai dernier qu’Elizabeth Mitchell a déjà retrouvé du travail, dans une autre grosse production, Once Upon a Time, qu’elle rejoindra pour la quatrième saison. “Pour la première fois, nous allons montrer le côté sombre d’Elizabeth Mitchell“, a prévenu son créateur Adam Horowitz, qui avait également travaillé en tant que scénariste sur Lost.

    Ian Somerhalder


       L’acteur de 35 ans a beau n’avoir survécu qu’une saison sur l’île, (et revenir pendant quelques épisodes tout au long de la série) il a su profiter de sa notoriété pour décrocher un premier rôle dans le programme qui fait fantasmer toutes les ados (et même quelques adultes), The Vampire Diaries. Depuis cinq ans, celui qui incarnait l’effacé Boone dans Lost joue les méchants-mais-peut-être-pas-complètement dans la série qui fait couler le sang à flots et multiplie les personnages (et leurs clones) plus improbables les uns que les autres. Malgré des audiences en baisse, la série reviendra pour une sixième saison.

    Yunjin Kim


       La carrière de l’actrice d’origine sud-coréenne n’a pas suivi le parcours de son personnage dans la série. Alors que Sun-Hwa Kwon a pris de plus en plus de place à mesure que les saisons se sont écoulées dans Lost, Yunjin Kim a connu une période désertique après la fin de la série. Il lui a fallu attendre 4 ans pour revenir dans une série télé, et pas des meilleures. Dans Mistresses, elle fait partie d’un groupe d’amies dont la vie tourne autour de l’adultère et du sexe. Malgré les faibles audiences, le programme dispose déjà de deux saisons à son actif.


    ¤¤¤
    Blanche Baptiste

    votre commentaire
  • ¤¤¤
    Pensées pour nous-mêmes:

    (TU N'AS QUE LES DÉFAUTS
    DE TES QUALITÉS)
    ¤¤¤

    (Les diaboliques Sœurs à cornette
    cherchant à convertir une malheureuse innocente)



    ¤¤¤

    stripsjournal.canalblog.com

    Le cynisme patronal n’a pas de limites

    Fédération anarchiste
       Du 1er au 5 décembre , le Medef, la CGPME et quelques autres organisations patronales ont appellé les entrepreneurs à se mobiliser dans la France entière pour « libérer l’entreprise ».

       Les patrons ont compris qu’ils pouvaient attendre beaucoup du gouvernement en place, et ils ne comptent pas se contenter des 30 milliards d’euros de cadeaux fiscaux déjà engrangés suite au crédit impôt compétitivité emploi (CICE) de 2012 et au pacte de responsabilité de 2014. Ni, d’ailleurs, des avantages qu’ils tirent déjà de la flexi-sécurité instaurée comme mode de gestion du marché du travail par l’accord national interprofessionnel de 2013 (faciliter les licenciements pour faciliter les embauches, disent-ils…). Ils réclament donc désormais d’aller plus loin, pour obtenir davantage de baisse de cotisations et une simplification du Code du travail (dernier rempart à leurs abus).

       Cette mobilisation d’ampleur, comble du cynisme d’enfants gâtés et pourris, s’inscrit plus largement dans une campagne politico-médiatique qui, depuis des mois, nous assène sur les ondes, les écrans et dans les journaux que les patrons seraient les victimes de l’injustice des lois sociales aujourd’hui en vigueur. Et tandis qu’ils geignent, trouvant des échos favorables dans les médias bourgeois, ils ne tiennent pas les promesses faites et maintes fois renouvelées, à savoir la création d’un million d’emplois en échange de ce qu’ils ont déjà obtenu en matière de cadeaux fiscaux. De fait, le chômage ne cesse d’augmenter, franchissant désormais le cap des 3 400 000 demandeurs d’emploi.

       Nous, anarchistes, ne croyons de toute façon pas en leur politique du plein-emploi, qui n’est jamais qu’un leurre, un mirage destiné à nous faire accepter les conditions de l’exploitation économique et l’oppressante morale basée sur le travail. Dans l’immédiat, nous considérons comme impératif de défendre les derniers acquis sociaux et de construire des luttes pour en obtenir de nouveaux. Rien n’est jamais acquis dans la lutte des classes, et celle-ci demeurera tant que nous ne nous serons pas débarrassés des patrons parasites qui créent et administrent la misère sociale en captant les richesses produites par les travailleurs.


    ¤¤¤

    (Je découvris, par hasard, que ma femme
    était une libellule)

    ¤¤¤
    Luc Desle

    votre commentaire
  • ***
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA PAIX SÉPARE 
    LE BON GRAIN DE L'IVRAIE)

    ***

    ("Ceci est la Révolution au quotidien"
    pensa Martine avec fierté)



    Leçon de stratégie politique 
    à l’usage de ceux qui veulent changer le monde


       (...) Je sais pertinemment que la clé pour comprendre l’histoire des cinq siècles passés est l’émergence de catégories sociales spécifiques, appelées “classes”. Laissez-moi vous raconter une anecdote. Quand le mouvement des Indignés a commencé, sur la place de la Puerta del Sol, des étudiants de mon département, le département de sciences politiques de l’Université Complutense de Madrid, des étudiants très politisés (ils avaient lu Karl Marx et Lénine) se confrontaient pour la première fois de leur vie à des gens normaux.

       Ils étaient désespérés : “Ils ne comprennent rien ! On leur dit qu’ils font partie de la classe ouvrière, même s’ils ne le savent pas !” Les gens les regardaient comme s’ils venaient d’une autre planète. Et les étudiants rentraient à la maison, dépités, se lamentant : “ils ne comprennent rien”.

       [A eux je dis], “Ne voyez-vous pas que le problème, c’est vous? Que la politique n’a rien à voir avec le fait d’avoir raison ?Vous pouvez avoir la meilleure analyse du monde, comprendre les processus politiques qui se sont déroulés depuis le seizième siècle, savoir que le matérialisme historique est la clé de la compréhension des mécanismes sociaux, et vous allez en faire quoi, le hurler aux gens ? “Vous faites partie de la classe ouvrière, et vous n’êtes même pas au courant !”

       L’ennemi ne cherche rien d’autre qu’à se moquer de vous. Vous pouvez porter un tee-shirt avec la faucille et le marteau. Vous pouvez même porter un grand drapeau, puis rentrer chez vous avec le drapeau, tout ça pendant que l’ennemi se rit de vous. Parce que les gens, les travailleurs, ils préfèrent l’ennemi plutôt que vous. Ils croient à ce qu’il dit. Ils le comprennent quand il parle. Ils ne vous comprennent pas, vous. Et peut-être que c’est vous qui avez raison ! Vous pourrez demander à vos enfants d’écrire ça sur votre tombe : “il a toujours eu raison – mais personne ne le sut jamais”.

       En étudiant les mouvements de transformation qui ont réussi par le passé, on se rend compte que la clé du succès est l’établissement d’une certaine identification entre votre analyse et ce que pense la majorité. Et c’est très dur. Cela implique de dépasser ses contradictions.

       Croyez-vous que j’aie un problème idéologique avec l’organisation d’une grève spontanée de 48 ou même de 72 heures ? Pas le moins du monde ! Le problème est que l’organisation d’une grève n’a rien à voir avec combien vous ou moi la voulons. Cela a à voir avec la force de l’union, et vous comme moi y sommes insignifiants.

       Vous et moi, on peut souhaiter que la terre soit un paradis pour l’humanité. On peut souhaiter tout ce qu’on veut, et l’écrire sur des tee-shirts. Mais la politique a à voir avec la force, pas avec nos souhaits ni avec ce qu’on dit en assemblées générales. Dans ce pays il n’y a que deux syndicats qui ont la possibilité d’organiser une grève générale : le CCOO et l’UGT. Est-ce que cette idée me plaît ? Non. Mais c’est la réalité, et organiser une grève générale, c’est dur.

       J’ai tenu des piquets de grève devant des stations d’autobus à Madrid. Les gens qui passaient là-bas, à l’aube, vous savez où ils allaient ? Au boulot. C’étaient pas des jaunes. Mais ils se seraient faits virer de leur travail, parce qu’à leur travail il n’y avait pas de syndicat pour les défendre. Parce que les travailleurs qui peuvent se défendre ont des syndicats puissants. Mais les jeunes qui travaillent dans des centres d’appel, ou comme livreurs de pizzas, ou dans la vente, eux ne peuvent pas se défendre.

       Ils vont se faire virer le jour qui suivra la fin de la grève, et ni vous ni moi ne serons là, et aucun syndicat ne pourra garantir qu’ils pourront parler en tête-à-tête avec le patron et dire : “vous feriez mieux de ne pas virer cet employé pour avoir exercé son droit de grève, parce que vous allez le payer”. Ce genre de choses n’existe pas, peu importe notre enthousiasme.

       La politique, ça n’est pas ce que vous ou moi voudrions qu’elle soit. Elle est ce qu’elle est, terrible. Terrible. Et c’est pourquoi nous devons parler d’unité populaire, et faire preuve d’humilité. Parfois il faut parler à des gens qui n’aiment pas notre façon de parler, chez qui les concepts qu’on utilise d’habitude ne résonnent pas. Qu’est-ce que cela nous apprend ? Que nous nous faisons avoir depuis des années. Le fait qu’on perde, à chaque fois, implique une seule chose : que le “sens commun” des gens est différent de ce que nous pensons être juste. Mais ça n’est pas nouveau. Les révolutionnaires l’ont toujours su. La clé est de réussir à faire aller le “sens commun” vers le changement.

       César Rendueles, un mec très intelligent, dit que la plupart des gens sont contre le capitalisme, mais ne le savent pas. La plupart des gens sont féministes et n’ont pas lu Judith Butler ni Simone de Beauvoir. Il y a plus de potentiel de transformation sociale chez un papa qui fait la vaisselle ou qui joue avec sa fille, ou chez un grand-père qui explique à son petit-fils qu’il faut partager les jouets, que dans tous les drapeaux rouges que vous pouvez apporter à une manif. Et si nous ne parvenons pas à comprendre que toutes ces choses peuvent servir de trait d’union, l’ennemi continuera à se moquer de nous.

       C’est comme ça que l’ennemi nous veut : petits, parlant une langue que personne ne comprend, minoritaires, cachés derrière nos symboles habituels. Ca lui fait plaisir, à l’ennemi, car il sait qu’aussi longtemps que nous ressemblerons à cela, nous ne représenterons aucun danger.

       Nous pouvons avoir un discours très radical, dire que nous voulons faire une grève générale spontanée, parler de prendre les armes, brandir des symboles, tenir haut des portraits de grands révolutionnaires à nos manifestations – ça fait plaisir à l’ennemi ! Il se moque de nous ! Mais quand on commence à rassembler des centaines, des milliers de personnes, quand on commence à convaincre la majorité, même ceux qui ont voté pour l’ennemi avant, c’est là qu’ils commencent à avoir peur. Et c’est ça qu’on appelle la politique. C’est ce que nous devons apprendre.

       Il y avait un gars qui parlait de Soviets en 1905. Il y avait ce chauve, là. Un génie. Il comprit l’analyse concrète de la situation. En temps de guerre, en 1917, en Russie, quand le régime s’effondra, il dit une chose très simple aux Russes, qu’ils soient soldats, paysans ou travailleurs. Il leur dit “pain et paix”.

       Et quand il dit ces mots, “pain et paix”, qui était ce que tout le monde voulait (la fin de la guerre et de quoi manger), de nombreux Russes qui ne savaient plus s’ils étaient “de gauche” ou “de droite”, mais qui savaient qu’ils avaient faim, dirent : “le chauve a raison”. Et le chauve fit très bien. Il ne parla pas au peuple de “matérialisme dialectique”, il leur parla de “pain et de paix”. Voilà l’une des principales leçons du XXe siècle.

       Il est ridicule de vouloir transformer la société en imitant l’histoire, en imitant des symboles. Les expériences d’autres pays, les événements qui appartiennent à l’histoire ne se répètent pas. La clé c’est d’analyser les processus, de tirer les leçons de l’histoire. Et de comprendre qu’à chaque moment de l’histoire, si le “pain et paix” que l’on prononce n’est pas connecté avec les sentiments et les pensées des gens, on ne fera que répéter, comme une farce, une tragique victoire du passé.

    L’intervention (traduite ci-dessus) est disponible en version originale ici :https://www.youtube.com/watch?v=6-T5ye_z5i0&feature=youtu.be

    ***

    (Les portes du Futur mettaient du temps à s'ouvrir)



    ***
    Luc Desle

    votre commentaire
  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (N'ATTENDS PAS DU MAÎTRE
    QU'IL TE PAIE TES COURS
    DE SAGESSE)

    +++

    "Et maintenant... Je dessine les seins..."


    (Et soudain, la femme du peintre suspecta 
    une terrible attaque d’Alzheimer...)


    +++

    "Tu es hindou ou chrétien?
    - Ça fait une différence?
    - Heu... Non... Continue, surtout"




    Les extrémistes hindous veulent annuler Noël 

    INGRID THERWATH 

       (...) Depuis l'arrivée au pouvoir des national-hindouistes du Bharatiya Janata Party (BJP, littéralement Parti du peuple indien) en mai, le gouvernement indien fait tout pour promouvoir une idéologie extrémiste hindoue. De nombreux responsables politiques multiplient depuis des mois, et sans jamais être contredits, les provocations pour mettre à l'honneur l'hindouisme tout en rognant des droits aux minorités religieuses du pays. Si 82 % des Indiens sont hindouistes, le pays compte également 14,2 % de musulmans – soit 172 millions de personnes – et 2,3 % de chrétiens. Par ailleurs, la Constitution garantit la laïcité ou plus exactement le "sécularisme", c'est-à-dire l'équidistance de l'Etat avec toutes les communautés religieuses.

       Et voici donc que Noël, jour férié en Inde, est dans la ligne de mire des nationalistes hindous. Premier point, des groupes proches du pouvoir veulent organiser des cérémonies de ghar vaspi ("retour à la maison") le 25 décembre. Il s'agit de convertir – ou de reconvertir – des musulmans et des chrétiens, parfois de force, à l'hindouisme. A New Delhi, dans les pages du Business Standard, le journaliste Bharat Bhushan compare les extrémistes hindous au Grinch, le personnage de Dr Seuss [illustrateur américain 1904-1991] qui veut gâcher Noël, et explique que "les ghar vapsi s'inscrivent dans un programme bien réfléchi avec un but politique. Tout l'émoi public autour des reconversions doit servir à créer les conditions nationales pour l'introduction d'une loi anticonversion", une loi contraire à la liberté de culte et d'opinion. (...)

       Autre nouvelle, le Premier ministre Narendra Modi a expliqué que le jour de Noël serait désormais célébré comme "Jour de la gouvernance", tandis que la ministre de l'Education a momentanément envisagé d'ouvrir les écoles ce jour-là. Sur le site Scroll.in, le journaliste Sidharth Bhatia se souvient d'avoir fêté Noël quand il était enfant à Bombay ; cela était tout à fait normal pour un petit garçon hindou. Lui aussi compare les extrémistes au Grinch et affirme que Noël est, au-delà d'une fête religieuse chrétienne, non pas un simple héritage colonial mais un des nombreux moments où se manifestent le cosmopolitisme et l'ouverture de l'Inde.

       Pour lui, "cette année, pour Noël, nous devons mettre un point d'honneur à manger, boire et être joyeux avec encore plus d'enthousiasme. Chanter des chansons de Noël le plus fort possible. Porter de ridicules bonnets de Père Noël et publier nos photos sur les réseaux sociaux. Et montrer ainsi aux extrémistes que leur tactique et leurs menaces ne marchent pas. C'est la façon la plus adéquate de nous assurer que nos traditions restent vivantes et ne tombent pas aux mains de ces bigots bornés."



    +++


    Edith Piaf

    (Mais manifestement pas la distribution de fumette...)


    +++
    Luc Desle

    votre commentaire
  • %%%
    Pensées pour nous-mêmes:
     
    (NE SOIS PAS L'ESCLAVE
    DES MOTS)
     
    %%%
     
    "Je vous souhaite une future
    mauvaise année"
     
     
    Candy Cane Girl
     
    %%%
     
     
    clubic.com

    Dans les entrepôts d’Amazon,
    « on a l’impression d’être des robots »

    NOVETHIC
     
       (...) Le syndicat allemand Verdi, qui représente la branche des services, a appelé une nouvelle fois à la grève sur les huit sites que compte Amazon en Allemagne. Depuis Pâques 2013, le syndicat ne cesse de lancer des piquets de grève pour que le géant de la vente en ligne applique enfin la loi allemande, à travers la signature d’une convention collective entre les dirigeants de l’entreprise et les représentants du syndicat. Celle-ci réglerait un grand nombre de contentieux scandaleux : cadences infernales, flicage systématique, opacité de la politique salariale, pression du chiffre…
     
       « Franchement, on a l’impression d’être des robots. Le travail est monotone et éreintant. Nos managers nous mettent constamment sous pression. Leurs systèmes informatiques leur indiquent à la seconde près tous nos faits et gestes. Même lorsque nous sommes aux toilettes, raconte Christian Krähling. Et tout ça pour des salaires minimes. » En quelques mots, ce solide gaillard de 37 ans, drapeau du syndicat Verdi dans les mains, a tôt fait de résumer les revendications des quelque 600 salariés (chiffre Verdi) en grève ce jour-là sur le site d’Amazon à Bad Hersfeld (Land de Hesse). (...)
     
       (...) Planté devant les fenêtres de la direction du site, se sachant observé par les managers, il ne se laisse pas pour autant intimider. Et n’hésite pas à se faire le porte-parole des grévistes n’osant pas s’exprimer devant la presse. Il poursuit : « On paie notre travail avec notre santé. Dans l’entrepôt FRA- [1], il n’y a pas de fenêtre. Avant que la direction n’installe des climatiseurs, il y faisait 40°C l’été, les gens s’évanouissaient. » Birgit Reich, déléguée syndicale chez Verdi, rapporte elle aussi de nombreux cas d’évanouissement sur les sites du groupe. Elle précise que le taux d’arrêts maladie se situe chez Amazon entre 15% et 19%. Un record ! La moyenne nationale oscille entre 4% et 6% (chiffres valables pour la branche du commerce)…
     
       Christian prend l’exemple des « pickers », ceux qui collectent les objets commandés en parcourant les kilomètres de rayonnages. Ils sont équipés d’un scanner qui leur indique le produit à aller chercher et le nombre de secondes qui leur est imparti. « Le scanner fait bip en permanence, c’est un compte à rebours perpétuel. Ils parcourent entre 15 et 30 km par jour », rapporte-t-il. Le site de Bad Hersfeld comprend deux entrepôts : FRA-1 fait 42 000 m2, soit sept terrains de football. Le deuxième, FRA-3, occupe, lui… 110 000 m2, soit 17 terrains de football. Que se passe-t-il lorsque le picker dépasse le nombre de secondes imparti ? Remontrance ou « feedback » dans le jargon d’Amazon. Mais gare à ne pas en amasser trop. (...)
     
       Ce que raconte Christian n’est pas une originalité de Bad Hersfeld. « Tout est standardisé chez Amazon. C’est la même chose ailleurs en Europe. » Le 5 décembre 2013, la BBC diffusait un documentaire tourné en secret sur le site du groupe au Pays de Galles. « Je n’ai jamais vu un travail pareil, susurre le journaliste dans la caméra cachée. La pression est juste incroyable. » En France, le journaliste Jean-Baptiste Malet les décrit dans son ouvrage En Amazonie [2]. L’universitaire Simon Head, membre du Rothermere American Institute à l’université d’Oxford, décrypte et dénonce dans un article au vitriol le management des salariés qu’il décrit comme le plus oppressif qu’il ait jamais vu.
     
       Ce qui revient comme un leitmotiv : ces conditions de travail qui font scandale en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne ont été conçues dans l’optique d’un rendement maximal. Aucune place n’est faite à l’humain. Tout est standardisé, informatisé. Et plus que les revendications salariales, ce qui touche au vif Christian et ses collègues, c’est le manque de reconnaissance face au travail fourni. « En faisant grève, ce n’est pas la lutte des classes que l’on cherche, mais le respect envers les gens qui travaillent chez Amazon. Et ça commence par des conditions de travail décentes et une rémunération correcte. Parce que nous ne sommes pas seulement des mains, mais des personnes. »
     
    [1] L’acronyme renvoie à l’aéroport le plus proche, en l’occurrence celui de Francfort.
     
    [2] En Amazonie, Fayard, 2013. Voir également l’article paru dans Le Monde Diplomatique
     
     
    %%%
     
    "Vite, déguerpir de cette maudite année..."
     
     
    (Mais les chasseurs de phoques 
    l'attendaient en bout de course...)
     
    (Source: gifdrome, via midnightcm)
     
    %%%
    Luc Desle

    votre commentaire
  • $$$
    Pensées pour nous-mêmes:

    (TU ES LA PETITE FLAMME 
    QUI CHASSE L’OBSCURITÉ)

    $$$

    "Mais... Mais j'ai simplement demandé
    une petite cuillère pour mon café!"



    $$$

    "Maître corrupteur, compte tes abattis!"





    cinelounge.org

    Jusqu’où ira la campagne contre la corruption ?

    AGNÈS GAUDU
    COURRIER INTERNATIONAL



       (...) Comment combattre la corruption, et jusqu'où ? La faute à l'individu ou au système ? Le débat est ouvert entre les commentateurs chinois, maintenant que la campagne anticorruption a atteint un niveau sans précédent. Les commentaires se multiplient après la mise en état d'arrestation, le 12 décembre, de Zhou Yongkang, qui supervisa longtemps les questions de sécurité au Comité permanent du Bureau politique et est le plus haut dirigeant jamais inquiété par la justice pour corruption. (...)


       (...) "La lutte anticorruption est un combat sans retour et à mort", lance le journal de l'armée, le Jiefangjun Bao, dans un éditorial. Laissant entendre qu'il y a des résistances, le quotidien commence par réfuter leurs arguments. "Le combat jusqu'au bout contre la corruption – l'expulsion totale du mal – ne saurait que renforcer le cœur du parti, le cœur de l'armée, le cœur du peuple. La thèse selon laquelle il faudrait craindre de perdre les cœurs n'est que l'expression de la terreur de quelques corrompus."

       Ce combat peut-il se poursuivre sans limites ? Oui, affirme l'éditorial. "Si l'on a touché à de grands tigres tels que Zhou Yongkang ou Xu Caihou [ancien membre de la Commission militaire centrale et général de l'armée démis en juin 2014], qui n'oserait-on pas toucher ? L'armée est le pilier du Parti. Si elle est corrompue, c'est un pilier qui se corrompt et qui risque de s'écrouler ; la longévité de l'Etat, le bonheur du peuple, par quoi seront-ils alors garantis ? L'histoire a prouvé que si l'armée est absolument honnête, propre, fiable, le pays ne peut connaître de troubles importants. L'armée ne saurait abriter en son sein des corrompus, c'est l'exigence politique particulière du Parti vis-à-vis de l'armée." (...)

       (...) Dans les milieux de la finance, c'est à la morale que fait appel une chronique du site économique Caixin, l'un des médias les plus influents de Chine. "Nous sommes tous complices de la corruption", titre ainsi Wang Xiao, professeur de droit de la finance à l'Université centrale de la finance et de l'économie. Pour lui, tous les justes efforts pour combler les failles du système et tous les recours à la justice ne viendront pas à bout des tentations individuelles. Les garde-fous juridiques augmentent le coût personnel de la corruption, mais ne font pas disparaître les motivations à être corrompu, souligne-t-il. "La crainte du droit ne suffit pas, il faut aussi que l'on y croie." Pour Wang Xiao, l'efficacité de la lutte contre la corruption est donc une question de croyance, de tolérance et de vertu, toutes valeurs hautement désirables dans les marchés comme dans la société, et qui ne sont pas moins importantes que la croissance économique. (...)

       (...) Dès que l'on se tourne vers les médias chinois de l'extérieur de Chine, les discours se font plus directs. Wang Debang, ancien dirigeant étudiant du mouvement prodémocratique de 1989, s'interroge sur la campagne anticorruption dans un portail hébergé aux Etats-Unis, Huaxia Wenzhai. Si Xi Jinping dispose de la confiance en lui suffisante pour s'attaquer à d'aussi gros poissons que Zhou Yongkang, c'est d'abord qu'il se sent doté d'une légitimité de fils de haut dirigeant, ceux que l'on appelle les "princes rouges". Il a le sentiment de détenir le pouvoir de manière naturelle, en quelque sorte. Mais il y a là une injustice sociale fondamentale dit Wang Debang, car les cadres de haut rang qui sont parvenus à la force du poignet n'ont pu le faire sans de nombreuses compromissions. Ils sont forcément passés par la case corruption.

       Le commerce des charges gouvernementales est un phénomène largement répandu, et ces cadres savent bien qu'elle est injustifiable, politiquement, moralement autant que légalement. "Aussi, dès lors qu'ils sont pris sur le fait, ils ne résistent pas. La lutte contre la corruption par l'administration elle-même n'est pas très vigoureuse, car il est impossible de sortir de la boue sans se salir." Pour Wang Debang, la lutte contre la corruption ne doit pas se borner à viser des individus. "Il faut que les efforts se dirigent aussi vers la rénovation du système, afin que les bureaucrates, ne 'désirent', ne 'puissent', n''osent' être corrompus", dit-il en faisant écho à un mot d'ordre lancé par Xi Jinping. (...)

       (...) "Et si l'on rendait public les biens des dirigeants", demande pour sa part le quotidien honkongais Ming Pao ? "Si l'on veut éviter l'apparition de nouveaux Zhou Yongkang, la recherche de l'équilibre du pouvoir et la publication des biens des dirigeants est la bonne voie. Le président Xi Jinping a dit vouloir faire 'rentrer le pouvoir dans sa cage', ce qui implique que quiconque a du pouvoir se soumette au contrôle du peuple, et qu'il faut un système de publication complet des biens des hauts dirigeants." Mais Xi Jinping et Wang Qishan [membre du Comité permanent du Bureau politique qui supervise la Commission de la discipline du Parti], quel système va les contrôler, demande le journal ? "La longévité de l'Etat ne saurait reposer sur des personnalités particulières, mais sur un système puissant de lutte contre la corruption, car si le système n'est pas bon, même des gens bien peuvent faire de mauvaises choses."



    $$$

    (Je surpris mon chien Médor en train de faire
    des heures supplémentaires)



    $$$
    Luc Desle

    votre commentaire
  • µµµ
    Pensées pour nous-mêmes:

    (COMME LE SAGE
    PARDONNE SANS Y PENSER)

    µµµ

    "Chéri...
    - Oui?
    - Tu vas t'ôter de mon soleil, oui?"


    Lee Friedlander
    New York City,1966

    µµµ

    "Je revendique la souveraineté sur, au moins,
    le double de ce morceau de glace...
    voire le triple, si possible"



    A son tour, le Danemark 
    revendique le pôle Nord



       (...) Comme la Russie et le Canada auparavant, le Danemark a revendiqué le 15 décembre la souveraineté du pôle Nord devant la commission des limites du plateau continental des Nations unies. Cette exigence s'inscrit,comme l'explique le journal danois Politiken, dans le cadre de la revendication plus large d'une énorme portion territoriale du sol arctique. Ce dernier serait relié, d'après Copenhague, à une partie du plateau continental du Groenland, et ferait ainsi partie du royaume du Danemark.

       La Russie et le Canada ont déjà déposé une demande auprès de la commission des limites du plateau continental des Nations unies ; les Etats-Unis et la Norvège s'apprêtent aussi à le faire. Tous espèrent trouver d'importants gisements d'hydrocarbures ou des minéraux.

       La demande danoise porte sur 895 000 kilomètres carrés de fonds marins – plus de 20 fois la taille du Danemark. Et si le royaume obtient gain de cause, sa frontière extérieure sera prolongée jusqu'à la limite des 200 milles marins russe – environ 370 km –, comme le prévoit le droit international.

       Et c'est bien là que se trouve la surprise, indique Information, expliquant que personne ne s'attendait à ce que le Danemark aille aussi loin : "Le gouvernement danois a choisi de pousser à l'extrême sa portée politique et juridique dans la querelle internationale sur le sol marin du pôle Nord", note le journal.  (...)

       Le Danemark n'aura pas de réponse avant dix ou quinze ans. Il est possible que la commission déclare que plusieurs pays ont droit au même territoire – dans ce cas, il leur faudra négocier entre eux.

       Entre-temps, d'autres réponses sont attendues, notamment celle concernant la demande de la Russie, faite en 2001. "Il n'y a pas de doute que la demande danoise va irriter Moscou", explique Karsten Jakob Moller, chercheur à l'institut danois de recherche internationale de Copenhague, cité par Politiken. D'autres chercheurs estiment eux aussi que la Russie répondra de manière ferme, par exemple en réalisant davantage d'exercices militaires en mer Baltique, comme cela a déjà été le cas récemment.

       Greenpeace, de son côté, s'inquiète de la démarche de Copenhague. Il faudrait que le Danemark se batte pour protéger le pôle Nord, plutôt de chercher à obtenir le droit d'y exploiter du pétrole, explique l'ONG au quotidien Jyllands-Posten : "Cette course se révèle à la fois dénuée de sens et ridicule s'il ne s'agit réellement que de s'enrichir", dit Jon Burgwald, chef de campagne à Greenpeace.


    µµµ

    "Ben... Qu'est-ce que tu fais de la faible gravité?
    - Elle est compensée par mon amour bondissant"



    (Source: hildadepolarix, via karlkaos)

    µµµ
    Luc Desle

    votre commentaire
  • ***
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE N'A PAS BESOIN
    DE BÉQUILLES)

    ***

    (La fille de la voisine avait le...
    hem... même sourire que sa mère)



    ***

    "Docteur... Le bidonville d'à-côté me pose
    un cas de conscience...
    - Ne vous inquiétez pas, très chère, la Police
    va y mettre bon ordre...
    - Et pour mon cas de conscience?
    - Mes mains vont vous l'ôter"



    ÉTATS-UNIS
    La fin de l'immense bidonville 
    de la Silicon Valley


       (...) Voilé par les saules et les broussailles, au bord du lit d’une rivière de San José se cache un des plus grands campements de sans-abri des Etats-Unis, bâti par des centaines de personnes

       Une cabane dans un arbre s’y dresse au milieu de bunkers souterrains et de cahutes de fortune. Ce bidonville de 28 hectares n’est qu’à quelques minutes du centre-ville et des sièges des géants des nouvelles technologies qui ont fait de la Silicon Valley une des régions les plus riches au monde. Longtemps, la ville a fermé les yeux sur la Jungle [surnom du campement]. Mais le camp installé sur les rives boueuses de la rivière Coyote est devenu si peuplé ces dernières années qu’il s’est couvert de détritus en décomposition, d’excréments humains, et qu’il a fini par être infesté par les rats – au point qu’une espèce menacée de truites arc-en-ciel qui vivait dans la rivière a quasi disparu. 

       Après avoir tenté de nettoyer les abords du campement sans grand enthousiasme pendant plusieurs années, la municipalité a décidé de fermer la Jungle pour de bon, le 4 décembre. Ce camp tentaculaire est en effet devenu un problème majeur et un symbole gênant de la crise du logement dans la Silicon Valley. En 2013, San José et le comté de Santa Clara comptaient près de 7 600 sans-abri, soit plus que la grande ville voisine de San Francisco. Et 75 % d’entre eux dormaient dehors, sur les trottoirs, dans les parcs et sous les ponts d’autoroutes – une proportion plus importante que dans toute autre grande zone métropolitaine des Etats-Unis. 

       Les autorités pointent du doigt la flambée des prix immobiliers. Quand la Silicon Valley est sortie de la récession, les Américains sont arrivés en masse pour y chercher du travail, faisant exploser les prix des appartements : dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres autour de San José, le loyer moyen est passé à 2 633 dollars [2 129 euros] en septembre 2014, contre 1 761 dollars [1 424 euros] deux ans plus tôt. Pour ce qui est de l’achat, le prix médian d’une maison a grimpé à près de 700 000 dollars [566 000 euros]. (...)

       “C’est un cocktail explosif : une partie de la population est extrêmement riche, le nombre de personnes qui travaillent dans les nouvelles technologies s’envole et ceux qui n’ont plus les moyens d’accéder au marché du logement sont de plus en plus nombreux”, commente Jennifer Loving, directrice exécutive de Destination Home, une organisation issue d’un partenariat public-privé destiné à mettre fin au mal-logement dans le comté. 

       Depuis sa décision de fermer la Jungle, il y a dix-huit mois, San José a dépensé 4 millions de dollars [3,2 millions d’euros] pour reloger les habitants du camp et les mettre en contact avec des services d’aide. “La municipalité a vraiment fait des efforts”, commente Claire Wagner, responsable de la communication de HomeFirst, qui gère un foyer pour sans-abri et une agence de services à San José. Reste que parmi les habitants de la Jungle, si 144 ont trouvé un toit, plus d’une cinquantaine n’ont toujours nulle part où aller, malgré les aides au logement. “Le problème, ce ne sont pas les campements, c’est le fait que ces personnes n’ont pas de logement”, commente Ray Bramson, responsable de l’aide aux sans-abri à San José. 

       La veille du grand nettoyage, pendant que certains habitants de la Jungle pliaient bagage, d’autres affirmaient qu’ils comptaient bien rester aussi longtemps que possible. Sous une pluie battante, Tiffany Curtis, 35 ans, vêtue d’une veste de camouflage, poussait un Caddie rempli de ses affaires bourrées dans des sacs-poubelle, dans une caisse en plastique et dans un sac Hello Kitty, jusqu’à un monospace. La municipalité l’a relogée dans un studio dont le loyer sera payé tant qu’elle aura un travail. 

       Doug Wynne, 60 ans, affirmait quant à lui vouloir rester aussi longtemps que possible avec ses six chats dans son douillet complexe de tentes, reliées les unes aux autres par des bâches, des couvertures et des sacs de couchage. Installé dans la Jungle depuis quatre ans, il a eu le temps de se construire une petite allée en briques menant à sa maison de fortune, dans laquelle il a disposé un tapis, un canapé et des lits. Doug Wynne, un réfugié de la crise immobilière et de la vague de saisies qui a frappé la Floride, est venu à San José dans l’espoir de travailler dans la vente de logiciels, mais il s’est retrouvé à faire la manche sur le terre-plein d’une avenue du quartier de Little Saigon. “Je dormais sur le campus de l’université, ils m’ont emmené en car ici… Partout où j’allais, la police me harcelait, témoigne-t-il. Et puis un jour je suis venu ici et ils m’ont laissé tranquille.” D’autres habitants de la Jungle travaillent – dans la menuiserie, la restauration, les travaux manuels. 

       Mais tous les soirs ils reviennent dormir au campement, faute d’avoir un meilleur endroit, commente Ray Bramson. Certains ont des problèmes mentaux ou médicaux, des casiers judiciaires ou des dettes impayées qui les handicapent pour trouver un logement. En dehors de la Jungle proprement dite, la ville de San José est constellée d’au moins 200 campements de sans-abri, poursuit-il. “La municipalité a fait énormément pour aider un tas de personnes à trouver un logement, mais c’est une goutte dans l’océan”, déplore Matt King, de Sacred Heart Community Service, un groupe local de lutte contre la pauvreté. “On n’a pas droit à l’erreur dans la Silicon Valley. Si vous n’avez pas de revenus solides et réguliers, vous pouvez très vite perdre votre logement et atterrir sous une tente dans la Jungle.” Le parcours de Robert Aguirre illustre à quel point il est dur de maintenir un pied dans la classe moyenne dans cette économie surchauffée. (...)

       Aujourd’hui âgé de 56 ans, ce consultant en ingénierie aidait autrefois des entreprises à se mettre aux normes de sécurité internationale. Quand la première bulle des nouvelles technologies a explosé, à la fin des années 1990, ses affaires ont commencé à battre de l’aile. Les tâches qu’il effectuait ont été massivement délocalisées vers la Chine. Et lui et sa femme ont perdu leur maison. Son épouse souffrant de problèmes de santé, en particulier d’arthrose, ils ont décidé de quitter leur appartement en étage pour s’installer en rez-de-chaussée. 

       Mais, alors qu’ils avaient déjà donné leur préavis à leur ancien propriétaire, le nouveau les a informés qu’il avait changé d’avis et qu’il comptait loger des proches dans l’appartement. Or leur ancien logement était déjà reloué. A force de dormir assise dans leur voiture, son épouse a développé des œdèmes, raconte Robert Aguirre. 

       Sur les conseils d’un médecin, en janvier dernier, ils ont pris une tente et se sont installés dans la Jungle. Malgré tout, assurent-ils, la vie n’est pas trop dure : Robert Aguirre trouve des petits boulots au jour le jour et sa femme travaille comme secrétaire médicale. Ils ont un poêle au propane pour se chauffer et pour cuisiner, et un véritable sommier pour dormir. A présent, ils ont trouvé un logement, mais ils comptent rester en contact avec la communauté de la Jungle. 



    ***

    " A toi aussi les humains ont rasé la fourrure sur le dos?"


    Sam Jinks

    ***
    Luc Desle

    votre commentaire
  • ***
    Pensées pour nous-mêmes:

    (TU ES LE FRÈRE DE LA VIE)

    ***

    "Chère Paire Noelle je...
    ZZZZZZZZZZZ"



    ***





       Edouard HELSEY [1883-1966] - Grand reporter, ami d'Albert LONDRES, il est à l'origine de la création du PRIX ALBERT LONDRES - Il était le mari de l'actrice DUSSANE

       Lettre écrite et signée de sa main, 3 pages in-8 plus page d'adresse avec affranchissement, Paris, 5 septembre 1908, à Fernand CASTELBON de BEAUXHOSTES [1859-1934 / Viticulteur et mécène de Béziers] - Il écrit en tant que rédacteur à Comoedia

       "Monsieur de Pawlowski me fait lire votre lettre d'hier où vous vous plaignez de mon dernier article sur Béziers. Je suis absolument désolé de vous avoir si vivement contristé car je n'ai eu qu'à me louer de votre favorable accueil. Je me suis laissé emporter peut-être un peu loin par la sincérité de mon ennui. Je me suis en effet beaucoup ennuyé à Béziers, mais je n'ai pas songé un instant vous en rendre responsable, non plus qu'à mettre en cause votre très intéressante entreprise. C'est seulement votre ville que je n'ai pu me rendre décider à aimer

       J'ai sans doute tort et j'en aurais peut-être jugé autrement si j'avais vu Béziers dans une saison plus favorable, mais telle que je l'ai rapportée, mon impression fut très sincère et tellement vive que je n'ai pu résister au besoin de la manifester. Mais en écrivant, je vous l'assure, je ne pensais pas qu'elle pût autant vous contrarier. Je tiens à vous assurer en terminant cette lettre que j'ai la plus réelle admiration pour votre beau dévouement à l'art et que je n'ai pas oublié combien votre accueil fut aimable"

       [Castelbon voulait faire de Béziers une capitale de l'Art lyrique - Il finança dès l'été 1898, aidé par son ami le compositeur Camille Saint-Saëns, un grand festival de musique dans les arênes]


    ***

    "Tu n'aspires pas tu souffles...
    Tu m'as bien compris?
    - Oui, Maman."


    (Hélas...)

    Jongen blaast kaars in kerstboom uit (by Nationaal Archief)

    ***
    Benoît Barvin

    votre commentaire
  • %%%
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE CŒUR A SES ORAISONS
    QUE LA RAISON NE SAISIT PAS)

    %%%

    (La femme aux mille seins prétendait pouvoir
    nourrir toute la ville)



    %%%

    "C'est quand la fin du pétrole déjà?"



    Baisse du pétrole, jusqu’à quand ? 
    et jusqu’où ?


       (...) Les prix du pétrole sont en forte baisse : l’on est passé d’environ 100 $ le baril à 60 $ en seulement quelques mois, et les bourses s’en ressentent désormais. Le CAC 40 a chuté de 7 % la semaine dernière, même chose aux Etats-Unis où les valeurs pétrolières plombent la bourse de New York.Comment s’est déclenché le phénomène et cela peut-il aller plus loin ?

       Environ 60 $ le baril cela ne s’est plus vu depuis … 2009 ! Et pour cause, une chute aussi forte et rapide n’est pas bon signe pour l’économie mondiale. En 2008, lors de la première chute, c’était bien le signe d’une grande récession, et il est fort probable que cette fois encore, nous entrons dans une nouvelle perturbation économique forte.

       Combien de temps cela peut-il durer ? Peut-être un an voir deux comme la fois précédente. Car la chute est dû à la faiblesse de la demande mais aussi à une augmentation (faible mais réelle) de l’offre. Les pays de l’OPEP pourraient abaisser leurs production, mais lors du dernier sommet, il n’en a pas été question : l’Arabie Saoudite a dit non (l’OPEP serait même prête à endurer un baril à 40 $) !

       D’où vient l’augmentation de l’offre ? Des pétroles dit non conventionnels : le pétrole off shore en eau profonde, les sables bitumineux et le pétrole de schiste qui a connu une forte croissance aux Etats-Unis depuis 4 ans. Et c’est peut-être là que se tient une partie de l’explication. Certains estiment que la chute a aussi des raisons politiques et que l’Arabie Saoudite refuse de baisser la production et ainsi faire remonter le prix pour aider les Etats-Unis contre la Russie.

       Mais ce peut être aussi parce que l’Arabie est mécontente que les Etats-Unis ne soient plus aussi dépendants qu’auparavant et risquent ainsi d’assurer une moins bonne protection du royaume !

       Car, le constat est sans appel : le pic mondial de production de pétrole classique a été passé en 2005 selon l’ASPO (l’association d’étude du pic pétrolier) et en 2008 selon l’agence internationale de l’énergie (qui le reconnaît enfin !). Depuis ce sont les pétroles non conventionnels qui compensent la baisse des champs classiques et qui permettent même une légère hausse de la production mondiale. Même si l’on sait que cela n’est que du provisoire et que cela a un coût environnemental énorme.

       Ainsi, de 2010 à 2014, la production mondiale de pétrole est passée d’environ 87 millions de barils par jours à 90 millions. Mais cette production a fortement augmentée aux Etats-Unis (qui ont ainsi recouvert une certaine autonomie énergétique) : elle est passée de 9,5 millions de barils jours à 14 millions. Soit une hausse de 50 % de la production alors que cette dernière était en diminution dans le reste du monde.

       Le pétrole de schiste est donc bien à l’origine de la hausse, mais son coût de production est élevé : Une part importante de la production des pétroles non conventionnels a un coût supérieur à 60 $ le baril, plutôt autour de 70-80 $, ce qui signifie donc qu’une partie des compagnies pétrolières engagées dans ces productions seraient amenées à fermer les puits si le brut restait longtemps à un tel niveau.

       Mais ce ne sera probablement pas le cas pour deux raisons : même si l’économie mondiale chute, les pays d’Asie de l’Est continueront à croître et leur demande avec, ensuite, la production de pétrole classique va continuer à chuter et nous seront de plus en plus dépendant des pétroles non conventionnels même si ces derniers ne sont qu’un feu de paille (voirhttp://www.christophebugeau.fr).

       Car c’est la conclusion malheureusement logique de l’histoire, nous sommes condamnés à voir la production diminuer au long terme du fait du non renouvellement de la ressource et le prix lui, sera amené à s’envoler alors vers des sommets : ce qui est rare est cher. Alors profitons bien des soldes, elles ne dureront pas !


    %%%

    (Devant la réaction de ces Émirs face aux nouvelles
    tenues des hôtesses de l'air, je compris que
    cela n'allait pas le faire...)



    %%%
    Luc Desle

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires