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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE TE MOQUE PAS
    DU ROI DES FOUS)

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       JACQUES LAVERGNE 

       Né en 1921, il est décédé en 2008, il était dessinateur de presse. Il avait commencé sa carrière comme caricaturiste dans les années d'après guerre. Ses maîtres étaient Dubout et Parizet.

       Ses premiers dessins avaient comme signature, 2 oiseaux, puis 3 oiseaux etc, suivant le nombre d'enfants qu'il ajoutait à son foyer. Son humour classique est toujours de bon goût, évoquant une France gaullienne où il fait bon vivre. Les "gags" sont en droite ligne avec ceux du siècle précédent.  

    LES ALBUMS DE JACQUES LAVERGNE : Editions ROUFF.

    Bourreaux de Parents, édité en 1956
    Ma tribu, les autres et moi, édité en 1957
    La concierge est dans l'escalier, , édité en 1958
    Quelle vie qu'on vit. Pretty Communications 1989
    L' hopital en délire
    Johnny, Tutur et moi , édité en 1965


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    Blanche Baptiste

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE DISCIPLE DU MAÎTRE
    NE PORTE PAS DE COLLIER)

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    (Le lapin d'Alice était dans cette boîte,
    incognito)



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    (Escadrons de la mort états-z'uniens

    se préparant à partir en Afrique)



    Afrique :
    les États-Unis forment
    des escadrons de la mort 

    (Black Agenda Report)
    Glen FORD

       (...) Militairement, l’Afrique est en train de devenir un continent étasunien. Barack Obama, qui a été le président de tous sauf la première année d’existence de l’AFRICOM, a réussi à intégrer des unités de combat étasuniennes, des bases, à renforcer certains régimes, à équiper et financer les structures militaires de tous les pays africains hormis pour une poignée de pays résistants.

       Le grand rêve panafricaniste et ancien du président ghanéen Kwame Nkrumah d’une Afrique unie militairement n’a pas été réalisé – face aux appétits des Etatsuniens et des Européens. Sous couvert d’une intervention « humanitaire », Obama a considérablement élargi les projets d’expansion de Bill Clinton et de George Bush en Afrique, de sorte que seulement quelques taches sur la carte de l’Afrique restent en dehors de la sphère des opérations de Washington. L’Érythrée et le Zimbabwe sont les exceptions notables – et, par conséquent, les cibles futures.

       L’Afrique est un territoire occupé. L’Union africaine ne prétend même pas être responsable de ses propres missions de maintien de la paix, qui sont devenues en fait des occasions pour les forces armées africaines de se faire payer pour faire le travail de l’Occident. La Chine et le Brésil peuvent recueillir la part substantielle du commerce avec l’Afrique, mais les hommes disposant des armes à feu sont fidèles à l’AFRICOM – le papa gâteau pour la classe militaire africaine. Les troupes étatsuniennes dorment maintenant dans les casernes africaines. Elles sont les frères d’armes des officiers africains et peuvent déterminer les futurs présidents africains.

       Le rythme de la pénétration étatsunienne de l’Afrique de l’Ouest s’est accéléré de façon spectaculaire depuis 2011, quand Obama (Sarkozy et Cameron, ndt) a liquidé le gouvernement libyen de Mouammar Kadhafi, installant un flux de jihadistes et d’armes vers la Syrie et vers le Sud pour déstabiliser les nations du Sahel. Un chaos s’en est suivi – un beau chaos diriez-vous si vous étiez un planificateur militaire des États-Unis à la recherche d’une justification pour des missions de plus en plus importantes. L’agression de l’OTAN contre la Libye a engendré le chaos dans la sous-région subsaharienne qui a justifié l’occupation française et étatsunienne du Mali et du Niger. 

       Les djihadistes d’Afrique du Nord hyperactifs, renforcés par les bombes étatsuniennes (cf. ce qui s’est passé en Libye, ndt), des armes et de l’argent, forment et équipent leurs frères du continent, y compris les éléments de Boko Haram au Nigeria. Les guerriers islamiques de langue yoruba ont légué à l’AFRICOM un cadeau inestimable : près de 300 écolières nécessitant d’être délivrées, prétexte parfait pour une intervention « humanitaire ».(...)


       Les chefs d’Etat du Nigeria, du Tchad, du Niger, du Bénin et du Cameroun ont été convoqués à Paris (prétendant que c’était leur idée) où ils ont déclaré la “guerre totale ” à Boko Haram (...)

       (...) ” Bien sûr, les cinq Etats africains n’ont ni l’argent, ni la formation, ni l’équipement, ni la capacité de collecte de renseignements pour un tel plan. Ce sera un plan euro-étatsunien pour la défense et la sécurité de l’Afrique de l’Ouest – contre d’autres Africains. Immédiatement, les États-Unis ont envoyé 80 soldats au Tchad (pays qui sur le plan militaire a longtemps été un état mercenaire au service de la France) pour ouvrir une nouvelle base de drones, afin de renforcer le parc de drones étatsuniens existants déjà au Niger, au Burkina Faso, en Ethiopie, en Somalie, aux Seychelles, à Djibouti (où il existe une énorme base française et étatsunienne), et les sites de la CIA qui ne doivent pas être divulgués.

       Le nouveau groupe de sécurité en Afrique de l’Ouest est devenue une réplique de l’OTAN, une annexe visant à être façonnée par les planificateurs militaires impérialistes pour affronter les ennemis choisis par Washington et ParisQuel formidable élan humanitaro-militaire ! Les filles sont absentes depuis un mois, et pourraient ne pas être secourues vivantes, mais cinq pays africains voisins – l’un d’eux étant la plus grande économie du continent – ont déjà été embrigadés dans une alliance militaire dominée par l’OTAN avec d’autres Etats africains subordonnés.

       Il est vite apparu que l’AFRICOM avait déjà une relation spéciale avec l’armée nigériane qui n’a été annoncée qu’après l’enlèvement des écolières. AFRICOM va former un bataillon de Rangers du Nigeria dans la contre-insurrection guerrière, ce sera la première fois que ce commandement étatsunien fournira une formation « intégrale » aux Africains à une telle échelle.

       Avec le public étatsunien embrigadé dans l’esprit interventionniste de l’opération “Save our girls”, les opérations secrètes sont soudainement devenues publiques. Le New York Times révèle que les Etats-Unis ont organisé un programme secret pour former des bataillons de lutte contre le terrorisme pour le Niger et la Mauritanie. Les forces spéciales des Bérets verts et les tueurs de la Delta Force instruisent des commandos triés sur le volet dans la contre-insurrection au Mali. Une source du Times, laisse clairement entendre que les opérations secrètes sont conçues pour recouvrir la région d’escadrons de la mort formés par les Etats-Unis. 

       Michael Sheehan était jusqu’à l’année dernière responsable des opérations spéciales au Pentagone – Death Squads Central (Centrale des escadrons de la mort) – où il a poussé à plus de formateurs pour des Opérations Spéciales pour les armées africaines. Sheehan détient désormais la “présidence prestigieuse” de la West Point’s Combating Terrorism Center (du Centre de West Point de Lutte contre le Terrorisme). Dans les années 1980, il était le commandant des forces spéciales de l’Amérique latine – ce qui signifiait en langage à peine codé : escadrons de la mort. (...)

       (...) Les Forces spéciales de l’armée des États-Unis ont toujours été des tueurs politiques, fonctionnant le plus souvent avec la CIA. Le Phoenix Program, au Vietnam, qui a tué entre 26 000 et 41 000 personnes et torturé beaucoup d’autres, était un crime de guerre de la CIA allié aux forces spéciales. De 1975 jusque dans les années 80, la CIA et ses forces spéciales ont apporté un soutien technique et des armes à des tueurs pour l’Opération Condor, les escadrons de la mort dirigés par un consortium de juntes militaires en Argentine, au Chili, en Uruguay, au Paraguay, en Bolivie et au Brésil, probablement responsable de 60 000 meurtres. Sheehan a probablement été impliqué dans l’Operation Condor et sa composante d’Amérique centrale, l’Opération Charly, et depuis a perfectionné l’art des assassinats politiques. S’il est chanceux et se sent justifié par les événements en Afrique, alors les escadrons de la mort formés par les Etats-Unis sont sur le point de proliférer dans cette partie du monde.

       Il n’y a pas de doute qu’Obama apprécie les Opérations Spéciales, car ces opérations de petites unités de meurtriers dirigés par des tueurs professionnels intervenant de nuit ne s’apparentent par à une guerre – et peuvent, si nécessaire, être imputées à d’autres “terroristes”. Cependant, l’histoire – l’histoire récente – prouve que les États-Unis peuvent parvenir à leurs fins avec des carnages de grande ampleur (et sans limites) en Afrique. En 2006, l’invasion de l’Ethiopie par la Somalie, soutenue par les forces étatsuniennes au sol, dans les airs et par la mer, a donné lieu à l’époque à “la pire crise humanitaire en Afrique”, “pire que le Darfour”, selon les observateurs de l’ONU, avec des centaines de milliers de morts. Les États-Unis ont alors refusé l’aide alimentaire pour affamer les combattants somaliens Shabaab, conduisant à une perte encore plus catastrophique de vies humaines. Mais, la plupart des Etatsuniens ne sont pas conscients de ces crimes contre l’humanité à l’encontre des Africains (“crimes again Black Humanity”).

       Les alliés éthiopiens des Etats-Unis ont commis un génocide contre l’ethnie Somali dans la région de l’Ogaden en toute impunité et ont interdit aux médias internationaux l’accès de la région. Les Présidents Clinton, Bush et Obama – chacun d’entre eux aidés par Susan Rice – ont collectivement tué six millions de Congolais depuis 1996. Le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale a été le résultat prémédité du chaos délibérément imposé par les Etats-Unis au Congo (RDC, ndt) riche en minéraux et par ses sbires du Rwanda et de l’Ouganda voisin. Paul Kagame, l’actuel leader du Rwanda, a abattu un avion avec deux présidents à bord en 1994, déclenchant les massacres qui ont amené Kagame au pouvoir et envoyé par la suite le Congo voisin sur la route de l’enfer. Les Etats-Unis célèbrent Kagame comme un héros, bien que le dictateur tribal Tutsi envoie des escadrons de la mort partout dans le monde pour étouffer ceux qui s’opposent à lui. (...)

       (...) Le Président ougandais Yoweri Museveni, un ami des États-Unis depuis l’époque de Ronald Reagan, a commis des actes de génocide contre ses rivaux de la tribu Acholi, les jetant dans des camps de concentration. Joseph Kony a été l’un de ces Acholi, qui apparemment est devenu fou. Depuis des années, Kony n’est plus une menace pour l’Ouganda ou pour tout autre pays de la région, mais le président Obama a utilisé une prétendue observation d’une hypothétique présence de bribes de son Armée de Résistance du Seigneur en RDC pour envoyer 100 Bérets verts en République démocratique du Congo, en Ouganda, au Rwanda, en République centrafricaine et au Soudan du Sud. Le mois dernier, Obama a envoyé 150 soldats et plus de quatre avions pour l’Afrique centrale, affirmant à nouveau que Kony se cachait quelque part.

       En fait, les troupes étatsuniennes ont été déployées près du sud Soudan, que les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël ont déstabilisé depuis des décennies dans le but de diviser la nation du Soudan. Le Soudan du Sud est devenu indépendant, mais il est resté instable et est loin d’être une nation, il s’agit plutôt d’un endroit riche en pétrole convoité par les États-Unis. Des dizaines de milliers d’autres personnes sont certains de mourir en combattant dans le Soudan du Sud, mais peu d’Etatsuniens blâmeront leur propre pays.

       Comme le montre le carnage au Congo, des populations entières peuvent être rayées de la carte en Afrique sans que la plupart des gens en Occident s’en aperçoivent. Les escadrons de la mort entraînés par les Etats-Unis au Nigeria, au Niger, en Mauritanie et au Mali, et ceux qui traqueront bientôt les victimes au Cameroun et au Bénin, ne se limiteront pas à la chasse à Boko Haram. Les escadrons de la mort sont, par définition, déstabilisant ; ils empoisonnent l’environnement politique et social au-delà de toute limite, comme l’Amérique centrale des années 80 peut en témoigner.

       Pourtant, c’est la méthode de conquête préférée de l’impérialisme étatsunien dans le monde non-blanc. C’est ce que les Etatsuniens font réellement, quand les gens demandent à ce qu’ils “fassent quelque chose”.


    Traduction : Le blog de SLT

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    Benoît Barvin

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LES CAILLOUX LAVÉS PAR
    LA RIVIÈRE RESTENT DES CAILLOUX)

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    (Avec inquiétude, cette femme voilée
    se demandait ce qu'allait penser son mari
    de sa nouvelle tenue)


    sirobtepa rebloguémorakimou 

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    (Le Police Montée et son retour vers les valeurs
    traditionnelles était surprenante)




    CANADA
    Le Québec essaie de débrancher

    EMILIE FOLIE-BOIVIN

       (...) Un animateur que tout le monde ici surnommait Fanal nous a demandé de fabriquer un radeau de fortune. Les neuf coéquipiers ont échangé un de ces regards remplis de points d'interrogation devant l'amas de rondins. "Bon, alors... On a une ex-jeannette dans le groupe ? Une ingénieure ?", a demandé Raphaël. Nous avions 30 minutes pour réussir à le faire flotter et le démonter, tout ça sans plan ni Google.

        Si ce n'était de notre orgueil qui souhaitait à tout prix gagner ses Olympiades, la moitié de l'équipe serait allée boire de la Black Label en canette [marque de bière canadienne] au bout du quai. À la place, nous errions autour du squelette du bateau pendant que trois filles essayaient de se rappeler si Télé-Pirate ou Les débrouillards nous avaient un jour enseigné ça.

        Cette épreuve (qui comptait pour 20 points, c'est pas rien) incarnait ce pour quoi 70 adultes avaient choisi de passer la fin de semaine à chanter des chansons à répondre et à se priver de leurs gadgets technos pendant 48 heures. Nous voulions sortir de notre zone de confort. Reconnecter avec notre enfant intérieur et réapprendre à trouver des solutions en travaillant en équipe plutôt qu'en sollicitant l'intelligence virtuelle. (...)

       (...) Quand j'ai vu la proposition de la base de plein air Le P'tit Bonheur, dans la région de Sainte-Agathe-des-Monts, j'étais sceptique et j'anticipais le malaise. La partie du sevrage techno, ça allait. J'appréhendais surtout de me retrouver obligée à choisir un nom de camp comme "Luzerne", "Zipper" ou "Paprika", à faire des chasses au trésor et à devoir chanter "Dans mon pays d'Espagne".

       Mon enfant intérieur n'est pas mort, il trouve seulement que, tout comme les McCroquettes [Nuggets au poulet] et les popsicles [glaces] aux bananes, certains souvenirs gagnent à justement rester des souvenirs. J'avais tout faux. L'équipe du Centre Père Sablon avait gardé l'essentiel de Camp Grounded, une colonie de vacances pour adultes lancée l'année dernière à l'initiative de Digital Detox, aux États-Unis. Et elle avait même fait mieux.

       Alors qu'en Californie, Camp Grounded interdit les cellulaires, les montres, l'alcool, les dortoirs mixtes, qu'il organise des ateliers de méditation et alimente ses participants de repas végés [végétariens], sans gluten - et sans fun -, le retour aux souches du P'tit Bonheur, lui, propose d'inutiles mais ô combien palpitants tournois d'empilage de verres de plastique et ne nous prive d'aucun plaisir (sauf se géolocaliser, s'égoportraitiser [prendre un selfie], se snapchater et nager au bout du quai sans veste de sauvetage).

       Le tout avec la participation d'une équipe d'animateurs de qualité AAA, impayables et spontanés, qui m'ont rappelé que des bons moniteurs, c'est aussi inspirant pour des préados que pour des adultes. Les nôtres nous ont gavés de saucisses cocktail et de guimauves, et l'imposante équipe du camp en a rajouté avec un bar à bonbons en collation du soir et un choix de quatre menus pour le souper. Pas de concession, on avait le droit de tout prendre. On ne nous traitait justement pas comme des enfants, mais comme des gens qui ont besoin de lâcher leur fou et de sortir de la routine carrée de leur vie d'adulte. (...)

       (...) On venait d'ailleurs de s'asseoir à la table de pique-nique et de se verser un verre de rouge quand Éric - le genre de coéquipier qu'on s'arrache lors d'un match de Docte-Rat [jeu de société] - a eu une révélation. "En temps normal, quelqu'un aurait sorti son téléphone pour prendre en photo ce qu'on mange et le partager avec ses amis sur Instagram. Vous savez, le genre d'amis qui sont toujours là pour "liker" une photo mais qui ne viennent jamais t'aider à peinturer ton appart? Alors qu'on se connaît depuis, quoi, même pas 12 heures, on est tous attentifs aux conversations des autres. On est "toute là". Avouez que c'est spécial."

       On s'est tous arrêtés net. En effet, ici, on ne s'imaginait pas qu'il y avait quelque chose de mieux qui se passait ailleurs, car il n'y avait rien de mieux à faire que de faire ce qu'on était justement en train de faire. Offrir des pots-de-vin en Muskol [marque de répulsif anti-moustiques] aux animateurs pour gagner un point de plus à la chasse au chevreuil. Tisonner les braises. Regarder une mascotte de loup et une mascotte de tortue nous inviter à danser sur du MC Hammer. (Prenez des notes, les DJ : jamais je n'ai vu un party lever [une fête démarrer] aussi rapidement. En 12 secondes, le plancher était en feu et en sueur.)

       Le fameux FOMO (symptôme du web appelé Fear of Missing Out, ou la "peur de rater quelque chose") ne s'est fait ressentir qu'une seule fois, pendant l'hébertisme [parcours athlétique], quand je me suis mise à me demander si les gars qui avaient opté pour le disc-golf [discipline qui mélange le Golf et le Frisbee] en forêt avaient plus de fun que nous. Ils avaient sûrement moins d'échardes. Sinon, c'est tout.

       Le monde réel ne rivalisait pas avec le monde virtuel, l'un n'était pas plus authentique ni meilleur que l'autre. Si on est capable de tweeter dans le fin fond du pôle Sud et bientôt dans les havres de tranquillité que sont les parcs nationaux, la vie dans ce Moonrise Kingdom [allusion au film du réalisateur américain Wes Anderson] n'avait qu'une seule dimension. Et c'était suffisant à gérer. (...) 

       (...) Évidemment, c'est toujours en son absence qu'on réalise combien un gadget a réussi à se tailler une place aussi importante dans notre vie. Les réflexes du quotidien nous l'ont vite fait comprendre. Tu t'en rends compte en te réveillant le matin. En réalisant que tu n'as pas ton application "lampe de poche" quand tu veux te rendre aux toilettes sans réveiller tout le dortoir.

       Au feu de camp, quand personne ne se rappelle les paroles de Toune d'automne des Cowboys fringants [groupe de rock québécois] et qu'on se replie par dépit sur Noir Silence [autre célèbre groupe de rock du Québec]. Pourtant, ce n'est pas ce que la gang [le groupe], composée surtout de professionnels dans la mi-trentaine et venue de Montréal, d'Ottawa ou de Québec, était venue constater. Pour plusieurs, l'esprit stimulant des camps de vacances leur manquait, tout simplement. "Hey, Renaud, tu as fait des sciences avancées, non ? Tu dois être capable de lire l'heure en regardant la position du soleil ?", que je lui ai demandé, en espérant que quelqu'un puisse me l'enseigner.

       "Euh. Non. Ben attends..." On a donc scruté le ciel pour essayer de comprendre. À ce moment-là, il n'y avait vraiment rien de mieux à faire.


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    (La poésie échappant, de peu, à la Mort.
    Allégorie)



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    Benoît Barvin

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA VIE ATTEND DE TOI
    QUE TU VIVES)

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    (La femme à la tête coupée, je lui avais coupé la chique)


    (via lotusgurl)

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    (Ami américain montrant sa sollicitude
    envers un de ses alliés collabos)



    Et l’Amérique dit à l’Europe : 
    mes caprices seront vos désordres !


       (...) L’animadversion des Américains pour la France est ancienne et revendiquée, les manuels d’outre-Atlantique la datent de l’assassinat en 1754, sur la Frontière, du comte de Jumonville par un colonel des milices de Virginie du nom de George Washington. 270 ans plus tard l’offensive se poursuit, étendue à cette Europe prétendue kantienne dont les Américains ne comprennent pas qu’elle ait exclu la guerre de son horizon. Concomitamment au sacrifice ukrainien demandé par le président américain à nos Marie-Louise de l’OTAN, nous voilà sommés de rembourser le duché de Moscovie pour deux navires vendus, par celui-là même qui, ayant exigé hier que nous quittions le marché perse, s’est empressé de nous y remplacer. Son vice-président n’a t-il pas déjà placé son fiston dans le gaz ukrainien ? 

       Car l’Amérique est prête à combattre jusqu’au dernier Légionnaire et au dernier contrat de la dernière entreprise française, il faut que les choses soient claires au Kremlin comme à Téhéran, sur ce point, elle ne transigera pas. Un de nos établissements financiers est d’ailleurs menacé d’une amende de plusieurs milliards pour avoir violé les lois d’embargo votées par le Congrès. Before they ask us to pay the bill…

       Mais de leur côté les Etats-Unis ont confirmé l’achat d’hélicoptères russes pour l’entrainement de ce qu’ils appellent sans rire l’armée afghane, et ne peuvent se passer ni des lanceurs russes pour monter dans l’ISS, ni des moteurs russes pour leur seul lanceur depuis la mise au musée des navettes spatiales. That’s why the Lady is a tramp ! Mais faites ce que je dis et surtout pas ce que je fais !

       Et on va faire ce qu’ils nous disent de faire. Cet American Komintern, dont il faut taire le nom, n’aura pas placé pour rien au sommet de l’Etat, Château compris, une demi-douzaine de ses anciens pensionnés devenus ses redevables. Mais l’ancien président de la République n’avait-il pas montré l’exemple, et renvoyé l’ascenseur après la nomination de son demi-frère Olivier dans l’équipe dirigeante du groupe Carlyle, en envoyant l’armée française dans le merdier afghan et en réintégrant l’OTAN ? Ne rigolez pas, disait Coluche, c’est encore avec votre argent ! Comme ironisait un dessin de presse paru il y a quelques mois, si chaque nouveau président nous fait regretter le précédent, on n’ose imaginer à quoi ressemblera le prochain.

       Hier donc, c’était Sedan, aujourd’hui c’est Rethondes, sauf que cette fois-ci les Allemands, qui ont quelque réflexe de survie, n’iront pas s’assoir du même côté de la table que nous dans le wagon de la capitulation. Et si on devait mesurer notre vassalisation à l’absence de sens du ridicule de ces barons d’une République redevenue IVe, petits marquis dont le seul horizon intellectuel consiste, pour reprendre un mot d’Engels, à ériger leur propre impatience en argument théorique, on pourrait dire que c’est déjà demain : Montoire.


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    (Cette nouvelle religion, au moins, ne vous
    bourrait pas le mou)


    (Source: kamasitra, via aventure-digitale)

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    Benoît Barvin

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’ARAIGNÉE QUE TU AS
    AU PLAFOND, NOURRIS-LA BIEN)

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    André Harvec, 

        de son vrai nom André Hervé, (né le 3 juillet 1918 à Saint-Nicolas-de-Redon, en Loire-Atlantique) est un dessinateur humoriste et auteur de bande dessinée français. Ses dessins ont paru dans de nombreux journaux, tant en France (France Soir, France Dimanche, Ici Paris, Le Hérisson, Marius, Jours de France…) que dans le reste de l'Europe (Daily Mirror, Die Welt, Le Soir…). Il est également l'auteur des bandes dessinées « Freluquet » et « Bob Flapi, athlète complet » qui ont paru dans l'hebdomadaire "O.K l'hebdomadaire de la jeunesse".

        Un des signes particulièrement distinctifs de ses dessins correspond à sa signature « a. harvec » écrite en caractères manuscrits et prolongée par une toile d'où est suspendue une petite araignée.

       Son humour est bon enfant, jamais graveleux, son dessin est toujours précis et l'ensemble fleure bon les années 60/70.


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    Blanche Baptiste

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    Pensées par nous-mêmes:

    (L'HARMONIE DU MONDE
    EST-ELLE DANS LA TOILE DE L’ARAIGNÉE?)

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    (L'Espionne travaillant pour les anti-tabacs avait plus
    d'un tour dans son sac pour piéger ses victimes)



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    (Modernité de l'EIIIL)



    La toute fin des chrétiens d’Irak 

    Bachir El Khoury


       (...) Après la prise de Mossoul par l’EIIL, Georges Casmoussa, ancien archevêque syriaque catholique craint que cette ville, comme d’autres dans le pays, ne se vide définitivement de ses fidèles.

       Ils représentent 2% de l’ensemble de la population irakienne, contre 20% en 1932 et 5% à la veille de l’invasion américaine en 2003. Depuis la chute de Saddam Hussein, et l’enlisement du pays dans la spirale de la violence et du terrorisme, leur nombre n’a cessé de diminuer. Aujourd’hui, les chrétiens, dont le nombre est déjà en nette réduction dans tout le Moyen-Orient, risquent de disparaître d’un des plus vieux berceaux du christianisme.

       A Mossoul, tombée aux mains des djihadistes de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) dans la nuit du lundi 9 juin, ils étaient 30.000, sur une population totale de deux millions d’habitants majoritairement musulmans, à résider encore dans cette ville-clé de la présence chrétienne en Irak. «Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une cinquantaine de familles chrétiennes, tout au plus», assure Monseigneur Georges Casmoussa, ancien archevêque syriaque catholique de cette ville, dans laquelle il avait été lui-même enlevé par un groupe islamiste en 2005.

       A pied ou en voitures, ils ont tout laissé derrière eux, à l’annonce de la chute de la ville, certains fuyant vers les zones les plus proches, notamment à Qaraqosh, la plus importante ville chrétienne de la province de Ninive, d’autres prenant le chemin d’Erbil et de Duhok, au Kurdistan, pour s’éloigner le plus du danger qui les guette. «L’accès à ces deux villes étant rigoureusement contrôlé par les forces de sécurité kurdes, un camp de fortune a été aménagé à la hâte aux abords de ces localités pour accueillir les réfugiés», raconte Mgr Casmoussa.

       D’autres enfin ont trouvé refuge dans le couvent de Mar Matta, situé non loin de la province kurde. «Ce n’est pas la première fois que le monastère accueille des chrétiens, nous avons déjà vécu ce scénario au moins à deux reprises, mais les fois précédentes ils étaient moins nombreux. Cette fois-ci, le couvent était submergé», souligne le responsable religieux, auteur de «Jusqu’au bout», un livre témoignage sur les chrétiens d’Irak. (...)

       (...) Depuis Beyrouth, où il réside actuellement, l’ancien archevêque de Mossoul, évoque un nouveau coup dur pour les fidèles chaldéens, syriaques, nestoriens et arméniens, qui constituent les principales communautés chrétiennes en Irak. «Chaque épisode de violence appauvrit un peu plus la force morale des chrétiens, et accroît leur incertitude dans le futur», assure le responsable religieux.

       Aujourd’hui, à Mossoul, qui compte une trentaine d’églises, dont certaine datent du VIIe siècle, un séminaire et une poignée d’écoles chrétiennes, il n’y a plus aucun prêtre«Un de mes amis, le père Pio a quitté les lieux à la hâte avec sa chemise et son pantalon, sans rien d’autre. Pourtant il fait partie des plus optimistes, il était engagé jusqu’au bout. Quand je l’ai eu au téléphone il m’a dit: «à chaque fois je vous disais qu’il n’y avait rien, mais maintenant on peut s’attendre à tout”», relate l’homme d’Eglise. (...) 

       (...) Les fuyards ont tous à l’esprit les taxes imposées aux chrétiens par l’EIIL à Raqqa en Syrie, comme une réinstauration de la jezzia, impôt historiquement prélevé par les conquérants musulmans auprès des populations non-mahométanes. Dans cette ville conquise par le groupe djihadiste, des codes vestimentaires ont également été imposés aux femmes par la Commission de la Charia, l’aile juridique de l’EIIL qui veille à l’application d’une interprétation stricte du code islamique.

       A Mossoul, où d’après Mgr Casmoussa, «l’Etat islamique avait une certaine influence depuis quelques temps», aucune agression ou restriction à caractère confessionnelle vis à vis des chrétiens n’a encore été recensée. «Pour l’instant, ce qui nous rassure, c’est la conduite des “envahisseurs” vis-à-vis des civils. Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont demandé par haut parleur aux gens de regagner leur travail. Ils gardent les institutions, il n’y a pas beaucoup d’hommes armés dans la ville et les églises sont intactes», relate le responsable qui s’interroge sur la visée des insurgés et la signification de cette offensive.

       «Si l’on considère que l’objectif de l’EIIL est d’envahir tout le territoire, et d’instaurer un califat musulman, alors les chrétiens sont directement menacés. En revanche, s’il s’agit d’une bataille politique entre chiites et sunnites, entre le gouvernement central et des fractions opposées, dans ce cas là nous serons moins en danger», analyse Mgr Casmoussa. Le ton grave, il espère que ce départ soit provisoire et que les habitants finissent par rentrer chez eux. «Il ne faut pas croire que dans la conscience des chrétiens qui ont quitté la ville, c’est pour toujours. La route est ouverte, ils viennent voir leurs maisons et repartent».

       Quand bien même les chrétiens ne seraient pas l’objet de persécutions ciblées, ils restent, à l’instar de tous les Irakiens, soumis à une forte insécurité. Si la majorité des attaques terroriste vers les lieux de culte ont eu dans des mosquées, rappelle Mgr Casmoussa, les chrétiens subissent une pression supplémentaire du fait de leur position minoritaire.

       Rares sont les chrétiens ayant eu accès à des postes clés au sein de l’administration publique ; ils sont systématiquement subordonné par un responsable musulman. «Il y a des pressions pour changer le pourcentage démographique dans les villes et villages chrétiens au nord de l’Irak, au Kurdistan et du cote de Mossoul. Certaines lois ont été votées pour établir des quartiers, construire des mosquées ou distribuer des terrains à des musulmans venus d’ailleurs», affirme le responsable religieux. 

       Les gouvernements en place n’ont rien fait pour rassurer les chrétiens, dit Mgr Casmoussa : «On assiste à beaucoup de discours de bonne volonté, mais concrètement aucune loi antidiscriminatoire n’a été votée.» L’entrée en jeu de l’EIIL est un nouvel ingrédient explosif dans le contexte irakien. Un embrasement sécuritaire signifierait une accélération de l’exode des chrétiens: «Quelle garantie puis-je offrir aux jeunes qui viennent de fonder une famille? Ceux qui n’ont pas déjà subi des agressions physiques ou des menaces d’assassinat se demandent quand viendra leur tour.»


    @@@
    Luc Desle

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  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (PEUT-ON RIRE DE TOUT DEBOUT?)

    +++

    Je parlerai de toi - Michel Fugain - Acoustic


     Je Parlerai De Toi

    1/ Je ne parlerai pas du monde d'aujourd'hui
    Cela ne sert à rien de hurler face au vent
    Je n'en parlerai pas
    Je n'en parlerai pas car à quoi sert un cri
    S'il ne réveille pas la conscience des gens
    Je n'en parlerai pas
    Je ne parlerai pas des scandales en série
    Des filles de l'amour qui vivent sans amour
    Des travailleurs au noir sous payés asservis
    Dans des caves humides où n'entre pas le jour 

    Refrain:
    Je parlerai de toi
    Rien que de toi qui donnes encore
    Un peu de joie
    A mes années d'automne 
    De la peur qui m'oppresse
    Au coœur chaud de tes bras
    Quand je sens ta jeunesse
    Avide encore sous moi 
    Je parlerai de toi 
    Je parlerai de toi

    2/ Je ne parlerai pas de l'hiver qui s'en vient
    Jetant sur le pavé ceux qui ont tout perdu
    Je n'en parlerai pas
    Ceux qui malgré la honte osent tendre la main
    Des enfants affamés volés violés vendus
    Je n'en parlerai pas
    Non je ne dirai rien de ce qui me fait mal
    De ce qui me révolte et ce que je ressens
    Je n'en parlerai pas car tout devient banal
    Et l'odeur de la mort et la couleur du sang

    Au refrain

    Je ne parlerai pas des discours vains et creux
    Des tribuns convaincants beaux parleurs de tous bords
    Sous couvert d'un parti ou représentant Dieu
    De la loi de la jungle et celle du plus fort
    Je fermerai les yeux sur tout ce que je vois
    De tout ce que j'entends je ne soufflerai mot
    Et porte verrouillée je resterai chez moi

    Refrain final :
    Je parlerai de toi
    Rien que de toi qui donnes encore
    Un peu de joie
    A mes années d'automne 
    De la peur qui m'oppresse
    Au coœur chaud de tes bras
    Quand je sens ta jeunesse
    Avide encore sous moi 

    Je parlerai de toi
    Rien que de toi qui donnes encore
    Un peu de joie
    A mes années d'automne 
    De la peur qui m'oppresse
    Au cœur chaud de tes bras
    Quand je sens ta jeunesse
    Avide encore sous moi 
    Je parlerai de toi 
    Je parlerai de toi

    Je parlerai de toi
    Tout simplement de toi…


    +++
    Encore : Michel Fugain


    Encore:

    Encore 100 fois vivre d'amour
    100 fois tomber, renaître
    S'aimer comme au premier jour
    Se détruire peut-être.
    Nos regards qui se dévorent
    Ton parfum qui m'enflamme
    Et ma peau qui te réclame
    Pour que l'on puisse encore
    S'envoyer dans les étoiles
    S'envoler jusqu'au final
    Dans un ultime corps à corps
    De l'amour comme ça,
    j'en veux encore
    Faire d'un lit un champ d'honneur
    À nous exploser le coeur
    De la petite à la vraie mort
    De l'amour comme ça,
    j'en veux encore.

    Encore 100 fois boire au ruisseau
    Du plaisir et des larmes
    S'aimer vivant, presque trop
    Sans peur et sans armes
    Et si je tombe à genoux
    Fou d'amour et sans honte
    Je serai au bout du compte
    Bien plus grand que debout.
    S'envoyer dans les étoiles
    S'envoler jusqu'au final
    Dans un ultime corps à corps
    De l'amour comme ça,
    j'en veux encore
    Faire d'un lit un champ d'honneur
    À nous exploser le coeur
    De la petite à la vraie mort
    De l'amour comme ça,
    j'en veux encore.
    Faire l'amour comme un cadeau
    Et monter toujours plus haut
    Comme un outrage au Dieu qui dort
    De l'amour comme ça,
    j'en veux encore.
    Tout donner sans retenir
    À la Terre qui va s'ouvrir
    Comme le ventre d'où je sors
    De l'amour comme ça,
    j'en veux encore

    [ Ces sont Encore Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ] 

    +++

    Michel Fugain - Je N'aurai Pas Le Temps [1967] ReWorked



    Je n´aurai pas le temps
    Pas le temps

    Même en courant
    Plus vite que le vent
    Plus vite que le temps
    Même en volant
    Je n´aurai pas le temps
    Pas le temps

    De visiter
    Toute l´immensité
    D´un si grand univers
    Même en cent ans
    Je n´aurai pas le temps
    De tout faire

    J´ouvre tout grand mon cœur
    J´aime de tous mes yeux
    C´est trop peu
    Pour tant de cœurs
    Et tant de fleurs
    Des milliers de jours
    C´est bien trop court
    C´est bien trop court

    Et pour aimer
    Comme l´on doit aimer
    Quand on aime vraiment
    Même en cent ans
    Je n´aurai pas le temps
    Pas le temps

    Je n´aurai pas le temps
    Pas le temps...

    +++

    Michel Fugain : Où s'en vont


    Ou s´en vont? Ou s´en vont?

    Tous ces potes qu´on aime, ces certaines affections.
    Qu´on est long, qu´on est long
    à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.
    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
    Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
    C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rait trop con.

    Les copines, les tontons
    ces anges à nous, nos divines affections.
    Qu´on est long, qu´on est long
    à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.
    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
    Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
    C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rai trop con.

    Ou s´en vont? Ou s´en vont?
    Tous ces potes qu´on aime, ces certaines affections.
    Qu´on est long, qu´on est long
    à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.

    Oooooaaaaah

    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
    Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
    C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rai trop con.
    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
    Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
    Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh

    +++
    Nadine Estralla

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TU N'AS PAS BESOIN DE BONS POINTS
    POUR AVANCER DANS LA VIE)

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    "Oui, oui, ces horribles chapeaux sont

    des créations originales qui...
    - Comment ça, horribles?!"



    £££


    DavidP tagged ...

    IRAK
    Blair justifie 
    encore une fois la guerre




       (...) A la suite de l'avancée des troupes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (Eiil) en Irak qui a ranimé le débat sur le bien-fondé de l'invasion du pays en 2003, Tony Blair maintient que celle-ci était justifiée.

       Dans un essai controversé, publié sur son site web et repris dans plusieurs journaux, l'ancien Premier ministre estime qu'"il faut que nous nous libérions de l’idée que c’est 'nous' qui avons causé ceci [la situation actuelle en Irak]. C’est faux. [...] La cause fondamentale de la crise est liée au sein de la région, non pas à l’extérieur." Blair, qui menait l'invasion d'Irak en 2003 aux côtés des Etats-Unis, trouve qu'"il est bizarre d'argumenter que la situation actuelle ne serait pas survenue si nous n'avions pas fait tomber Saddam Hussein". (...)
       (...) Dans son essai, Blair tente de démonter ce qu'il appelle les deux arguments majeurs contre l’invasion de l’Irak en 2003, c’est-à-dire le manque de preuves que Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive et l’idée que l'lrak serait aujourd’hui un pays stable si Saddam Hussein n’était pas tombé. 

       En ce qui concerne le premier argument, Blair estime qu"il aurait été très peu probable" que "Saddam se fût abstenu d’utiliser des armes chimiques" contre les Irakiens, en rappelant qu'il avait utilisé dans les années 1980 des armes chimiques contre les Iraniens et contre sa propre population".

       Quant au deuxième argument, Blair rappelle le "printemps arabe" de 2011, qui selon lui aurait eu des conséquences catastrophiques pour l'Irak. "L'Irak, sous le régime le plus brutal et cynique [de la région], aurait-il été par miracle une oasis de calme ? Le scénario le plus probable, c’est que l’Irak aurait été englouti dans la même éruption [de révoltes]. La réponse la plus probable de Saddam Hussein aurait été de se battre pour maintenir son pouvoir. [...]. Imaginez les conséquences ! De l’autre côté de la frontière [en Syrie], une minorité soutenue par des chiites qui s’accroche au pouvoir en essayant d’arrêter l’insurrection majoritairement sunnite ; en Irak, on aurait vu l’inverse. Le risque aurait été une guerre sectaire totale à travers la région."(...)

       (...) Les propos de Blair ont rencontré de violentes réactions dans son pays. Dans sa chronique publiée dans le Daily Telegraph, le maire de Londres Boris Johnson estime que "Blair devrait la boucler ou au moins accepter la réalité de cette catastrophe qu’il a contribué à générer". Il considère que "l'invasion de l'Irak s'est révélée une erreur tragique" qui réside aussi dans le manque d'engagement des Britanniques et des Américains pour assurer une transition démocratique après la chute du dictateur. Selon Johnson, "la réalité est que, avant l’invasion en 2003 [en Irak] menée par les Etats-Unis, il n’y avait pas de présence d'Al-Qaida dans ce pays, aucune. 

       Certes, Saddam Hussein était un tyran bassiste sans scrupules qui traitait sa population avec une brutalité alarmante. Mais il n'entretenait aucun lien avec les auteurs des attaques du 11 septembre 2001 au World Trade Center, et ne disposait pas d’armes destruction massive." 

       La vérité, c’est que nous avons détruit les institutions d’autorité en Irak sans avoir la moindre idée de ce qui allait suivre [...] Plus de 100 000 Irakiens morts seraient encore vivants [si l'invasion n'avait pas eu lieu]. Quand nous avons voté pour cette guerre – y compris moi –, on l’a fait avec ce qui paraît aujourd’hui une supposition naïve que les gouvernements britannique et américain avaient un projet pour après [...], qu'il y aurait "un projet pour une transition comme ce fut le cas avec l’Allemagne en 1945, où la machinerie basique et essentielle était poursuivie tout en mettant en place un programme de dénazification". (...) 

       (...) Mais si cette invasion en 2003 était "de la folie" et semble avoir été "motivée par l’envie générale de contrôler un des plus grands exportateurs de pétrole dans le monde et de faire tomber Saddam Hussein", Johnson ne plaide pas contre l’interventionnisme. La situation en Irak "ne veut pas dire que toute intervention est toujours, et partout, mauvaise [...] Il serait faux de conclure que parce que nous avions tort en ce qui concerne l’Irak, nous aurions toujours tort de tenter de changer les choses."

       Même son de cloche dans le Daily Mail qui titre : "Le carnage fait honte à Blair". Le général britannique sir Michael Rose réfute l'argumentation de Blair pour exposer sa "fausse logique". Le général regrette que Tony Blair reste "en déni total sur la catastrophe qu'il a infligée non seulement au peuple irakien, mais aussi à des millions d'autres personnes à travers le Moyen-Orient à la suite de l'invasion de 2003 [...] Blair n'assume pas la moindre responsabilité et refuse toujours de s'excuser de nous avoir menés à la guerre."


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    "Heu... Ça veut dire oui?"




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    Luc Desle

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (N'ECOUTE PAS LE MAITRE
    AVEC DES BOUCHONS DANS LES OREILLES)

    PCC Jacques Damboise in 
    "Pensées outrecuidantes"

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    Roger Testu 

       dit Tetsu, est un peintre français né le 12 juillet 1913 à Bourges et mort le 2 février 2008 à Saint-Maur-des-Fossés.

       Peintre venu au dessin d'humour, son premier dessin parait dans Noir et Blanc en 1951. Très vite, il collabore aux principaux magazines de presse comme France Dimanche,Ici Paris, Jour de France, Le Figaro Magazine, Lui ou VSD

       Son ironie grinçante renvoie une image cruelle de l'existence humaine, d'autant plus que ses personnages sont banals, Monsieur et Madame Tout-Le-Monde. Il s'intéresse souvent aux couples et en dissèque l'inexistence quotidienne... 

       Auteur de plusieurs recueils de dessins, plusieurs expositions lui sont consacrées en France et en Belgique. Il a obtenu le prix Carrisey en 1955 et le prix de l'humour noir Grandville en 1964.


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    Blanche Baptiste

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  • °°°
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MALHEUR N'A JAMAIS
    DONNÉ DE BONS FRUITS)

    °°°
    (L'Homme Invisible avait oublié sa veste)



    °°°
    (L'After-party des Occupy promettait)




    After party : 
    Occupy se lance en politique 

    Christelle Gérand


       (...) Un parti pour le peuple et par le peuple, voilà le nouveau projet d’Occupy. Divisé en une multitude de branches, qui luttent contre les dettes des particuliers ou construisent des logements pour les sans-abris, le mouvement se fédère à nouveau sous la bannière de l’After party. Ce parti anticapitaliste lancé début mai se veut participatif, équitable et sans corruption.

       « Nous sommes prêts à prendre le pouvoir par la force », affirme Demeeko Williams, l’un des fondateurs de la branche de Detroit, siège de l’After party. « Pas par la violence, ajoute-t-il, par la force de l’action. » Le parti s’inspire d’Occupy Sandy, qui avait su fédérer les bonnes volontés pour venir en aide aux victimes de l’ouragan du même nom, en 2012. Périodes électorales exceptées, il aura tout d’une organisation humanitaire.

        Justin Wedes, l’un des fondateurs d’Occupy Wall Street et d’Occupy Sandy, aujourd’hui leader de la coalition nationale de l’After party, se souvient : « On a réuni plus de 70.000 bénévoles en quelques semaines, à partir de rien. Lorsqu’on élimine les barrières à la participation, et qu’on créé une plate-forme à laquelle les gens peuvent se connecter, ils se surpassent. » (...)

       (...) Le manifeste de l’After party combine les programmes du Parti socialiste américain et du Parti vert : logement, nourriture et emploi pour tous, interdiction de l’exploitation du gaz de schiste, droit des immigrés, etc. « Maintenant, il faut transformer ces idées en actions, insiste Demeeko. On ne prétend pas être des sauveurs, on prévient les membres qu’il va falloir mettre la main à la pâte, construire des maisons, réparer des routes, distribuer de la nourriture », détaille ce jeune homme de vingt-huit ans, dont douze passés à militer au sein du BAMN ("By any means necessary"), un mouvement de défense des droits civiques. « De ces actions populaires émergeront des leaders politiques, gage Justin. Notre manifeste vise à inspirer les bonnes volontés, ce n’est pas un guide pratique clé en main, il va falloir que chaque branche gère les problèmes locaux par ses propres moyens. »

       Christopher Malone, président du département de sciences politiques de l’université Pace de New York, n’est guère surpris de l’évolution du mouvement contestataire. « Du mouvement abolitionniste au mouvement des droits civiques, tous les mouvements sociaux se sont transformés en mouvance politique. L’énergie révolutionnaire finit toujours par mourir, elle ne peut être maintenue ad vitam aeternam. La question étant : qu’en restera-t-il ? Jusqu’à maintenant, Occupy avait refusé de soutenir des candidats, mais leurs idées avaient émergé dans le jeu politique. 

       Sans ce mouvement, le maire de New York Bill de Blasio n’aurait jamais été élu sur un programme de lutte contre les inégalités sociales. Sans Occupy, Barack Obama n’aurait pas fait campagne sur le sujet pour sa réélection, après avoir passé quatre ans à la Maison Blanche sans aborder la question. L’énergie est toujours là. Je pense donc qu’il y a une place sur l’échiquier politique pour un parti dédié à la lutte contre les inégalités », estime le professeur, auteur d’Occupy political science, qui analyse les origines et les conséquences du mouvement sur la politique américaine. (...)

       (...) Généralement, les leaders d’Occupy ont moins de trente ans et cherchent à attirer la génération Y, qui ne se reconnaît pas dans les partis existants. Selon une étude récente du Pew Center, la moitié des Américains âgés de dix-huit à trente-trois ans se disent indépendants, à savoir non alignés sur les partis démocrate ou républicain. Demeeko Williams reconnaît dans l’After Party un « cousin » des autres partis progressistes américains, avec lesquels il envisage des alliances. Mais pour lui, ceux-ci n’ont jamais vraiment émergé. « On veut attirer les indépendants : tentez quelque chose de nouveau, rejoignez-nous ! »

       Pour séduire la "génération Occupy", l’After Party mise aussi sur la dimension festive. Le week-end du 2 mai, lors du lancement de la branche de Detroit, concerts, jeux et repas conviviaux étaient au rendez-vous. Une centaine de personnes sont devenues membres. À partir du 1er juin, les sympathisants pourront s’inscrire en ligne, et cotiser selon leurs ressources. Chômeurs et personnes défavorisées pourront financer leur inscription par des heures de service communautaire.

       Dans les semaines à venir, l’After party devrait essaimer une dizaine de branches locales, notamment dans le Missouri et dans le New Jersey, ainsi qu’en Californie. Dès 2016, le mouvement compte présenter des candidats au niveau des municipalités et des États ; il espère occuper les bancs du Congrès en 2024. À terme, Occupy projette de s’organiser à l’échelle internationale. (...)

       (...) « Jusqu’à présent, Occupy a mobilisé des contestataires, pas des votants, souligne le professeur Malone. Lorsque George Martinez, un membre d’Occupy Wall Street, a fait campagne pour un poste de député en 2012, il a été porté par le mouvement. Il a obtenu de nombreux votes, mais n’a pas été élu. C’est difficile sans argent. » Malgré tout, le chercheur est optimiste. « Le Parti socialiste manque d’énergie aux États-Unis, et le mouvement Occupy a déjà orienté le Parti démocrate vers la gauche. Je pense qu’ils peuvent avoir un impact réel au niveau local et étatique. Je suis plus réservé sur leurs chances au Congrès et à la présidentielle. »

       L’implantation du siège à Detroit est un choix très symbolique pour le nouveau parti. « Le pays connaît une recrudescence de l’engagement communautaire, et cela vient de villes comme Detroit, anéanties par le système existant », détaille Justin Wedes. Corruption et délocalisation – des usines comme des nantis – ont acculé l’ancienne capitale de l’automobile à la faillite en juillet dernier. Les salaires des fonctionnaires, policiers et pompiers inclus, ont été sévèrement diminués.

       Les services sociaux et d’entretien de la ville ont également été réduits à peau de chagrin, mais la carence municipale et étatique est compensée par un tissu associatif important, qui se transforme aujourd’hui en mouvement politique. « C’est l’essence de l’After Party, conclut Demeeko. Ne pas attendre que les hommes politiques ou le gouvernement réparent les choses, mais choisir ses outils et le faire par soi-même. »


    °°°
    (La classe américaine,
    Chitty-Chitty Gang-Bang,
    elle l'avait, indubitablement)



    °°°
    Luc Desle

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