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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE PENSE PAS TROP. N'AGIS PAS TROP)

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    COURTS RÉCITS AU LONG COURS(31)
    pcc Benoît Barvin



    "captured by invaders"



    Étrangers

       Je les surpris qui sortaient tous les trois, comme à leur habitude, en rang d'oignon. Un des frères d'abord, cheveux rares en touffe de moine, sur le haut du crâne, la tête mobile, les yeux fureteurs scrutant vers les escaliers de l'immeuble à la recherche d'un quelconque voyeur, je suppose. Il ne m'aperçut point. 
       Suivait la mère, aussi épaisse que son fils, dodelinant de la tête, une tête ronde et rose agrémentée d'une paire de lunettes aux verres globuleux. Fagotée comme un as de pique, robe longue déformée par son corps rond, aux contours mal définis, le tout dans les beige et mauve délavé, silhouette replète évoluant difficilement avec des escarpins antédiluviens. Elle eut le même mouvement furtif que son fils, tel un animal inquiet humant l'air afin de percevoir les effluves étrangers. Un drôle de sourire s'imprima sur ses lèvres, grossièrement maquillées et elle suivit son fils, alors que le second, paraissant se coller à elle -identique au premier, aussi épais, rustaud et dégarni que lui-  les imitait.
       Le trio improbable tint un bref conciliabule - inaudible, comme à l'habitude -, un peu plus bas, puis ils descendirent pesamment la volée de marches alors que je me précipitais vers la porte, entrebâillée. Chance ou piège tendu? Je n'avais pas le temps d'y réfléchir, il me fallait agir, cela faisait trop longtemps que je les surveillais, ces trois-là, pour hésiter encore à visiter leur appartement.
       Je m'étais à peine faufilé que, derrière moi, quelqu'un marmonna. Le chambranle fut poussé et  la serrure claqua deux fois. J'étais enfermé dans le logement, comme un rat dans la ratière. Je restai immobile, le dos collé à la cloison, retenant les battements de mon coeur, au bord de la syncope. Je perçus dans ma chair le choc sourd de chacun de leurs pas, dans les escaliers; choc sourd qui s'estompa enfin, me délivrant de cette sourde angoisse qui faisait trembler tous mes membres. Les "Ogres" - comme je les appelais - étaient partis. Il me fallait faire vite pour visiter de fond en comble l'appartement afin de, j'en étais certain, trouver des indices peu ragoûtants...
       Depuis que cette famille avait emménagé dans ce petit immeuble tranquille, je subodorais un mystère, évidemment sanglant. Il ne pouvait en être autrement. Ces gens-là, avec leur identique pesanteur, leur baragouin que personne ne comprenait, leur mutuelle laideur, ne pouvaient être que de dangereux scélérats. Ou des agents troubles d'une quelconque Nation aux desseins criminels. Ils dérangeaient l'ordre tranquille de l'édifice, constitué de gens normaux, un rien ennuyeux, certes, mais normaux, Eux...
       Je me mis à l'ouvrage méthodiquement, ainsi que je l'avais appris. Mais j'eus beau retourner toutes les pièces - avant de remettre avec soin chaque objet à sa place -, je ne découvris aucune preuve pouvant entériner mes soupçons. Les "Ogres" n'étaient au final qu'une famille banale - comme il en existait des millions dans le Pays -, famille dont le père était décédé deux années auparavant, laissant une mère - ancienne dactylo - à la merci de deux fils attardés. Evidemment, le terme n'était pas aussi précis, dans les papiers officiels. Ce trio n'avait rien de maléfique. Il était simplement pitoyable, ne réussissant à vivre au jour le jour que grâce à la générosité des aides de l'Etat.
       Profondément déçu, je me dématérialisai pour me faufiler par le trou de la serrure et me réfugiai chez moi, dans l'appartement du second. Là, j'avais installé mon quartier général où j'en référais, chaque jour, à mon Autorité de Tutelle. Celle-ci allait être furieuse quand je lui soumettrais un dossier vide concernant le trio que j'avais pourtant présenté comme une unité "Work" sur cette portion de la planète. Les "Works", nos ennemis mortels, que nous traquions impitoyablement sur tous les mondes habitables de la Galaxie et qui, une fois encore, nous échappaient. A croire qu'ils n'avaient jamais existé...
       A cette pensée déconcertante je me sentis mal et, pour recouvrer mes forces, je me dirigeai vers le frigo pour absorber mon jus de vitamines habituel: sang humain, garanti de première fraîcheur. 
        Sans l'ombre d'un doute, puisque je l'avais moi-même prélevé. 
       A la source.

    +++

    "My God! Le nouveau gouvernement
    fait tout presque comme l'ancien!
    - C'est-normal-il-est-social-démocrate-traître-
    mais-gentil-et-poli-Lui.
    -Alors, ça change tout."

    Space Cadet #2


    +++

    "Non, Chevalier Blanc, arrête ton cinéma.
    Tu fais partie de l'ancienne majorité.
    Je t'ai reconnu. 
    - Ben, M... alors!"

    Reutlinger. Projet d’affiche, 1920s

    +++

    "Bleurg... Arrête! Ch'suis pas morte, enfin!
    Pas besoin de me faire du bouche-à-bouche.
    - Ch'suis ton Prince Charmant, ma Jolie...
    - Un Prince fauché, oui..."

    Bear Mountain Park, New York, 1950
    photo by Leon Levinstein

    +++

    (Elégante allégorie du Monde qui marche sur la tête
    par Miss Gigolette 1925)

    unknown..

    +++

    Jacques Damboise

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  • @@@
    Pensées pour nous-mêmes:

    (OCCUPE LE TEMPS QU'IL TE
    RESTE PLUTÔT QUE DE LE MAUDIRE)


    @@@

    "La liberté d'expré quoi?"

    La justice veut récupérer 
    les données d'un utilisateur de Twitter
    Le Monde.fr avec AFP

       (...) Le juge de la cour pénale de Manhattan, Matthew Sciarrino, a décidé que la loi lui permettait d'avoir accès aux tweets et autres données de Malcolm Harris, poursuivi pour des débordements dans le cadre d'une manifestation sur le pont de Brooklyn, à New York, l'an dernier.

       De son côté, le groupe Twitter a annoncé que 2012 avait vu ce genre de demandes d'informations sur ses abonnés exploser. "Nous avons reçu plus de demandes de gouvernements dans la première moitié de 2012 (...) que sur l'ensemble de l'année 2011", a noté le responsable juridique du groupe, Jeremy Kessel, dans un commentaire sur un blog.

    La majorité (679) des 849 requêtes venaient des Etats-Unis et, dans 75 % des cas, tout ou partie de l'information a été fourni, selon un rapport de l'entreprise, dont la majorité des abonnés résident aux Etats-Unis. Le deuxième pays en nombre de requêtes est le Japon (98), suivi de la Grande-Bretagne et du Canada (11 chacun).

       A New York, le juge a estimé que les messages ne constituaient pas des informations privées et n'étaient donc pas soumis à la garantie constitutionnelle qui protège la vie privée. "Si on poste un tweet, c'est comme si on crie à la fenêtre, l'objectif n'est pas de garder cela privé", a-t-il dit dans une décision de onze pages."La Constitution donne le droit de poster (des tweets), mais comme bon nombre de personnes l'ont appris à leurs dépens, il y a malgré tout des conséquences à ces opinions exprimées publiquement. Ce que vous exprimez en public appartient à tout le monde, ce que vous gardez pour vous vous appartient", a-t-il ajouté. (magnanime?)  (donc, si on se tait, on ne risque rien... ) (...) 


    @@@

    "F'est le fuper panards,

    fes réunions amicales entre extrémistes..."

    Injured neo-Nazi. Michal Cizek / AFP - Getty Images

    En Allemagne, le chef 
    des renseignements généraux démissionne
    Reuters / Thomas Peter
    Par RFI


    (...) La démission d'Heinz Fromm, le patron des renseignements généraux allemands, équivaut à un départ à la retraite anticipé, une manière de prendre acte des dernières révélations dans la presse allemande.


       L'enquête sur ce groupe de néonazis, accusés d'avoir tué neuf étrangers et une policière entre 2000 et 2007, démontre que les services du renseignement intérieur allemand n'ont pas pris suffisamment aux sérieux la thèse des crimes racistes. Pire, des informations importantes concernant ce groupe, formé de deux hommes qui ont été tués et d'une jeune femme aujourd'hui derrière les barreaux, auraient été détruites par les RG.

       Peu après la découverte de cette cellule néonazie, un des chefs d'unité des RG a détruit des dossiers prouvant que son service d'enquête avait établi des contacts avec les milieux néonazis de Thuringe, dont certains membres avaient des liens personnels avec le trio. Les crimes dont est suspectés ce groupe, baptisé « Clandestinité national-socialiste », ont horrifié la population allemande. Heinz Fromm n'avait plus d'autre choix que de tirer les conséquences des actes de ses collaborateurs. (...)



    @@@

    "Oh Mon Dieu,
    je n'aurai bientôt plus rien à enlever!"


    @@@

    "Comment ça, ça sent le brûlé?"

    Ghost Rider by Xaede and Doom by StevenVnDoom

    Les gangs de motards 
    s'implantent de Nîmes à Colmar

       (...) Hell's Angels, Bandidos et autres Outlaws ont-ils un problème avec la police en France? À en croire le rapport du Sirasco, ces associations de motards, constitués en véritables gangs rivaux outre-Atlantique et dans le nord de l'Europe, seraient en train d'essaimer en France.

       Ces groupes auraient une vitrine officielle très présentable. Réunis en «chapitres» et clubs affiliés, ils véhiculent l'image quasi folklorique de durs à cuire, passionnés de Harley Davidson, qui se rassemblent bruyamment lors d’évènements comme les Free Wheels organisés à Courpière (Puy-de-Dôme). Mais certains de leurs membres donnent déjà du fil à retordre aux autorités. «Si l'importance de leurs activités criminelles reste faible ou méconnue en comparaison avec d'autres groupes criminels, il convient de souligner une nette accélération de l'implantation des gangs de motards sur le sol français», écrit la PJ.

       Une «répartition du territoire» se serait opérée, les Hell's investissant le centre de l'Hexagone, les Bandidos les frontières, les Outlaws le Nord-Ouest. Et les implantations se poursuivent tous azimuts. Les Hell's ont intronisé deux nouveaux «chapitres» à Saint-Brieuc et Perpignan, les Bandidos un «chapitre» à Dijon. Au total, près d'une trentaine de «chapitres» ont vu le jour.

       La PJ déplore «une démarche d'emprise territoriale se traduisant par de nombreuses manifestations d'agressivité ou de violence vis-à-vis des moto-clubs traditionnels, sommés de se dissoudre par la violence». Deux opérations de police judiciaire ont été menées en 2011. Elles ont «démontré le spectre des activités criminelles de ces gangs», n'hésite pas à écrire la police. (...)


    @@@
    Luc Desle (et Blanche Baptiste)

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  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE TENTE RIEN QUE REPROUVE
    TON COEUR ET QU'APPROUVE
    TON PORTEFEUILLE)

    +++

    (Grâce au micro-crédit,
    ce pauvre pouvait se nourrir décemment)


    Microcrédit, la grande mutation
    (court extrait)
    Mathilde Goanec

       (...) Lancé il y a 30 ans au Bangladesh, le microcrédit est devenu l’outil de développement à la mode, réussissant le tour de force d’être plébiscité à la fois par les décideurs politiques, le monde de la finance et les ONG. Mais ses objectifs initiaux sont loin d’être atteints. (...)

    Les chiffres du microcrédit

       Près de 200 millions de personnes bénéficient de microcrédits (surtout des femmes), distribués par plus de 3 000 IMF dans le monde.

       La croissance du secteur est importante, autour de 30 % par an, et l’on considère que le portefeuille mondial actif est déjà de 70 milliards de dollars (25 à 30 milliards pour l’épargne).

       Le taux d’intérêt moyen est de 35 %, ce qui est souvent plus que dans le secteur bancaire traditionnel mais que les IMF justifient par des frais de fonctionnement élevés au vu de la vulnérabilité de la clientèle.

       10 % du financement des IMF provient de l’aide internationale, le reste est assuré par le marché local et des investissements privés.

       Les pauvres sont pauvres, mais nombreux : c’est toute l’équation économique qui sous-tend les institutions de microcrédit, devenues de vrais organismes commerciaux. Et le potentiel est gigantesque puisque l’on estime à 10 % seulement le marché couvert. Des entreprises rentables à tel point que certaines IMF sont rentrées en bourse, comme SKS en Inde, Compartamos au Mexique ou Equity Bank au Kenya, sans que cela ait une incidence directe sur leurs taux d’intérêts (très élevés chez Compartamos, plutôt dans la moyenne pour SKS).
       Toutes les sociétés de microcrédit introduites en bourse rappellent d’ailleurs qu’une partie des recettes a été reversée aux populations par le biais de fondations ou de programmes internes de développement. « C’est complètement contraire à l’esprit », affirme pourtant Mickaël Knaute, qui insiste sur la dimension nécessairement responsable du secteur : « Chez nous, le principe est simple : nous sommes une ONG, qui fait de la microfinance, via sa branche Oxus. L’inverse peut vite s’avérer dangereux. » 
       Le débat se pose avec d’autant plus d’acuité que la plupart des IMF se sont constituées grâce aux bailleurs de fonds internationaux, dans le cadre de politiques internationales de développement. Pas pour gonfler les poches des actionnaires.

    Article à lire en entier sur:

    +++

    "P'tain! A cause de ces maudits Français qui s'défilent,
    j'vais rester dans cette position ridicule
    quelques années de plus!"


    “Astérix dit adieu à Pompéi”
    (On dit ce qu'on pense du titre?
    Chiche!)
    Corriere della Sera

       (...) Ce devait être le sauvetage des ruines de Pompéi par les gentils Français, c’est devenu l’impardonnable trahison des… méchants Français. Le 12 mars dernier, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la présidente de l’Epadesa, établissement public chargé de l’aménagement du quartier d’affaires parisien de la Défense, a annoncé que les 5 à 10 millions d’euros promis pour aider à la restauration de Pompéi, l’un des sites archéologiques les plus visités d’Italie, resteraient en France. Depuis, la presse italienne n’en finit plus de pointer la mauvaise volonté française. “Astérix dit adieu à Pompéi […]. Après les promesses, les Français se défilent”, écrit La Repubblica. “Les Français ne nous respectent pas”, note Il Corriere della Sera.

       Petit retour en arrière : l’effondrement de la maison des Gladiateurs, l’un des chefs-d’œuvre de Pompéi, en novembre 2010, émeut tous les amoureux de ce site classé patrimoine mondial de l’Unesco. Pompéi ne cesse de se dégrader : il faut sauver Pompéi. Un an plus tard, le 29 novembre 2011, un accord de coopération est signé entre l’Unesco et l’Etat italien pour mettre en place un plan de sauvegarde décennal. Outre les financements européens, le plan prévoit la contribution de sponsors privés, nationaux ou internationaux. L’Epadesa s’engage alors à réunir 5 à 10 millions d’euros par an pour le programme. “Il nous apparaît tout à fait judicieux que la Défense, ville du XXIe siècle, tende la main à la cité antique de Pompéi, qui souffre”,avait commenté à l’époque Philippe Chaix, le directeur général de l’Epadesa. Jusque début mars, plusieurs réunions se tiennent entre les représentants de l’Epadesa et Lorenzo Ornaghi, le ministre italien des Biens culturels, pour formaliser l’aide tant attendue… jusqu’à “la terrible volte-face”. 

       “La présidente de l’Epadesa a découvert (un peu tard) que [son institution] n’avait pas le droit, en tant qu’établissement public d’Etat, de participer à de telles opérations”, explique Il Corriere della Sera. Les Français, en somme, se sont avancés sans savoir s’ils pourraient tenir leurs promesses, souligne le quotidien. Mais l’Italie aussi a manqué de sérieux: alors qu’il savait, “Lorenzo Ornaghi n’a rien dit pendant trois mois. 
       Mais la morale est ailleurs,conclut le quotidien. Penser que quelqu’un d’autre puisse tenir plus que nous à notre histoire et à notre héritage culturel est une terrible illusion. La cavalerie n’arrivera jamais à Pompéi, car la seule cavalerie possible est la nôtre. Et il serait temps de sonner la charge.” (...)


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    "En avant pour... Heu... L'Europe? Les Etats-Nations?
    Bruxelles? Les fonds souverains?
    En avant, quoi! Droit devant!"


    Monti et Rajoy signent 
    l’adieu à la souveraineté
    Enric Juliana

    Traduction : Mélanie Liffschitz 
    LA VANGUARDIA BARCELONE

       (...) Les décisions prises à Bruxelles le 29 juin ont donné un peu de sens à la grande confusion qui régnait depuis les dramatiques élections grecques, déjà oubliées par la mémoire de reptile des médias. L’Italie et l’Espagne ont tenu bon face à l’Allemagne pour forcer l’adoption de trois mesures qui, en principe, devraient les protéger du pire. L’Espagne et l’Italie ont conclu une alliance de dernière minute – inédite dans l’histoire de l’Union européenne – pour éviter une humiliation qui aurait eu de graves conséquences en politique intérieure. Et découvert qu’ensemble, ils pèsent en Europe. (...)

       (...) Westphalie, 1648. Cette succession de traités qui a donné son nom à la Paix de Westphalie a lentement mais sûrement liquidé le vieil espace impérial européen lié à Rome : la mosaïque du Saint-Empire romain germanique, le Pape et l’Empire espagnol endetté et si puissant outre-mer.

       Les Traités de Westphalie érigèrent le principe de souveraineté nationale, incarné par la France de Mazarin et donnèrent naissance à cette Europe des Etats-nations que la Révolution française poussera encore plus loin. Peut-être sommes-nous en train de revenir à cette période de l’histoire sans le savoir. Les ailes du moulin de la souveraineté nationale ont commencé à tourner dans l’autre sens. 
       Pour soutenir l’euro, il faut déléguer des compétences nationales au centre impérial. Westphalie II. Les Espagnols et les Italiens n’ont pas d’autre solution que de l’accepter. La grande interrogation reste la France, quintessence de l’Etat-nation. Le fantôme de Mazarin ne devrait pas tarder à venir hanter l’Elysée. (Le processus qui aboutit aux traités de Westphalie dura plus de 30 ans). (...)

    Lire l'article sur:


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    "Tu m'aimeras toujours?
    - Ta fortune se monte à combien, déjà?"

    "The Strange Woman" (1946)

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    Benoît Barvin (avec Jacques Damboise)

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  • ***
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE SAGE N'ATTEND RIEN DU RIEN)

    ***
    « La nostalgie 
    c'est le désir d'on ne sait quoi... »
    Antoine de Saint-Exupéry.
    Extrait de "Terre des hommes"


    ***
    « Qu'est-ce que le vice
    Un goût qu'on ne partage pas. »
     Jean Lorrain 
    Extrait de "La Nostalgie de la beauté"

    Johnny Hallyday lors d'une soirée 
    hollywoodienne, le 25 septembre 2010 ...

    "Qu'ess'qu'y dit? 
    J'comprends nib de nib"
    ***
    JOHNNY HALLYDAY 
    FAIT SA PUB AU CAMPING
    Jean-Frédéric Tronche
    (blague?), 
    Chef (chef!) de Rubrique People

       (...) C'est l'idée originale (?) de la municipalité de Brétignolles-sur-Mer, commune vendéenne qui a eu l'audace (audace!!!)  de programmer un live du Taulier (?) le 26 juillet prochain. Las (heu... Hélas, vraiment?), comme partout ailleurs, les fans ne sont pas légions et les 30.000 tickets prévus sont loin, très loin d'être tous écoulés. A cette heure, moins de 10.000 entrées ont été vendues.

       Comme le rapporte l'édition de "Ouest-France" de ce mardi 3 juillet : "Pour se mettre à l'abri de toute déconvenue financière, la commune de Brétignolles-sur-Mer et la production du rockeur ont révisé les coûts."

       Contactée par le "Nouvel Observateur", la mairie explique : "Nous étions partis sur une base de 30.000 personnes. Mais Johnny Hallyday a beaucoup (trop?) de dates dans l'Ouest, dont une à Nantes [à une centaine de kilomètres de Brétignolles, NLDR] une semaine avant la nôtre. Donc nous sommes revenus sur une projection de 15.000 places, en réadaptant notre budget. Et il faut ajouter que 400 (400!!!) bénévoles travaillent pour que ce soit une réussite." (combien se palpent Johnny et consorts?) (...)


    ***
    « Les matches de football 
    devraient toujours commencer 
    par les tirs au but, on gagnerait du temps ! »

    Anonyme

    "Sport de gonzesse... 
    Tiens! Hop là!"
    ***
    Valérie Fourneyron perdue chez les nababs
    Antoine Bertrandy
    Consultant en affaires publiques
    (hein? C'est quoi?)

       (...) Le déluge de commentaires qui a suivi la défaite des Bleus est inversement proportionnel à l'importance de l'évènement. Des millionnaires semi illettrés en short ont perdu. D'autres ont gagné. Les uns sont tristes et riches, les autres sont contents et riches. Certains ont fait "chut" avec le doigt, d'autres ont juré en italien. Vont-ils toucher ou non la prime ? Qu'est-ce que Franck Ribéry pourrait bien faire de 140.000€ de plus ? (C'est ce qu'il gagne en quatre jours !)

       Vouer le football aux gémonies est inutile. L'hyper professionnalisation et les enjeux financiers ont depuis longtemps tué non seulement le rêve mais également le potentiel d'identification symbolique à une équipe, à un maillot, à des valeurs. L'exubérante victoire de 1998 de la génération "black, blanc, beur" n'a pas été le signe d'une intégration réussie mais un paravent masquant la dilution chez toute la jeunesse de l'idée de la France. 

       L'arrêt Bosman a pulvérisé les identités nationales, la Ligue des champions a routinisé l'exceptionnel et l'argent des émirs finit de noyer les esprits chagrins sous l'implacable logique financière. Les industries médiatiques font leurs choux gras des rencontres sportives et les affaires de corruption, de dopage, de violence et de manipulation sont sciemment étouffées pour ne pas risquer de froisser l'image de cette juteuse et vigoureuse jeunesse (mises à part toutefois les affaires de mœurs qui, elles, font vendre du papier sans risquer sérieusement d'écorner le système).(...)
    Lire l'article sur:

    ***
    « La vieillesse est un alibi. »

    Louis Scutenaire.
    Extrait de "Mes inscriptions IV"

    Mask Costume Carnival  marketplace.secondlife.com

    "Miroir, gentil miroir...
    - Je t'arrête tout de suite. 
    Je ne réponds plus aux questions
    sur la beauté, la vieillesse ou l'intelligence...
    - Ah?"

    ***
    Françoise Hardy vit mal son (son!) ISF

       (...) Les temps sont durs pour Françoise Hardy. L’élection présidentielle de François Hollande a plongé la chanteuse dans un profond désarroi. Ce n’est pas une surprise, car elle avait prévenu en avril dans Paris Match qu’un tel résultat à l’élection présidentielle serait pour elle catastrophique. Elle le confirme jeudi dans une interview au magazine économique Challenges.(...)

       (...) Dans son viseur (le viseur de FH, où donc se situe-t-il?): les impôts en général, et l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en particulier, qu’elle pense ne pas pouvoir honorer. "Je suis si peu certaine de pouvoir payer mes impôts et mes charges avec un revenu hypothétique de 150.000 euros par an, que je cherche à déménager d’un grand appartement pour un appartement beaucoup plus petit" (mais dans le même quartier, évidemment), assure (ah, cette assurance!) l’interprète de "Mon amie la rose" vendredi dans une interview àChallenges.

       C’est donc surtout l’ISF qui provoque l’ire (pourquoi l'ire et pas la colère? Mystère...)  de Françoise Hardy. "J’ai eu la surprise d’entendre (François Hollande) dans l’émission Des paroles et des actes, dire qu’il fallait que je me rassure car il se contenterait de ramener l’ISF à l’ancien barème. Mais cela revient à tripler les prélèvements de cet impôt inique, qui n’existe d’ailleurs qu’en France", peste (oh la vieille peste!) la chanteuse. "Cet impôt idéologique aura beaucoup plus coûté qu’il n’aura rapporté, à cause de tous les exils fiscaux. (qui, évidemment, seraient restés en France dépenser leur pognon... On te croit, Françoise et on soutient ton combat!)"

    ***
    Benoît Barvin

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  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (SOIS LE BRUIT DE LA PLUIE,
    LE VENT DANS LES ARBRES,
    LE PÉPIEMENT DES OISEAUX.
    SOIS LA VIE, TOUT SIMPLEMENT)


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    COURTS RÉCITS AU LONG COURS(30)
    pcc Benoît Barvin



    crime busters 1938
    philsp.com


    Transmutation

       "T'es qui toi?" me demanda-t-il aigrement. Je lui rappelai qu'il avait un fils et que je venais voir comment il allait. "T'es pas mon fils. Mon fils, il a pas les cheveux blancs". C'était bizarre de l'entendre me parler de cette voix chargée, un peu cassée, tout en me dévisageant avec un oeil rond d'oiseau de proie prêt à m'énucléer. Je m'écartai prudemment de lui afin de redonner sens à notre mutuel espace vital. 
       Chaque jour un peu plus la maladie rongeait le cerveau de mon père, sans reflux, submergeant peu à peu son entendement. Sous peu il ne se souviendrait plus de moi, m’appellerait "Monsieur"... 
       "Si mes cheveux sont devenus blancs, c'est parce que j'ai dépassé la quarantaine et toi, tu as...". "Chut! fit-il en mettant un doigt impérieux sur ses lèvres desséchées. Chut, ne dis pas mon âge! On ne dévoile pas l'âge d'une dame, voyons! Qu'est-ce qu'on t'a appris à l'Ecole, hein?". 
       Je restai un instant décontenancé, me demandant ce qui se passait dans ce pâteux ramollissement cérébral et les raisons qui le poussaient à s'identifier à une femme. Puis j'eus une illumination: mon père, perdant ses repères, commençait à s'identifier à son épouse, ma mère, décédée cinq ans plus tôt, dans une bête chute. D'ailleurs, il imitait maintenant la moue qu'elle faisait, en avançant les lèvres, la bouche en cul de poule. 
       Je compris alors ce qu'avait voulu signifier l'auxiliaire de vie quand, au téléphone, elle avait dit, gênée: "Vous verrez... Il est, heu, comment dire? Différent... Voilà, c'est ça, différent".
       Imaginer mon père en travesti, même en raison de la maladie, avait un goût de revanche. Il n'avait jamais accepté ma propre différence, me chassant de "chez lui" et refusant désormais tout contact. Seule ma mère avait fait le lien, en soupirant à chaque fois, comme si j'étais englué dans une tare abominable.  Pire qu'un cancer. Et voilà qu'à présent lui aussi était passé de l'autre côté de la Force... La Vie était vraiment bouffonne.
       "Si tu nous faisais du thé? minauda-t-il. J'adore ça". Mon "vrai" père, lui, détestait cette boisson de "gonzesse". Le ridicule avait un goût de vengeance que je commençais à goûter avec délectation. Je préparai la collation, un sourire aux lèvres, alors que mon père chantonnait, tout en époussetant les meubles... Vraiment ridicule...
       Puis il s'approcha de moi, à petits pas, alors que le thé infusait et que je disposais des gâteaux crémeux sur de jolies assiettes festonnées. Il me prit par le cou, me dit à l'oreille, si bas que j'eus du mal à l'entendre: "Et si l'on s'amusait tous les deux?".
       J'eus un hoquet de stupeur. Comment mon père avait-il deviné que Maman et moi, alors que j'étais jeune... Qu'elle m'avait forcé plusieurs fois... Comment savait-il?
       Un cocktail détonnant de honte, d'angoisse et de rage me submergea. Je le repoussai avec une telle violence qu'il tomba lourdement à terre. Tout recommençait: les gestes infâmes; la colère qui enfle en soi au cours des années; puis l'explosion, un soir, cinq ans en arrière, alors que des lèvres s'approchent des vôtres et que vous ne voulez plus céder, oh ça non, plus jamais
       Tout recommençait, presque à l'identique. Cette fois encore, personne ne me soupçonnerait. Moi, déjà matricide, je deviendrais parricide à mon corps défendant. Et la petite fortune de mes parents allait enfin me revenir...
       Incapable de se relever, mon père m'observa, l'air hagard, alors que je me penchais sur lui, tenant la bouilloire d'une main ferme, la haine faisant bouillir mes veines et anéantissant tout jugement.
       "Je crois, Pa', que le thé est bon à boire... Tu veux goûter?"
       Je crus le voir esquisser un sale sourire. 
       Notre sort à tous deux était scellé.

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    Brr... Changeons vite de registre:

       Pour celles et ceux qui ne s'en souviendraient pas, "The Lady Is a Tramp" est une chanson tirée de la comédie musicale Babes in Arms. Elle fut écrite par Lorenz Hart et composée par Richard Rodgers en 1937. Cette chanson fut notamment chantée par Frank Sinatra et Ella Fitzgerald dans les années 50.
       Nous avons choisi la version personnelle de Nina Hagen, la Diva rock qui a toujours un bel abattage, suivie par Tony Bennett et Lady Gaga. La seconde, bon, pas besoin d'en dire grand chose - si ce n'est que son interprétation est classieuse. 
       Quant à Tony Bennett, né en 1926, c'est un des grands du jazz et de la pop qui en impose toujours. Dernière interprétation, celle plus ancienne de Buddy Greco. Né la même année que Tony Bennett, c'est également un classique du jazz et un pianiste de grande finesse. Son interprétation nous plaît particulièrement...

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    Nina Hagen - The Lady Is A Tramp


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    Tony Bennett ft. Lady Gaga - The Lady Is A Tramp (Full Song)


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    Buddy Greco / The Lady is a Tramp



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    The lady is a tramp

    She gets too hungry for dinner at eight
    She likes the theater and never comes late
    She never bothers with people she'd hate
    That's why the lady is a tramp

    Doesn't like crap games with barons or earls
    Won't go to Harlem in ermine and pearls
    Won't dish the dirt with the rest of the girls
    That's why the lady is a tramp

    She likes the free, fresh wind in her hair
    Life without care
    She's broke, and it's okay
    Hates California, it's cold and it's damp 
    That's why the lady is a tramp

    She gets too hungry to wait for dinner at eight
    She loves the theater but never comes late
    She'd never bother with people she'd hate
    That's why the lady is a tramp

    She'll have no crap games with sharpies and frauds
    And she won't go to Harlem in Lincolns and Fords
    And she won't dish the dirt with the rest of the broads
    That's why the lady is a tramp

    She loves the free, fresh wind in her hair
    Life without care
    She's broke, but it's okay
    Hates California, it's so cold and so damp
    That's why the lady
    That's why the lady
    That's why the lady is a tramp 

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    Nadine Estrella 
    (en souvenir d'un père qui adorait avec raison ces standards jazz)

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  • °°°
    Pensées pour nous-mêmes:

    (SAGESSE DÉPASSE RICHESSE)


    °°°
    "Tu t'rends compte! Y'en a qui s'droguent à la drogue...
    - Non?
    - Si!
    - Allez, avoue: t'es défoncée, hein?
    - Pas à la drogue, en tout cas"

    Le monde se drogue de plus en plus, 
    mais différemment

       (...) L’utilisation illégale de drogue va grimper de 25% dans les deux prochaines décennies, selon un rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, cette augmentation aura pour causel’urbanisation, l’industrialisation, et la croissance de la population dans les pays en développement, rapporte Time Magazine. 

       L’abus de drogues cause déjà 200.000 morts par an. En 2010, si tous les gens ayant besoin d’un traitement l'avaient reçu, cela aurait coûté près de 250 milliards de dollars.

       Mais actuellement, seule une personne sur cinq le nécessitant reçoit de l’aide. De plus, les pays perdent de la productivité à chaque abus de drogue. Et tous les crimes commis à cause de l’abus de drogue reviennent très cher à la société. Par exemple aux Etats-Unis, la perte de productivité est de 0,9% de PIB (ouah! le chiffre...).

       De nos jours, les pays pauvres comme ceux d’Amérique du Sud ne produisent pas seulement des drogues pour les pays riches. Les nouvelles données montrent que la consommation de drogues illégales augmente dans les pays pauvres, même si la consommation ne change pas pour autant dans les pays riches (dans les pays riches on le ferait par snobisme et dans les pays pauvres par désespoir?).

       Dans son rapport annuel, l’ONU signale que près de 230 millions de personnes (5% de la population du monde) ont utilisé des drogues illégales au moins une fois en 2010. Mais l'ONU note qu’il y a des différences de consommation entre les sexes suivant les pays: aux Etats-Unis, la consommation des femmes représente 2/3 de la consommation des hommes, mais elle demeure en dessous de 1/10 en Inde et en Indonésie. (...)

    Lire sur:

    °°°

    "Amis, êtes vous pour la Démocratie directe?
    - P't'être...
    - Faut voir...
    - Et ça consiste en quoi?"
    (Soupirs)
    "P'tain, c'est pas gagné "

    Au Québec, la démocratie directe 
    émerge du printemps d’érable
    Francis Dupuis-Déri

       (...) Depuis février 2012, la grève étudiante en réaction à la hausse de 75% des droits de scolarité à l’Université ne s’essouffle pas. Une grève dont il était difficile de prévoir qu’elle se transformerait en vaste mouvement populaire.
       En réaction à la Loi spéciale 78, qui limite le droit de manifester et d’association, le bruit des casseroles a commencé à se faire entendre dans des quartiers jusqu’alors apolitiques. Et voilà que sont lancés, depuis la fin mai, des appels à des assemblées populaires de quartier.

       Au départ, quatre voisines et voisins qui boivent quelques bières le soir sur leur balcon, discutant de la grève étudiante et s’inquiétant de son possible essoufflement. La question : comment maintenir la mobilisation ou même provoquer sa relance ?
       Sont alors évoquées des pique-niques politiques qu’organisent des militantes et militants dans un quartier voisin, et surtout les assemblées de quartier en Argentine, lors de la crise financière il y a plus de dix ans. Personne sur ce balcon n’y a participé, mais on en connaît l’histoire, à tout le moins sous forme de mythe. (...)

       (...) L’idée émerge alors d’appeler une assemblée de quartier, à Montréal. D’autres bières sont ouvertes, un ordinateur allumé et la rédaction collective de l’appel est bouclée rapidement. Le lendemain, des tracts sont distribués dans les boîtes aux lettres et des affiches apparaissent sur la rue.
       Une première assemblée aura lieu dans le petit parc Hector Prud’homme, du quartier Rosemont/Petite-patrie, le samedi 26 mai. Environ 150 personnes ont répondu à l’appel, tiennent assemblée et décident de se revoir, le samedi 2 juin.

       Il y a bien là une réappropriation de l’idéal démocratique qui se conjugue ici sous sa forme participative et directe. D’ailleurs, lors des premières discussions libres, on débat du sens du mot « démocratie ». A un résident qui appelle à la mobilisation « des jeunes » aux prochaines élections provinciales, un autre répond que « la démocratie, c’est ici ; ce n’est pas élire quelqu’un pour nous gouverner ». (...)

       (...) Il ne s’agit pas encore d’un vaste mouvement de masse, mais le phénomène est tout de même étonnant, et dénote une volonté de vivre la démocratie autrement, réellement. Alors qu’au début de la grève, le mouvement est passé de l’agora étudiante (les assemblées générales étudiantes) à la rue, c’est maintenant la rue (les manifestations de casseroles) qui se dote d’agoras populaires.

       Chaque assemblée est différente. Certaines comptent une trentaine de participantes et participants, alors que d’autres en comptent une centaine. Après avoir rappelé qu’elle se tient sur un territoire dérobé au peuple Mohawk, l’animatrice de la première assemblée de Rosemont/Petite-patrie a expliqué qu’il s’agit d’un espace non partisan, où la parole doit circuler de manière égalitaire, c’est-à-dire non-raciste et non-sexiste. La parole sera d’ailleurs accordée en priorité aux personnes qui s’expriment pour la première fois et en alternance homme et femme. (...)

    Lire l'article sur:

    °°°

    "Nous, Mousquetaires Un pour tous Tous pour un,
    nous mentirions à nos clients?
    Vils faquins, vous méritez une leçon!"



    Pêche "responsable" : 
    publicité mensongère 
    pour les Mousquetaires
    Cécile Dumas

       (...) Le groupe des Mousquetaires est le seul en France dans la grande distribution à posséder sa propre flotte de pêche (la Scapêche). Fin 2011, il s’est offert une page dans la presse pour communiquer sur son engagement en faveur d’une « pêche responsable ». « Nous avons choisi d’aller au-delà des directives européennes en nous engageant en faveur du développement d’une pêche responsable, raisonnée et maîtrisée qui respecte durablement la nature et les hommes » est-il écrit dans le texte.

       Problème : la lingue bleue ou le sabre noir, dont la certification est mise en avant par la publicité, sont pêchés au chalut en profondeur : des filets lestés qui ramassent tout sur leur passage, qui touchent des espèces lents à grandir et à se reproduire, et qui peuvent abîmer les fonds marins. De nombreux rapports et études ont pointé les dégâts de cette pêche en profondeur. D’où la plainte déposée par BLOOM le 1er juin contre cette publicité, qui risque d’induire les consommateurs en erreur, estime l’ONG.

       Le jury de déontologie de l’ARPP (jury de déontologie??) pointe également le « risque de confusion » lié à la « forte ressemblance » (hem...) entre le label créé par Intermarché et celui du label eco-certifié MSC (Marine Stewardship Council) pour les pêches durables (le seul qui existe). Du côté du MSC, dont le logo est déposé au niveau international, cette ressemblance fait l’objet de discussions internes. Aucune plainte n’a été déposée. (...) 



    °°°
    (L'invasion des canards asiatiques avait déjà commencé...)


    "Coin...
    - Coin...
    - Coin..."
    (traduction)

    °°°
    Luc Desle (et Jacques Damboise)

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  • °°°
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA MORT N'EST QUE LE DÉBUT
    DU COMMENCEMENT DE LA FIN)

    pcc Jacques Damboise

    °°°

    COURTS RÉCITS AU LONG COURS(29)

    pcc Benoît Barvin



    Jour de chance

       Il nous arrêta d'un geste auguste, l'Ange de la route, sur cette autoroute déserte, très tôt le matin. Il était bizarrement solitaire, descendit lentement de sa moto, genre gros cube qui souligne la virilité de son propriétaire. Il posa son casque républicain sur la selle de son engin. Il souriait, ce qui soulignait son expression agressive, en raison de lunettes de soleil qui dissimulaient ses yeux et de sa moustache qui barrait des lèvres un peu trop minces. Il avait tout du flic obtus, de la tenue à l'expression. Quant à la gueule de l'automatique qu'il pointait dans ma direction, je l'aimais encore moins. 
       Ghislaine sursauta, tourna son visage dans ma direction, avec son visage anodin de caissière de supermarché, agrémenté d'accents circonflexes dans les sourcils et d'un brin de peur muette dans le bleu des yeux. Cela lui donnait un air intéressant... Plus, en tout cas, que les jours précédents. Exténuants ces jours, d'ailleurs, de mon point de vue, tout entiers occupés à lui faire accepter cette escapade. J'espérais bien conclure rapidement et la laisser en plan.
       - Vous rouliez trop vite, affirma le pandore. Vous avez été flashé dépassant de six kilomètres-heures la vitesse autorisée...
       Je tiquai sur la précision du chiffre mais ne répliquai rien. Les gens armés ont toujours raison.
       - Vous contestez?
       Je fis Non de la tête, deux ou trois fois au moins, incapable de parler. Je ne savais pas si c'était en raison de la chaleur estivale, mais je dégoulinais. Chaleur estivale ou incontinence soudaine? Je préférai ne pas approfondir la question.
       - Je vais devoir verbaliser. Pas besoin d'attendre mon collègue, coincé sur un accident, à une trentaine de kilomètres d'ici. Vous payez et on se quitte bons amis, d'accord?
       - Faites, Monsieur l'agent, intervint Ghislaine. Mais avant,  êtes-vous prêt à entendre ma confession?
       Cette fois, c'est moi qui me tournai vers elle, me demandant ce qui lui passait par la tête. Pressentant déjà une probable catastrophe.
       - Oui?
       Le flic ne me visait plus vraiment, c'était déjà ça de pris. 
       - Votre intervention me sauve de ce pervers, glissa Ghislaine, d'une voix de petite fille. 
       Elle s'approcha du flic en frissonnant. Elle me désignait d'un doigt accusateur.
       - Je suis sûre qu'il voulait me violer... Il m'a abordée ce matin, à l'entrée de l'autoroute. Je faisais du stop. Il m'a dit qu'il m'emmènerait à bon port... Mais, au bout de quelques kilomètres, il a commencé à me faire des propositions dégoûtantes. Il a posé sa main sur ma cuisse... C'est peut-être ce qui explique qu'il roulait trop vite... Je ne savais plus quoi faire...
       Plus elle avançait dans son récit et plus elle prenait une voix lénifiante. Le flic la croyait, c'était évident. Le fût de l'arme était de nouveau pointé dans ma direction. J'étais fichu.
       Elle a attendu d'être positionnée à un mètre de lui pour lui sauter dessus. Elle l'a adroitement désarmé. Je n'ai pas eu le temps de réagir - pas plus que le pauvre type, d'ailleurs - qu'elle avait vidé son arme sur lui, à bout portant.
       - Dépêche, elle a ensuite fait, d'une voix qui n'admettait aucune réplique. Profitons du fait qu'il n'y a pas de témoin. On va balancer le cadavre dans les bosquets, dissimuler la moto et se casser.
       Je suis resté quelques secondes tétanisé. J'étais tombé sur une dingo qui, certainement, en avait marre de sa vie routinière de caissière. Et qui pétait un câble, me prenant dans les rets de sa schizophrénie, comme un araignée capture le gentil moucheron englué stupidement dans sa toile.
       - C'est super, s’exaltait Ghislaine, en tirant déjà le cadavre par les mains. C'est notre jour de chance... Allez, aide-moi quoi! Il faut se débarrasser au plus vite de ce tocard!
       Un jour de chance, effectivement. 
       Un vendredi. 
       Vendredi 13 of course...
      
    °°°

    "Evidemment que je vais être absent un moment...
    Tu le sais bien, ne fais pas ta bête et...
    Oh non! Elle s'est encore évanouie, cette idiote!
    Décidément, moi, j'ai le chic pour les dégoter"

    JARDIN DU LUXEMBOURG

    °°°

    "Ne sois pas triste, ma chérie...
    Bien sûr, tu n'es pas arrivée avant ta cousine,
    mais l'essentiel c'est que tu sois là, non?
    L'important, c'est de par-ti-ci-per!"

    CENOTAPH FOR MARIE CHRISTINE OF AUSTRIA - 
    ANTONIO CANOVA, 1805
    (SOURCE: WEBISSANCE, VIAMVAT)

    °°°

    "Quoi il t'a violée? Mais t'étais consentante, hein?
    De toute façon, c'est lui le chef...
    Moi, j'ai pas mon mot à dire, alors..."


    (SOURCE: VIVREARIA, VIAMVAT

    °°°
      
    "Mais oui, je t'aime... Bien sûr il n'y a que toi...
    Et toujours, c'est toujours... Oh la la, toi,
    t'es vraiment pas sûr de ton charme, hein?"


    MAT COLLISHAW

    °°°
    "Vos g..., les morts!"


    AION ON GLOBE. VILLA ALBANI. ROME.
    (VIA MVAT)

    °°°
    Jacques Damboise (dit le cynique)

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