• °°°
    Pensées pour nous-mêmes:


    (NE DONNE NI ENVIE NI PITIÉ.
    DONNE)


    °°°
    "Mais? Mais qu'est-ce que tu fais?
    - Je t'aide à monter... 
    Qu'est-ce que tu croyais?"



    °°°

    "La discussion, je suis pas contre...
    Pourvu qu'on soit à armes égales..."

    Sin-City-Marv-frank-miller-

    Frank Miller, Batman 
    et le choc des civilisations
    Soren Seelow 

       (...) Pour les amateurs de comics, le dessinateur et scénariste Frank Miller est un héros. Il a déringardisé Daredevil, l'avocat-justicier aveugle de Marvel, a inventé la série Sin City, qu'il a portée à l'écran, et fait entrer Batman dans le XXIe siècle.

       C'est sous son crayon, dans la série The Dark Knight Returns (1986), que Bruce Wayne troque ses gants mauves, sa panoplie de bat-gadgets et les "whizz bam" contre l'uniforme sombre du justicier gothique, ambigu et violent. Le genre est renouvelé : les super-héros vont les uns après les autres quitter leurs collants kitsch pour entrer dans la catégorie BD pour adultes.

       Artisan vénéré de la renaissance des comics, Frank Miller est pourtant un personnage contesté, que ses plus fidèles lecteurs ont parfois du mal à suivre. Provocateur, passionné d'armes à feu, néoconservateur assumé, partisan de la théorie du choc des civilisations, ses prises de position déclenchent des poussées d'urticaire chroniques dans la presse progressiste et déconcertent jusqu'à ses plus grands fans. (...)

       En 2006, il avait accordé une interview à la National Public Radio (lire la transcription en anglais), dans laquelle il justifiait l'intervention militaire en Irak au nom de la guerre contre le fascisme :
       "J'entends souvent les gens se demander pourquoi nous avons attaqué l'Irak, par exemple. Eh bien, nous nous en prenons à une idéologie. Personne ne demande pourquoi, après Pearl Harbor, nous avons attaqué l'Allemagne nazie. C'était parce que nous étions confrontés à une forme de fascisme global, et nous faisons la même chose aujourd'hui [...] Ces gens-là coupent des têtes. Ils traitent leurs femmes en esclaves, infligent des mutilations sexuelles à leurs filles : ils ne se comportent en aucune façon selon les normes culturelles auxquelles nous sommes sensibles. Je suis en train de parler dans un micro qui n'aurait jamais pu être produit par leur culture, et je vis dans une ville où 3 000 de mes voisins ont été tués par des voleurs d'avions qu'ils n'auraient jamais pu construire eux-mêmes."

       Frank Miller n'a pas sa langue, ni son stylo, dans sa poche. L'an dernier, ce génie du crayon s'est également fendu sur son site Internet d'un texte assassin, intitulé "Anarchie", dans lequel il démonte en règle le mouvement Occupy Wall Street :
       "Occupy n'est rien qu'un ramassis de malotrus, de voleurs et de violeurs, une masse indisciplinée nourrie à la nostalgie de Woodstock et empreinte d'une fausse vertu putride. Ces clowns ne font rien d'autre qu'affaiblir l'Amérique", face à la menace d'Al-Qaida et de l'islamisme. "Cet ennemi – qui n'est pas le vôtre, apparemment – doit ricaner, si ce n'est pas éclater de rire, en regardant votre spectacle vain, infantile et suicidaire". Il invite les Indignés américains à rentrer chez maman jouer à "Lord of Warcraft" ou à s'engager dans l'armée : "Mais ils risquent de ne pas vous laisser garder vos iPhones, les enfants."

       Dans l'univers des comics, d'inspiration majoritairement humaniste et libertaire, cette diatribe est mal passée. Vivement critiqué dans la presse progressiste, Frank Miller a même été lâché par une partie de son lectorat, qui a appelé à boycotter ses œuvres. Certains grands noms du monde des comics, comme Mark Millar, ont publiquement dénoncé ses propos. L'auteur de plusieurs épisodes de X-Men, Kick-Ass ou Nemesis a néanmoins volé au secours de son collègue en appelant "à ne pas le boycotter, pas plus que HP Lovecraft, Steve Ditko, David Mamet ou n'importe quel autre écrivain qui ne partagerait pas ma philosophie personnelle, mais dont je suis heureux d'avoir les œuvres sur mes étagères".

       Alan Moore, l'auteur de V pour Vendetta et de Watchmen, s'est montré moins compréhensif : "Je suis sûr que si Occupy Wall Street était un groupe de jeunes justiciers sociopathes le visage grimé en Batman, il y aurait été plus favorable", a-t-il déclaré, avant de s'en prendre à l'idéologie présente dans l'œuvre de Frank Miller. "J'ai trouvé que Sin City était d'une irréductible misogynie, que 300 était largement anhistorique, homophobe et parfaitement erroné. Je pense qu'il y a une sensibilité très déplaisante qui se dégage de l'œuvre de Frank Miller depuis assez longtemps." (...)

    Lire l'article sur:

    °°°

    "Grand vizir, faut-il que nous nous revêtissions
    de notre voile?
    - Pourquoi cela, esclave?
    - Ah bon... Mais je croyais...
    - Ne pense à rien d'autre qu'à ce que je pense,
    Femme."


    °°°
    "Que ceux qui veulent que je me voile 
    approchent d'un pas...
    Un seul..."


    Les JO avec le foulard 
    grâce aux barbus
     Kalvin Whiteoak

       (...) Les puissants émirs et autres indolents barbus phallocrates, assis sur leurs tas d’or et de pétrole et le coude reposant sur leur code de conduite issu tout droit de la charia, ont encore réussi leur coup.

       Les femmes en provenance des pays du Golfe et qui ont voulu être sportives aux JO auront le devoir de porter le voile, en compétition aussi bien sûr.

       Faut dire que les barbus ont mis pas mal de pognon, gagné à la sueur du front des bengalis, dans l’organisation de ce qui n’est plus franchement assimilable à autre chose qu’à un Maxi London Tour pour riches badauds.

       Le plus étonnant et choquant là-dedans est que le CIO, dans sa grande faiblesse et compromission, marche sur la Charte Olympique comme sur un vulgaire puceron invisible (fric et lâcheté, même combat).

       Cette dernière prévoit en effet à son article 16-1-3 que le serment de chaque membre, pays compris, comprendra les termes suivants: "Je m’engage à demeurer étranger à toute influence politique ou commerciale comme à toute considération de race ou de religion" .

       Vive les pétrodollars et qu’avec ces jeux, le monde oublie ceux qui n’ont pas de pain.
    (et que la conn... soit sans fin, Amen)


    °°°
    Benoît Barvin (et Jacques Damboise)

    votre commentaire
  • +++
    Pensées pour nous-mêmes:

    (SOIS LE SAGE PAS SAGE
    DONT TU RÊVES)


    +++

    COURTS RÉCITS AU LONG COURS(36)
    pcc Benoît Barvin


    Puces

       Il ne comprenait pas, commençait à paniquer. Plus rien, dans son appartement de fonction, ne fonctionnait. Il désirait s'en aller, sortir de cet endroit qui ressemblait, maintenant, à une tombe, mais la porte refusait de reconnaître son empreinte génétique. Ce matin, la pendule s'était mise à sonner à pas d'heure et il avait dû la démolir, à grands coups de chaise. Oui, de chaise; une chaise qu'il avait saisie par le dossier et, l'arrachant du sol où elle avait été fixée, il s'en était servie comme d'une gigantesque masse. Une fois la pendule détruite,  il s'était mis à trembler, le corps soudain exsangue, ne comprenant pas les raisons de sa rage. Il s'était effondré sur le sol, avait mis du temps à reprendre ses esprits. 
       "Ils m'observent" avait-il pensé. "Ils vont venir... J'ai contrevenu aux 3 Lois de la bioéthique: "Jamais colérique ne seras. Jamais destructeur ne seras. Jamais revendicateur ne seras". Il avait attendu, dans la position du foetus, persuadé que la BR (1) allait intervenir, qu'ils s'empareraient de lui, qu'il serait mis dans un cul de basse fosse ou un CRI (2). Mais il ne se passa rien de tel. 
       Une heure plus tard, comprenant enfin que le drone miniature de l'appartement, lui non plus, ne fonctionnait pas, il s'était prestement habillé, avait programmé un petit-déjeuner puis, observant que la machine à café restait désespérément silencieuse, il avait eu un nouveau coup de mou. Il s'était assis devant son écran tactile, mais ce dernier était aussi en panne. En fait, la technique, ce jour, était "à la rue". L'expression le fit sourire.
       Il songea alors à Zoé, sa copine ou, plutôt, son ex-copine, celle qui avait tenté de le faire changer d'avis, de lui faire emprunter "une voie parallèle", ainsi qu'elle la nommait. Et qui avait disparu, la semaine précédente, lassée par lses atermoiements. 
       Elle appartenait aux Dissidents, celles et ceux qui avaient, une  fois pour toute, tourné le dos à la technique. Zoé, - petit bout de femme rigolote - qui l'avait égayé, tout en lui distillant des idées hautement subversives. 
       Certes, en apparence, elle était comme lui. Elle portait fièrement les tatouages rituels, ceux qui proclamaient que "la technique est tout", "l'argent fait toujours le bonheur", "Il n'y a jamais d'incertitude"... Comme lui, sous la peau, elle pouvait justifier de son port de RFID (3) réglementaire. Mais elle lui avait appris que sa puce distillait au Centre de fausses informations car les Hackers Ultimes, ainsi qu'ils se faisaient appeler, avaient tripatouillé dans le système et changé les lignes de programmation. La plupart venant des Noeuds du Système, ils savaient comment le contourner.
       Certes, les Dissidents n'étaient pas encore très nombreux. Il était plus simple d'être dans le moule, de se faire implanter sa RFID avec laquelle on effectuait tous les actes de la vie quotidienne, sans y penser. Les "Rebelles", comme les nommaient leurs puissants adversaires, ne pouvaient rallier que les citoyens  qui pensaient par eux-mêmes, qui refusaient de n'être qu'une excroissance d'un système dans lequel on n'était qu'une simple ligne d’algorithmes... 
       Zoé avait tout fait pour le faire changer d'avis, mais il avait hésité et, au final, elle avait disparu, du jour au lendemain. Et, aujourd'hui, le Système chancelait. Et il était seul, face à lui, prisonnier, piégé par un gigantesque "bug" informatique, il le sentait. Certes, dans sa prison/appartement - pour l'instant - il ne risquait rien, mais dans quelques heures, quand des ordres contradictoires allaient griller le système de refroidissement, qu'allait-il arriver? Il n'avait même pas la possibilité de sortir par la baie, donnant sur la Ville, puisque le lourd vantail d'acier trempé qui le défendait de possibles excursions était baissé... 
       Il commença à se sentir oppressé, tourna en rond, à la recherche d'un moyen d'échapper au piège, songeant à ses voisins qui, eux-aussi, devaient se trouver dans la même situation et...
       Soudain, un énorme bruit retentit, contre le vantail d'acier trempé. Un second le jeta à terre, car le coup avait fait résonner tout l'appartement. Il chercha des yeux son arme, se souvint qu'il l'avait donné au réparateur, la veille et que...
      Un nouveau coup fit trembler la pièce et, brusquement, le vantail parut s'envoler, dans un bruit d'enfer, en même temps que la baie explosait comme si on y venait d'y jeter une bombe. "La BR!" bredouilla-t-il en tentant de se dissimuler derrière le bar, un des rares meubles qu'on leur permettait d'avoir, dans ces appartements fonction.
       "Ethan! hurla une voix. Ethan! Tu es là?". Il reconnut le timbre de Zoé, se débusqua et eut alors la peur de sa vie. A quelques mètres de lui, la jeune fille chevauchait un étrange animal, au mufle d'enfer, naseau énorme, langue bifide claquant dans l'air. Il était muni de gigantesque pattes terminées par des griffes aussi grosses que les défenses des mythiques éléphants. Sa peau était écailleuse, ses ailes membraneuses...
       "Je suis venu te chercher, viens! Les HU ont balancé un virus qui est en train de véroler toute la toile. Le temps que les spécialistes trouvent une parade, on aura déguerpi d'ici, toi, moi et les autres, tous les autres... Dépêche!".
       Il avança comme un somnambule en direction du terrible assemblage: la Bête et la Belle, tous deux mêlés, l'attendant, l'espérant. Un dragon des légende, de ceux que Zoé disait pouvoir faire venir du fond des âges,  afin de retrouver l'Ancien Monde, celui où la technique n'était qu'un simple appoint et non la finalité de la vie. Les dragons, les enchanteurs, les fées... Cette nouvelle vie promettait d'être très différente de celle qu'il quittait. Et tellement plus jouissive...
       Il ne réfléchit pas plus longtemps, sauta prestement sur le dos du monstrueux dragon, se colla au corps souple et chaud de Zoé et il se laissa emporter dans ce nouvel univers des Contes...

    1/ BR: Brigade du Regard.
    2/ CRI: Centre de Redressement des Idées.
    3/ RFID: puce biométrique.


    +++

       Eliane Elias 
    est une pianiste et chanteuse brésilienne, née le 14 mars 1960 à São Paulo.
       
       À l'origine pianiste de formation classique, Eliane Elias commence à se produire à l'âge de 17 ans en accompagnant des musiciens brésiliens Toquinho et Vinícius de Moraes. Elle se fait connaître internationalement en 1983, lorsqu'elle enregistre un disque avec le groupe de jazz Steps Ahead codirigé, à l'époque, par Mike Mainieri et Michael Brecker. Peu après, elle collabore avec le trompettiste Randy Breckerqu'elle épouse.

       C'est comme pianiste qu'elle enregistre les premiers albums sous son nom (avec des musiciens comme Jack DeJohnette, Eddie Gomez, Marc Johnson, Peter Erskine, Naná Vasconcelos, Oscar Castro-Neves...). Comme side(wo)man, on a pu l'entendre auprès de musiciens comme Gilberto Gil, Caetano Veloso, Gal Costa, Herbie Hancock, Joe Henderson, James Taylor, Michael Franks, Andy Summers, Earl Klugh, Toots Thielemans,...

       Depuis quelques années, tout en continuant sa carrière de pianiste, profitant du regain d'intérêt du public pour le jazz vocal et la bossa, elle enregistre des albums comme chanteuse. Ses derniers albums (Dreamer etAround the City) ont d'ailleurs connu un important succès commercial, avec ses reprises de Bossa Nova, agrémentées de son talent naturel pour l'improvisation pianistique de haute volée. Son quartet avec Marc Johnson (Contrebasse) Satoshi Takeshi (batterie) et Gustavo Salieri (guitare brésilienne à 8 cordes) écume les festivals en 2005 2006 et 2007 à venir.
       Au début de 2008, elle enregistre un album qui se nomme "Something for you" en hommage au pianiste de Jazz Bill Evans.

       Ajoutons qu'elle a rejoint le splus grandes chanteuses de ce répertoire, mi tendre, mi jazzy, teinté d'une bossa-nova tout en douceur, avec des interprétations qui donnent du sens au mot "grâce".


    +++

    ELIANE ELIAS Light my Fire




    THE DOORS - LIGHT MY FIRE LYRICS
    Writer(s): PICOTTO, MAURO / PUNTILLO, ANTONIO /
     BORTOLOTTI, GIANFRANCO / FANINI, CARL


    You know that it would be untrue
    You know that I would be a liar
    If I was to say to you
    Girl, we couldn't get much higher

    Come on baby, light my fire
    Come on baby, light my fire
    Try to set the night on fire

    The time to hesitate is through
    No time to wallow in the mire
    Try now we can only lose
    And our love become a funeral pyre

    Come on baby, light my fire
    Come on baby, light my fire
    Try to set the night on fire, yeah

    The time to hesitate is through
    No time to wallow in the mire
    Try now we can only lose
    And our love become a funeral pyre

    Come on baby, light my fire
    Come on baby, light my fire
    Try to set the night on fire, yeah

    You know that it would be untrue
    You know that I would be a liar
    If I was to say to you
    Girl, we couldn't get much higher

    Come on baby, light my fire
    Come on baby, light my fire
    Try to set the night on fire
    Try to set the night on fire
    Try to set the night on fire
    Try to set the night on fire 

    +++

    ELIANE ELIAS Take Five


    +++


    ELIANE ELIAS  So Nice (Samba de Verao)




    SO NICE (Summer Samba)
    (Lyrics by Paulo Sérgio Valle, Norman Gimbel)

    Someone to hold me tight
    That would be very nice
    Someone to love me right
    That would be very nice
    Someone to understand
    Each little dream in me
    Someone to take my hand
    And be a team with me

    So nice, life would be so nice
    If one day I'd find
    Someone who would take my hand
    And samba through life with me

    Someone to cling to me
    Stay with me right or wrong
    Someone to sing to me
    Some little samba song
    Someone to take my heart
    And give his heart to me
    Someone who's ready to
    Give love a start with me

    Oh yeah, that would be so nice
    I could see you and me, that would be nice


    +++
    Nadine Estrella

    votre commentaire
  • °°°
    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSE PAR TOI-MÊME
    EN PASSANT PAR LES AUTRES)

    °°°
    (Étonnamment, cette nouvelle tenue de femme voilée
    ne plut pas aux différentes autorités religieuses..."


    °°°

    "Moi, je suis super dispo,
    mais je trouve personne.
    C'est à n'y rien comprendre"


    Je veux comprendre… 
    le slut-shaming
    Pondu par Lady Dylan 

       (...) Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’une telle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit. C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. (...)

       (...) Il y a aussi ces groupes Facebook du type « Certaines devraient apprendre à fermer leurs jambes avant d’ouvrir leur bouche », ou ces « blagues » visant à humilier une femme en extrapolant sur sa sexualité – je pense aux photomontages de Marion Maréchal-Le Pen avec un pénis noir dans la bouche. Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. (...)

       (...) Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Il peut même faire des morts, comme cette jeune américaine de treize ans qui s’est suicidée en mai dernier après des mois de harcèlement. Des filles avaient écrit « slut » sur son casier, et elle avait reçu des menaces de viol. Le rapport avec « Your boobs go inside your shirt » ? Une culture qui considère les filles sexuellement actives comme des salopes – en l’occurrence cette collégienne n’avait même jamais embrassé un garçon, mais les « réputations » n’ont jamais attendu la réalité.

       À un niveau plus global, le slut-shaming encourage le viol : si une femme a certains vêtements ou comportements, cela signifierait qu’elle ne peut pas dire non (puisqu’elle aime ça, puisqu’elle le cherche…). Du coup, les filles veulent éviter d’avoir une réputation de salope de peur de se faire agresser ; du coup, ces comportements deviennent de plus en plus stigmatisés – et la liste de ce qui est provoquant s’agrandit de plus en plus. Cercle vicieux.

       (...) Nous avons tous intérêt à combattre le slut-shaming : les femmes, pour avoir la liberté de s’habiller et de se comporter comme elles l’entendent ; mais aussi les hommes hétérosexuels, puisque ce n’est pas franchement productif d’insulter les filles avec qui on couche si on a envie de recoucher avec elles, et parce que c’est plus marrant de coucher avec quelqu’un qui s’éclate plutôt qu’avec quelqu’un qui a peur d’être mal considérée si elle se lâche.

       Alors, que faire pour combattre le slut-shaming ? Dans les initiatives collectives il y a les SlutWalks, qui sont spécialement dirigées contre le viol. On peut choisir de récupérer le terme, et de participer à « Sluts Unite ». On peut surtout continuer à se comporter comme on l’entend (...)
    A lire sur:
    °°°

    "Oh Mon Dieu! Le Fantôme Palpeur est de retour..."

    Bill Randall (by oldcarguy41)
    http://mudwerks.tumblr.com/

    °°°

    (Ces lunettes X Ray laissaient passer 
    la lumière, et la chaleur qui s'ensuivait
    était très agréable)

    Quand les fenêtres transformeront 
    la lumière du soleil en électricité…
    Michel Alberganti 

       (...) Les plus courants capteurs de lumière solaire existants ne sont autres que… les fenêtres. Elles sont partout, dans les maisons et les immeubles, de la lucarne à la baie vitrée voire à la paroi extérieure elle-même de certaines tours. Leur fonction est de laisser entrer la lumière à l’intérieur des habitations et autres bureaux. Or, cette lumière pourrait fort bien être transformée en électricité grâce au fameux effet photoélectrique déjà exploité par les cellules solaires. Alors peut-on envisager de tirer partie de la gigantesque quantité de lumière qui traverse nos fenêtres pour… produire du courant ? Vous penserez immédiatement que si cela revient à obstruer nos fenêtres avec une sorte de volet photovoltaïque. Une solution guère lumineuse. Mais si les capteurs étaient transparents ? Cela changerait tout. Encore faut-il que cela soit possible, ce que les cellules solaires en silicium laissent mal entrevoir. (...)

       (...) Depuis quelques années, se développe une technologie susceptible s’apporter une solution au dilemme lumière ou électricité. Il s’agit des capteurs photovoltaïques en polymères. Il suffirait que ces derniers soient transparents pour qu’ils s’ouvrent le fabuleux marché de la fenêtre. Pour les seules poses de nouvelles fenêtres et le remplacement d’anciennes, il se fabrique entre 10 et 12 millions de fenêtres par an en France. Une équipe de chercheurs de plusieurs universités américaines dont celle de Californie Los Angeles (UCLA) ont publié en juillet 2012 un article dans la revue ACS Nano sur, justement, des cellules solaires polymères “visiblement transparentes”, selon leur expression.(...)

       L’idée des chercheurs est de capter le rayonnement infrarouge de la lumière incidente et de laisser passer le plus possible le reste des longueurs d’onde. A priori, aucune perte importante dans le spectre visible traversant puisque le verre ne laisse, de toutes façons, pas passer les infrarouges ce qui permet de l’utiliser dans les capteurs thermiques (effet de serre). Néanmoins, le film de polymère n’est pas, lui-même, absolument transparent à la lumière visible. Il laisse ainsi passer environ 66% du rayonnement solaire ce qui (...) n’obscurcit que faiblement la fenêtre. Et surtout, la fine cellule transforme 4% de l’énergie reçue en électricité. Un rendement bien inférieur à celui des cellules photovoltaïques en silicium qui atteignent aujourd’hui de 15 à 20%. (...)
    Lire sur:


    °°°
    Benoît Barvin (et Blanche Baptiste)

    votre commentaire
  • £££
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE CITRON NE SE MÉLANGE PAS
    A L'ORANGE, IL S’ADDITIONNE)

    £££

    "Obanga!
    - N'gamo, N'gamo!
    - Balongo!"
    (Voix de femme)
    "- Pfff... 
    Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre..."

    The origin of the term “Going Apeshit.”

    £££

    "Oh Mon Dieu, ces Chinois sont de plus 
    en plus grands...
    - Immenses, même, je dirais...
    Mmmm..."


    «L'ambition de la Chine 
    c'est de faire du business en Afrique»
    (Ah bon?)

       François Lafargue, spécialiste de la Chine, professeur à l'école ESG et Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Iris, en charge de l’Afrique, reviennent sur les conséquences de la présence chinoise en Afrique.

       /Pourquoi la Chine a-t-elle doublé récemment son «aide» (20 milliards de dollars) à l’Afrique ?

       F.L. D’abord on ne sait pas ce que désigne ce terme de prêt car la Chine mélange un peu tout. Il faut différencier les prêts publics, les dons, et les prêts qui sont accordés par les entreprises publiques chinoises. Ces aides ne sont souvent que des investissements de la part des entreprises.

       P.H. Les 20 milliards de dollars sont des crédits, donc des prêts. Mais le problème, c’est que l’on ne connaît pas leur taux d’intérêts. La Chine a juste fait un effet d’annonce et ce qu’il faudrait savoir, c’est la nature exacte des contrats.

       /Quelles sont les motivations de la présence chinoise en Afrique ?

       F.L. Elles sont de plusieurs ordres. Tout d’abord, il y a une motivation énergétique : l’Afrique a 10% des réserves mondiales de pétrole. Etant donné que la Chine est très énergivore, elle entretient des relations étroites avec les pays pétroliers tels le Soudan ou la Libye. Il y a aussi une motivation minière : ce qui l’intéresse particulièrement, ce sont les minerais stratégiques (or, titane etc.) que l’on trouve notamment en Afrique australe (Zimbabwe, Afrique du Sud etc.). Le dernier facteur est d’ordre commercial car le continent africain, c’est un milliard de consommateurs ! Certes, c’est une population qui a encore un faible pouvoir d’achat, mais les entreprises chinoises connaissent très bien ce marché puisqu’il ressemble à celui de leur pays. Ainsi, ils savent qu’il faut des produits simples, faciles a réparer, sans forcément de haute technologie.

       P.H. Pour maintenir sa croissance, la Chine à absolument besoin de ressources naturelles, et l’essentiel se trouve en Afrique. La deuxième raison, c’est que la Chine est une puissance émergente, et l’Afrique fait partie de sa «mondialisation». L’Afrique est aussi un déversoir de la population chinoise, qui vient migrer sur le continent [750 000 Chinois en 2007 contre moins de 100 000 Français, ndlr], ce qui permet aussi le développement de sa culture. (...)
    Lire sur:


    £££

    "Si j'aime la philosophie kantienne? C'tte question! 
    Evidently. Sans le maître, rien n'aurait été possible"

    Le porte-jarretelles 
    du point de vue pragmatique, 
    par Emmanuel Kant
    Sophie Chassat
    Philosophe, blogueuse 
    sur la chaine Trendy de Letudiant.fr

       (...) Thomas de Quincey nous le dévoile dans son caustique ouvrage "Les Derniers jours d'Emmanuel Kant". En s'appuyant sur des faits biographiques avérés, l'auteur des Confessions d'un mangeur d'opium décrit, à travers un Kant vieillissant, le spectacle tout à la fois grotesque et tragique de la déchéance d'une intelligence exceptionnelle. De Quincey représente notamment comment le rythme implacable des journées d'un Kant obsédé par le respect d'un emploi du temps tiré au cordeau, se détraque peu à peu, du fait de faiblesses, d'oublis, d'absences. (...)

       Or, parmi les rituels qui scandent la journée du philosophe, se trouve celui de la mise de son porte-jarretelles... Si je vous dis que ce dessous érotique n'existait pas encore du temps de Kant (18e siècle), vous aurez vite compris qu'en plus de le porter, ce dernier l'a inventé! Ce grand penseur était donc un pervers? Un travesti refoulé? Un original loufoque? Vous risquez d'être déçu... (...)

       Kant n'était rien de tout ça, il était juste pragmatique. A l'époque, les hommes comme les femmes portent des bas et ceux-ci sont maintenus par des rubans qu'on noue autour de la jambe. Mais pour notre philosophe, ce système présente un inconvénient majeur: le sang circule mal si on enserre une partie du corps et c'est toute l'activité de la pensée qui peut alors s'en trouver perturbée... De plus, Kant effectue chaque jour une invariable promenade dans les rues de Königsberg, sa ville natale qu'il n'a jamais quittée: mais quand on marche et qu'on refuse de porter un ruban pour maintenir ses bas, ces derniers vous dégringolent aux chevilles! Pas possible de se retrouver dans une telle posture quand on est le sérieux et respecté auteur de la Critique de la Raison pure. Une seule solution: inventer un mécanisme capable de maintenir ses bas sans constituer un danger pour la santé. Le porte-jarretelles était né: origine bien peu sensuelle pour un accessoire dont l'affriolant destin aurait horrifié Kant! (...)


    £££

    (Les tueuses d'idées reçues en pleine action)

    (via junk-yard-doll)


    £££
    Benoît Barvin (et Blanche Baptiste, Jacques Damboise)

    votre commentaire
  • @@@
    Pensées pour nous-mêmes:


    (LE SAGE N'EST LE SAGE
    QUE DANS LES YEUX DE SES DISCIPLES)

    @@@

    "Tu es certaine qu'il s'agit d'une discipline olympique?"



    @@@

    "Toi aussi tu viens pour les Jeux?
    - Les Jeux? Quels Jeux? C'est pas
    en Afghanistan qu'on va?"


    Un esprit olympique très orwellien

       (...) Il y a quelques jours, à la question “Que pensez-vous des Jeux olympiques ?”, un échantillon de Londoniens choisis au hasard a donné des réponses diverses et variées allant jusqu’à l’éclat de rire, émaillées de mots comme “fiasco”, “désastre” et “Etat policier”. Ils ont expliqué comment ils se rendaient d’habitude au travail, pourquoi ce n’était à présent plus possible, et à quel point cela les mécontentait. 

       “A la fin de la journée, on en a plein le dos”, se plaint Steve Rogers, responsable de chantier, en tirant sur sa cigarette, à proximité de la station Victoria. Le pire, dit-il, ce sont les lignes de métro (un “chaos total”), les rues fermées (un “cauchemar complet”) et le fait que, au lieu de donner des emplois dans le bâtiment aux Britanniques, les JO ont créé du travail pour “une bande de Lituaniens, de Roumains et de Tchèques”. Même dans les meilleurs moments, râler – les plaintes incessantes avec lesquelles on répond ici spontanément aux difficultés de l’existence –, fait partie intégrante de l’identité des Britanniques – tout autant que leur pessimisme face à la météo (“Préparez-vous aux inondations”, conseilla récemment le Daily Mail). 

       Mais cette fois-ci, même si l’on tient compte du goût traditionnel pour l’exagération des Londoniens, leur détresse est différente. “Nous nous trouvons face à quelque chose qui dépasse les geignements habituels des Britanniques, grâce auxquels ils cherchent à se réconforter”, suggère Dan Hancox, écrivain. “Les Jeux olympiques contrarient profondément les gens.” Sur Twitter, il écrit que pour les Londoniens, “c’est comme si quelqu’un faisait une fête chez eux, avec un prix d’entrée exorbitant, et qu’ils étaient tous enfermés à la cave”. “Les infrastructures de transport ont été fermées comme si nous nous préparions à un conflit militaire”, dénonce-t-il dans un entretien. “Ils disent aux entreprises de faire des stocks, ils conseillent aux gens de rester chez eux – il ne faut aller nulle part - ne prenez pas le métro, restez sur votre canapé - comme si c’était pour notre propre sécurité. Il y a une armée dans nos rues. Nous sommes sur le pied de guerre, et ce n’est pas une chose, après 60 ans de paix, que les Britanniques apprécient.” (...) 

    Lire sur:

    @@@

    "Vive l'industrie nucléaire chinoise!
    - Toi, tu ne t'es pas décontaminé
    à la c... communiste chinoise...
    - Pardon?"

    http://aciers.free.fr/index.php/2010/03/31/la-chine-construira-sa-premiere-centrale-nucleaire-de-premiere-generation-en-2013/

    La Chine voudrait construire 
    cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne
    (c'est tout?)

       (...) Des sociétés chinoises envisagent d'investir 35 milliards de livres sterling (45 milliards d'euros) dans la construction de cinq réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne, rapporte samedi le quotidien The Guardian.

       Une délégation de l'Institut de recherche et de conception en ingéniérie nucléairede Shanghai (Snerdi), filiale de la China National Nuclear Corporation (CNNC), a rencontré de hauts responsables britanniques au cours de la semaine écoulée, écrit le quotidien britannique.

       La CNNC et une autre entreprise publique, China Guangdong Nuclear PowerCorporation, pourraient dans un premier temps déposer des propositions concurrentes pour participer au projet Horizon, l'un des plus importants projets dans le domaine nucléaire en Grande-Bretagne.(...)

       (...) "Les Chinois ont l'argent et l'expérience", dit une source proche des entrepreneurs chinois, citée par The Guardian. "Ils considèrent une implantation au Royaume-Uni comme une opportunité de montrer qu'ils sont capables d'être un acteur dans l'un des environnements réglementaires les plus difficiles au monde afin de pouvoir ensuite aller sur d'autres marchés en Afrique et au Moyen-Orient", ajoute cette source.

       Le groupe français EDF est aussi intéressé par la construction de nouveaux réacteurs en Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique est "ouvert" à toute proposition dans le cadre réglementaire défini (pots de vins compris?), a réagi dans un communiqué une porte-parole du Département de l'Energie et du Changement climatique.



    @@@

    "P'tain! J't'avais dit de jamais oublier de sourire!
    C'est pas difficile, pourtant..."



    @@@

    Benoît Barvin

    votre commentaire
  • %%%
    Pensées pour nous-mêmes:
    (LA ROSE SANS ÉPINE
    MÉFIE-T'EN)


    %%%


    Lettres d'inconnus (9)
    pcc Benoît Barvin


    JC Leyendecker peint les Dandys
    blog-oscar.com

     
    Chère Madame,
     
     
       Vous fîtes bien de me morigéner ainsi devant l'assemblée entière. Je n'aurais pas dû faire ce que j'ai fait... J'en suis encore confus, déçu - par ma propre attitude, oh combien - et profondément blessé. Moi qui me regarde et m'admire tous les jours que Dieu m'a fait, dans sa Grande Simplicité, aussi Beau, Intelligent et Nécessaire à la marche du Monde, comment ai-je pu? Je ne sais... Belzébuth, lui-même, a dicté cette indélicatesse. Mais comment m'a-t-il fait chuter? Quels ont été ses subterfuges? Et pourquoi ai-je cru que vos amis comprendraient?
     
     
       J'ai beau chercher... Je me rappelle simplement que je venais d'entrer dans l'immense pièce où se tenait votre réception. Je me tenais en haut des marches. Les regards avaient convergé dans ma direction. L'assemblée laissait passer comme à son habitude quand j'apparaissais un long murmure de vénération. Le regard des femmes étincelait; dans celui des hommes, des lueurs de jalousie s'allumaient. Les serveurs les plus jeunes laissaient tomber, qui son plateau rempli de délicieuses mignardises, qui le sien, couvert de coupes d'un champagne millésimé. Les musiciens, eux-mêmes, ne pouvaient s'empêcher de commettre quelques fausses notes et rougissaient alors, sachant déjà que la Maîtresse des lieux les congédierait, au petit matin, d'un geste rageur et que jamais, plus jamais dans la Ville ils ne trouveraient d'emploi.
     
       Je me tenais donc sur le surplomb d'où je dardais mon noble regard, mon nez aquilin, ma célèbre moustache soulignant des lèvres pleines et purpurines... Ajoutons-y ce menton d'aventurier, ces larges épaules, ce buste musculeux, cette taille fine et ces larges cuisses, bien dures, soutenues par des jambes de danseur et de coureur, tout à la fois. J'étais habillé d'une nouvelle tenue qui, je le sentais, ne pouvait qu'attiser l'envie de tout un chacun, mâle ou femelle...
     
       C'est vous, Madame, qui avez ouvert la bouche et avez lancé, d'une voix où pointait une ironie sans nom: "Cher Marquis... Vous donnez une version très personnelle des habits neufs de l'Empereur. Je vous en félicite". Quelqu'un ajouta, en gloussant: "Et ils révèlent, ces habits invisibles, une vérité que l'on chuchotait, sous le manteau, mais qui de visu, chez tout autre que vous, Marquis, pousserait au suicide..."
     
       J'arquai un sourcil perplexe, songeai aux deux tisserands qui m'avaient servi leur "baratin", ainsi que l'avait avoué l'un d'eux, et je m'inclinai bien bas, alors que l'Assemblée commençait à pouffer. "Mesdames, Messieurs, permettez que je me retire". Je n'écoutai pas les lazzis qui accompagnaient ma retraite, sautai au dos de mon cheval et galopai jusqu'à mon château d'où, Madame, je vous rédige cette bafouille.
     
       N'ayez aucune crainte: je sais que vous avez été contrainte de réagir de la sorte et d'imaginer un quelconque subterfuge littéraire. Je suis en train d'observer mon impeccable silhouette dans le miroir de ma chambre et j'y vois un homme dans tout son éclat. Un homme porteur d'un costume qui... des habits dont on peut penser que... Un homme  dont les femmes ont toujours apprécié le...
     
       Permettez-moi, Madame, de terminer aussi sottement ma lettre que la réaction de l'Assemblée l'a été. Un jour prochain, je reviendrai vous exposer les raisons qui ont présidé à cet étrange costume... 
     
       Pour l'heure, je préfère clore là ma missive. Ma cave, bien remplie, m'attend et j'ai bien l'intention de goûter toutes les bouteilles qui s'y trouvent... Jusqu'à plus soif.
    Bien sincèrement vôtre, 
    Marquis de Carabas 
       

    %%%

     

    CARTER GOODRICH

     

     

     

       Il s'agit d'un illustrateur qui a débuté dans le métier en 1983. Il a travaillé sur des dessins animés, notamment "Prince of Egypt", "Finding Nemo", "Monsters Inc.", "Shrek", "Spirit", "Sinbad" etc. Parallèlement, il réalise des couvertures pour le célèbre "New Yorker" où son style humoristique et un brin ironique fait merveille.
    %%%

     

     
    "Mais... Mais vous n'allez pas laisser le Père Noël à la
    maison... Il est... Hum... un peu paf car il a trouvé
    la cave à vin de l'oncle Thomas et...
    - C'est ton problème, petit, pas le nôtre.
    La soirée a été dure..."
    %%%
     
    "Allo, Gipsy la Sirène? Coucou... 
    Si je vais bien? Super et toi?
    Comment? Parle plus fort, il y a de la
    friture sur la ligne..."
     
     
    %%%
     
    "Alors, les garde du corps, on se sent comment, hein? Hihihihi...
    - M'est avis, John, qu'on n'est pas sorti de l'auberge..."
     
     
    %%%
     
    (La Princesse à la Grosse Trombine
    essayait une nouvelle fois de 
    se dégoter un prétendant)
     
     
    %%%
     
    Blanche Baptiste

    votre commentaire
  • ***
    Pensées pour nous-mêmes:
    (DONNE AVEC TES DEUX MAINS)
    ***

    "Oh, Batmanou, tu as vu ce qu'ils ont fait
    de notre univers de super gentils héros!
    - Oui, mon Robinou, ils l'ont perverti...
    Horriblement per-ver-ti!!!"


    ***
    "Rappelle-toi, tu n'as pas le droit de me frapper...
    - Et pourquoi ça?
    - Car je vais devoir t'imiter et on sera, tous deux,
    sur le même plan...
    - Celui de la jouissance sadique?"

    Bane DC Comics Character.png. 
    Bane by Brian Bolland 
    from Batman: Gotham ...

    Fusillade d'Aurora:
    de quoi Batman est-il le nom ?
    (le nom d'une interrogation psychanalytique
    de bon goût?)

       Le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron (directeur de recherches à l’université Paris-Ouest Nanterre) répond aux questions de Sciences et Avenir.

       /Un événement pareil nous enseigne-t-il quelque chose ? (super question!)

       S.T. : L’élément essentiel, c’est le choc que ça vous donne, que ça nous donne ! Et le fait que cette tuerie ait eu lieu pendant un film sur Batman m’incite à tirer deux fils. Le premier est celui de la figure du criminel pervers au cinéma. Elle n’est bien sûr pas née avec le cinéma, elle était déjà en littérature chez le marquis de Sade, par exemple. Le problème n’est pas qu’elle soit visible au cinéma mais que cette figure du criminel pervers soit aujourd’hui valorisée. Que soit valorisé le fait que le meurtre est un moyen d’obtenir rapidement la jouissance extrême. Pendant longtemps, au cinéma, par exemple dans les westerns, il pouvait y avoir des actes de jouissance dans le meurtre, mais au titre de la vengeance. Quand le héros retrouvait par exemple les meurtriers de ses parents et les tuait. Dans les années 1960, il y avait ainsi au cinéma de grands méchants, de grands criminels, de personnalités dérangées. Mais leurs actes étaient reliés à des situations particulières. Les choses ont changé à partir des années 1990 quand on a commencé à voir le grand méchant ressentir une jouissance orgastique dans sa méchanceté. Quand les actes de tuerie, de torture sont devenus ceux qui procuraient la plus grande jouissance. Avec un nombre de morts de plus en plus grand : plus il y a de morts, et mieux on les connaît, plus c’est jouissif.

       /Des exemples de films ?

       S.T : Je penserais à "Reservoir Dogs" ou plus encore "Seven". Vous vous souvenez quand le criminel, à la fin, présente la tête de la femme du policier à ce dernier et lui demande de le tuer, ce qui va le mettre hors-la-loi. C’est pervers. Je ne suis pas en train ici de parler de pervers sexuel , mais de « pervers moral ». De quelqu’un qui trouve sa jouissance à trangresser la loi – et mieux encore, de faire procéder à cette transgression à d’autres, pour qui c’est une grande souffrance. Ainsi, le policier de Seven, qui doit non seulement supporter l’horreur de voir la tête de sa femme découpée doit aussi se mettre hors la loi.

       /Et dans Batman ?

       S.T. : Je tirerais ici mon deuxième fil. Celui de l’atmosphère de Batman. C’est un monde complètement pourri, d’une noirceur complète, sans espoir ni figure de compassion. (celui des films car, au départ, rien ne le distinguait - au fond - de Superman, sinon que Batman se voulait plus proche de l'humain que l'extra-terrestre/Christ Superman). Ce n’est ainsi pas celui de Spider-Man (le pauvre homme n’a pas choisi de devenir araignée, il est la victime d’avancées scientifiques [d’une piqûre d’une araignée radioactive, ndlr]). Batman, lui est une espèce de fou capitaliste - ténébreux, solitaire. Dans un film antérieur à celui d’aujoud’hui, il y a cette scène fameuse où il se suspend au plafond une nuit, ce qui n’est quand même pas la meilleure façon pour séduire une compagne [dans le Batman de Tim Burton de 1989, ndlr]. Cette figure de l’isolement est propre à séduire ceux qui sont dans un isolement complet.

       /Ce genre de monde noir n’est pas nouveau…

       S.T. : Effectivement, ce n’est pas quelque chose de récent. Ce qui est nouveau, c’est que le film joue le rôle d’amplificateur. Ce monde noir rejoint celui des mythologies allemandes de l’époque romantique, issues du monde celte et dont on a pu dire que l’aventure hitlérienne était une véritable mise en scène. Celle d’un monde qui ne peut se régénérer que par une grande catastrophe.

       /Batman, en cela, est-il spécial ?

       Ce qui est spécial chez Batman, c’est qu’il est hors-la-loi. Et cela lui donne effectivement un statut à part chez les super héros, dont le retour au cinéma est lié au 11 septembre. Auparavant, dans les années 70-80 ils avaient disparu et on s’était même mis à en faire des parodies. Mais ils ont repris du service après l’attentat contre le World Trade Center, de façon à rassurer les Etats-Unis de leurs manœuvres contre le terrorisme. Il est terrible que des films pour les adolescents et les jeunes adultes fassent l’apologie d’un héros qui se met hors la loi pour sauver le monde. Seuls ceux qui transgressent la loi seraient capables de nous protéger de ceux qui transgressent la loi.

       /Dans ce monde noir, on ne peut effectivement plus faire confiance à personne…

       S.T. : L’important est de comprendre que dans ce monde noir, la justice, la police, tous ces pouvoirs institutionnels qui doivent protéger le citoyen sont délégitimés. Ils sont corrompus, inefficaces. Cette vision rejoint le discours des démagogues, ceux qui veulent prendre le pouvoir en délégitimant les autres pouvoirs. Ils disent : les politiques ne placent que leurs copains, les juges sont corrompus, les médecins ne soignent que ceux qu’ils connaissent, les laboratoires pharmaceutiques ne veulent protéger que leurs intérêts… Historiquement, le nazisme s’est ainsi employé à commencer par jeter le discrédit sur les institutions, par cette délégitimation. Ces discours, dont celui de Dark Knight, risquent alors de faire le lit d’aventuriers démagogues. Ils risquent d’imposer l’idée que seul un individu qui transgresse les pouvoirs va pouvoir sauver la civilisation. Que lui seul peut rétablir un semblant d’ordre face à des pouvoirs incapables. Cela peut légitimer la prise de pouvoir par ces aventuriers démagogues.(...)
    Lire l'entrevue sur:



    ***
    (La Wigginsmania atteignit son point culminant
    quand Edouard Manet, lui-même, chanta,
    sur la toile, les mérites du sportif anglais)

    Le Citron d' Edouard MANET,
     peinture de petites dimensions 14 cm x 22 cm, ...

    Wiggins maillot jaune : 
    pourquoi le Tour de France 
    commence vraiment à lasser
    Philippe Verneaux
    Chroniqueur sport 

       (...) Pour le scénario, une fois encore, on n’a pas été déçu. D’un vainqueur désigné dès le prologue, en passant par deux affaires de dopage, des coureurs apeurés, une direction de course invisible et un diffuseur d’images (France Télévisions) qui fait de plus en plus passer des vessies pour des lanternes, ce cru 2012 était loin d’être gouleyant.
       Le lauréat Bradley Wiggins, britannique et avec raison fier de l’être, n’a pas trop cherché pendant trois semaines à réveiller l’entente entre les deux rives de la Manche, ni à rassurer les quelques sceptiques sur l’inébranlable volonté des coureurs à rouler à l’eau claire (pour ceux qui s’en soucient). (...)

       (...) "Après tout ce que j'ai fait sur le Tour, j'ai du mal à avaler de devoir me justifier […], j'ai été devant à Paris-Nice, aux autres courses aussi. Et maintenant je dois répondre à une question de ce genre ?", a répliqué sèchement le grand et rachitique rouleur-grimpeur aux curieux journalistes qui le titillaient sur sa nouvelle domination sans partage.
       Merci Brad pour cette magnifique contribution à la compréhension d’un monde du cyclisme dont la transparence a quand même du mal à s’établir. (comme pour tout sport professionnel?)

       Et d’ailleurs, comme si "Wiggo" était intouchable, ses rivaux ne se sont même pas fatigués pour lui gratter sa roue arrière. Pas une attaque sérieuse en trois semaines. Du jamais vu ou presque. Les moustiques les plus virulents n’ont osé piquer qu’aux rares moments où la Sky, l’équipe de l’ogre, oubliait de pulvériser son fulgurant vaporisateur anti-insectes.
       Et la foule a dû se contenter – elle s’en contente toujours pourvu que ça grimpe, que ça souffre en 16/9 ou qu’on lui jette des casquettes sur la route - de faux vrais triomphes concédés ici et là par la pieuvre Sky à quelques baroudeurs et, Français de surcroît. Un peu du bidon, si on me passe l’expression… (...)

    Lire sur:

    ***
    "Que ceux qui sont contre les armes à feu
    lèvent la main...
    Personne? Je me disais bien..."
    SCARLETT JOHANSON

       (...) … Combinaison de cuir ultramoulante et regard d'acier. Ses pouvoirs. C'est une athlète hors pair, experte en disciplines de combat (karaté, savate, boxe…) et tireuse d'élite. Elle manie toutes les armes de poing et défouraille plus vite que son ombre. Le héros de BD. Créée par Stan Lee, elle est d'abord apparue comme ennemie d'Iron Man en 1964, puis il l'a convertie en superhéroïne. (...)


     ***
    Luc Desle

    votre commentaire
  • ***
    Pensées pour nous-mêmes:
    (SAURAS-TU VOIR
    LE CIEL QUI EST EN TOI?)

    ***

    "Mais je suis le Christ redescendu sur Terre
    pour interdire ce jeu obscène de ballon rond...
    - C'est ça, et moi je suis le Père Noël...
    - T'es qu'un menteur: t'as pas de barbe!"

    Ian Bradshaw’s photo of streaker Michael O’Brien 1974

    ***

    "Anne, ma Soeur Anne, ne vois-tu rien venir?
    - Que la route qui poudroie et notre Mort qui mouroit"
    Enfants dans la pauvreté : 
    les années 1930 cartes postales par Photoblog

    La pauvreté en France se porte 
    (malheureusement) bien !

       (...) Tomber dans la pauvreté fait partie des pires angoisses des français (et de tous les autres peuples... sauf ceux qui sont pauvres de père en fils). Si le chômage est en grande partie responsable de l'augmentation de la grande précarité, les travailleurs et les enfants sont de plus en plus exposés au phénomène.

       « 8,1 millions. C’est le nombre de personnes considérées comme pauvres, vivant avec des revenus inférieurs à 60 % du revenu médian » écrit Ivan du Roy dans BastaMag ce qui correspond à : « (...) 1 437 euros par mois en moyenne par ménage, tous revenus confondus. Plus de la moitié de ces familles vivent avec moins de 1 200 euros par mois (50% du revenu médian des ménages), ce qui représente 4,5 millions de personnes (....) »

       Et ce n'est pas nouveau puisque : « (...) de 1996 à 2009, le nombre de personnes pauvres demeure le même. Si la pauvreté a baissé jusqu’en 2002, elle est ensuite remonté, frappant en sept ans 700 000 personnes supplémentaires. Pourtant, la richesse produite n’a, elle, pas cessé de progresser (...) » A noter que dans le même temps : « (...) Le PIB de la France s’est accru de 700 milliards d’euros sur la même période (...) »

       Qui sont les plus touchés ? 

       Tout d'abord : « (... ) les jeunes entre 18 et 29 ans (...) » Viennent ensuite : les chômeurs « (...) Parmi les chômeurs (...) un sur trois, quel que soit son âge, vit sous le seuil de pauvreté (...) Parmi les travailleurs, les agriculteurs sont davantage précarisés que les autres professions : 21 % d’entre eux sont pauvres (...) » 

       Les enfants de plus en plus exposés !

       « (...) Les enfants restent autant touchés par la pauvreté au début du XXIe siècle qu’à la fin du siècle dernier : 1,9 million de gamins de moins de 15 ans vivent dans une famille pauvre (...) »

       Pour les riches, ne changez rien !
    Lire sur:

    ***
    "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'ont-ils abandonné?
    - Pour le fric, hey, banane!"

    christ-of-the-abyss-statue

    la dernière base sous-marine 
    sur le point de fermer

       (...) Dans les eaux du Florida Keys National Marine Sanctuary(sanctuaire marin national de Floride), l'unique base sous-marine au monde vit ses derniers jours au fin fond du récif de Conch Reef.

       Depuis vingt ans, le Reed Base Aquarius accueille des chercheurs dans le cadre du National Undersea Research Program (NURP) qui étudie le milieu sous-marin en eaux profondes sous l’autorité de la National Oceanic and Atsmopheric Agency (NOAA). Ce monstre marin de 85 tonnes posé à une vingtaine de mètres sous l’eau a permis de grandes avancées en biologie marine et en nouvelles technologies. Fox News rapporte que la Nasa y a même envoyé ses astronautes pour les entraîner aux missions dans l’espace.

       Mais de récentes restrictions budgétaires pourraient mettre fin à ce dernier projet privilégié. L’Aquarius a besoin de 3 millions de dollars par an pour fonctionner. Une somme trop importante pour le NOAA. Le Huffington Post a publié son communiqué:

       «Alors que nous sommes reconnaissants des progrès scientifiques dont est responsable le NURP, le climat financier actuel oblige le NOAA et tous les organismes à faire des choix budgétaires très difficiles. En tant que telle, la proposition de budget pour l'année fiscale 2013 suggère de mettre fin au financement NURP

       Cette décision s’avère être une catastrophe pour les scientifiques (et, un peu, les citoyens aussi, non?). Le Huffington Post cite Sylia Earle, célèbre océanographe américaine, pour qui l’Aquarius est d’une importance capitale: «Etre capable d’étudier les animaux et plantes dans leur environnement naturel en vivant sous l’eau m’a fait gagner du temps.»

       Elle précise: «Le temps de voir ce que ces formes de vie incroyables font sur les récifs, le temps de remarquer les petites choses apparemment insignifiantes et qui, plus tard, révèlent un secret sur la mer. Chaque fois que je pars vivre sous l’eau, je reviens avec de nouvelles idées et une centaine de nouvelles questions.»

       Une fondation indépendante est sur le point d'être montée pour aider le laboratoire à récolter son budget annuel de 3 millions de dollars.


    ***

    "Au Mobilier National, 
    je crois qu'ils ne veulent pas de moi"


    Face au pillage du mobilier national, 
    l'État doit améliorer 
    (faire une vraie gestion serait mieux)
    la gestion de son patrimoine
    Jeanne Pavard.
    Article publié en collaboration 

       (...) Les trésors de la République sont bien mal gardés. Depuis que la Cour des comptes s’est alarmée de l’absence d’inventaires des collections publiques, une Commission interministérielle de récolement des dépôts d’œuvres d’art a été mise en place afin de localiser les œuvres des ministères, ambassades, palais de Justice, universités… Son président, Jean-Pierre Bady, a rendu en 2007 au ministre de la Culture son 9e rapport, dont pas un n’a été publié ! Dans Museum Connection [1], Emmanuel Pierrat et Jean-Marie de Silguy révèlent ce qui s’apparente à un véritable pillage !

       À Aix-en-Provence, c’est un magistrat qui est surpris à déménager nuitamment des meubles du Palais de Justice, au ministère de l’Agriculture, c’est une sculpture en marbre de 2,10 m qui se volatilise, à l’Assemblée nationale, c’est le président Jean-Louis Debré qui constate que 39 pièces sont introuvables, parmi lesquelles des tables de jeux Restauration en acajou, une bergère Premier empire, et… un Picasso !

       Avec un taux de perte de 26%, le ministère des Affaires étrangères est le plus mauvais élève. Les ambassades, richement dotées, sont les plus faciles à dépouiller. En particulier en Europe de l’Est, où l’on retrouve des objets provenant des représentations françaises sur le marché de Naschmarkt, à Vienne.

       Le Mobilier national conserve plus de 200 000 meubles et objets d’art mis à la disposition des élites de la République. Pister les dépôts est une tâche difficile, confie Bady en évoquant son travail à la tête de la commission de récolement : "On a affaire à des gens puissants et je ne veux pas faire preuve d’une attitude trop policière. Notre rôle est largement pédagogique, l’important est qu’une prise de conscience (ahaha) s’opère et débouche sur des habitudes plus rigoureuses (qu'en termes élégants...)" [[2. Le Monde, 17 septembre 2006]].

       Ainsi de la Mairie de Paris, dépositaire de 11 tapis et tapisseries de grande valeur, dont 5 commandés à la Savonnerie par Colbert, qui a refusé, de 1982 à 1997, de répondre aux demandes de restitution de la Cour des comptes et n’a toléré aucune inspection.

       En 1997, la Cour des comptes constatait déjà que le Mobilier national avait meublé 250 logements de fonction d’autorités non ministérielles. Elle pointait par ailleurs que pour de nombreuses pertes et vols avérés, aucune plainte n’avait été déposée… Il faut dire que le législateur est pour le moins magnanime. En cas de disparition, « l’émission d’un titre de perception pour la valeur des pièces, estimée au moment où la disparition est constatée, ou l’acquisition, sur proposition du déposant, d’une pièce équivalente qui sera inscrite sur les inventaires du déposant ». À croire que les occupants des Palais de Justice y trouvent leur compte ! (Méchante pensée...)
    d’Emmanuel Pierrat 
    et Jean-Marie de Silguy, 
    Editions First, 2008 



    ***
    Luc Desle

    votre commentaire
  • °°°
    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA MORT DE TON EGO 
    EST TA PREMIÈRE NAISSANCE)

    °°°
    COURTS RÉCITS AU LONG COURS(35)
    pcc Benoît Barvin

    Charles Theodore Frere "Caravane au Coucher du Soleil" 

    Tableau

       Ce tableau m'obsédait. Il représentait une scène de fuite dans ce qui ressemblait à un désert, ou apparenté. Deux silhouettes - dans lesquelles je voyais un couple - fuyaient, à ce qu'il semblait, une troupe de cavaliers. Il y avait là sept hommes, des brutes si l'on en croyait les armes qu'ils brandissaient, les longs cheveux retenus en catogan, les barbes longues et sales, les frusques, en peau de bête, qui recouvraient, en partie, leurs corps musculeux.
       Dans l'exécution de ce tableau, on sentait comme un impérieux besoin de détailler les poursuivants, dans une esthétique de peintre pompier, alors que le couple, lui, était exécuté hâtivement. Un peu comme si l'artiste avait voulu représenter l'urgence de cette fuite, la fragilité des pourchassés, leur incapacité à échapper au sort funeste que leur réservait la troupe de brigands.
       Le peintre utilisait de l'huile, il avait brossé à grands traits le paysage qui, selon la lumière, paraissait changeant. Parfois on avait effectivement l'impression de se trouver dans un simili désert, d'autres fois cela ressemblait plus à une lande couverte de plantes rases et jaunies par le soleil. Les hardes que portaient les routiers, elles-mêmes, ne me semblaient pas définies, selon l'heure où j'observais cette peinture, trouvée quelques jours plus tôt dans un vide-grenier du coin. Quelquefois je surprenais la lueur méchante de la lame d'une lance ou d'un large coutelas, une minute après, c'était la forme reconnaissable d'un fusil-mitrailleur...
       Plus que la manière de peindre - à grands traits, avec de sombres couleurs, en dépit du fait que la scène se déroulait en pleine journée -, c'était cette incertitude dans mon observation qui me troublait. J'en vins rapidement à l'idée que le tableau "vivait". C'était absurde, bien évidemment. Comme si la matière peinture pouvait avoir d'autre existence que celle d'être posée sur une toile et de sécher, gentiment, sous une pellicule de vernis...
       Je n'étais pas particulièrement impressionnable. Mon imagination n'épousait pas celle de mon frère - décédé maintenant - qui, lui, aurait vu dans ce tableau un clin d'oeil de l'Autre Monde, là où je ne voyais qu'une fatigue oculaire et une calembredaine, indigne du banquier que j'étais.
       Un matin, je jetai un oeil en direction de l'oeuvre et laissai tomber la tasse de café, ainsi que la sous-tasse, qui se brisèrent sur le sol en marbre de ma demeure. Quelque chose avait effectivement changé dans l'agencement de la composition. J'avais mesuré, soigneusement, la distance séparant les deux groupes. Je dus me rendre à l'évidence: les poursuivants se rapprochaient du couple. J'apercevais distinctement l'éclat cruel dans leur regard, les sourires de prédateurs qui s'ouvraient sur des dents aiguisés par le futur carnage.
       Ce jour-là, je pus mieux détailler le couple. Jusqu'à présent, les silhouettes me paraissaient fantomatiques. A présent, elles s'étaient comme extraites en partie de la gangue de vernis et, dans l'homme et dans sa compagne, je reconnus mon frère et son épouse. Epouse que j'avais violentée et étranglée, profitant de l'absence de son mari. Frère que j'avais exécuté, d'une balle dans la tempe, arrangeant le "tableau" afin de faire croire à une violente dispute qui avait viré au drame: mon frère avait tué son épouse et, pris d'un violent désespoir, il s'était suicidé.
       Tout le monde avait gobé l'histoire. J'avais été inconsolable, avant de reprendre les affaires de mon frérot, patron de la banque familiale, dont j'étais devenu le mentor - et qui me servait d'inépuisable réserve de fonds. "Oh la jolie  mauvaise conscience qui fait sa belle", ricanai-je en m'approchant de la peinture, pour la retirer du mur avec l'intention de la détruire. Ce n'étaient pas les visages accusateurs du couple qui m'en empêcheraient.
       J'arrachai le tableau du clou qui le maintenait, remarquant à peine la troupe qui avait pivoté dans ma direction. Je laissai tomber le cadre sur le sol, où il se cassa en deux. Sur le mur, comme une reproduction parfaite, la scène était peinte, décalquant les expressions de mon frère et de sa stupide bonne femme: ils semblaient satisfaits, déjà vengés, m'apparut-il. Quant à la troupe de malfrats, elle se dirigeait maintenant droit sur moi, en brandissant leurs armes disparates mais, j'en étais convaincu, bien réelles. 
       D'autant plus que, maintenant, la peinture se transmuait une nouvelle fois, devenant une scène en trois dimensions... 

    °°°

    (La guerrière à la poitrine arrogante portait bien son nom)



    Jeffrey Catherine Jones 

    °°°
    "Chérie? Mais... Mais tu me trompes avec un dragon!
    Qu'est-ce qu'il a de plus que moi?
    - Deux cornes, peut-être?
    - Sale gourgandine!"




    °°°
    (Halaf-le-prudent attendait toujours un mammouth
    vieux, solitaire et un rien malade à attaquer...
    Au fond, Halaf-le-prudent devait le reconnaître:
    entre la viande sur pattes et lui, 

    ce n'était pas le grand amour)



    °°°
    "Oh, Monde cruel, pourquoi m'as-tu abandonné?"
    déclama cet astronaute, atteint par le mal de l'espace
    et qui, quelques minutes plus tard, allait ôter
    son casque...


    °°°
    Blanche Baptiste

    votre commentaire
  • £££
    Pensées pour nous-mêmes:


    (TON BUT EST INATTEIGNABLE
    MAIS C'EST TON BUT)

    £££

    (Cette super héroïne était amoureuse d'un mur blanc,
    amour bien partagé)

    Kabuki. (Alex Maleev.)

    £££


    "Je danse pour mon député far away from his home"

    Députés d'outre-mer: 
    un quotidien à géographie variable
    LAURE EQUY

       (...) Dix-huit heures de trajet - escales en Nouvelle-Ecosse et à Montréal comprises - séparent sa terre d’élection du Palais-Bourbon. «On est les pires après Wallis-et-Futuna», rigole la députée (radicale de gauche) de Saint-Pierre-et-Miquelon, Annick Girardin, «l’horloge biologique un peu détraquée» à force de jongler entre les fuseaux horaires. Ils sont 27 députés, élus dans les départements et les collectivités d’outre-mer, à avoir pris leurs marques dans la nouvelle Assemblée. Comme leurs camarades métropolitains, ils sont encore dans les cartons, à la recherche d’un bureau, pour certains en train de recruter un attaché parlementaire. Mais pour eux, pas de vendredi rituel en circonscription, pas de saut de puce pour une réunion en commission dans la journée. Il faut anticiper davantage, planifier les aller-retour l’oeil sur l’ordre du jour.

       La rentrée parlementaire et la session extraordinaire les obligent, cet été, à passer beaucoup de temps à Paris. La plupart a participé aux élections du président de l'Assemblée et des présidents de groupes - seul David Vergé (Wallis-et-Futuna) siège comme non inscrit - et a assisté au discours de politique générale. Et ils seront nombreux à débattre du collectif budgétaire qui débute ce lundi. Si bien que Gabriel Serville, du groupe GDR (Front de gauche) n’est rentré qu’un week-end en Guyane depuis son élection et n’y retourne que fin juillet. «C’est mon premier mandat de député, je voulais trouver mes repères, connaître les procédures, visiter les lieux, avoir d’emblée une grille de lecture.»(...)

       (...) Eric Jalton (PS, Guadeloupe) reste aussi six semaines de juin à juillet. En régime de croisière, il privilégie les longs séjours en métropole, «3 à 5 semaines trois fois par an» qu’il fixe selon les textes à l’examen: «On hésite moins à louper une proposition de loi sur l’ostréiculture en Bretagne!» Jean-Claude Fruteau (PS, La Réunion), qui préfère les passages très fréquents de deux jours à Paris, effectuera son cinquième voyage depuis le 17 juin pour le collectif budgétaire, surtout pour suivre le débat sur les transports aériens dont il est rapporteur. Annick Girardin partage son temps entre quinze jours à Paris et quinze jours à Saint-Pierre-et-Miquelon et reste deux mois à l’automne pour le projet de loi de finances.

       Le règlement de l’Assemblée prévoit une enveloppe annuelle correspondant «au coût de 26 passages en classe "club-affaires" entre Paris et la circonscription» pour un députés des DOM et, pour un député d’une collectivité du Pacifique, «au coût de 16 passages en première classe». Les ultramarins sont aussi exemptés de sanction financière prévue pour un député absent plus de deux fois par mois en commission. Et ils ont une priorité de réservation sur les chambres de la résidence hotelière de l’Assemblée, rue de l’Université. Certains ont testé le lit dans le bureau, d’autres louent un studio à Paris ou en banlieue. (...)

    Lire sur:

    £££

    "Nos parents, ben ils z'ont pas passé 
    beaucoup de temps avec nous"


    Passez donc moins de temps 
    avec vos enfants
    Allison Benedikt

       (...) Elizabeth Kolbert introduit son article «Gâtés pourris» par une scène qui se déroule en Amazonie péruvienne, alors qu’une famille tribale part pour une expédition de collecte de feuilles de cinq jours le long de la rivière, accompagnée par Yanira, une fillette d’une autre famille. Voici les observations de l’anthropologue Carolina Izquierdo: 

       Bien que Yanira n’ait pas eu de rôle précis dans le groupe, elle ne tarda pas à trouver le moyen de se rendre utile. Deux fois par jour, elle balayait le sable des matelas, et aidait à empiler les feuilles de kapashi pour les rapporter au village. Le soir, elle pêchait des crustacés, qu’elle nettoyait, faisait bouillir, et servait aux autres. Calme et maîtresse d’elle-même, Yanira «ne demandait rien» se rappelle Izquierdo. Le comportement de la fillette fit une forte impression à l’anthropologue car au moment de cette excursion, Yanira avait juste 6 ans.

       Kolbert décrit ensuite une autre étude anthropologique: celle de 32 familles de classe moyenne de Los Angeles qui ont accepté d’être filmées en train de «manger, se disputer, se préparer et faire la vaisselle». Seulement voilà, devinez qui ne la faisait pas, la vaisselle? Les enfants de 6 ans.

       Dans les familles de LA observées, aucun enfant n’accomplissait de tâche ménagère sans en avoir reçu l’ordre. Souvent, il fallait les supplier pour qu’ils accomplissent les tâches les plus simples; et souvent, ils refusaient quand même. Lors d’un épisode assez typique, un père demande cinq fois de suite à son fils de 8 ans d’aller prendre un bain ou une douche s’il te plaît. Au bout de la cinquième demande sans réaction, le père va chercher le garçon et le traîne jusque dans la salle de bains. Quelques minutes plus tard, l’enfant toujours pas lavé va dans une autre pièce jouer au jeu vidéo.

       L’argument de fond de Kolbert est que nous, les parents américains, nous y prenons mal. Du moment où nous laçons les chaussures de nos enfants jusqu’à notre analyse de leur moindre déception émotionnelle, en passant par la punition uniquement appliquée après avoir compté jusqu’à trois —sans oublier nos tentatives désespérées pour ne surtout, surtout pas atteindre ce chiffre fatidique— nous gérons les moindres faits et gestes de nos enfants jusqu’à ce qu’ils ne soient plus capables d’en faire un sans nous.(...)

    Lire sur:

    £££

    "Ben... Y sont où les gars du gardiennage 
    qui devaient nous tenir les paravents?"


    G4S : le scandale 
    qui enflamme (?) l'Angleterre 
    avant les Jeux
    (Ah? On croyait que c'était le
    dépassement du budget initial...)

       (...) G4S est la plus importante société de gardiennage privée au monde. Elle emploie 650 000 personnes dans 125 pays. Choisie par le comité international olympique pour assurer le recrutement et la formation d'une partie des agents de sécurité lors des Jeux olympiques de Londres, qui débute le 27 juillet, elle avait passé un contrat avec le Locog (London Organising Committee of the Olympic Games, ou Comité d'organisation des Jeux olympiques de Londres). D'un montant de plus de 360 millions d'euros, ce contrat prévoyait que G4S fournisse 10 400 gardes pour les Jeux olympiques de Londres sur les 23 500 nécessaires au total.

       Le samedi 7 juillet, moins de trois semaines avant le début des Jeux, le gouvernement anglais a appris que G4S ne remplirait son contrat et ne fournirait qu'une petite partie des 10 400 gardiens attendus. Nick Buckles, le directeur général de G4S s'est excusé samedi 14 juillet sur la BBC : "Nous reconnaissons que nous avons sous-estimé la tâche de fournir du personnel pour les JO. Nous le regrettons profondément." (...)




    Lire sur:




    £££
    Benoît Barvin

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires