• @@@

    "Super nouvelle! Vous allez pouvoir m'aider à me nettoyer, alors?"

    Plus de 5 milliards de dollars de bénéfices 
    pour BP, un an après la marée noire

       (...) Le géant pétrolier britannique BP a annoncé mardi avoir enregistré plus de 5 milliards de dollars de bénéfices au deuxième trimestre, alors qu'il avait essuyé une perte massive de 17,15 milliards un an plus tôt en raison de la marée du golfe du Mexique.
       BP, qui a bénéficié comme ses rivaux de la forte remontée des cours de l'or noir par rapport à l'an dernier, a enregistré un bénéfice net part du groupe de 5,62 milliards de dollars (soit environ 3,9 milliards d'euros), pour une production d'hydrocarbures en baisse de 10,7% à 3,43 millions de barils équivalent pétrole par jour, a-t-il précisé dans un communiqué.
    © 2011 AFP

    @@@

    "Ces déplacements express me donnent sacrément chaud...
    Et, avantage, ils me font perdre du poids"

    L'UMP« tour express » de Xavier Bertrand 
    aux Antillles et en Guyane

       (...) C'est Xavier Bertrand lui même qui avait annoncé sa volonté de compenser l'annulation du tour des plages de l'UMP par Jean-François Copé en se déplaçant tout d'abord au Touquet, dans le bassin d’Arcachon, en Vendée, en Corse et ... aux Antilles. Le tout représentant selon le JDD : 9 réunions avant fin juillet.
       La question qui se pose, compte tenu de la brièveté de ses séjours en Martinique, Guadeloupe et en Guyane est la suivante : S'y est-il rendu en tant que Conseiller politique de l'UMP ou comme Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé ? En effet, s'appuyant sur la décision de Xavier Bertrand, d'aller à la rencontre des militants, on pourra trouver surprenant un tel marathon sur un temps aussi si court, ne pouvant que provoquer, la frustration des élus et de la population de ces départements d'Outre Mer ? (bof, c'est rien que des bougnoules, doit penser notre ami?)
    Lire l'article sur:

    @@@

    "Les économies de bouts de chandelles ne passeront pas par moi!"

    l'Unef critique le nouveau calcul des bourses

       (...) Les bourses d'enseignement supérieur sur critères sociaux sont attribuées sous conditions de ressources: les revenus retenus pour le calcul du droit à une bourse sont ceux perçus deux ans auparavant (n-2).
       Il y a des "dispositions particulières" qui tiennent compte de la situation des parents (divorce, séparation, remariage de l'un des parents), ainsi que des "dispositions dérogatoires" relatives à l'année de référence des revenus (n-2) (bien...).
       En effet, "les revenus de l'année civile écoulée, voire ceux de l'année civile en cours, peuvent être retenus" en cas de "diminution durable et notable des ressources familiales" du fait de maladie, décès ou chômage, de changement dans la situation de l'étudiant et/ou son conjoint à la suite d'un mariage ou d'une naissance, ou encore en cas de "surendettement des parents", rappelle la circulaire du 28 juin 2011 du ministère.
       Cependant, la circulaire n'évoque plus le cas d'"une diminution des ressources consécutive à une mise en disponibilité, à un travail à temps partiel, à une réduction du temps de travail durable ou à un congé sans traitement (congé parental par exemple)" (pas bien...).
       Pour l'Unef, cette modification "va opérer des économies de bouts de chandelle sur le dos des familles les plus fragilisées par la situation économique du pays" (oh que c'est étonnant!).

    @@@

    (Le Résident n'apprécia pas la plaisanterie)

    @@@
    Luc Desle

    votre commentaire

  • £££

    "Aller en prison plutôt qu'acquérir une discipline stricte
    et le sens de la rigueur militaire...
    C'est à voir."

    Vers un service citoyen 
    pour les mineurs délinquants?

       (...) Un service citoyen plutôt que la prison? La formule pourrait séduire les jeunes délinquants qui sont visés par cette mesure révélée par Le Parisien ce vendredi. Pour l’instant, il ne s’agit que d’une proposition de loi d’une dizaine de pages rédigée par Eric Ciotti, le député UMP des Alpes-Maritimes spécialiste des questions de sécurité. (...)
       Le texte doit être voté à la rentrée parlementaire, autour du 10 octobre, pour être voté à la fin de l’année et entrer en vigueur avant la présidentielle, explique le journal
       «La mesure que je propose, approuvée par le Président, consiste pour un mineur de 16 ans qui a été condamné, à exécuter sa peine au sein d’un établissement d’insertion de la défense (EPIDE). Ces jeunes recevront une triple formation: remise à niveau scolaire, apprentissage d’une activité professionnelle, éducation citoyenne et comportementale», détaille le député. «Il s’agit de leur inculquer à la fois un savoir être et un savoir-faire, grâce à une discipline stricte inspirée de la rigueur militaire. La durée de ce service sera fixée par le magistrat qui prononcera la peine. Il devrait être compris entre 4 et 6 mois», ajoute-t-il.
    M.P.

    £££
    POUR RAPPEL...

    "Mais, Pa', ta proposition est indécente... 
    Elle peut te conduire en prison...
    - Et pourquoi ça? C'est toi, 
    le supposé délinquant, pas moi... 
    Alors, ces photos, je te les montre?"

    Sarkozy et Ciotti renoncent à envoyer
     en prison les parents d’enfants délinquants

       (...) Connaissez-vous Eric Ciotti ? Mais si, ce député UMP des Alpes-Maritimes qui proposa en août d'envoyer en prison les parents de mineurs délinquants qui ne respecteraient pas leurs obligations de réinsertion décidées par un juge. Deux mois plus tard, le député fait machine-arrière. « Je vais déposer ma proposition de loi dans le mois qui vient. J'enlèverai l'aspect prison. J'en ai parlé avec Olivier Biancarelli », conseiller politique de M. Sarkozy, confie M. Ciotti.
       Le député était monté au front à la demande de l'Elysée dans un entretien au Journal du dimanche du 1er août. « C'était la commande très claire de Nicolas Sarkozy à l'UMP», raconte M. Ciotti. Le député avait rédigé son texte en liaison avec l'Elysée, notamment M. Biancarelli. La proposition était la suivante : « est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende le fait par le père ou la mère de laisser son enfant mineur, lorsque celui-ci a été poursuivi ou condamné pour une infraction, violer les interdictions et les obligations auxquelles il est soumis ».
       Las, la machine s'est emballée. M. Ciotti a été accusé de faire des propositions inconstitutionnelles, nul ne pouvant être pénalement responsable des faits d'autrui. Le chef de l'Etat a refixé la ligne : il faut appliquer son discours de Grenoble du 30 juillet, rien que son discours. L'Elysée confirme l'évolution de M. Ciotti. Les parents seront pénalisés si leur enfant ne respecte pas le plan de probation. Ils encourront une amende de 7 000 euros mais ils n'iront pas en prison. (...)

    £££

    "Oh, Fernand, regarde! Voilà tes nombreux potes 
    qui viennent te rejoindre...
    - Et y'a même des femmes... On va se régaler..."

    Pourquoi le chômage 
    ne peut pas passer sous les 9% en 2011

       (...) Cette montée brusque du chômage est à mettre en partie sur le dos d’une croissance économique anémique. D’après les prévisionnistes, elle devrait atteindre 0,2% au second trimestre. Mais Dominique Barbet ajoute une autre explication. «Avec l’entrée en vigueur début juillet de la réforme des retraites, les salariés vont devoir atteindre 60 ans et quatre mois pour quitter le marché du travail et non plus 60 ans. Les entreprises ne sont pas pressées d’embaucher les remplaçants des futurs retraités (d'ailleurs, ils n'en avaient de toute façon pas envie?)», explique-t-il.
       D’autant qu’en janvier 2011, il faudra au moins avoir 60 ans et huit mois pour prendre sa retraite. A cela s’ajoute l’extinction de plusieurs mécanismes de préretraites, «qui vont amener davantage de seniors à figurer dans les statistiques des chômeurs alors qu’ils ne l’étaient pas jusqu’ici », poursuit Dominique Barbet. Mécaniquement, la population active va donc s’accroître, rendant ainsi encore plus difficile la baisse du taux de chômage qui, en métropole, est de 9,2%. «La grande question au cours des prochains mois sera de voir comment l’augmentation de la population active va se répartir entre emploi et chômage», s’interroge l’économiste.
       Une chose est sûre, il paraît très difficile de passer sous la barre des 9% de chômage comme le souhaite le ministre du Travail, affirme Dominique Barbet. De son côté, Eric Heyer anticipe même une aggravation à 9,4 % fin 2011 et même 9,5 % en 2012. Mauvaise nouvelle pour le gouvernement à l’approche des élections présidentielles (héhéhé). (...) 
    Mathieu Bruckmüller

    £££
    "Un menteur est toujours prodigue de serments."

    [Pierre Corneille] 
    Extrait de Le menteur 
    Nicolas Sarkozy, en visite chez les viticulteurs du Vaucluse. 
    Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

    "Demain, ce s'ra différent d'aujourd'hui 
    et encore plus d'après-d'main...
    - Bravo, Monsieur le Résident! Ça s'est envoyé!"
    £££
    Déficit : Sarkozy veut gagner «la bataille de la crédibilité 
    (Ahahaha)»



    £££
    Luc Desle

    votre commentaire

  • $$$

    (Quand le quatrième petit cochon leur rendit visite,
    ses frères surent pourquoi ils l'avaient mis,
    quelques années plus tôt, sur leur liste noire)
    (c) Thérèse Bonte.

    $$$

    Les Inconnus: Y'en a marre du rap


    Un député veut contrôler 
    la diffusion du rap "issu de l'immigration" !

    Guillaume Champeau 

       (...) Dans une question posée mardi au ministère de la Culture, le député Michel Raison (UMP) souhaite attirer l'attention du gouvernement "sur les chansons écrites par certains groupes de musique rap issus de l'immigration". L'élu de Haute-Saône estime en effet que "sous couvert de liberté d'expression" (sic), "ces groupes se livrent à de véritables appels à la haine raciale et religieuse en proférant des paroles obscènes, racistes et misogynes"
       Il demande donc au ministère de la Culture "les mesures qui ont été prises pour censurer ces chansons et mieux contrôler la diffusion de certaines oeuvres musicales", sous-entendu sur Internet. (...)

    $$$

    "J'espère que ces Italiens n'ont pas mis de radar dans le salon?
    - Non... Uniquement dans la chambre à coucher.
    - Je préfère ça!"

    Des radars anticlandestins suscitent la colère

       (...) Plusieurs villages de Sardaigne se révoltent contre l'installation de radars. En sus des nuisances pour l'environnement et la santé, les habitants craignent que ces installations aient aussi des fins militaires inavouées. (...) 
    Cinzia Gubbini  Il Manifesto

       (...) L’affaire a éclaté grâce à Internet et au blog d’Antonio Mazzeo. C’est en s’intéressant à un radar mis en place en Sicile qu’il a découvert des projets d’aménagement identiques à travers l’Italie entière. Car l’installation de ces capteurs de surveillance des mers ne concerne pas uniquement les îles : pas moins de 18 radars sont prévus, répartis du nord au sud de la péninsule. Où précisément ? Impossible à savoir, un véritable secret d’Etat ! Stefano Balduini, commandant de la garde des finances de Sardaigne [la police financière et douanière italienne], préfère rester vague : dans les régions des Marches, de la Ligurie, du Latium. Une chose est sûre en tout cas : la Sardaigne doit en accueillir quatre à elle seule. "Dès que j’ai appris la nouvelle, raconte Graziano Ballegas, membre de l’association Italia Nostra et habitant de Sant’Antioco, j’ai immédiatement déposé plusieurs requêtes. Mais, en me rendant sur les lieux, j’ai trouvé l’entreprise déjà en plein travaux. N’importe comment d’ailleurs, comme d’habitude : le terrain qu’ils étaient en train de défricher n’était pas le bon." La réaction de la population ne s’est pas fait attendre et les manifestations se sont succédé.
       A Fluminimaggiore, Marina Augias raconte une histoire similaire : "Nous avons reçu plusieurs fois la visite des gendarmes mais nous n’avons pas l’intention de lâcher". 
       La polémique contamine aussi les institutions locales qui, dans un premier temps au moins, ont donné leur aval à l’opération. L’affaire des radars de l’île sarde, dont 67 % du territoire sont déjà occupés par des infrastructures militaires, commence à créer des remous au sein de la maison du Parti démocrate [PD, centre gauche]. Officiellement le parti, qui détient les mairies de Tresnuraghes et de Sant’Antioco, s’est unanimement prononcé contre l’installation des radars. Mais un de ses membres les plus éminents, le sénateur Antonello Cabras, également ancien maire de Sant’Antioco, les défend avec acharnement. Aujourd’hui encore le sénateur, par ailleurs membre de la délégation parlementaire italienne auprès de l’OTAN, est revenu à la charge : "Ils sont indispensables pour prévenir toute atteinte potentielle à la sécurité de l’Europe." Une manière de confirmer que la fonction “anticlandestins” ne constitue qu’un des multiples aspects du projet, sur le modèle de l’action antiterroriste récemment menée conjointement par la Russie et l’OTAN. (...)
    Lire l'article sur:

    $$$

    Le nouveau générique du journal
     de TF1 de J.P. Pernaut

    Un minutieux montage des JT de Pernaut 
    censuré au nom du droit d'auteur
    Guillaume Champeau

       (...) Voici encore une illustration de la censure par abus de droit d'auteur. Le journaliste Bastien Hugues a mis en ligne sur YouTube un montage édifiant des journaux télévisés de Jean-Pierre Pernaut, qui démontre avec une grande efficacité la répétition des expressions laudatives du présentateur. Les séquences d'une ou deux secondes s'enchaînent à un rythme effréné pour entendre le patron du 13H répéter les "superbes", "jolies", "formidables", "belle région", "belles images", etc. Le tout avec un sourire qui ne varie pas d'une cravate à l'autre.
       En principe, les images du JT sont la propriété de TF1, et il est interdit de les exploiter sans l'autorisation de la chaîne. Mais le code de la propriété intellectuelle, pour ajouter un peu de souplesse à un droit d'auteur qui serait sinon trop étouffant, a prévu des exceptions. Notamment à l'article 211-3 du CPI, qui interdit d'interdire "la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre". Difficile de nier que le montage fait oeuvre de caricature.
       Pourtant, la vidéo n'est plus accessible sur YouTube "suite à une réclamation pour atteinte aux droits d'auteur soumise par TF1", prévient la filiale de Google. (...)
    Lire l'article sur:


    $$$
    Jacques Damboise (par permission spéciale)

    votre commentaire
  • +++
    Henry Patrick Raleigh 1880 - 1944

       (...) Issu d'un milieu défavorisé des bas quartiers de San Francisco, Raleigh travaille dès l'âge de 9 ans pour aider sa mère. Il quitte l'école à 12 ans pour devenir docker. A 17 ans, il travaille pour un journal, le "Francisco Bulletin". Il part pour New York où il travaillera pour Vanity Fair, Harper's Bazaar entre autres. Pendant plusieurs décennies, il croquera et peindra la hupper class. Son trait est constamment mordant, ses personnages sont à la limite de la caricature. Le regard que porte Raleigh sur les gens d'argent est très critique. Cependant son talent est de sublimer ce regard qui aurait pu être cynique en une véritable "touche" artistique doublée d'une pointe de sociologie. Il s'agit d'un authentique peintre de grand talent qui emploie une palette de couleurs chaudes, presque sucrées, pour des descriptions d'une rugosité fatale.
       Très dépensier, prêtant de l'argent sans compter, Raleigh finira ruiné. Il se suicidera en se jetant de la fenêtre d'un hôtel médiocre à Times Square.
    +++

    "Tu sais ce qu'il m'a dit?
    - Que t'étais une cruche?
    - Hein?
    - Je plaisantais, bien sûr..."
    Henri Praleigh1926
    +++

    "Je vois... Je vois... que votre mari a une aventure...
    - Comment? Et avec qui?
    - Il me semble qu'il s'agit d'une liseuse de bonne aventure...
    Mais ce n'est sûr qu'à 99,9%."
    +++

    "Oh, John, cette surprise... Quelle est-elle?"
    (Si elle avait su, la comtesse Partridge n'aurait pas été aussi impatiente
    de savoir quelle surprise lui réservait le terrible tueur en série 
    surnommé "Le Gentleman")

    +++

    "Non, Mademoiselle, je ne suis pas habillé 
    en pingouin mais en maître d'hôtel...
    - Ouf, je suis rassurée..."

    +++

    "Vous avez l'air passablement rêveur, Gontran...
    - C'est que je suis complètement bourré, Gladys."

    +++
    Nadine Estrella

    votre commentaire

  • £££

    "Maintenant, qui va juger ma mauvaise conduite?
    - Heu... Vous n'êtes plus vraiment une enfant, vous savez...
    - Qu'en sais-tu, Dominique?"

    Le juge pour enfants qui jugeait 
    comme à la maison, c'est fini
    Par Laure Heinich-Luijer | Avocate 

       (...) Le 8 juillet 2011, le Conseil constitutionnel a mis fin à cette différence procédurale entre la justice des majeurs et la justice des mineurs en jugeant que le cumul des fonctions d'instruction et de jugement n'est pas compatible « avec le principe d'impartialité des juridictions ».(Téléchargez la décision)
       (...) Dans la volonté de faire du mineur un justiciable comme les autres, le juge des enfants est devenu un juge comme les autres. Peut-on encore parler de justice quand la seule possibilité offerte aux juges est de réprimer ? Pas étonnant qu'un avocat général s'en réjouisse : c'est son métier. 
       Tant le Conseil constitutionnel que les partisans de sa décision sentent bien que le péril d'une déconstruction totale du droit des mineurs guette et qu'une nouvelle pierre vient d'être enlevé à cet édifice. La décision du 8 juillet 2011, prise dans un contexte de démantèlement de la justice des mineurs, ressemble à une décision qui ne s'assume pas, comme s'ils écrivaient qu'après eux le déluge mais que surtout, on ne leur reproche pas.
       Alors, le Conseil rappelle « la nécessité de rechercher le relèvement éducatif et moral des enfants délinquants par des mesures adaptées à leur âge et à leur personnalité, prononcées par une juridiction spécialisée ou selon des procédures appropriées », donc la nécessité du régime dérogatoire qu'ils viennent de fusiller (?!). Alors, la Fnuja, après s'être félicité de cette décision, souligne néanmoins que « les mineurs doivent continuer à bénéficier du principe de spécialisation qui leur garantit un traitement non pas indulgent mais adapté (tout ça pour ça...)».
       C'est un peu comme si, après avoir porté un coup de canif, on expliquait la nécessité pour le blessé de se relever. (...)

    £££

    (Le surbooking de la SNCF - même allemande -
    ne datait pas d'hier - mais d'avant-hier)
    La France comptait une armée de 800 000 soldats au départ de la Grande Guerre. 
    Sur cette photographie, ce sont des volontaires allemands qui partent pour le front à l'été 1914. 
    Beaucoup pensent qu'ils seront de retour rapidement, 
    et que cette guerre qui s'ouvre contre la France ne durera pas plus de quelques mois.

    £££
    La SNCF abuse-t-elle du surbooking ?
    Par Louis Farjeon

       (...) Etudiant en alternance, j'aime profiter de mon pouvoir d'achat microscopique pour me payer des voyages en train le temps d'un weekend prolongé. Week-end prolongé du 14 Juillet oblige, les billets de train étaient limités et la réservation, plutôt chère payée.
       Autant vous dire que le budget « loisir » du mois de juillet est parti dans cet aller-retour. Après une réservation sur Internet trois semaines à l'avance, je retire mes billets à la gare Saint-Lazare. Au guichet, l'employé, aimable et serviable, valide avec moi date, heure et gares d'arrivée et de départ.
       Généralement confiant envers les professionnels (ici est mon erreur), je ne fais pas attention à la mention « Place 23 + autre place selon disponibilité ». Un détail que j'aurais également décidé d'occulter si j'avais été de l'autre côté du guichet, pour éviter la colère du consommateur en face de moi, victime d'une politique commerciale décidée « en haut ». Je me rends compte de cette subtilité quelques heures plus tard.
       Tant pis, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, je me débrouillerai (d'autant que ma copine, elle, avait une place assise assurée). Arrivés dans le train, nous nous installons dans la cohue et essayons de rester groupés. Chose compliquée quand toutes les places sont prises. Lorsque le train démarre, nous tentons une percée en première classe (qui, logiquement, doit être moins remplie que la seconde).
       Fatale erreur ! Aucune place en première également. Lors de notre trajet dans les différents compartiments, nous voyons un spectacle désolant : wagon-bar rempli de personnes assises à même le sol, sas entre les compartiments bondés, des femmes avec enfants en bas-âge sur les strapontins, personnes assises sur les porte-bagage
       J'étais assez effaré et relativement en colère surtout qu'en plus de ça, ces gens-là avaient, tout comme moi, payé leurs billets au prix fort. Pour finir, ma copine est finalement retournée sur notre place assise et je me suis moi-même installé sur un strapontin libéré par un passager descendu lors du deuxième arrêt. (...)

    £££

    (En Inde, le surbooking faisait partie de la culture.
    Autres pays, autres moeurs...)

    £££
    "Comment ça, j'aurais besoin de faire un peu de sport?!
    Petit impertinent!!!"

    Berra présente un plan contre l'obésité

       (...) La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, a présenté mercredi en Conseil des ministres un éventail de mesures destinées à lutter contre l'obésité, dont une amélioration de l'offre de soins et du dépistage chez l'enfant, selon le communiqué du Conseil. Cette dernière a tout à la fois présenté le Programme national nutrition santé (PNNS) 2011-2015, destiné à sensibiliser la population aux enjeux liés à la nutrition, et un plan obésité qui doit "amplifier" l'action du PNNS au moment où un Français sur trois souffre de surpoids.
       Le plan obésité comporte quatre volets: l'amélioration de l'offre de soins et la promotion du dépistage chez les jeunes, la promotion de l'activité physique en milieu scolaire, le développement d'actions en direction des personnes défavorisées, ainsi que le développement de la recherche (avec quel argent? Celui dévolu à l'Armée? Celui détournée lors des retentissantes affaires Karachi and Co? Celui prêté/donné aux banques?). Le PNNS, quant à lui, fixe des "objectifs nutritionnels" comme la réduction de la consommation de sel, de graisses et de sucre au profit des fruits et légumes (jetés allègrement dès que suspicion d'E.Coli) . Il veut également promouvoir "l'activité physique pour tous", y compris "les publics en situation de handicap" (courses de tétraplégiques?) et les "personnes défavorisées".
    £££
    Benoît Barvin

    votre commentaire

  • °°°
    "Alors, qui c'est qui l'opère, ce t... du c...?
    - Si vous me détachez, je peux le faire tout seul, vous savez..."
    Rambo 2 "La Mission". 1984.

    °°°
    Un Californien s'opère lui-même 
    avec un couteau à beurre

       (...) LOS ANGELES (Reuters) - Un Californien de 63 ans s'est enfoncé un couteau à beurre dans le ventre pour tenter de soigner une hernie, avant de placer une cigarette allumée sur la plaie, rapporte la police qui l'a trouvé dans la nuit de dimanche à lundi.
      L'homme gisait nu sur le porche de son appartement à Glendale, une banlieue de Los Angeles. "Il s'est en fait empalé lui-même avec un couteau à beurre", a déclaré le porte-parole de la police de Glendale. "Il a dit à sa femme que son hernie le dérangeait et qu'il n'en pouvait plus d'attendre une intervention médicale."
       D'après les officiers de police, il semblerait qu'après avoir planté le couteau dans son abdomen, il a introduit une cigarette allumée dans la plaie. Peut-être pour la cautériser.
       La police n'a pas dévoilé l'identité de cet homme, qui n'était ni drogué, ni saoul. Après son hospitalisation, il a été placé en cellule psychiatrique pendant 72 heures avant que son hernie ne soit prise en charge. De manière plus conventionnelle.

    Alex Dobuzinskis, Hugo Vidal-Rosset pour le service français, édité par Henri-Pierre André et Gilles Trequesser
    © Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.

    °°°
    (Banquiers priant anonymement afin que la situation financière
    soit moins volatile et les profits plus du tout mitigés)

    HSBC pourrait supprimer
     plus de 10.000 emplois, selon Sky News

       HONG KONG (Reuters) - HSBC pourrait supprimer plus de 10.000 emplois dans le cadre d'un programme de réduction des coûts, a rapporté jeudi Sky News, citant des sources proches de la première banque européenne.
       HSBC, dont une porte-parole a refusé de commenter l'information de la chaîne de télévision, n'a pas encore finalisé ses projets en la matière, a poursuivi Sky News.
       Les annonces de suppressions de postes se multiplient dans l'industrie financière mondiale, sous le coup de la volatilité des marchés et de profits mitigés (qu'en termes élégants...).
       A l'occasion de l'annonce de ses résultats trimestriels, Credit Suisse a ainsi déclaré qu'il supprimerait quelque 2.000 postes.
       Standard Chartered, Lloyd, Goldman Sachs (ça existe toujours?) ou encore UBS figurent parmi les établissement qui ont annoncé des suppressions de postes ces derniers mois.
       HSBC emploie quelque 330.000 personnes à travers le monde. En mai dernier, la banque britannique a dit qu'elle visait des économies de 2,5 à 3,5 milliards de dollars (à reverser aux actionnaires?).
       Kelvin Soh, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Nicolas Delame
    © Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.

    °°°
    (Ces Roms, gentiment escortés jusqu'à leur avion touristique,
    considéraient que la France était un pays des plus dignes)

    Les Roms connaissent partout 
    «une situation d'exclusion»
    Marion Brunet

       (...) Alain Keler* photographie des camps roms à travers l'Europe. Un an après le discours de Grenoble, au cours duquel Nicolas Sarkozy demandait l'accélération des reconduites à la frontière de ces populations, il témoigne de leur situation.
       Lefigaro.fr - Vous photographiez depuis 2008 des camps roms à travers toute l'Europe. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à cette communauté ?
       Alain KELER - Alors que je travaillais dans les années 90 sur les minorités dans l'ex-monde soviétique pour mon ouvrage Vents d'Est, j'ai rencontré des Roms en Roumanie, puis au Kosovo, lors de l'entrée des troupes de l'Otan dans le pays en 1999. Les Albanais du Kosovo, qui accusaient les Roms de collaboration avec les forces serbes, avaient brûlé leurs maisons, les forçant à se réfugier dans le camp de «Kosovo Polje», à 10 kilomètres de Pristina. C'est là que je les ai photographiés pour la première fois et que j'ai commencé à m'intéresser à leur situation. Jusqu'à décider de retourner dans les Balkans près de dix ans plus tard, en 2008, pour commencer mes reportages photographiques.

    Qu'y avez-vous alors découvert ?
       Après avoir visité plusieurs camps, j'ai constaté que la situation des Roms était inacceptable, notamment à Belgrade, en Serbie, où ils étaient complètement livrés à eux-mêmes. En Slovaquie, dans certains petits villages roms, la situation est la même qu'il y a cinquante ans : ils n'ont ni eau, ni électricité et personne ne s'occupe d'eux. Dans ces pays, le problème des communautés roms remonte à la chute de l'empire soviétique, en 1991. Tout s'est effondré à ce moment-là dans les pays de l'Est avec le changement de régime économique, les usines ont fermé et les premiers licenciés parmi la main-d'œuvre ont été les Roms. Si ces derniers ont pu conserver leurs habitations, ils ont aussi commencé dans le même temps à se replier sur eux-mêmes et à s'exclure des communautés environnantes, n'ayant ni argent, ni compétences.

    Qu'en est-il aujourd'hui ?
       Les Roms se trouvent dans une situation d'exclusion dans tous les pays où ils sont présents. On commence même à voir dans certains états une montée des nationalismes, comme en Hongrie où le gouvernement vire de plus en plus à droite. Des pogroms recommencent, notamment en République tchèque où des Roms ont été tués alors qu'ils fuyaient leur maison mise à feu. Dans ce même pays, une manifestation rassemblant 150 néo-nazis s'est également déroulée il y a une quinzaine de jours contre un quartier rom. Nous n'avons pas créé l'Europe pour qu'une catégorie de la population, qui représente plus de 9 millions de personnes, soit stigmatisée. (...)
    Lire l'intégralité de l'article sur:

    °°°
    "Les Roms, y boivent et, dans not' pays,
    on n'accepte pas les alcoolos...
    - Ouaip! Me fr'ont pas croire qu'y boivent 
    pour soigner leur bronchite, hein?"
    (Le niveau d'instruction, dans ce pays, laissait à désirer)
    °°°
    Benoît Barvin

    votre commentaire

  • @@@

    "Notre métier de chirurgien est un sacerdoce...
    Tailler dans le vif... Rater des opérations... 
    S'acheter malgré tout des voitures puissantes
    et payer de coûteuses maîtresses...
    - Mmmm...
    - Voilà que vous me contredisez une fois encore.
    Je vais devoir sévir, ma petite, tant pis pour toi!"
    "Terreur point.com"-2002-

    @@@

    "Et vous allez me soigner quand, Docteur?
    - Une fois que je vous aurai tuée."
    "La 10 ème victime"-1965-

    La santé publique britannique 
    «attend que les patients meurent»

       (...) Alors que le National Health System(système de santé publique) britannique doit réduire ses dépenses, comme on peut le lire surThe Telegraph, un rapport du Cooperation and Competition Panel,publié le jeudi 28 juillet, révèle les moyens actuels utilisés pour y parvenir.
    Il s’agit de restreindre les soins courants accordés aux patients de façon bien particulière selon l’auteur de l’article, Martin Beckford, qui titre: «Le NHS attend que les patients meurent ou aillent dans le secteur privé»
       En effet, le but du NHS est de réduire de 20 milliards de livres les dépenses de santé publique et, selon des gérants d’institutions hospitalières, «l’expérience prouve que si les patients doivent attendre plus longtemps, ils se retirent de la liste d’attente».
       Cette logique est jugée injuste par certains, dont Katherine Murphy, présidente d'une association nationale représentant les malades: 
       «L’idée que l’on pourrait économiser de l’argent en incitant les patients à se retirer des listes, soit en se laissant mourir, soit en allant se faire soigner dans le secteur privé est une manipulation insensible et cynique (non, vous croyez?) de la vie des gens, qui ne devrait pas être tolérée.»


    @@@

    "Tenez, ma petite, ma pomme vaut plus que l'Etat US... 
    C'est dire si elle est bonne!"

    Apple est plus riche 
    que le gouvernement américain

       (...) Le Los Angeles Times souligne qu'au moment même où les Etats-Unis, la première puissance économique au monde, environ 20% de la richesse planétaire, tentent d'éviter de se retrouver en cessation de paiement, Apple a plus de cash à sa disposition que le Trésor américain.
       Et ce n'est pas une blague. Les disponibilités du Trésor sont descendues cette semaine à 74 milliards de dollars, c'est ce qu'il peut dépenser avant d'atteindre la limite de dette fixée par les parlementaires américains, et le cash qui se retrouve sur les comptes bancaires d'Apple est de 76 milliards de dollars…
       Alors bien sûr, le gouvernement américain peut, si le Congrès l'autorise à nouveau, battre monnaie et imprimer des billets. L'administration Obama ne va évidemment pas demander l'aide d'Apple pour boucler ses fins de mois. Elle a d'ailleurs à sa disposition quelques armes secrètes si le Congrès n'est pas capable de prendre au dernier moment ses responsabilités, mais le gouvernement américain dans un lointain passé a fait appel à la générosité de riches entrepreneurs. Au milieu des années 1890, quand l'économie américaine parvenait difficilement à se remettre de la grande panique bancaire de 1893, le Trésor américain était au bord de la faillite et le président Cleveland avait obtenu un prêt du célèbre financier J.P. Morgan de 60 millions de dollars en or. Ajusté de l'inflation, cela représenterait 1.500 milliards de dollars d'aujourd'hui, à peu près ce qu'il faut à l'Etat fédéral américain pour être à flot! (...)


    @@@

    "Un CDD de serrage de poignées de mains? 
    Et je n'aurai rien à payer?
    Où faut-il que je signe?"
    Des sets de table pour se faire recruter

       (...) Le Medef Sarthe et la Mission locale lancent un projet original (original!!!) pour dix jeunes en recherche d'emploi.
       Imprimer son CV sur un set de table : il fallait y penser (Ah ça...) ! 5 000 exemplaires ont été disposés dans 13 restaurants du Mans, afin d'attirer l'oeil des chefs d'entreprises (et la sauce également, ou les taches de café ou de vin?). L'initiative vient d'un partenariat entre le Medef Sarthe et la Mission locale de l'agglomération mancelle, qui aide les jeunes de 16 à 25 ans à s'insérer sur le marché du travail. 
       Pendant six semaines, dix jeunes volontaires ont donc bénéficié du dispositif « Un choix, une rencontre, un emploi ». Au programme : atelier théâtre, mise en situation de recrutement, communication écrite. Le but de la manoeuvre (terme superbement choisi) : prendre confiance en soi et être préparé à un entretien d'embauche.
       Le bouquet (bouquet!!!) final, c'est donc l'impression des sets de table. Premier cas pratique pour les dix jeunes, qui ont dû démarcher les restaurateurs afin qu'ils acceptent une nouvelle décoration de leurs tables. Au Venezzia, place de la République, les chefs d'entreprise présents sont étonnamment surpris : « On ne s'imaginait pas un instant que l'on pourrait trouver un CV qui nous intéresse pendant notre pause-déjeuner ! (Ouais mais, bon, faut quand même pas nous obliger à lire pendant qu'on graille, hein?)»
       Du côté des jeunes, le bilan est plutôt (pourquoi plutôt?) positif. Nicolas, 22 ans, cherche un emploi en tant que chauffeur poids lourd et affirme se sentir « plus à l'aise face à un patron ». Nadia, 21 ans, a obtenu un entretien (ouah, super!) et est désormais en attente de recrutement (pour combien de temps?), dans le domaine de la petite enfance.
       Deux autres groupes de jeunes ont déjà bénéficié de dispositifs du même type. « 70 % d'entre eux ont obtenu au minimum (au minimum!!!) un CDD de 6 mois dans les deux mois qui ont suivi l'opération », assure Chamimé Assefdjah, chargée des relations entre la Mission locale et les entreprises. (...)

    @@@
    Benoît Barvin

    votre commentaire

  • ***
    (Les lettres du dictionnaire 
    tentaient d'échapper au carcan du papier...)

    Où sont passés les éditeurs de dictionnaires ?
    Hubert Guillaud
    rédacteur chef de InternetActua.net

       (...) Ils sont encore vivants. Ils vendent encore des produits. Des produits oui, mais ils ne sont toujours pas passé aux services. Ils ont enfermés leurs produits derrières des murs payants pensant les protéger alors qu'ils n'ont fait que les rendre inaccessibles. (...)

       (...) En observant leurs offres, on constate qu'ils semblent pourtant à la page :
       / Ils proposent tous des applications mobiles... mais celles-ci sont pourtant bien peu désirables, parce qu'elles ne s'intègrent pas aux livres que vous lisez. Pour chercher un mot dans le dictionnaire il vous faut quitter votre lecture en cours pour lancer l'application du dictionnaire, chercher le mot, le trouver, puis fermer l'application pour revenir à votre lecture. Insupportable !
       / Ils proposent tous une offre logicielle (CD-Rom ou téléchargement) : qui fonctionne sur le même principe et qui n'est valable que sur quelques titres de leurs produits.
      / Ils proposent tous une offre en ligne sur abonnement qui vous donne un droit de consultation uniquement sur le site web de l'éditeur et donc vous demande la même manipulation que précédemment. Aucune proposition d'outils permettant d'intégrer leurs encyclopédie ou dictionnaire dans les barres d'outils des navigateurs... (ah si : c'était bien caché !)
       / Ils proposent tous des offres gratuites accessibles uniquement sur leurs sites, donc invisibles, sans partenariats avec des sites extérieurs pour les mettre en valeur ! Or il y a certainement des sites de presse ou de vulgarisation scientifique qui pourraient bénéficier de ces contenus.
       / Ils proposent quelques versions électroniques de certains dictionnaires ou encyclopédies spécifiques. Toujours pas d'epub ou .mobi. On en reste au PDF !

    Pour lire tout l'article, aller sur:

    ***
    "Pardon, Madame, une question: Un état peut-il être en faillite?"
    (Étonnamment, il n'y eut pas de seconde question. 
    Plus de journaliste non plus, d'ailleurs...)

    ***
    "Une faillite d'Etat est finalement assez banale"

       Professeur à Harvard (Massachusetts), ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), Kenneth Rogoff est aussi l'auteur du best-seller "Cette fois c'est différent. Huit siècles de folie financière" (Pearson, 2010).

       Dans votre livre, vous rappelez les multiples faillites d'Etat qui ont émaillé l'histoire. Cette fois-ci, est-ce différent ?

       La vraie question est : un pays peut-il survivre à une faillite ? Pour la Grèce et le Portugal, la meilleure solution est sûrement d'effacer une grosse partie de leur dette afin de retrouver de la croissance. Ce ne serait pas la fin du monde.
       L'Europe va un peu vite en comparant un tel évènement à la faillite de Lehman Brothers. Une faillite d'Etat est finalement assez banale et l'on sait comment gérer le problème d'une restructuration. Même si l'appartenance à la zone euro change évidemment un peu la donne.

       Aux Etats-Unis, la question des finances publiques inquiète aussi à cause du différend entre Barack Obama et le Congrès au sujet du plafond de la dette. Faut-il le supprimer ?

       C'est nécessaire, à condition de l'accompagner de règles de discipline budgétaire. Sans cela, le problème se répétera année après année. Et un jour, les Etats-Unis pourraient bien finir par faire défaut. Cette crise est d'abord constitutionnelle. Si on supprime le plafond de la dette [fixé à 14 294 milliards de dollars spot, soit 9 905 milliards d'euros], je ne pense pas que ce sera Armageddon.
    (extraits de) Propos recueillis par 
    Claire Gatinois et Marie de Vergès

    ***
    "Pourquoi je faisais faire ces enregistrements?
    Vous comprenez, vu mon âge, 
    j'ai la mémoire qui flanche..."
    Rupert Murdoch

    Écoutes illégales : 
    le soupçon s'étend à d'autres médias

       (...) Il est apparu que la police avait entre les mains un rapport du bureau du commissaire de l'information, une autorité de contrôle, sur l'utilisation de détectives privés par la presse. Ce rapport, datant de 2006, souligne que "trois cents journalistes appartenant à trente et une publications différentes ont sollicité à quatre mille occasions des détectives privés pour leur demander des informations confidentielles, pour la plupart obtenues illégalement", d'après la BBC. Un porte-parole du bureau du commissaire a confirmé que les documents "avaient été remis à la police il y a trois mois à sa demande". Scotland Yard s'est refusé à tout commentaire.
       Le Daily Mail, le Sunday People et le Daily Mirror seraient les trois tabloïds qui auraient eu le plus recours aux détectives, selon la BBC. Aucun des trois n'avaient réagi mercredi en début d'après-midi.
       L'enquête s'était jusqu'à présent concentrée sur le News of The World (NotW), un tabloïd du groupe de Murdoch News Corp., soupçonné d'avoir pratiqué quelque quatre mille écoutes dans les années 2000. (...)


    ***
    "Comment voulez-vous que je trouve 
    des enveloppes assez résistantes 
    pour mettre tous ces billets?"

    Liliane Bettencourt doit près de 
    30 millions d'euros au fisc français

       (...) Au titre de l'impôt sur le revenu pour les années 2006 et 2007, elle doit au fisc 11 348 161 euros, auxquels s'ajoutent 17 639 774 euros au titre de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour les années 2004 à 2007. "Soit au total près de 30 millions d'euros, sans compter les redressements à venir pour les années 2008 et 2009, toujours en cours de contrôle", écrit Marianne. Selon ses calculs, la facture totale pourrait approcher les 50 millions d'euros. (...)

    ***
    Luc Desle

    votre commentaire

  • +++

    "Si les Amerrricains vouloirrr,
    Moi leurrr prrrêter blanche colombe
    pourrr voler dans l'espace...
    Ahaha!"
    Youri Gagarine
    (1er homme de l'espace)

    Que vont devenir les astronautes américains ?

       Le 8 juillet, "Atlantis" (est partie) pour la dernière fois dans l'espace. Avec elle, s'achève l'ère des navettes spatiales. Si la Nasa n'a pas renoncé aux vols habités, nul ne sait quand ils reprendront. En attendant, les astronautes américains pourront toujours rejoindre l'espace, mais à bord de vaisseaux russes (héhéhé).

     Brian Vastag (lire l'article sur):

    +++
    "Tu vois ce que tu fais à mon peuple, chien?!"
    'P'tain, elle a une de ses haleines chargée...
    C'est certainement une bouffeuse d’ail...
    Fuyons!'

    "Les femmes participent activement à la résistance"

       Dans le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, l'écrivaine et journaliste syrienne Samar Yazbek, réfugiée en France depuis la mi-juillet, témoigne de la répression brutale du régime de Bachar El-Assad. Elle souligne aussi le caractère multiconfessionnel de l'opposition.
       (...) "En tant que journaliste et écrivaine", explique Mme Yazbeck, "j'ai une vision de l'avenir de la Syrie et, après une période de simple observation du mouvement de contestation dans ses deux premiers mois, j'ai décidé de parler, d'écrire et de soutenir les manifestants pour la liberté qui subissent cette horrible répression. Je veux dénoncer toutes les violations des droits de l'homme qui sont commises en Syrie", poursuit-elle. "C'est ce qui m'a d'ailleurs poussée à rejoindre les 'organismes de coordination' des manifestations, qui font un travail admirable et qui sont devenus le véritable moteur du mouvement de contestation."
       Et Mme Yazbek d'ajouter : "Je suis une militante qui exprime l'anxiété et les soucis des femmes de mon pays désormais engagées dans la lutte politique [contre le régime de Bachar El-Assad]. Je voulais jusqu'ici rester loin de la politique, mais je n'ai pu supporter les horreurs commises autour de moi, en me basant sur le principe que le peuple a toujours raison." "On a voulu me terroriser en me forçant à visiter les geôles pour y voir les horreurs, les conséquences de la torture sur les manifestants arrêtés", ajoute-t-elle, expliquant par ailleurs qu'elle a pu quitter le pays "parce qu'ils avaient autre chose à faire". (...)
    Propos recueillis par Elie Masboungi
    Lire la suite sur:

    +++

    "Moi j'ai les yeux bridés
    et ça ne me gêne pas du tout.
    Vous, les Français, vous râlez toujours..."

    La bonne nouvelle de la semaine 
    (offerte par nos amis les capitalistes)


       Les principaux fournisseurs d'accès à internet (FAI) envisageraient (envisagent, ont décidé de...)  (à) mettre fin aux forfaits internet dits "illimités" pour des abonnements segmentés.
       La Fédération Française des Télécoms (FFT) --qui regroupe Orange, SFR et Bouygues Télécom-- réfléchit (superbe réflexion des libéraux) à instaurer de nouveaux forfaits internet avec un "plafond de consommation" ainsi qu'un "débit IP maximum" (gratuit?), selon un document de travail révélé par un Owni.fr.
       La FFT a ainsi fait des "propositions (qu'en termes élégants...) de découpage par gamme pour le fixe", avec les différentes conséquences possibles en cas de dépassement du "plafond de consommation" dont la "réduction du débit" ou "le blocage" (plus de liberté, donc...). Un modèle largement inspiré de l'internet mobile qui repose sur le prétexte de congestion des réseaux (pour faire raquer un maximum les cochons de payants?).
       Contacté par Owni.fr, Orange confirme que "oui, il y a certains forfaits sur lesquels on risque (risque?) de mettre des seuils", sans préciser lesquels... "Il n'est absolument pas question de limiter les offres à la maison", a toutefois affirmé un porte-parole de France Telecom à l'AFP (Oui... mais Non... Mais Oui?). "Il y a une réflexion (encore!) sur la segmentation des offres, mais pas du tout sur une limitation, il n'y a pas de notion de bridage dans la réflexion en cours", poursuit-il (mais il y a quoi, alors?).


    +++

    "Echcusez-moi...
    Et chette molécule,
    elle marche auchi
    pour les vieux chnoques?"
    Valéry Giscard D'estaing
    (ancien... heu...?)

    Après l’éternel sandwich, 
    le sandwich éternel

       (...) Un jambon-beurre vieux de deux ans – et frais comme au premier jour : voilà ce que nous promettent des scientifiques américains. Un chercheur de l’université du Minnesota a découvert un conservateur naturel détruisant les bactéries qui entraînent la détérioration des aliments. La bisine lutte aussi contre le développement des tueuses comme l’E. coli et la salmonelle. Grâce à cette substance miracle, certains produits pourraient durer des années – sans même être mis au frigo. La bisine, chimiquement apparentée à la nisine utilisée pour la conservation du fromage, ne nécessite pas d’étude pharmacologique et pourrait être mise sur le marché d’ici un an, rapporte le Sunday Times. Si elle agit sur les œufs, les produits laitiers ou la viande, elle ne pourra rien pour vos fruits et vos légumes, qui continueront à périr comme jadis. (...)

    +++
    Benoît Barvin (qui s'autorise beaucoup... tant que c'est possible)

    votre commentaire
  • ¤¤¤
    "Yeah! 
    Moins d'un an à voir sa tronche tous les jours!"

    ¤¤¤

    "Pourquoi s'en prendre à moi?
    - Parce que.
    - Mais ce n'est pas une réponse...
    - Pour moi, si."

    L’horreur est humaine
    1 août 2011 CORRIERE DELLA SERA MILAN

    Claudio Magris

       (...) Comme l’a écrit Pierluigi Battista dans le Corriere, chercher toujours le complot (à sa manière rationnelle, même dans sa perversité), l’explication politique et sociologique, un projet collectif précis, est une manière inconsciente de se rassurer, d’identifier l’acte à un ordre, fût-il abject ; une manière de s’abandonner à des divagations sur des trames énigmatiques, fondamentalement terrifiantes mais aussi involontairement gratifiantes, comme il est souvent gratifiant de s’attarder sur les vagues images du cauchemar, de l’horreur et de la peur. Interpréter ou chercher à interpréter offre toujours du réconfort, voire une satisfaction hautaine. Devant tant de délits encore irrésolus, les avis sur leurs intentions plus ou moins cachées semblent plus importants (et occupent davantage de place dans les journaux) que les enquêtes, qui, dans un premier temps, sont pourtant la première et peut-être la seule chose qui compte. (...)
       (...) Ceci dit, il reste une nette différence entre le geste individuel d’une personne et le projet collectif d’une organisation, même s’il accompli par un seul individu. Le meurtrier norvégien semble assimilable, avec une forte probabilité, aux Landru ou Jack l’Eventreur – eux aussi, fils de leur temps – plutôt qu’aux assassins de l’Italicus [nom du train visé par une bombe qui a fait 12 morts en juillet 1974], ou de la Piazza Fontana [17 morts à Milan en 1969]. Il serait infâme d’utiliser son nom pour couvrir de boue tel ou tel mouvement politique. Son geste atroce montre le pouvoir constamment latent du mal, sa capacité à se déchaîner à n’importe quel moment ; il révèle notre cohabitation quotidienne, coude à coude, avec le mal, toujours aux aguets et prêt à passer à l’action.
       Cette boucherie d’êtres humains montre aussi l’infinie banalité, l'imbécilité du mal et de la violence, qui si souvent sont présentés dans un emballage séduisant, comme étant l’expressions d’on ne sait quelles vérités infernales mais profondes. Le couteau de Jack l’Eventreur semble avoir fasciné tant de gens qui y ont vu l’épée d’un ange diabolique, bien plus que les ventres déchiquetés et les souffrances des femmes qu’il a tué, les seules, vraies, protagonistes de cette histoire tragique où lui n’est qu’un figurant, fût-il maudit. Honteusement, et pourtant inévitablement, le nom qui restera dans les mémoires sera celui de l’assassin, pas ceux de ses victimes.
       Les tirs mécaniques et répétés de l’assassin abattant ses victimes peuvent être comparés à une monstrueuse chaîne de montage. Lui aussi, naturellement, est un homme dont l’humanité ne s’épuise pas dans ses crimes, un homme qui doit être poursuivi mais aussi protégé selon le principe de la loi égale pour tous, y compris pour les assassins les plus cruels ; un homme probablement en proie à ses obsessions, ses souffrances, ses peurs.
       On peut et on doit avoir du respect pour un tel homme – au-delà de la qualification juridique de ses actes et de la peine qu’ils requièrent –, mais non pas selon la banale rhétorique du mal – parce que c’est un assassin, ou plutôt malgré le fait qu’il soit un assassin. Son délit est non seulement la chose la plus horrible, mais aussi la plus stupide, la plus mécanique, la plus bornée de sa vie. (...)

    Lire la suite sur:
    ¤¤¤
    "Et ainsi, même en cas de décès violent, vous êtes couvert...
    - N'importe quel décès violent?
    - Ce qui est dit est dit, hein?"

    (Cette conseillère était enchantée de la manière dont se déroulait
    l'entretien et par sa façon de répondre à ses fumeux clients)

    ¤¤¤
    Le conseiller « enchanté »
     du président

       (...) L'étonnante « perle » du jour se cache au plus profond d'un article consacré par Le Figaro à la manière dont Nicolas Sarkozy prépare sa rentrée politique, écrit Guy Birenbaum sur son blog. Et il commente : « Je ne sais pas bien quel mot utiliser… Maladroit ? Choquant ? Indigne ? Odieux ? Juste cynique ? »
        La phrase qui fait bondir le blogueur :
       « De ce point de vue, l'hommage rendu aux soldats morts en Afghanistan, le 19 juillet dernier, est considéré à l'Élysée comme un modèle (modèle?) du genre. Dans la cour d'honneur des Invalides, sous une pluie battante, le président “avait l'air et la manière‘, résume un conseiller, enchanté (de la mort des soldats?).’
       Et d'ajouter :
       ‘Cet enchanté, ce conseiller, enchanté d'un président, qui avait l'air et la manière (étrange formule, au passage, on dit l'art et la manière…) devant les dépouilles des soldats français morts en Afghanistan me fait froid dans le dos. (A nous aussi, Paulo)’ (...)

    ¤¤¤

    "Plus jamais je ne voterai pour lui... Plus jamais...
    Ça me déprime trop."

    Ces classements qui font de la France 
    une nation de dépressifs
     LOUIS LEPRON

       Les dix pays à hauts revenus choisis se situent entre la neuvième (Etats-Unis) et la 28e place (Israël) des Etats ayant les plus forts PIB par habitant au monde. En moyenne dans ces pays-là, l'âge de dépression tourne autour de 25-26 ans.
       L'Hexagone, habitué des sondages, statistiques et études en tout genre, donne à voir un pays dont la population serait sous antidépresseurs, une seringue dans le dos, titubant comme un zombie pour aller faire ses courses.
       En effet, bien que l'étude soit considérée comme « nouvelle », de nombreux autres travaux ont déjà fait le tour de la presse et de la toile (ça s'appelle un marronnier). Voici une liste non-exhaustive des derniers classements ou études véhiculés depuis ces quatre dernières années :
       22 octobre 2007 : un Français sur cinq, soit trois millions de personnes, est touché par la dépression.
       26 août 2008 : la France est la plus grande consommatrice d'antidépresseurs.
       28 septembre 2008 : l'Institut de veille sanitaire communique sur le pourcentage de français atteints de dépressions : 5 à 7% selon l'étude.
       24 avril 2009 : 37% déclarent souffrir de dépression pendant leurs vacances.
       3 janvier 2011 : 61% des Français voient dans l'année 2011 une période économiquement difficile, tandis que seulement 3% l'envisagent avec enthousiasme. La France occupe la première place.
       22 mai 2011 : parmi de nombreux indicateurs, le baromètre de conjoncture agricole de mai 2011 montre que les agriculteurs français, à hauteur de 38%, sont plus pessimistes que les agriculteurs allemands (7%). (etc) (...)
    Lire l'article sur:

    ¤¤¤
    Luc Desle

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires