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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA FOLIE DU SAGE

    EST D’ÊTRE LUI-MÊME)

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    http://brunoalan-1959.skyrock.com/3121277295-Humour-triste.html

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    http://www.canalbd.net/canal-bd_catalogue_detail_Le-Guide-du-Sport--9782858153206

    Vu des États-Unis.

    Pourquoi plus personne

    ne veut des JO ?

       Mercredi 22 février, Budapest a annoncé le retrait de sa candidature aux Jeux olympiques de 2024, laissant comme seules candidates Paris et Los Angeles. Pour le Los Angeles Times, il s’agit d’un nouveau revers pour le Comité olympique, qui peine à séduire des villes hôtes.

       Le retrait de Budapest “n’aura probablement pas un effet dévastateur” dans la course à l’organisation des Jeux olympiques en 2024, écrit ce 22 février le Los Angeles Times, rappelant que Paris et Los Angeles étaient les villes favorites depuis le départ. Pour le journal californien, le principal perdant du retrait de Budapest est le Comité international olympique (CIO), qui connaît depuis quelques années des difficultés pour trouver des hôtes pour les Jeux. D’abord candidates à l’organisation des Jeux de 2024, les villes de Boston, Hambourg et Rome ont battu en retraite les unes après les autres en raison de l’inquiétude de l’opinion publique quant aux dépenses importantes liées aux JO, qui se chiffrent en milliards de dollars. 

       C’est cette inquiétude qui a également conduit au retrait de Budapest. Les autorités ont préféré anticiper un référendum qui devait se tenir prochainement, après qu’une pétition contre la candidature de la capitale hongroise a retenu 200 000 signatures. 

       “Budapest avait fondé sa campagne sur le charme du Vieux Monde et un ensemble compact de sites”, rappelle le quotidien américain. Mais l’échec apparent de cette vision pourrait faire revivre les craintes selon lesquelles seules les grandes villes peuvent vraiment accueillir les Jeux.”

       Los Angeles et Paris peuvent en effet s’appuyer sur des dizaines de stades déjà construits et présentent des candidatures financièrement solides : le comité californien estime par exemple qu’il pourra recueillir quelque 5,3 milliards de dollars grâce aux droits de diffusion télévisée, de sponsoring et de vente de billets, note le Los Angeles Times.

       Face à ces mégalopoles, les inquiétudes de Budapest étaient d’autant plus légitimes que l’exemple donné par des hôtes récents – Rio de Janeiro au Brésil et Sotchi en Russie – n’est guère rassurant : ces villes ont dépensé des sommes faramineuses pour construire les équipements olympiques dont elles manquaient.

       Désormais, la course entre donc dans la dernière ligne droite, puisque les membres du CIO doivent visiter les villes candidates au printemps afin de choisir celle qui accueillera les Jeux. Toutefois, conclut le quotidien, “les membres [du CIO] auraient souhaité avoir un plus large choix”.

    http://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-pourquoi-plus-personne-ne-veut-des-jo

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PRÉFÈRES-TU L’INTÉGRITÉ DE L'AMOUR

    OU L'AMOUR DE L’INTÉGRITÉ?)

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    "Ben quoi?"

    "Je m’aperçus que ce transgenre était une femme". Jacques Damboise in "Pensées incongrues".

    cornettemodernart: “Girl with a stickJohannes Vermeer - C. 1665

    La jeune fille à la percheJohannes Vermeer - C. 1665

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    "Je m’aperçus que ce transgenre était une femme". Jacques Damboise in "Pensées incongrues".

    https://www.les-crises.fr/la-faim-dans-le-monde/

    La famine, arme des forts

    contre les faibles

    Bruno GUIGUE

       Si on voulait vraiment la preuve que la faim n’est pas un accident climatique ou je ne sais quelle fatalité qui pèserait sur des contrées abandonnées des dieux, il suffirait de regarder la carte des famines à venir. Dressée par l’économiste en chef du Programme alimentaire mondial, Arif Husain, cette carte est édifiante. Selon lui, 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans quatre pays au cours des six prochains mois : le Yémen, le Nigéria, le Sud-Soudan et la Somalie (http://ici.radio-canada.ca/nouvelle...). Or la cause majeure de cette insécurité alimentaire est politique. Quand elle n’a pas directement provoqué le chaos générateur du non-développement ou la rupture des approvisionnements, l’intervention étrangère a jeté de l’huile sur le feu. La guerre civile et le terrorisme y ont ruiné les structures étatiques, banalisant une violence endémique et provoquant l’exode des populations.

       Au Yémen, les bombardements saoudiens, depuis mars 2015, ont généré un désastre humanitaire sans précédent. L’ONU s’alarme de la situation, mais c’est une résolution du conseil de sécurité qui a autorisé l’intervention militaire étrangère ! La fermeture de l’aéroport de Sanaa et l’embargo infligé par la coalition internationale ont privé la population de médicaments. Les stocks de blé baissent à vue d’œil. Les banques étrangères refusent les transactions financières avec les établissements locaux. 14 millions de personnes, soit 80 % de la population, ont besoin d’aide alimentaire, dont 2 millions sont en état d’urgence. 400 000 enfants souffrent de malnutrition. Jugée coupable de soutenir le mouvement houthi, la population yéménite est condamnée à mort. En fournissant son arsenal à Riyad, les puissances occidentales participent à ce crime de masse.

       Au Nigéria, la situation chaotique dans laquelle est plongé le nord-est du pays gangrène toute la région. Des millions de personnes, fuyant les violences du groupe Boko Haram, s’entassent dans des camps de réfugiés. Totalement dépendants de l’aide humanitaire, ces populations « survivent par 50 °C, dans des huttes au toit de tôle, avec un point d’eau, des cuisines communes et un repas par jour », explique Arif Husain. Alimenté par la propagande saoudienne, le terrorisme défie aujourd’hui cet Etat, le plus peuplé du continent, qui comptera 440 millions d’habitants en 2050. Depuis la calamiteuse destruction de la Libye par l’OTAN, l’Afrique sub-saharienne est devenue le terrain de chasse préféré des djihadistes. La famine qui s’annonce est la conséquence directe de cette déstabilisation.

       Au Sud-Soudan, la proclamation de l’indépendance, en 2011, a débouché sur une guerre civile où deux camps rivaux se disputent le contrôle des richesses énergétiques. Cet Etat sécessionniste, fragmenté, enclavé, coupé du nord auquel l’opposa une interminable guerre civile, est le fruit de la stratégie américaine. Cette création artificielle visait à contrecarrer l’influence du Soudan, inscrit de longue date sur la liste des « rogue states ». Porté sur les fonts baptismaux par Washington, qui a armé la guérilla sécessionniste de John Garang pendant 20 ans, le Sud-Soudan est aujourd’hui un champ de ruines. Depuis décembre 2013, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées. 2,5 millions ont fui leurs foyers et près de 5 millions font face à une insécurité alimentaire « sans précédent », selon l’ONU. Pour les réclamations, prière de s’adresser aux néo-cons de Washington.

       En Somalie, les aléas climatiques font peser la menace d’un nouveau désastre alimentaire. En 2011, la terrible famine consécutive à la sécheresse avait fait 260 000 morts. Cette vulnérabilité de l’agriculture vivrière reflète l’état de non-développement du pays, écartelé en une dizaine d’entités politiques rivales. Le règne sanglant des seigneurs de la guerre locaux, les interventions militaires étrangères (USA, Ethiopie, Kenya), l’influence croissante, sur fond de décomposition politique, de l’organisation islamiste radicale Al-Shabab, ont donné à ce pays l’indice de développement humain le plus faible de la planète. Depuis l’effondrement du régime marxiste de Syaad Barré en 1991, les structures étatiques se sont évanouies. L’économie est exsangue, le système éducatif délabré. La hausse des prix des denrées et la chute des revenus, aujourd’hui, font redouter le pire.

       D’autres zones de tensions, hélas, suscitent l’inquiétude. Les conflits en cours en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Ukraine, en Libye, au Zimbabwe, bouleversent les conditions de vie et génèrent des flux migratoires. Certains pays, enfin, vivent dans une insécurité alimentaire chronique : la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Burundi, le Mali, le Niger. Ce n’est pas un hasard si la plupart de ces pays sont en proie à la guerre civile, au terrorisme et à l’intervention militaire étrangère. Le désordre qui y sévit est d’abord de nature politique et géopolitique. Loin d’être une fatalité, il résulte de causes endogènes et exogènes identifiables. La famine ne tombe pas sur les damnés de la terre comme frappe la foudre. C’est l’arme des puissants pour écraser les faibles

     https://www.legrandsoir.info/la-famine-arme-des-forts-contre-les-faibles.html

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE NE TUE PERSONNE)

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    (Quand elle était de mauvaise humeur,

    Nadia était cash)

    http://zeezrom.tumblr.com/post/150928268505/nevver-kathe-burkhart-1984

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    https://twitter.com/laurentvronique

    Fillon l’imposteur :

    un candidat illégitime

       François Fillon est un imposteur, un tartuffe de la pire espèce. Et pour n’avoir pas tiré en temps utile les conséquences de la duplicité de son candidat, c’est la droite traditionnelle qui court le risque d’une brutale sortie de route le 23 avril. Avec un socle d’électeurs sourds et aveugles aux choquantes turpitudes de son candidat, Fillon n’a pourtant pas perdu toutes ses chances. Mais en cas de victoire le 7 mai, c’est la France qui, avec à sa tête un président corrompu, serait gravement bafouée car notre pays se trouverait de facto ravalé au rang d’une république bananière...

       En quelques décennies de vie publique, le Sarthois François Fillon avait réussi, sur la droite de l’échiquier politique, à se construire une image de catholique austère aux allures rassurantes de notaire de province. Une image faite de sérieux, de sérénité affichée, et de probité revendiquée sur laquelle il s’appuyait pour asséner ici et là des leçons de moralité, et le cas échéant porter des coups de griffe à ses adversaires réputés moins vertueux. On se souvient notamment de cette phrase prononcée à La Baule le 3 septembre 2016 : « Je dis que l'exemplarité est nécessaire pour gouverner notre pays ». Ou bien encore cette apostrophe qui visait Nicolas Sarkozy lors de la primaire LR-UDI : « Imagine-t-on le général de Gaulle mis en examen ? »

       Tout ce bel édifice de moralité, qui avait fait de François Fillon le « Monsieur Propre  » de l’alliance LR-UDI, a volé en éclats avec la parution le 25 janvier et les deux semaines suivantes d’éditions du Canard enchaîné qui nous ont appris l’existence de plusieurs emplois d’assistants parlementaire de Penelope Fillon et de deux de ses enfants, alors simples étudiants en droit. Des emplois dont, en France comme à l’étranger, quasiment plus personne ne doute aujourd’hui du caractère fictif, eu égard à l’incapacité pour les enquêteurs du parquet financier de recueillir le moindre justificatif d’un travail réel.

     

       Rappelons que Penelope Fillon – rémunérée jusqu’à 4 fois le salaire d’un assistant parlementaire expérimenté ! –, ne disposait à l’Assemblée nationale ni d’un bureau, ni d’un badge d’accréditation, ni d’un compte de messagerie professionnel. Rien à Paris. Rien non plus dans la Sarthe. Malgré des recherches approfondies, tant dans la capitale qu’au Mans et à Sablé, les enquêteurs n’ont en effet, nous dit Le Canard enchaîné, pas même trouvé la trace du plus petit SMS en rapport avec la prétendue activité parlementaire de l’épouse du candidat LR. Il est vrai que les policiers, transformés pour l’occasion en ghostbusters, n’avaient pas la moindre chance d’établir l’existence d’un emploi d’assistante parlementaire. Ce que Penelope Fillon avait elle-même confirmé en déclarant spontanément lors de l’interview d’une journaliste britannique du Daily Telegraph en 2007 "Je n’ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre." Difficile de faire plus dévastateur !

       Dès lors, on comprend qu’Éliane Houlette, la procureure du Parquet national financier, ait décidé de ne pas classer sans suite l’enquête visant François Fillon, son épouse Penelope et deux de ses enfants, suspectés eux aussi d’avoir bénéficié d’emplois d’assistants parlementaires tout aussi fictifs, et de surcroît rémunérés à prix d’or pour de simples étudiants. Fillon pourrait en outre, au vu des éléments récemment publiés par les journalistes de Médiapart – notamment un accablant fac-similé de chèque – devoir répondre d’un autre chef d’accusation dans le cadre d’une affaire de détournements de fonds publics au Sénat pour laquelle 6 sénateurs UMP ont d’ores et déjà été mis en examen. (...)

       François Fillon endossait volontiers le costume du chevalier blanc de la sphère politique pour donner des leçons de morale et d’éthique à ses pairs. Or, voilà que s’est dessiné en quelques semaines le portrait d’un homme aux antipodes du modèle de vertu que le candidat LR prétendait incarner : celui d’un individu malhonnête et sans honneur. Un portrait d’autant plus hideux qu’il se cachait derrière le masque trompeur d’un dévot plutôt bienveillant et respectueux de la morale chrétienne. Beaucoup, dans l’électorat Les Républicains, sont tombés de haut en découvrant la tartufferie de cet homme âpre au gain et prêt à de scandaleuses dérives pour s’enrichir sur le dos des contribuables français. C’est notamment le cas de nombreux chrétiens de droite qui ont eu le sentiment de voir celui qu’ils croyaient des leurs violer sans vergogne les valeurs essentielles de la religion catholique : Fillon n’était pas au service de Dieu, mais à celui de Mammon !

       Pour autant, le socle électoral de Fillon reste solide, une part importante des électeurs de droite faisant taire ses scrupules moraux pour se ranger derrière l’argument de légitimité avancé par le candidat pour justifier sa fuite en avant et son rejet de tout « plan B ». Une légitimité qui, ose-t-il avec un aplomb cynique, découle du « mandat qui [lui] a été donné par 4,4 millions de nos concitoyens ». Or, rien n’est plus faux ! Certes, Fillon a bel et bien gagné cette primaire – et de belle manière – mais sur la base d’une offre faussée qui en rend le résultat totalement caduc. Qui peut croire sérieusement qu’en connaissance du véritable profil de Fillon – un intrigant fourbe et cupide – l’électorat de la primaire l’eût choisi comme candidat ? À l’évidence personne de sensé.

       François Fillon étant de facto illégitime, il appartenait aux cadres du parti d’en tirer les conséquences en écartant le plus rapidement possible, et avec une détermination sans faille, ce candidat sulfureux pour le remplacer par un homme ou une femme plus présentable aux yeux des électeurs français. Une action de salubrité publique nécessaire dans un pays gravement abîmé par la corruption du monde politique et qui se doit d’éradiquer définitivement des pratiques d’autant plus haïssables lorsqu’elles ne visent qu’un trivial enrichissement personnel sur détournement de fonds publics.

       Les caciques de LR ont préféré rester sourds et aveugles à l’effet dévastateur de ce scandale, au risque de payer très cher cette attitude indigne. Etre complice du maintien de la candidature de Fillon, ce délinquant propre sur lui mais si crasseux à l’intérieur, c’est en effet insulter la France et adresser un bras d’honneur à sa population, très majoritairement constituée de compatriotes honnêtes qui travaillent dur et gagnent souvent peu.

       Honte sur Fillon l’imposteur ! Et honte sur ceux qui, bafouant l’éthique la plus élémentaire, soutiennent ce candidat corrompu !

    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/fillon-l-imposteur-un-candidat-189890

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (EST-CE LE TEMPS 

    DE L’ŒUF OU DE LA POULE?)

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    (Ce cours de gym tonic était un rien exténuant)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/156783311388/tgif

    ***

    (Il avait acheté des lunettes pour regarder

    dans les coins, mais pas que...)

    X-Ray Vision - The Return of Superman (1979)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/157127757283

    /x-ray-vision-the-return-of-superman-1979

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    (La fille à la banane était très explicite)

    http://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/156149478438/tgif

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA PASSION CONSCIENTE

    N'EST PLUS PASSION)

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     "Alors, tu en penses quoi, de ta couverture chauffante?"

     http://belligerent-ghouls.tumblr.com/post/156813313778

    ***

    "Viens, ma poule, viens donner une p'tit bisous

    à ton nouveau boss...

    - Je crois que ces quatre années vont être très

    très longues..."

    "A chacun de ses anniversaires, il supprimait un de ses proches, par dépit". Jacques Damboise in "Pensées contraintes".

    https://argoul.com/category/politique/

    Donald Trump sait-il seulement lire ?

     

       C’est vrai, on le concède, la question, posée ainsi, est gonflée. Que le nouveau président américain soit inculte et grossier, soit. Incapable de se concentrer plus de quelques minutes, comme l’avait souligné Tony Schwartz, l’auteur qui avait rédigé le best-seller de Trump "The Art of the Deal", c'est clair. Mais analphabète, vraiment ? On entend déjà ses défenseurs s’indigner. Et pourtant ! La capacité de Donald Trump à réellement savoir lire et comprendre un texte est aujourd’hui aussi régulièrement remise en cause que sa santé mentale.

       "Bien sûr, il sait déchiffrer, comprendre dans les grandes lignes, lire comme un élève de CM1. Mais est-il réellement en mesure de lire couramment et confortablement un texte en anglais ? Je me pose la question", s’interroge très sérieusement David Pakman, vedette d’un talk-show du même nom.  

       Que Trump n’aime pas lire n'est un secret pour personne : Schwartz a avoué qu’il serait surpris que l’homme d’affaires ait lu ne serait-ce qu’un livre de bout en bout durant sa vie d’adulte. Le chef d’Etat n’a jamais été capable de citer le moindre ouvrage, historique ou littéraire, et ne fait même pas semblant. A la limite il en est fier : il n’est pas un de ces intellectuels, lui. Et après tout, pourquoi pas. (...)

       (...) Mais ce n’est pas tout. David Pakman a retrouvé une série de témoignages de proches mettant en doute sa capacité même à lire. Toutes les fuites - et elles sont nombreuses - émanant de la Maison-Blanche vont dans le même sens : le président ne s’informe depuis son arrivée à Washington que par la télévision, en priorité Fox News, qu’il regarde en boucle, tout en dictant compulsivement ses tweets à son assistante - il s’en est d’ailleurs lui même vanté : un "gain de temps", selon lui.

       Il boude toutes les notes, les synthèses ou les dossiers que lui préparent ses conseillers. Il leur a d’ailleurs expressément intimé l’ordre de faire court : des notes n’excédant pas une simple page, comportant une dizaine de paragraphes maximum... Avant de considérer que c’était encore trop long : une page simple, agrémentée de cartes et de graphiques, et pas plus de deux ou trois paragraphes au total. Quant aux dossiers, ses conseillers ont constaté qu’il ne les lisait pas, se contentant de regarder la première page... (...)

       (...) A regarder certaines vidéos, le doute est en tout cas permis : Trump refuse les prompteurs et préfère improviser, quitte à donner l’impression, comme lors de son discours surréaliste devant la CIA, qu’il dit littéralement ce qui lui passe par la tête. Ses conseillers lui préparent-ils des discours ? Quelles que soient les circonstances, il s'exprime le plus souvent sans notes avec une spontanéité déconcertante. Dans la vidéo exhumée par David Pakman, face à un juge, qui l’été dernier, lui demandait lors d’une audition de lire un texte, Trump semble réellement perdu, embarrassé, affirmant après un long silence que le texte est écrit en trop petits caractères, qu’il n’a pas ses lunettes (a-t-on jamais vu Trump avec des lunettes ?) tandis que ses avocats tentent de le sauver à grands renforts d’"objections". Confondant.

       Les commentateurs ont souvent souligné la pauvreté de langage de Trump, qui s’exprime avec le vocabulaire d’un enfant de 10 ans. Son niveau de lecture, semble-t-il, est à l’avenant. Une extension pour le navigateur chrome propose d'ailleurs de réécrire les tweets du président avec l'écriture d'un écolier : (...)

       (...) Certains se demandent si Donald Trump ne serait pas, jusqu’à un certain point, illettré. Mais une autre question est soulevée : le nouveau président des Etats-Unis ne serait-il pas un peu… autiste ? Ou en tout cas, hermétique au monde extérieur. Ainsi, Donald Trump adore revenir de manière obsessionnelle sur les chiffres de sa victoire, y compris dans les moments les plus inappropriés. La preuve lors de sa première conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.

       A un journaliste qui lui demandait ce qu’il pensait de la flambée d’actes antisémites aux Etats-Unis depuis sa victoire, on aurait pu s’attendre, logiquement, à une vigoureuse condamnation de  l’antisémitisme…

       Voilà sa (très) étonnante réponse :

       "Eh bien, ce que je veux dire, c’est que nous sommes, vous savez, très honorés par notre victoire. 316 votes de grands électeurs. On n’était pas supposés dépasser 220. Vous le savez, n’est-ce pas ? On ne pouvait pas atteindre 221, puis ils ont dit 270. Mais il y a eu un extraordinaire enthousiasme. Et je dirais que nous allons avoir la paix dans ce pays. Nous allons stopper le crime dans ce pays. Nous allons faire tout ce qu’on peut pour arrêter le racisme et toutes les autres choses qui se passent. Il y a plein de mauvaises choses qui se passent depuis longtemps. Et je pense qu’une des raisons pour lesquelles j’ai gagné l’élection, c’est que nous sommes une nation très très divisée. Mais heureusement, je vais régler ça. Et vous savez c’est quelque chose de très important pour moi.    

       En ce qui concerne les gens, j’ai tellement d’amis juifs. Une fille, qui se trouve ici. Un gendre, et trois beaux petits-enfants. Je pense que vous allez voir des Etats-Unis très différents tout au long de ces trois, quatre, ou huit années. Beaucoup de bonnes choses vont arriver. Et vous allez voir beaucoup d’amour. OK ? Merci."

       Sic. 

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/l-amerique-selon-trump/

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSE AUX AILES

    QUE TU AS DANS LE DOS)

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    Hopper in motion

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    http://www.fondsecran.eu/fond/575416/star-wars-

    humour-jesus-christ-jedi-1680x1050-fond-decran

    Quand César rencontra Dieu
     
    PONCE PILATE.
    UNE ÉNIGME ENTRE HISTOIRE ET MÉMOIRE
    Éditeur : FAYARD
     

       C’est une question qui anime de plus en plus les philosophes. Pendant longtemps, on a pu croire que le modèle politique de l’Occident s’était construit sur l’avènement progressif d’une rationalité sans dieux, à la faveur d’un lent désenchantement du monde. De nos jours cependant, le regain d’intérêt pour la « théologie politique », en philosophie et en sciences politiques comme ailleurs, fredonne une nouvelle musique : si notre « politique » s’est construite en se différenciant du « religieux » d’une façon très originale, « distinction » ne signifie pas « abolition de tout lien ». Au contraire, on se demande toujours fortement si l’organisation de la vie sur terre et de la « vie éternelle » ne renvoient pas incessamment l’une à l’autre, pour se produire mutuellement.

       Dans Ponce Pilate : une énigme entre histoire et mémoire, le grand historien italien Aldo Schiavone reprend ainsi à son compte les recherches notamment poursuivies, de ce côté-là des Alpes, par les philosophes Roberto Esposito et Giorgio Agamben. Sans doute parce que si l’actualité de ce problème a été posée en termes philosophiques par Carl Schmitt, et si l’étude de ces rapports entre le « politique » et le « religieux » dans le monde moderne a fait l’objet de « généalogies » et d’« histoires des concepts », il s’agit à présent de les inscrire dans le sol dur du réel.

       Le choix inhabituel de lire les évangiles comme l’enregistrement souvent fidèle des faits et même des paroles prononcées a de quoi surprendre : c’est un pari, sur des sources qui sont de toute façon à peu près les seules disponibles. Il a dans tous les cas le mérite indéniable de permettre une rencontre tout aussi extraordinairement féconde entre histoire et philosophie. (...)

       (...) La rencontre de Ponce Pilate et de Jésus, c’est donc la confrontation entre l’Empire de César et le Royaume de Dieu, entre l’État et l’Eternité. C’est un fait historique lointain, survenu sous le règne de l’empereur Tibère (14 – 37 de n. è.) ; mais c’est aussi, simultanément, un événement mémoriel qui se réactualise sans cesse, et qui repose toujours au présent la question du rapport entre le « politique » et le « religieux » qui se décide lors de cette rencontre fondatrice.

       Qu’un spécialiste de droit romain s’empare de cet épisode souvent exclusivement rattaché à la tradition religieuse chrétienne aurait de quoi surprendre, et le parcours d’Aldo Schiavone annonce déjà le registre de la question qu’il pose : cette fois-ci, il s’agira d’interroger l’histoire sacrée sous l’angle de l’histoire de Rome, c’est-à-dire de cette cité qui à légué à l’Occident les fondations de son modèle politique et juridique. Et de le faire dans un esprit résolument animé par les questions vivaces que l’actualité pose au présent, « pour le seul plaisir du récit et de l’interprétation, dans la solitude et en toute liberté ».

       Le renouvellement de la compréhension qu’on se forme habituellement de cet événement repose d’abord sur un décentrement de la question de départ : d’après Schiavone, envisager la rencontre entre Pilate et Jésus comme un « procès » relève en réalité du mythe historiographique. À bien y regarder, voir dans cet événement une procédure judiciaire relève d’un préjugé formaliste trop attaché aux principes et trop peu soucieux des contingences du réel, appliquant des catégories de droit romain à des témoignages qui dans le fond s’y dérobent.

     Avant cette rencontre, une première assemblée « judiciaire » a d’ailleurs commencé à décider du sort de Jésus : après avoir organisé son arrestation, c’est d’abord la plus haute autorité juive qui l’auditionne. Or ce Sanhédrin semble en l’espèce n’être tout au plus qu’une « assemblée de notables qui s’est tenue en état d’exception », pour formuler un acte d’accusation auprès de la juridiction romaine. En revendiquant devant eux le titre de « Christ », Jésus n’a que facilité et précipité leur délibération – et son transfert devant Pilate, qui entre véritablement en scène au petit matin du 14 du mois de Nissan de l’an 30 (ou 33, ou autre…). (...)

       (...) En réalité, Ponce Pilate avait déjà supervisé l’arrestation du « fils de Dieu » au côté des élites juives, en sa qualité de gouverneur de la Judée. Et si l’image selon laquelle Pilate s’en serait « lavé les mains » n’a rien d’historique, elle souligne néanmoins une réalité fondamentale : Pilate n’a probablement que faire de Jésus et de son message religieux. Il s’agit principalement pour lui de régler un problème interne à la communauté juive, qui ne le concerne qu’en tant que représentant du pouvoir souverain, détenteur du monopole de la violence légitime, et garant de l’ordre public.

       Dans des pages aussi agréables que bien informées, Aldo Schiavone tord le cou à une certaine légende noire du chevalier romain Ponce Pilate, méconnu mais souvent critiqué, qui en est venu à exercer la charge de Préfet de Judée pendant la durée exceptionnellement longue de onze ans. Par un récit enlevé et passionnant, il le plonge dans les méandres d’une civilisation si différente – et disons-le, si bizarre – pour un noble italien vraisemblablement pétri, comme ses semblables, de droit romain et de philosophie stoïcienne.

       Face à une telle situation, la logique du travail de Pilate est de mener une instruction souveraine et pragmatique du cas soumis à sa juridiction. Celle de Jésus est d’affirmer l’existence d’un « autre Royaume » (dans des termes plus romains, Augustin parlera d’une « autre Cité »). Cette conception, parfaitement étrangère à la pensée romaine, s’enracine dans la théologie politique juive, et dans son idée cardinale d’une alliance entre Dieu et le peuple élu. Cette théologie confère à tout royaume juif – aussi terrestre soit-il – une dimension prioritairement divine et religieuse, et en un sens a-politique : car son caractère strictement monothéiste exclut toute notion de « pluralité » au sein du peuple, laquelle est la condition de départ des conceptions grecques et romaines de la politique. Sous cet angle, la rencontre entre Pilate et Jésus préfigure l’affrontement entre une conception pluraliste du pouvoir et celle qui le remet à une instance régnante (le monarque de droit divin, ou le guide exécutant les lois d’une Vérité sécularisée mais transcendante) : cette tension qui anime toute l’histoire politique de l’Occident jusqu’à nos jours.

       Pour l’instant, elle donne surtout à voir comment l’enseignement de Jésus modifie déjà la théologie politique juive, d’abord en scindant Dieu en deux (le Père et le Fils), puis en scindant le Fils lui-même en deux (l’homme et le Dieu). Ce « dispositif théologique » renouvelé brise le « dogme théocratique » en vigueur en Judée : il instaure une nouvelle « machine double » structurée selon une logique d’« exclusion incluante » (les lecteurs de philosophie italienne reconnaîtront ici bien des concepts familiers…) : le Fils renvoie au Père, l’homme à Dieu, et ainsi aussi le royaume de César au royaume Eternel.

       La séparation entre ces deux royaumes n’est ainsi pas hermétique, leurs rapports sont continus : dans la perspective du Salut de l’humanité, le royaume de César représente la terre étrangère dont il faut bien subir la traversée pour rejoindre le Règne éternel. En un mot, l’enjeu est que cette construction théologique fournit le socle théorique de l’État moderne ; et que sa puissance vient précisément de ce qu’en un premier temps, elle dépolitise le monothéisme juif, en rendant concevable une déconnection du pouvoir sur terre et de celui de Dieu : « Rendez à César… » disait-il. En assouplissant ainsi la théologie politique juive, Jésus en augmente autant la portée. Pilate a donc devant lui un homme qui est tout sauf un agitateur, quand Jésus a devant lui l’agent d’un instrument du Salut : l’Empire.

       Finalement, Jésus renverse alors la qualification juridique de son acte en ce sens : ce à quoi il prétend, ce n’est pas la Royauté, mais la Vérité. Non pas la vérité rationnelle et délibérative des gouvernants romains pétris de sagesse stoïcienne, mais la vérité unique, totale et révélée. « Qu’est-ce que la Vérité ? » demande fort à propos Pilate, confronté à cette conception exotique. Et c’est tout aussi à propos que les auteurs des évangiles rapportent cette question significative : car la sagesse terrestre est doute et curiosité, tandis que la sagesse religieuse est foi. C’est pourquoi la réponse n’a pas besoin de mots : Jésus se tait, car la Vérité, c’est celui que Pilate a devant lui, qui est aussi la voie de la Vie éternelle. (...)

       (...) A l’issue de l’interrogatoire, Pilate est donc décidé à relaxer son prisonnier dont les propos, quoiqu’étranges, n’expriment aucun projet subversif sur le plan politique. Mais il lui fallait encore ménager l’aristocratie locale, pour sortir indemne de cette histoire simultanément judiciaire et politique. Pour leur permettre d’en sortir la tête haute (ou pas trop abaissée…), il somme le Sanhédrin de choisir qui bénéficiera de la grâce qu’il compte prononcer, de l’insurgé homicide Barrabas (un véritable danger public) ou de ce Jésus dont il a constaté l’innocuité.

       De toute cette scène – malgré ce qu’ont voulu en dire des siècles de peinture – le peuple est absent ! Et ce n’est pas sans conséquence, car on a quelques raisons de croire que le peuple, au contraire des élites, était passablement christophile – c’était d’ailleurs bien là tout le problème. Toute une tradition s’est ainsi fourvoyée en voyant dans cette scène, à la suite du grand juriste Hans Kelsen, une « scorie de la démocratie » !

       Seulement voilà : pour ces aristocrates, le charisme d’un Jésus était une menace plus grande que le tueur d’aristocrates Barrabas lui-même. Menace pour leurs intérêts propres, certes, mais aussi pour la religion de Moïse dont ils sont les gardiens, et pour l’identité juive elle-même que la théologie de Jésus s’apprêtait de fait à dissoudre. Le Romain Pilate était impuissant à comprendre ces enjeux identitaires. Le reste – le fameux lavement de mains donc, ou l’approbation coupable de la multitude juive – n’est que falsification postérieure de l’histoire, destinée à stigmatiser la culpabilité d’un peuple déicide.

       La flagellation est une ultime manœuvre imaginée par Pilate pour sauver Jésus sans léser le Sanhédrin ; c’est aussi un nouvel échec. La crucifixion s’impose alors comme la seule expiation envisageable du crime de celui qui s’est proclamé « fils de Dieu ». Mais elle est aussi la meilleure solution à ce que Jésus – clairement apeuré par les désagréments qui lui sont associés – poursuit comme le but de sa mission, le meilleur et finalement le seul moyen d’enraciner définitivement son enseignement messianique dans l’histoire ; ou en d’autres termes, de faire que l’indifférence vis-à-vis du monde politique au profit du Royaume de Dieu soit actée dans ce monde-là. La condamnation à mort de Jésus, c’est l’acte par lequel Pilate cède devant la volonté du Christ de passer de la « suspension du temps » (décrétée par sa vie) à la « tradition » (ouverte par sa mort).

    A lire également sur nonfiction.fr :

    Giorgio Agamben, Pilate et Jésus, par Pierre-Henri Ortiz

    Daniel Boyarin, Le Christ juif, par Stéphane Briand

    Peter Stanford, Judas, par Jean Sénié

    Daniel Marguerat, Jésus et Matthieu. A la recherche du Jésus de l'histoire, par Yoann Colin

    Frédéric Lenoir, Comment Jésus est devenu Dieu, par Jean Thiellay

    http://www.nonfiction.fr/article-8714-quand_cesar_rencontra_dieu.htm

    ***

    Luc Desle


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  • @@@

    Pensées pour nous-mêmes:

    (FOLLE PASSION 

    NE FAIT PAS BON MARIAGE)

    @@@

    "Oui, c'est pour quoi?"

    http://crashyourcrew.tumblr.com/post/157146548542

    @@@

    "ALICE!!!

    - S'cuze moi, Maman..."

    https://corporalsteiner.tumblr.com/post/157190201687

    @@@

    (via runcibility)

    @@@

    Jacques Damboise


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE POISON PEUT-IL

    ETRE DANS LE REMÈDE?)

    ***

    "Chéri?

    - Grumph...

    Faut qu'j'boive plusieurs litres

    de café pour t'répondre"

    just-my-reality-is-different:

    ***

    http://blogpierre.over-blog.com/archive/2011-02/2

    La guerre est devenue

    un moyen de gouverner

    Capitaine Martin

       Les gouvernements actuels suivent à la lettre la leçon de Bush. C’est comme chefs de guerre que les gouvernants créent le mieux l’adhésion. Face au chômage, il faut inventer des solutions et affronter la logique du profit. Quand on prend l’uniforme du chef de guerre, c’est tout de suite beaucoup plus facile, surtout dans un pays dont l’armée reste malgré tout l’une des mieux entraînées du monde.

       Le lendemain des attentats coordonnés, perpétrés dans Paris le 13 novembre 2015, le gouvernement français a naturellement déclaré l’état d’urgence. Sous cet état d’exception, la police et d’autres institutions, notamment le ministère de l’Intérieur et les préfets (représentants locaux de l’État) se sont vues conférer un large éventail de pouvoirs, dont celui de perquisitionner des logements de jour comme de nuit et d’émettre des arrêtés d’assignation à résidence sans que l’autorisation d’un juge soit nécessaire.

       L’état d’urgence a été prolongé de trois mois, une première fois le 26 novembre 2015, puis de nouveau le 26 février 2016, et de deux mois le 26 mai 2016. Il a depuis été régulièrement prolongé, officiellement dans le but de couvrir la période des élections nationales, prévues en avril-mai 2017.

       « Rien ne sera plus comme avant » avaient déclaré certains journalistes et hommes politiques après les attentats qui ont frappé la France. L’intensification des politiques et pratiques sécuritaires préexistantes ne s’est pas fait attendre. Mise en accusation des salafistes, des musulman-e-s, de l’islam ou des immigrés en général. À la parole des politiques, s’est joint l’acte... policier. Selon les chiffres publiés le 6 décembre 2016 par le gouvernement, depuis novembre 2015, 4.292 perquisitions de domiciles avaient été menées et 612 personnes avaient été assignées à résidence (et 434 personnes affectées). Par ailleurs, en décembre 2016, 95 personnes étaient encore assignées à résidence.

       Rappelons qu’en février 2016, Amnesty International a rapporté que moins de 1 % des perquisitions de domiciles menées entre novembre 2015 et février 2016 (soit plus de 3.000) avaient donné lieu, au regard de la législation française, à des chefs d’accusation pour activités à caractère terroriste (excepté les infractions pour « apologie du terrorisme »), ce qui révèle à quel point cette mesure était disproportionnée...

       La situation des migrants s’en est naturellement ressentie et les politiques orchestrées en la matière par l’Union européenne tendent à organiser les contrôles abusifs, la destruction des bateaux, les rafles et les chasses à l’homme avec leurs corollaires : enfermement de milliers d’êtres humains, absence d’accès aux droits les plus élémentaires, expulsions, refoulements, harcèlement, isolement.

       Ces politiques et leur relais dans les médias construisent dans la population un imaginaire d’une Europe assaillie par un danger migratoire. Tout ceci pousse à un racisme de plus en plus décomplexé, assumé et revendiqué. Les passages à l’acte (violence raciste, organisations de riverains voulant « faire justice eux-mêmes », manifestations et émeutes, tabassages, expulsions illégales, menaces) sont de plus en plus fréquents. Les pouvoirs publics et leurs forces de police au mieux ferment les yeux sur la situation, au pire poussent à ces passages à l’acte qui leur facilitent la tâche et correspondent à des objectifs politiques.

       Bien entendu, les causes des migrations et les causes de leur visibilité actuelle, dont les pays européens sont directement et évidemment responsables, ne sont jamais énoncées dans les discours sur les migrations actuelles. La France était pourtant en guerre bien avant les attentats, lesquels ont largement servi de prétexte à intensifier ces engagements militaires. Ces dernières années, l’armée française est intervenue massivement en Afrique. La guerre est ainsi devenue un des derniers points forts des derniers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy avec l’opération Harmattan en Libye mais aussi avec le passage à l’offensive de la force Licorne en Côte d’Ivoire pour faire tomber le régime de Laurent Gbagbo.

       Marchant dans les pas de son prédécesseur, François Hollande endosse pleinement le costume de chef des armées. L’opération Serval au Mali en 2013 qui se métastase à partir de l’été 2014 dans les pays de la sous-région avec l’opération Barkhane est emblématique du retour en force du militaire comme pilier de l’influence française dans ses anciennes colonies africaines. Sangaris, en République centrafricaine, vient conforter cette politique. Présentées officiellement comme des victoires, ces interventions posent en réalité éminemment question.

       L’intervention en Libye a eu des répercussions particulièrement néfastes sur le Mali. Dans ce pays, la France est intervenue pour combattre les groupes armés implantés dans le nord mais a, dans le même temps, remis en selle le Mouvement national pour la Libération de l’Azawad (MNLA), pourtant à l’origine de la crise. Avec Barkhane, et au nom de la « guerre contre le terrorisme », l’armée française est désormais durablement implantée au Burkina Faso et au Niger, tout en relégitimant la dictature d’Idriss Déby au Tchad en en faisant le point nodal de ses guerres africaines. Enfin, en Centrafrique, la France s’est embourbée dans une guerre civile d’une rare violence dont elle était en même temps juge et partie.

       Ces conflits doivent être désignés par leur nom : ce sont des guerres d’ingérence impérialiste. La France n’a aucun « rôle positif » dans ces interventions, malgré ses prétentions puisées à l’ancien répertoire colonial. Le discours belliciste entend anesthésier et tétaniser la population. Pourtant, comment ne pas rappeler les désastres que sèment ces guerres, les millions de morts, de blessés et de déplacés, la misère, le désespoir jetant les populations sur les routes, tandis que s’enrichissent les profiteurs de guerre, les multinationales vendeuses d’armes – la France tenant en la matière le quatrième rang mondial.

       Ce sont aussi des dépenses colossales, qui détournent l’argent public de dépenses sociales, culturelles et écologiques vitales. De surcroît, l’État qui mène ces guerres, en pompier pyromane, nous entraîne dans une spirale infernale ayant pour effet de renforcer la haine qui débouchera sur d’autres attentats. Les Rafale tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan ou de Nice. Ces bombardements sont des bombes à retardement.

       L’état de guerre proclamé encourage les peurs et crée la division. Le gouvernement socialiste a sapé l’État de droit et les droits humains, entretenant le racisme et la xénophobie tout en semant les germes de nouvelles violences et de nouveaux conflits. Les discours alarmistes et anxiogènes déclamés ici et là ainsi que la désignation d’ennemis intérieurs ont servi et servirons encore à légitimer des mesures disproportionnées qui portent atteinte aux droits fondamentaux, dans le but de mieux contrôler la population. La guerre est désormais devenue un moyen de gouverner ; elle est aussi une guerre sociale.

    http://www.resistance-politique.fr/archives/3038

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSE POUR QUELQU'UN

    ET PAS POUR TOI)

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    "Toi, la vieille Rousse, je te hais!

    - Pareil pour moi, la fausse blonde!"

    theniftyfifties:

    Vivian Vance and Lucille Ball in ‘I Love Lucy’.

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    http://www.dorffer-patrick.com/article-humour-election

    -ena-de-droite-ou-ena-de-gauche-104348531.html

    Jean-Claude Michéa :

    «La progression du FN est la conséquence

    de l’abandon par la gauche moderne

    de toute critique cohérente du capital»

     Sonya Faure et Dominique Albertini — 

       Le philosophe, dont le dernier livre «Notre ennemi le capital» est paru en janvier, revient sur le lien indissociable entre libéralisme économique et culturel, et sur la décence ordinaire de «ceux d'en bas». Entretien musclé (par courriel).

       Michéa a accepté, mais en posant ses conditions: pas de rencontre, les questions devaient être posées par courriel – sans possibilité, donc, pour les journalistes de rebondir sur ses réponses. Crainte de voir ses propos déformés? Attitude significative d’un refus du dialogue de la part de ces intellos «nouveaux conservateurs»? Sans doute, quand on voit le ton adopté par le philosophe pour répondre – par courriel, donc – à nos questions, évidemment critiques. Michéa consacre plus de lignes à aligner Libération, qu’à préciser sa pensée. Nous avons malgré tout décidé de publier cette interview dans son intégralité. Dommage, seulement, que celle-ci n’ait pas pu avoir lieu dans le cadre d’un vrai débat, face à face. (propos de Libération toujours aussi médiocres et intellectuellement déplorables)

       / Pour vous, libéralisme économique et libéralisme culturel sont les deux faces d’une même pièce – une idée que vous résumez par la formule Hayek = Foucault. Sur quoi établissez-vous cette équivalence?

       - Il suffit de lire le dernier Foucault pour vérifier que lui-même tenait Hayek en haute estime (il trouvait même des vertus à la politique d’Helmut Schmidt!). Quant aux liens unissant libéralisme économique et libéralismes politique et culturel, ils sont assez clairs pour quiconque prend encore la peine de lire le Capital. Si le premier se réduit bien – comme le voulait Hayek – au droit pour chacun de «produire, vendre et acheter tout ce qui peut être produit ou vendu» on comprend en effet que la dynamique du capital ne puisse connaître, selon la formule de Marx, «aucune limite naturelle ou morale». Est-ce du reste un hasard si ces deux aspects du libéralisme avancent presque toujours du même pas?

       / Vous semblez considérer l’actuelle vigueur du discours réactionnaire comme un phénomène assez secondaire par rapport aux conquêtes du libéralisme économique et culturel. Le Front national n’est-il pour vous qu’une menace fantoche, dernier argument d’une gauche épuisée?

       - Vous avez visiblement mal compris ce que j’écris! Je n’ai jamais dit que la progression du FN constituait un «phénomène assez secondaire». Je soutiens, au contraire, qu’elle est la conséquence logique de l’abandon par la gauche moderne de toute critique cohérente du capital «compris dans sa totalité» (Debord). Et donc de son abandon non moins logique des classes populaires.

       / Vous défendez un Peuple sans couleur, sans sexe ni genre, mais porteur des valeurs de dignité et d’entraide, cette fameuse «common decency» que vous avez reprise d’Orwell. Ce peuple-là a-t-il jamais existé? Cette vision ne prend-elle pas le risque de la naïveté ou de la condescendance?

       - Vivant entouré de paysans et de petits éleveurs dans une zone particulièrement défavorisée de la «diagonale du vide» – là où les transports en commun sont presque inexistants, où la couverture téléphonique est aléatoire et où les commerces de proximité ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir – je pense avoir une connaissance des conditions de vie réelles des milieux populaires un peu moins abstraite que celle de la plupart des journalistes de Libération!

       Et je n’ai bien sûr jamais écrit que le «Peuple» – vous confondez ici le «peuple» comme sujet politique à construire et le «peuple» comme réalité sociale hétérogène – était «sans couleurs, sans sexe, ni genre». Et encore moins qu’il était sociologiquement indifférencié (dans les Mystères de la gauche, j’invitais même à définir un nouveau langage commun «susceptible d’être compris aussi bien par des travailleurs salariés que par des travailleurs indépendants, par des salariés de la fonction publique que par des salariés du secteur privé, et par des travailleurs indigènes que par des travailleurs immigrés»).

       Quant à ces valeurs d’entraide populaires dont vous vous demandez naïvement, et de façon très parisienne, si elles ont jamais existé, il serait bon que vous vous posiez au moins une fois la question suivante : par quel miracle, en effet, les gens ordinaires – dont la plus grande partie ne gagne même pas 2 000 € par mois – pourraient-ils faire face aux inévitables aléas de la vie quotidienne – perte d’emploi ou chute dans la précarité, dégât des eaux, déménagement imposé, cambriolage, problème de santé, etc. – sans cette pratique traditionnelle de l’entraide et du «coup de main» entre parents, voisins, amis ou collègues, qui constitue justement le principe de toute common decency? J’ai chaque jour, quant à moi, la réponse concrète sous les yeux.

       / Votre critique du capitalisme ne s’appuie pas sur une analyse sociologique de «ceux d’en bas», ni sur un décryptage des mécanismes des dominations économiques contemporaines (néomanagement, précarisation et parcellisation du travail…). Vous ignorez ou critiquez les luttes antiracistes, antisexistes, ou même la récente mobilisation contre la loi travail. Votre critique n’est-elle pas avant tout celle de la société du siècle passé?

       - Je me demande si vous avez ouvert un seul de mes livres! Ils contiennent en effet d’innombrables analyses sur tous les sujets que vous venez d’évoquer. Il est vrai que ces analyses sont assez souvent inspirées par Marx et Debord, ce qui ne peut évidemment que choquer ces sociologues mandarinaux auquel votre journal accorde régulièrement ses faveurs.

       Quant à ma prétendue «ignorance» des luttes dites minoritaires, il ne vous a quand même pas échappé que si j’ai consacré, dans mon dernier livre, une place aussi centrale à Pride de Matthew Warchus, c’est bien parce que ce film admirable offrait l’exemple d’une articulation dialectique particulièrement réussie entre la lutte anticapitaliste et une lutte «sociétale». Quant à l’idée, enfin, selon laquelle une critique radicale du capitalisme – c’est-à-dire, écrivait Debord, une critique qui voit dans le Spectacle «à la fois le résultat et le projet du mode de production existant» – serait aujourd’hui «périmée», je crains qu’elle ne nous en apprenne beaucoup plus sur l’idéologie de Libération que sur le monde où sont tenus de vivre les gens ordinaires.

       / Vers quel débouché politique les lecteurs convaincus par vos analyses pourraient-ils se tourner? Comprenez-vous que le Front national puisse apparaître comme tel, tant ce parti pose lui aussi la question des limites face aux grands mouvements du libéralisme – migrations humaines, fluidité des identités, capitalisme globalisé…?

       - Il me semblait pourtant aller de soi que tout mon livre devait être lu comme un soutien à la révolution culturelle accomplie par Podemos et aux combats des partisans de la décroissance ! Mais sans doute estimez-vous qu’il s’agit là de deux mouvements particulièrement «réactionnaires». Cela expliquerait bien des choses.

    http://www.liberation.fr/debats/2017/02/06/jean-claude-michea-la-progression-du-fn-est-la-consequence-de-l-abandon-par-la-gauche-moderne-de-tou_1546195

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    Luc Desle


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  • °°°

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LES GRAINES DE SAGESSE

    ENSEMENCENT TOUS LES SOLS)

    °°°

    "Marre de Diego et de ses colères homériques!"

    lesstalkmoreillustration:

    Andreas Lie SCREAM #2

    °°°

    http://www.centerblog.net/humour-regime.htm

    A Kinshasa,

    l'essor des malewa,

    gargotes de rue

    d'une capitale en crise

    KINSHASA (AFP) 

       "Ici, pour 2.000 francs, je mange à ma faim": à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo minée par la misère, les gargotes de rue bon marché, appelées "malewa", sont de plus en plus prisées malgré une hygiène parfois douteuse. Penché sur son assiette, José Bangamba avale son poulet en sauce. "Ça, c'est 1.500 francs [congolais, soit environ 1,1 dollar, ndlr]. Le foufou, c'est 500", soit 0,4 dollar, détaille ce taxi-moto de 29 ans, en montrant deux boules de pâte de farine de manioc à côté.

       "Dans les restaurants ordinaires, les prix sont facilement dix fois plus chers, où est-ce que je trouverais une telle somme ? Ici, pour 1.500 ou 2.000 francs, je mange à ma faim", confie-t-il. Sur le trottoir, les clients défilent sous le parasol délavé de "Mama Marie". Cuillère en main, cette mère de famille de 48 ans jongle entre les marmites de poulet, de viande, de poisson frais ou fumé, de pondu (mélange de légumes et feuilles de manioc) et de riz, remplit les assiettes et encaisse les billets dans le sac à main accroché à son épaule.

       Célébrés il y a quelques années par Werrason, l'un des chanteurs congolais les plus populaires, les malewa sont apparus à Kinshasa au début des années 1990 au moment de l'effondrement de l'économie congolaise, dans les dernières années de la dictature de Mobutu. Ils se sont depuis lors multipliés comme des champignons et la crise qui frappe de nouveau le pays depuis plus d'un an et demi a encore accéléré le phénomène, à tel point qu'ils échappent à tout recensement dans une mégapole de 10 millions d'habitants où les services publics sont largement absents.

       Quelques ustensiles de cuisine et un peu de charbon de bois pour faire cuire les plats suffisent pour ouvrir un malewa, la nourriture vendue étant faite pour être emportée ou consommée à la va-vite sur place. (...)

       (...) Avec la crise, qui dégrade encore un peu plus les conditions de vie exécrables de l'immense majorité des habitants de la capitale, les malewa permettent à des ménagères d'espérer un petit gain à la fin de la journée, et à une foule de journaliers de se nourrir à moindre frais.

       Une table, un parasol fixé sur une jante de voiture, six marmites, une caisse avec un peu de vaisselle: depuis six ans, Marie Aloka Hioma a installé son malewa devant chez elle, à Lingwala, dans le centre de Kinshasa. "J'ai commencé à faire ça pour payer l'école", explique cette mère de huit enfants. Elle n'a aucune idée du nombre d'assiettes qu'elle sert par jour: "Une centaine peut-être... Les premiers clients arrivent à 05h00... " A quelques rues de là, "Mama Annie" a aussi ouvert le sien, il y a sept ans, dans la cour de sa maison. "Les bénéfices, ça sert un peu pour moi et surtout pour les enfants, pour leur acheter des chaussures, un pantalon", confie cette trentenaire.

       Conséquence de la baisse du pouvoir d'achat provoquée par l'effondrement de la monnaie nationale, les malewa ne sont plus fréquentés aujourd'hui uniquement par la foule des actifs en quête d'une activité rémunérée à la journée, mais aussi par des étudiants, des ouvriers, ou encore des fonctionnaires. "A cause de la mauvaise conjoncture (économique), les +mamas+ doivent se débrouiller. C'est pour ça qu'il y a des malewa partout", explique Papi Bula Mbemba, 49 ans, qui vient déjeuner tous les jours chez "Mama Annie" avant de prendre son travail dans une entreprise de désinsectisation.

       Et pour les clients, "c'est le meilleur prix", poursuit-il: "Les malewa, c'est vraiment une solution pour les Kinois". Mais à ces prix-là, les économies se font parfois au détriment de l'hygiène. (...)

       (...) "Il y a des malewa installés à côté de fosses septiques, qui servent les plats avariés de la veille ou qui ont des assiettes et des verres sales", confirme José Bangamba. Leur installation en pleine rue, au milieu de la poussière et des gaz d'échappement, parfois à proximité de caniveaux d'eau croupie ou de tas d'ordures, multiplie les risques de maladies, notamment celles dites "des mains sales" (diarrhées, vers intestinaux, fièvre typhoïde, choléra...).

       "C'est un problème de santé publique qui est en croissance, parce que la détérioration des conditions de vie fait que la population va s'alimenter là où elle peut", reconnaît le Dr Benjamin Kwengani Mavard, directeur national des services d'hygiène en RDC. "Fermer les malewa, c'est impossible", explique-t-il: "Il faut les améliorer. Il faut redynamiser les brigades d'hygiène pour contraindre, mais aussi sensibiliser. Il faut aider les mamas à améliorer la qualité des repas et à servir correctement, elles doivent connaître ces règles d'hygiène".

       Mais pour l'heure, les autorités en restent aux déclarations d'intention. Sans nier l'existence de bouis-bouis insalubres, "Mama Marie" ne se sent pas visée par les critiques: "Ceux qui sont sales chez eux, leur travail est sale. Moi, je mange ce que je prépare, mon mari et mes enfants aussi".

       Elle montre la cour de sa maison où sa fille nettoie assiettes et couverts dans une bassine. Pour elle, l'hygiène est avant tout un argument commercial: "Je ne veux pas que les gens soient malades, je veux qu'ils reviennent chez moi le lendemain".

    http://www.courrierinternational.com/depeche/kinshasa-lessor-des-malewa-gargotes-de-rue-dune-capitale-en-crise.afp.com.20170212.doc.lm5dq.xml

    °°°

    Benoît Barvin


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