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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA POÉSIE ÉCLAIRE

    L'HISTOIRE HUMAINE)

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    (Sans paroles)

    https://crap-userrname16.tumblr.com/post/173969895360

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    http://projetfrance2012.canalblog.com/albums/humour_politique_3/photos/109907837-environnement_pesticide_humour.html

    Dix ans de lutte contre les pesticides...

    dix ans d’échec

     Lorène Lavocat (Reporterre) 

       En 2008, dans la foulée verte du Grenelle de l’environnement, le gouvernement lançait en grande pompe le plan national Écophyto. Objectif : réduire l’usage des pesticides de 50 % en dix ans, « si possible ». Dix ans plus tard, l’échec est patent. D’après le service régional du ministère de l’Agriculture pour l’Île-de-France (Driaff), entre 2008 et 2015, l’utilisation des produits phytos a augmenté de… 22 % !

       De l’Union des industries de protection des plantes (UIPP) — qui regroupe les fabricants de pesticides — à la Confédération paysanne, tout le monde s’accorde à constater le fiasco. Et même si l’État ne le reconnait qu’à demi-mot, le plan — remanié et rebaptisé Écophyto 2 en 2016 — vivote au ralenti depuis deux ans.

       Pourtant, tout a été fait pour que ça marche : un objectif ambitieux, un budget conséquent (sur la période 2009–2014, le plan a bénéficié de 361 millions d’euros), une batterie de mesures allant de la formation des agriculteurs à la mise en place d’un réseau de fermes « modèles », des programmes de recherche.

       Surtout, l’histoire avait bien commencé, se souvient François Veillerette, de l’ONG Générations futures. « Malgré les fortes pressions de l’agro-industrie, le ministre de l’époque, Michel Barnier, avait tenu bon. Il avait maintenu l’objectif de moins 50 % et poussé pour une approche systémique du problème. » Deux tendances s’affrontaient alors, comme le décrit le sociologue Alexis Aulagnier : « Les associations environnementales et la Confédération paysanne poussent pour une diminution de la quantité de pesticides utilisés, écrit-il dans un articleÀ l’inverse, les industriels et la FNSEA veulent se concentrer sur la diminution des impacts liés à leur usage. » Ce qui est sensiblement différent : alors que la première approche impulse une réforme en profondeur du modèle agricole, la seconde se contente d’un « raisonnement » et d’une « optimisation » des pratiques. (...)

       (...) Contre toute attente, c’est donc la première méthode qui l’a emporté… du moins provisoirement. Dès 2010, dans des cahiers d’acteurs, les entreprises agroalimentaires ont fait connaître leurs doutes sur la possibilité de tenir les objectifs. Des doutes confirmés par les premiers chiffres : la quantité de pesticides utilisée, mesurée par le nombre de doses unités (Nodu), enregistrait une augmentation moyenne annuelle de 5 %. Face à cette chronique d’un échec annoncé, le gouvernement a pris les devants et repousse l’objectif de moins 50 % de 2018 à 2025.

       Sur le terrain, le Bulletin de santé du végétal (BSV), publié chaque semaine afin de prévenir les agriculteurs de la présence de maladies ou de ravageurs, a produit l’effet inverse de celui escompté : « Au lieu de réduire la consommation de produits phytos par un meilleur ciblage, ce bulletin a poussé nombre d’agriculteurs à traiter davantage les cultures en cas d’alerte », explique Laurence Guichard, agronome à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

       L’autre mesure phare du plan, les fermes du réseau Dephy qui s’engagent volontairement à réduire leur consommation de pesticides, patine également. « L’idée que quelques centaines d’exploitations engagées dans de bonnes pratiques allaient montrer l’exemple et convaincre tous les agriculteurs de France de faire de même n’a pas fonctionné », estime Mme Guichard.

       « Le BSV, les fermes, les projets de recherche constituaient des leviers d’action parmi d’autres, qui ont plus ou moins bien marchés, nuance Bertrand Omon, animateur au sein du réseau Dephy. Mais tout ceci s’est fait à la marge, sans que cela ne parvienne à impulser un mouvement dominant de changement. »

       Alors, qu’est-ce qui a manqué pour passer la vitesse supérieure « Les pouvoirs publics ont sous-estimé le verrouillage d’un système agricole fortement dépendant des pesticides », estime Laurence Guichard. Autrement dit, « personne n’a vraiment intérêt à remettre en cause les tendances lourdes auxquelles il est adapté », précise-t-elle dans un rapport dont elle est coautrice, publié en 2017.

       Et depuis soixante ans, notre agriculture s’est très bien « adaptée » aux intrants. « Les pesticides jouent un rôle central dans le système agro-industriel, précise la Confédération paysanne dans un livret sur la sortie des produits chimiques. Ils peuvent “sauver” la récolte à court terme, ou assoir des économies d’échelle en permettant le contrôle sanitaire de grandes surfaces. » Mais le syndicat pointe aussi « une société en quête d’une alimentation moins chère », un libre-échange et une compétition économique qui poussent à la recherche de rentabilité maximale, et une Politique agricole commune (PAC) privilégiant la productivité.

       Or si chacun a sa part de responsabilité dans la situation actuelle, les politiques mises en place ont ciblé presque exclusivement les agriculteurs, dans l’idée de les faire changer de pratiques. « Il n’y a eu aucune intégration des acteurs de l’aval, comme les industries agroalimentaires ou la grande distribution, relève Ingrid Aymes, de Greenpeace. Cela a empêché l’émergence d’une dynamique globale. » (...)

       (...) D’autant plus que les tenants du système agro-industriel n’ont pas tardé à lancer la contre-offensive. « La FNSEA et consorts n’ont jamais été partants pour Écophyto, raconte François Veillerette. Et dès qu’ils ont pu reprendre la main, ils l’ont fait. » Recours juridique, dénonciation du plan, promotion de l’agriculture raisonnée… La communication s’est mise en branle, autour d’une argumentation bien rodée.

       « Les pratiques des agriculteurs sont déjà raisonnées en France, ils n’ont recours aux produits phytos que lorsque les événements — climatiques, sanitaires — les y obligent, explique Eugénia Pommaret, directrice générale de l’UIPP (et salariée de la FNSEA au moment de la loi Grenelle). On peut sans doute aller plus loin dans la réduction des risques et des impacts, en travaillant sur la génétique, le biocontrôle, l’amélioration des pulvérisateurs et des équipements de protection. Mais un monde sans phytos, ce serait comme un monde sans médicaments, ce n’est pas souhaitable. »Pourtant, études et expériences s’accumulent pour prouver qu’il est possible de se passer de ces produits dangereux.

       Même son de cloche du côté de la FNSEA, qui a lancé cette année son « contrat de solution » pour « une trajectoire de progrès pour la protection des plantes »« Ce n’est pas en mettant des drones et changeant le modèle de pulvérisateurs que l’on va sortir des pesticides, dit François Veillerette. Au mieux, ces solutions techniques permettront une baisse de 20 %. Pour aller au-delà, jusqu’à l’objectif de 50 %, il faut changer de modèle. »

       Annoncé pour fin mars, le plan gouvernemental d’actions sur les produits phytopharmaceutiques permettra-t-il de déverrouiller la machine « Si on veut que ça marche, on ne peut plus se contenter de la bonne volonté, il faut des contraintes, des obligations de résultats », estime M. Veillerette. Donc une loi qui bannisse des substances dangereuses, qui interdise que les produits chimiques soient vendus par celles et ceux qui conseillent les agriculteurs sur leurs pratiques, qui fixent des bonus et des malus.

       Mais la députée Delphine Batho se montre pessimiste quant à la volonté de l’État de mouiller la chemise sur ce dossier. « Le gouvernement ne veut pas changer de stratégie, il reste concentré sur l’affichage d’objectifs flous alors que le problème c’est de fixer des moyens, observe-t-elle. Il explore toutes les solutions pour ne pas avoir à en passer par une interdiction des substances dangereuses. »

       D’après l’ex-ministre de l’Écologie, le blocage vient du ministère de l’Agriculture, « qui n’a pas encore évolué vers l’agroécologie », mais aussi du ministère de la Santé, « incapable de se pencher sur les questions de prévention et de prendre en compte la santé environnementale ». Résultat, « seul le ministère de l’Écologie joue un rôle moteur sur la question des pesticides, il est isolé et se heurte au lobbying considérables des firmes agro-industrielles ».

       La sénatrice Nicole Bonnefoy, porteuse d’une proposition de loi sur l’indemnisation des victimes des pesticides, se veut plus optimiste : « Les parlementaires sont aujourd’hui plus ouverts, et le cercle des irréductibles pro-phytos se réduit, se réjouit-elle. Les politiques ont pris la mesure, les choses bougent, mais c’est un travail de longue haleine. »

    https://reporterre.net/Dix-ans-de-lutte-contre-les-pesticides-dix-ans-d-echec

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA MUSIQUE DE LA POÉSIE

    EST INAUDIBLE À CELUI

    QUI NE SAIT PAS ÉCOUTER)

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    "Allez! Avance l'autre jambe! L'AUTRE jambe!

    P'tain, qu'est-ce qui m'a fichu une idiote pareille!"

    "On l'exécuta pour avoir dit qu'il avait rencontré Dieu et que celui-ci était un super brave type". Jacques Damboise in "Pensées à petits pets".

    http://zeezrom.tumblr.com/post/159074519800

    @@@

    "C'est Félicie qui me l'a donné...

    - Et c'est quoi?

    - Heu... Je sais pas... Mais c'est très beau

    https://www.sortiraparis.com/arts-culture/exposition/articles/60852-felicie-de-fauveau-l-amazone-de-la-sculpture-au-musee-d-orsay

    Mélancolie d'une passion pétrifiée
     
     

       Au ciel bleu, elle préfère l’orage. Au renoncement, l’exil. Aux dentelles, la pierre. Aux modes, l’éternité. Elle ne s’habille jamais qu’à la manière d’un prêtre ou d’un soldat. Elle sculpte des heures durant des corps suppliciés, des femmes adultères, des maris furieux et des anges vengeurs dans un atelier pareil à la forge de Vulcain. Elle ne se bat que pour des causes perdues d’avance et ne se connaîtra de gloire plus étincelante que d’avoir été jetée au cachot. Elle pratique la divination d’après la forme des crânes, renonce aux amours des hommes, se rêve en chevalier servant d’une dame, se plait à peindre les ongles de ses lévriers en jaune d’or, arbore une figure hors d’âge, une foi sans bornes et une coiffure à la Jeanne d’Arc.

       Elle est plus extravagante que quiconque, plus acharnée qu’une bête de somme, plus impénétrable qu’une sibylle, plus gentilhomme qu’un homme et plus royaliste que le Roi. Elle est aussi l’héroïne ultra-romantique du dernier livre d’Emmanuel de Waresquiel, un portrait curieux, elliptique et emporté, un caprice historique écrit comme un roman.

       Félicie de Fauveau, sculptrice  française née à Florence en 1801, morte dans cette même ville en 1886, s’est édifiée elle-même en perfection de l’improbable et sa vie détachée de tout  ressemble à une fiction. A une époque où il est devenu révolutionnaire de ne pas se réclamer de la Révolution, elle choisit de la contrarier coûte que coûte. Désespérée, anachronique. C’est à l’avènement de la Monarchie de Juillet que cette jeune aristocrate née en exil se jette à corps perdu dans la condamnation de Louis-Philippe  d’Orléans. Les armes à la main, se faisant l’écuyer de la Comtesse de La Rochejacquelein   pour qui elle nourrit une passion folle et impossible, elle part combattre les ennemis de la Monarchie Absolue dans le bocage vendéen, participant à la dernière insurrection chouanne de 1832. La prison puis l’exil auraient pu avoir raison de son acharnement.

       Mais sa retraite florentine, échouée dans un ancien couvent de Clarisses, sera comme une enclave pour contenir la folie qui la guette, une solution, un aboutissement. Celle qui a été l’élève de Louis Hersent, remarquée par Stendhal, Dumas et Balzac, s’adonnera désormais à ses premières amours artistiques. De la restauration des statues anciennes, elle passe à la sculpture proprement dite, discipline qui deviendra bientôt son langage de prédilection. Si l’arme a changé, le combat éperdu ne flanche pas, le discours passionné reste le même, le personnage intransigeant s’accuse et s’accomplit.

       Refusant plus que jamais "ces eaux stagnantes et nauséeuses de la ressemblance universelle ", l’artiste bannit de ses œuvres la rigidité du classicisme en vogue pour ne garder que les aspérités torturées d’une exaltation moyenâgeuse et délaissée. Fauveau sculpte des armures, des objets précieux  d’argent, de bronze et d’or, des monuments funéraires et des bustes de marbre. Ses sujets de prédilection sont les tragédies, l’amour impossible, l’épreuve de la foi, la mort, la déchéance magnifique, l’emprisonnement et  l’enfer. Tout ce qui l’occupe respire la pureté intraitable face à la corruption et cet amer parfum des courses sans victoires. Tout est sacrifice incompris, souffrance noble et christique.

       S’il y a chez cette femme un amour inquiétant des destins brisés, une fascination pour le désespoir et la chute, un détachement du monde des hommes proche de la négation, il y a alors chez l’artiste une affirmation créative compliquée, décalée, dissymétrique. Ses dessins et ses objets sont comme des îles perdues chargées de souvenirs précieux, innombrables et irréductibles. Ses sujets sont enveloppés de colonnettes gothiques à nervures brisées, de blasons comme des mers sombres. Elle pare ses pierres de pointes, de surfaces rugueuses, écorchées. Contre le tranchant de ses poignards de bronze courent des lianes d’or, folles et torturées comme des nerfs à vif. Ses motifs sont complexes, entêtants, asphyxiants parfois. Ses peintures aux teintes brutales fascinent jusqu’au malaise, comme son étendard de soie représentant Saint Michel, armé d’un bouclier brisé, terrassant un dragon arachnéen aux couleurs de nuit et de sang.

       Sa douceur même est inquiétante, ses visages amoureux sont encadrés de volutes, de fleurs, de bestioles étranges, dont on ne sait s’il s’agit d’un écrin protecteur ou d’une menace inévitable. Son incroyable Monument à Dante qui évoque le pinacle flamboyant d’une cathédrale, est hérissé de gargouilles muettes, comme un lourd verrou  qui s’acharne à condamner l’avenir. Partout, ses personnages semblent animés d’un mouvement circulaire et fermé. Et l’on sent toujours dans son œuvre la puissance rageuse et contenue d’un démon emmuré vivant.

       L’œuvre en question ne connaîtra jamais qu’une notoriété à contre-courant, une reconnaissance en demi-teinte qui ne manquera pas d’être rappelée à son auteur. "Pour quelques petits succès, il ne faut pas vous croire un Michel-Ange " .  Il n’en reste pas moins que Félicie de Fauveau parvient à incarner à elle seule toute une idée de l’Aristocratie lointaine et menacée. Elle deviendra pendant un temps la coqueluche secrète des princes de sang à travers l’Europe, parmi lesquels la Duchesse de Leuchtenberg pour qui elle exécutera une saisissante dague de bronze et d’argent à l’effigie de Roméo et Juliette.

       Elle excelle dans l’historicisme de l’époque romantique et sa personnalité fascinante, incongrue, solitaire, cristallise la réaction nostalgique des castes déchues et orgueilleuses, "jusqu’à devenir elle-même une légende comme ses héroïnes du passé, incarnant l’héritage glorieux des chevaliers croisés ". Fauveau se passionne également pour le Duc de Bordeaux, l’héritier choisi par les légitimistes sous le nom d’Henri V, un roi d’autant plus idéalisable qu’il ne montera jamais sur aucun trône. Elle en sculpte plusieurs bustes, dont un destiné à la Comtesse de La Rochejacquelein,  représentant le jeune duc drapé comme un chérubin "dans ses langes de marbre ". L’artiste qui ne ressemble à personne se crée un insolite royaume d’anges et de pierres mélancoliques, l’éternelle renaissance d’idéaux bafoués, enfouis. Si enfouis qu’il s’en fallait de peu, peut-être, pour qu’ils ne parviennent jamais jusqu’à nous.

       Il va de soi, en effet, que "l’histoire n’est pas tendre pour les victimes, [qu’] elle n’aime pas non plus les vaincus, surtout lorsque ceux-ci se réclament haut et fort des ruines et du désastre ". Mais pour cette artiste exilée, cloîtrée, confidentielle, l’historien Emmanuel de Waresquiel avoue comme une passion clandestine. Il se définit lui-même comme un "voyageur romantique [qui] ne se repère ni ne s’oriente, [mais qui] se perd, à la recherche de l’insolite, [et] veut être surpris ". Son personnage s’impose à lui, avec des raisons imparfaites, jamais clairement dévoilées, peut-être même inconnues.

       L’auteur se délecte surtout de la jeunesse de son personnage, de son allure, de ses manies, de ses lettres, de ses cheveux, de son anachronisme vestimentaire, de son passé de combattante, laissant parfois à ses œuvres une place relativement discrète, tant la vie de ce sujet  lui semble être en elle-même une création remarquable. On sent peut-être chez Waresquiel moins d’admiration pour les sculptures proprement dites que de tendresse pour la folie qui les fait naître. On sent également et surtout une fascination réelle pour une femme idéale comme les derniers sursauts d’une époque nostalgique et crépusculaire. Son essai, oserait-on dire, fait comme un bas-relief, lui aussi dissymétrique, appliqué sur des détails surprenants, comme on s’attarderait sur quelques traits saisissants d’un visage imparfait qu’on aime, et il y demeure une accroche murale irréductible, une porte opaque et muette. Waresquiel, sans doute, ne peut que se prendre au jeu de celle qu’il voudrait tenir entre ses lignes.

       Il ne semble pas trop vouloir la  révéler, comme pour préserver le secret précieux sans lequel ni sa vie ni son œuvre n’aurait le même sens. Dans ce livre singulier, le mystère de l’artiste s’éclaire et il subsiste. Mais si Félicie de Fauveau est bien celle qu’il dépeint, peut-être alors ne pouvait-elle rêver d’un plus fidèle hommage..

     https://www.nonfiction.fr/article-4565-melancolie-dune-passion-petrifiee.htm

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA VÉRITÉ EST

    INSUBMERSIBLE)

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    "C'est toi qui m'a pincé les fesses?!"

    CONRAD KIESEL (GERMAN, 1846-1921)

    https://loumargi.tumblr.com/post/173828877913/conrad-kiesel-german-1846-1921

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    "Oh, il est super mignon... Tu le réchauffes?

    - Non, je l'étrangle"

    (Source: mykukula)

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    "Hummm... Ça sent la chair fraîche..."

    (Source: mykukula)

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    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE LOINTAIN EST SI PRÈS...)

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    (La fille de Staline aimait elle aussi la pipe)

    http://thisisnthappiness.com/post/173185816779/ceci-nest-pas-une-pipe-ill-glen-brogan

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    http://karak.over-blog.com/2017/06/un-petit-delirius-pour-un-grand-macron.ou-l-inverse.html

    Quand Macron fait passer

    Sarkozy pour un gauchiste

       Le travail du dimanche, la suppression de l’ISF, la baisse de l’imposition sur le capital et des cotisations sociales, la déréglementation du droit du travail  : sur bien des sujets, Macron déborde Sarkozy par sa droite. Il vient de compléter cette effarante énumération par la suppression d’une taxe sur les plus riches créée par Sarkozy, l’exit tax, annoncée dans une interview aux tonalités effarantes.

       « There is no other choice  » : Macron n’a pas hésité à reprendre le « There is no alternative  » de Margaret Thatcher. En trente ans, nous sommes passés de TINA à TINOC, poursuivant son recyclage des vieux tubes des années 1980. Décidément, les oligo-libéraux démontrent un goût limité pour la démocratie et leur système de valeur a bien un caractère totalitaire. Son discours plait dans les médias ultralibéraux comme Forbes qui le proclame « leader des marchés libres  », rien que cela ! Et si Macron était le descendant le de Thatcher ? Il modernise à peine son discours en ajoutant seulement la tarte à la crème actuelle du monde des affaires, le concept de disruption digitale.

       Déjà, la présidence Hollande avait trop souvent dépassé celle de Sarkozy par la droite sur les questions économiques. Mais cela s’amplifie depuis que Macron est à l’Elysée. Même le Monde doit bien admettre que ce gouvernement favorise les plus riches. La suppression/ réforme de l’ISF, la forte baisse des taxes sur les revenus du capital et la baisse de l’impôt sur les sociétés sont les gros morceaux, que l’Elysée complète par des initiatives comme la suppression de l’exit tax, qui rapportait 800 millions, sur quelques centaine de contribuables, une forme de solde fiscal pour transfert de domicile fiscal, déjà passé de 34,5 à 28,3% à l’automne, entre la valeur actuelle et la valeur d’achat.

       Bien sûr, le gouvernement tente de noyer le poisson en sous-estimant le rendement de cette taxe, mais Emmanuel Lévy, dans Marianne, montre même au contraire que la réforme pourrait coûter encore plus cher à l’Etat. Il note également, comme l’économiste Gabriel Zucman, que la plupart des autres pays, en Europe et aux Etats-Unis, ont une telle taxe. Bref, l’argument de la compétitivité est faux, à moins de penser que la France devrait devenir un parasite fiscal. Mais surtout, rien ne justifie que ces riches vagabonds fiscaux, qui ne le sont pas souvent pour de bonnes raisons, puissent échapper à une juste contribution à la société qui les a fait riche, comme le leur permet Macron aujourd’hui
     
     

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SOUMISSION EST LE

    CIMENT DES SOCIÉTÉS)

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     "Jolies oreilles...

    - Crétin!"

     http://thisisnthappiness.com/post/173483550799/well-behaved-women-brianna-capozzi

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     https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/le-dessin-du-mois-octobre-7098/

    Un Livre blanc sur la défense

    et la sécurité nationale

    qui sentait la poudre

       Depuis la chute de la monarchie en France (1789), la question des guerres à mener a été directement réglée par la grande bourgeoisie au gré de ses intérêts financiers. L’élection du président de la république au suffrage universel, appuyé comme elle l’est sur la Constitution de 1958, a permis de mettre en place un État qui s’est rendu complètement autonome par rapport à l’ensemble de la population, et qui détermine les contenus de ce que les deux Assemblées - Sénat et Assemblée nationale - devront transformer en lois.

       Quant aux guerres elles-mêmes - telles que nous les avons vues en Libye et en Syrie -, elles sont mises en œuvre par la haute fonction publique qui rassemble en son sein les représentants des grands intérêts impérialistes français et internationaux. Regardons cela de plus près à l’occasion de la mise en œuvre du document qui nous a déjà engagé(e)s par deux fois dans des conflits dont les conséquences menacent maintenant l’équilibre du monde…

       Rétrospectivement, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de juin 2008… nous saute au visage tant son contenu et les circonstances de son élaboration apparaissent comme très inquiétants. Il est dû au travail d’une Commission désignée par le décret n° 2007-1144 du 30 juillet 2007 pris sous la signature du président de la république en fonction, Nicolas Sarkozy, et contresigné par son premier ministre, François Fillon.

       Le tout début de ce décret nous apprend que cette Commission est constituée de deux catégories de personnes : celles qui sont présentes sur titre (18) et celles qui le sont pour leur compétence personnelle (18). Sur ce total de trente-six membres, il y a quatre parlementaires (Assemblée nationale : 2 ; Sénat : 2), c’est-à-dire quatre personnes issues du suffrage universel, qui ne vaut donc que pour un peu plus de 10 %, dans une affaire – la guerre – qui n’est tout de même pas peu de chose…

       Mais c’est encore trop sans doute. En effet, le 7 avril 2008 madame Patricia Adam, députée socialiste, et monsieur Didier Boulaud, sénateur socialiste se fâchent tout rouge et donnent leur démission au motif que : « En sept mois de travaux, nous avons constaté que cette commission ne servait que de chambre d’enregistrement des décisions du président de la République.« 

       Comment pourrait-il en être autrement, puisque, hormis nos quatre parlementaires, si les personnalités choisies pour leur compétence le sont du seul avis du président de la république, celles qui le sont pour leur titre se trouvent être des hauts fonctionnaires civils ou militaires qui, pour leur quasi-totalité, doivent justement ce titre à une nomination décidée par ce même président de la république (conseiller d’Etat, secrétaire général de la défense nationale, directeur général de la police nationale, directeur général de la gendarmerie nationale, directeur général des affaires politiques et de sécurité, directeur général du trésor et de la politique économique, directeur de la stratégie à la direction générale de la recherche et de l’innovation, chef d’état-major des armées, délégué général pour l’armement, secrétaire général pour l’administration, directeur général de la sécurité extérieure, directeur chargé des affaires stratégiques, etc.).

       Nous voici donc sous l’Empire… Qui pourrait croire que cela ait changé depuis deux siècles ?…

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-livre-blanc-sur-la-defense-et-204177

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE DEMANDE

    UNE BONNE SANTÉ)

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    "Marchez, Mâââkrrronnnistes!"

    dualvoidanima

    ‘fear_is_only_an_illusion’

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    https://www.google.fr/search?q=viol+humour&client

    Au Soudan, une jeune femme

    victime de viol condamnée à mort

    A.R. (avec AFP)

       "La peine prononcée à son encontre est d'une cruauté intolérable" : Amnesty International a fustigé jeudi 10 mai la condamnation à mort par un tribunal soudanais d'une adolescente accusée d'avoir tué, en situation de légitime défense, son mari violeur. Noura Hussein Hammad, 19 ans, "est une victime", a rappelé le directeur régional adjoint d'Amnesty International, Seif Magango, dans un communiqué :

      "La peine de mort est le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant. L'appliquer à une victime ne fait que souligner l'échec des autorités soudanaises à reconnaître la violence qu'elle a endurée." "Les autorités soudanaises doivent annuler cette condamnation manifestement injuste et s'assurer que Noura ait droit à un nouveau procès, équitable, qui prend en compte ces circonstances atténuantes", demande Amnesty International.

       Le père de Noura Hussein Hammad l'avait forcée à épouser Abdulrahman Hammad à l'âge de 16 ans, la loi soudanaise autorisant le mariage des enfants de plus de 10 ans. En avril 2017, après avoir terminé ses études secondaires, elle avait dû déménager chez son époux. Mais lorsqu'elle a refusé de consommer son mariage, son mari a appelé deux de ses frères et un cousin pour qu'ils l'aident à la violer, selon l'ONG. Celle-ci détaille :

      Le 2 mai 2017, les trois hommes ont tenu Noura Hussein pendant qu'Abdulrahman la violait. Le lendemain, il a à nouveau essayé de la violer, mais elle a réussi à s'échapper dans la cuisine où elle a attrapé un couteau. Dans la bagarre qui s'ensuivit, M. Abdulrahman a succombé à des coups de couteau."Noura Hussein est alors rentrée chez elle et son père l'a remise à la police.

       Lors de son procès en juillet 2017, Noura Hussein a été déclarée coupable d'"homicide volontaire" par le tribunal, qui a appliqué une vieille loi qui ne reconnaît pas le viol conjugal. Noura Hussein Hammad, dont le rêve était de devenir enseignante, est détenue dans une prison pour femmes depuis mai 2017. Au cours des dernières années, des ONG et des militants des droits des femmes et des enfants ont multiplié les campagnes contre ces mariages forcés, notamment de mineures, un phénomène répandu au Soudan.

    https://actus.nouvelobs.com/monde/20180511.OBS6473/au-soudan-une-jeune-femme-victime-de-viol-condamnee-a-mort.html?cm_mmc=Acqui_MNR-_-NO-_-WelcomeMedia-_-edito&from=wm#xtor=EREC-10-[WM]-20180511

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSER EST COMME DANSER

    SANS LA MUSIQUE)

    %%%

    (Le petit boa Mâââkrrrooonnn

    ne savait pas à qui il avait à faire)

    They Raided Our Jungle Pits - art by Mort Künstler (1955)

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/173436278673/

    they-raided-our-jungle-pits-art-by-mort-k%C3%BCnstler

    %%%

    "Ça te dirait un voyage en Uber Kong?"

    King Kong (1976)

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/173433983543/king-kong-1976

    %%%

    "Tu vas me soigner, hein, sale p...?

    - Bien sûr, Monsieur le violeur,

    et pas qu'un peu soyez en sûr"

    Lynda Carter - Wonder Woman (1975)

    https://atomic-chronoscaph.tumblr.com/post/172876558993/lynda-carter-wonder-woman-1975

    %%%

    Nadine Estrella


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (CHAQUE FAUTE AVOUÉE

    N'EST PAS FORCÉMENT PARDONNÉE)

    ***

     "Chérie, on voit tes fesses!

    - Mais j'ai mis une culotte!"

     (Source: admonitionstoaspecialperson)

    ***

     http://tropicalboy.canalblog.com/archives/2017/05/30/35336955.html

    Après Macron l’Américain, Mélenchon le Ruskoff.

       A peine arrivé à Moscou (7 mai 2018), Jean-Luc Mélenchon a dit sa reconnaissance à la Russie sans qui la France n’aurait pu chasser l’occupant nazi. On sait que le leader de la France Insoumise refuse depuis toujours de célébrer le tardif débarquement anglo-américain en Normandie dont la France avait été exclue pour mieux l’inféoder aux USA «  : « Ils avaient préparé leur AMGOT (1) qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis. »

       Mélenchon : «  Pour le malheur général, trop souvent depuis des siècles l’alliance franco-russe fut empêchée ou contrecarrée par l’intrigue ou l’incompréhension. Elle n’en demeure pas moins une nécessité que l’on voit apparaître à chaque tournant de l’Histoire. »

       Mélenchon encore, au président russe : « Aussi, en venant vous voir, il m’a semblé que ma démarche et votre réception étaient inspirées par une considération et une cordialité réciproques, que n’ont brisées, depuis des siècles, ni certains combats d’autrefois, ni des différences de régime, ni des oppositions récemment suscitées par la division du monde. »

       Bien sûr, Macron, dont la presse états-unienne se moque des frottis-frottas serviles avec Trump (voir logo) et la classe politico-médiatique française hurleraient à l’unisson contre notre « russolâtre d’extrême gauche » si ces paroles n’avaient en vérité été dites par De Gaulle. 

       Théophraste R.
     (Editorialistes que les valets atlantistes français jettent parfois dans les bras d’un général, grand bourgeois, contre qui la France s’est levée il y a 50 ans).

    Note. (1) Allied Military Government of Occupied Territories.

     https://www.legrandsoir.info/

    ***

    Benoît Barvin


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  • @@@

    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE TE TROMPE PAS,

    LE COMBAT CONTRE LA VIE

    N'EXISTE PAS)

    @@@

    (Source: boring-usernamex2)

    @@@

    https://aucoinducomptoir.wordpress.com/2014/01/31/

    vous-ne-voulez-pas-mourir-idiot-passez-les-rumeurs-a-la-moulinette-du-fact-checking/

    Les médias n’hésitent pas à désinformer

    pour accuser la Russie de… désinformer

    Moon of Alabama

       Le Grauniad (*) s’enfonce de plus en plus dans la désinformation : Révélation : Le Royaume-Uni veut renforcer l’alliance anti-Russie est le titre d’une première page du journal qui ne nous révèle absolument rien. Aucun secret ne nous est dévoilé, et aucun journaliste n’a posé la moindre question embarrassante à qui que ce soit. Comme tant d’articles du même genre, cet article désinforme pour accuser la Russie de désinformer.

       La principale ’révélation’ vient d’un haut-fonctionnaire du gouvernement britannique. On y a ajouté quelques citations des propagandistes anti-russes habituels. Les allégations douteuses ou fallacieuses des gouvernements ’occidentaux’ sont présentées comme la vérité. Le fait que la Russie les nie est la preuve de la rouerie russe et de sa ’désinformation’.

       L’article commence ainsi : Le Royaume-Uni profitera d’une série de sommets internationaux cette année pour appeler à une stratégie globale de lutte contre la désinformation russe et préconiser une remise en question du dialogue diplomatique traditionnel avec Moscou, à la suite de la campagne agressive du Kremlin pour nier l’emploi d’armes chimiques au Royaume-Uni et en Syrie...

       ’Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères considère la réponse de la Russie à Douma et Salisbury comme un tournant et pense qu’il existe un soutien international pour aller plus loin’, a déclaré un officiel de Whitehall. ’Les domaines dans lesquels le Royaume-Uni est le plus susceptible de s’engager sont la lutte contre la désinformation russe et la recherche d’un mécanisme pour obliger ceux qui utilisent des armes chimiques à rendre des comptes.’

       Il existe un mécanisme pour obliger ceux qui utilisent des armes chimiques à rendre des comptes. Il s’agit de la Convention sur les armes chimiques et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). C’est le gouvernement britannique qui a refusé d’appeler l’OIAC, lors de l’incident de Skripal : Au tout début, le gouvernement britannique s’est opposé à l’implication de l’OIAC, comme le demandait la Russie. Ce n’est que le 14 mars, dix jours après l’incident et deux jours après que le Premier ministre Theresa May a porté des accusations contre la Russie, que le gouvernement britannique a demandé à l’OIAC d’intervenir. Ce n’est que le 19 mars, 15 jours après l’incident, que l’équipe technique de l’OIAC est arrivée et a prélevé des échantillons de sang.

       Revenons maintenant à la désinformation du Guardian : Le Royaume-Uni a fait valoir aux différents ministères des affaires étrangères, que les dénégations russes au sujet de Salisbury et de Douma prouvent que cet État ne veut pas coopérer pour parvenir à une compréhension commune de la vérité, mais utilise au contraire les deux épisodes pour tenter systématiquement de diviser l’électorat occidental et semer le doute.

       Une ’compréhension commune de la vérité’ est un terme intéressant. Quelle est la vérité ? Ce que prétend gouvernement britannique ? Il a accusé la Russie d’avoir empoisonné les Skripal huit jours à peine après l’incident. Maintenant, deux mois plus tard, il admet qu’il ne sait pas qui est coupable : A ce jour, la police et les services de renseignement n’ont pas réussi à identifier la ou les personnes qui ont perpétré l’attaque de l’agent innervant à Salisbury, a révélé le conseiller à la sécurité nationale du Royaume-Uni.

       Les Britanniques savent-ils d’où vient le prétendu poison Novichok ? À moins qu’ils ne l’aient produit eux-mêmes, ils n’en ont probablement aucune idée. La République tchèque vient d’admettre qu’elle a fabriqué de petites doses d’un agent innervant Novichok pour des tests. D’autres acteurs en ont fait autant.

       Revenons au Guardian : Les politiciens britanniques ne sont pas les seuls à prétendre que la propension au mensonge de la Russie n’est pas une caractéristique personnelle de Poutine, mais une stratégie gouvernementale qui rend la diplomatie traditionnelle inefficace.

       Angela Merkel, la chancelière allemande, a dit, en sortant d’un long entretien téléphonique avec Poutine - elle en a eu plus de 40 en un an - qu’il vivait dans un autre monde. Non, Merkel n’a jamais dit ça. C’est l’administration Obama qui a fait écrire ça à ses laquais du New York Times : La chancelière allemande Angela Merkel a dit à M. Obama au téléphone, dimanche, qu’après avoir parlé avec M. Poutine, elle se demandait s’il était en contact avec la réalité. Il est ’dans un autre monde’, a-t-elle dit.

       Lorsque nous avons lu ça en mars 2014, cela nous a tout de suite paru suspect : C’est étrange, cela ne ressemble pas du tout à Merkel. Je doute qu’elle ait dit cela comme ’les personnes à qui elle a parlé de sa conversation avec Poutine’ le font écrire au Times. Il s’agit plutôt d’une tentative pour discréditer Merkel et l’empêcher de s’entendre avec la Russie en dehors du contrôle américain.

       Un jour plus tard, le gouvernement allemand a nié que Merkel ait jamais dit une pareille chose (ma traduction) : La chancellerie est mécontente du rapport du New York Times. Merkel n’a absolument jamais voulu dire que Poutine ne se comportait pas rationnellement. En fait, elle a dit à Obama que Poutine avait un point de vue sur la Crimée différent [de celui d’Obama].

       Un journaliste de McClatchy a poursuivi l’enquête et il est arrivé à la même conclusion que moi. La ’fuite’ au New York Times était de la désinformation. Cette désinformation, diffusée par l’administration Obama et dont la fausseté a été immédiatement démontrée, est maintenant présentée par Patrick Wintour, le rédacteur diplomatique du Guardian, comme la preuve que la Russie fait de la désinformation et que Poutine est méchant.

       Le ministre britannique de la Défense Gavin Williamson veut que les journalistes entrent dans les forces de réserve britanniques pour aider à la production de propagande : Il a dit que le recrutement de l’armée devrait se faire ’en se tournant vers des personnes différentes, des journalistes, qui se demandent peut-être : Quelles sont mes compétences et en quoi peuvent-elles être utiles à l’armée ?

       Patrick Wintour serait sûrement une bonne recrue. Il pourrait aussi aller à l’OTAN participer à la guerre de l’information que le Conseil de l’Atlantique veut intensifier afin de propager plus de désinformation sur ces satanés Ruskofs : Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’une alliance de défense transfrontalière contre la désinformation - appelez cela OTAN-Communications. Une telle alliance est, en fait, presque aussi importante que l’alliance militaire.

       Tout comme l’auteur de l’article du Guardian ci-dessus, un rédacteur du lobby de propagande de l’OTAN, le Conseil atlantique, fait de la désinformation contre les Russes qui ne résiste pas au plus petit examen : En épinglant l’agent innervant Novichok sur la Suède ou la République tchèque, ou en blâmant le Royaume-Uni pour l’attaque au gaz innervant en Syrie, le Kremlin sème la confusion dans la population de nos pays et nous fait perdre confiance dans nos institutions.

       La Russie n’a pas épinglé le Novichok sur la Suède, ni la République tchèque. Elle a dit, à juste titre, que plusieurs pays produisaient du Novichok. La Russie n’a pas blâmé le Royaume-Uni pour l’’attaque au gaz innervant’ en Syrie. La Russie a dit qu’il n’y a pas eu d’attaque chimique à Douma. Les accusations de désinformation russe que ces auteurs portent ne résistent pas à un examen sérieux. Qui plus est, leurs articles sont eux-mêmes pleins de mensonges, de déformations de la vérité, bref… de désinformation.

       L’objectif principal des intenses pressions opérées sur la plupart des organes d’information pour qu’ils fassent de la propagande anti-russe, est d’introduire un contrôle strict de l’information au sein des sociétés ’occidentales’. Tout ce qui s’éloigne de la ’vérité’ telle que prescrite ci-dessus doit être recouvert de tonnes de mensonges supplémentaires ou, si cela ne marche pas, être discrédité en tant que désinformation ’ennemie’.

       Ces techniques seront utilisées contre quiconque s’écartera de la norme imposée. Vous n’aimez pas ce pipeline dans votre jardin ? C’est que vous êtes complices des trolls russes, ou que vous êtes vous-même l’agent d’une puissance étrangère. La sécurité sociale ? Les Russes aiment ça. C’est de la désinformation. Laisse tomber !

    Traduction : Dominique Muselet

    Note :

    (*) Nom satirique donné autrefois au Guardian parce qu’il contenait beaucoup de coquilles

    »» http://www.moonofalabama.org/2018/05/media-use-disinformation-to-accus...
    URL de cet article 33334 
    https://www.legrandsoir.info/les-medias-n-hesitent-pas-a-desinformer-pour-accuser-la-russie-de-desinformer.html

    @@@

    Luc Desle


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (AU FOND, LA MORT NE

    TE VEUT AUCUN MAL)

    ***

     "J'en veux pas de tes roses!

    - C'est pas des roses c'est des...

    - J'm'en fous! J'en veux pas!"

    Tom Lovell

    https://loumargi.tumblr.com/post/173482915558/tom-lovell

    ***

    (Nu spécial Facebook)

    "Ahem... J'ai vu la pointe d'un sein...

    - Chuttt!!!"

    https://loumargi.tumblr.com/post/173554876823/william-adolphe-bouguereau

    ***

     "Alors, que disent les cartes...

    -MMMMMMMMM

    - Tu me réponds?

    - MMMMMM"

     Leonard Campbell Taylor (British Painter, 1874-1969) – Pazienza

    https://loumargi.tumblr.com/post/173325348998/leonard-campbell-taylor-british-painter

    ***

    Blanche Baptiste


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