• @@@

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE PROGRÈS N’ÉLÈVE PAS LES

    ENFANTS, IL LES TUE)

    @@@

    "Hips, Chéri, comment du me drouves? Hein?

    - Un peu trop soûle à mon goût, mon amour"

    Pin up by Mike Ludlow

    (Source: electroniccollectordelusionposts)

    @@@

    "Chérie, qu'est-ce que tu fais?

    - Je cherche mon point H...

    - Le G ne te suffit pas?"

    erosimagined:

    by Milo Manara

    @@@

    "Coucou... Bouh! Coucou... Bouh!"

    (Source: sanatlibiblog)

    @@@

    Blanche Baptiste


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (TOUT HOMME, SI PUISSANT

    SOIT-IL, EST LE JOUET DE SES SENS)

    ***

    (Source: lossacapupus)

    ***

    http://www.wingz.fr/tag/fillon/

    Erreurs de communication (1)

    Olivier FOREAU

       De toutes les accusations subies par François Fillon, la plus absurde est certainement l’accusation d’hypocrisie, tant rien n’indique qu’il soit plus apte à la dissimulation qu’un attelage de bourrins. Il suffit de revoir son « grand oral » face aux pontes un rien dubitatifs de la Fondation Concorde (1), en mars 2016, pour voir qu’à l’époque déjà, la finasserie n’était pas son fort : d’emblée, il annonce ni plus ni moins qu’un « blitzkrieg » à coups d’ordonnances, de votes bloqués et de 49.3, pour « changer le climat de l’économie et le climat du travail dans notre pays » en reprenant les recettes qui ont fait le succès du quinquennat actuel – sauf que cette fois-ci, au lieu de parler de mesures de gauche, on parlerait de mesures de droite. Sur le plan symbolique, c’est considérable. En effet, pourquoi ne pas appeler un chat un chat ?

       « Je veux prolonger la tension politique », jure-t-il. « Pour prolonger cette tension [...] il faut organiser un référendum en septembre, qui permet de maintenir l’état de tension électorale dans le pays, et donc de rendre très très difficile la contestation sociale pendant cette période. [...] Si on fait tout ça, on crée un choc qui à mon sens, rend très très très [sic] difficile la réaction sociale que vous craignez [...] Il y a des secteurs de l’action publique qu’il faut progressivement éteindre, ou transférer au secteur privé. [...] Je propose des mesures de diminution de la dépense sociale [...] le plus rapidement possible, le plus rapidement supportable [sic] ».

       Car François Fillon, c’est d’abord une méthode : tension, choc, diminution, extinction. Le but n’est pas nouveau : faire, encore et encore, des économies (qui diable ne rêve pas d’en faire ?), à condition bien sûr que ces économies ne s’appliquent pas aux membres de la Fondation Concorde, mais au restant de la population. Seul problème, comment s’y prendre pour que celle-ci accepte qu’on lui plonge encore davantage la tête sous l’eau, et qu’on la dépouille du peu qui lui reste ? La réponse de Fillon est tellement évidente que personne n’y avait songé : il suffit de ne pas lui demander son avis. Nouveau champion de la lutte des classes, Fillon la remet au goût du jour, avec une transparence qui frise l’ingénuité. A l’entendre, l’ultra-droite de gauche du tandem Hollande-Valls n’était qu’un hors d’oeuvre, en comparaison de ce qu’il nous prépare. L’autisme va monter d’un cran.

       Vue d’ensemble (Les Echos, 27/11/16) :

       – Ratiboiser : le Code du travail, les allocations chômage, les effectifs de la fonction publique et le système de santé

       – Réduire à néant : la taxation du capital

       – Augmenter : la TVA, l’âge légal de départ à la retraite et les places de prison

       – Augmenter sans limites (autres que la mort par épuisement) : la durée légale du travail, jusqu’à ce que l’adjectif « légal » ait totalement disparu de la circulation

       C’est tellement brillant et novateur qu’on se demande forcément comment il a pu trouver ça tout seul. Chacun le sait maintenant, François Fillon a le goût du travail en équipe, d’autre part il est aussi proche que faire se peut d’Henri de Castries, à l’époque président de l’Institut Montaigne (et PDG d’AXA) : « Souvent classé comme libéral, l’institut [...] propose une forte réduction des dépenses publiques notamment en augmentant le temps de travail des fonctionnaires et dans le secteur privé, en rendant dégressive l’indemnité chômage, en créant une franchise de remboursement médical, enfin en réduisant les allocations familiales » (source Wikipedia).

       Autrement dit, il a suffi à Fillon d’effectuer un copier-coller pour accoucher de son programme, au terme de ce qu’il n’hésite pas à nommer « un travail de fond ». En tout cas s’il y en a un qu’on ne risque pas de taxer de populisme, c’est bien lui, car ceux qu’il a entrepris de caresser dans le sens du poil ne sont pas à proprement parler le peuple, mais les membres éclairés (et d’autant plus anxieux) de son auditoire patronal, qu’il s’évertue à rasséréner en mettant à leur disposition tout l’arsenal répressif de l’État : après son passage, ce pays n’aura plus de république que le nom, il s’y engage solennellement.

       Quant aux membres de la France d’en bas, il est temps qu’ils réalisent qu’à force de dépenser tout ce qu’ils gagnent, ils se sont mis tout seuls dans la dèche. Comme c’est le discours qu’ils ont l’habitude de gober depuis des décennies, ils devraient normalement en redemander. Contrairement à François Fillon et à ses proches, l’électeur français vit dans l’angoisse perpétuelle du châtiment, et il est prêt à toutes les expiations pourvu qu’il se sente, enfin, « responsabilisé ». Il pourra justement compter sur Fillon pour l’accuser de tous les maux, et lui annoncer des représailles sans fin – témoin le titre de son livre, rédigé selon lui par sa fille et publié en 2006 : « La France peut supporter la vérité ». (...)

       (...) Un pareil amateur de blitzkrieg n’aura pas manqué d’apprécier la vivacité avec laquelle le parquet national financier lui est tombé dessus, suite aux révélations du Canard Enchaîné à propos de son penchant invétéré pour les emplois présumés fictifs. En découvrant que son futur tortionnaire a pu commettre des indélicatesses avec l’argent public, la normalosphère grimpe aux rideaux, prête à reprendre la Bastille : « Toute la famille au gibet de Montfaucon.... Avec visite organisée, cars de tourisme et parkings sans limite de temps », vocifère Jean-Yves Le Roy dans la section commentaires du Monde.

       «  [Des] internautes se positionnent sur le plan de la morale et en appellent à la probité de François Fillon [sic]. « Cet emploi absolument immoral et à la grande limite de la légalité est une honte pour notre droite et ne respecte en rien les valeurs de travail et de probité prônées par le candidat », développe Harald 37″ – « Comment confier le sort de notre pays à un candidat aussi peu clairvoyant que se révèle être M. Fillion avec cette affaire, qui s’entête avec un ego insoupçonné , qui nie la volonté des Francais ! M. Fillion a utilisé, certes comme d’autres parlementaires, sénateurs, notre argent c’est grave, mais lui se présente à la Présidence de la République ! C’est tellement clair il doit renoncer ! » adjure EARTHONE (Le Figaro, 26/01/2017).

       Et pourtant... Au lendemain de la chute de Jérôme Cahuzac – qu’on nous avait vendu, sur la seule foi de sa mine peu avenante, comme l’incarnation du « sérieux budgétaire » – Emmanuel Todd expliquait déjà pourquoi « ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est s’imaginer que c’est une exception » : « La notion même d’austérité est véhiculée par des gens qui ne sont pas nets, est véhiculée par des pourris. [...] La dette publique, c’est des riches qui ont prêté leur trop d’argent à l’Etat. Donc les gens qui gèrent la rigueur, [...] qui veulent maintenir l’Etat en état de servir les intérêts de la dette publique, sont des gens qui travaillent pour les riches. [...] La rigueur, c’est quelque chose qui a pour objet d’éviter ce qui apparaîtra un jour comme inévitablement nécessaire, c’est-à-dire le défaut sur les dettes. [...] Des sociétés avancées ne peuvent pas fonctionner si de plus en plus d’argent va aux gens qui ont trop d’argent. [...] Le mur de la réalité qui est devant tous les gouvernements occidentaux, [...] c’est qu’il va falloir effacer des dettes, et il va falloir spolier les riches ».

       De tels propos résonnent bien sûr comme un blasphème à nos oreilles vertueuses, toutefois personne n’est étonné d’apprendre que la dette publique, dont on nous les rebat constamment, a « quadruplé en seulement 22 ans » (Le Figaro, 30/09/15). Elle est devenue « structurelle », comme à peu près tout ce qui nous arrive (chômage des jeunes, chute du niveau de vie, violence dans les banlieues, etc.). Elle fait désormais partie du décor, comme le couloir de la mort autour de la cellule du condamné. Dans le même temps, le patrimoine global des 500 Français les plus riches a atteint 460 milliards d’euros, « soit cinq fois plus qu’il y a 20 ans », se félicite Challenges dans son classement 2015 des 500 fortunes de France.

       « Le problème de la dette va sans cesse s’aggraver », insiste Todd lors d’un autre entretien, car « les riches adorent la dette publique » (on l’adorerait à moins), et « les banques ont besoin de prêter ». A y regarder de près, il se pourrait même qu’elles en vivent ? Une chose est sûre : en 2016, dette publique ou pas, la France reste la « championne des pays qui versent le plus de dividendes aux actionnaires », selon Boursorama (21/02/17). Que demande le peuple ?

       Selon l’agence Reuters, le principal détenteur français de la dette du pays n’est autre que le géant de l’assurance AXA, qui loue en privé les services du candidat à la présidentielle (Franceinfo, 08/02/17), et accessoirement rédige son programme (1). Par exemple, pour « sauver notre système de santé », AXA et Fillon ont trouvé la solution : lui couper les bras et les jambes (« focaliser l’assurance publique universelle sur des affections graves [...], et l’assurance privée sur le reste »Le Monde, 13/12/16), « une proposition interprétée par beaucoup comme une manière de privatiser en partie le système de santé français » (BFM BUSINESS, 07/02/2017).

       Heureusement, il ne s’agit là que d’une erreur de communication, que Fillon s’empresse de rectifier dans Le Figaro du 12/12/16 : « Mes détracteurs me soupçonnent de vouloir « privatiser » l’Assurance-maladie et diminuer les remboursements. C’est évidemment faux ! ». Fort de cet argumentaire imparable, le voici donc reparti comme en quarante, jusqu’à ce que l’enquête du Canard plonge la médiasphère dans la stupeur, et la « droite républicaine » dans l’affolement. (...)

       (...) Bref rappel des faits :

       – Contre toute attente et tel le Sauveur entre ses deux larrons, Fillon remporte une primaire qui l’oppose à deux « favoris » dont le premier est un repris de justice notoire (prise illégale d’intérêt, diffamation), et l’autre sous le coup d’une double mise en examen (financement illégal de campagne électorale, corruption active, trafic d’influence, etc., etc.). Tous trois ont travaillé – si l’on peut dire – au sein du même gouvernement, et appartiennent au même parti, dont l’activité prédominante consiste à dilapider les cotisations de ses adhérents à coups de fausses factures, quitte à finir régulièrement au bord de la faillite.

       – Son projet de saccage définitif du service public équivaut, de son propre aveu, à une déclaration de guerre contre l’ensemble de la population, et nos pudiques commentateurs ont cru voir une référence assez vintage au thatchérisme de leur jeunesse dans ce qui rappelle plutôt le Chili de Pinochet et de ses Chicago Boys (3). La Dame de fer, pourtant peu avare de louanges envers son ami putschiste, reconnaissait en 1982 que « certaines des mesures prises au Chili seraient inacceptables en Grande-Bretagne, où il existe des institutions démocratiques » (source Wikipedia). Mais chacun sait qu’en France, celles-ci ont l’habitude de connaître des hauts et des bas – et Fillon, adepte repenti de la « réforme prudente », lorgne ouvertement vers le bas.

       Pour reprendre la terminologie d’Emmanuel Todd, nous avons donc affaire au candidat d’un parti pourri (ce qu’on appelle en langage courant une association de malfaiteurs), porteur d’un programme pourri, et nous trouvons le moyen de nous étonner parce que lui-même n’est pas de première fraîcheur : « Francois Fillon n’aurait jamais fait ce score si les électeurs de la primaire [...] avaient été informés de l’emploi de Mme Fillon et de ses enfants », assure Pibrac depuis le tréfonds de la Mondosphère. Ils étaient pourtant informés de tout le reste...

    https://normalosphere.wordpress.com/2017/03/13/erreurs-de-communication-1/

    Notes

    1. Présentée sobrement comme un « think tank d’inspiration libérale ».

    2. Henri de Castries « a travaillé dès 2013 sur le programme du vainqueur de la primaire de la droite et l’a aidé à collecter de l’argent pour sa campagne présidentielle. Il pourrait devenir un membre important du gouvernement de Fillon si celui-ci gagne la présidentielle de 2017. » (source Wikipedia)« Mon engagement ne date pas d’aujourd’hui. Cela fait longtemps que je connais François Fillon et, depuis les cinq années qu’il a passées à Matignon, je suis convaincu qu’il est capable [...] de redonner espoir aux Français. » (Le Figaro, 16/01/2017)

    3. « Peu avant d’être assassiné par la dictature, l’économiste et diplomate Orlando Letelier reproche aux Chicago Boys le fait que leur « projet économique doit être imposé de force. » Il ajoute que ‘cela s’est traduit par l’élimination de milliers de personnes, [...] et l’incarcération de plus de 100 000 personnes en trois ans. [...] Au Chili, la régression pour la majorité et la liberté économique pour une poignée de privilégiés sont l’envers et l’endroit de la même médaille.’ » (source Wikipedia)


    https://www.legrandsoir.info/erreurs-de-communication-1.html

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (TOUT CE QUI EST INSTABLE

    EST DÉTESTABLE)

    ¤¤¤

    "Y'a que tout au fond de toi que je me sens bien"

    Source: victoriousvocabulary

    ¤¤¤

    http://www.leparisien.fr/societe/risque-de-cancer-du-sein-

    mefiez-vous-de-votre-deodorant-26-09-2016-6149991.php

    Les additifs :

    la chimie est partout...

       Les additifs sont partout, ils sont ajoutés, de manière insidieuse, à toutes sortes de produits, notamment à des produits alimentaires... leur nom de code commence par un E pour Europe et un numéro pour désigner leur fonction... Ces substances sont mentionnées en très petits caractères sur les emballages : on les voit à peine.
     

       Colorants, édulcorants, conservateurs, antioxydants, texturants, glutamate, orthophosphate de sodium, dioxyde de titane, de silice... La liste de ces substances est longue et impressionnante. Leurs noms semblent tout droit sortis d'un traité de chimie...  Les colorants alimentaires ont des effets secondaires reconnus : par exemple, des effets indésirables sur l'activité et l'attention des enfants... et on sait que les bonbons en contiennent beaucoup.... Les conservateurs pourraient, aussi, favoriser l'hyperactivité des enfants.  L'antioxygène E 320 est, quant à lui, classé cancérogène : il empêche les sauces et les yaourts de noircir. De plus, les effets des associations d'additifs ne sont pas étudiés sérieusement. (...)

       (...) A l'origine, les additifs étaient naturels : le carmin connu pour sa couleur rouge se trouve, ainsi, dans d'immenses champs de cactus, au Pérou : il ne s'agit pas d'une plante, mais d'un insecte, la cochenille qui est récoltée sur ces cactus. La couleur rouge vient de la sève de cactus dont se nourrit la cochenille. Autrefois, on s'en servait pour teindre les tissus, dorénavant on l'utilise dans de nombreux aliments, dans des boissons, viandes, yaourts... (...)

       (...) Pour la saveur, toute une panoplie d'additifs chimiques peut être mise en oeuvre. Pour fabriquer une mayonnaise industrielle, par exemple, on a recours à des oeufs, mais aussi de l'huile, beaucoup d'eau , de l'amidon modifié, de la gomme xanthane, et enfin pour le goût, le E 27, l'arôme mayonnaise : une sélection de molécules qui donnent ce goût mayonnaise dont le composant principal est le monoléate de sorbitane polyoxyéthylène, avec une composition chimique complexe.

     

       Les additifs ont différentes fonctions : diminuer les coûts, augmenter la durée de vie des produits, supprimer les bactéries, les moisissures... le produit conservera, ainsi, mieux sa texture, sa couleur... Certains de ces additifs chimiques posent plus particulièrement problème, ceux qui contiennent des nanoparticules, notamment le E 171 ou dioxyde de titane.  On trouve cet additif dans une multitude de produits : c'est un colorant blanc qui entre dans la composition de bonbons, de chewing-gum, de gâteaux, de certaines peintures, de dentifrices. de crèmes, de savons, de produits de beauté, de médicaments...

       A l'origine, il s'agit d'un minerai présent dans la nature : on l'utilise dans les montres, les ordinateurs, les avions pour sa résistance à l'érosion. Pour transformer ce minerai en poudre, on verse de l'acide, puis il est broyé en particules très fines, invisibles à l'oeil nu : des nanoparticules... Les étiquettes ne mentionnent pas la présence de ces nanoparticules : c'est, pourtant, une obligation européenne. Les consommateurs ne sont même pas informés : certains scientifiques vont jusqu'à comparer ces particules à l'amiante. Les effets de ces produits n'ont manifestement pas été suffisamment évalués.

       On trouve, aussi, du E 551 ou dioxyde de silice, un anti-agglomérant, dans le café, le sel, le sucre, les soupes... Ces additifs sont partout, mais jamais on ne trouve la mention Nano, pour bien avertir le consommateur. Les nanoparticules peuvent franchir les barrières biologiques et peuvent migrer vers le cerveau. De plus, ces particules sont toxiques quand on les respire, elles peuvent pénétrer dans les cellules et peuvent provoquer un stress cellulaire, notamment le cancer du poumon.

       Des chercheurs ont découvert que les nanoparticules affectent le système immunitaire de l'intestin et peuvent entraîner des lésions pré-cancéreuses, chez les animaux. En plus, certaines étiquettes ne mentionnent même pas la présence du E 171. Les lobbies, quant à eux, oeuvrent pour remettre en cause les études scientifiques sur toutes ces substances.

       L'EFSA, agence européenne de l'autorité de sécurité des aliments, institution censée être neutre et impartiale, est chargée de vérifier l'innocuité des additifs. Mais le système est complètement opaque, et des conflits d'intérêt ont été révélés à l'EFSA : 60 % des experts sont liés à l'industrie et à des intérêts commerciaux.

       Ainsi, notre alimentation et différents produits de consommation courante sont pollués par des additifs de toutes sortes dont les effets peuvent être délétères sur l'organisme humain. L'industrie agro-alimentaire, les lobbies mettent tout en oeuvre pour nous cacher cette réalité...

    Le blog :

    http://rosemar.over-blog.com/2017/03/les-additifs-la-chimie-est-partout.html

    Source : Un documentaire sur France 5
     
    Colorants, edulcorants, conservateurs, que cachent ils ?
    http://pluzz.francetv.fr/videos/colorants_edulcorants_conservateurs_que_cachent_ils_,154053429.html

    ¤¤¤

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE EST LA

    MAL-AIMÉE DU POUVOIR)

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    "A voté!"

    Source: joelremyj222rgif

    ***

    http://angrywomenymous.blogspot.fr/p/le-troussage-de-domestique-vu-de-suisse.html

    Portugal.

    Un crâne vieux de 400 000 ans

    pourrait contribuer à comprendre

    l’évolution humaine

       La découverte d’un crâne de la lignée humaine fossilisé à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne pourrait apporter de nouveaux éclairages sur l’évolution humaine. Et en particulier sur l’origine des Néandertaliens, des représentants du genre Homo éteints il y a environ 30 000 ans.

       Déterré en juillet 2014 dans la grotte d’Aroeira, lors de fouilles dans le complexe archéologique d’Almonda dans la municipalité de Torres Novas, ce crâne serait vieux de 400 000 ans. L’âge du fossile a pu être établi grâce à la datation des sédiments dans lesquels il était piégé. Ce qui en fait le plus vieux crâne humain de la péninsule Ibérique.

       Des mois de recherches en laboratoire – principalement en Espagne – ont ensuite été nécessaires pour “authentifier” le fossile. Les résultats ont été publiés lundi 13 mars 2017 dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (Pnas). (...)

       (...) Selon João Zilhão, coordinateur de l’équipe de l’Université de Lisbonne chargé des fouilles, cité par Público, la diversité des caractéristiques morphologiques du crâne rend cette découverte particulièrement précieuse. Il partage des traits anatomiques avec l’homme de Tautavel (France), de Ceprano (Italie), de Bilzinglesben (Allemagne). Ceci suggère ainsi que les populations d’hominidés présentaient différentes combinaisons de caractéristique morphologiques.

       Mais le fossile d’Aroeira n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. Et le journal de s’interroger : S’agit-il d’un Néandertalien où d’une “nouvelle” branche d’Homo Sapiens, parti d’Afrique et dont les fossiles sont rares en Europe ?”

       Et, à l’instar des chercheurs, Público se demande où est passé le squelette de l’hominidé qui va avec ce crâne. Il pourrait lui aussi réserver des informations archéologiques et anthropologiques essentielles.

    http://www.courrierinternational.com/article/portugal-un-crane-vieux-de-400-000-ans-pourrait-contribuer-comprendre-levolution-humaine

    ***

    Benoît Barvin


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  • ...

    Pensées pour nous-mêmes:

    (PRENDS CONSCIENCE

    QUE TU N'ES QUE TOI)

    ...

    "Le principe d'imitation, tu connais?

    - Non. C'est quoi?"

    http://zestyblog.tumblr.com/post/158392085787

    ...

     (Gina, un rien l'habille)

     Geoff McFetridge

    ...

    (Sans paroles, mais pas sans effets)

     A day at the Met, Mark Liam Smith

    ...

    Blanche Baptiste


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA LUNE N’ÉCLAIRE PAS

    QUE LA NUIT)

    @@@

    "Endors-toi, jolie Grèce et crève"

    (Miss Europa n'était pas vraiment copine avec Miss Grèce)

    sakrogoat:

    William Russell Flint - Homer’s Odyssey

    @@@

    http://communistefeigniesunblogfr.unblog.fr/category/humour/page/3/

    La nouvelle politique agricole commune

    abandonne les paysans

    au néo-libéralisme

    Marc Humbert

     professeur à l’université de Rennes 1.

       La politique agricole commune (PAC), créée en 1962, constitue un archaïsme aux yeux des néolibéraux adeptes de la libre concurrence non faussée. Elle serait, selon eux, le vestige d’une époque obscurantiste :
    • une politique de protection sociale transformant les agriculteurs en assistés ;
    • une politique de régulation du commerce extérieur handicapant l’innovation et la compétitivité ;
    • une politique discriminant une catégorie de produits alors que les mêmes lois économiques doivent s’appliquer partout.

       De fait, la PAC applique un traitement particulier à l’agriculture parce que celle-ci assure notre alimentation. Il s’agit donc de la production la plus essentielle, un enjeu politique et social qu’on ne peut soumettre au libre marché. Et un enjeu écologique que la PAC 1962 n’avait pas pris en compte.

       La libéralisation des échanges lancée en 1947 avec la création du Gatt (General Agreement on Tariffs and Trade) concernait l’industrie, mais il y avait eu accord pour en exclure l’agriculture. Afin de permettre à chaque pays d’assurer une protection et un soutien à ses agriculteurs. En premier lieu parce qu’on visait une production qui assure l’autonomie alimentaire dans une Europe qui vivait encore, en 1947, sous rationnement alimentaire.

       Ensuite parce que les agriculteurs conduisent leurs activités dans des conditions à nulle autre pareille. Ils ne savent pas à l’avance quels seront la quantité, la qualité, le prix qu’ils tireront du fruit de leur travail, quels que soient les efforts fournis. L’enjeu stratégique étant collectif, c’est la collectivité qui doit se soucier de l’outil de production agricole et des agriculteurs, pour qu’ils puissent vivre et produire de manière pérenne, malgré les incertitudes. (...)

       (...) En effet, les prix agricoles laissés au libre fonctionnement de l’offre et de la demande sont très volatils. De fortes baisses alternent avec de fortes hausses, du fait des variations climatiques (sécheresses, intempéries, etc.) et des maladies opportunistes. Cette volatilité attire aussi les spéculateurs, qui accentuent les variations. Les marchés ne se rééquilibrent pas automatiquement et, s’ils peuvent éventuellement le faire à un certain terme, les agriculteurs sinistrés ont entretemps disparu.

       La logique néolibérale a balayé ces considérations. Les États-Unis ont exigé en 1986 d’aller vers la libéralisation des échanges agricoles et la fin des subventions à l’agriculture. Ce projet a été acté avec l’OMC (Organisation mondiale du commerce), créée en 1995. L’Europe consentante a commencé, dès 1992, à démanteler la PAC. Elle a peu à peu abaissé les prix de soutien aux agriculteurs, réduits à presque rien. Le budget de la PAC faisait 75 % du budget européen en 1985, il est tombé à 35 % aujourd’hui. On a découplé les aides de l’activité de production pour les consentir en fonction des hectares. D’ici à 2020, il y aura un montant identique à l’hectare pour toute exploitation d’une région, quelles que soient sa production et sa situation. (...)

       (...) La PAC 1962 avait pourtant réussi l’essentiel : le dynamisme de l’agriculture, l’autosuffisance alimentaire, et même au-delà. Elle avait trouvé le moyen de limiter les excédents et leurs effets sur les prix en introduisant par exemple, dès 1984, des quotas laitiers. La modération de la volatilité des prix du lait a été stoppée avec l’abrogation des quotas, qui a eu lieu en 2015.

       Le projet de la PAC 2020 constitue la dernière étape de démantèlement. Il n’est plus question de réguler les marchés, mais de laisser les exploitations européennes s’insérer dans la dynamique compétitive mondiale, les laisser grandir, s’automatiser pour gagner des parts à l’exportation. En suivant le modèle de l’agriculture allemande qui devance maintenant l’agriculture française dans nombre de productions, avec l’industrialisation des porcheries et les élevages de vaches laitières profitables. Et les consommateurs ? Ils trouveront leur alimentation au meilleur prix sur le marché mondial. (...)

       (...) La PAC néolibérale n’assumera ni la responsabilité directe de ce que peut être la production française, européenne, pour assurer la souveraineté alimentaire, ni la responsabilité d’un soutien aux exploitations agricoles et à leur pérennité. Son action se limitera — pour un temps — à aider les agriculteurs à s’assurer personnellement contre les risques climatiques, sanitaires, économiques, auprès de compagnies privées. Depuis 2010, la PAC-France a ainsi pris en charge 65 % du montant des primes payées par les agriculteurs dans le cadre d’assurance climatique des grandes récoltes (céréales, betteraves, pommes de terre). Le projet s’inspire de la loi agricole états-unienne de 2014 qui vise à étendre le système assurantiel privé à tous les risques.

       Les primes sont trop chères pour les petits agriculteurs, et n’ont aucun effet sur l’évolution des marchés et des prix. La pression à la compétitivité et à la baisse des prix par la libéralisation des marchés est forte et devrait conduire à une croissance de la taille des exploitations, à la réduction de leur nombre, au développement de l’automatisation des processus d’élevage et de culture. Cela renforcera la monoactivité industrialisée peu favorable à la biodiversité, tout en augmentant le risque sanitaire.

       Cette manière de faire est évidemment aveugle aux questions de la politique de l’eau, de l’irrigation, qui peuvent réduire les risques climatiques. Certes, il y a un « verdissement » de la PAC avec des mesurettes en faveur de la non-monoculture et un deuxième pilier, cogéré par les Régions, qui vient modestement en aide au développement du bio (qui couvre moins de 6 % de la surface agricole utile). Pour l’essentiel, l’agriculteur français moyen est laissé à lui-même et plus du tiers de ses collègues vivent une situation dramatique avec moins de 350 euros par mois pour vivre. En 2016, deux d’entre eux se sont suicidés en moyenne chaque jour. Si rien de nouveau — ou de reprises des solutions anciennes — n’est fait, des dizaines de milliers d’exploitations vont disparaître et les consommateurs seront invités à se nourrir de bœuf canadien et de carottes allemandes.


       CONSULTATION SUR LA « MODERNISATION » ET LA « SIMPLIFICATION » DE LA PAC

       La consultation sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne, en particulier de la politique de développement rural, est ouverte depuis le 2 février dernier. Un questionnaire de consultation est disponible sur le site du Réseau rural français.

    https://reporterre.net/La-nouvelle-politique-agricole-commune-abandonne-les-paysans-au-neo-liberalisme

    @@@

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SAVOIR COMMENT GRAVIR

    LA MONTAGNE, TELLE

    EST LA QUESTION)

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    "Chérie... Aie... Chérie, je n'ai rien contre

    ta manière de t'entraîner mais... si tu pouvais

    le faire avec... Aie... quelqu'un d'autre...

    Ça m'arrangerait... Aie!"

    Ernest Chiriaka

    Petticoat Desperado, 1956

    http://zeezrom.tumblr.com/post/156933696080/ernest-chiriaka-petticoat-desperado-1956

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    https://www.les-crises.fr/presidentielle-2012-1t-2/

    Voter,

    pour quoi faire ?

    Bruno GUIGUE

       Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Si les élections servaient vraiment à quelque chose, disait Coluche, il y a longtemps qu’on les aurait interdites. Avant d’aborder les enjeux du futur scrutin, il faut sans doute en passer par cette cure de réalisme. Car, on le sait d’expérience, il n’y a pas grand-chose à espérer des élections, elles ont rarement changé le cours des événements, et elles se résument souvent à un rituel où le peuple s’imagine qu’il a le choix. Cette illusion de la démocratie formelle est entretenue par ceux qui en tirent bénéfice, le simulacre électoral ayant pour principal effet de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

       A la limite, le processus électoral pourrait passer pour un acte de souveraineté si les dés du jeu politique n’étaient pas pipés. Il exprimerait la volonté du peuple si cette volonté pouvait se formuler, librement, au terme d’une délibération collective digne de ce nom. On peut toujours rêver qu’il en soit ainsi, mais ce n’est pas le cas. Les médias de masse sont les larbins du capital, le débat démocratique s’apparente aux jeux du cirque et la confrontation des idées est dénaturée par les intrigues politiciennes. Dans ces conditions, la question se pose : faut-il céder, une fois de plus, le 23 avril, au fétichisme du bulletin de vote ?

       On dira aussi, à juste titre, que c’est le mouvement populaire, et non le scrutin électoral, qui a arraché les principales avancées collectives qui ont fait de la France un pays doté d’un indice de développement humain élevé. C’est vrai. Sans les grèves massives et les occupations d’usines de 1936 et 1968, la condition des couches populaires serait pire. Sans la démonstration de force de la classe ouvrière organisée, dans ce grand moment fondateur que fut la Libération, nous n’aurions ni sécurité sociale, ni services publics, ni droits des travailleurs.

       Or sa puissante volonté de changement, dans ces circonstances historiques, le peuple l’a également manifestée dans les urnes. Avec un PCF à 28%, en 1945, le rapport de forces était favorable. Le patronat collabo rasait les murs, la droite était aux abois, Maurice Thorez était vice-président du conseil et l’ouvrier Ambroise Croizat, ministre communiste, créa la “Sécu”. Présidé par De Gaulle, ce fut le meilleur gouvernement que la France aie connu. Il accomplit les réformes de structure dont le pays avait besoin, ces mêmes réformes qui subissent les assauts des forces réactionnaires depuis un quart de siècle.

       En accompagnant le mouvement des masses, il arrive donc que le vote lui donne une traduction politique. On peut toujours vanter les charmes du spontanéisme (il a sa noblesse), on peut dénoncer la mascarade électorale, mais s’abstenir au moment crucial revient à laisser l’adversaire dicter ses conditions. Voter ou ne pas voter, au fond, c’est surtout une affaire de circonstances, de conjoncture politique. La question n’est donc pas : faut-il s’abstenir aux élections ? Elle est plutôt : en s’abstenant le 23 avril, obtiendra-t-on un résultat plus intéressant qu’en allant voter ?

       Comme disait Yvon Gattaz, père et prédécesseur de l’actuel président du MEDEF dans les années 70, on ne fait pas la même politique économique et sociale avec un PC à 10% et un PC à 25%. Si nous en doutons parfois, les détenteurs de capitaux, eux, le savent bien. Une élection n’est jamais qu’un moment d’un processus plus vaste, et même si l’essentiel se joue ailleurs, elle contribue à cristalliser un rapport de forces. En appliquant cette maxime patronale à la situation actuelle, on voit bien qu’un vote significatif en faveur de la « France insoumise » ferait peser la balance du bon côté. Car le programme de Jean-Luc Mélenchon, certes, n’a rien de révolutionnaire, sans mouvement social il est voué à l’échec, mais il ouvre des perspectives intéressantes.

       A y regarder de près, c’est le seul programme qui entend consolider les défenses immunitaires de ceux qui vivent modestement de leur travail, qu’ils soient ouvriers, employés, artisans, paysans, fonctionnaires, chômeurs ou retraités. Ce n’est pas un programme communiste, loin de là, mais un projet keynésien de gauche, à contenu fortement redistributif, qui associe relance par la demande, investissement public et rétablissement des droits sociaux. Son financement au moyen d’une réforme fiscale audacieuse, à rebours des pratiques libérales, en fait un programme socialement progressiste.

       Là où le bât blesse, c’est que ce projet n’est réalisable qu’en dehors de la zone euro, voire de l’UE, et que le candidat ne le dit pas clairement. Selon lui, le plan A consistera à renégocier le contenu des traités européens et on appliquera le plan B (sortie de l’UE) si cette négociation échoue. Or il faudrait parvenir à s’extraire du monde réel pour parier sur le succès d’une telle négociation. Elle supposerait en effet que 26 Etats, subitement, se mettent à satisfaire les demandes françaises. Cette fausse alternative est donc une erreur, car elle brouille le message du candidat et entretient le doute sur ses intentions.

        Cette ambiguité est d’autant plus regrettable que Jean-Luc Mélenchon se réclame à juste titre d’un « indépendantisme français » et préconise la rupture de la France avec l’OTAN. Contrairement à MM. Fillon, Macron et Hamon, il prend au sérieux l’héritage gaullien, il milite pour une diplomatie souveraine et stigmatise le suivisme d’un François Hollande qui a mis la France à la remorque des intérêts américains. En refusant de prôner explicitement le Frexit, la « France insoumise », par conséquent, manque de cohérence politique.

       Sur ce plan, c’est François Asselineau qui a raison. On ne peut restaurer la souveraineté nationale – condition expresse de la souveraineté populaire – qu’en rompant les amarres avec l’OTAN et avec l’UE. Il faut sortir de l’OTAN, cette machine de guerre dont la raison d’être est de servir les ambitions impérialistes de Washington. Mais il faut aussi rompre avec l’UE, car la fonction de cette instance supranationale est de soustraire la politique économique à la délibération démocratique. Ni plan A, ni plan B. La seule réponse, c’est le Frexit. Et le seul moyen d’y parvenir, c’est le référendum.

       Marine Le Pen, dira-t-on, veut aussi restaurer la souveraineté nationale. Mais son programme renoue avec l’ADN droitier du FN dès qu’il s’agit d’expliquer ce qu’on entend faire, une fois au pouvoir, de cette souveraineté rétablie. Son programme n’inclut ni redistribution des revenus, ni nationalisation des banques, ni contrôle des mouvements de capitaux, ni rien qui fâche de près ou de loin les possédants. Le rétablissement du franc ne manque pas de panache, mais ce changement restera purement cosmétique s’il ne s’accompagne de réformes de structures. Marine Le Pen n’en a prévu aucune. Pas plus qu’il ne conteste les hiérarchies sociales, le FN n’entend faire plier les puissances d’argent.

       Comme l’expérience l’a montré, le FN prétend défendre les travailleurs, mais il les abandonne en chemin lorsque l’oligarchie s’attaque à leurs droits. Lors des grèves contre la Loi-Travail, Mme Le Pen réclamait l’intervention de la police contre les grévistes. Si elle est élue, le discours à tonalité sociale de Florian Philippot ne résistera pas deux mois. Il est stupide de qualifier ce projet de fasciste. En fait, c’est un projet banalement réactionnaire. On ne peut mener une politique progressiste qu’en sortant de l’UE, c’est vrai. Mais ce n’est pas parce qu’on veut sortir de l’UE qu’on va mener une politique progressiste !

       Son discours monomaniaque contre l’immigration, bien sûr, offre au FN une rente de situation électorale. Comme s’il suffisait de mettre fin aux flux migratoires pour créer des emplois, le FN répète cette formule magique comme un mantra. Caresser dans le sens du poil l’islamophobie ou la xénophobie ambiante, toutefois, ne fait pas une politique. On se demande si ses électeurs croient vraiment aux fabuleuses économies que permettrait de réaliser la suppression de la prétendue facture migratoire, tant la ficelle est grosse. Pour séduire l’électorat populaire, en tout cas, le parti a besoin d’entretenir cette mythologie vieille comme le monde.

       Du coup, non seulement il oppose les Français entre eux, mais il les berne en leur faisant croire qu’il y a un trésor de guerre, quelque part, dont il suffirait de se saisir. La stratégie du bouc-émissaire, chez Le Pen, est à double emploi. Elle fournit un dérivatif aux hantises et aux frustrations des victimes de la mondialisation. Mais, en même temps, elle masque les incohérences d’un projet qui entend redistribuer aux ouvriers sans toucher aux intérêts des possédants. La mono-causalité immigrée réconcilie tout le monde ! Véritable martingale, elle permettra d’augmenter les salaires tout en baissant les charges, et de financer de nouvelles dépenses régaliennes sans augmenter les impôts sur les riches.

       Cette quadrature du cercle lepéniste, au fond, est la figure inversée du cercle carré des eurobéats (Macron, Fillon, Hamon) qui veulent perpétuer à tout prix la tutelle des marchés sur les Etats. Marine Le Pen veut la souveraineté sans la redistribution tout en prétendant le contraire, ce qui est à la fois incohérent et réactionnaire. M. Fillon, lui, ne veut ni la souveraineté ni la redistribution, ce qui est à la fois cohérent et réactionnaire. M. Hamon veut la redistribution mais pas la souveraineté, ce qui est absurde. M. Macron veut tout et son contraire, et d’ailleurs il se moque des programmes. M. Mélenchon veut la redistribution, mais il devra imposer la souveraineté (plan B) pour y parvenir. Car une chose est sûre : les marchés ne lui offriront pas l’opportunité de temporiser.

    https://www.legrandsoir.info/voter-pour-quoi-faire.html

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA SAGESSE NE S’ARRÊTE PAS

    À LA PORTE DE LA CHAMBRE)

    ¤¤¤

    (Sans paroles)

    http://zestyblog.tumblr.com/post/158267595922

    ¤¤¤

    (Sans commentaire)

    http://zestyblog.tumblr.com/post/158295147807

    ¤¤¤

    (Sans intérêt?)

    Goldie Hawn

    ¤¤¤

    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (RENDS L'AVENIR POSSIBLE

    EN ADOPTANT UN PEU DE SAGESSE)

    $$$

    "Excusez-moi, Monsieur le Président, je ne me

    suis pas lavé les mains...

    - Ça tombe bien, moi non plus!"

    (via littlebunnysunshine)

    $$$

    http://forum-plus.forumactif.org/t16956-c-est-la-democratie-meme-qui-est-en-jeu

    Quand la démocratie

    dégénère en bouffonnerie

    Bruno GUIGUE

       On parle beaucoup des mésaventures de M. et Mme Fillon, mais la crise conjoncturelle gravissime que traverse la droite française, en réalité, révèle surtout la perte de substance démocratique de notre système politique. Ce scandale politico-financier somme toute assez banal (si ce n’est que le principal intéressé est un candidat majeur à l’élection présidentielle) ne nous a pas appris que les élus considéraient les deniers publics comme de l’argent de poche. On le savait déjà. Il n’a pas dévoilé, non plus, l’imbrication suspecte des pouvoirs politique, médiatique, judiciaire et financier. Le phénomène est connu, et aussi ancien que la démocratie formelle, suspendue aux rapports de forces des acteurs sociaux qui se saisissent de ses procédures comme on investit un champ de bataille.

       Ce que montre cette crise, c’est l’inanité d’un système où tout est suspendu au sort d’un politicien transformé par les primaires en deus ex machina. Que ce champion s’effondre, et tout est fini. On peut comprendre la colère des électeurs de droite, frustrés d’une représentation digne de ce nom lors d’une compétition majeure. Mais ce danger systémique est la rançon d’un régime qui fait du scrutin présidentiel la clé de voûte des institutions. Si elle lâche, tout s’effondre. Depuis la fondation de la Vème République, la vie politique a été mise en orbite autour de l’élection suprême. La compétition élyséenne en constitue l’alpha et l’oméga. L’instauration du quinquennat a accentué cette tendance, en faisant dépendre l’issue des élections législatives du verdict présidentiel.

       Ce dispositif institutionnel taillé sur mesure pour le général de Gaulle fonctionne désormais à rebours de son projet initial. Destiné à souder la nation autour d’un chef élu par le peuple, il dépossède ce dernier en dévitalisant le débat démocratique. Emmanuel Macron est à la fois le théoricien et le bénéficiaire de cette politique de la terre brûlée qui évacue scrupuleusement la politique (au sens noble du terme) du débat électoral. Complètement artificielle, calquée sur les tempos instantanés et les codes débilitants de la télévision, la personnalisation du scrutin relègue les programmes au second plan. Les candidats sont lancés sur le marché comme des savonnettes, la confrontation dégénère en coups tordus, l’obsession du « buzz » supplante le débat d’idées. Le résultat final, c’est qu’on a un cheval de cirque à la place d’un cheval de course.

       On pointe à juste titre la vacuité de cette joute électorale, on peste contre la débilité de ce Barnum politicien, mais on oublie généralement de souligner l’américanisation qui en est la cause. Au lieu de confronter des projets incarnés par des forces sociales organisées, la compétition présidentielle met aux prises des compétiteurs sans envergure, des bateleurs rodés à la « com » qui font des moulinets avec leurs bras en débitant des banalités. Si les électeurs sont dépolitisés, inutile de se demander pourquoi ! La crise de la politique est entretenue par le débat politique lui-même, soigneusement vidé de sa substance par les professionnels du décervelage.

       Cette dégénérescence de la démocratie en bouffonnerie est d’autant plus nocive qu’elle s’accompagne d’un autre phénomène. C’est l’emprise des milieux financiers sur les médias de masse, phénomène qui semble avoir désormais atteint son maximum historique ! Dans un pays où neuf milliardaires possèdent la quasi-totalité des organes de presse, la délibération démocratique est au mieux une illusion consolatrice, au pire une vaste fumisterie. Naïfs, nous croyons que nous choisissons nos dirigeants et que ce choix est transparent. Mais deux idées fausses ne feront jamais une idée vraie. Et ce qui est sûr, c’est que cette double illusion est indispensable à la perpétuation de l’oligarchie.

       La promotion d’Emmanuel Macron sur les décombres d’un fillonisme faisandé illustre à merveille ce poids des structures. La candidature du père Noël des possédants ayant explosé en plein vol, la caste lui a aussitôt trouvé un substitut. L’insoutenable légèreté de ce candidat à programme variable tient lieu de boussole d’une élection dont le résultat est programmé d’avance. La mine réjouie du jeune banquier d’affaires, très fier d’avoir gagné deux millions d’euros en deux mois en montant une OPA pour Nestlé, orne les couvertures des magazines, M. Bourdin lui sert copieusement la soupe sur BFM, et « Le Monde » fait sa campagne grâce aux subventions publiques. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’oligarchie. Contrôlant les médias qui formatent l’opinion, elle préside à une foire d’empoigne électorale qui distraira le bon peuple et ne lui réservera aucune mauvaise surprise.

    https://www.legrandsoir.info/quand-la-democratie-degenere-en-bouffonnerie.html

    $$$

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (N'ACCEPTE PAS D’ÊTRE

    PRISONNIER DE TA HAINE)

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     "Chérie, tu n'embêtes pas le voisin, j'espère?

    - Hon,hon..."

    (Source: fatmagic, via attractivedecoy)

     

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    http://projetfrance2012.canalblog.com/albums/humour/photos/79418189-sauver_le_capitalisme_dr.html

    Idées.

    “Age of Anger”, le “premier livre

    majeur de l’ère Trump”

    Delphine Veaudor

       Avec Age of Anger (Le temps de la colère, inédit en français), le romancier et essayiste Pankaj Mishra est, d’après The Financial Times, d’ores et déjà “assuré de figurer parmi les intellectuels les plus cités et critiqués de 2017”Un sentiment que partage le magazine Vogue, selon lequel l’auteur indien signele premier livre majeur de l’ère Trump”, tandis que la Los Angeles Review of Books voit en lui “l’auteur idéal pour faire le diagnostic de notre époque.

       Ainsi qu’il l’écrit lui-même, Mishra a grandi dans une famille “semi-rurale” du nord de l’Inde. Partageant son temps entre Londres et la ville de Shimla, capitale de l’Himachal Pradesh, l’homme se définit comme “un beau-fils de l’Occident” : un “internationaliste accompli”  – pour reprendre une expression du Financial Times – qui publie des livres, écrit dans de prestigieuses publications, mais ne se sent pourtant pas totalement appartenir à l’élite intellectuelle. (...)

       (...) Est-ce la raison pour laquelle son analyse détonne dans le flot des ouvrages parus depuis le début de l’année ? Achevé juste avant le Brexit (et avant, donc, l’élection de Donald Trump), Age of Anger identifie la montée des populismes comme l’un des traits majeurs de la période, au même rang que le terrorisme islamiste. Avec ceci de particulier que Mishra voit dans ces phénomènes les deux faces d’une même pièce : c’est-à-dire, comme l’expression d’un ressentiment profond surtout observé chez des hommes jeunes, à qui “deux siècles de soi-disant progrès” ont laissé “le sentiment désastreux d’être des laissés-pour-compte”, rapporte Vogue.

       The Hindu résume : ‘Age of Anger’ déboulonne la thèse selon laquelle quelque chose d’extérieur à la modernité libérale (l’islam, la xénophobie, etc.) est responsable des maux du monde. Loin d’être étrangers les uns pour les autres, le nationalisme culturel et l’islam politique […], le progressisme et le terrorisme, le fascisme et le pluralisme […], ont tous la même origine intellectuelle. Ils sont tous des enfants des Lumières.”

       En d’autres termes, pour Mishra, le modèle exporté par l’Occident (un modèle qui implique la sécularisation et l’industrialisation des sociétés) porte en lui les germes de sa propre destruction. D’un côté, la modernité balaie les structures traditionnelles, mais, de l’autre, elle échoue trop souvent à tenir ses promesses d’égalité et de mobilité sociale, provoquant la colère de ceux qui sont “dans l’angoisse de perdre leur honneur, leur dignité et leur statut”. (...)

       (...) Cette colère, Mishra en trouve des traces dès le XIXe et le début du XXe siècles, chez des personnages comme l’anarchiste russe Bakounine ou le poète nationaliste italien Gabriele D’Annunzio. Les dérèglements actuels n’ont, dans cette analyse, rien de passager ou d’accidentel, mais ils s’inscrivent dans une sorte de chaos endémique, consubstantiel à l’évolution des sociétés capitalistes. Comme l’affirme l’auteur à Vogue, en dehors de quelques parenthèses pacifiques, “l’histoire de la modernité est […] une histoire de carnage et d’anarchie”.

       Certains, comme The Guardian, font valoir que l’avenir n’est peut-être pas “aussi sombre et désespéré que le pense Mishra”. Après tout, si l’on se fie à des indicateurs tels que l’espérance de vie ou le taux d’illettrisme, l’humanité tend plutôt vers le progrès. Age of Anger n’en offre pas moins une réflexion stimulante, selon The Financial Times. Le quotidien en est convaincu : Mishra a livré “le genre de vision dont le monde a besoin en ce moment précis”.

    http://www.courrierinternational.com/article/idees-age-anger-le-premier-livre-majeur-de-lere-trump

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    Benoît Barvin


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