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    Pensées pour nous-mêmes:

    (À PETITES JOIES

    GRAND BONHEUR?)

    ***

    Havana - Camila Cabello |

    Choreography Vale Merino @valemerinom

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    Havana -Camila Cabello feat. Young Thug -

    coreográfia de Las Vitaminas By Jazmín Tobón ®

    ***

    Camila Cabello - Havana : Gangdrea Choreography

    HeyHavana, ooh na-na (ay)
    Half of my heart is in Havana, ooh-na-na (ay, ay)
    He took me back to East Atlanta, na-na-na
    Oh, but my heart is in Havana (ay)
    There's somethin' 'bout his manners (uh huh)
    Havana, ooh na-na (uh)He didn't walk up with that "how you doin'?" (uh)
    (When he came in the room)
    He said there's a lot of girls I can do with (uh)
    (But I can't without you)
    I knew him forever in a minute (hey)
    (That summer night in June)
    And papa says he got malo in him (uh)
    He got me feelin' likeOoh-ooh-ooh, I knew it when I met him
    I loved him when I left him
    Got me feelin' like
    Ooh-ooh-ooh, and then I had to tell him
    I had to go, oh na-na-na-na-na
    Havana, ooh na-na (ay, ay)
    Half of my heart is in Havana, ooh-na-na (ay, ay)
    He took me back to East Atlanta, na-na-na (uh huh)
    Oh, but my heart is in Havana (ay)
    My heart is in Havana (ay)
    Havana, ooh na-na
    Jeffery
    Just graduated, fresh on campus, mm
    Fresh out East Atlanta with no manners, damn
    Fresh out East Atlanta
    Bump on her bumper like a traffic jam
    Hey, I was quick to pay that girl like Uncle Sam (here you go, ay)
    Back it on me, shawty cravin' on me
    Get to diggin' on me (on me)
    She waited on me (then what?)
    Shawty cakin' on me, got the bacon on me (wait up)
    This is history in the makin' on me (on me)
    Point blank, close range, that be
    If it cost a million, that's me (that's me)
    I was gettin' mula, man they feel me
    Havana, ooh na-na (ay, ay)
    Half of my heart is in Havana, ooh-na-na (oh, ay, ay)
    He took me back to East Atlanta, na-na-na (oh no)
    Oh, but my heart is in Havana (ay)
    My heart is in Havana (ay)
    Havana, ooh na-na
    Ooh na-na, oh na-na-na (oo-ooh)
    Take me back, back, back like
    Ooh na-na, oh na-na-na (yeah, babe)
    Take me back, back, back like
    Ooh na-na, oh na-na-na (yea, yeah)
    Take me back, back, back like
    Ooh na-na, oh na-na-na (yea, babe)
    Take me back, back, back
    (Hey, hey)
    Ooh-ooh-ooh
    Ooh-ooh-ooh
    Take me back to my Havana
    Havana, ooh na-na
    Half of my heart is in Havana, ooh-na-na (oh, yeah)
    He took me back to East Atlanta, na-na-na (ay, ay)
    Oh, but my heart is in Havana
    My heart is in Havana (ay)
    Havana, ooh na-na
    Uh huh
    Oh na-na-na (oh na, yeah)
    Oh na-na-na
    Oh na-na-na
    No, no, no, take me back
    Oh na-na-na
    Havana, ooh na-na
     
    Paroliers : Adam Feeney / Jeffrey Williams / Pharrell Williams / Andrew Watt / Brian Lee / Ali Tamposa / Brittany Talia Hazzard / Camila CabelloParoles de Havana © Warner/Chappell Music, Inc, Kobalt Music Publishing Ltd., Sony/ATV Music Publishing LLC, Cypmp, Reservoir Media Management Inc

    ***

    Nadine Estrella


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  • ¤¤¤

    Pensées pour nous-mêmes:

    (IL N'EST PIRE SOT

    QUE CELUI QUI CROIT

    TOUT SAVOIR)

    ¤¤¤

    (Belle Blonde riant blondement)

    http://zestyblog.tumblr.com/post/175354918067

    ¤¤¤

    https://www.chappatte.com/gctag/naturalisation/

    Aux États-Unis, les citoyens

    naturalisés risquent désormais

    de perdre leur nationalité

     
     
     
     
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       Le 12 juin dernier, le Service de naturalisation et d’immigration américain (USCIS) a annoncé la formation d’une nouvelle équipe. The New Yorker rapporte que sa mission est “d’identifier les personnes qui ont menti sur leur demande de citoyenneté et de les dénaturaliser”.

       Citant Lee Francis Cissna, le directeur de l’USCIS – qui fait partie du ministère de la Sécurité intérieure – l’article explique que cette équipe est à la recherche de personnes “qui n’auraient pas dû être naturalisées en premier lieu – par exemple, des gens qui avaient fait l’objet d’une mesure d’expulsion plus tôt et ont obtenu la citoyenneté sous un autre nom.” (...)

       (...) Cette procédure de dénaturalisation est historiquement “extrêmement rare”, explique Masha Gessen, journaliste russo-américaine et auteure de l’article :  Et pour cause : le temps qu’une personne obtienne sa naturalisation, elle a vécu dans le pays depuis plusieurs années et a franchi les différents obstacles pour obtenir le droit de séjour, la résidence permanente et, finalement, la citoyenneté”.

       Avec cette nouvelle équipe, les citoyens naturalisés américains n’ont plus la garantie de le rester pour toujours. “Nous sommes tous maintenant des citoyens de seconde classe”, déplore la journaliste. La seule création de ce service annule la naturalisation de plus de vingt millions de citoyens en niant leur présomption de droit à la résidence permanente.”

       Selon Masha Gessen, “c’est le raisonnement sous-jacent de cette nouvelle initiative qui la rend si contestable : l’idée que les États-Unis sont envahis par des immigrés malveillants et nuisibles qui trouvent des moyens de s’installer ici.”

    https://www.courrierinternational.com/article/aux-etats-unis-les-citoyens-naturalises-risquent-desormais-de-perdre-leur-nationalite

    ¤¤¤

    Benoît Barvin


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  • $$$

    Pensées pour nous-mêmes:

    (SOIS INDIFFÉRENT

    AUX GENS HAINEUX)

    $$$

    (Faut pas parler mal à une blonde)

    (Source: boring-usernamex2)

    $$$

    https://fr.sputniknews.com/caricatures/201508131017530296/

    Chine - États-Unis.

     La guerre commerciale entre Chine

    et États-Unis pourrait s’envenimer

     
     
     
     
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       Politico y voit une “escalade dans une guerre commerciale déjà tendue entre les deux économies les plus importantes du monde” : les États-Unis comptent appliquer prochainement un tarif douanier de 10 % sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises.

       La liste inclut des produits aussi variés que du porc surgelé, du saumon du Pacifique, des carottes, du céleri, des appareils photo, des gants de base-ball ou encore des réfrigérateurs. “Mais pas les téléphones portables”constate la Nikkei Asian ReviewPour CNBC, l’administration Trump “a pris en compte ce qui pourrait désorganiser l’économie chinoise”.

       La mesure est une riposte aux tarifs douaniers imposés par la Chine sur 545 produits américains, eux-mêmes en réponse à une première vague de surtaxes américaines de 25 %, entrées en vigueur la semaine dernière sur 34 milliards de dollars de marchandises. Donald Trump avait promis qu’il réagirait à toutes représailles chinoises et “il a mis sa menace à exécution”titre le Washington Post.

       Alors que la perspective d’une rude guerre commerciale inquiète l’agriculture et l’industrie, le Wall Street Journal estime que “l’administration a tenté de limiter l’impact sur le consommateur”, appliquant des surtaxes de 10 % plutôt que de 25 % comme on l’avait un temps envisagé. Si les tarifs sont validés après une série d’audiences publiques prévues fin août, “près de la moitié des importations chinoises seront surtaxées”, fait remarquer le Post. (...)

       (...) USA Today prévient qu’il faut s’attendre à de nouvelles mesures de rétorsion chinoises. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont représenté 505 milliards de dollars en 2017, avec un déficit de 375 milliards pour les États-Unis. Ce qui signifie que la Chine ne pourra pas taxer autant de produits que les Américains, signale le Post.

       “Les autorités chinoises pourraient riposter autrement, en organisant des inspections inattendues dans les entreprises américaines en Chine, en retardant l’approbation de transactions financières ou via d’autres tracasseries administratives, prévoit le quotidien de la capitale.

       “Les marchés financiers ont accueilli sans panique la première vague de tarifs douaniers, qui était attendue”, observe l’agence Bloomberg. Mais les Bourses asiatiques ont démarré à la baisse mercredi matin.

       L’Europe aussi est frappée par des tarifs douaniers américains. Et Donald Trump participe cette semaine à un sommet de l’Otan. Il ne s’agit pas forcément d’une coïncidence si l’annonce de sanctions contre la Chine tombe justement avant son départ. “Le président veut montrer aux Européens qu’il reste sur une ligne dure “, commente un analyste de CNBC.

    https://www.courrierinternational.com/article/chine-etats-unis-la-guerre-commerciale-entre-chine-et-etats-unis-pourrait-senvenimer

    $$$

    Benoît Barvin


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  • %%%

    Pensées pour nous-mêmes:

    (NOUS SOMMES SOUVENT

    LE RÉSULTAT D'UN

    DÉSIR ERRONÉ)

    %%%

    (Blonde cherchant à voler)

    Aphrodite, Pierre Louys

    %%%

    (Deux blondes se disputant le même morceau de tissu)

    https://thisisnthappiness.com/post/175668592164/prue-stent

    %%%

    (Blonde s'apprêtant à méchamment se gaufrer)

    The week that was

    %%%

    Blanche Baptiste


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE VÉRITABLE AMI

    N'EST JAMAIS COMPLAISANT)

    ***

    "'tain, fait chaud!"

    Reblogged from kaetaeblog.

    ***

    http://www.plkdenoetique.com/cop21-sauver-la-planete/

    Le réchauffement climatique
    n’est pas inéluctable
     

       Depuis plusieurs décennies maintenant, nous disposons d’une bonne connaissance des causes et des effets du dérèglement climatique. Les livres dénonçant les dégradations que l’humanité fait subir à la planète se multiplient également. Si ces démonstrations sont implacables lorsqu’il s’agit de comprendre les mécanismes à l’œuvre, les propositions sont trop souvent décevantes, quand elles ne sont pas tout simplement absentes. Pour autant, il existe déjà de nombreuses réflexions à ce sujet – du « Plan B » de Lester Brown à « Negawatt » – mais dont les solutions avancées tardent à être appliquées à grande échelle et dont la cohérence globale fait parfois défaut.

       C’est afin de combler une telle lacune que le militant écologiste et entrepreneur américain Paul Hawken a lancé le projet Drawdown en 2013. Ce terme désigne « le point de bascule à partir duquel la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, après avoir atteint un pic, se met à diminuer d’une année sur l’autre.» Le but de cette entreprise collective est ainsi de « recenser, mesurer et modéliser cent solutions conséquentes » permettant de tendre vers cette inversion de la courbe du réchauffement climatique à l’horizon 2050. (...)

       (...) En l’absence d’une feuille de route globale, Hawken et son équipe, composée de chercheurs et d’activistes, ont cherché à en proposer une à partir d’un grand nombre d’initiatives déjà existantes. Ces initiatives ont été expertisées, ont fait l’objet de projections et ont été comparées entre elles en fonction de leur coût de mise en œuvre et de leur impact. Drawdown aboutit donc à une liste de 80 solutions priorisées. Si l’un des principaux critères retenus est bien sûr la diminution escomptée de CO2, ces différentes solutions ont des retombées positives dans de nombreux domaines. Cette approche plurielle trouve également sa raison d’être dans les causes multiples à l’origine du dérèglement climatique et de la pollution sous toutes ses formes.

       Destiné à un large public soucieux de s’informer, les rédacteurs de Drawdown ont fait le choix d’un langage clair, évitant autant que possible le jargon et explicitant les différents mécanismes en jeu. Parmi leurs partis-pris, l’on retrouve l’abandon des métaphores martiales (« combat », « bataille », voire « croisade ») qui sous-entendent que « le changement climatique est l’ennemi et qu’il faut l’anéantir », ce qui leur paraît inadapté pour désigner des phénomènes physiques, chimiques ou biologiques. Enfin, le titre même adopté pour le projet et cet ouvrage est une affirmation d’un objectif bien souvent manquant des débats environnementaux actuels : plus que contenir ou ralentir nos émissions de CO2, il s’agit de les réduire suffisamment pour inverser le cours du réchauffement climatique.

       Drawdawn s’organise ainsi autour de la présentation thématique (« énergie », « alimentation », « femmes et filles », « bâtiments et villes », « affectation des terres», « transport », « matériaux ») des solutions les plus pertinentes pour réaliser cet objectif. Chaque solution est décrite de son origine à ses développements présents et futurs, et illustrée.

       Les avantages et les inconvénients, qui recouvrent là encore différentes sphères (culturelle, économique, sociale), sont rappelés. Dans certains cas, elles apparaissent seulement à titre transitoire, comme le nucléaire pour les pays en voie de développement, ou encore les agrocarburants. Outre la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le coût de la solution est chiffré sur 30 ans, tout comme les économies espérées. Les modélisations se fondent sur des estimations prudentes et les concepteurs du projet mettent à disposition de la communauté scientifique leurs données, hypothèses et résultats sur le site drawdown.org.

       A cet ensemble de fiches pédagogiques s’ajoutent des extraits d’essais ainsi qu’une dernière rubrique intitulée « Bientôt près de chez vous » qui regroupe des solutions émergeant, non chiffrées et parfois décrites de manière plus impressionniste. Dans cette ultime rubrique, l’on retrouve par exemple le projet de « Repeupler la steppe-toundra ». En effet, la réintroduction d’animaux tels que l’iakoute (« un petit poney sibérien trapu et poilu ») ou des rennes migrateurs dans ces espaces aurait un effet protecteur pour le pergélisol et éviterait à l’Arctique de se refroidir. En effet, le dégel de l’Arctique provoqué par le réchauffement climatique aurait pour conséquence d’accélérer le phénomène en relâchant le méthane conservé dans les glaces. De leur côté, les essais reproduits dans Drawdown visent à l’élargir la perspective, à l’image de celui de l’universitaire et jardinier Michael Pollan  qui revient sur la dimension symbolique et systématique de la pratique individuelle et collective du potager. (...)

       (...) L’équipe du projet Drawdown propose trois scénarios en fonction de la prudence des hypothèses. Le premier, dit « plausible » est insuffisant pour aboutir à une inversion de la courbe. Le second et éponyme (« Drawdown ») y parvient en 2050 quand le troisième, dit « optimal », y arrive dès 2045. Dans tous les cas, le financement de la mise en œuvre des solutions avancées est dérisoire par rapport aux économies anticipées, pour ceux qui ne souhaiteraient qu’envisager cette aspect de la question, finalement dérisoire par rapport à l’état de la planète si rien n’était fait. Enfin, aucune de ces solutions ne détient à elle seule la réponse aux nombreux défis posés par le dérèglement climatique.

        Parmi les 15 solutions les plus efficientes, l’on compte par ordre décroissant d’impact : la réduction des fluides frigorigènes, les « éoliennes (en mer) », la « réduction du gaspillage alimentaire », une « alimentation riche en végétaux », la préservation des forêts tropicales, « l’éducation des filles », « la planification familiale », le développement de centrales solaires, l’adoption du « sylvopastoralisme », les « toitures photovoltaïques », « l’agriculture régénératrice », l’entretien des forêts tempérées et des tourbières, « l’arboriculture tropicale de base» et le « boisement ».

       Nombre de ces solutions sont susceptibles d’être mises en œuvre à l’échelle individuelle ou de collectifs non-étatiques. Les membres de Drawdown affirment d’ailleurs leur croyance en la force de l’individu et des groupes minoritaires afin de faire évoluer les choses. Ils font également le pari d’une compatibilité entre le capitalisme et l’inversion de la courbe de nos émissions de gaz à effet de serre, contrairement à d’autres écologistes qui estiment que toute résolution du problème devra passer par une sortie du capitalisme.

       Plus largement, la philosophie du projet repose sur la validité de leurs modèles mathématiques, voire de leur reproductibilité à des contextes parfois très différents, même si les auteurs semblent lucides à ce sujet. En dépit de ces partis-pris, l’équipe de Paul Hawken souligne à de nombreuses reprises la nécessité de réguler, de subventionner ou de taxer certaines activités afin de permettre un réel développement de ces solutions.

       En cela, Drawndown s’avère un outil précieux (et porteur d’espoir) pour le citoyen puisqu’il lui donne une vue globale et nuancée des solutions existantes, qu’elles aient une application individuelle directe, ou qu’elles nécessitent une prise en charge gouvernementale et donc une action collective dans l’arène politique.

    https://www.nonfiction.fr/article-9469-le-rechauffement-climatique-nest-pas-ineluctable.htm

    ***

    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’ESPÉRANCE EST INSCRITE

    DANS LE CŒUR DE L'HOMME)

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    "Vite, vite, Attention à Face de Bouc!"

    http://chatoyantstone.tumblr.com/post/175514128718/resplend3nt-rap4cious

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    "Rien que par sa présence, la Belle-Mère de cet écrivain d'horreur lui donnait de magnifiques idées de romans,". Jacques Damboise in "Pensées à point".

    http://www.bouddha.ch/nos_coups_de_gueule4.htm

    Le dalaï lama vient de perdre un ami

    Maxime VIVAS

       « Troublants […] les rapports entre le gourou japonais de la secte Aum, Shoko Asahara, sponsor de « la cause tibétaine » et le dalaï-lama (des photos les montrent main dans la main). Or, Shoko Asahara a défrayé la chronique de l’horreur en faisant gazer au sarin des passagers du métro de Tokyo le 20 mars 1995 » (1).

       En 2016, Macron rencontre en France le dalaï lama et il twitte, extasié : « j’ai vu le visage de la bienveillance ».  Le 25 avril 2018 aux USA, il parle du dalaï lama aux étudiants de l’université George Washington : « C’est un leader extraordinaire, je le respecte beaucoup ».

       Il est juste de dire que l’engouement de Macron pour l’ex-esclavagiste théocratique est largement répandu dans la classe politico-médiatique française. La raison en est un alignement idéologique derrière les USA qui travaillent inlassablement à essayer d’amputer la Chine de sa région autonome tibétaine.

       Lors de la recension par LGS en 2012 de mon livre sur le dalaï lama (1), un lecteur (qui signe BQ) nous a envoyé ce commentaire dont je fais un copié-collé car il est un condensé puissant :

       « Le 13 septembre 1994, à l’approche de ses 60 ans, le 14ème dalaï-lama invita quelques personnes à Londres pour un lunch. Des personnes qui avaient été au Tibet « avant l’arrivée du régime communiste », c.-à -d. avant les années 1950 (...).
       Un des invités était Heinrich Harrer, célèbre alpiniste autrichien et nazi confirmé (SA) à partir de 1933, bien avant « l’Anschluss » de l’Autriche par l’Allemagne (1938) (...) Il se rendra à Lhassa où il deviendra le tuteur du jeune 14ème dalaï-lama.
       Harrer était également un des hommes de liaison des Etats-Unis pour organiser concrètement en 1959 le départ en exil du 14ème dalaï-lama (...).

       Un autre « invité de marque » en 1994 : Bruno Beger. Un nazi un peu plus dérangeant : condamné en 1970 pour assassinat de 86 personnes dans le camp d’Auschwitz (pour une recherche sur les crânes), mais jamais interné. (...) Fin des années 1930, Beger était allé au Tibet avec le zoologue SS Ernst Schäfer pour y mesurer des crânes, dans le cadre d’une recherche ethnologique subsidiée par… Himmler. Il était devenu l’ami du 14ème dalaï-lama.

       Mais l’étrange cercle d’amis du 14ème dalaï-lama ne s’arrête pas là. Dans le désordre :
       * Carl Gershman : ex-directeur de la NED (New Endorsement [lire : Endowment] for Democracy, USA, cousine germaine de la CIA et sponsor du DL) : a reçu une médaille « Lumière et Vérité » du DL en 2005 ;

       * Miguel Serrano : ouvertement nazi au Chili : rencontres avec le DL ; entre autres, accueil à l’aéroport de Santiago en 1992 (photos sur le net) ;

       * Shoko Asahara : gourou japonais (attentat au gaz dans le métro de Tokyo) : plusieurs rencontres. Le DL lui donna des lettres de recommandation destinées au gouvernement japonais, pour favoriser des subsides. Shoko Asahara fait un don important à Dharamsala [ C’est-à-dire au « gouvernement tibétain en exil » installé à Dharamsala. Note de MV].

       * Pinochet : le DL a au moins pris sa défense contre un jugement d’un tribunal international [En avril 1999, le dalaï-lama a appelé le gouvernement britannique à libérer le dictateur chilien, Augusto Pinochet, arrêté au cours d’une visite en Angleterre. Note de MV] (2).

       * G.W. Bush : lors de la réception de sa médaille d’or par le Congrès américain, le DL appelé G.W. Bush un « grand ami qui a fait beaucoup de choses pour la démocratie et les droits de l’homme… ».

       J’ajoute ceci  : le 29 avril 2005, le dalaï lama, parlant à des sénateurs français, a réussi en deux phrases à approuver deux guerres étatsuniennes et à suggérer leur prolongement en Chine : « La politique américaine veut promouvoir la démocratie en Irak et en Afghanistan, par des méthodes parfois controversées. Je dis tant mieux, c’est bienvenu. Mais ce serait encore mieux si la démocratie était promue en Chine ».

       Shoko Asahara, responsable de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, a été exécuté le vendredi 6 juillet 2018. J’ai souvent dit que j’étais hostile à la peine de mort. Cela me distingue en cette circonstance de quelques imitateurs de Pierre Desproges, lequel reprit deux fois des moules en apprenant la mort de Tino Rossi.

       (1) In « Dalaï lama pas si zen » Maxime Vivas (Editions Max Milo , 2011).
       (2) Si le dalaï lama a promptement réagi pour que Pinochet soit relâché, il n’a jamais eu le temps de demander la libération de Nelson Mandela emprisonné pendant 27 ans.


    https://www.legrandsoir.info/le-dalai-lama-vient-de-perdre-un-ami.html

    $$$

    Luc Desle


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  • ùùù

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MAÎTRE N'EST

    PAS LE BON DIEU)

    ùùù

     "Alors, Vroum vroum?

    - Oui, vroum vroum..."

     (Source: boring-usernamex2)

    ùùù

    https://www.pinterest.fr/pin/576108977310794821/?lp=true 

    Les crimes contre la nature

    sont des crimes contre la paix et l’humanité

     Valérie Cabanes 

       En 2010, la juriste britannique, Polly Higgins, a proposé que le crime d’écocide soit reconnu. Elle a ainsi proposé à la Commission du droit international des Nations Unies que le crime d’écocide devienne le cinquième crime contre la paix, au côté des crimes contre l’Humanité ou des crimes de guerre.

       Dans la foulée, il y a deux ans, sept citoyens européens ont lancé une « initiative citoyenne européenne » (ICE) (1) dont le but était de faire reconnaître en Europe le crime d’écocide par le biais d’une directive européenne. Depuis janvier 2014, à la suite de l’ICE, le mouvement End Ecocide s’est globalisé en revendiquant la mise en place d’une justice internationale de l’environnement et de la santé. (...)

       (...) Le terme « écocide » est construit à partir du préfixe « éco- » - la maison, l’habitat (oikos en grec) – et du suffixe « -cide » - tuer (caedo en latin). Un écocide se définit par un endommagement grave et étendu d’un ou de plusieurs écosystèmes ou leur destruction, qui peut avoir des conséquences sur plusieurs générations.

       L’écocide répond ainsi à plusieurs qualifications, en tant qu’atteintes au droit fondamental à la vie, au droit de l’homme à un environnement sain, aux droits des peuples autochtones à vivre selon leurs traditions ancestrales, aux droits des générations futures.

       Le terme Ecocide avant l’ICE était quasiment inconnu du grand public en France, même si le concept de crime d’écocide est débattu depuis plus de quarante ans au sein de la Commission du droit international, en tant que crime de guerre suite à l’usage de l’agent orange au Vietnam dans un contexte de conflit armé et pour un comportement intentionnel aux effets particulièrement graves.

       Puis en temps de paix pour qualifier des catastrophes environnementales hors du commun commises délibérément ou par négligence, dénommées selon les juristes écocide, géocide ou biocide. Cette commission avait à charge de préparer le Code des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, ancêtre du statut de Rome sur les crimes contre la paix adopté en 2002. Nous avons eu le mérite de réactualiser le terme et de rouvrir un vieux débat juridique qui n’a jamais fait l’affaire des gros Etats pollueurs. (...)

       (...) Nous demandons en effet de reconnaître la valeur des écosystèmes dans le maintien de la vie sur terre, valeur mise en lumière par la science mais totalement ignorée par l’économie et la politique. Le droit permettrait de rappeler cette évidence, à savoir que nous vivons dans un monde fini où toute forme de vie, dont l’humain, est interconnectée et interdépendante et que l’ère de l’anthropocène (2), que l’homme moderne a provoquée en deux-cents ans, est une forme de suicide collectif.

       Le monde fait face à une immense menace pour sa paix et sa sécurité car les écosystèmes de la planète sont détruits à une vitesse et une échelle sans précédent. Nous épuisons nos ressources naturelles, et la raréfaction des ressources tels que l’eau potable, la nourriture, les métaux rares, le pétrole et d’autres ressources naturelles engendre une augmentation des conflits (3) dans le monde ainsi que des migrations climatiques. (...)

       (...) Notre cadre juridique actuel ne possède pas les outils nécessaires pour mettre fin à la dégradation généralisée des écosystèmes causée par une activité industrielle dangereuse. Comment accepter la faiblesse des sanctions appliquées lors de l’affaire du Probo Koala par exemple dans laquelle la société Trafigura a été condamnée à une amende d’un million d’euros, sur un chiffre d’affaires annuel de 73 milliards de dollars, non pas pour trafic de déchets mais pour manquement à son obligation de révéler la nature des déchets toxiques transportés ?

       De même, ne serait-il pas souhaitable de mieux discipliner certains PDG comme celui de Tepco qui est à l’origine de la décision de construire un mur de protection du réacteur de Fukushima de dix mètres seulement au lieu des treize recommandés pour des raisons d’économies budgétaires ?

        Lever l’impunité des dirigeants de multinationales, de gouvernements ou d’institutions partenaires, concernant certaines catastrophes environnementales liées à l’utilisation de technologies dangereuses ou prédatrices semble aujourd’hui d’une nécessité urgente.

       Il faut donc pour cela que les liens entre droits de l’homme et droit de l’environnement soient intrinsèquement reconnus par le droit pénal international. C’est déjà le cas dans de nombreuses conventions internationales depuis la déclaration de Stockholm en 1972, en tant que droits positifs mais non contraignants. La prochaine étape nécessaire est de faire reconnaître la destruction des écosystèmes comme un crime et établir des cours pénales pour le juger. (...)

       (...) En Europe, nous voulons que l’Écocide devienne un crime pour lequel des sociétés et des personnes puissent être jugées responsables selon le droit pénal et le principe de la responsabilité supérieure. Nous espérons faire interdire et empêcher tout Écocide sur les territoires européens ou le domaine maritime relevant de la législation européenne, ainsi que tout Écocide provoqué par des ressortissants européens, personnes physiques ou morales, en dehors de l’Europe.

       Et nous demandons de prévoir une période de transition pour permettre la mise en place d’une économie durable.

        A l’échéance de l’ICE le 21 janvier 2014, nous avons demandé à la Commission européenne l’autorisation de conserver les signatures récoltées, n’ayant pas atteint le million requis, et de transformer l’ICE en pétition traditionnelle à soutenir sur endecocide.eu. La Commission a donné son accord et a accepté que nous lui présentions le projet de directive en octobre 2014. (...)

       (...) Parallèlement, le mouvement est devenu mondial. Nous avons lancé un appel collectif le 30 janvier 2014 au Parlement européen pour la création d’une justice pénale internationale de l’environnement et de la santé. Une charte a été rédigée de concert avec neuf autres organisations qui peut être signée par toute association dans le monde. Une pétition citoyenne est aussi en ligne sur iecc-tpie.org.

       Plus de 90 organisations nous ont déjà rejoints et des dizaines de milliers de citoyens la soutiennent. La pétition sera remise à Ban Ki-Moon au mieux à l’ouverture du Sommet sur le Climat de l’assemblée générale des Nations Unies en septembre prochain à New York.

       Cette charte demande ultimement la reconnaissance du crime environnemental dans le statut de la Cour pénale internationale. Afin d’avancer dans sa mise en œuvre, nous réunissons en ce moment des experts du droit international et du droit de l’environnement pour préparer un amendement à ce statut afin qu’il soit porté par un ou plusieurs Etats devant l’Assemblée des Etats signataires et soumis au vote.

       Il suffit en effet qu’un seul Etat soit volontaire pour que l’amendement soit porté à l’agenda et que 81 Etats votent en sa faveur pour qu’il soit retenu. Nous menons donc un plaidoyer diplomatique à l’heure actuelle pour que des Etats comme l’Equateur en procès contre Texaco Chevron ou des Etats insulaires victimes du changement climatique s’emparent de notre proposition.

       Toutes les bases juridiques sont posées – ce dont nous avons besoin maintenant c’est d’une volonté politique et d’un vaste appui citoyen.

       Notre mobilisation devient mondiale officiellement le 31 juillet 2014. End Ecocide in Europe devient End Ecocide on Earth, soutenez-nous en signant notre appel mondial !

       Exemples d’écocides que vous pouvez retrouver sur notre site endecocide.eu :

    1. La fracturation hydraulique
    2. Rosa Montana en Roumanie
    3. La surpêche
    4.Tchernobyl
    5. Le barrage d’aluminium d’Ajka en Hongrie
    6. L’assèchement de la rivière du Parc National de Mavrovo en Macédoine
    7. La déforestation de la forêt des Carpates en Europe
    8. L’extinction des abeilles
    9. La pollution du delta du Niger


       Notes

    1 - L’ICE permet à n’importe quel citoyen européen d’inviter directement la Commission européenne à présenter des propositions législatives. Elle doit être soutenue par au moins un million de personnes issues d’au moins sept pays sur les vingt-huit que compte l’UE.

    2- Période à partir de laquelle l’influence de l’homme sur le système terrestre serait devenue prédominante.

    3- Consulter l’Atlas des conflits élaboré par the Environmental Justice Atlas : Mapping ecological conflicts and spaces of resistance. EJOLT sur ejatlas.org/

    (Quid depuis 2014?)

    https://reporterre.net/Les-crimes-contre-la-nature-sont

    ùùù

    Luc Desle


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  • °°°

    Pensées pour nous-mêmes:

    (POUR PLUS DE TRANQUILLITÉ,

    DIEU S'INVENTA LUI-MÊME)

    °°°

    "Et... Hips! Tu sais c'que j'lui ai dit, Moi?

    T'es qu'une tronche de cake, grosse pouf,

    voilà c'que t'es!

    - Et tu sais ce que je lui ai dit, à Monsieur qui fait le mariole?

    T'es qu'une tronche de cake, abruti,

    voilà tout ce que t'es"

    (Ce couple se connaissait très bien)

    http://silverfoxclub.tumblr.com/post/167679178092

    °°°

    "Pfff... Fait chaud...

    - Si t'était à poildé, ça irait mieux.

    - J'te vois venir, pas question!"

    http://nadchris34.tumblr.com/post/175550528384/

    poerobots-roll-out-those-lazy-hazy-crazy-days

    °°°

    (Dans la série, j'aime pas l'matin...

    Mais alors là, pas du tout)

    http://nadchris34.tumblr.com/post/175363876649

    °°°

    Blanche Baptiste


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  • £££

    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE MÉCHANT SERAIT UN

    GENTIL QUI S'IGNORERAIT)

    £££

    "Heu... Oui? J'ai fait quelque chose de mal?"

    "Il connaissait bien la langue lapine ou latine, je ne me souviens plus bien". Jacques Damboise in "Pensées gloub".

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/173637525290

    £££

    "Il connaissait bien la langue lapine ou latine, je ne me souviens plus bien". Jacques Damboise in "Pensées gloub".

    http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/11/05/desobeissance-civile/

    Aux États-Unis, un juge considère

    la désobéissance civile comme une « nécessité »

    contre le changement climatique

       Pendant près d’un an, des centaines de manifestants ont défilé dans le Massachusetts pour stopper la construction d’un gazoduc à haute pression, qui aurait parcouru une dizaine de kilomètres à travers le quartier de Boston West Roxbury. 200 personnes ont été arrêtées, et certains d’entre elles ont fait l’objet d’accusations criminelles pour intrusion et perturbation de l’ordre public.

       Le 3 juillet, les 13 derniers manifestants accusés ont été jugés non responsables par un juge du Massachusetts, qui a dit que les effets potentiels sur l’environnement et la santé publique du pipeline — y compris le risque de changement climatique — rendaient la désobéissance civile légalement « nécessaire ».

       D’après le Climate Disobedience Center, qui a soutenu les manifestants, c’est la première fois qu’un juge estime le caractère « nécessaire » pour ces gens-là d’agir afin afin de prévenir un préjudice plus important.

       Le juge a permis à chaque accusé de parler pendant deux minutes pour expliquer ses raisons d’agir directement contre le pipeline. À la fin des témoignages, il a déclaré les accusés « non responsables » — l’équivalent civil de la non-culpabilité — sur la base de la nécessité.

       C’est une rare bonne nouvelle pour le mouvement climatique états-unien, qui a vu une augmentation de la criminalisation de la protestation environnementale ces dernières années, et pour les manifestants de West Roxbury, car même s’ils n’ont pas empêché le pipeline de devenir opérationnel, ils ont obligé la compagnie Spectra Energy à admettre officiellement qu’elle n’avait pas de plan de sécurité en cas de défaillance catastrophique.

    Source : Think Progress

    £££

    Benoît Barvin


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  • ¤¤¤

    Pensées pour nous-mêmes:

    (TOUT EST PERDU QUAND

    ON EST MÉCONTENT DES AUTRES

    ET NON DE SOI)

    ¤¤¤

    https://johnnythehorsepart2.tumblr.com/post/173733969160

    ¤¤¤

    http://ysope.over-blog.net/article-rechauffement-climatique-56335005.html

    Comment le réchauffement climatique

    renforce la gentrification à Miami

    Anouch Bezelgues

     
     
     
     
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       “À Miami, l’élévation du niveau de la mer fait déjà partie de la vie quotidienne”, raconte The New Yorker. Si cette ville de Floride est aux premières loges du réchauffement climatique, tout le monde n’est pas affecté de la même manière. En effet, l’élévation du niveau de la mer a des conséquences indirectes sur les habitants des quartiers populaires de Miami, comme Liberty City et Little Haiti. Situés dans des zones qui ne sont pas directement menacées par la montée des eaux, ces quartiers voient le prix de l’immobilier s’envoler.

       On assiste aujourd’hui à une “gentrification climatique”, explique un travailleur social à propos de cette tendance qui pousse les investisseurs et les promoteurs immobiliers à lorgner des quartiers moins favorisés en raison de la montée du niveau de la mer”. Les classes et minorités à faibles revenus ont été contraintes de s’installer dans le centre-ville, largement au-dessus du niveau de la mer. Mais maintenant que ce dernier s’élève, ces quartiers sont de plus en plus recherchés.” (...)

       (...) Alors que les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus ressentir, le niveau de la mer est susceptible d’augmenter de 30 centimètres d’ici à 2045. Si toute la côte est des États-Unis est menacée, Miami est particulièrement vulnérable. Face à ce danger imminent, les promoteurs immobiliers investissent dans les quartiers du centre car ils ne disposent plus de terrains près de la mer, affirme The Wall Street Journal.

       Une tendance qu’une étude menée par des chercheurs de Harvard confirme, comme le rapporte l’hebdomadaire Orlando Weekly. L’étude révèle que “les propriétés situées entre deux et quatre mètres au-dessus du niveau de la mer présentent aujourd’hui des prix plus élevés que celles situées à un ou deux mètres”. (...)

       (...) C’est particulièrement le cas à Little Haiti. Dans une vidéo, le webzine The Root part à la rencontre des habitants de ce quartier victime de la gentrification. Du temps de la ségrégation, les Africains-Américains n’étaient pas autorisés à vivre près de la plage – ils se sont donc installés un peu plus haut. The Root révèle qu’entre 2016 et 2017 le prix moyen d’une maison est passé de 174 326 dollars à 207 100 dollars. Le salaire moyen annuel étant de 21 600 dollars, acheter une maison devient de plus en plus inaccessible.

       En avril dernier, des habitants de Little Haiti ont organisé des manifestations contre le rachat de deux centres commerciaux par des promoteurs immobiliers. Les locataires – qui, pour certains, occupaient les boutiques depuis trente ans – ont eu seulement deux semaines pour débarrasser les lieux, dénonce le Miami Herald.

       La gentrification n’est toutefois pas le seul grand danger qui menace les quartiers populaires de Floride. “Les inondations et les ouragans sont particulièrement dévastateurs pour les logements bon marché, qui sont généralement plus vieux et moins résistants à l’eau et au vent. En outre, lorsque des logements sociaux sont détruits, ils ne sont pas systématiquement remplacés, ce qui restreint encore un peu plus le choix pour les gens qui ne peuvent pas suivre l’emballement des prix du marché”affirme Bloomberg. Comme le résume pour The New Yorker Jesse Keenan, qui donne des cours sur l’adaptation au changement climatique à Harvard, “le réchauffement climatique a déjà ses gagnants et ses perdants”.

    ¤¤¤

    Benoît Barvin


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