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    Pensées pour nous-mêmes:

    (L’ÉCHEC N'OBLIGE PAS)

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    "Stop! STOP!!!"

    http://misterdoor.tumblr.com/post/168221986177

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    http://home.scarlet.be/spb34472/johnny_hallyday_dessin_humour.htm

    L’imitation ratée
    de l’enterrement de Victor Hugo

       Aurore Berger, la Nadine Morano de LREM, affirmait que les obsèques de Johnny Halliday provoqueraient une émotion comparable à celles de Victor Hugo et elle prévoyait qu’il y aurait : « autant de monde si ce n’est plus dans la rue pour l’accompagner ».

       Informés sans BFM-TV, venus de toutes les régions de France sans bus Macron, 2 millions de personnes ont donné le 1er juin 1885 une journée de travail (non récupérable en RTT) pour accompagner la dépouille de l’immense poète qui ne s’exila pas à cause des impôts, lui. Son testament disait qu’il donnait 50 000 francs aux pauvres et que son cercueil devait être transporté dans le corbillard des pauvres.

       Cependant, la cérémonie pour Johnny était impeccable, comme ordonnée par une entreprise d’événementiel. Des centaines de milliers de contribuables étaient là : les fans de toujours et d’autres que le matraquage médiatique avait conjurés de ne pas rater un « événement historique ».

       Je défie quiconque de ne pas avoir été ému à l’écoute de quelques discours ou lectures de texte ou par le visage de la veuve, si digne et si belle avec ses cheveux tirés en arrière, ses lunettes de soleil et, en sautoir, la croix que son homme portait. Et puis, patatras ! La voici qui se jette pour une longue, longue, longue étreinte dans les bras d’Emmanuel Macron, puis dans ceux de Bri-bri d’amour.

       L’exceptionnelle « bête de scène » était rapetissée à la taille de l’ancien banquier de chez Rothschild, du président des riches. L’incomparable rocker Johnny fit place à l’oncle Picsou-Halliday avec ses quarante années de démêles avec le fisc, sa condamnation pour fraude à 10 mois de prison avec sursis, son exil fiscal, ses négociations (fructueuses) au plus haut niveau pour des remises sur les sommes dues, des dégrèvements et des effacements de pénalités.

       En se blottissant dans les bras du président que la foule conspua dès les premiers mots de son discours (1), Laeticia Halliday a dit aux fans qu’ils étaient les invités d’un dîner de cons, que l’irrationnelle réunion des torchons et des serviettes serait terminée dès que Johnny serait arrivé Saint-Barth. Le poignant concert de guitares devant l’église de la Madeleine fut couvert par cette grosse fausse note.

    Théophraste R. (Directeur de la thèse : « Récupération, phagocytage et perversion d’un fils du peuple par son entourage et le pouvoir »).

       (1) Toujours truqueur et tronqueur, le JT de France 2 a gommé les sifflets et les cris de la foule pour couvrir sa voix (« John-ny, John-ny ! » en ne passant que l’épilogue du discours (à 5mn 52). Apprécions aussi la prudence de Macron qui, craignant de nouveaux sifflets, termina en invitant à « applaudir monsieur Johnny Halliday ».

    https://www.legrandsoir.info/

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SOIS CONSCIENT DE TON

    INCONSCIENCE ET TU SERAS SAUVÉ)

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    Annie Lennox - Summertime

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    Scarlett Johansson - Summertime

    $$$

    Kat Edmonson - Summertime

    Summertime (feat. Louis Armstrong)

    (C'est L'été)


    Summertime and the livin' is easy
    C'est l'été et la vie est facile
    Fish are jumpin' and the cotton is high
    Les poissons bondissent et le coton est haut
    Oh your Daddy's rich and your ma is good lookin'
    Oh ton papa est riche et ta maman est belle
    So hush little baby, don't you cry
    Alors chut, petit bébé, ne pleure pas

    One of these mornings
    Un de ces jours
    You're goin' to rise up singing
    Tu te lèveras en chantant
    Then you'll spread your wings
    Puis tu déploieras tes ailes
    And you'll take to the sky
    Et tu te réfugieras dans le ciel
    But till that morning
    Mais d'ici là
    There's a nothin' can harm you
    Il n'est rien qui puisse te faire du mal
    With daddy and mammy standin' by
    Avec papa et maman à tes côtés

    Summertime and the livin' is easy
    C'est l'été et la vie est facile
    Fish are jumpin' and the cotton is high
    Les poissons bondissent et le coton est haut
    Oh your Daddy's rich and your ma is good lookin'
    Oh ton papa est riche et ta maman est belle
    So hush little baby, don't you cry
    Alors chut, petit bébé, ne pleure pas


    En savoir plus sur https://www.lacoccinelle.net/249586.html#mXQTvjUf2kRcpbhU.99

    $$$

    Nadine Estrella


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (DANS LE RIEN Y A-T-IL

    QUELQUE CHOSE?)

    ***

    (L'annonce de son épouse acceptant le divorce provoqua

    un enthousiasme un rien disproportionné chez son

    futur ex-mari)

    photorepairwizard:

    Mikhail Baryshnikov & Twyla Tharp

    ***

    https://www.chappatte.com/images/essor-du-bitcoinmonnaie-virtuelle

    Pourquoi le Venezuela

    crée-t-il une monnaie virtuelle ?

    Sabine Grandadam

       Lors de son rendez-vous dominical avec ses compatriotes, dans une émission télévisée, le président Nicolás Maduro a annoncé le 3 décembre la création “d’un nouveau système de cryptomonnaie, le ‘petro’, basé sur des réserves pétrolières, pour avancer sur le développement économique du pays”, tweete la chaîne publique Venezolana de Televisión. La date de lancement n’a pas été précisée.

       La valeur de cette monnaie sera adossée aux réserves pétrolières du Venezuela – les plus importantes au monde –, ainsi qu’à celles de gaz, d’or et de diamants, a précisé le chef de l’État. Les monnaies virtuelles “ne sont garanties ni par un gouvernement ni par des banques centrales”, rappelle The Guardian, reprenant une dépêche de l’agence Reuters.

       Les Vénézuéliens, ajoute le journal, connaissent très bien le bitcoin qu’ils sont nombreux à acheter pour contourner la monnaie vénézuélienne et mettre leurs économies à l’abri. En août dernier, le président Maduro avait dévalué la monnaie nationale, le bolívar, à un niveau historiquement bas de – 91 % par rapport au dollar. Nicolás Maduro évoque “la souveraineté monétaire”, cette monnaie permettant par conséquent de “vaincre l’embargo financier imposé par les États-Unis”.

       Depuis août 2017, les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions financières au Venezuela, en interdisant aux banques et aux fonds américains d’investissement d’acheter ou de vendre des obligations émises par le régime vénézuélien ou par son principal fleuron économique, la compagnie nationale de pétrole PDVSA. En novembre dernier, l’agence américaine de notation Standard & Poor’s a déclaré le Venezuela et PDVSA au bord de la faillite, en tout cas en “défaut partiel” sur une échéance de remboursement d’une dette de 200 millions de dollars.

       Les indicateurs économiques du pays sont au rouge : le Venezuela a une dette extérieure de plus de 100 milliards de dollars, mais ses réserves en devises ne dépassent pas 9,7 milliards. Il affiche une inflation de 720 % selon le FMISa production pétrolière, principale source de devises, est en chute et ne permet ni de rembourser sa dette ni d’importer les produits nécessaires.

       Avec la monnaie virtuelle, Nicolás Maduro cherche donc à contourner les sanctions américaines “en cherchant de nouvelles formes de financement pour disposer d’alternatives pour sauver l’économie nationale”, explique le quotidien vénézuélien El NacionalCité par El Nacional, un économiste vénézuélien en doute : “La confiance [des investisseurs] dans une monnaie dépend de celle que l’on accorde aux gouvernements et aux systèmes économiques qui l’utilisent. Et une monnaie virtuelle n’échappe pas à cette règle. Or le Venezuela ne dispose pas de cette confiance.”

       Du côté de l’opposition, le projet ne recueille pas davantage d’approbation. Dans un tweet, le député de l’opposition Angel Alvarado estime que “le petro ne peut pas être qualifié de ‘cryptomonnaie’, puisqu’il est adossé à une marchandise (les réserves pétrolières). Aux yeux de cet économiste, le projet “n’est qu’une manière sophistiquée de renoncer à la souveraineté pétrolière pour payer les créanciers”.

    ***

    Benoît Barvin


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  • ***

    Pensées pour nous-mêmes:

    (L'AMOUR EST

    À LA FRONTIÈRE 

    DE L'INDICIBLE)

    ***

    (L'affaire de la chaise meurtrière fut promptement bouclée)

    Robert Maguire aka R.A. Maguire aka Robert A Maguire (American, 1921-2005, b. NJ, USA)

    - The Damned Lovely by Jack Webb, 1955, Signet 1233  Pulp Covers

    http://redlipstickresurrected.tumblr.com/post/168167565855/

    robert-maguire-aka-ra-maguire-aka-robert-a

    ***

    http://www.lanaturedanslapeau.fr/non-aux-pesticides-rapportez-les-en-magasin/

    Pesticides : à quand des mesures

    contre les agriculteurs voyous ?

       Souvenez vous, en 2008, le « fameux » Grenelle de l’environnement, ou plutôt, fumeux. Jugez plutôt. On nous annonçait une réduction de moitié des pesticides, et l’interdiction de certaines substances dangereuses.

       A l’aube de 2018, qu’en est-il ? On en utilise de plus en plus. Des pesticides interdits se retrouvent régulièrement et ne parlons même pas des controverses qui finissent systématiquement par des réautorisations ! On doute ? Peut-être que c’est cancérigène ? Peut-être que ça détruit tout les écosystèmes en plus de nous empoisonner lentement mais sûrement  ? Allez, c’est reparti ! 18 mois de plus pour le glyphosate (qui compose le round up, le plus grand destructeur du monde) dans un premier temps, et maintenant, c’est 5 ans  !

       Mais qu’on se rassure ! Nos gouvernements prennent les choses en main, c’est promis. A grands coups de réunions et de prévention.

       Le problème, c’est que ce ne sont pas les particuliers qui posent problème, ni les collectivités, ou tout du moins, plus, parce qu’elles ont récemment et rapidement modifiés leur gestion des zones vertes et ont, pour la plupart, bannis ou tout du moins largement diminué leur utilisation de pesticides. Du côté des citoyens, certes, il reste encore à faire, de nombreux jardiniers continuent d’utiliser des biocides, mais leur surface étant minime, ce ne sont pas eux qui ont le plus gros impact.

       Le plus gros impact, les utilisateurs #1 des biocides, ce sont les agriculteurs. Et quelles sont les mesures pour qu’ils réduisent leur utilisation de pesticides ? Aucune. Au contraire même, puisque le modèle agricole, basé sur la Politique Agricole Commune, est largement basé sur le productivisme, qui oblige à user et abuser d’engins lourds (tracteurs), à traiter de grandes surfaces (monocultures), ce qui va forcément attirer les espèces consommant ces denrées (donc utilisation des biocides).

       Des alternatives existent (notamment la permaculture et tout ses dérivés), mais elles ne sont pas du tout valorisées : bien souvent, aucune aide n’existe pour se lancer dans ce genre de production. Bien sûr, ces alternatives modifieraient profondément la production agricole, mais, et alors ? L’agriculture actuelle, dite conventionnelle, est à mille lieux de l’agriculture standard d’il y a un siècle, et pourtant, elle l’a rapidement remplacé. Mais à quel prix ?

       Année après année, on se plaint que nos rivières soient de plus en plus polluées, nous disposons de cartes et de données qui nous renseignent précisément sur l’utilisation des pesticides, et après ? Rien. Nous savons que nos rivières sont polluées, parfois par des produits interdits, mais à part faire de jolies cartes pour faire le buzz d’un jour, ça n’ira pas plus loin. Pourtant, avec ces cartes, on pourrait facilement repérer les agriculteurs pollueurs, ceux qui utilisent trop de produits ou ceux qui utilisent des produits interdits. On pourrait les repérer, les verbaliser, faire des exemples pour que la pollution aux pesticides se stabilise ou mieux, diminue. Mais nous ne le faisons pas. Pourquoi ? Aller demander aux décideurs… Et aux lobbys qui les financent. 

    https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/pesticides-a-quand-des-mesures-199294

    ***

    Benoît Barvin


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  • ùùù

    Pensées pour nous-mêmes:

    (DÉLIRE DU JOUR:

    L'AMOUR TOUJOURS)

    ùùù

    "Guili guili"

    http://nadchris34.tumblr.com/post/168160417729/namk1-sent-by-luckyhome01

    ùùù

    "Tu restes comme ça, hein? Tu bouges pas d'un poil...

    Sinon..."

    http://nadchris34.tumblr.com/post/168160805759

    ùùù

    http://nadchris34.tumblr.com/post/168083573954

    ùùù

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (DIRE ET FAIRE

    VIENNENT DE LA

    MÊME FAMILLE

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    https://www.pinterest.fr/pin/305470787201545716/

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    https://www.pinterest.fr/pin/314829830179608897/?lp=true

    Des néonazis italiens intimident

    une association de soutien aux migrants

    Carole Lyon

       Mardi 28 novembre, vers 21 heures, des membres de Como Senza Frontiere (“Côme sans frontières”), un réseau d’associations d’aide aux migrants, étaient réunis pour une réunion quand une quinzaine de jeunes hommes au crâne rasé et au blouson noir ont interrompu leur discussion. “Une irruption dans le pur style squadriste”, écrit La Repubblica, évoquant les groupes paramilitaires qui ont accompagné la montée du fascisme dans les années 1920.

       Située à la frontière suisse, Côme est particulièrement concernée par la question des routes migratoires, rappelle le journal. Quant aux “squadristes” qui ont fait irruption, il s’agissait de membres de l’organisation d’extrême droite Veneto Fronte Skinhead, un mouvement né en 1986 et qui a été “l’un des premiers à importer en Italie la sous-culture skinhead”. Ils se sont déployés autour de l’équipe et un porte-parole a entrepris de lire un texte réclamant la “fin de l’invasion” des migrants et de ceux qui leur viennent en aide, et dénonçant le “remplacement” du peuple européen. “Vous pouvez maintenant reprendre vos discussions sur la manière de détruire notre patrie et notre ville”, a-t-il conclu, avant de tourner les talons avec sa bande. D’après la police, indique encore La Repubblica, ils seront poursuivis, et certains d’entre eux ont déjà pu être identifiés grâce aux images, enregistrées par une association et largement diffusées. (...)

       (...) Avec leur action, ces skinheads “effraient, mais ne font pas peur”, commente Massimo Gramellini dans le Corriere della Sera. “Ils aimeraient bien, mais ils n’y parviennent pas.” L’éditorialiste trouve “pathétiques” ces “gamins” qui ont l’air de “figurants dans un film de série B”, et dont le porte-parole “lit un texte qui semble écrit par un autre, en butant sur des mots trop grands pour lui”Pour le codirecteur de La Repubblica, en revanche, il ne faut pas s’arrêter à l’amateurisme de ces skinheads, ni au calme apparent de l’assistance : “Ils n’ont pas pour objectif de frapper physiquement, mais d’effrayer les esprits. D’interrompre la vie démocratique du pays en surgissant de nulle part.” Ce qui est en train de se passer rappelle les années 1920, quand on répétait encore qu’il n’y avait aucun danger. Que tout était normal. Qu’il ne s’agissait que de groupes isolés.”

       L’épisode de Côme, estime Tommaso Cerno, est encore plus préoccupant que la situation d’Ostie, où le mouvement néofasciste CasaPound a prospéré sur les décombres d’une politique corrompue et s’acoquine avec des clans mafieux. “Ce qui est inquiétant dans ces images, insiste-t-il, c’est précisément leur normalité. Le conformisme de ce groupe de néonazis qui se sentent pleinement en droit d’agir au grand jour. […] Cette scène est surréaliste, et elle est destinée à se reproduire.”

       “Regardez bien les visages de ces 15 jeunes hommes”, abonde La Stampa. “Il faut bien les regarder, parce qu’ils sont l’avant-garde d’un mouvement qui est en train de s’étendre rapidement, qui se meut et s’articule là où la politique traditionnelle est restée muette.” Pour l’éditorialiste, cette montée de la xénophobie est la même que celle qu’on observe en Hongrie, en Pologne, et ailleurs en Europe, et elle doit nous alerter. Il avertit, à nouveau, en conclusion : “Regardez-les bien”.

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (SAURAS-TU TROUVER LA

    SORTIE DU DÉDALE 

    DU MALHEUR?)

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    "Toi et ta radinerie...

    - Je ne suis pas radin, mon Amour, simplement économe"

    "Cet excellent cruciverbiste était crudivore". Jacques Damboise in "Pensées d'avant longtemps".

    http://nadchris34.tumblr.com/post/167771701094

    £££

    "Cet excellent cruciverbiste était crudivore". Jacques Damboise in "Pensées d'avant longtemps".

    http://www.gagdz.com/kabylie-31-ans-apres-printemps-berbere/

    Maroc :

    la fièvre berbère

    d’un peuple guerrier

    Michel Lhomme ♦
    Philosophe, politologue

       Depuis des mois, et sans que les médias français ne s’y intéressent alors que nous sommes proches et que surtout des milliers de franco-marocains vivent sur notre territoire, le Rif – et particulièrement la région d’Al Hoceima – est, sinon en état d’insurrection, au moins dans un état de rébellion ouverte.

       Qui connaît ou a entendu parler effectivement en France du Hirak, nom de ce mouvement de contestation inédit sous Mohammed VI, né il y a près d’un an dans le Rif au lendemain de la mort d’un jeune poissonnier ? Un jeune marocain nous disait récemment que les moukhabarat [littéralement en arabe, les informateurs] sont présents actuellement dans toutes les réunions culturelles marocaines pour déceler en France un quelconque soutien indirect à la rébellion. En octobre, la gauche unitaire européenne (GUE) avait organisé au Parlement européen un colloque sur le « Hirak chaabi », le mouvement populaire qui secoue le Rif, au nord du Maroc, cette région rude qui a toujours été historiquement turbulente puisque les Rifains sont des guerriers nés.

       Ils infligèrent en particulier de sévères défaites aux Espagnols dans la guerre du Rif. Lorsque  Abd El-Krim se révolta contre les Espagnols, il laissa plus de 10 000 morts parmi eux. Cela leur valut plus de cinq années de représailles au gaz sarin (fourni par l’Allemagne). Au départ des Espagnols, en 1956, les Rifains refusèrent l’allégeance inconditionnelle à Rabat, ce qui leur coûta 8000 morts en 1958. A l’époque du Maroc Espagnol, ce sont les Rifains encore qui fournirent des combattants – les légendaires Regulares – aux troupes nationalistes  lors de la croisade contre les Rouges et peu le savent mais jusqu’à sa mort, le général Franco fut protégé par une Garde maure majoritairement composée de Rifains.

       Ce  rappel historique devrait  nous alerter sur ce qui se passe aujourd’hui dans le Riff marocain et surtout ne pas le prendre à la légère.

       Or cela fait  bientôt un an, depuis la mort du jeune Mohcine Fikri  dans la petite cité balnéaire d’Al-Hoceima, que le « Hirak » souffle sur les villes et les villages de cette région marginalisée par le pouvoir central, enclavée entre la mer Méditerranée et les montagnes de l’Atlas. Or qui connaît aujourd’hui la nature de ce mouvement, ses militants, ses revendications – du travail, des routes, des hôpitaux, des écoles, une université ? Qui sait que ce mouvement social et identitaire est réprimé quotidiennement avec des arrestations violentes ?

       Cet été, début août, des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants  ont fait une centaine de blessés dont deux dans un état grave. Nasser Zefzafi, leader de cette contestation populaire est en prison depuis mai dernier et son arrestation n’a fait que renforcer la détermination des militants du mouvement Hirak, mouvement dont le nom signifie « la mouvance ». Le signe de ralliement de Hirak est la main levée, les trois doigts du milieu au garde à vous. C’est le symbole amazigh, au pluriel imazighen, « les hommes libres » c’est-à-dire le vrai nom des Berbères.

       En fait, au fil des mois, le mouvement s’est non seulement durci mais a mûri. Il est aujourd’hui plus politique et identitaire que jamais. Avec le temps et dans l’enlisement, il s’islamise aussi quelque peu (emprise indirecte inévitable des Frères Musulmans par l’intermédiaire de la solidarité des mosquées alors qu’au départ, le mouvement était plutôt laïc et uniquement social). Jusqu’alors, jamais le Hirak ne s’en est pris  ouvertement à Sa Majesté Mohamed VI qui est Amir al Mounine, le « commandant des Croyants ». C’est le pouvoir, le maghzen qui est dénoncé pour corruption.

       Reste une inconnue : les liens du Hirak avec la drogue. Le Rif dont presque tous les organisateurs  de l’attentat de Barcelone étaient originaires est la région qui fait vivre  tout le Maroc avec la culture du haschisch.  Le «cerveau» de l’attentat de Barcelone, l’imam de Ripoll, Abdelbaki es-Satty était né en 1973 à Tinghaya, petit hameau situé à plus de 2000 mètres d’altitude, dans les environs de Bab Taza, au cœur du Rif marocain (région de Chefchaouen). Tous les jeunes qui l’accompagnaient provenaient aussi du cœur de l’un des plus grands centres internationaux de production de cannabis (le «kif») là où il faut savoir se taire, mentir, détourner l’attention, se protéger, négocier, corrompre, pour pouvoir trafiquer.

       Les trafiquants rifains sont donc habitués depuis des lustres à la gestion des filières et des planques, au maniement des armes et surtout à l’argent de la drogue. Leurs transporteurs traversent l’Espagne, franchissent la frontière en Catalogne, remontent jusqu’à Paris, Bruxelles, Amsterdam, Zurich ou Berlin. La drogue endort les banlieues et sert surtout d’économie parallèle de substitution. On sait que l’imam de Ripoll avait été condamné en 2010 à quatre ans de prison pour trafic de kif, kif qui provenait des plantations de sa propre mère.

       Le Hirak ne serait-il pas la face sociopolitique d’une classique lutte de cartel ? Les Berbères ne seraient-ils pas aujourd’hui assez puissants pour prendre en main directement le trafic sans les intermédiaires arabes de Rabat ou de Marrakech ? Ou en tout cas, ne réclament-ils pas en fait une certaine part du trafic et surtout de pouvoir poursuivre sans impunité l’économie illégale? En tant que leader autoproclamé du  mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif, le baron de la drogue Saïd Chaôou, a officiellement saisi l’ONU et a sollicité l’instance internationale à mettre tout en œuvre pour que le « peuple du Rif puisse recouvrer son indépendance selon le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

       Le pouvoir central est loin d’être inactif : éclairage des rues, construction d’un hôpital, finalisation d’une voie express, multiplication des liaisons aériennes ou encore reprise de la construction d’un théâtre. Autant de travaux relancés dans l’urgence cette année à Al Hoceima pour répondre aux revendications des habitants qui réclament aujourd’hui avant tout la libération de tous les détenus et surtout de leur grand leader, Nasser Zefzafi.

       Autre fait notable et qui a beaucoup surpris: une partie du gouvernement marocain a été limogée fin octobre manu militari pour ne pas avoir mis promptement en œuvre le projet de désenclavement de la ville d’Al-Hoceima, foyer de la contestation dans le Rif. C’est une décision sans précédent du roi Mohamed VI en 18 ans de règne, une réponse martiale aux dysfonctionnements et aux retards pris dans le programme de développement d’Al-Hoceima, épicentre du Hirak.

       Le roi suivra-t-il Mohcine Fikri, le jeune vendeur de poisson broyé par un camion-benne. Deviendra-t-il  aux yeux des Berbères marocains l’icône de la lutte contre la hogra (le « mépris » en arabe dialectal marocain), mais aussi l’humiliation et l’injustice envers la population) ?

    https://metamag.fr/2017/11/30/maroc-la-fievre-berbere-dun-peuple-guerrier/

    £££

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA LUMIÈRE DE

    TON REFUGE T’ÉCLAIRE)

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    "Soizic, t'es où?"

    http://nadchris34.tumblr.com/post/167877113614

    ***

    https://www.pinterest.fr/pin/330662797631635404/?lp=true

    Nicolas Hulot : trahison et coming-out

    pro-Linky en direct sur France-Inter

     Quelques personnes naïves croyaient encore que Nicolas Hulot, désormais ministre, allait prendre ses responsabilités en s'opposant au scandale (*) du déploiement des compteurs Linky…

       Le doute a été définitivement levé vendredi 1er décembre dans la matinale de France-Inter puisque le néo-ministre a signalé que, "après avoir envisagé de refuser Linky pour son propre logement", il soutenait désormais le déploiement du compteur communicant. Notons d'abord que M. Hulot avait des velléités de refus du Linky pour lui-même… alors même que sa Fondation demandait carrément l'accélération du déploiement de ces compteurs (**).

       Les auditeurs ont vainement espéré que l'animateur Nicolas Demorand demande au ministre si sa position n'était pas dictée par ses liens anciens avec EDF (maison mère d'Enedis, le distributeur qui installe les compteurs Linky), parrain historique et généreux de la Fondation Nicolas Hulot…

       Toujours est-il que, profitant de son passage à la radio, M Hulot a fait savoir qu'il s'était rallié au programme Linky, sans donner la moindre explication à ce reniement. Pour en savoir plus, il est donc utile de se reporter au courrier (***) que le ministre a récemment envoyé à un maire qui lui avait écrit à propos du Linky.

       On note d'abord dans ce courrier de vulgaires éléments de promotion pour Linky comme "un client ayant refusé la pose d'un compteur communiquant (sic) ne pourra prétendre à bénéficier des avantages tarifaires qu'il propose" : non seulement M. Hulot tente de réduire le citoyen au simple rang de "client" mais, loin de s'alarmer des graves dangers démocratiques et environnementaux du programme Linky, il abaisse son rôle de ministre à celui de VRP d'un programme industriel.

       Par ailleurs, M Hulot prétend de façon mensongère que "le gestionnaire du réseau est le propriétaire du compteur" alors que même ce gestionnaire, Enedis, n'ose plus le prétendre et reconnaît que les compteurs d'électricité appartiennent aux collectivités locales (en l'occurrence aux municipalités).

       Dans son courrier, M. Hulot ne répond en rien aux objections soulevées à propos du programme Linky et des méthodes injustifiables (violence, intimidation, mensonges) utilisées par Enedis et ses sous-traitants pour imposer ce compteur à d'innombrables citoyens qui n'en veulent pas. Au contraire, il reprend mécaniquement la plupart des arguments avancés par Enedis pour tenter de justifier son programme et ses méthodes.

       Par exemple, le ministre veut nous faire prendre pour argent comptant les belles promesses d'Enedis et de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) concernant la collecte d'innombrables informations sur notre vie privée qui est rendue possible par le compteur Linky : selon M Hulot, la communication de ces informations "ne peut avoir lieu sans l'autorisation préalable de l'usager".

       Or chacun sait bien que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent : à partir du moment où le compteur espion Linky sera installé, il suffira de quelques minutes à n'importe quel gouvernement - à commencer par celui de M Hulot - pour décréter que, finalement, ces informations seront utilisables sans limitation, que ce soit à des fins commerciales ou policières. En réalité, la seule façon d'être sûr de ne pas être espionné par son compteur est d'avoir un compteur ordinaire et non un Linky.

       De même, le ministre se satisfait sans discussion des "garanties" avancées à propos des ondes électromagnétiques par des agences d'Etat (ANFR, ANSES)… qui oublient consciencieusement que, de l'aveu même d'Enedis, le système Linky est évolutif : comme pour la téléphonie mobile, les protocoles utilisés sont déjà passés du CPL G1 au CPL G3 (lequel n'a bien sûr pas été étudié) en attendant la suite.

       De toute évidence, M. Hulot fait partie des gens non informés en matière d'environnement puisqu'il croit que tout danger est écarté lorsque les nuisances "sont inférieures aux plafonds prévus par les normes sanitaires: en réalité, ces "plafonds" n'ont jamais protégé personne et ces belles "assurances" font furieusement penser à celles avancées pendant longtemps dans les dossiers dramatiques du tabac, de l'amiante, de la radioactivité, des pesticides…

       Par ailleurs, le ministre reprend mot pour mot l'argumentation d'Enedis selon laquelle les délibérations municipales s'opposant au déploiement des compteurs Linky seraient "entachées d'illégalité".

       Non seulement l'affaire est très loin d'être tranchée sur le plan juridique mais, quand bien même ce serait vrai, le ministre devrait s'indigner d'un tel déni de démocratie et non se joindre aux ennemis de la démocratie locale. Même si son courrier n'en fait pas état, il est probable que M Hulot justifie le programme Linky sur le plan écologique par les prétendues "économies d'énergie" promises par Enedis. Or seuls les naïfs peuvent croire qu'EDF, qui vit en nous vendant de l'électricité, a autorisé sa filiale a installer des compteurs pouvant réduire la consommation.

       La réalité est que, au contraire, le programme Linky est un véritable désastre écologique : il consiste à détruire 35 millions de compteurs ordinaires en parfait état de marche et les remplacer par 35 millions de Linky. Ces derniers ont une durée de vie beaucoup plus courte (officiellement 15 ans, en réalité 5 à 7 ans) et ils nécessitent pour leur fabrication, outre des milliards d'euros pris sur nos factures d'électricité, d'immenses quantités de matières premières et d'énergie.

       Il s'agit donc d'un des pires programmes d'obsolescence programmée, ce qui ne semble hélas pas du tout alarmer le ministre prétendu écologiste. La réalité est implacable : outre les exactions menées par les sous-traitants d'Enedis contre les citoyens de France, ces derniers subissent les nombreux problèmes causés par l'installation des compteurs Linky : incendies, installations qui disjonctent jusqu'à 30 fois par jour, appareils qui dysfonctionnent ou "grillent" carrément, factures qui s'envolent sans raison, etc.

       Linky est donc un programme à la fois anti-social et anti-écologique, et il est soutenu tant par Hulot que par son "patron" Macron. Les citoyens de France doivent continuer à s'organiser pour résister : des centaines de collectifs Stop-Linky naissent partout sur le territoire, le nombre de communes opposées à ces compteurs ne cesse de croître, des procédures en justice sont lancées. Comme c'est déjà le cas par exemple au Québec, il est possible de mettre en échec le programme Linky et de préserver ainsi nos droits et notre environnement… malgré la trahison de M. Hulot.

    (*) Toutes les bonnes raison de refuser les compteurs Linky : http://refus.linky.gazpar.free.fr

    (**) http://www.fondation-nature-homme.org/magazine/contribution-la-table-ronde-sur-lefficacite-energetique

    (***) http://refus.linky.gazpar.free.fr/COURRIER-HULOT-BORDALO.pdf

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nicolas-hulot-trahison-et-coming-199248

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (CHAQUE INSTANT

    LA TOMBE T'OUVRE

    SES PORTES)

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    "T'es dingue! Facebook va censurer tes seins!"

    whatucravin:

    ¤¤¤

    "Jenny! Tu t'es encore trompée de paire de...

    Ah, heu, pardon? J'avais pas compris...

    - Pauvre type!"

    (Source: palumbocathy)

    ¤¤¤

    "T'es une marrante, Sophie... Si si, je t'assure..."

    (Source: domquixotedospobres, via ollebosse)

    ¤¤¤

    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LABOURER LE MALHEUR

    NE DONNE AUCUN FRUIT)

    $$$

    "Démarche sans contrainte,

    Oh Mon Aimée,

    Déesse de mes pensées"

     walk cycle by Pierre Rutz

    $$$

    https://pepscafeleblogue.wordpress.com/tag/economie/

    Moins d’impôts, plus de croissance?

    Le “ruissellement” à l’épreuve

    aux États-Unis

     Gabriel Hassan

       Trump promet que ce sera “la plus grande baisse d’impôts de l’histoire du pays”. Paul Krugman, le Prix Nobel d’économie et chroniqueur du New York Times, y voit plutôt “la plus grosse arnaque fiscale de l’histoire”. La réforme fiscale qui pourrait être votée par le Sénat ce vendredi 1er décembre est de première importance et divise profondément le pays. Elle est aussi un test à échelle géante de la théorie du “ruissellement”, qui veut que les revenus des plus riches tirent l’économie.

       Si Trump a obtenu quelques succès depuis son élection (comme la nomination du juge Neil Gorsuch à la Cour suprême), le Congrès, pourtant dominé par les républicains, n’a voté aucune grande mesure de son programme. L’abrogation de l’Obamacare, la réforme de la santé de Barack Obama, a échoué à de multiples reprises. Aujourd’hui, écrit The New York Times, les républicains ont à portée de main “leur premier vrai succès législatif de l’ère Trump”.

       Le Sénat a commencé l’examen d’un texte qui “réduirait les impôts de 1 500 milliards de dollars sur dix ans, transformerait le code fiscal pour les entreprises et acterait de grands changements dans l’imposition des particuliers”résume le journal new-yorkais. Le taux d’impôt pour les entreprises serait notamment ramené à 20 %, contre 35 % actuellement.

       Les sénateurs doivent voter ce vendredi. Mais, alors que les voix nécessaires semblaient en passe d’être acquises, les leaders républicains se voient forcés d’amender le texte pour convaincre des élus réticents face à la perspective d’une hausse du déficit budgétaire, signale Politico.

       Si le texte est approuvé, il devra ensuite être accepté par la Chambre des représentants (qui a déjà voté son propre texte le 16 novembre) ou faire l’objet d’une négociation entre les deux chambres du Congrès. Les républicains, qui ont utilisé une procédure accélérée dite de “réconciliation”, veulent que la loi soit envoyée au président avant Noël.

       The New York Times, entre autres, dénonce le caractère précipité des débats sur une loi fourre-tout, qui pourrait affecter de nombreux aspects de la vie aux États-Unis, dont la santé, l’éducation ou les services sociaux. “Le Sénat s’empresse de passer son projet de loi fiscale parce qu’il pue”écrit le journal en titre de son édito. Les républicains l’assurent : les réductions d’impôts vont tirer la croissance américaine, qui dépassera durablement les 3 %. Les entreprises, profitant de cette bouffée d’air dans leurs comptes, vont augmenter leurs investissements, leurs embauches et les salaires de leurs employés.

       Comme le note le Financial Times, c’est le retour de la théorie du “ruissellement” (trickle-down en anglais) de la richesse dans l’économie. Selon cette théorie, l’argent gagné par les plus riches et par les entreprises, placé dans des investissements productifs et dépensé, tire l’ensemble de l’activité économique et bénéficie in fine à tous. L’ancien leader républicain au Sénat, Trent Lott, déclare :

       “Je pense que si l’on ramène le taux d’impôt sur les entreprises à son juste niveau, si l’on baisse les impôts sur les particuliers et si les petites entreprises ne sont pas oubliées, nous aurons une explosion de la croissance. C’est arrivé après Kennedy, Reagan et Clinton.” Peu d’économistes sont convaincus par ce scénario. “Dans un récent sondage de l’université de Chicago, sur 38 économistes connus et issus de tout le spectre idéologique, un seul affirmait que les coupes d’impôts engendreraient une croissance économique significative”, explique The New York Times.

       Beaucoup voient cette réforme comme un simple “transfert de richesse aux entreprises et aux riches particuliers”, écrit le quotidien new-yorkais. De fait, “selon le Tax Policy Center – un think tank –, 60 % des bénéfices de la réforme iraient dans la poche des 1 % qui gagnent le plus”, note le Financial Times.

       En outre, les économistes s’inquiètent eux aussi de la hausse du déficit budgétaire fédéral, qui “contrebalancera les effets bénéfiques”, indique Alan Auerbach, de l’université de Californie à Berkeley. Pour l’économiste William Cline, du Peterson Institute for International Economics (un autre think tank), l’histoire ne plaide pas non plus en faveur de la théorie du “ruissellement”. “Il y a eu une forte réduction du taux d’impôt légal sur les entreprises, d’environ 50 % dans les années 1960 et 1970 à environ 35 % en 1988, mais peu de réponse au niveau du taux d’investissement des entreprises”, résume notamment le Financial Times.

       Les experts ne sont pas les seuls à être sceptiques. “Je n’ai pas l’impression que ce soit une réduction d’impôts pour les classes moyennes – c’est juste pour les riches”, déclare au Financial Times Roy Padilla, qui travaille à la plonge dans un hôtel de Las Vegas.

       D’après un sondage réalisé à la mi-novembre par l’université Quinnipiac, 16 % seulement des Américains s’attendent à une baisse de leurs impôts, et 61 % estiment que ce sont surtout les riches qui en bénéficieront. Et ce malgré les sommes dépensées par de gros lobbies dans des campagnes publicitaires et des appels aux électeurs dans certains États, précise le journal britannique. “Le ruissellement économique, ça ne marche pas”, tranche Casey Jones, fondateur d’une brasserie en Virginie. “Quoi qu’il advienne de la réforme fiscale, il n’en résultera pas un investissement significatif pour les entreprises. En général, ça débouche sur une distribution significative [de bénéfices] aux actionnaires.”

    https://www.courrierinternational.com/article/moins-dimpots-plus-de-croissance-le-ruissellement-lepreuve-aux-etats-unis

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    Benoît Barvin


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