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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LA PAROLE VOLE,

    LE CHRIST RESTE)

    Pcc Jacques Damboise

    ***

    PAOLO CONTE - It's wonderful

    Via Con Me
    Via via
    Vieni via di qui
    Niente piu' ti lega a questi luoghi
    Neanche questi fiori azzurri
    Via via
    Neanche questo tempo grigio
    Pieno di musiche
    E di uomini che ti son piaciutiIt's wonderful
    It's wonderful
    It's wonderful
    Good luck my baby
    It's wonderful
    It's wonderful
    It's wonderful
    I dream of youVia via
    Vieni via con me
    Entri in questo amore buio
    Non perderti per niente al mondo
    Via via
    Non perderti per niente al mondo
    Lo spettacolo d'arte varia
    Di uno innamorato di teIt's wonderful
    It's wonderful
    It's wonderful
    Good luck my baby
    It's wonderful
    It's wonderful
    It's wonderful
    I dream of youVia via
    Vieni via…

     

    ***

    John Powell - Assassin's Tango

     

     

    ***

    Adriano Celentano - Svalutation

     

    Svalutation

    Eh la benzina ogni giorno costa sempre di più 
    e la lira cede e precipita giù 
    svalutation, svalutation. 
    Cambiando i governi niente cambia lassù 
    c'è un buco nello Stato dove i soldi van giù 
    svalutation, svalutation. 

    Io amore mio non capisco perché 
    cerco per le ferie un posto al mare e non c'è 
    svalutation, svalutation. 

    Con il salario di un mese compri solo un caffè 
    gli stadi son gremiti ma la gente dov'è 
    svalutation, svalutation. 

    Mah, 
    siamo in crisi ma, 
    senza andare in là 
    l'America è qua. 

    In automobile a destra da trent'anni si va 
    ora contromano vanno in tanti si sa 
    che scontration, che scontration. 

    Con la nuova banca dei sequestri che c'è 
    ditemi il valore della vita qual è 
    svalutation, svalutation. 

    Io amore mio non capisco perché 
    tu vuoi fare il gallo poi fai l'uovo per me 
    sul lettation, sul lettation. 

    Nessuno che ci insegna a non uccidereè 
    si vive più di armi che di pane perché 
    assassination, assassination. 

    Ma quest'Italia qua se lo vuole sa 
    che ce la farà 
    e il sistema c'è 
    quando pensi a te 
    pensa... anche un po' per me.

    En savoir plus sur http://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-adriano-celentano/paroles-svalutation.html#g87SaJv4G7fbb9gx.99

    ***

    Nadia Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (PENSER POUR PENSER

    EST AUSSI INUTILE

    QUE MANGER POUR MANGER)

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     "Je vois un bout de téton...

    - Et ma main, tu la vois également?"

    (Source: birnefesesat)

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    http://www.vendremoniphone-enligne.com/2016/11/02/humour-apple/

    Apple attaqué en Irlande

    pour un data center polluant

    Manon Deniau (Reporterre) 

       Ce jeudi (12 octobre 2017), la Haute Cour irlandaise doit se prononcer pour ou contre un projet de centre de stockage de données (« data centre ») porté par Apple. Sur place, un homme mène la fronde avec des arguments écologiques quand une partie de la population est favorable à cet investissement pour des raisons économiques.

       Poster une vidéo sur le réseau social Facebook, envoyer un message par l’application Messenger ou encore regarder un épisode sur le site de vidéo à la demande Netflix… Toutes ces données numériques sont sauvegardées par les entreprises sur des serveurs abrités loin du public, les « data centres ».

       Majoritairement implantés aux États-Unis, ces centres de données se développent sur le continent européen. Et c’est l’Irlande qui connaîtra la plus forte croissance dans ce domaine d’ici les prochaines années. La raison ? Toutes les multinationales états-uniennes des nouvelles technologies comme Facebook, Google ou Microsoft sont installées depuis des décennies dans ce pays anglophone et à la faible fiscalité.

       Or tout le monde ne voit pas cet attrait pour l’Eire d’un bon œil. Avec d’autres habitants, Allan Daly a fait appel contre deux projets de data centres, l’un porté par la multinationale Apple — l’un des deux seuls de l’entreprise en Europe — et l’autre par Amazon. L’ingénieur environnemental bloque de fait leur construction depuis deux ans et demi pour le premier et six mois pour le second.

       États-Unien de naissance, âgé de 43 ans, Allan Daly s’inquiète de l’impact écologique à long terme de ces serveurs branchés et refroidis en continu. Au niveau mondial, l’industrie des nouvelles technologies, dont font partie les data centres, émet de plus en plus de gaz carbonique (autour de 4 % du total mondial aujourd’hui).

       Selon les calculs de l’ingénieur environnemental, le projet d’Apple en Irlande va augmenter à lui seul de 6,75 % la consommation nationale d’électricité si l’entreprise construit les huit bâtiments tels que le prévoit le planning. La proposition s’échelonnant sur dix ans se révèle colossale. Le futur data centre recouvrirait l’équivalent de 23 terrains de football au cœur d’une ancienne forêt à proximité d’Athenry, un village de 4.000 habitants dans l’ouest de l’Irlande, où Allan Daly habite. Estimé à 850 millions d’euros, c’est le plus gros investissement récent dans cette région du pays.

       Le géant à la pomme assure pourtant une énergie « 100 % renouvelable ». Même promesse de la part d’Amazon. En Irlande, l’énergie verte la plus accessible provient du vent. Mais il est impossible dans les faits pour un data centre de n’être alimenté que de cette façon, confirme David McAuley, conseiller en développement durable pour cette industrie en Irlande. « Si tu regardes un épisode en streaming, tu ne veux pas qu’il s’arrête car il n’y a pas de vent dehors », explique-t-il. Apple va donc devoir s’approvisionner en énergies fossiles telles que le charbon. Sans parler de la chaleur inutilisée qui s’échappe des bâtiments et qui représente une perte énergétique importante.

       Pour réduire l’impact écologique, Allan Daly, salarié de Sierra Research, une entreprise états-unienne d’expert-conseil en environnement, propose une autre solution. Par la fenêtre de l’hôtel Raheen Woods, où Reporterre l’a rencontré à Athenry, l’ingénieur montre le champ de l’autre côté de la route : « L’agence d’investissement irlandaise, IDA Ireland, est propriétaire de ces terres, inutilisées depuis une dizaine d’années. Les représentants d’Apple ont refusé de s’y installer, c’était, disaient-ils, trop petit. Pour moi, ils voulaient juste être loin de tout alors que la chaleur aurait pu servir à chauffer la future école juste à côté ou encore cet hôtel… Les employés seraient allés à pied ou à vélo déjeuner dans les restaurants et, le soir, aux pubs. C’est cela qui dynamise la vie locale. Dans ce projet, rien n’est pensé pour. » C’est pourtant ce qui a été conçu pour le second data centre européen d’Apple, bâti au Danemark. « C’est une bonne idée, mais nous n’avons pas l’infrastructure nécessaire en Irlande », objecte David McAuley.

       Au sein du village, une partie de la population ne comprend pas les arguments d’Allan Daly. Sur l’une des vitres à l’entrée de l’hôtel, un panneau indique que l’établissement « soutient la venue d’Apple ». Depuis 2015, une communauté s’est créée autour du groupe Facebook, « Athenry for Apple » (Athenry pour Apple) qui regroupe plus de 4.000 membres.

       Ce dimanche 8 octobre, quatre jours avant la décision finale de la Haute Cour (ce jeudi 12 octobre), une manifestation favorable à Apple a été organisée réunissant plusieurs centaines de locaux. La deuxième en un an. Avant le début de la marche, Sara Walls s’exaspère de la faible mobilisation. « Personne ne comprend ce qui se joue jeudi, peste l’autochtone de 53 ans. Ce n’est pas seulement l’avenir d’Athenry en jeu mais celui de l’Irlande. Tout le monde nous regarde ! »Comme beaucoup d’autres dans la foule, Sara a peur de l’impact à l’échelle internationale. Si la décision est négative, Apple, qui emploie environ 5.000 salariés en Irlande, délocalisera son data centre ailleurs. C’est sûr.

       À Athenry, où les supermarchés ferment les uns après les autres, l’entreprise de la Silicon Valley cristallise l’espoir de centaines d’emplois et surtout d’un renouveau économique. En mai dernier, Sara a fermé sa boutique de vêtements, faute de demande. « Je n’allais pas attendre la venue d’Apple indéfiniment… Même si je comprends les inquiétudes d’Allan Daly, je manifeste aujourd’hui pour mes enfants », explique celle qui a rencontré en mai dernier l’ingénieur avec Paul Keane, l’un des cofondateurs du groupe Facebook et organisateur de cette marche.

       « On ne peut pas accepter un projet qui se fonde sur des effets d’annonce ! » réplique Allan Daly lorsqu’on lui donne les arguments adverses. Il tient à préciser tout de même ne pas être « anti-data centre ». D’après lui, l’impact environnemental reste trop important par rapport au réel apport local, minime : « De toute façon, on me voit comme le méchant dans l’histoire, celui qui veut arrêter Apple. »

       Ce jeudi, Allan Daly espère que la décision de la Haute Cour irlandaise prendra en compte ses préoccupations. Et se prépare à faire appel si « la décision n’est pas censée et raisonnable ». Il aimerait que ces batailles judiciaires servent d’exemple à toutes les entreprises voulant construire leurs futurs centres de données en Irlande. Son envie : les forcer à se plier dès le départ à des directives écologiques spécifiques aux data centres, comme des compensations financières obligatoires. « Cela existe aux États-Unis pour les entreprises privées, je le sais puisque c’est mon travail, mais pas en Irlande, explique-t-il. Le pays a énormément de retard au niveau environnemental. »

       Vu la dépendance économique aux multinationales états-uniennes, l’Irlande n’est pas près de leur imposer quoi que ce soit. Allan Daly a choisi la voie judiciaire pour faire bouger les lignes.

    https://reporterre.net/Apple-attaque-en-Irlande-pour-un-data-center-polluant

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (MAÎTRE DU JOUR

    SEIGNEUR DE LA NUIT?)

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    (Je surpris ma Belle-Mère dans son activité favorite)

    24hoursinthelifeofawoman:

    Roddy McDowall (who played Octavian) shot this candid

    of his friend Elizabeth Taylor on location in Rome

    $$$

    https://fr.sputniknews.com/caricatures/201709071032953317-

    catalogne-referendum-independance-loi-parlement-catalan/

    Catalogne. 

    Barcelone, la capitale de l’édition

    sur le point de vaciller ?

       Il ne l’avait jamais caché : marqué depuis plusieurs années par les tensions politiques, le groupe Planeta se dit prêt à quitter la Catalogne en cas d’indépendance. Dont acte. Quelques minutes après le discours du président de la Catalogne Carles Puigdemont ce mardi 10 octobre, la plus grande maison d’édition espagnole a annoncé que son siège social quittera Barcelone, “la capitale de l’édition espagnole”, pour Madrid.

       S’il ne s’agit pour le moment que d’une délocalisation géographique et pas encore économique – puisque le reste du groupe ne quitte pas pour le moment la capitale catalane, tous les regards sont tournés vers le géant du livre, Planeta représentant avec ses 3 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel environ 18 % de la totalité du marché du pays. Le journal catalan La Vanguardia explique : Si la production du groupe n’était plus comptabilisée dans les éditeurs de Barcelone mais dans celui de Madrid, le chiffre d’affaires de ces derniers dépasserait 60 % de la totalité du marché espagnol tandis que le marché de l’édition catalan diminuerait de 30 %.”

       Soit une redéfinition du secteur du livre espagnol tout entier en défaveur de la Catalogne, où l’on craint de toute part la crise économique qui suivrait l’indépendance.

       Une conférence de presse du groupe Planeta a eu lieu ce samedi 14 octobre en présence de son président José Creuheras pour apporter des précisions pratiques sur cette délocalisation.

    https://www.courrierinternational.com/article/catalogne-barcelone-la-capitale-de-ledition-sur-le-point-de-vaciller

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE JOUR VIENT OÙ

    TA NUIT SERA ÉTERNELLE)

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    "Chapeau? Qué chapeau?"

    (Source: sojiwater)

    ***

    "Yolanda...

    Toi mettrre encorre habit n'imporrte comment!

    Virrée toi tu es!"

    vidlamode:

    saint laurent ss18

    ***

    "Mémé semble en meilleure forme, aujourd'hui...

    - Hem, tu crois?"

    http://quaintrellequeso.tumblr.com/post/165737357956

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    Jacques Damboise


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (POSSÈDE-TOI TOI-MÊME)

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     "La Joie passait trop vite pour que je la retienne"

     Reblogged from mennyfox55.

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     https://www.pinterest.fr/pin/278026976979469084/?lp=true

    Les mystères de Rome

    Paul Dupré ♦


       Existait-il une classe moyenne dans l’Empire romain? La réponse de Paul Veyne, professeur honoraire au Collège de France, auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Société romaine et Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes?, nous éblouit par sa finesse et son érudition. Et par ses résonances contemporaines.

       Avec L’Empire gréco-romain (1), nouvelle édition d’un recueil d’articles enrichis, le grand savant nous fait plonger au coeur de la civilisation gréco-romaine. Si nous en sommes les héritiers, elle garde tous ses mystères. Selon Paul Veyne, il existe bien, à Rome, une sorte d’étroite classe moyenne, une «plèbe» fortunée, par opposition à la foule de miséreux, pauvres au sens moderne du mot.

       Ceux-là sont des indigents, des egentes, et non des pauperes, terme qui désigne simplement ceux qui ne font pas partie du petit groupe des puissants richissimes. Ainsi, la «plèbe moyenne» se disait-elle «pauper, mais honnête», expression qui résonne encore dans l’inconscient collectif. Cette plèbe  a laissé des traces dans les belles maisons de Pompéi ou d’Ostie, ou à travers les innombrables épitaphes qui transmettent une philosophie de la vie proche de celle du poète Horace. Cette plèbe prospère, conclut ce spécialiste au regard large, ne fut pas une vraie classe moyenne, avant tout à cause de son étroitesse. Elle ne put pas se développer pour la raison que l’aristocratie la bridait par la pratique du bakchich et de l’extorsion. De nos jours, l’Empire romain serait un pays pauvre du tiers-monde.

       Paul Veyne promène ainsi sa lanterne de savant sceptique et bienveillant en répondant à toutes sortes de questions.

       Par exemple, la charité chrétienne met-elle fin aux combats de gladiateurs? Le christianisme est-il vraiment le tombeau de l’art gréco-romain? Les dieux sont-ils une sorte de race d’extraterrestres? Quels problèmes religieux un païen intelligent se pose-t-il? Et qu’est-ce qu’un empereur romain? Il n’est pas l’objet de croyance, mais de vénération. Et au contraire du principe de succession dynastique qui épargna, au Moyen Age et sous l’Ancien Régime, d’innombrables guerres civiles, Rome souffre d’une contradiction intrinsèque: bien que l’empereur soit choisi par la souveraineté de tous, il n’en transmet pas moins en pratique le pouvoir à son fils.

       Le dernier livre de Pierre Cosme, qui enseigne l’histoire romaine à l’université de Rouen, illustre bien cette instabilité intrinsèque à la tête de l’Empire romain, qui n’empêcha pas une administration stable de perdurer durant des siècles. L’Année des quatre empereurs (2), c’est celle qui a suivi la mort de Néron, poussé au suicide, en juin 68. C’est le dernier représentant de la maison d’Auguste. Le pouvoir impérial devenu vacant, il s’ensuit une spirale de violence au sein de l’aristocratie romaine. Quatre candidats tentèrent leurs chances: d’abord Galba, assassiné sur ordre de son successeur, Othon, contre lequel s’engage Vitellius, avec l’appui des légions stationnées sur le Rhin. Vespasien, à travers la coalition formée par l’armée d’Orient et celle du Danube, l’emporta et sut asseoir sa domination.

       Pierre Renucci, un spécialiste des empereurs julio-claudiens, entend, lui, réhabiliter Claude (3), l’empereur bègue qui succéda à Caligula en 41 et que les auteurs anciens, après sa mort, tournèrent en ridicule. Il conquit pourtant la Bretagne, assura la paix et la sécurité aux frontières, améliora l’administration, laissa des finances publiques saines. Malgré cela, on le perçut, au mieux, comme un «brave type» berné par les femmes. Et quelles femmes, passées à la postérité !

       Messaline, sa troisième épouse, à la conduite scandaleuse et surtout dangereuse, qui, acculée, ne parvenant pas à se suicider, fut exécutée par un soldat. Et surtout Agrippine, soeur de Caligula, mère de Néron, qui fut plus rapide que son mari: ce fut sans doute elle qui empoisonna Claude. Aussi sulfureuses fussent-elles, Messaline et Agrippine caractérisent-elles vraiment les Femmes de pouvoir dans la Rome antique (4), dépeintes par l’historien Joël Schmidt ?

       Pas vraiment. Les femmes romaines ne furent pas seulement symbole de liberté, voire de libertinage, elles incarnèrent aussi le courage et l’abnégation, pas seulement aux temps républicains: l’impératrice Hélène, mère de Constantin, qui entreprit les fouilles pour découvrir la vraie Croix sur le Golgotha à Jérusalem, fut proclamée sainte. Dans tous les cas, l’historien affirme que, sauf aujourd’hui, jamais les femmes n’eurent autant de pouvoir dans une civilisation que la romaine. Cela concerne bien sûr une infime frange, l’aristocratie…

       Rome garde tous ces mystères, comme Pompéi qui, le 25 août 79, avec l’éruption du Vésuve, fut ensevelie sous les cendres: dans un livre sérieux mais pas ennuyeux, Mary Beard, professeur à Cambridge et auteur de Pompéi. La vie d’une cité romaine (5), soulève une partie du voile, en s’appuyant sur l’archéologie et les textes anciens. L’étude des humanités, c’est ce qui traverse les siècles.

       Dans l’Empire gréco-romain que décrit Paul Veyne, les Grecs et les Latins gardent leur identité, et un mutuel (et discret) mépris réciproque. Pourtant, Rome a pris la culture de l’Hellade, au point que les Romains hellénisés helléniseront en langue latine l’Occident conquis les deux derniers siècles avant notre ère.

       Que faire alors si ce précieux héritage ne nous irrigue plus? Seize auteurs, parmi lesquels Yves Bonnefoy ou Pierre Manent, lancent un cri d’alarme (6) : chasser le latin, comme on le fait de l’enseignement secondaire, c’est désapprendre notre langue. C’est tout simplement le «roman familial» du français qui devient illisible. Comme Rémi Brague, auteur de la préface, le clame: «Rome n’appartient pas au passé. C’est plutôt nous qui appartenons à ce passé romain. Et qui y tenons d’abord par la langue latine.» Ce n’est pas une épitaphe, mais un ferment d’espoir. –

    (1) L’Empire gréco-romain, de Paul Veyne, Seuil, «Points Histoire», 1 056 p., 14,50 €.

    (2) L’Année des quatre empereurs, de Pierre Cosme, Fayard, 366 p., 20 €.

    (3) Claude, de Pierre Renucci, Perrin, 380 p., 23 €.

    (4) Femmes de pouvoir dans la Rome antique, de Joël Schmidt, Perrin, 264 p., 20 €.

    (5) Pompéi. La vie d’une cité romaine, de Mary Beard, Seuil, 440 p., 24 €. Traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat.

    (6) Sans le latin, Mille et Une Nuits, 422 p., 19 €.

    https://metamag.fr/2017/06/26/les-mysteres-de-rome/

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    Benoît Barvin


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (LE SAGE ECOUTE AVEC BIENVEILLANCE

    LES INEPTIES DU NON-SAGE)

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    romain laurent 

    https://djinn-gallery.tumblr.com/post/165855663745/romain-laurent

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    http://www.graie.org/eaumelimelo/Meli-Melo/L-eau-dans-la-nature/

    La nature n’a pas de morale,

    elle cherche l’équilibre

     Corinne Morel Darleux 

       Dix ans après son apparition, la pyrale blanche a peut-être trouvé ses prédateurs qui vont limiter la population de ce ravageur. Cet exemple inspire à notre chroniqueuse une réflexion sur la capacité de la nature à trouver les réponses à ses déséquilibres. Si on lui en laisse la possibilité.

       Corinne Morel Darleux est secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de gauche et conseillère régionale Auvergne - Rhône-Alpes.


       Dans ma dernière chronique d’un été entre fiction et réalité, j‘évoquais « la pyrale blanche, qui annihile les buis dans nos montagnes et augmente les risques d’incendie, forme de véritables nuées qui de nuit trompent le regard comme autant de flocons de neige en plein été ». Aujourd’hui ce ne sont ni les papillons ni les chenilles, mais simplement l’automne qui racornit et jaunit les feuilles en altitude. Comme un ruissellement d’ocres qui dévale la montagne des sommets vers la vallée. Et du côté de la pyrale, on est peut-être en train d’assister à une belle leçon de résilience : l’écosystème combiné de verticalité, de forêt et d’habitants emplumés est en train de produire un petit miracle là où l’action humaine, malgré toute son ingéniosité, avait jusqu’ici échoué.

       Les chenilles de la pyrale passent l’hiver dans leur cocon et deviennent chenilles en février-mars. Elles se précipitent alors sur les jeunes feuilles de buis au moment où celles-ci sont tendres à souhait. On en croise des files indiennes interminables quand on se balade dans nos forêts de montagne tout au début du printemps. Mais la pyrale a enfin trouvé son prédateur naturel, dix ans après son apparition : alors qu’on plaidait contre les produits à losange-rouge-point-d’exclamation qui tuent la pyrale mais aussi les abeilles, qu’on réfléchissait à les brûler, qu’on installait des sortes de gouttières circulaires pour les piéger, qu’on calculait ce que cela coûterait à la collectivité, c’est encore une mésange qui vient nous sauver.

       Comme souvent c’est une histoire de protéines, de gourmandise peut-être : la mésange s’intéresse de plus en plus près à ces nouvelles nourritures bien utiles à la croissance des petits ou à la fortification volatile d’avant migration. Sur la liste des convives, on retrouve également le pic épeiche ou les guêpes parasitoïdes. Et alors qu’elle cherchait des moyens de destruction, l’action des collectivités devient installation de nichoirs à mésanges, tandis que l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) organise le lâcher de trichogrammes, sorte de minuscules guêpes dont les larves dévorent les œufs de la pyrale, une parade déjà utilisée pour le maïs. En espérant que ces guêpes n’introduisent pas à leur tour de nouveaux déséquilibres…

       Dans le dernier Godzilla, sorti en salles en 2014, deux monstres (joliment prénommés Muto, pour « mutant ultime terrestre d’origine inconnue ») sont réveillés par un accident nucléaire : leur aliment de base étant la radioactivité, et tout ragaillardis par les ogives nucléaires complaisamment fournies par l’armée états-unienne qui n’avait pas bien compris, ils se mettent à allègrement détruire Hawaï et à ravager la côte ouest des États-Unis. Face à eux, arrive un troisième monstre : Godzilla, qui dans ce film n’est pas la masse destructrice née du traumatisme japonais à laquelle on est habitué, mais au contraire un « alpha prédateur », une force de la nature dont le rôle est de chasser les deux Muto pour restaurer l’équilibre. Et, de facto, sauver les hommes, une sorte d’antidote écosystémique. Malheureusement les hommes — les militaires surtout, il faut bien l’avouer — mettent un temps infini à comprendre que le prédateur n’est pas forcément l’ennemi.

       Bien sûr, on se sent spontanément du côté de la gazelle assaillie par le lion, de la mouche qui se débat dans une toile d’araignée, du lézard sous les griffes de mon chat. Mais même les cafards ont leur utilité. Sûrement. Quand on appréhende la complexité d’un écosystème, on est souvent surpris. A la fois de la capacité de la nature à s’adapter, et de la capacité des « méchants » à rendre des services « gentils ». Parce que la nature ne connaît pas de morale, pas de manichéisme, juste des équilibres à préserver, des déséquilibres à corriger.

       Mais il lui faut du temps, ce temps qu’on ne lui laisse pas avec le climat et les phénomènes d’emballement qui ont commencé. Certains arbres, par exemple, n’auront pas le temps de migrer à temps pour faire face à la hausse des températures. Les espèces cultivées s’adaptent et remontent moins vite vers le Nord que certaines maladies qui font leur apparition sous des latitudes jusqu’ici épargnées. Parfois, le prédateur est plus lent que le ravageur… Bien malin celui qui peut prédire ce que tout ça donnera.

       On sous-estime peut-être la capacité de la nature à s’adapter au changement, mais encore faut-il lui en laisser une chance : s’il fait trop chaud au printemps, les petits des mésanges naîtront à un moment où les chenilles de la pyrale seront déjà devenues papillons.

    https://reporterre.net/La-nature-n-a-pas-de-morale-elle-cherche-l-equilibre

     

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    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (CHAQUE MATIN

    TU ES UN NOUVEL HOMME)

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    (Dieu n'aimait pas la concurrence)

    https://djinn-gallery.tumblr.com/post/165856784970

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    http://www.wingz.fr/2017/05/18/nicolas-hulot-ministre-de-transition-ecologique/

    Écologie :

    Les jours de l’homme « sans

    baguette magique » sont-ils comptés ?

       Traité CETA, perturbateurs endocriniens, mise sur la touche de la taxe sur les transactions financières(TFF), doubles discours et déclarations stigmatisantes récurrentes du président, fin des aides au maintien à l’agriculture biologique, fin de l’aide à l’achat de vélos électriques, fin des emplois aidés, réformes fiscales pour les riches, recours à la théorie du ruissellement pour justifier tout çà… Combien de couleuvres notre ministre de la transition écologique et de l’Economie Sociale et Solidaire avale-t-il actuellement par semaine ?

       Si l’on reconnaîtra que le poste de ministre de l’écologie a toujours été plutôt instable, à en croire la bonne trentaine de personnalités de tous bords qui s’y sont succédés depuis la présidence Georges Pompidou, c’est à dire un tous les dix-huit mois en moyenne, on peut se demander quand même si l’ex-présentateur vedette d’Ushuaia ne s'est pas trop aventuré dans une contrée politique hostile, au grand dam de tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de notre planète, et n’aurait ainsi pas mieux fait de soutenir un candidat plus proche de ses convictions lors du premier tour de l’élection présidentielle…

       Car la politique très libérale du gouvernement Macron semble aujourd’hui de plus en plus contradictoire avec les valeurs et les ambitions prônées par notre célèbre défenseur de l’environnement, qui ne s’arrête pas au simple thème du réchauffement climatique mais qui s’intéresse aussi aux rapports et à l’équilibre entre les hommes. En ce sens les deux personnages ne semblent pas vraiment plaider pour les mêmes idées ni jouer dans la même cour et quoi de mieux pour illustrer cette lutte inégale entre deux logiques, que cette main écrasée de notre gentil serviteur de la cause naturelle par un Donald Trump balourd écolosceptique, apparemment plus enclin à compter ses cartes de crédit que le nombre d’espèces encore vivantes sur la Terre.

       E. Macron, président du désormais fameux « en même temps », c’est à dire promoteur du tout et son contraire, mais qui est électoralement intéressant puisque permettant de faire croire en l’existence de 4*4 écologiques, des centrales nucléaires renouvelables et pourquoi pas une force de dissuasion nucléaire pacifique, pendant qu'on y est, aurait-il cherché une "caution verte", comme le front national en son temps avait réussi à nous dégoter son "noir de service" ?

       Si l’on étudie les faits plus que les discours, l’on aura vite compris que cette volonté affichée de réconciliation des contraires, qui aurait pu certes partir d’une bonne intention, ne constitue en réalité qu’un des multiples avatars de packaging politique utile pour continuer à vendre une idéologie à l'air vicié grâce à l’attractivité d’une vitrine alléchante…Ce n’est probablement une surprise pour personne mais le budget de la loi de Finance 2018, paru le 27 septembre, donne ainsi beaucoup moins la part belle à l’environnement que tout le battage médiatique récent voudrait bien nous le faire croire. "Il faut ensuite alléger la fiscalité du capital. Sans financement, nos entreprises ne peuvent pas se développer : pas de capital, pas de croissance, pas de nouveaux emplois. " Projet loi de Finances 2018-Bercy

       Alors, outre les nombreuses antiennes néolibérales ressassées depuis 40 ans qui jalonnent le rapport officiel de Bercy et les baisses d’effectif du ministère de la transition écologique et solidaire, les 10,4 Milliards d’euros qui lui sont affectés, même si en légère augmentation par rapport à l’année dernière (+500 millions), ne pèsent en réalité pas bien lourd, si on considère qu’une faible partie seulement (23%) concerne stricto sensu le « développement durable » (et selon les critères propres à ce gouvernement), et si on les compare aux budgets de la défense / sécurité (47,5M) ou même du remboursement de la dette (41,2M).

       Ne parlons même pas du déficit du budget, en augmentation, qui atteindrait lui 82,9 M d’euros, représentant de loin le poste le plus important, et qui nous montre plus que jamais que ce que l’on sait faire de mieux en France, c’est de dépenser plus que ce que l’on a et que c’est bel et bien devenu la norme, les nombreux thuriféraires du consumérisme invoquant pour çà la croissance éternelle afin de financer notre vie à crédit.

       Mis à part dans les traités européens qui nous autorisent au déficit chronique de 3%, où a-t-on appris que l’on pouvait continuellement dépenser plus que nos moyens ? Dans les cabinets bancaires peut-être, mais sûrement pas dans les cours de science...

        On est loin d’une vision écologique du monde basée sur la mesure, la recherche d’équilibre et la durabilité… Peut-on ainsi prôner la paix et augmenter fortement son budget militaire, tout en sachant très bien qu'on ne pourra jamais le rembourser ? L’histoire nous a mis pourtant en garde contre cela à de nombreuses reprises en nous rappelant que cette course à l’armement effrénée avait par exemple conduit l’URSS à l’implosion et de multiples fois le monde à la guerre, notamment par les USA, dont le "suprématisme" a mené à une inflation des budgets militaires aujourd'hui dépassant très largement tous les autres... On en connait le prix et les effets pervers...

       Rapporté au budget global (386,3 M d’euros), le ministère de la transition écologique tournerait ainsi autour de 2,4 %. On pourrait se rassurer en imaginant, comme notre Mulot, que l’esprit écologique serait interministériel, mais la carte de visite des différents apôtres du gouvernement, principalement de droite, surtout pour les postes importants, nous ramèneront vite à la raison. Non, nous ne verrons pas de « révolution écologique », et on ne s’avancera pas trop en disant que tout pourra continuer plus ou moins comme avant, que les questions d’environnement, un peu comme pour les mesures sociales, seront prises en compte du moment qu’elles ne nuisent pas à la doctrine militaro-libérale et ne dérangent surtout pas l’ordre établi. Alors, l’écologie : oui, mais pas trop, en particulier si çà ne subventionne pas l’économie du CAC 40.

         "Je regrette que l’on ait cédé pendant longtemps à l’influence des lobbys. Et ce n’est pas un mot abstrait. Ces lobbys, je peux les sentir en permanence sur mes épaules." Nicolas Hulot Isolé politiquement dans le gouvernement, Nicolas Hulot l’est aussi donc par le budget, dérisoire, et bien en deçà de ce qu’il devrait être nécessaire pour apporter des réponses bien plus profondes et urgentes que des simples bonus/malus pour de nouvelles voitures, des taxes sur le diesel ou des encouragements à prendre les transports en commun ...

       Pot de terre contre pot de fer, il n’est pas étonnant, alors, que lors de son déplacement la semaine dernière dans la vallée polluée de l’Arve, il concède, malgré ses propositions, aux manifestants exaspérés depuis 40 ans que le problème persiste, qu’il n’avait "pas de baguette magique ". Aveu d’impuissance de la part du ministre, qui n’avait pas réussi politiquement à d’autres, et à la portée peut-être plus importante que le simple massif du Mont Blanc.

       On pourra dire que cette petite musique douce de la "transition écologique" utilisée pour rassurer certains électeurs pourrait être ainsi à l'image de celles qui sont jouées dans les rayons des grandes surfaces pour détendre et exalter la ménagère en vue de lui écarter sournoisement le porte-feuille... Car que peut représenter réellement la petite fleur de l’écologie, face ou rouleau compresseur du libéralisme, toujours plus puissant et prompt à contruire de nouvelles autoroutes, dont aucun de ses concepteurs n'arrive pourtant à se mettre d'accord sur la question de savoir où elles mènent... ?

       Il est fort à parier que le capitalisme vert restera la dernière façade présentable d’un monde courant à sa ruine et qui assume ouvertement de préférer la fuite en avant de l’armement, vendue honorablement comme « force de dissuasion massive », plutôt que de s’activer sans ambiguïté au rétablissement de la paix sur Terre, incompatible avec l'idéologie du "marteau-piqueur." Pas sûr que que Nicolas Hulot parvienne ainsi à suffisamment murmurer à l'oreille de nos chevaux de bataille économique, bien trop affairés à leur propres luttes chimériques, pour pouvoir s'interroger sincèrement sur le sort et l'avenir de nos enfants, qui est pourtant aussi le nôtre.

    https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ecologie-les-jours-de-l-homme-sans-197325

    ***

    Luc Desle


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (NE T'ASSIEDS JAMAIS

    SUR TES ESPÉRANCES)

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    The Swingle Singers Music Video Piazzolla 'Libertango'

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    Libertango: I've Seen That Face Before

    (APK Mix) Grace Jones

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    Libertango, by Astor Piazzolla - Electric Violinist -

    Kate Chruscicka

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    Nadine Estrella


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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE PEU MAIS

    VIVRE MIEUX)

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    "Qu'est-ce que tu veux ENCORE?"

    Source: tearthatcherryout

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    http://www.tropclasse.com/des-nanoparticules-dans-les-bonbons/

    Faut-il s’inquiéter de la

    généralisation des nanoparticules ?

       Demeure la question essentielle : sont-elles dangereuses ? Du fait de leur très petite taille, elles sont facilement absorbées par le corps humain, pouvant mettre être le support de l’introduction de molécules toxiques. Cependant très peu d’études d’impact ont été menées. Chez l’animal, on a pu noter des problèmes de développement embryonnaire, des effets allergisants, voire cancérogènes.

       Tout juste sait-on que chez l’homme elles peuvent franchir le placenta, les muqueuses ou la peau (ex. : les crèmes solaires). Présentes dans les textiles dits « anti-transpirants » elles ne sont pas éliminées et sont donc rejetées dans l’environnement. Les gaz d’échappement des voitures roulant au diesel en contiennent également. Ainsi elles se retrouvent donc présentes dans la chaîne alimentaire.

       Dans l’industrie métallurgique, la législation est floue. En 2015, 1500 entreprises environ ont déclaré en avoir utilisé. Mais la liste n’est probablement pas exhaustive. Ainsi dans les PME, il arrive que certains employeurs achètent des matériaux en contenant sans le savoir : les fabricants n’ont pas obligation des les inscrire sur les fiches de données de sécurité ! D’où un risque accru pour les salariés qui les manipulent car les équipements de sécurité (masques, combinaisons de protection, mais aussi hottes d’aspiration et filtres) font défaut.

       On voit là une similitude totale avec le problème de l’amiante. Les personnels intérimaires sont là encore davantage exposés. De même qu’il existe peu d’études épidémiologiques, les formations sont quasi-inexistantes. D’où un problème accru de l’évacuation des nanoparticules, les éboueurs constituant une population très exposée.

       En plus d’être présentes dans les emballages, les nanoparticules ont envahi l’alimentation (notamment dans les préparations industrielles). Au point d’interpeller l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui a mis en place un groupe d’experts depuis 2012. Depuis 2013 en France les fabricants ont obligation de faire une déclaration pour la traçabilité. Mais l’ANSES en appelle à une réglementation européenne plus importante, les industriels pouvant très aisément contourner la réglementation REACH. Tout ceci n’est-il pas pure hypocrisie ? À l’heure du commerce mondialisé sacralisé par des accords AECG, TAFTA, CETA, …) demain rien n’empêchera l’importation de produits souillés. Ainsi aux États-Unis, de la poudre de lait maternisé contenait des nanoparticules.

       Celles-ci ont offrent pourtant des possibilités dans le domaine médical (par exemple destruction de cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines voisines). Une fois de plus, ce n’est donc pas la recherche qu’il faut brider, mais ses applications qu’il faut contrôler de manière démocratique et sans conflit d’intérêt.

       L’UFAL demande donc l’application stricte du principe de précaution et le droit à l’information. Si des études indépendantes et sérieuses valident l’innocuité de certaines particules, elle doivent pouvoir être utilisées. Mais il faut avant tout prévenir la santé des salariés et celle des consommateurs. Dans le domaine alimentaire l’utilité n’est pas clairement avérée par rapport aux nuisances potentielles. Devrons-nous une fois encore attendre les lanceurs d’alerte ou allons-nous enfin tirer les leçons du passé et privilégier la santé au profit ?

    http://www.ufal.org/developpement-ecologique-et-social/faut-il-sinquieter-de-la-generalisation-des-nanoparticules/

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    Pensées pour nous-mêmes:

    (VIVRE VITE

    EN PRENANT SON TEMPS)

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     "Je t'assure, ma Chérie, tu as un cerveau en état de marche!

    - Tu crois? Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir, au moins?"

     Source: aintthatakick

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     http://misscaustic.over-blog.com/article-mes-courses-au-supermarche-56597209.html

    Violence de la vie ordinaire :

    témoignage d’une jeune adjointe

    de magasin, militante JRCF

       A la suite de la diffusion de l'émission Cash Investigation sur les conditions de travail chez Lidl et le mal-nommé Free, nous trouvons qu'il est bon de relire ce témoignage d'une de nos camarade travaillant dans un magasin et avec les mêmes conditions que ceux décrit par le documentaire d'Elise Lucet.

       "Travaillant actuellement au sein d’un magasin à prédominance alimentaire (appartenant à une célèbre enseigne nationale de commerce de proximité), je témoigne sur le quotidien de mon emploi et de celui des autres salariés de l’entreprise, et plus globalement sur le monde de la moyenne distribution, ayant travaillé dans différentes structures par le passé.

       Embauchée en tant qu’« adjointe de magasin », j’ai rapidement compris que ce titre portait à confusion. En fait, les surnoms qu’on prête souvent à mon poste – « bonne à tout faire » ou « porte clefs » – expriment bien mieux la réalité de mes missions, à savoir : détenir les clefs du magasin afin de l’ouvrir ou le fermer lorsque le gérant est absent, être responsable des fonds de caisses, effectuer les commandes de marchandises.

       En dehors de cela, mes tâches sont la plupart du temps les mêmes que celles des autres employés : mise en rayon, encaissement des clients, livraison l’après-midi tout cela en gérant un gros « flux client » le midi et le soir – moments où nous encaissons au minimum un client toutes les 30 secondes. Si l’employé, « multi-tâches », ne s’arrête jamais, le physique a lui quelque fois du mal à suivre : maux de dos et tendinites à répétition sont des douleurs régulières. Durant ces heures de mise en rayon et d’encaissement rythmé aux sons des « lip » de la caisse, les « bonjour », « au revoir », « merci » se répètent sans cesse, mécaniquement.

       Est-ce pour cela qu’ils restent si souvent sans réponse ? Le refus de saluer, voire le fait de totalement nous ignorer en téléphonant lors du passage en caisse, ne sont que quelques illustrations d’un mépris ordinaire. Plus rares, heureusement, sont les agressions verbales. J’ai compris au fil des années qu’une caissière ne faisait qu’un avec son outil de travail. Elle est devenue une machine sur laquelle on peut s’énerver de temps à autre. La moindre erreur et vous êtes traitée comme une moins que rien. Les citoyens sont égaux en droit mais, devenus clients « rois », certains d’entre eux sont ivres de leur pouvoir.

       Le travail suffit-il à l’épanouissement personnel ? Les experts de la grande distribution semblent en être absolument convaincus. Aussi la vie sociale des salariés est à la merci des incessantes modifications des emplois du temps (dont les jours de repos), révélés quinze jours en avance, et, plus encore, de l’amplitude horaire des journées de travail. Notre commerce est en effet ouvert du lundi au samedi de 8h00 à 21h00, et de 9h00 à 13h00 les dimanches et jours fériés. La durée quotidienne de travail oscille entre 3h00 et 9h00 suivant les besoins (jours de livraisons, inventaires, etc.). Certains d’entre nous sont contraints d’effectuer d’interminables journées coupées (9h00-13h00/15h00-21h00).

       La cadence infernale des journées est accentuée par l’énorme diversité des produits à stocker et à mettre en rayon dans une surface de vente réduite, les limites de la faisabilité étant sans cesse repoussées par la recherche continue de la maximisation du profit.

       A ce sujet, le groupe s’en sort à merveille grâce au système des franchises. Il est propriétaire du bâtiment et de l’enseigne et met en place un contrat de location-gérance ce qui lui permet de recevoir un loyer et une redevance et de ne plus verser les salaires. Ainsi, l’entreprise devient une société de moins de 10 salariés : pas d’avantages, ni 13ème mois, ni prime mais une mutuelle obligatoire de 20€ par mois qui ne couvre rien. Pour parfaire le tout, le travail le dimanche n’est pas majoré. J’ajouterai que le salaire d’une adjointe de magasin n’est pas mirobolant, il n’est tout de même pas à plaindre comparativement à celui d’un(e) employé(e) libre-service, qui dans la majorité des cas est à temps partiel et touche le SMIC.

       Utilisant toute la palette de la « flexibilité », les enseignes de grande distribution vont toujours plus loin dans la précarisation de leurs salariés, tout en inondant les centres-villes de tout l’hexagone. En passe de conquérir le monopole du commerce de proximité, les petits commerces n’y survivront pas. Au-delà de la conditions des salariés ou de la disparition des petits indépendants, le phénomène touche jusqu’aux rapports sociaux. L’épicerie de quartier, le contact entre les commerçants et leurs clients, leurs échanges qui n’étaient pas toujours seulement « marchands » parce que l’on prenait le temps de prendre le temps, il semble que tout cela appartiendra bientôt au passé."

    Sandrine (pseudonyme), militante PRCF-JRCF

    https://www.legrandsoir.info/violence-de-la-vie-ordinaire-

    temoignage-d-une-jeune-adjointe-de-magasin-militante-jrcf.html

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    Luc Desle


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